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Le Blog d'Elisabeth Poulain

La ville en mouvement peinte par France Poulain, en cinq peintures

16 Septembre 2016, 08:44am

Publié par Elisabeth Poulain

*La ville en mouvement peinte par France Poulain, n°1-5 cartons, extrait, Cl. Elisabeth Poulain

*La ville en mouvement peinte par France Poulain, n°1-5 cartons, extrait, Cl. Elisabeth Poulain

La ville en mouvement peinte par France Poulain en cinq visuels.  C'est le titre auquel je n'ai pensé qu'après coup. Ensuite, deux précisions à vous apporter vous connaissant, vous qui aimez à la fois la précision et la clarté. En réalité, il y a plus de réalisations dans la série.  Toutes ont un lien entre elles. Elles forment une déclinaison qui tourne autour de sa vision de la ville en changement, dans un mouvement perpétuel, dont on ne sait ce qui change, soi et/ou la ville devant soi, ou et l’inverse qui est aussi vrai, en y ajoutant de regard de celui ou celle qui les voit. Il s’y ajoute le travail de l’artiste qui à chaque étape dit autre chose autrement. En particulier parce qu’elle intègre en l’occurrence un facteur fondamental qui est le temps rapide de la création.  Et ce temps est aussi du regard, à un moment, un certain temps après, comme c’est le cas ici…Comme une valse à trois temps qui se tresse tout le temps en nous et autour de nous, parce que nous changeons tout le temps. 

Chaque visuel apporte un nouveau regard, avec à chaque fois quelque chose de nouveau, sans rien ajouter, surtout pas, au contraire, en épurant. Et ainsi dire autrement quelque chose en plus. C’est l’application du « moins pour dire plus et… autrement ». A toute question, il y a toujours trois réponses, oui, non, autre !  Et c’est là où le jeu de la création est intéressant. Le joker en plus apporte un élément supplémentaire visible qui est le temps, celui de la ville, celui de celle qui peint ces œuvres, celui de celle qui regarde... Je ne vous en parlerai qu’à la fin. Peut-être, peut-être pas, à voir, c’est le temps d’écrire le texte qui le dira. Encore une précision, l’ordre de présentation est le mien, puisque les cartons peints ne portent aucune indication d’aucune sorte. C’est là aussi où l’ordre choisi par celle ou celui qui écrit change le regard.   

La ville en mouvement peinte par France Poulain, n°1-5 cartons, Cl. Elisabeth Poulain

La ville en mouvement peinte par France Poulain, n°1-5 cartons, Cl. Elisabeth Poulain

. Le carton n°1-41 x 27 cm-6 P. C’est lui lance la série, dont on ne sait pas en le voyant qu’il va être le Ier de la lignée. Il doit donc être suffisamment puissant pour lancer la dynamique, attirer et retenir le regard. Il représente une façade vue d’un immeuble en hauteur. La raison en est qu’on voit les fenêtres de face, un peu de la toiture vers la droite en haut, l’antenne de la télévision en partie gauche, trois vasistas dans la toiture ou le mur et en dessous, une fenêtre haute, peut-être pour éclairer l’escalier au-dessus de la porte vitrée, dont on voit que la partie haute, avec son imposte. Il éclate de couleurs pastel. Et c’est cette harmonie douce et contrastée à la fois qui rend la composition si attirante.

La technique utilisée consiste d’abord à enduire le support rigide d’une peinture blanche épaisse et résistante à l’eau. 2. Ensuite, après avoir bien réfléchi aux lignes à tracer et fait un modèle à sec à côté, il s’agit de prendre un ustensile souple pour reproduire d’un trait ferme et sans hésitation le schéma de départ. 3. Vient le moment de râper finement les différentes couleurs aux surfaces d’emplacement choisis. 3bis. Il faut alors après repasser le bâton adapté de pastels sur les lignes creusées de façon à étaler la poudre de craie sur les creux des lignes. 4. Et enfin, laisser sécher…

La ville en mouvement peinte par France Poulain, n°2-5 cartons, Cl. Elisabeth Poulain

La ville en mouvement peinte par France Poulain, n°2-5 cartons, Cl. Elisabeth Poulain

Le carton n°2 - 33 x 22 cm - 4 P. C’est une déclinaison du premier carton, dans un format plus petit comme en témoigne le code normalisé 4 P. Cette fois-ci, France a recouru à une autre façon de faire ressortir les lignes et pas les surfaces. La technique qu’elle a utilisée consiste à peindre le fond avec le jeu des couleurs du visuel n°1 disposées grosso modo au même endroit. Elle a ensuite recouvert le tout de peinture blanche et, très vite, a creusé les lignes majeures de la première réalisation, en tenant compte de la réduction du format. On perçoit à certains endroits la sous-couche, le rose en bas à gauche et le vert turquoise vers le haut à droite. L’impression ressentie est une grande maîtrise de la part de la créatrice et d’acceptation de celle, celui qui regarde…

La ville en mouvement peinte par France Poulain, n°3-5 cartons, Cl. Elisabeth PoulainLa ville en mouvement peinte par France Poulain, n°3-5 cartons, Cl. Elisabeth Poulain
La ville en mouvement peinte par France Poulain, n°3-5 cartons, Cl. Elisabeth Poulain

La ville en mouvement peinte par France Poulain, n°3-5 cartons, Cl. Elisabeth Poulain

Le carton n°3 - 41 x 27 cm – 6 P. Il y a un grand changement, en forme de zoom sur certaines lignes de couleur rose, verte, orange et jaune tendres. De la ville, il ne reste plus que du rose évanescent à certains endroits du mur, dans le coin inférieur droit, un carré aux coins arrondis multicolore en bas de la composition, décalé vers la droite à cause du grand empiètement double cette fois qui mange une grande partie de ce carton qui a été revêtu de cellophane pour protéger les deux pailles de couleur qui délimitent un grand rectangle non bordé sur la côté extérieur. Il déborde sur la moitié de la largeur et celle de la hauteur. C’est la seule fois, de toute la série, que je n’ai pas trouvé tout de suite quelle était la bonne position de ce carton. Je viens seulement d’avoir la réponse. Il fallait aussi cette fois-ci se fier au sens du tableau indiqué à l’arrière par l’étiquette 6P. Le petit carré d’une fenêtre est en bas. Depuis le début, je le vois en haut et je continue à le voir ainsi. Vous le verrez donc dans les deux positions, en ajoutant aussi le même carton mais cette fois-ci en position horizontale.   

La ville en mouvement peinte par France Poulain,n°4-5 cartons, Cl. Elisabeth Poulain

La ville en mouvement peinte par France Poulain,n°4-5 cartons, Cl. Elisabeth Poulain

La plaque rigide de contreplaqué en n°4 - 41 x 27cm. Le support a changé, même si les dimensions de la coupe sont identiques à un 6P. La texture est différente, le rendu aussi. On voit que le travail au couteau de plâtrier n’a pas cherché surtout à avoir un support parfaitement lisse, sans raccord visible. Au contraire, on devine que les traces du coup de main sont nécessaires dans cette vision d’évanescence de la ville. On y perçoit des résurgences en coulées vertes de couleur turquoise, jaunie au centre et violette à droite. L’autre apport, nouveau, est le jeu avec la colle, qui dissout la paille de plastique, avec un rendu d’eau qui coule…Il y a aussi un presque carré de 6,5cm de largeur sur 7,5 cm de hauteur de couleurs roses et vertes dissoutes tout en bas vers la droite. Etrange, vous avez dit étrange… ! Mais attendez le dernier numéro de la série.

La ville en mouvement peinte par France Poulain,n°5-5 cartons, Cl. Elisabeth Poulain

La ville en mouvement peinte par France Poulain,n°5-5 cartons, Cl. Elisabeth Poulain

Le carton n°5 – 46 cm x 33 - 8 P – Le tournis vous saisit. Cette fois-ci tout est devenu blanc à l’exception d’une carte plastique dur et épais servant de témoin de protection tombé par terre dans un chantier électrique à Essen dans la Ruhr lors d’un voyage d’étude en Allemagne. Tout est devenu blanc à l’exception de cet élément de plastique jaune épais et dur percé d’un trou où figure le n° 4. Les traits de couteau de vitrier avec lequel le fond a été enduit ont été faits en position horizontale. On retrouve en haut les barres des antennes cette fois-ci complètement à gauche en haut, avec des éléments nouveaux difficile à décrypter, du fait que le sens d’accrochage du tableau se fait à partir du témoin jaune. C’est ce que nous indique le système d’accrochage à l’arrière. Il reste des lignes en relief, des morceaux de composition. Peut-être est-ce aussi est-ce une vision de la ville vue d’en bas, celle des réseaux électriques par exemple… ?

Quoi qu’il en soit, la série, même raccourcie telle que je vous la présente, intrigue et questionne, en prolongeant la question « que reste-t-il dans nos mémoires de notre vision personnelle de la ville qui change tous les jours ? » L’intéressant est que les visions se superposent, les unes aux autres, parfois en se heurtant, parfois en se superposant les unes aux autres, en ayant chacune, chacun sa vision de la ville et de de ses paysages, au fil du temps…celui de la ville, jamais tout à fait la même, jamais tout à fait une autre…Avec en plus, la vision propre de la photo qui fait par exemple ressortir du violet sous le blanc de ce grand carton. J'ai laissé cela ainsi... Il n'y a pas que le temps, ni le regard de celle qui écrit,  pour changer les choses.   

