En quelques mots...

Elisabeth Poulain
Elisabeth Poulain est docteur en droit et a longtemps exercé dans l'enseignement supérieur et la recherche sur les questions de commerce, de marketing et d'enjeux internationaux. Auteur de nombreux ouvrages, elle choisit de porter un regard analytique sur le système qui nous environne, en montrant les liens de connexion qui le sous-tendent.

Les Habits du Vin

Mardi 16 septembre 2014 2 16 /09 /Sep /2014 11:06

Ma collection Emmaüs d’abord n’est pas une. D’abord parce que je ne collectionne pas. Collectionner supposerait une volonté certaine d’accroître le nombre de tableaux, leurs « qualités », leur typicité… Puisque collectionner amène toujours à se spécialiser pour se différencier et aller vers plus de finesse dans le domaine qu’on s’est choisi après réflexion, avec aussi une part de hasard. Voici pour le premier point.  

Ensuite, j’aime faire tourner les choses.C’est dire qu’un tableau par exemple va changer de place, parfois pour certains être mis à l’honneur un certain temps. Le temps qu’un jour, je me dise, non pas « ah, il faut changer » mais « tiens, et si je mettais celui-là ici, plutôt que là ? ». Le temps venu aussi, pour certains de faire retraite dans des placards. 

La ronde des arbres bleus, Collection Emmaüs

Le titre. Il s’agit bien d’un tableau d’une série que j’appelle et c’est vrai « Collection Emmaüs ». Cette désignation pour moi regroupe des peintures, des photos, des dessins… d’amateurs qui ont été achetés au fil du temps, non seulement par moi mais par d’autres membres de la famille qui eux manquent de place justement dans leurs placards. C’est dire que je fais office de pool de rassemblement parfois définitif, parfois transitoire, d’un certain nombre de tableaux le plus souvent achetés dans un centre Emmaüs ou dans un autre centre du même type, Oxfam par exemple à Bruxelles.

En communs, ces tableaux ont une certaine fraîcheur qui ressort encore quand la technique n’a pas uniformisé d’une façon discernable le travail du peintre amateur. Une fraîcheur qui peut porter le nom de naïveté ou de maladresse, il importe peu quand ressort cette petite vibration ou le plaisir, la tension que le peintre a pu ressentir et voulu transmettre. Je trouve cela émouvant, tout comme le geste des héritiers qui ne veulent pas vraiment jeter une toile qui ne leur plaît pas et qui préfèrent l’apporter à un Centre Emmaüs « des fois que ça plairait à quelqu’un ».       

La ronde des arbres bleus, Collection Emmaüs

Cette « ronde des arbres bleus ». C’est un titre totalement inventé et qui me plaît bien. En réalité tout ou presque est bleu dans ce tableau de 46 cm sur 38, donc les arbres aussi. Il est signé  par « filip »   qui a soigné son style de graphie dans le coin bas droit. A l’arrière du cadre, en haut au centre, on peut lire  au feutre noir entre tirets et en majuscules  « - INCULPEE –«  avec un accent sur le Ier E. En dessous, il y avait une longue phrase que le peintre, ou quelqu’un d’autre  avait écrite sur une bonne partie du bois du cadre et qu’il a pris soin de masquer tout du long bien soigneusement. Vraisemblablement, il y a une autre peinture dessous.  

La forte originalité de cette toile est d’être entièrement bleue avec des variations bien entendues et quelques jetées de couleurs autres pour suggérer l’ombre, la perspective, l’arrondi et les feuilles des arbres.     

La composition ensuite. Elle est curieuse,comme le montrent ces quatre troncs d’arbres  qui partent du coin gauche vers le centre de la toile, comme pour aller à la rencontre de l’arrondi qui part du coin droit pour rejoindre le centre de la hauteur de l’autre côté.

Les feuilles sont plus jaunes vers le côté gauche. Quelques-unes volètent encore vers le côté droit. D’autres sont déjà rassemblées dans le creux de l’arrondi, un jaune bienvenu pour que Filip ait pu apposer sa signature. Quant au bleu, il appartient à la gamme turquoise, à l’exception de la partie plane en bas  et de l’arbre dont on ne voit que le tronc presque noir. C'est là d'où vient la nuit.

Un tableau que j’imagine avoir été fait d’un seul coup, à l’instinct et sans réflexion préalable, comme pour utiliser une toile qui avait déjà servi. Un geste d’énergie pour tourner la page. En montrant comment la tombée de la nuit monte du sol pour envahir l'ensemble...  

Pour suivre le chemin

. Photo Elisabeth Poulain, à retrouver dans l'album "Couleurs et matières" sur ce blog

. Centre Emmaüs Angers sur  http://www.emmaus49.com/fr/emmaus-angers/bienvenue-p43.html

.  Centre Oxfam, Bruxelles, sur   http://www.oxfamsol.be/fr/Magasins-a-Bruxelles.html   

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Art
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 13 septembre 2014 6 13 /09 /Sep /2014 11:49

 

A Rochefort-sur-Loire, où se trouve le domaine Baumard, coule le Louet, un affluent de la Loire qui n’est pourtant pas très éloignée. C’est pourtant elle, la Loire, le plus grand fleuve de France, qui permet aux vignes plantées sur le coteau en rive gauche de bénéficier du célèbre  climat ligérien, sans oublier la belle lumière de Loire, qui donnent naissance à des vins parmi les plus célèbres de France et ceci depuis des siècles.  