                                                                       *

Pour suivre le chemin

. Ces cartons peints ont été réalisés par France Poulain, au cours de ses études à l’Ecole d’Architecture de Nantes, à retrouver maintenant sur son blog http://www.francepoulain.com/  

. Gamme des couleurs pastel sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Aide:Couleurs  

. Coffrets de craies de « pastels à l’huile, 12 couleur extra-fines, Dalbe, made in Korea », ainsi que .des « Holbein Oil Pastels » dans une boîte qui a perdu son couvercle… 

. Essen sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Essen  .

. La réponse à la question que j'ai posée au début est qu’à mon sens il n’est pas nécessaire d’ajouter d’autres planches. C'est le temps de l'écriture qui me le dit...

. Clichés Elisabeth Poulain, le signe * avant l'énoncé indique qu'il s'agit d'un extrait.

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Dark Dog = La puissance du jaune, du noir & du rouge en packaging

14 Septembre 2016, 15:37pm

Publié par Elisabeth Poulain

Energy Dark Dog, boîte boisson 250ml, Cl. Elisabeth PoulainEnergy Dark Dog, boîte boisson 250ml, Cl. Elisabeth Poulain

Energy Dark Dog, boîte boisson 250ml, Cl. Elisabeth Poulain

Le dessin sur la boite-boisson est  à vous faire hurler de peur la nuit si vous le rencontriez vraiment, lui, ce monstre, qui semble hurler à la lune. Vous voyez une fois sa silhouette, une seule fois et vous ne l’oubliez pas. Mi-chien-mi-coulure d’encre noire, il ressemble à un cauchemar propre à vous faire « hurler au loup ». Celui qui ne croque pas que les petits enfants qui ont peur la nuit, sauf qu’en plus c’est la nuit qui est noire et pas le loup. Lui peut être gris, beige, blanc…mais pas noir. Pourtant c’est bien une silhouette de loup noir, capable de se fondre dans la nuit noire, alors qu’un chien peut ne pas faire peur. C’est même le meilleur ami de l’homme, sauf ceux qui sont dressés à mordre.

Donc la nuit, quand tous les chats sont gris, c’est peut-être bien un loup que vous voyez. Surtout qu’en plus, il existe bien des chiens-loups. Dure la vie, voilà donc un dog, qui est peut être un wolf ! On avance. Est-ce bien sûr ? Supposons, pour avancer dans le raisonnement, qu’il s’agisse bien d’un chien de ce type, un chien-loup. Mais alors pourquoi l’appelez DOG. 

DOG sonne mille fois mieux dans la nuit que CHIEN. Ca claque comme un coup de fusil. En plus tout le monde comprend que c’est un chien, qui bien que noir, n’inclut pas cette couleur dans son nom de marque. C’est un chien foncé… ! Oh, comme nom de marque, on peut faire mieux.  Il faut alors chercher du côté de la sonorité du coup de fouet. Une consonne pour Dog, une aussi pour Dark, et les deux ensemble claquent un double coup de fouet. Imaginez maintenant ce que donnerait comme nom de marque un « wolf dog ». Pas terrible n’est-ce pas !

Energy Dark Dog, boîte-boisson 250ml, Cl. Elisabeth Poulain

Energy Dark Dog, boîte-boisson 250ml, Cl. Elisabeth Poulain

Ce Dark Dog est bien noir sur un fond jaune profond, dont la teinte a légèrement changé entre les deux versions que j’ai sous les yeux. Et d’abord le chien, en commençant par la tête, à gauche par rapport au corps. Il est affreux, avec ses grandes canines qui semblent sortir de sa gueule ouverte, ses deux grandes oreilles qui ressemblent à des cornes et son museau qui plisse. Son œil visible est placé au bas de l’oreille la plus verticale et sa langue doit pendre du même côté, en bas du museau, quand même.

C’est après que les choses deviennent plus compliquées. Comprenez qu’on repère le corps en deux parties avec l’avant-train et l’arrière-train, et son amorce de queue, tout au bout. Et les pattes me demanderez-vous? Il y en a bien quatre, plutôt il y a quatre « coulures » de peinture noire qui ont dégouliné de haut en bas, forcément. Les deux premières appartiennent à l’avant et les deux autres à l’arrière.

La première patte vers l’avant, la plus courte, est atroce : elle est séparée en deux…La seconde, toute aussi molle, est plus longue, mais moins que la troisième qui bat tous les records. Les trois n’ont aucune possibilité d’être posées au sol pour servir de point d’appui lors de la marche. Ce sont des coulures à allure de pattes, sans appui. Quant à la quatrième, elle paraît plus solide. Elle sert peut être de gouvernail noir, quand le chien noir vole. C’est elle qui structure le dessin, en résonnance avec la plus courte des cornes, celle qui est en avant. Le noir est également utilisé en grosses lettres fortes qui débordent légèrement la largeur du dessin pour marquer les esprits pour nommer cette espèce de chien, qui n’est pas vraiment un chien, mais une hallucination de chien.

Energy Dark Dog, boîte-boisson 500ml, Cl. Elisabeth Poulain

Energy Dark Dog, boîte-boisson 500ml, Cl. Elisabeth Poulain

 Le guarana. C’est sur cet élément que repose tout le visuel du packaging, qui contribue à mon sens au succès de cette boisson énergisante auprès des Jeunes dans certaines régions françaises, en particulier dans l’Est de la France. Plusieurs éléments du packaging donnent du punch à ce DD qui tient plus d’un héros de BD, capable de voler dans les airs. Grâce au guarana, il dispose d’une énergie fabuleuse. La tête est située sous ENERGY du haut, DARK en bas, avec mention du GUARANA en bas. La différence entre les deux boîtes est que la plus grande porte en bas en petits caractères la mention « High Caffeine Content ».

Les couleurs. Je vous ai parlé du noir, pour évoquer l’atmosphère de la nuit et du rouge pour donner les vibrations de la caféine contenue dans la plante et donc dans la boisson. Les deux associées renforcent l’idée du binôme associant ce stimulant au plaisir, ce qui ne serait pas suffisant. En réalité dans la durabilité de ce visuel, il y a un trio.

Il me reste en effet à vous citer ce jaune qui est une franche réussite. Il est dense, particulièrement chaud et profond, avec un foncé légèrement plus fort et plus adapté pour la petite boîte. Et c’est ce jaune qui permet de porter ce drôle de chien, qui n’en est pas un, qui représente une boisson tonique grâce à la caféine pour aller danser, sans avoir besoin de recourir à d’autres boissons…

Energy Dark Dog, boîtes-boisson 250ml & 500ml , Cl. Elisabeth Poulain

Energy Dark Dog, boîtes-boisson 250ml & 500ml , Cl. Elisabeth Poulain

Et en prime, vous aurez droit à un dessin de hibou réalisé par ANTIZ, celui dont vous entendez le cri quand vous sortez de votre boîte …de nuit. Ce jeune dessinateur ANTIZ avait aussi choisi aussi le jaune, pour faire ressortir le noir de son oiseau nocturne, avec du blanc pour montrer qu’il ouvre grands ses yeux…Du blanc pour le fond aurait été trop dur, le beige une horreur, il reste ce jaune en signe de vitalité. Se faire traiter d’ « oiseau de nuit », il y a pire quand on est jeune et qu’on commence à sortir la nuit, en promettant de ne boire que des boissons sans alcool….

                                                                         *

Pour suivre le chemin

. Voir le site de l’entreprise sur www.dark.fr  où se voit l’évolution de la gamme depuis que l’entreprise est implantée en France…  

. Le guarana sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Guarana  

. Le jaune sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Couleurs  

. Le hibou dessiné par ANTIZ orne un porte-monnaie en plastique jaune, d’une teinte encore différente, http://forum-dessin-peintur.graphforum.com/t11306-la-presentation-d-antiz  

. Pour faire la différence entre un hibou et une chouette, voir https://www.ulb.ac.be/inforsciences/quandseraigrand/docs/rapace_diff.pdf  

. Clichés Elisabeth Poulain

Porte-Monnaie Hibou noir aux yeux blanc sur fond jaune, signé Antis, Cl. Elisabeth Poulain Porte-Monnaie Hibou noir aux yeux blanc sur fond jaune, signé Antis, Cl. Elisabeth Poulain

Porte-Monnaie Hibou noir aux yeux blanc sur fond jaune, signé Antis, Cl. Elisabeth Poulain

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Paysages de Loire à l’embouchure, La Raffinerie de Donges & Paimboeuf

7 Septembre 2016, 14:08pm

Publié par Elisabeth Poulain

*La raffinerie de Donges-vue de Paimboeuf-La Loire-extrait-Cl. Elisabeth Poulain

*La raffinerie de Donges-vue de Paimboeuf-La Loire-extrait-Cl. Elisabeth Poulain

Le  titre. Comme souvent le titre de ce billet tourne comme une ritournelle qui trotte dans la tête comme un refrain, un processus qui échappe en grande partie à la volonté de l'auteur. Dans le cas d’aujourd’hui, il s’agit de vous parler d’un endroit très sensible où se rencontrent plusieurs univers qui chacun revendique sa position de premier plan – ce qui est vrai -,  alors qu’ils doivent absolument co-habiter, ce qui est vrai également.   

 

Vue de Paimboeuf sur la Loire...Le petit bateau du début-amont, le port-aval, les nuages au-dessus-Cl. Elisabeth Poulain
Vue de Paimboeuf sur la Loire...Le petit bateau du début-amont, le port-aval, les nuages au-dessus-Cl. Elisabeth Poulain

Vue de Paimboeuf sur la Loire...Le petit bateau du début-amont, le port-aval, les nuages au-dessus-Cl. Elisabeth Poulain

Parler de paysages au pluriel est aussi une évidence. Il y a bien sûr les paysages d’eau, ceux de l’eau douce, ceux de l’eau de mer salée, ceux de la rencontre entre ces deux masses. L’embouchure d’un fleuve est toujours un endroit sensible du fait du choc d’univers, la mer voulant rentrer dans le lit du fleuve et le fleuve ayant une tendance naturelle à se jeter dans la mer. Les marées de l’Atlantique jouant aussi leur partition, celles qui existent à Saint-Nazaire de par l’ampleur du différentiel de leurs coefficients accentuant les effets de la rencontre.

Le ciel et ses nuages sont ausi incroyablement changeants. Quant aux couleurs du ciel, de l'eau... eiles n'arrêtent pas de varier en synchronisation les unes avec les autres. le temps était pourtant d'un calme remarquable. Pour vous le montrer, voici le ciel et les couleurs du début de notre découverte du paysage de Loire, près du jardin japonais, en amont de la ville, avec vue sur le petit bateau bleu attendrissant et la vue finale à hauteur du petit bois et du camping après le pont, avec vue sur ce célèbre ouvrage d'art qui traverse la Loire à Saint-Nazaire et...Paimboeuf, le port et le début de la raffinerie tous deux en rive droite de la Loire, alors que Paimboeuf est en rive gauche.

 

La raffinerie de Donges-vue de Paimboeuf-La Loire-la rive-les nuages-Cl. Elisabeth Poulain
La raffinerie de Donges-vue de Paimboeuf-La Loire-la rive-les nuages-Cl. Elisabeth Poulain

La raffinerie de Donges-vue de Paimboeuf-La Loire-la rive-les nuages-Cl. Elisabeth Poulain

Il s’ensuit en particulier des tourbillons. Mais également des zones de marais mi-terre, mi-eau qui peuvent absorber une partie de ce différentiel d’eau. Ces vasières sont des éponges, des endroits où il est impossible à une personne de marcher, par exemple. On les voit bien rive gauche en allant vers l’estuaire, quand on est à Paimboeuf, en regardant vers l’amont.

La raffinerie de Donges-Vue de Paimboeuf-La Loire-Cheminées-Cuves-Cl. Elisabeth Poulain
La raffinerie de Donges-Vue de Paimboeuf-La Loire-Cheminées-Cuves-Cl. Elisabeth Poulain

La raffinerie de Donges-Vue de Paimboeuf-La Loire-Cheminées-Cuves-Cl. Elisabeth Poulain

La raffinerie de Donges en rive droite n’est pas vraiment située au bord de la mer. Il faut aux pétroliers, venant livrer le pétrole brut ou rechercher le pétrole raffiné, remonter puis re-descendre la Loire estuarienne. Cette Loire qui n’est jamais un long fleuve tranquille en raison notamment du différentiel important de l’étiage, c’est-à-dire le niveau de la marée haute et celui de la marée basse. En l’absence de route proche du lit du fleuve de l’autre côté, la raffinerie n’est vraiment visible qu’à partir de Paimboeuf en rive gauche qui se trouve être la seule ville de tout l’estuaire proche de la mer d’où l’on peut vraiment apercevoir l’autre rive et se promener le long de la Loire.

La raffinerie de Donges-vue de Paimboeuf-La Loire-les arbres-près du pont-Cl. Elisabeth Poulain

La raffinerie de Donges-vue de Paimboeuf-La Loire-les arbres-près du pont-Cl. Elisabeth Poulain

Cette appropriation visuelle des longues lignes étirées horizontales marquées en bord de Loire s’opère alors même que les tours rouges et blanches en hauteur donnent le rythme, avec en plus le contrepoint des grosses cuves à terre. Dans ce grand paysage de l’estuaire, la raffinerie de Donges prend tout son sens. Elle occupe si pleinement la rive et la hauteur grâce à ses tours, qu’on ne se pose pas de question sur sa présence, sa longueur, ses hauteurs, ses lignes et ses formes…Et le tanker rouge en aval manquerait s'il n'était pas là... 

La raffinerie de Donges-Vue de Paimboeuf-La Loire-le tanker rouge-le pêcheur-Cl. Elisabeth Poulain
La raffinerie de Donges-Vue de Paimboeuf-La Loire-le tanker rouge-le pêcheur-Cl. Elisabeth Poulain

La raffinerie de Donges-Vue de Paimboeuf-La Loire-le tanker rouge-le pêcheur-Cl. Elisabeth Poulain

Il reste alors une autre promenade à faire, celle qui consiste à descendre avec le fleuve en marchant, en traversant Paimboeuf pour aller du Jardin Etoile de Kunya Manyuama, qui a pris soin de garder bien vivants les roseaux du bord de l’eau, avec même à marée basse une bordure de vase entre la roche qui a permis de surélever le niveau de la terre où l’artiste a planté son jardin et l’eau du grand fleuve…Ces gros rochers protègent la berge des vagues causées par les navires qui passent dans le chenal.

Regardez bien le cliché pris au Jardin japonais, en particulier avec les roseaux. Vous allez alors découvrir un autre bateau rouge, une barge attachée à un quai à droite de la petite maison à étage qui permet de voir le trafic au bout de la jetée. Son rouge est éteint, vraisemblablement la barge est âgée. Je la vois comme un signal d'un dialogue d'une rive qui parle à l'autre alors qu'elles sont si différentes et cela depuis longtemps...jusqu'à la construction du Pont de Saint-Nazaire en 1975.

La raffinerie de Donges-Vue de Paimboeuf en amont-La Loire-les roseaux-les bateaux en aval-Cl. Elisabeth Poulain
La raffinerie de Donges-Vue de Paimboeuf en amont-La Loire-les roseaux-les bateaux en aval-Cl. Elisabeth Poulain

La raffinerie de Donges-Vue de Paimboeuf en amont-La Loire-les roseaux-les bateaux en aval-Cl. Elisabeth Poulain

Plus bas en aval, c’est un pêcheur que nous surprenons, en plein exercice. C’est vrai qu’il manquait. C’est alors que se précise la vision du port qui se situe en aval de la raffinerie, avec de plus en plus présent le grand pont qui surplombe la Loire, en marquant comme une frontière au-delà de laquelle commence la mer… Et toujours en repère le magnifique rouge du tanker à l’arrêt sur l’autre rive qui est devenu notre repère lors de notre descente de la Loire, jusque de l’autre côté du pont. On est à l’avant par rapport à lui.

La raffinerie s’éloigne ; le pont de Saint-Nazaire se rapproche. Nous quittons l’atmosphère urbaine de Paimboeuf où travaillaient beaucoup d’ouvriers qui utilisaient le bac de Mindin, côté Paimboeuf,  pour se rendaient rendre aux Chantiers navals à leur grande époque. Le petit bois de pins, où se trouve un camping, annonce le début d'un espace balnéaire. Il y a maintenant un air de loisirs, en transition avec celui de la raffinerie et celui des chantiers navals. Ce sont des bateaux à voile placés sous gardiennage qui nous offrent une autre vision de l’autre rive, grâce en particulier à leurs coques de plusieurs couleurs…et c’est sur la vision d’un jeune yucca vigoureux planté dans la roche que nous allons saluer et la raffinerie et le port et le pont et … tous ceux qui ont œuvré à la poursuite de cette grande aventure industrielle et continuent à le faire.

Vue de Saint-Brévin-La Loire-l'estuaire-le yucca-l'ouverture sur la mer-Cl. Elisabeth Poulain

Vue de Saint-Brévin-La Loire-l'estuaire-le yucca-l'ouverture sur la mer-Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Voir d'abord la belle étude de la DREAL de la Loire estuarienne http://www.paysages.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/UP32_La_Loire_estuarienne_V1.pdf  

. Paimboeuf sur http://www.paimboeuf.fr/  ainsi que sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Paimb%C5%93uf  

. Le Jardin Etoile de Kinya Manuyama en bordure de Loire, à Paimboeuf sur http://www.jardinspaysdelaloire.fr/jardin-etoile.html  

. Donges à voir sur http://www.ville-donges.fr/mediatheque  ainsi que sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Donges  

. Clichés Elisabeth Poulain, qui forment une danse qui tourne tout le temps autour de la Loire, de la raffinerie, du ciel, des nuages, des couleurs si changeantes, sans oublier l'ouverture sur la mer...