Rochefort sur Loire, Baumard, Façade sur rue

Il faut bien ça pour célébrer à la fois tous les vins Baumard, les grandes appellations, comme les Savennières en rive droite de la Loire par où je suis arrivée, les Quarts de Chaume en rive gauche dans le Layon et tous les autres vins du domaine de 40 hectares qui court d’une rive à l’autre en tressant  un chant d’amour au travail des hommes, au plant de vigne, en respect à la terre, à la roche sous-jacente, au climat et au temps…

Rochefort sur Loire, Baumard, Façade d'entrée

Il est toujours plusieurs façon d’aborder un lieu, quel que soit l’endroit d’où on vient et ce qu’on cherche. Pour moi, c’est d’abord la Loire que j’ai traversée et ensuite arrivée à Rochefort, c’est la petite rue de l’Abbaye qui m’a guidée vers le domaine, le parc ensuite qui devient vigne sans rupture, avec les roses en célébration, après être  passée devant la façade d’entrée de la gentilhommière du XVIe siècle, puis en arrivant devant le chai très contemporain dont la façade joue avec le clocher de l’église proche.    

 Rochefort sur Loire, Baumard, la Gentilhommière  

Avant d’entrer dans le chai, qui focalise toute l’attention des invités,  juste derrière le domaine, commence la vigne qui se poursuit sur les coteaux pentus qui captent le soleil comme un privilège qui bien sûr ne va jamais de soi. C’est là, en pleine ville,  que commencent les vignes qui ont fait et font la renommée de cette petite ville de 2200 habitants.

Rochefort sur Loire, Baumard, entrée & vieux rosiers 

Ces vignes hautes sont plantées en rangs larges enherbés un rang sur deux, une innovation de Jean Baumard, le père de Florent. Elles rutilent de brillance, entourées par de très vieux rosiers qui ornent le portail de l’entrée autrefois utilisée pour entrer à Rochefort sur Loire venant des Ponts de Cé au sud d’Angers. 

Rochefort sur Loire, Baumard, Vignobles, vue vers la ville

C’est d’abord la vigne que j'ai voulu parcourir, laissant le chai sur ma gauche pour une découverte de cette belle parcelle qui est au cœur du jardin. J’ai d’abord entrepris de faire le tour de cette vigne, pour voir le coteau d’en bas et ensuite revenir vers le chai, après cette immersion d’un pas lent, sans chercher à aller vite, ni à forcer, comme pour percevoir la beauté de l’intérieur.

Rochefort sur Loire, Baumard, Chai

Au domaine des Baumard, tout parle du temps qui s’écoule et jamais ne s’arrête,  tout autant que du temps se fige, un court instant chargé d’éternité, celui de laisser une gorgée d’un des vins du domaine pleinement s’épanouir en bouche. Les temps aussi de demain et d’après-demain et de la transmission qui va de pair, qui s’inscrivent dans des cycles longs à faire tourner la tête.

Rochefort sur Loire, Laurent Baumard, Chai

Quelques dates pour commencer. La gentilhommière, qui porte le joli nom du Logis de la Giraudière, date du XVIIe siècle. La famille grand-maternelle de Jean Baumard  a commencé à travailler la vigne en 1634, en devenant propriétaire de parcelles qui sont toujours au cœur du domaine actuel. La famille ensuite est devenue pépiniériste, un métier qui est aussi un engagement de vie où le plant et la plante jouent un rôle essentiel. C’est en 1955 que Jean, le père de Florent, a pris le domaine en charge et commencé à acquérir de très belles parcelles en particulier à Savennières et dans le Layon, à Chaume, tout en revitalisant l’ensemble grâce à des innovations techniques. 

Avec quelques chiffres sur les vins Baumard, à débuter avec les deux types de vin, tranquilles et à bulles, les trois couleurs, avec des blancs très majoritaires, des rosés  et même deux rouges, les différentes appellations telles les Savennières, les Coteaux du Layon AOC moelleux, les Quarts de Chaume AOC moelleux en blanc, les Rosé de Loire et Le Cabernet d'Anjou en rosé, sans bien sûr oublier la distinction entre les célèbres clos de Savennières et les millésimes de la Réserve du Domaine et la gamme très connue des Crémants de Loire...

Rochefort sur Loire, Baumard, Chai, Dégustation

Florent Baumard à sa suite a pris la direction du domaine en 1987, qu’il a conforté de plusieurs façons.  Il a en particulier fait construire le chai actuel qui combine les atouts du haut de gamme, les avancées techniques telles que le bouchon à vis ainsi que la qualification et l’attachement du personnel à « son » domaine. Au plan des vins, il a à la fois resserré la gamme très large, conservé toutes les appellations, grandes et plus confidentielles qui font et ont fait la notoriété mondiale du domaine et élargi la palette avec par exemple ses Crémants de Loire. 