L'estuaire de la Loire, le port, le pont de Saint-Nazaire, la raffinerie de Donges, Cl. Elisabeth Poulain

L'estuaire de la Loire, le port, le pont de Saint-Nazaire, la raffinerie de Donges, Cl. Elisabeth Poulain

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Le Bestiaire de la Pub, Fidel, le fox-terrier qui rapporte de Cetelem

5 Septembre 2016, 16:51pm

Publié par Elisabeth Poulain

* Pub Cetelem, Courrier International 23.01.2014, Cl. du chien Philippe Guegen, PHOM-TWBA Paris

* Pub Cetelem, Courrier International 23.01.2014, Cl. du chien Philippe Guegen, PHOM-TWBA Paris

C’est un chien qui a l’air tellement brave qu’on se surprend vraiment à se demander si on ne répète pas deux fois la même chose. C’est la raison pour laquelle je l’appelle « Fidel ». Il faut dire que la photo éclaire vraiment bien le sens de la publicité de Cetelem. Elle porte en effet comme titre, juste au-dessus du très bon cliché de Fidel : « Vous en connaissez beaucoup qui rapportent aussi souvent et aussi longtemps ? », une affirmation qui se présente sous forme d’une fausse question, puisque la réponse est donnée par la très bonne photo  de ce brave toutou.

Fidel est vraiment du genre à savoir demander du regard qu’on lui lance « un bâton pas trop gros, ni trop lourd, ni trop long » pour qu’il puisse montrer à lui, son maître combien il est « bien, brave, appliqué, fidèle  et tellement désireux de lui faire plaisir ». A lui,  ce maître dont il connait le si grand plaisir que ce dernier éprouve  à lui envoyer un bâton «  ni trop gros, ni trop lourd, ni trop long, juste bon à pouvoir lui être envoyé,  à lui, Fidel, qui aime tellement son maître. »

Pour bien confirmer le lien qui existe entre Fidel et son maître qui lit justement le message traduit en clair, comprenez en mots, ce qu’exprime le regard plein d’amour que lui envoie Fidel et ce qui est marqué  dans une petite fenêtre aux coins arrondis en bas à gauche de l’écran, pardon, du cliché de Fidel, qui dit « 3,10% garanti sur 12 mois, taux annuel brut ». Pour bien lier les deux, le chien et le message de la petite fenêtre, un post-it or sur fond noir semble collé et sur la photo et sur le message sur fond blanc : « Dossiers de l’Epargne, Label d’Excellence, 2014 ». C’est en effet une publicité datée du tout début de l’année 2014.

La photo du fox-terrier. Elle est vraiment excellente. Seule sa tête légèrement penchée sur la droite, ressort bien, surtout avec ses yeux qui cherchent le regard de son maître,  avec même une brillance dans chacun de ses yeux. Le bâton qu’il a choisi de transporter est juste de la bonne dimension,  de façon à laisser de l’espace sur chaque côté. On devine le haut du corps, un petit bout de la queue au fond de la photo, avec le haut des pattes arrière. Le chien marche sur un chemin enherbé sur les côtes où l’on voit des feuilles mortes…

Publicité Cetelem, Courrier International 23.01.2014, Cl. du chien Philippe Guegen, PHOM-TWBA Paris

Publicité Cetelem, Courrier International 23.01.2014, Cl. du chien Philippe Guegen, PHOM-TWBA Paris

L’équilibre du visuel. Quand il y a autant de texte à lire, écrit en différentes tailles de caractères, il faut un visuel fort en terme d’impact sur la sensibilité du lecteur de Courrier International, placé presque au centre de la composition, entouré d’une bordure blanche pour donner un effet de relief.

Les lignes ensuite sont toujours très importantes, puisque celles-ci ont pour fonction de dynamiser la structure de la composition lourde. En horizontale, vous voyez le titre du produit bancaire à valoriser, Compte Epargne Cetelem en l’occurrence, les 2,5 lignes, qui conduisent en entonnoir vers les oreilles du chien, la ligne des yeux, le bâton bien sûr, qui est l’élément de télescopage visuel, l’incongruité dans une page où tout est maîtrisé.

Arrive en particulier aussi avec le bâton, une diagonale très intéressante, qui part du bas de l’oreille droite (à notre vue), qui passe sur la truffe bien humide, traverse le macaron bleu et or pour filer ensuite sur le carré aux coins arrondis sur fond beige légèrement plus foncé que le poil de Fidel où ressortent en gros caractères verts 3,10% et 12 mois. Le résumé tient en une ligne « Compte Epargne Cetelem, la performance dans la durée ».

Une autre ligne verticale apparait alors qui relie le bonhomme Cetelem plus grand du haut avec celui plus petit du bas, positionné au début de Cetelem. Et cette fois-ci, la ligne passe aussi par la truffe de Fidel, qui a vraiment du flair.

Il reste à citer les différentes couleurs du vert, tonique pour le bonhomme, turquoise éteint pour les deux lignes et demie de l’argumentaire en haut, la rentabilité et la durée de la garantie, l’adresse du site à gauche et à droite « appelez nos conseillers au …» suit le n° de téléphone et enfin le vert jauni de l’herbe parsemée de feuilles mortes… de chaque côté de Fidel…

*Publicité Cetelem, Courrier International 23.01.2014, Cl. du chien Philippe Guegen, PHOM-TWBA Paris

*Publicité Cetelem, Courrier International 23.01.2014, Cl. du chien Philippe Guegen, PHOM-TWBA Paris

Un bien brave animal que ce Fidel. Il ne fait pas que rapporter le bâton. Il porte un visuel extrêmement sophistiqué et lourd. Il est vrai aussi que cette publicité fait partie de celle que l’on garde. Il faut en effet du temps pour lire chez soi calmement les petits caractères…

                                                                       *

Pour suivre le chemin

. Courrier International, n°1212 du 23 au 29 janvier 2014, page 9

. Le cliché est une réalisation de Philippe Guegen . Le visuel celle de l’agence est PHOM TBWA-Paris, que je remercie vivement pour leur autorisation de reproduction. L'étoile en début de libellé indique qu'il s'agit d'un extrait.

 

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A Bruxelles-Quartier Louise, La Petite Maison Rouge, Rue Crespel, BE

30 Août 2016, 17:10pm

Publié par Elisabeth Poulain

La fresque et la petite maison rouge, Rue Crespel, Ixelles, Bruxelles, Cl. Elisabeth Poulain

La fresque et la petite maison rouge, Rue Crespel, Ixelles, Bruxelles, Cl. Elisabeth Poulain

C’est  fou, je vous assure que rien n’était programmé et surtout pas de vous parler de la Petite Maison Rouge de Bruxelles en Belgique, après vous avoir évoqué hier avec vous quelques-uns des  différents rouges  de Collonges-la-Rouge en Corrèze-France Ce n’est que maintenant, en commençant ce billet, que je viens seulement de m’en rendre compte. Je sais qu’un jour je vous parlerai  de tel thème, tel élément … ou une couleur cette fois-ci. Mais sans décider à l’avance quand. Je laisse faire l’esprit, pour garder un peu de fraîcheur bienvenue et de plaisir de la découverte des liens qui vont se nouer, des télescopages que j’aime beaucoup ou d’autres rencontres visuelles ou thématiques que je n’ai pas anticipées.

Donc aujourd’hui, voici la petite maison rouge dont la seule originalité réelle est d’être clairement d’un vrai rouge, tonique, joyeux et pas agressif pour autant. Il ne cherche pas à vieillir plus vite, il est là, il est bien. Vous dire si la teinte a bien résisté, je l’ignore, ce qui ne m’empêche nullement de l’apprécier tel que je l’ai vue et capter en photo.  

La fresque rouge, Rue Crespel, Ixelles, Bruxelles, Cl. Elisabeth Poulain

La fresque rouge, Rue Crespel, Ixelles, Bruxelles, Cl. Elisabeth Poulain

En fait, ma découverte s’est faite en deux étapes. Le plus amusant est qu’au départ, en venant de la belle Avenue Louise, c’est une grande fresque rose-rouge foncée d’art street qui m’a attiré en me disant « tiens, il faudra revenir faire des photos ». Et c’est ce que j’ai fait. Il était impossible de savoir ce qu’il y avait derrière tant le mur était haut, percé de deux portes de métal, l’une plus basse que l’autre à gauche, sa voisine avec des marches. La composition était d’importance, avec un visage d’homme à gauche en haut qui dominait la scène, tonifiée par de grandes inscriptions stylisées.

Et c’est l’arrière du panneau urbain situé plus loin qui m’a intrigué. Il était rouge, d’un beau rouge et pas du rose rouge dont je viens de vous parler. Savoir ensuite si c’est vraiment une maison -et pas un immeuble- et si elle vraiment petite, je suis incapable de vous répondre. Tout dépend de la profondeur de la maison et de la disposition spatiale de chaque étage. L’important est qu’elle n’avait pas la volonté de se dire « je suis un immeuble ». Et depuis que je l’ai vue, je l’ai toujours appelé ainsi…Un argument très subjectif. Et oui, les maisons, les immeubles les constructions parlent. Il n’y a pas que les châteaux.

La petite maison rouge, Rue Crespel, Ixelles, Bruxelles, Cl. Elisabeth Poulain

La petite maison rouge, Rue Crespel, Ixelles, Bruxelles, Cl. Elisabeth Poulain

Poursuivant mon chemin, je me suis avancée vers le panneau, en me posant du pourquoi. Pourquoi quelqu’un avait-il donc pris la peine de peindre l’arrière en rouge ? Et c’est ainsi que j’ai découvert la fabuleuse Petite Maison Rouge, qui n’a qu’une porte noire double au rez-de-chaussée et donc sans fenêtre et deux étages avec des fenêtres différentes à chaque étage et entre les étages, peintes en noir ou blanc, selon le côté droit ou gauche. Et cette façade si simple, sans aucun « chi-chi » aucun, sans symétrie et si compliquée à la fois, est une vraie réussite.

Le plus étonnant, que je viens juste de découvrir, est que la Ministre Bruxelloise du Logement, Madame Céline Frémault, cite comme adresse professionnelle, l’ERAP, dans un immeuble Art déco, justement rue du Capitaine Crespel, au n° au 35, tout près de la Petite Maison Rouge. L’immeuble rouge que j’ai vu dans un projet que je vous cite au début du billet vient de son site.

Il me faut maintenant vous parler de la maison située côté gauche, peinte en gris foncé, sans fenêtre au 1er et au-dessus, avec seulement des climatiseurs extérieurs. Côté droit, voici une maison simple à deux étages, avec l’étage noble à haut plafond et hautes fenêtres au premier et des fenêtres plus simples et moins hautes au second étage. Suivent en filant vers la droite autant de différences qu’il y a de façades. Et la petite maison rouge arrive à s’insérer parfaitement dans cet ensemble composite et dont les façades ont été modifiées au fil du temps en fonction des besoins, avec aussi des ouvertures de vitrine en bas qui visiblement ne servent plus.

 

La petite maison rouge, Rue Crespel, Ixelles, perspectives sur Bruxelles, Cl. Elisabeth Poulain

La petite maison rouge, Rue Crespel, Ixelles, perspectives sur Bruxelles, Cl. Elisabeth Poulain

Et voici venu le grand moment du chambardement visuel, avec ce que j’appelle des pépites visuelles et …chromatiques au pluriel. En côté gauche, vous retrouvez quelques-unes des façades dont je viens de vous parler, dont celle de la petite maison rouge, avec ses deux voisines et celles qui sont situées plus avant vers Bruxelles Centre, avec le Ring qui en fait le tour, au bout la rue.

La nouveauté porte sur  cette ouverture cette fois en verticale sur une des grandes tours de bureaux situées en bordure du grand boulevard circulaire de Bruxelles. Le regard s’envole, avec en avant un immeuble plus ancien de tendance art-déco. La photo est d’autant plus réussie qu’elle se double d’un « gag visuel » cette fois-ci en orange, avec l’arrière du panneau entièrement repeint dans cette couleur et les trois cônes oranges indiquant qu’il y a des travaux…

                                                                           *

Pour suivre le chemin

. Carte de Bruxelles, Quartier Louise, presque certainement Rue du Capitaine Crespel https://www.viamichelin.fr/web/Cartes-plans/Carte_plan-Bruxelles-_-Bruxelles_Capitale-Belgique?strLocid=31MzNmbjEwY05UQXVPRFExTlRRPWNOQzR6TlRVM01nPT0=  

. Voir un immeuble rouge en projet sur un document officiel de référence http://celinefremault.be/fr/creation-dun-referent-bruxellois-du-logement-en-region-de-bruxelles-capitale-2  

. Madame Céline Frémault, Ministre du Logement, voir une photo de la façade de ses bureaux dans cette rue, à côté de la Petite Maison Rouge https://www.google.com/maps/place/Rue+Capitaine+Crespel+35,+1050+Ixelles,+Belgique/@50.834879,4.357655,14z/data=!4m5!3m4!1s0x47c3c488339f79fd:0xcdf0b1cfee2c62d9!8m2!3d50.8348794!4d4.3576549?hl=fr  

. Madame Céline Frémault, à retrouver dans son blog à la rubrique « Qui suis-je ? » http://celinefremault.be/fr/qui-suis-je  . Elle est « Ministre du Logement, de la Qualité de la Vie, de l’Energie, de l’Aide aux Personnes et aux Personnes handicapées » depuis 2014.

. Clichés Elisabeth Poulain

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Collonges la Rouge - Des murs et des portes sous la canicule de 1998

29 Août 2016, 12:49pm

Publié par Elisabeth Poulain

*Collonges la Rouge, Toit de lauzes noires-bleues & Mur de pierres sèches de grès rouge, Cl. Elisabeth Poulain  *Collonges la Rouge, Toit de lauzes noires-bleues & Mur de pierres sèches de grès rouge, Cl. Elisabeth Poulain  *Collonges la Rouge, Toit de lauzes noires-bleues & Mur de pierres sèches de grès rouge, Cl. Elisabeth Poulain

*Collonges la Rouge, Toit de lauzes noires-bleues & Mur de pierres sèches de grès rouge, Cl. Elisabeth Poulain

C’est le rouge que j’ai gardé en mémoire, un rouge si fort, qu’il m’a d’autant plus fortement frappé qu’il faisait une chaleur éprouvante. Un rouge que j’ose qualifier d’incandescent, tant il n’était pas possible de lui échapper, en se réfugiant justement à l’ombre, derrière les murs de pierre de grès rouge, si rouge que j’en ai gardé le souvenir. Pourtant au cœur de ces vieilles maisons, il devait faire bon frais. Les habitants de Collonges, les Collongeois et Collongeoises devaient bien le savoir eux qui avaient  pu édifier au fil des siècles des habitations qui les protégeaient tant de la chaleur que du froid.

Collonges-la-Rouge, village-wikipedia-Alertomalibu, village de près-wikipedia, Elisabeth Poulain Collonges-la-Rouge, village-wikipedia-Alertomalibu, village de près-wikipedia, Elisabeth Poulain

Collonges-la-Rouge, village-wikipedia-Alertomalibu, village de près-wikipedia, Elisabeth Poulain

Ce village est bien connu des touristes. Il s’agit de Collonges la Rouge, un des rares villages qui existe depuis le XIIe siècle à avoir intégré celui d’une couleur, celle de la pierre dont il est constitué, le ROUGE. Une couleur d’autant plus singulière qu’il résulte du grès rouge très foncé dont sont édifiés les vieux bâtiments et autres constructions du centre ancien. Là tout est rouge, le sol, les murs d’enclos, les murs des maisons, « son église, sa chapelle des Pénitents, ses castels, ses rues pavées, sa maison de la Sirène, sa halle, ses tourelles, ses échauguettes », comme le précise la feuille A4 rose saumon imprimée en noir, pliée en trois… la petite documentation que m’avait remise l’Office du Tourisme.

C’était en juillet 1998. J’ai aussitôt vérifié. Il y a bien eu une canicule au début de cet été-là. La moyenne des températures à Collonges est toujours un peu supérieure à à celles calculées  au niveau national. Le camping-car placé avec bonheur à l’ombre au camping municipal nous permettait d’espérer un rafraîchissement en soirée. En attendant, nous sommes partis à la découverte du centre ancien, sans aucune volonté d’exhaustivité, tant il faisait chaud. Les quelques photos que vous voyez ont été prises cette après-midi là, sans aucune volonté de notre part d’aller voir un monument en tant que tel.

Collonges-la Rouge, Mur de grès rouge, pierres jointoyées, Elisabeth Poulain

Collonges-la Rouge, Mur de grès rouge, pierres jointoyées, Elisabeth Poulain

Ce sont les murs de pierre qui m’ont d’abord fasciné, en harmonie contrastée avec les pierres de lauzes d’un bleu-noir foncé recouvertes parfois de mousses fines blanches Chaque pierre a gardé sa singularité, que le mur ait été édifié en pierre sèche, sans liant, rejointoyé ou érigé aux siècles suivants.

Dans le cliché du mur de pierres sèches, on ne peut qu’être admiratif du soin pris par le maçon, ou celui qui n’avait pas ce titre protégé par les corporations, pour trouver ou façonner à chaque fois « la » bonne pierre qui allait grâce à ses gestes précis trouver sa place exactement là où il le fallait, en faisant une grande économie de pierre et beaucoup d’effort d’huile de coude.

Plus tardivement , le mur acquiert plus de rigueur, les lignes deviennent horizontales et verticales, les angles plutôt droits. On discerne bien aussi les pierres placées dans un passé lointain, des pierres plus récentes, à angle ferme et surface plus lisse, qui ont dû remplacer des pierres usées.

Collonges la Rouge, Porte double bleu éteint sur fond rose & petite porte latérale, Cl. Elisabeth Poulain

Collonges la Rouge, Porte double bleu éteint sur fond rose & petite porte latérale, Cl. Elisabeth Poulain

Arrive la seconde série de trois clichés de situations plus complexes. Il ne s’agit plus de photographier un mur, mais de portes intégrées dans un mur dans plusieurs situations.

. Le cliché Portes « Symphonie en bleu et rose » représente l’angle d’une ruelle qui m’avait réellement tapé dans l’œil, au point que j’ai pris un peu plus de temps pour faire ce cliché, alors que nous étions quelques peu desséchés par la chaleur, nous pauvres Ligériens (habitants de la Loire), habitués à un peu plus de fraîcheur l’été. Sans vent, dans des ruelles exigües, avec beaucoup de monde, je préférais ne pas connaître le chiffre de la température. En plus, il me fallait attendre que les touristes passent, en réalité, ce sont eux qui ont attendu très aimablement, ce dont je les ai remerciés, avec chaleur! 

On voit une porte à double battant qui a gardé des traces de la peinture bleue dont elle était revêtue, surtout sur le vantail droit. Chacun d’entre eux portent des lattes verticales en haut et des lattes horizontales en bas renforcées de gros clous apparents. Une grosse poutre au- dessus repose sur les deux piliers de chaque côté, eux-mêmes aussi différents qu’il est possible de voir. Du côté gauche (à la vue), il y a même une pierre blanche…L’horreur !