Les vins du domaine, qui ont ici commencé leur vie parfois déjà longue, impressionnent par leur diversité,  tout en conservant leur profonde identité ligérienne, dans plusieurs millésimes. Sur le site du domaine, par exemple chaque vin à la vente est présenté dans sa singularité avec sa fiche technique, les appréciations qui ont été faites, son prix et ses autres modalités de vente.

Baumard, Rochefort s/Loire, Coteaux du Layon, le paon

Cette démarche très claire, très anglo-saxonne aussi, est fort appréciée des acheteurs étrangers, en particulier américains. Ce sont eux qui permettent tout particulièrement de conserver les Quarts de Chaume dans la gamme.

Baumard-Quarts de Chaume-grains de raisin surmûri-Layon

Le respect de la terre, celui du plant et de la vinification, sans oublier la préservation du vin grâce au bouchon à vis, vont de pair aussi avec l’écoute du marché, la connaissance de la demande des acheteurs et la fidélité aux distributeurs. Il  n’y a pas d’antinomie comme encore trop souvent on le pense en France. La qualité est globale et l’innovation perpétuelle. C’est ce que Florent Baumard a appris après ses études en France. Il est allé poursuivre sa formation en partant à la découverte du monde tel qu’on le vit, tel qu’on le voit particulièrement en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, une forme essentielle de connaissance pour un monde, celui du vin en particulier, qui ne connait plus de frontières. Cette ouverture et une démarche très active de prospection et de fidélité à ses distributeurs permettent de comprendre pourquoi le domaine vend une grande partie de son chiffre d'affaires en grand'export.  

Baumard, vignes, vélo, Rochefort sur Loire

Pour ma part, il est temps de repartir en passant près du vieux vélo adossé à un arbre et plus loin admirant les belles roses du domaine.  

Pour suivre le chemin

. Découvrir le site impressionnant de clarté et d’ouverture du Domaine Baumard sur  http://www.baumard.fr/

. Voir sur Facebook des séries de clichés remarquables du vignoble Baumard https://www.facebook.com/VinsDeLoire.Baumard

. Voir en particulier l'appréciation sur Florent Baumard et les vins de son domaine sur http://vintuswines.com/estates/domaine_des_baumard  

. Voir ausssi http://www.vinsvignesvignerons.com/Regions/Loire/ANJOU-SAUMUR/Les-appellations/(aoc)/Les-appellations/Quarts-de-Chaume-A.O.C    

A lire dans "Vins de Loire Magazine", n° 1, une interview de Patrick Amara avec des photos de Yolande Mignot sur "La saga du Domaine Baumard"  

. Relire "Un grand vin du monde, Le Quart de Chaumes" de Jean Baumard  

Rochefort sur Loire, Baumard, sortie, vue vers la ville

. Retrouver la ville de Rochefort sur Loire sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Rochefort-sur-Loire

. Photos Elisabeth Poulain, à retrouver dans l’album « Le vin dans tous ses états » ... et la photo signée Baumard par Baumard of course.

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Vin & Spiritueux
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 9 septembre 2014 2 09 /09 /Sep /2014 12:16

 

Dur, dur de parler avec des mots, du vent, de sa force, de son imprévisibilité… sur la côte littorale atlantique, dans son action sur le sable des dunes érodées par les estivants et par…les tempêtes d’hiver et le vent lui-même.

Blog 09.09.27 051

Le vent d’abord. Il est par nature insaisissable. Le savent bien les Bretons qui dès l’automne sont amenés à condamner certaines fenêtres placées en frontal dans l’axe des vents d’Ouest, ceux qui accompagnent les grandes marées  d’équinoxe et les tempêtes fréquentes dans l’Océan atlantique. Même les gros volets de bois barrés à l’ancienne d’un Z à l’intérieur laissent toujours passer l’air qui siffle à nos oreilles. Le phénomène est bien sûr accru lorsqu’il s’agit d’une maison située directement face à la mer.

Le vent, une force agressive. Une de vos premières priorités est de préparer la maison à affronter le vent, en vérifiant si toutes les ardoises du toit sont bien fixées, si les portes, volets et fenêtres ferment bien, si les cupressus plantés vers 1860  sont encore en bonne forme, en visant particulièrement les grosses branches bien trop proches de la maison. L’autre domaine d’agression du vent, couplée à celui de la mer, est celui de la dune de sable.

Blog 2010.05.23 022

La fragilité des dunes. Chacun a pu constater combien les dunes sont fragiles. Constituées essentiellement de sable, heureusement renforcées par des oyats, elles n’offrent aucune résistance à la force des vagues venues d’en bas, accrue par celle du vent d’hiver qui fait littéralement voler le sable en surface, au moins celui qui n’est fixé par les racines traçantes des oyats.

Cette double agression est renforcée par le piétinement des estivants l’été, pressés d’arriver le plus vite à la plage et l’eau. Pour eux le chemin le plus rapide est celui qui descend en ligne droite du haut de la dune vers le bas. C’est ce que montrent les dunes fendues par ces sentes perpendiculaires qui ont tendance à se creuser et à accélérer d’autant l’érosion des dunes.

Blog 09.09.27 062

La ganivelle est une réponse à ces dégradations préoccupantes. C’est une clôture qui est vendues en rouleau formée de branches fendues à la main de châtaigniers, réunies entre elles par une double torsion du fil de fer simple (non barbelé) sur trois hauteurs. Sa hauteur est variable, selon l’usage auquel ces rouleaux sont destinés.

. La ganivelle-clôture. Elle a pour fonction d’empêcher les gens de courir droit à la plage en écrasant tout sur leur passage. Son efficacité est tout à fait réelle. Il suffit simplement qu’elle soit d’une hauteur suffisante pour les empêcher de passer par-dessus, en allant tout droit. Le sentier va donc descendre en pente faible et longue vers la plage, quitte à faire des zigs-zags.   D’autres municipalités préfèrent limiter le nombre de descentes autorisées et n’aménager que quelques descentes en ligne droite. C’est le cas par exemple à Brétignolles-sur-Mer en Vendée. Mais il est d’autres  fonctions assurées par ces ganivelles.

Blog 09.09.27 059 

. La ganivelle-capteuse de sable. Elle a un pouvoir bien connu des Anciens qui vivaient au bord de la plage. Certes la ganivelle est bien une clôture. On en oublie de dire que ces branches ne sont pas jointives. Elles laissent de  l’espace entre chaque latte ; c’est dire qu’elle laisse passer le vent, lequel vent est chargé de sable.

Le vent chargé de sable le plus léger, celui qui est en surface, se casse sur les dunes et décharge partie de son sable sur les ganivelles. L’hiver, la ganivelle devient la meilleure alliée des dunes sous l’effet du vent. Ses parties pleines en bois freinent le vent qui se décharge en sable tandis que l’espace vide laisse passer le vent lui-même.    La ganivelle est un pousse-sable très efficace qui regonfle la dune en sable.  Mais la ganivelle a encore d’autres avantages.

Blog 09.09.27 056

. La ganivelle, un graphisme incomparable, perceptible aux photographes. Quasiment toutes les ganivelles peuvent se décliner en photo. Neuves ou fatiguées par une vaillante résistance au vent, elles se présentent en isolées ou parallèles quand elles bordent un sentier. Presque toujours elles sont associées à l’oyat qui a tendance à les dissimuler, car la plante développe ses racines au fur et à mesure que la ganivelle disparait sous effet de l’accumulation du sable. L’une monte tandis que l’autre donne l’impression de descendre. Il y a un joli jeu à trois partenaires entre le vent que rien n’arrête, la plante toujours traçante et le bois statique.  

Blog 09.09.27 066

Tant de qualités ne sauraient faire oublier en outre que cette clôture est d’une pose simple - il lui suffit de gros poteaux d’ancrage enfoncés directement dans le sable – et d’un coût relativement modeste. Sa faculté à disparaître sous l’amoncellement du sable oblige à la renouveler dès lors qu’elle est d’une hauteur trop faible pour empêcher les promeneurs de passer, le vent d’être freiné et son chant stoppé faute d’interstice où le vent peut se faufiler.  Il reste à citer un dernier atout de la ganivelle auquel personne au départ n’avait pensé.

DSC03419

. La ganivelle, ambassadeur du développement durable, promoteur du sac plastique et vecteur publicitaire efficace. La publicité a ceci de remarquable  qu’elle est capable de s’emparer de n’importe quel thème, de le retourner à son profit et de le transformer en agent de la marque. C’est le cas de Leclerc, le réseau français de grande distribution pour promouvoir la norme spéciale « NF Environnement - sacs cabas – NF 340 ». Le texte écrit en blanc sur fond d’un ciel bleu clair d’été précise : « Cette marque NF Environnement conjugue qualité et environnement. Pour votre confort et un plus grand respect de l’environnement, ce sac a été conçu pour être réutilisé de multiples fois. Pratique et solide, il limite ses impacts sur l’environnement grâce à son procédé de fabrication et à sa composition ». Pour plus d’informations, contacter AFNOR certification au (0)1 41 62 80 00 ou sur www.ecolabel.fr ». Il est accompagné du logo de la norme, le monde et une feuille d’arbre qui le recouvre en partie .