A ses côtés, à angle doit, en "cousine pauvre", se tient une petite porte qui est à la fois plus basse, toute en planches horizontales, avec un linteau moins épais, car il ne supporte pas de construction au-dessus, sans belles pierres pour se faire admirer, surtout du côté gauche. Il lui reste un peu de peinture bleue vers le bas, mais il faut bien regarder. A voir la cohabitation des deux portes, on pourrait imaginer, sans certitude aucune et si les deux font partie de la même propriété, la grande pour les maîtres et la seconde pour les domestiques.

Collonges la Rouge-Porte de maison de maître à deux battants  + petite porte intégrée, Cl. Elisabeth Poulain

Collonges la Rouge-Porte de maison de maître à deux battants + petite porte intégrée, Cl. Elisabeth Poulain

. Le cliché Porte noble. Cette fois-ci la grande et belle porte à deux battants s’inscrit sous un porche voûté chapeauté en hauteur d’un toit recourbé aux angles en lauzes. Pour renforcer la majesté de l’ensemble, la hauteur est utilisée pour insérer un motif en triangle de pierre blanche, à valeur symbolique, lui-même renforcé par une bordure en relief de grès rouge. Les murs proprement dits sont en excellent état, même s’il apparait des joints récemment refaits un peu trop blancs. La grande porte elle-même à double battant possède en son milieu une porte simple pour ceux qui viennent à pied. Le bois a perdu toute couleur sans paraître pourtant en mauvais état.

. Le cliché Mur d'enceinte, porche et ruelle . Il y a bien un porche ouvert dans un mur d’enceinte – sans certitude que ce soit cela- qui conduit à une ruelle, avec un effet de contraste très fort entre le soleil et l’’ombre. Vue de l’extérieur, la ruelle mène en direct à une autre ruelle dont on aperçoit une sorte de pilier légèrement saillant entre deux murs de maisons mitoyennes recouvertes de lauzes qui apparaissent franchement bleues ici. Il y a à la fois un effet de perspective, des couleurs étonnamment différenciées de rouge, entre les différentes pierres du mur côté gauche du porche, sous la vigne, du rouge grisé du haut avec des pierres saillantes en haut et des manquantes sur le côté droit, le mur rouge orangé du côté soleil dans la ruelle et le rouge pluriel du fond…Un vrai festival de rouge!  

Nous devions rester plus longtemps, mais je l’avoue sans honte, la chaleur était telle qu’elle nous a fait quitter le camping dès l’ouverture du bureau le lendemain matin, pour rouler toutes fenêtres ouvertes et retrouver un peu de fraîcheur, loin du rouge par trop incandescent…En se promettant de revenir un jour hors saison pour mieux comprendre cette ville si étonnante et attirante…

Collonges la Rouge-Enceinte-porche-ruelle-Couleurs du rouge-Cl. Elisabeth Poulain

Collonges la Rouge-Enceinte-porche-ruelle-Couleurs du rouge-Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Le site de la ville http://www.collonges-la-rouge.fr/  à compléter par le site très intéressant avec de très beaux clichés en noir et blanc  http://www.commune-mairie.fr/photos-monuments-historiques/collonges-la-rouge-19057/  

. L’Office de Tourisme sur http://www.vallee-dordogne.com/la-vallee-de-la-dordogne/les-villages/collonges-la-rouge  . Classée au titre des « plus beaux villages de France » http://www.les-plus-beaux-villages-de-france.org/fr/node/72 , avec de belles photos de Collonges  

. Avec une photo du village vu du ciel sur http://www.lacorreze.com/villages/collonges-la-rouge.htm  

. Des idées de randonnées et de tours en voiture d’une journée à partir de Collonges sur http://www.meyssac.fr/wp-content/uploads/2012/09/MARGUERITE-CIRCUITSRANDO1.pdf  

. Sur Over-Blog, deux sites, avec de belles photos http://onvqf.over-blog.com/2014/05/collonges-la-rouge-village-correze-19-aaa.html  Et en plus, très bien documenté sur http://l-abcd.over-blog.com/article-22310564.html  

. Sur l’histoire du village, http://www.limousin-medieval.com/#!collonges-la-rouge/c11e8  

. Les lauzes, origine gauloise du mot du genre féminin sur http://feuilly.hautetfort.com/archive/2008/09/24/les-lauzes.html

  . Le climat à Collonges la Rouge sur http://www.linternaute.com/ville/collonges-la-rouge/ville-19057/climat  

. La canicule de 1998 sur http://www.ladepeche.fr/article/1998/08/10/409022-canicule-l-enfer-urbain.html#

. Clichés d’approche de la ville ---) wikipedia, vue partielle, Alertomalibu pour le cliché  général ; photos dans la ville ---) Elisabeth Poulain

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Fleurs en folie, Les fleurs de la corbeille peintes sur métal, GB

25 Août 2016, 15:09pm

Publié par Elisabeth Poulain

* Fleurs-corbeille peintes sur métal, détails, Cl. Elisabeth Poulain* Fleurs-corbeille peintes sur métal, détails, Cl. Elisabeth Poulain* Fleurs-corbeille peintes sur métal, détails, Cl. Elisabeth Poulain

* Fleurs-corbeille peintes sur métal, détails, Cl. Elisabeth Poulain

C’est une question qui me taraude l’esprit et à laquelle je n’ai pas de réponse : pourquoi avons-nous tant besoin des fleurs et ce, quelle que soit l’époque et pratiquement quel que soit le lieu dans le monde ou la culture ? Je fais tout de suite quelques exceptions, du genre « pas chez les Esquimaux », au temps où ceux-ci vivaient en autarcie, dans les glaces qui alors ne fondaient pas, sans la télévision et sans les fleurs en plastique…

Contrairement à l’habitude, si la consultation du « Dictionnaire des Symboles » à F comme Fleur dans les différentes cultures m’a forcément beaucoup éclairé, elle ne pas permis de répondre à cette question de l’omni-présence actuelle quasiment obligatoire des fleurs dans les logements, dans les jardins, au centre des villes aux endroits les plus valorisés… La fleur vue comme un must mondial où on offrait par exemple un bouquet de fleurs à la femme d’un chef d’Etat, forcément homme, en visite officielle en France à leur arrivée à Orly ! Ou la fleur que les vahinés portaient derrière l’oreille.

On n’en est plus là. Il y a maintenant une véritable uniformisation d’un besoin de fleurs qui va s’exprimer de multiples façons. Et c’est ce  courant  de consommation qui va faire l’objet d’une petite série qui n’aura ni régularité de parution ni programmation stricte. Une façon de laisser un peu de liberté à ces fleurs qui sont partout, comme prisonnières d’un support varié…et surtout durable, avec quelques cerises de couleur blanches rosées, qui débordent du panier. C’est une jolie façon de donner du mouvement.

 Fleurs-corbeille peintes sur métal, Cl. Elisabeth Poulain

Fleurs-corbeille peintes sur métal, Cl. Elisabeth Poulain

La corbeille « anglaise » de fleurs peintes sur une tôle découpée. Disons le franchement, comme elle a vécu à la dure, quand même un peu, elle a perdu de ses couleurs, en gagnant des points de rouille à la place. Ce qui fait qu’x ( ?) années après l’avoir placée dans le jardin, à un endroit pourtant abrité, elle a perdu beaucoup de sa rutilance au profit d’une allure plus « vraie » alors qu’il s’agit bien d’un objet de décoration fait en grande série, voire très grande série vraisemblablement quelque part en Asie. Une quasi-certitude est qu’elle n’est justement pas d’origine anglaise. Elle était vendue dans le nord de la France dans une belle boutique faite pour les touristes étrangers et français devant laquelle on pouvait facilement se garer, avant de rejoindre la Belgique.

Maintenant c’est l’ocre beige qui ressort, avec des beiges qui ont perdu leur rosé. Quelques fleurs rouges ont été recouvertes de rose peut être pour rester dans cette gamme éteinte, avec des feuilles dont le vert s’affaiblit au fil du temps. Cette plaque légèrement incurvée, qui mesure 38 cm sur 36 en diagonales et 33 en hauteur et largeur est légèrement incurvée. Par-dessous, elle possède deux prolongements en métal en bas qu’il est possible de déplier de façon à poser la plaque sur un support. En outre deux trous en bas permettent de la fixer à un mur. La corbeille de fleurs va dorénavant regagner le jardin, mais à un autre endroit. Il faut savoir changer dans la vie !

                                                                            *

Pour suivre le chemin

. Jean Chevalier, Alain Gheerbrant, Dictionnaire des Symboles, Mythes, Rêves, Coutumes, Gestes, Formes, Figures, Couleurs, Nombres, Robert Laffont/Jupiter, Bouquins, p. 447... 

. Clichés Elisabeth Poulain

Fleur-corbeille peinte sur métal, détails, Cl. Elisabeth Poulain

Fleur-corbeille peinte sur métal, détails, Cl. Elisabeth Poulain

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La bouteille Coca-Cola, Le bonhomme de neige, Le télescopage du temps

24 Août 2016, 16:07pm

Publié par Elisabeth Poulain

* Coca Cola-Carte postale publicitaire-Bons Voeux-Prague-1996-Cl. Elisabeth Poulain* Coca Cola-Carte postale publicitaire-Bons Voeux-Prague-1996-Cl. Elisabeth Poulain* Coca Cola-Carte postale publicitaire-Bons Voeux-Prague-1996-Cl. Elisabeth Poulain

* Coca Cola-Carte postale publicitaire-Bons Voeux-Prague-1996-Cl. Elisabeth Poulain

En ces temps de forte chaleur, l’idée de boire bien frais semblerait s’imposer d’elle-même. C’est pourtant une très mauvaise idée, pour la santé. J’imagine que tout le monde le sait maintenant sauf beaucoup de dégustateurs de…bière ou de boissons visant directement les jeunes par exemple. Mais il n’y a pas que cette boisson. Il existe aussi des pratiques culturelles où boire froid s’impose comme naturellement.