DSC03421

La photo sélectionnée. Elle est excellente.J’ose croire que c’est une vraie, au sens où elle a été prise « pour de vrai » au bord d’une vraie mer, avec cette dune très proche du bord de l’eau, ce sable blond clair qui a déjà recouvert ces tiges de ganivelle déjà malmenées. Vous remarquerez qu’elles n’ont pas de pointe en haut. Elles sont coupées net au raz, à l’ancienne pourrait-on dire. Actuellement, on trouve surtout des pointes au bout, ce qui à mon goût dénature la ganivelle. Cette dimension guerrière dissuasive me semble contraire à la philosophie de la ganivelle. Les touffes d’oyats devant sont magnifiquement mises en valeur. Ils se détachent sur fond du sable de la plage et de la mer très calme, avec ses petites vagues. Le fond de la baie est formé d’une dune couverte d’arbres. Une dernière remarque. La photo montre aussi qu’il serait temps de revoir le dispositif  de cette clôture qui ne protège plus la dune. On voit clairement des traces de pas des deux côtés...                 

     Blog 09.09.27 031 

Une dernière photo pour la route, qui montre que la seule clôture tolérable l'été sur la plage est bien la ganivelle et qui a le mérite, l'hiver, de pouvoir être facilement enlevée.

Pour suivre le chemin

.  Découvrir la ganivelle à acheter, avec de belles photos, sur   http://www.la-cloture-chataignier.fr/Cloture-Chataignier-en-rouleau

. Admirer aussi un poster intéressant de ganivelles sur  http://www.affiches-et-posters.com/photographies-ap-5/affiche-ganivelles-p-4871.html?gclid=CMCy_6vm0cACFQoCwwodDz4Ayg#nofollow/2/           

. Photos Elisabeth Poulain prises en Vendée essentiellement à Brétignolles-sur-Mer et à La Tranche-sur-Mer pour la n°2… à retrouver dans le sous-album Mer-Eau2 à l'intérieur de l'album-mère Mer-Eau, Aldo Soarez pour le sac publicitaire, avec mes remerciements.  

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Nature & Co
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 4 septembre 2014 4 04 /09 /Sep /2014 16:30

 

La situation. Vous devez conduire une voiture à Cherbourg  afin que celle-ci soit embarquée au port via un ferry à destination d’Irlande. Il faut donc partir à deux voitures et arriver sur place un certain temps avant le départ de façon à faire toutes les démarches préalables. Au téléphone, on vous précise fort aimablement d’arriver avant l’heure, en prévoyant largement.

 En bon élève que nous avons toujours été du genre studieux, toujours à l’heure, jamais en retard, nous sommes arrivés franchement bien avant l’heure. Après avoir été boire un café, la question s’est posée de savoir que faire, sachant qu’il n’était pas possible de déposer la voiture et de s’en retourner tout de suite après. Il fallait attendre l’ouverture du guichet d’enregistrement au départ.

Nous voilà partis à la découverte des quais et de ce qu’il pouvait avoir à voir à ceux qui savent regarder, dans une partie du port qui à l’époque ne brillait pas par ses atours. Il y avait un petit côté de désespérance, que l’on voit souvent, parfois dans des zones portuaires un peu ou franchement délaissées. C’est très vite le cas dès lors qu’il n’y a plus d’activités.  

Non loin du lieu où nous avions garé les voitures, nous sommes partis voir le quai le plus éloigné encore accessible. Et c’est là que vieillissait une vieille coque peinte en bleu moyen dans sa partie haute, barrée d’une bande jaune horizontale qui marque la frontière avec la partie basse. Dans les clichés que j’ai faits, j’ai retrouvé les cinq  que je vous présente.  


Coque-bateau-couleurs-effets-temps-2  

.1. C’est d’abord cette confrontation tonique entre ce très beau bleu « mer du sud profond » et le jaune qui m’ont attiré, en cherchant sur la coque des bonnes plaques de bleu, où il restait du bleu sur les lattes de bois. En-dessous, la partie basse a quasiment perdu toute ses teintes tant ses conditions de vie et de non-entretien ont été dures. C’est ce que vous montre le Ier cliché où l’on distingue les grosses pièces de métal rouillées.

 

Coque-bateau-couleurs-effet-temps-1

.2. Au-dessus, on distingue la couleur bleu clair d’un ciel léger. On sait qu’il s’agit du ciel à cause de la rambarde à laquelle est attaché un bout de corde. A droite, c’est du bois, à gauche on dirait une plaque de métal, avec en entre-deux pour les tenir, des grosses pièces de fer.

 

Coque-bateau-couleur-effet-temps-3

.3. Plus loin, le rendu de la coque change encore. Il s’agit d’un autre endroit de la coque qui parle uniquement la langue du métal où s’épanouit la rouille. Elle n’a été au début des premières prises de vue qu’un facteur supplémentaire pour rendre hommage au bleu. Puis les atteintes causées par cette  attaque du métal deviennent plus fortes au point sur le côté gauche du clichés d’avoir complètement mangé une partie de la surface haute qui cette fois-ci ne connait plus le bois.

Le métal se présente en lignes obliques larges pour la partie haute où on retrouve le bleu des mers du sud et encore un peu de la ligne jaune ancienne. Au milieu on voit un raccord plus récent qui détonne sur le fond de rouille.   La partie basse a un air poli, presque brillant à certains endroits. 

  

Coque-bateau-couleurs-effet-temps-4

. 4. L'accélaration de la dégradation. On distingue encore un peu la bande jaune à droite sur le métal et dans le gros trou causé par l’oxydation du métal.  Il ne reste en haut quasiment plus de couleur . On remarque surtout les stries obliques différenciées entre le haut et le bas, qui paraissent étranges.

 

 Coque-bateau-couleurs-effets-temps-5   

. 5. Reste à venir le dernier cliché présenté en position verticale. A dire vrai, il n'y reste  plus rien de cette histoire à trois composantes, de bleu, de jaune et de rouille. Cette fois-ci, il s’agit de plaques de métal cloutées, soudées, rafistolées qui n’évoquent ni le bateau, ni même le monde de la mer et des marins.

Au-delà, de cette petite histoire en couleurs, reste quand même une interrogation préoccupante. Quand on connait la dureté de la mer au large du Cotentin, on peut a postériori s’inquiéter des conditions de sécurité imposées aux marins qui embarquaient sur ce type  de bateau. C’est vrai qu’il devait être en meilleur état, avant que qu’on le laisse croupir, comme une vielle charrue dans un coin oublié d’une grange. Mais quand même, quel bricolage! Cela impressionne… Depuis combien de temps pouvait-il être ainsi amarré, sans bouger?

Restent des photos et un fort souvenir de l’attente par un jour gris, heureusement sans pluie, dans ce coin oublié d’un port de France…

Pour suivre le chemin

. Voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Port_de_Cherbourg

. Photos Elisabeth Poulain, prises il y a quelques années, à retrouver dans l’album-photos « Couleurs-Matières » sur ce blog.

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Style de vie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 1 septembre 2014 1 01 /09 /Sep /2014 18:31

 

Décryptage du titre. Avrilly d’abord. C’est un paisible village de Normandie, comptant   450 habitants situé au sud d’Evreux dans le département de l’Eure. A part son caractère verdoyant et luxuriant propre à la terre généreuse de la Normandie, la situation d’Avrilly n’offre à priori rien de perceptible à l'oeil. Et pourtant  ce village mérite le détour comme le disent certains guides touristiques. Il est en effet doté d’un trésor patrimonial  historique à forte personnalité.

Il s’agit d’une motte féodale, un château du Moyen-Age, fait de pierre et de terre, qui n’a jamais été ni reconstruit, ni retouché depuis sa destruction partielle vers  1390 quand les troupes anglaises détruisirent tout, la motte et le village.  Commencer par donner sa date approximative de fin d’usage peut certainement surprendre. Cela l’est moins quand on sait qu’on ignore sa date exacte d’édification et une grande partie de ses conditions réelles d’activité. A notre époque, où on sait tout sur tout, avec un luxe de détails proprement inouï sur des monuments datant du premier millénaire, et à fortiori du début du suivant, une motte féodale peut receler beaucoup de mystères passionnants à découvrir. 

Motte-féodale-Pont-sur-Fossé-Avrilly-Eure

Son nom d’abord. On parle indifféremment d’une motte féodale ou castrale, d’un château du Moyen-Age ou d’une place forte. Déjà rien que ces appellations plurielles montrent qu’on n’est pas très à l’aise pour définir ces ruines de ce qui fut un fort militaire de défense, placé dans à un endroit stratégique en arrière des frontières entre la France et la Normandie. Son objectif premier était de protéger le territoire normand.

. Une motte féodale. L’intéressant de cette dénomination porte d’abord sur ce concept de motte. De nos jours, quand on parle d’une motte de terre, on voit un petit tas de terre qu’on peut écraser avec ses pataugas, une marque bien connue de grosses chaussures de marche. A Avrilly, il s’agit d’une vraiment grosse butée de terre, d’un volume suffisant pour  former une vraie colline, édifiée à un endroit qui devait déjà être un peu surélevé. De loin, on aperçoit surtout une colline boisée, ce qui est fréquent en Normandie. La motte d’Avrilly a pu, selon des historiens, être édifiée en 3 mois, avec environ 30 hommes qui ont pu manipuler 5 000 m3 de terre environ.   

2014-04-21 Blog div-Eure-Armilly 249

L’objectif militaire défensif de la motte était bien de surveiller les voies de passage et de repérer les attaques ennemies, avant que celles-ci puissent passer à l’offensive. Il en allait déjà ainsi à Rome pour les légions romaines. Chaque centurion portait avec lui sa petite pelle qui lui servait le soir à creuser un fossé autour du camp et à édifier à l’intérieur une butée avec la terre qu’il venait de prélever dans le fossé, c’est-à-dire le trou qu’il venait de faire. La protection alors devenait double et même triple, puisque des pieux dissuasifs étaient plantés en haut du talus pour freiner l’entrée dans le camp. Ces principes de base de l’art militaire protecteur étaient appliqués également le long des frontières nord et nord-ouest de l’empire romain, qu’on connait sous le nom de « Limes ».