En remontant aussi dans le temps, boire frais l’été était par exemple considéré comme un véritable « luxe », un terme impropre car on ne le connaissait pas, à la Cour du Roi Louis XIV et plus tard dans la noblesse en France grâce à l’existence de « glacières » creusées dans le sol, où la neige de l’hiver pouvait se conserver pendant une partie de l’été, sous de la paille qui faisait un excellent isolant supplémentaire.  C’était notamment le cas de la glacière du Parc de Lathan en Val de Loire.  

C’était, c’est certainement encore, le cas aux Etats-Unis, le pays qui a inventé en 1895 le premier  réfrigérateur familial. Sa fabrication  est passée au niveau industriel pendant que les pays européens se préparaient sans le savoir à entrer dans la première guerre mondiale. Dans les années 50-60, le réfrigérateur en France devient dans la cuisine un « meuble » d’un nouveau type, avec une fonction nouvelle fabuleuse qui était de prolonger la durée d’utilisation des aliments frais ou déjà cuits et d’avoir toujours sous la main des boissons fraîches.

Coca Cola-Carte postale publicitaire-Bons Voeux-Prague-1996-Cl. Elisabeth Poulain

Coca Cola-Carte postale publicitaire-Bons Voeux-Prague-1996-Cl. Elisabeth Poulain

Coca Cola, la boisson « importée « par les soldats nord-américains lors de leur venue en France en particulier ne pouvait pas être bue, chaude ou à température ambiante. Cala aurait été un quasi-crime de « Lèse Coca-Cola ». Je précise tout de suite que cette locution n’existe pas. Lèse-Majesté par contre oui ! Récapitulons. Il s’agit dans cette introduction de vous parler de boire frais quand il fait chaud.

Maintenant que se passe-t-il l’hiver dans des pays où le froid peut durer plus longtemps qu’en France. C’est le cas par exemple de la Tchéquie, qui ne bénéficie ni de la douceur du Gulf Stream ni de l’air chaud venant du Sud en traversant la Méditerranée. Peut-on alors en hiver boire du Coca Cola l’hiver, quand il fait froid ? Vous l’avez deviné : la réponse est forcément « oui ». !

C’est le bonhomme de neige qui va vous convaincre. Qui mieux que lui pour vous prouver que boire frais quand il fait froid est tout aussi agréable ? Assis tout en blanc sur un banc noir, revêtu de son beau costume d’hiver à trois boutons noirs, avec ses yeux noirs, son nez itou et sa bouche qui a du mal à sourire, il arrive presque à tenir une bouteille de Coca Cola, dont je ne jurerai pas qu’elle est bien ouverte. Passons, il existe bien des miracles en fin d’année…

Coca Cola-Carte postale publicitaire-Bons Voeux-Prague-1996-verso-timbre-Cl. Elisabeth Poulain Coca Cola-Carte postale publicitaire-Bons Voeux-Prague-1996-verso-timbre-Cl. Elisabeth Poulain Coca Cola-Carte postale publicitaire-Bons Voeux-Prague-1996-verso-timbre-Cl. Elisabeth Poulain

Coca Cola-Carte postale publicitaire-Bons Voeux-Prague-1996-verso-timbre-Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Voir ce blog un  bestiaire Coca Cola en abécédaire incomplet sur  http://www.elisabethpoulain.com/article-mini-cas-marketing-coca-cola-son-bestiaire-en-abecedaire-incomplet-114463001.html

. Carte postale publicitaire envoyée à titre de bons vœux pour l’année 1997 de Prague.

. Découvrir le cola local en République tchèque sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Kofola  

. Voir aussi les façons de se nourrir sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Cuisine_tch%C3%A8que  où la bière accompagne les repas.

. A découvrir sur Over-Blog http://episodes-histoire.over-blog.com/2014/06/ces-petites-choses-que-les-gi-s-nous-ont-apportes.html  

. Consulter aussi http://www.huffingtonpost.fr/2015/06/30/canicule-boissons-meilleures-boissons-pires-biere_n_7688724.html  

. Clichés Elisabeth Poulain

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RestoBio, Pornic, Manger bon, frais, bio, végétarien si vous le voulez

23 Août 2016, 16:56pm

Publié par Elisabeth Poulain

Pornic, arrivée au vieux port, drapeaux français, Cl. Elisabeth Poulain

Pornic, arrivée au vieux port, drapeaux français, Cl. Elisabeth Poulain

Le titre. Il tient dans les 70 caractères maximum obligatoires, ce qui est déjà un exploit. Il ne peut pourtant être plus complet, ce qui est dommage. C’est donc l’objet de ce billet, vous dire cette fois-ci, sans limitation de caractères pourquoi la décision d’aller déjeuner au Rest’O-Bio de Pornic, sur le plateau a été franchement une bonne idée, pour les membres de notre petit groupe forcément composite en reflet de notre époque. Il y a ceux qui mangent bio, ceux qui sont végétariens et bios ou pas, ceux qui s’adaptent comme les flexitariens, ceux qui sont plutôt portés vers la cuisine traditionnelle…L’intéressant est qu’il n’y a pas de clivage entre les végétariens et les autres. C’est un point important dans les familles ou plus largement les groupes.

Pas de souci au Rest’O-Bio de Pornic, vous avez le choix et cela dans un cadre apaisant où vous voyez le chef cuisiner devant vous, si vous avez envie de le voir. Le cadre joue en effet un grand rôle dans l’accueil du client. Il faut maintenant que je vous explique quand nous y sommes allés et comment nous l’avons découvert.
 

Pornic-Rest'O-Bio-Ville haute sur le plateau-La cuisine-Le Cuisinier-Cl. Elisabeth PoulainPornic-Rest'O-Bio-Ville haute sur le plateau-La cuisine-Le Cuisinier-Cl. Elisabeth Poulain

Pornic-Rest'O-Bio-Ville haute sur le plateau-La cuisine-Le Cuisinier-Cl. Elisabeth Poulain

Le choix du Resto-Bio. Il s’est fait préalablement sur le net en cherchant à « Cuisine végétarienne». On ne peut pas dire qu’on était là par hasard. Nous voulions manger à une table et pas un faire un pique-nique. Il faisait trop beau et trop chaud. Nous voulions à la fois déjeuner sur place, ne pas attendre, manger bon et simplement, des aliments qui ont gardé leur identité, sans sauce cache-misère…et ne pas nous ruiner. Cela fait déjà vraiment beaucoup, surtout au cœur de l’été dans une station balnéaire très fréquentée.

Il s’y ajoute aussi et tout autant l’envie de ne pas être pris dans la grande masse des « Aoûtiens » qui fréquentent et animent en pleine saison cette partie de la Côte atlantique. L’été au sommet de la vague des vacanciers et des touristes, déjeuner relève parfois du parcours du combattant sur la Côte littorale atlantique. Il me souvient ainsi d’avoir beaucoup marché au Croisic un certain mois d’août…

Là à Pornic, nul souci en plus pour garer sa voiture. Le parking est devant le Rest’O-Bio, qui est situé devant le grand magasin BioCoop, c’est dire qu’il y a une vraie logique. Après le déjeuner que vous venez de déguster, vous pouvez faire vos courses, en venant - pourquoi pas - de découvrir des nouveaux accords gustatifs entre par exemple des fruits et des légumes…

Pornic-Rest'O-Bio-Vue sur la cuisine, l'assiette, le mur de séparation de la salle, Cl. Elisabeth PoulainPornic-Rest'O-Bio-Vue sur la cuisine, l'assiette, le mur de séparation de la salle, Cl. Elisabeth PoulainPornic-Rest'O-Bio-Vue sur la cuisine, l'assiette, le mur de séparation de la salle, Cl. Elisabeth Poulain

Pornic-Rest'O-Bio-Vue sur la cuisine, l'assiette, le mur de séparation de la salle, Cl. Elisabeth Poulain

Pornic-Rest'O-Bio-Affichages explicatifs divers-Cl. Elisabeth PoulainPornic-Rest'O-Bio-Affichages explicatifs divers-Cl. Elisabeth PoulainPornic-Rest'O-Bio-Affichages explicatifs divers-Cl. Elisabeth Poulain

Pornic-Rest'O-Bio-Affichages explicatifs divers-Cl. Elisabeth Poulain

Notre choix de menu. Nous avons retenu la formule Entrée-Plat-Dessert. Un jus de fruits et légumes nous a permis de commencer le repas par une bouche fraîche, suivi par un composite de carottes râpées, de radis, de purée d’haricots rouges, avec de l’houmous en complément, pour apporter des lipides. Le plat chaud a été une tarte chaude aux tomates, accompagnée d’une coupelle d’épinards aromatisés au curcuma. En dessert, un far aux pommes accompagné d’un coulis de fruits rouges nous permis de terminer ce déjeuner agréable et léger, dans un endroit bien aménagé qui secrète son propre calme…en dégustant une bouteille d’eau minérale Ventadour 1868…A quand une telle formule de restauration dans d’autres BioCoop ?