Il est vrai que dans cette partie de la Normandie alors anglaise, vers le XIIe siècle, proche du royaume de France, l’influence romaine était plus présente qu’on ne le pense, en provenance non pas de Rome directement, mais d’Angleterre. Comme en atteste le célèbre Mur d’Hadrien, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, qui est un ouvrage défensif incroyablement sophistiqué de la protection d’un espace sensible entre deux royaumes.   

Le Mur d’Hadrien montre bien qu’on a toujours tendance à voir le mur en élévation plus, que le fossé en creux, alors que les deux sont indissociables, dès lors qu’il est possible de creuser et de niveler la terre. D’autres éléments vont alors compléter le dispositif ; ce sont le donjon lui-même protégé par des tours, signes visibles de la force militaire protégée de l’intérieur, et le pont pour entrer dans l’espace protégé. La différence entre un mur et une motte est que le premier est linéaire, alors qu’une motte évoque et préfigure une forme ronde.

Motte-féodale-Grand-fossé-extétrieur-Avrilly-Eure-256

Cette  motte féodale d’Avrilly fait ressortir l’adjectif de « féodale » dérivé du substantif « fief ». C’est le lien juridique très particulier qui unissait le seigneur à ses vassaux plus particulièrement du Xe au XIIe siècle. Le fief peut se définir comme étant une terre ou un bien concédé à un vassal en échange d’une fidélité absolue de ce dernier au seigneur et d’un certain nombre de services, au nombre duquel figurait la protection du territoire. C’était ce qu’on appelle le fief noble. Cela revient en droit féodal à un partage du droit de propriété de la terre très particulier puisqu’il est lié par un engagement personnel très fort du vassal envers le suzerain. Un système transmissible héréditairement qui   a été très actif entre le Xe  et le XIIe siècle.

. La motte castrale d’Avrilly a aussi le mérite de nous offrir une autre vision de la Normandie. On retrouve l’influence latine. Castrale vient en effet du latin « castrum » qui signifie le château. Cette fois-ci, l’accent se déplace du substantif –la motte- pour mettre en lumière l’adjectif du château dans sa dimension militaire. A Avrilly, il reste bien un donjon mais sans puisse dire que c’est un château à vivre, un terme qu’on réserve peut-être pour des constructions de plus grande ampleur, avec souvent des fonctions multiples. Par contre, il y avait bien des châtelains. Ceux-là même qui avaient fait bâtir le site. C’étaient aussi des grands propriétaires terriens, comme les comtes d’Evreux qui possédaient en particulier un grand domaine à Avrilly.  

Motte-féodale-Mur-Donjon-Avrilly-Eure-285

. Le château du Moyen-Age.  C’est le terme le plus large qui puisse concerner les ruines d’Avrilly.  Cette dénomination met l’accent sur le caractère  nobiliaire de la construction. On imagine de nos jours des seigneurs appartenant à la haute noblesse venant visiter leurs terres et y résidant le temps qu’ils désiraient. C’est plutôt une vision de la Renaissance, qui a révélé en France un art de vivre inconnu jusqu’alors. Aux X-XIIe siècle, le terme de château faisait plus ressortir l’origine latine militaire encore une fois, ce mot venant directement du latin « castellum » lui-même provenant de « castrum » que nous avons déjà rencontré.

Par contre, le château n’est toujours pas   « fort ». On ne  pourrait le qualifier ainsi que s’il avait été vraiment entouré de remparts comme dans une forteresse. Des fossés et des talus protégés par des tours et plus haut par un donjon peuvent et c’est le cas à Avrilly former un château mais pas encore un château fort, parce qu’il n’y avait qu’un début de fortification. L’intéressant est que c’est le château  qui a donné naissance au village d’Avrilly. C’est un signe de son importance.

 Motte-féodale-Enceinte-Basse-Cour-Avrilly-Eure-291  

Par contre, il y avait bien une forteresse à Château-Gaillard, un peu plus bas dans l’Eure, dominant la Seine pour arrêter l’ennemi remontant le grand fleuve.  Château Gaillard, toujours cité lorsqu’on évoque l’histoire normande anglo-française possède bien des caractéristiques d’une motte castrale tout en étant  lui-même protégé par deux autres mottes en amont la Tour de Cléry sur le plateau et Boutavent dans la Vallée. Le site était tellement stratégique aussi bien pour le pouvoir royal anglais, que pour son  homologue français, que ce château a été qualifié de Gaillard, ce qui signifie « fort ». On retrouve le château-fort de nos livres d’histoire. 

La Vallée de la Seine a été presque traditionnellement pourrait-on dire le haut lieu des modes de pénétration par la mer des Vikings à partir du VIIIe siècle, des Anglais par la suite et ce à plusieurs reprises. Par la suite à la toute fin du XIIe siècle, c’est alors le roi de France qui est revenu en force en venant de l’autre côté. Philippe Auguste a repris la main. Il s’est en effet emparé de la ville d’Evreux qu’il a proprement détruite et du village d’Avrilly, qui du coup sont devenus français. Passons rapidement sur le XIII et le XIVe siècle qui ont accordé un peu de répit à ces territoires franchement malmenés par les guerres de toutes sortes. Pendant ce temps, les constructions à usage militaire ont perdu de leur importance. Peut-être pas aux yeux des armées anglaises, qui décidèrent de détruire à leur tour tant le château que le village. On ne sait jamais !  C’était à la fin du XIVè siècle .