 

Pour suivre le chemin

. Retrouvez les coordonnées du Rest’O-Bio dans « Les Hameaux Bio », Zone de l’Europe, 1 Rue du Traité de Lisbonne, 44210 Pornic, Tél. 02 40 21 12 40, Ouvert de 09:30–19:15h.

. Le Rest-O-Bio de Pornic, avec les menus du jour http://www.leshameauxbio.fr/rest-o-bio-plats-du-jour/  valables aussi pour celui de Guérande. Vous pourrez également déjeuner avec les producteurs le 26 août prochain…

. Le financement participatif qui a permis la construction et l’ouverture du Rest’O-Bio sur https://fr.ulule.com/resto-bio/comments/

. Voir aussi dans le livret "Se restaurer Boire un verre, Sortir... A table" édité par Pornic, en page 73 la présentation de Rest'O Bio...

. Photos Elisabeth Poulain

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Egon Schiele, Peintre, L’arbre, la ville, la maison, le fleuve, 1912-15

22 Août 2016, 17:02pm

Publié par Elisabeth Poulain

*Egon Schiele-L'arbre d'automne dans le vent-1912-wikipedia-Yelkroyade-2012-Leopold-Museum-Wien*Egon Schiele-L'arbre d'automne dans le vent-1912-wikipedia-Yelkroyade-2012-Leopold-Museum-Wien*Egon Schiele-L'arbre d'automne dans le vent-1912-wikipedia-Yelkroyade-2012-Leopold-Museum-Wien

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Quelques mots sur le titre. D’abord il faudrait lui adjoindre trois petits points à la fin pour indiquer que ce billet va surtout porter sur ces thèmes, sans surtout occulter pour autant la personnalité et un éclairage sur le parcours de vie de ce très grand peintre autrichien. D’Egon Schiele, on connait surtout ce que j’appelle ses «corps en souffrance», son audace picturale qui le fit haïr d’une bonne partie de l’intelligentsia européenne et sa vie de souffrance si dramatiquement courte. Son décès du fait de la grippe espagnole à l’âge de 28 ans, le 31 octobre 1918, suivit de quelques semaines celui de sa jeune femme qui attendait leur premier enfant.

Ces évènements dramatiques sublimés en créations d’art, visibles sur ses peintures, ne firent que renforcer une vision négative portée sur ce grand artiste, ou du moins une volonté certaine d’occultation, que n’a pas connue par exemple Klimt, un grand peintre qu’admirait Egon Schiele. Comme si ce dernier avait lui-même attiré en lui la malédiction qu’attise la souffrance érigée en art, avant même la guerre de 1914-1918. La population civile avait en effet profondément souffert de la disette qui s’est transformée en famine, ce dont témoigne par exemple l’auto-portrait que le peintre réalisa vers la fin de sa courte vie.

Parler d’art même dans des périodes difficiles est une chose, parler de la souffrance de tout un peuple  affamé en est une autre. Parler de sexe et d’audace dans la représentation des corps est plus que possible. Ce qui  fait scandale attire tout autant, encore plus.

Egon Schiele-L'arbre d'automne dans le vent-1912-wikipedia-Yelkroyade-2012-Leopold-Museum-Wien

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C’est aussi pourquoi je voudrais montrer une autre dimension des œuvres peintes d’Egon Schiele en me limitant à ces trois années, 1912, 1913, 1915 et rien sur 1914, l’année de la déclaration de la guerre, au moins dans ce qui peut être facilement accessible. En parallèle avec ses auto-portraits dès 1905 à la suite de la mort de son père, Egon Schiele travailla aussi des éléments de ce qu’il voyait en association intime avec la couleur traitée de la façon la plus fluide et fine qui soit. Peut-être étaient-ce des exercices pour voir s’il pouvait arriver à rendre une émotion, une expression, des essais de couleur pour témoigner d’un instant très court où ce que voit le le peintre ou de ce qu'il ressent …

Dans les années précédant la Grande Guerre, peuvent en témoigner sur une période très courte de 1912 à 1915 un arbre seul, un paysage de ville et une façade au bord de l’eau du fleuve, dont on peut supposer qu’il s’agit du Danube. Le peintre est en effet né à Krems an der Donau dans le nord du pays.

                                                                         *

. L’arbre d’automne dans le vent (1912). Il est absolument seul dans un paysage mouillé dont il fait intégralement partie au point quasiment de disparaître, de perdre toute identité. Plus encore, son titre figuratif agit en contradiction de ce que voit l’œil. Si le Ier semble clair, le rendu de la peinture à l’huile rend compte d’une absorption de la figure de l’arbre dans une mouillure jaunâtre, très dérangeante. L’impression est tellement étonnante qu’on se surprend à lire le titre présenté en anglais « Autumn Tree in stirred Air. (WinterTree)».

Pour plus de facilité de lecture, voici la traduction de stirred air, c’est de l’air contaminé. Une autre piste d’éclaircissement pourrait venir du type de peinture. Il s’agit d’une huile sur toile et crayon gras. C’est très curieux, on dirait une aquarelle où l’eau serait remplacée par de l’huile, avec des lignes soulignées au fusain. C’est franchement dérangeant et si intriguant qu’on se surprend à plonger dedans. Peut être certains trouveront-ils des éclaircissements dans le site du Musée Léopold de Vienne, qui détient une très belle collection des œuvres de l’artiste.

Egon Schiele-Stein sur le Danube-1913-wikipedia-Yelkroyade-2012-Leopold-Museum-Wien-

Egon Schiele-Stein sur le Danube-1913-wikipedia-Yelkroyade-2012-Leopold-Museum-Wien-

. « Stein sur le Danube II » (1913). Cette fois-ci le peintre a choisi toujours en travaillant l’huile de rendre l’atmosphère qui règne dans sa ville natale de Stein – la pierre en allemand - sur le Danube. Aujourd’hui cette ville a pris le nom de « Krems an der Donau ». On y voit une composition très maîtrisée, où la ville occupe le premier plan, contrairement à beaucoup de peintures où les habitations sont vues de l’autre rive. Imaginez qu’un drone ait pu saisir le cœur d’une ville, il aurait fait moins bien que cette projection mentale traduite en une huile fine. Là aussi la palette des couleurs joue sur la gamme des jaunes-ocres, des beiges dotés d’une pointe de jaune, des gris légers un tantinet jaunis… L’eau du fleuve charrie des trainées de gris pour donner le mouvement et le clocher de l’église, qui coupe la toile en deux, oblige l’œil à chercher la rive de l’autre côté. 

                                                                                *

. « Façade sur la rivière » (1915) est une composition que vous ne pourrez pas oublier pas une fois que l’aurez vue. Il y a à la fois, une structure élaborée de plusieurs façades imbriquées les unes dans les autres. Nous sommes alors franchement au bord de l’eau, qui coule par devant, en prolongeant les façades par les reflets de l’eau, des couleurs majoritaires dont la gamme s’élargit du jaune, au brun au noir, sans l’aspect dérangeant dont j’ai parlé dans l’Arbre d’automne. C'est le coeur chaud et clair des gens qui habitent là. Comme une source profonde de chaleur humaine, qui témoigne en signe d'espoir avec ce linge de couleurs vives qui sèche sur un fond blanc crème absolument pas uniforme. C'est l'espoir qui permet de tenir en cette seconde année de la guerre...

Egon Schiele-Façade sur le Danube-1915-wikipedia-Yelkroyade-2012-Leopold-Museum-Wien-

Egon Schiele-Façade sur le Danube-1915-wikipedia-Yelkroyade-2012-Leopold-Museum-Wien-

Pour suivre le chemin.

. Egon Schiele sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Egon_Schiele

. Le Musée de Vienne http://www.leopoldmuseum.org/en/exhibitions/48/egon-schiele

. Photos de œuvres peintes citées dans wikipedia, Egon Schiele

. Pour “L’arbre d’automne dans le vent 1912”, voir dans wikipedia dans l’entrée Egon Schiele » “Automn Tree in Stirred Air (Winter Tree)

. Egon Schiele, 1912. Oil and soft pencil on canvas. Leopold Museum, Wien. Inv.Nr 449Automn Tree in Stirred Air (Winter Tree). Egon Schiele, 1912. Oil and soft pencil on canvas. Leopold Museum, Wien. Inv.Nr 449 ».

. Krems an der Donau, qui a réuni en une ville unique, trois villes, Krems dont il a été question, plus Stein cité également et Und - « et » en traduction de l’allemand en français- à voir dans wikipedia, https://fr.wikipedia.org/wiki/Krems_an_der_Donau  , où l’auteur du texte paru dans wikipedia cite un peintre du Baroque tardif autrichien, Martin Johann Schmidt, en montrant seulement l’huile d’Egon Schiele sur Stein, sans aucun autre commentaire concernant le peintre. Krems est jumelée en France avec Beaune.

. La situation alimentaire de la population de l’Autriche-Hongrie à la fin de la guerre de 1914-1918 à voir brièvement citée dans le dossier de wikipedia sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Autriche-Hongrie_dans_la_Premi%C3%A8re_Guerre_mondiale

. Photos Yelkrokoyade 2012, via wikipedia entrée "Egon Schiele"

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