Motte-féodale-Porte-entrée-Avrilly-Eure-293

Aujourd'hui que voyez-vous devant vos yeux ?  On repère vite  le petit pont qui a dû être refait à l’identique. C’est le plus facile à distinguer avec la porte d’entrée. On voit aussi dès l’entrée le grand fossé qui fait le tour de la colline. On arrive alors dans la Basse-Cour, à prendre dans son sens premier, la cour qui est en bas. En bas de quoi ? Du donjon qui est l’endroit stratégique où se trouve le poste de commandement, alors que la Basse-Cour va accueillir les fonctions de vie. Entre les deux espaces bien hiérarchisés, se situe à nouveau un autre fossé, plus petit, repérable surtout sur le côté droit quand on regarde le donjon du bas. C’est là que l’on voit clairement une des deux tours  bien conservée. De l'autre côté, un sentier étroit permet d’accéder  à la plate-forme du donjon. De là-haut, on domine la site. C’est l’endroit qui intéresse le plus les visiteurs. En redescendant vers la Basse-Cour, on distingue bien le mur d’enceinte qui a été refait sur le côté droit gauche.

Motte-féodale-Haut du Donjon-Avrilly-Eure-Armilly 266

Et depuis lors, les choses sont restées en place. Il y a bien eu ces petites consolidations pour éviter de voir un mur encore debout s’écrouler ou pour refaire le pont, mais aucun chantier d’importance qui aurait pu avoir tendance à dénaturer le site. Ce rapport au temps dans un petit espace, protégé par des arbres, est absolument exceptionnel. Nous sommes au sommet de ce qui doit être l’endroit le plus haut d’Avrilly à  159 mètres, alors que l’endroit du village le plus bas  est à 137 mètres. La colonne érigée en haut du donjon ne doit  pas compter dans le total! L’endroit éclate de vie sous l’exubérance de la végétation et le tapis d’herbes tendres parsemé de petites fleurs. Un très bel endroit que j’ai eu le plaisir de découvrir sous le soleil du printemps guidée par Marie-Françoise Vivien, la propriétaire de la Motte féodale, et Colette Boisson, deux amies passionnées d’art et de culture normande et membres actives d'associations du patrimoine.

Il est alors temps de refermer le portail et de terminer le billet.      

 Motte féodale-Portail--Avrilly-Eure- 235    

Pour suivre le chemin

. Sur le château, voir d’abord le site de l’association « Les Amis du Donjon » avec de belles photos prises la présidente qui est aussi la propriétaire de la motte http://www.ccpd.fr/fr/vie-associative/culture/289-les-amis-du-donjon.html

http://www.chateau-fort-manoir-chateau.eu/chateaux-eure-chateau-a-avrilly-chateau-fort-avrilly.html

. Sur la place forte, lire http://fr.wikipedia.org/wiki/Place_forte

. Avrilly,  quelques informations sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Avrilly_(Eure)

. Sur la naissance de la Normandie, voir  http://www.histoire-normandie.fr/rollon-et-la-naissance-de-la-normandie

. Quant à « Rollon le marcheur », vous référer à http://fr.wikipedia.org/wiki/Rollon, , et à   http://fr.wikipedia.org/wiki/Normands pour remettre l’histoire en perspective sur « Les Normands » - « les hommes venus du Nord », c’est-à-dire les Vikings. 

. Quand il vous restera quelque énergie, pour remettre toutes ces informations en perspective, connectez-vous sur l’histoire simplifiée de la Normandie http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_Normandie

. Apprenez en plus grâce aux fossés royaux du XIIè siècle, une technique ancienne qui a longtemps protégé les frontières de l’Ouest de la France, sur la décision d’Henri II, roi de France, contre l’ennemi anglais.  http://www.eure.gouv.fr/content/download/10580/61444/file/105%20Les%20foss%C3%A9s%20royaux%20de%20l'Eure.pdf

Motte-féodale-Tour-Mur-Avrilly-Eure-278

Regarder avec intérêt la fiche descriptive du village d’Avrilly sur le site du Conseil général sur http://www.conseil-general.com/local/mairies-villes-communes/mairie-avrilly-27240.htm . C’est là que vous trouvez l’altitude en particulier.  

. Photos Elisabeth Poulain uniquement sur la motte,  avec d'autres photos du site à voir dans Eure-Patrimoine3 

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Eure
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Images Aléatoires

  • Angers ouest, MJR cache boitiers
  • Amsterdam, Llyod Hotel, la salle amiral, escalier
  • Camions de Pompiers en exercice, Ouest France
  • Ouverture sur la forêt-108.JPG
  • Blog 2010.04.24 045
  • Hôtel Huger, Jean-Jacques Pigeon, La Flèche,
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés