Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le Blog d'Elisabeth Poulain

Collonges la Rouge - Des murs et des portes sous la canicule de 1998

29 Août 2016, 12:49pm

Publié par Elisabeth Poulain

*Collonges la Rouge, Toit de lauzes noires-bleues & Mur de pierres sèches de grès rouge, Cl. Elisabeth Poulain  *Collonges la Rouge, Toit de lauzes noires-bleues & Mur de pierres sèches de grès rouge, Cl. Elisabeth Poulain  *Collonges la Rouge, Toit de lauzes noires-bleues & Mur de pierres sèches de grès rouge, Cl. Elisabeth Poulain

*Collonges la Rouge, Toit de lauzes noires-bleues & Mur de pierres sèches de grès rouge, Cl. Elisabeth Poulain

C’est le rouge que j’ai gardé en mémoire, un rouge si fort, qu’il m’a d’autant plus fortement frappé qu’il faisait une chaleur éprouvante. Un rouge que j’ose qualifier d’incandescent, tant il n’était pas possible de lui échapper, en se réfugiant justement à l’ombre, derrière les murs de pierre de grès rouge, si rouge que j’en ai gardé le souvenir. Pourtant au cœur de ces vieilles maisons, il devait faire bon frais. Les habitants de Collonges, les Collongeois et Collongeoises devaient bien le savoir eux qui avaient  pu édifier au fil des siècles des habitations qui les protégeaient tant de la chaleur que du froid.

Collonges-la-Rouge, village-wikipedia-Alertomalibu, village de près-wikipedia, Elisabeth Poulain Collonges-la-Rouge, village-wikipedia-Alertomalibu, village de près-wikipedia, Elisabeth Poulain

Collonges-la-Rouge, village-wikipedia-Alertomalibu, village de près-wikipedia, Elisabeth Poulain

Ce village est bien connu des touristes. Il s’agit de Collonges la Rouge, un des rares villages qui existe depuis le XIIe siècle à avoir intégré celui d’une couleur, celle de la pierre dont il est constitué, le ROUGE. Une couleur d’autant plus singulière qu’il résulte du grès rouge très foncé dont sont édifiés les vieux bâtiments et autres constructions du centre ancien. Là tout est rouge, le sol, les murs d’enclos, les murs des maisons, « son église, sa chapelle des Pénitents, ses castels, ses rues pavées, sa maison de la Sirène, sa halle, ses tourelles, ses échauguettes », comme le précise la feuille A4 rose saumon imprimée en noir, pliée en trois… la petite documentation que m’avait remise l’Office du Tourisme.

C’était en juillet 1998. J’ai aussitôt vérifié. Il y a bien eu une canicule au début de cet été-là. La moyenne des températures à Collonges est toujours un peu supérieure à à celles calculées  au niveau national. Le camping-car placé avec bonheur à l’ombre au camping municipal nous permettait d’espérer un rafraîchissement en soirée. En attendant, nous sommes partis à la découverte du centre ancien, sans aucune volonté d’exhaustivité, tant il faisait chaud. Les quelques photos que vous voyez ont été prises cette après-midi là, sans aucune volonté de notre part d’aller voir un monument en tant que tel.

Collonges-la Rouge, Mur de grès rouge, pierres jointoyées, Elisabeth Poulain

Collonges-la Rouge, Mur de grès rouge, pierres jointoyées, Elisabeth Poulain

Ce sont les murs de pierre qui m’ont d’abord fasciné, en harmonie contrastée avec les pierres de lauzes d’un bleu-noir foncé recouvertes parfois de mousses fines blanches Chaque pierre a gardé sa singularité, que le mur ait été édifié en pierre sèche, sans liant, rejointoyé ou érigé aux siècles suivants.

Dans le cliché du mur de pierres sèches, on ne peut qu’être admiratif du soin pris par le maçon, ou celui qui n’avait pas ce titre protégé par les corporations, pour trouver ou façonner à chaque fois « la » bonne pierre qui allait grâce à ses gestes précis trouver sa place exactement là où il le fallait, en faisant une grande économie de pierre et beaucoup d’effort d’huile de coude.

Plus tardivement , le mur acquiert plus de rigueur, les lignes deviennent horizontales et verticales, les angles plutôt droits. On discerne bien aussi les pierres placées dans un passé lointain, des pierres plus récentes, à angle ferme et surface plus lisse, qui ont dû remplacer des pierres usées.

Collonges la Rouge, Porte double bleu éteint sur fond rose & petite porte latérale, Cl. Elisabeth Poulain

Collonges la Rouge, Porte double bleu éteint sur fond rose & petite porte latérale, Cl. Elisabeth Poulain

Arrive la seconde série de trois clichés de situations plus complexes. Il ne s’agit plus de photographier un mur, mais de portes intégrées dans un mur dans plusieurs situations.

. Le cliché Portes « Symphonie en bleu et rose » représente l’angle d’une ruelle qui m’avait réellement tapé dans l’œil, au point que j’ai pris un peu plus de temps pour faire ce cliché, alors que nous étions quelques peu desséchés par la chaleur, nous pauvres Ligériens (habitants de la Loire), habitués à un peu plus de fraîcheur l’été. Sans vent, dans des ruelles exigües, avec beaucoup de monde, je préférais ne pas connaître le chiffre de la température. En plus, il me fallait attendre que les touristes passent, en réalité, ce sont eux qui ont attendu très aimablement, ce dont je les ai remerciés, avec chaleur! 

On voit une porte à double battant qui a gardé des traces de la peinture bleue dont elle était revêtue, surtout sur le vantail droit. Chacun d’entre eux portent des lattes verticales en haut et des lattes horizontales en bas renforcées de gros clous apparents. Une grosse poutre au- dessus repose sur les deux piliers de chaque côté, eux-mêmes aussi différents qu’il est possible de voir. Du côté gauche (à la vue), il y a même une pierre blanche…L’horreur !

A ses côtés, à angle doit, en "cousine pauvre", se tient une petite porte qui est à la fois plus basse, toute en planches horizontales, avec un linteau moins épais, car il ne supporte pas de construction au-dessus, sans belles pierres pour se faire admirer, surtout du côté gauche. Il lui reste un peu de peinture bleue vers le bas, mais il faut bien regarder. A voir la cohabitation des deux portes, on pourrait imaginer, sans certitude aucune et si les deux font partie de la même propriété, la grande pour les maîtres et la seconde pour les domestiques.

Collonges la Rouge-Porte de maison de maître à deux battants  + petite porte intégrée, Cl. Elisabeth Poulain

Collonges la Rouge-Porte de maison de maître à deux battants + petite porte intégrée, Cl. Elisabeth Poulain

. Le cliché Porte noble. Cette fois-ci la grande et belle porte à deux battants s’inscrit sous un porche voûté chapeauté en hauteur d’un toit recourbé aux angles en lauzes. Pour renforcer la majesté de l’ensemble, la hauteur est utilisée pour insérer un motif en triangle de pierre blanche, à valeur symbolique, lui-même renforcé par une bordure en relief de grès rouge. Les murs proprement dits sont en excellent état, même s’il apparait des joints récemment refaits un peu trop blancs. La grande porte elle-même à double battant possède en son milieu une porte simple pour ceux qui viennent à pied. Le bois a perdu toute couleur sans paraître pourtant en mauvais état.

. Le cliché Mur d'enceinte, porche et ruelle . Il y a bien un porche ouvert dans un mur d’enceinte – sans certitude que ce soit cela- qui conduit à une ruelle, avec un effet de contraste très fort entre le soleil et l’’ombre. Vue de l’extérieur, la ruelle mène en direct à une autre ruelle dont on aperçoit une sorte de pilier légèrement saillant entre deux murs de maisons mitoyennes recouvertes de lauzes qui apparaissent franchement bleues ici. Il y a à la fois un effet de perspective, des couleurs étonnamment différenciées de rouge, entre les différentes pierres du mur côté gauche du porche, sous la vigne, du rouge grisé du haut avec des pierres saillantes en haut et des manquantes sur le côté droit, le mur rouge orangé du côté soleil dans la ruelle et le rouge pluriel du fond…Un vrai festival de rouge!  

Nous devions rester plus longtemps, mais je l’avoue sans honte, la chaleur était telle qu’elle nous a fait quitter le camping dès l’ouverture du bureau le lendemain matin, pour rouler toutes fenêtres ouvertes et retrouver un peu de fraîcheur, loin du rouge par trop incandescent…En se promettant de revenir un jour hors saison pour mieux comprendre cette ville si étonnante et attirante…

Collonges la Rouge-Enceinte-porche-ruelle-Couleurs du rouge-Cl. Elisabeth Poulain

Collonges la Rouge-Enceinte-porche-ruelle-Couleurs du rouge-Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Le site de la ville http://www.collonges-la-rouge.fr/  à compléter par le site très intéressant avec de très beaux clichés en noir et blanc  http://www.commune-mairie.fr/photos-monuments-historiques/collonges-la-rouge-19057/  

. L’Office de Tourisme sur http://www.vallee-dordogne.com/la-vallee-de-la-dordogne/les-villages/collonges-la-rouge  . Classée au titre des « plus beaux villages de France » http://www.les-plus-beaux-villages-de-france.org/fr/node/72 , avec de belles photos de Collonges  

. Avec une photo du village vu du ciel sur http://www.lacorreze.com/villages/collonges-la-rouge.htm  

. Des idées de randonnées et de tours en voiture d’une journée à partir de Collonges sur http://www.meyssac.fr/wp-content/uploads/2012/09/MARGUERITE-CIRCUITSRANDO1.pdf  

. Sur Over-Blog, deux sites, avec de belles photos http://onvqf.over-blog.com/2014/05/collonges-la-rouge-village-correze-19-aaa.html  Et en plus, très bien documenté sur http://l-abcd.over-blog.com/article-22310564.html  

. Sur l’histoire du village, http://www.limousin-medieval.com/#!collonges-la-rouge/c11e8  

. Les lauzes, origine gauloise du mot du genre féminin sur http://feuilly.hautetfort.com/archive/2008/09/24/les-lauzes.html

  . Le climat à Collonges la Rouge sur http://www.linternaute.com/ville/collonges-la-rouge/ville-19057/climat  

. La canicule de 1998 sur http://www.ladepeche.fr/article/1998/08/10/409022-canicule-l-enfer-urbain.html#

. Clichés d’approche de la ville ---) wikipedia, vue partielle, Alertomalibu pour le cliché  général ; photos dans la ville ---) Elisabeth Poulain

Voir les commentaires

Fleurs en folie, Les fleurs de la corbeille peintes sur métal, GB

25 Août 2016, 15:09pm

Publié par Elisabeth Poulain

* Fleurs-corbeille peintes sur métal, détails, Cl. Elisabeth Poulain* Fleurs-corbeille peintes sur métal, détails, Cl. Elisabeth Poulain* Fleurs-corbeille peintes sur métal, détails, Cl. Elisabeth Poulain

* Fleurs-corbeille peintes sur métal, détails, Cl. Elisabeth Poulain

C’est une question qui me taraude l’esprit et à laquelle je n’ai pas de réponse : pourquoi avons-nous tant besoin des fleurs et ce, quelle que soit l’époque et pratiquement quel que soit le lieu dans le monde ou la culture ? Je fais tout de suite quelques exceptions, du genre « pas chez les Esquimaux », au temps où ceux-ci vivaient en autarcie, dans les glaces qui alors ne fondaient pas, sans la télévision et sans les fleurs en plastique…

Contrairement à l’habitude, si la consultation du « Dictionnaire des Symboles » à F comme Fleur dans les différentes cultures m’a forcément beaucoup éclairé, elle ne pas permis de répondre à cette question de l’omni-présence actuelle quasiment obligatoire des fleurs dans les logements, dans les jardins, au centre des villes aux endroits les plus valorisés… La fleur vue comme un must mondial où on offrait par exemple un bouquet de fleurs à la femme d’un chef d’Etat, forcément homme, en visite officielle en France à leur arrivée à Orly ! Ou la fleur que les vahinés portaient derrière l’oreille.

On n’en est plus là. Il y a maintenant une véritable uniformisation d’un besoin de fleurs qui va s’exprimer de multiples façons. Et c’est ce  courant  de consommation qui va faire l’objet d’une petite série qui n’aura ni régularité de parution ni programmation stricte. Une façon de laisser un peu de liberté à ces fleurs qui sont partout, comme prisonnières d’un support varié…et surtout durable, avec quelques cerises de couleur blanches rosées, qui débordent du panier. C’est une jolie façon de donner du mouvement.

 Fleurs-corbeille peintes sur métal, Cl. Elisabeth Poulain

Fleurs-corbeille peintes sur métal, Cl. Elisabeth Poulain

La corbeille « anglaise » de fleurs peintes sur une tôle découpée. Disons le franchement, comme elle a vécu à la dure, quand même un peu, elle a perdu de ses couleurs, en gagnant des points de rouille à la place. Ce qui fait qu’x ( ?) années après l’avoir placée dans le jardin, à un endroit pourtant abrité, elle a perdu beaucoup de sa rutilance au profit d’une allure plus « vraie » alors qu’il s’agit bien d’un objet de décoration fait en grande série, voire très grande série vraisemblablement quelque part en Asie. Une quasi-certitude est qu’elle n’est justement pas d’origine anglaise. Elle était vendue dans le nord de la France dans une belle boutique faite pour les touristes étrangers et français devant laquelle on pouvait facilement se garer, avant de rejoindre la Belgique.

Maintenant c’est l’ocre beige qui ressort, avec des beiges qui ont perdu leur rosé. Quelques fleurs rouges ont été recouvertes de rose peut être pour rester dans cette gamme éteinte, avec des feuilles dont le vert s’affaiblit au fil du temps. Cette plaque légèrement incurvée, qui mesure 38 cm sur 36 en diagonales et 33 en hauteur et largeur est légèrement incurvée. Par-dessous, elle possède deux prolongements en métal en bas qu’il est possible de déplier de façon à poser la plaque sur un support. En outre deux trous en bas permettent de la fixer à un mur. La corbeille de fleurs va dorénavant regagner le jardin, mais à un autre endroit. Il faut savoir changer dans la vie !

                                                                            *

Pour suivre le chemin

. Jean Chevalier, Alain Gheerbrant, Dictionnaire des Symboles, Mythes, Rêves, Coutumes, Gestes, Formes, Figures, Couleurs, Nombres, Robert Laffont/Jupiter, Bouquins, p. 447... 

. Clichés Elisabeth Poulain

Fleur-corbeille peinte sur métal, détails, Cl. Elisabeth Poulain

Fleur-corbeille peinte sur métal, détails, Cl. Elisabeth Poulain

Voir les commentaires

La bouteille Coca-Cola, Le bonhomme de neige, Le télescopage du temps

24 Août 2016, 16:07pm

Publié par Elisabeth Poulain

* Coca Cola-Carte postale publicitaire-Bons Voeux-Prague-1996-Cl. Elisabeth Poulain* Coca Cola-Carte postale publicitaire-Bons Voeux-Prague-1996-Cl. Elisabeth Poulain* Coca Cola-Carte postale publicitaire-Bons Voeux-Prague-1996-Cl. Elisabeth Poulain

* Coca Cola-Carte postale publicitaire-Bons Voeux-Prague-1996-Cl. Elisabeth Poulain

En ces temps de forte chaleur, l’idée de boire bien frais semblerait s’imposer d’elle-même. C’est pourtant une très mauvaise idée, pour la santé. J’imagine que tout le monde le sait maintenant sauf beaucoup de dégustateurs de…bière ou de boissons visant directement les jeunes par exemple. Mais il n’y a pas que cette boisson. Il existe aussi des pratiques culturelles où boire froid s’impose comme naturellement.

En remontant aussi dans le temps, boire frais l’été était par exemple considéré comme un véritable « luxe », un terme impropre car on ne le connaissait pas, à la Cour du Roi Louis XIV et plus tard dans la noblesse en France grâce à l’existence de « glacières » creusées dans le sol, où la neige de l’hiver pouvait se conserver pendant une partie de l’été, sous de la paille qui faisait un excellent isolant supplémentaire.  C’était notamment le cas de la glacière du Parc de Lathan en Val de Loire.  

C’était, c’est certainement encore, le cas aux Etats-Unis, le pays qui a inventé en 1895 le premier  réfrigérateur familial. Sa fabrication  est passée au niveau industriel pendant que les pays européens se préparaient sans le savoir à entrer dans la première guerre mondiale. Dans les années 50-60, le réfrigérateur en France devient dans la cuisine un « meuble » d’un nouveau type, avec une fonction nouvelle fabuleuse qui était de prolonger la durée d’utilisation des aliments frais ou déjà cuits et d’avoir toujours sous la main des boissons fraîches.

Coca Cola-Carte postale publicitaire-Bons Voeux-Prague-1996-Cl. Elisabeth Poulain

Coca Cola-Carte postale publicitaire-Bons Voeux-Prague-1996-Cl. Elisabeth Poulain

Coca Cola, la boisson « importée « par les soldats nord-américains lors de leur venue en France en particulier ne pouvait pas être bue, chaude ou à température ambiante. Cala aurait été un quasi-crime de « Lèse Coca-Cola ». Je précise tout de suite que cette locution n’existe pas. Lèse-Majesté par contre oui ! Récapitulons. Il s’agit dans cette introduction de vous parler de boire frais quand il fait chaud.

Maintenant que se passe-t-il l’hiver dans des pays où le froid peut durer plus longtemps qu’en France. C’est le cas par exemple de la Tchéquie, qui ne bénéficie ni de la douceur du Gulf Stream ni de l’air chaud venant du Sud en traversant la Méditerranée. Peut-on alors en hiver boire du Coca Cola l’hiver, quand il fait froid ? Vous l’avez deviné : la réponse est forcément « oui ». !

C’est le bonhomme de neige qui va vous convaincre. Qui mieux que lui pour vous prouver que boire frais quand il fait froid est tout aussi agréable ? Assis tout en blanc sur un banc noir, revêtu de son beau costume d’hiver à trois boutons noirs, avec ses yeux noirs, son nez itou et sa bouche qui a du mal à sourire, il arrive presque à tenir une bouteille de Coca Cola, dont je ne jurerai pas qu’elle est bien ouverte. Passons, il existe bien des miracles en fin d’année…

Coca Cola-Carte postale publicitaire-Bons Voeux-Prague-1996-verso-timbre-Cl. Elisabeth Poulain Coca Cola-Carte postale publicitaire-Bons Voeux-Prague-1996-verso-timbre-Cl. Elisabeth Poulain Coca Cola-Carte postale publicitaire-Bons Voeux-Prague-1996-verso-timbre-Cl. Elisabeth Poulain

Coca Cola-Carte postale publicitaire-Bons Voeux-Prague-1996-verso-timbre-Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Voir ce blog un  bestiaire Coca Cola en abécédaire incomplet sur  http://www.elisabethpoulain.com/article-mini-cas-marketing-coca-cola-son-bestiaire-en-abecedaire-incomplet-114463001.html

. Carte postale publicitaire envoyée à titre de bons vœux pour l’année 1997 de Prague.

. Découvrir le cola local en République tchèque sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Kofola  

. Voir aussi les façons de se nourrir sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Cuisine_tch%C3%A8que  où la bière accompagne les repas.

. A découvrir sur Over-Blog http://episodes-histoire.over-blog.com/2014/06/ces-petites-choses-que-les-gi-s-nous-ont-apportes.html  

. Consulter aussi http://www.huffingtonpost.fr/2015/06/30/canicule-boissons-meilleures-boissons-pires-biere_n_7688724.html  

. Clichés Elisabeth Poulain

Voir les commentaires

RestoBio, Pornic, Manger bon, frais, bio, végétarien si vous le voulez

23 Août 2016, 16:56pm

Publié par Elisabeth Poulain

Pornic, arrivée au vieux port, drapeaux français, Cl. Elisabeth Poulain

Pornic, arrivée au vieux port, drapeaux français, Cl. Elisabeth Poulain

Le titre. Il tient dans les 70 caractères maximum obligatoires, ce qui est déjà un exploit. Il ne peut pourtant être plus complet, ce qui est dommage. C’est donc l’objet de ce billet, vous dire cette fois-ci, sans limitation de caractères pourquoi la décision d’aller déjeuner au Rest’O-Bio de Pornic, sur le plateau a été franchement une bonne idée, pour les membres de notre petit groupe forcément composite en reflet de notre époque. Il y a ceux qui mangent bio, ceux qui sont végétariens et bios ou pas, ceux qui s’adaptent comme les flexitariens, ceux qui sont plutôt portés vers la cuisine traditionnelle…L’intéressant est qu’il n’y a pas de clivage entre les végétariens et les autres. C’est un point important dans les familles ou plus largement les groupes.

Pas de souci au Rest’O-Bio de Pornic, vous avez le choix et cela dans un cadre apaisant où vous voyez le chef cuisiner devant vous, si vous avez envie de le voir. Le cadre joue en effet un grand rôle dans l’accueil du client. Il faut maintenant que je vous explique quand nous y sommes allés et comment nous l’avons découvert.
 

Pornic-Rest'O-Bio-Ville haute sur le plateau-La cuisine-Le Cuisinier-Cl. Elisabeth PoulainPornic-Rest'O-Bio-Ville haute sur le plateau-La cuisine-Le Cuisinier-Cl. Elisabeth Poulain

Pornic-Rest'O-Bio-Ville haute sur le plateau-La cuisine-Le Cuisinier-Cl. Elisabeth Poulain

Le choix du Resto-Bio. Il s’est fait préalablement sur le net en cherchant à « Cuisine végétarienne». On ne peut pas dire qu’on était là par hasard. Nous voulions manger à une table et pas un faire un pique-nique. Il faisait trop beau et trop chaud. Nous voulions à la fois déjeuner sur place, ne pas attendre, manger bon et simplement, des aliments qui ont gardé leur identité, sans sauce cache-misère…et ne pas nous ruiner. Cela fait déjà vraiment beaucoup, surtout au cœur de l’été dans une station balnéaire très fréquentée.

Il s’y ajoute aussi et tout autant l’envie de ne pas être pris dans la grande masse des « Aoûtiens » qui fréquentent et animent en pleine saison cette partie de la Côte atlantique. L’été au sommet de la vague des vacanciers et des touristes, déjeuner relève parfois du parcours du combattant sur la Côte littorale atlantique. Il me souvient ainsi d’avoir beaucoup marché au Croisic un certain mois d’août…

Là à Pornic, nul souci en plus pour garer sa voiture. Le parking est devant le Rest’O-Bio, qui est situé devant le grand magasin BioCoop, c’est dire qu’il y a vrai logique. Après le déjeuner que vous venez de déguster, vous pouvez faire vos courses, en venant - pourquoi pas - de découvrir des nouveaux accords gustatifs entre par exemple des fruits et des légumes…

Pornic-Rest'O-Bio-Vue sur la cuisine, l'assiette, le mur de séparation de la salle, Cl. Elisabeth PoulainPornic-Rest'O-Bio-Vue sur la cuisine, l'assiette, le mur de séparation de la salle, Cl. Elisabeth PoulainPornic-Rest'O-Bio-Vue sur la cuisine, l'assiette, le mur de séparation de la salle, Cl. Elisabeth Poulain

Pornic-Rest'O-Bio-Vue sur la cuisine, l'assiette, le mur de séparation de la salle, Cl. Elisabeth Poulain

Pornic-Rest'O-Bio-Affichages explicatifs divers-Cl. Elisabeth PoulainPornic-Rest'O-Bio-Affichages explicatifs divers-Cl. Elisabeth PoulainPornic-Rest'O-Bio-Affichages explicatifs divers-Cl. Elisabeth Poulain

Pornic-Rest'O-Bio-Affichages explicatifs divers-Cl. Elisabeth Poulain

Notre choix de menu. Nous avons retenu la formule Entrée-Plat-Dessert. Un jus de fruits et légumes nous a permis de commencer le repas par une bouche fraîche, suivi par un composite de carottes râpées, de radis, de purée d’haricots rouges, avec de l’houmous en complément, pour apporter des lipides. Le plat chaud a été une tarte chaude aux tomates, accompagnée d’une coupelle d’épinards aromatisés au curcuma. En dessert, un far aux pommes accompagné d’un coulis de fruits rouges nous permis de terminer ce déjeuner agréable et léger, dans un endroit bien aménagé qui secrète son propre calme…en dégustant une bouteille d’eau minérale Ventadour 1868…A quand une telle formule de restauration dans d’autres BioCoop ?

 

Pour suivre le chemin

. Retrouvez les coordonnées du Rest’O-Bio dans « Les Hameaux Bio », Zone de l’Europe, 1 Rue du Traité de Lisbonne, 44210 Pornic, Tél. 02 40 21 12 40, Ouvert de 09:30–19:15h.

. Le Rest-O-Bio de Pornic, avec les menus du jour http://www.leshameauxbio.fr/rest-o-bio-plats-du-jour/  valables aussi pour celui de Guérande. Vous pourrez également déjeuner avec les producteurs le 26 août prochain…

. Le financement participatif qui a permis la construction et l’ouverture du Rest’O-Bio sur https://fr.ulule.com/resto-bio/comments/

. Voir aussi dans le livret "Se restaurer Boire un verre, Sortir... A table" édité par Pornic, en page 73 la présentation de Rest'O Bio...

. Photos Elisabeth Poulain

Voir les commentaires

Egon Schiele, Peintre, L’arbre, la ville, la maison, le fleuve, 1912-15

22 Août 2016, 17:02pm

Publié par Elisabeth Poulain

*Egon Schiele-L'arbre d'automne dans le vent-1912-wikipedia-Yelkroyade-2012-Leopold-Museum-Wien*Egon Schiele-L'arbre d'automne dans le vent-1912-wikipedia-Yelkroyade-2012-Leopold-Museum-Wien*Egon Schiele-L'arbre d'automne dans le vent-1912-wikipedia-Yelkroyade-2012-Leopold-Museum-Wien

*Egon Schiele-L'arbre d'automne dans le vent-1912-wikipedia-Yelkroyade-2012-Leopold-Museum-Wien

Quelques mots sur le titre. D’abord il faudrait lui adjoindre trois petits points à la fin pour indiquer que ce billet va surtout porter sur ces thèmes, sans surtout occulter pour autant la personnalité et un éclairage sur le parcours de vie de ce très grand peintre autrichien. D’Egon Schiele, on connait surtout ce que j’appelle ses «corps en souffrance», son audace picturale qui le fit haïr d’une bonne partie de l’intelligentsia européenne et sa vie de souffrance si dramatiquement courte. Son décès du fait de la grippe espagnole à l’âge de 28 ans, le 31 octobre 1918, suivit de quelques semaines celui de sa jeune femme qui attendait leur premier enfant.

Ces évènements dramatiques sublimés en créations d’art, visibles sur ses peintures, ne firent que renforcer une vision négative portée sur ce grand artiste, ou du moins une volonté certaine d’occultation, que n’a pas connue par exemple Klimt, un grand peintre qu’admirait Egon Schiele. Comme si ce dernier avait lui-même attiré en lui la malédiction qu’attise la souffrance érigée en art, avant même la guerre de 1914-1918. La population civile avait en effet profondément souffert de la disette qui s’est transformée en famine, ce dont témoigne par exemple l’auto-portrait que le peintre réalisa vers la fin de sa courte vie.

Parler d’art même dans des périodes difficiles est une chose, parler de la souffrance de tout un peuple  affamé en est une autre. Parler de sexe et d’audace dans la représentation des corps est plus que possible. Ce qui  fait scandale attire tout autant, encore plus.

Egon Schiele-L'arbre d'automne dans le vent-1912-wikipedia-Yelkroyade-2012-Leopold-Museum-Wien

Egon Schiele-L'arbre d'automne dans le vent-1912-wikipedia-Yelkroyade-2012-Leopold-Museum-Wien

C’est aussi pourquoi je voudrais montrer une autre dimension des œuvres peintes d’Egon Schiele en me limitant à ces trois années, 1912, 1913, 1915 et rien sur 1914, l’année de la déclaration de la guerre, au moins dans ce qui peut être facilement accessible. En parallèle avec ses auto-portraits dès 1905 à la suite de la mort de son père, Egon Schiele travailla aussi des éléments de ce qu’il voyait en association intime avec la couleur traitée de la façon la plus fluide et fine qui soit. Peut-être étaient-ce des exercices pour voir s’il pouvait arriver à rendre une émotion, une expression, des essais de couleur pour témoigner d’un instant très court où ce que voit le le peintre ou de ce qu'il ressent …

Dans les années précédant la Grande Guerre, peuvent en témoigner sur une période très courte de 1912 à 1915 un arbre seul, un paysage de ville et une façade au bord de l’eau du fleuve, dont on peut supposer qu’il s’agit du Danube. Le peintre est en effet né à Krems an der Donau dans le nord du pays.

                                                                         *

. L’arbre d’automne dans le vent (1912). Il est absolument seul dans un paysage mouillé dont il fait intégralement partie au point quasiment de disparaître, de perdre toute identité. Plus encore, son titre figuratif agit en contradiction de ce que voit l’œil. Si le Ier semble clair, le rendu de la peinture à l’huile rend compte d’une absorption de la figure de l’arbre dans une mouillure jaunâtre, très dérangeante. L’impression est tellement étonnante qu’on se surprend à lire le titre présenté en anglais « Autumn Tree in stirred Air. (WinterTree)».

Pour plus de facilité de lecture, voici la traduction de stirred air, c’est de l’air contaminé. Une autre piste d’éclaircissement pourrait venir du type de peinture. Il s’agit d’une huile sur toile et crayon gras. C’est très curieux, on dirait une aquarelle où l’eau serait remplacée par de l’huile, avec des lignes soulignées au fusain. C’est franchement dérangeant et si intriguant qu’on se surprend à plonger dedans. Peut être certains trouveront-ils des éclaircissements dans le site du Musée Léopold de Vienne, qui détient une très belle collection des œuvres de l’artiste.

Egon Schiele-Stein sur le Danube-1913-wikipedia-Yelkroyade-2012-Leopold-Museum-Wien-

Egon Schiele-Stein sur le Danube-1913-wikipedia-Yelkroyade-2012-Leopold-Museum-Wien-

. « Stein sur le Danube II » (1913). Cette fois-ci le peintre a choisi toujours en travaillant l’huile de rendre l’atmosphère qui règne dans sa ville natale de Stein – la pierre en allemand - sur le Danube. Aujourd’hui cette ville a pris le nom de « Krems an der Donau ». On y voit une composition très maîtrisée, où la ville occupe le premier plan, contrairement à beaucoup de peintures où les habitations sont vues de l’autre rive. Imaginez qu’un drone ait pu saisir le cœur d’une ville, il aurait fait moins bien que cette projection mentale traduite en une huile fine. Là aussi la palette des couleurs joue sur la gamme des jaunes-ocres, des beiges dotés d’une pointe de jaune, des gris légers un tantinet jaunis… L’eau du fleuve charrie des trainées de gris pour donner le mouvement et le clocher de l’église, qui coupe la toile en deux, oblige l’œil à chercher la rive de l’autre côté. 

                                                                                *

. « Façade sur la rivière » (1915) est une composition que vous ne pourrez pas oublier pas une fois que l’aurez vue. Il y a à la fois, une structure élaborée de plusieurs façades imbriquées les unes dans les autres. Nous sommes alors franchement au bord de l’eau, qui coule par devant, en prolongeant les façades par les reflets de l’eau, des couleurs majoritaires dont la gamme s’élargit du jaune, au brun au noir, sans l’aspect dérangeant dont j’ai parlé dans l’Arbre d’automne. C'est le coeur chaud et clair des gens qui habitent là. Comme une source profonde de chaleur humaine, qui témoigne en signe d'espoir avec ce linge de couleurs vives qui sèche sur un fond blanc crème absolument pas uniforme. C'est l'espoir qui permet de tenir en cette seconde année de la guerre...

Egon Schiele-Façade sur le Danube-1915-wikipedia-Yelkroyade-2012-Leopold-Museum-Wien-

Egon Schiele-Façade sur le Danube-1915-wikipedia-Yelkroyade-2012-Leopold-Museum-Wien-

Pour suivre le chemin.

. Egon Schiele sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Egon_Schiele

. Le Musée de Vienne http://www.leopoldmuseum.org/en/exhibitions/48/egon-schiele

. Photos de œuvres peintes citées dans wikipedia, Egon Schiele

. Pour “L’arbre d’automne dans le vent 1912”, voir dans wikipedia dans l’entrée Egon Schiele » “Automn Tree in Stirred Air (Winter Tree)

. Egon Schiele, 1912. Oil and soft pencil on canvas. Leopold Museum, Wien. Inv.Nr 449Automn Tree in Stirred Air (Winter Tree). Egon Schiele, 1912. Oil and soft pencil on canvas. Leopold Museum, Wien. Inv.Nr 449 ».

. Krems an der Donau, qui a réuni en une ville unique, trois villes, Krems dont il a été question, plus Stein cité également et Und - « et » en traduction de l’allemand en français- à voir dans wikipedia, https://fr.wikipedia.org/wiki/Krems_an_der_Donau  , où l’auteur du texte paru dans wikipedia cite un peintre du Baroque tardif autrichien, Martin Johann Schmidt, en montrant seulement l’huile d’Egon Schiele sur Stein, sans aucun autre commentaire concernant le peintre. Krems est jumelée en France avec Beaune.

. La situation alimentaire de la population de l’Autriche-Hongrie à la fin de la guerre de 1914-1918 à voir brièvement citée dans le dossier de wikipedia sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Autriche-Hongrie_dans_la_Premi%C3%A8re_Guerre_mondiale

. Photos Yelkrokoyade 2012, via wikipedia entrée "Egon Schiele"

Voir les commentaires

La Pièce sous le bras, une étiquette de JF Aubert, un vin de l’Hérault

18 Août 2016, 16:56pm

Publié par Elisabeth Poulain

La Pièce sous le bras 2005, Vin de pays de l'Hérault, Etiquette J F Auber, Cl. Elisabeth Poulain

La Pièce sous le bras 2005, Vin de pays de l'Hérault, Etiquette J F Auber, Cl. Elisabeth Poulain

C’est vraiment un billet qui va se limiter ou presque à vous montrer une bouteille vide –je précise – dont nous avons bu le vin, sans en avoir gardé de souvenir particulier. Il est vrai aussi que j’avais acheté la bouteille pour son étiquette, qui m’avait tapé dans l’œil. Elle avait vraiment si bien accroché mon regard  que 10 ans après, je vais enfin réussir à dire bye-bye à la bouteille vide que j’ai gardée depuis.  Il était temps, me direz-vous. C’est tout à fait vrai, surtout qu’elles –les bouteilles vides- dont je vais parler un jour sont tout près de mon bureau. Elles sont un reproche constant…  

Mais d’abord et quand même, quelques mots sur ce vin de négociants, qui titrait 13,5% d’alcool. Il s’agissait d’un vin de pays de l’Hérault 2005, composé à partir de Syrah à 50%, Cabernet Sauvignon 30%, Merlot 15% et Cinsault  5%, mis en bouteille par M.V. à F34290, France pour T.L Négociants à F84160.  J’emploie le  passé, car je n’ai trouvé aucune information directe ou indirecte. Rien non plus l’artiste J F Auber qui a réalisé le dessin ni sur les concepteurs de l’étiquette « Plumelle et Laurent 022 ».

La Pièce sous le bras 2005, Vin de pays de l'Hérault, étiquette, J.F.Auber, Cl. Elisabeth Poulain

La Pièce sous le bras 2005, Vin de pays de l'Hérault, étiquette, J.F.Auber, Cl. Elisabeth Poulain

Quoi qu’il en soit, ce dessin aux allures cubistes est franchement réussi dans sa composition, avec ses lignes raides presque toutes obliques du côté droit de l’étiquette, avec le rond du tonneau à gauche dont l’arrondi est renforcé par le bras à angle droit du vigneron, qui le porte plein sans souci. Pour équilibrer le poids du tonneau, l’intitulé du vin « La pièce sous le bras » figure en gros caractères noirs verticaux orientés vers le haut sur fond blanc.

Le jeu des trois couleurs choisies pour le dessin est remarquable. Le fond est un brun ocre-roux noirci, qui fait ressortir l’ocre clair qui est la couleur dominante retenu pour toute la composition hors le blanc. Cette dernière couleur a été utilisée avec parcimonie surtout pour les lignes verticales du côté droit (à la vue), avec quelques traits horizontaux pour le visage et des parties du vêtement.

La tête est en elle-même une réussite. Regardez bien l’étiquette et vous pourrez comprendre pourquoi la tête ne semble pas finie du côté gauche (à la vue). Ce sera aussi plus facile si vous tournez la bouteille pour voir la contre-étiquette. Ce que je fais pour vous avec une photo. Regardez bien la tête du vigneron qui porte la barrique « La pièce sous le bras »: le J constitue le nez, le F l’œil et le tout forme une sorte de A, peut-être moins repérable. Et maintenan bye, bye l'Homme au petit tonneau...

Pour suivre le chemin: Clichés Elisabeth Poulain

La Pièce sous le bras 2005, Vin de pays de l'Hérault, contre-étiquette, J.F.Auber, Cl. Elisabeth Poulain

La Pièce sous le bras 2005, Vin de pays de l'Hérault, contre-étiquette, J.F.Auber, Cl. Elisabeth Poulain

Voir les commentaires

Supporter > Le pack des cigarettes en confiserie Krakatoa, Coronation

17 Août 2016, 14:22pm

Publié par Elisabeth Poulain

*Carton d'accrochage de Supporter, paquets de cigarettes confiserie fantaisie, Cl. Elisabeth Poulain

*Carton d'accrochage de Supporter, paquets de cigarettes confiserie fantaisie, Cl. Elisabeth Poulain

Explication du titre. Voici un nouvel exemple datant d’avant le passage à l’an 2000 de l’art de vendre aux enfants un ensemble à fumer, en précisant tout de suite qu’une telle présentation ne serait actuellement absolument plus autorisée. Elle serait interdite du fait qu’elle serait perçue comme une incitation à fumer.

Vous dire quand et où j’ai acheté cet ensemble « Fumeur », je n’en ai vraiment plus le souvenir. Par contre la raison pour laquelle je l’ai achetée est claire. Il s’agissait de montrer à des étudiants de 5è année d’école d’Ingénieurs jusqu’où pouvaient aller le packaging et globalement la communication pour vendre du chocolat à des enfants. Autant déjà à l’époque, cela m’avait choqué, autant les étudiants avaient trouvé ça « marrant ».

Les seules indications précises concernant l’entreprise tiennent en une ligne sur la pochette extérieure « Supporter, Service Consommateurs, BP 27, 17800 Pons, France » au verso du carton orné d’un dessin de robot à tête de renard souriant et volant qui fait face, avec son épée magique, à des monstres qui font vraiment peur. C’est réussi mais pas signé. Il faut ouvrir le sac transparent en cellophane pour trouver le nom et l’adresse du fabricant « Made in France by Ferton France, 51230 Fère Champenoise », une entreprise d’entreposage et de stockage actuellement.

Sachet, Supporter, paquets de cigarettes confiserie fantaisie, Cl. Elisabeth Poulain

Sachet, Supporter, paquets de cigarettes confiserie fantaisie, Cl. Elisabeth Poulain

Les deux paquets de cigarettes contiennent 10 cigarettes de « confiserie fantaisie, succédanée de chocolat », qui sent encore vaguement l’odeur sucrée du chocolat de couleur « chocolat », plus pour Coronation, le paquet de couleur bleu, moins d’ailleurs pour Krakatoa, le paquet blanc et rouge. Par contre les cigarettes visibles dans la pochette cellophane remplies d’une confiserie blanche, dont le niveau de remplissage a beaucoup baissé, n’ont plus d’odeur.

Outre les deux paquets et les 16 cigarettes « blanches », l’ensemble « Fumeur » est doté d’un briquet évidemment factice et d’une espèce de porte-cigarette d’un beau plastique jaune qui n’a évidemment aucun sens. Au moins pour moi…à part le mettre dans la bouche. Une pratique dangereuse…

Voici pour finir, voici une analyse détaillée du contenu du type « archéologie du sucré du quotidien d’avant le passage à l’an 2000»,

. pour Coronation, la confiserie est à base de « sucre, graisse végétale hydrogénée, lactosérum, cacao en poudre, émulsifiant lécithine, arôme vanilline »,

. pour Krakatoa, la confiserie est à base de « sucre, graisse végétale hydrogénée, lactosérum, cacao en poudre, émulsifiant lécithine, arôme « vanilline ».

Comme vous pouvez le voir, seuls la dénomination et le packaging différencient les deux paquets…Le drôle est que j’ai cru sentir une faible odeur de chocolat dans le paquet bleu Coronation et franchement une très lointaine senteur pour Krakatoa. Comme quoi, la vue modifie la perception d’une odeur…Intéressant !

Sachet intérieur, Supporter, paquets de cigarettes confiserie fantaisie, Cl. Elisabeth Poulain

Sachet intérieur, Supporter, paquets de cigarettes confiserie fantaisie, Cl. Elisabeth Poulain

Voir les commentaires

Collection Emmaüs > La Dame en noir aux cheveux rouges dans la ville

16 Août 2016, 15:40pm

Publié par Elisabeth Poulain

*Peinture-La dame en noir aux cheveux rouges dans la ville-Coll. Emmaüs. Cl. Elisabeth Poulain*Peinture-La dame en noir aux cheveux rouges dans la ville-Coll. Emmaüs. Cl. Elisabeth Poulain

*Peinture-La dame en noir aux cheveux rouges dans la ville-Coll. Emmaüs. Cl. Elisabeth Poulain

C’est un drôle de tableau, attirant et dérangeant à la fois. Un de ceux qu’on achète chez Emmaüs, sans se poser de question, parce qu’il a quelque chose qu’on ne saurait définir et un des rares également qu’on range aussitôt quelque part en l’oubliant. Et puis un jour, on le retrouve, tel en lui-même, aussi bizarre qu’il était. C’est alors vous qui vous demandez ce qu’a voulu exprimer le peintre.

Commençons donc pour une fois par la signature. Le tableau est orné en bas à droite d’un D.S. 1998. Pour la date, ça va. DS sont vraisemblablement les initiales de l’artiste. Peut-être aussi un jeu de lettres portant sur « Déesse ». Nul ne le saura, hors celle ou celui  qui a réalisé cette œuvre.  L’intéressant porte plutôt sur la position de la signature. Elle est placée en oblique tout en bas à droite, dans le sens de la fuite hors du tableau, en sortant du cadre, parce qu’on lit de droite à gauche.

Imaginons que les deux lettres et l’année - DS 1998 - aient figuré dans l’autre sens. En suivant cette ligne, l’œil serait arrivé au point focal du tableau, à un centre qui n’y est pas placé, mais d’où partent des lignes, avec une première séparation entre le bas et le haut. En bas, on distingue en arrière-plan un quadrilatère irrégulier, que j’appelle  la prairie, dont les deux lignes visibles ne sont ni horizontale ni verticale.

C’est là que se tient en un fort premier plan la dame entièrement revêtue d’une  robe noir, qui laisse seulement voir ses mains qu’elle cache dans ses poches. Le découpé du haut montre un cou très mince et haut qui porte une tête sans visage et aux cheveux franchement rouges, comme un casque vermillon, qui ressort sur un halo d’or par derrière. Sa peau, celle du visage et celles des mains, tire également sur le rouge cette fois-ci beaucoup plus clair.

Peinture-La dame en noir aux cheveux rouges dans la ville-Coll. Emmaüs. Cl. Elisabeth Poulain

Peinture-La dame en noir aux cheveux rouges dans la ville-Coll. Emmaüs. Cl. Elisabeth Poulain

C’est son corps noir qui me dérange en réalité. Chez elle, tout est bizarre : la taille étranglée, les épaules désajustées, la longueur des bras et ce drôle de corps qui file vers le bas, avec des hanches très basses, l’une arrondie, celle qu’on voit vers la droite et l’autre qui n’a rien de symétrique. Que veut-elle exprimer? On l’ignore.

De son épaule gauche, en contre champ vers l’arrière, surgissent trois formes humaines. Le premier petit homme assez proche est comme tassé sur lui-même, les bras collés à lui, en couleur verte brouillée de rouge. Deux autres se distinguent dans ce qui est le cœur du tableau, à la hauteur de la tête de la Dame en noir. Ils sont flous, avec une seule jambe pour celui de droite.

C’est ce drôle de couple en grisé-vert bordé de rouge qui délimite les trois séquences du tableau, avec dans le sens des aiguilles d’une montre la prairie verte en bas, la ville en haut et le champ jaune verdi vers le haut sur la droite. C’est là que se tiennent deux hommes aux chapeaux noirs. Le premier se tient droit, le corps semble-t-il tourné vers la Dame en noir, avec son bras droit si maigre, l’autre collé au corps. Le second, sans bras clairement visible, donne l’impression de vouloir partir sur ses deux jambes vers la droite. La scène ne le concerne pas.

La ville orange-rouge domine la scène. Sa composition est franchement complexe, entre des façades coupées, des imbrications de bâtiments les uns dans les autres de façon à ne pas avoir devant soi un mur qui se présente de face. Les toits plus ou moins pentus sont d’un rouge ocre plus foncé.

On arrive alors à ces deux panneaux verticaux de couleur turquoise, qui donnent beaucoup d’élan dynamique à la composition. La couleur en elle-même tonifie le reste et heureusement neutralise en grande partie, le vert mousse jauni d’en bas.

Il reste deux éléments étranges, des sortes d’agrafes- à vous citer pour lier le haut et le bas et faire tenir le tout ensemble. Il s’agit d’abord de de cet arc-en-ciel tronqué et limité à deux couleurs, un trait arrondi rouge doublé d’un trait vert, un autre vert que le turquoise, au-dessus de la tête de la Dame. Et d’un long trait jaune fort sur la gauche, qui se noie dans le vert…

Bizarre, vous avez dit bizarre, oui, c’est franchement bizarre. Et pour finir, c'est la ville que je préfère.

*Peinture-La dame en noir aux cheveux rouges dans la ville-Coll. Emmaüs. Cl. Elisabeth Poulain*Peinture-La dame en noir aux cheveux rouges dans la ville-Coll. Emmaüs. Cl. Elisabeth Poulain

*Peinture-La dame en noir aux cheveux rouges dans la ville-Coll. Emmaüs. Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Une œuvre achetée dans un Centre Emmaüs, quelque part en France, il y a quelques années.

. Pour la France, voir http://emmaus-france.org/  

. Hors de France, trouver la liste des 350 associations dans 37 pays http://www.emmaus-international.org/fr/?gclid=CIv0_8ygxs4CFVXnGwodDDUHAA  

. L’essentiel à connaître sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Emma%C3%BCs_France  

. Clichés Elisabeth Poulain, avec * quand il s'agit d'un extrait.  

Voir les commentaires

Angers, L’ancien Couvent de la Baumette, rivière Maine, rive gauche

8 Août 2016, 16:49pm

Publié par Elisabeth Poulain

*Vue sur le Couvent de la Baumette, rive gauche de la Maine, de l'autre rive, Cl. Elisabeth Poulain

*Vue sur le Couvent de la Baumette, rive gauche de la Maine, de l'autre rive, Cl. Elisabeth Poulain

C’est un des endroits les plus fascinants de l’Anjou. C’est aussi le plus surprenant et le plus mystérieux. Je vais tenter de vous expliquer pourquoi, en commençant non pas par remonter le temps, comme il  serait logique dès lors qu’on parle d’un « ancien couvent », mais par le site lui-même. D’ailleurs à partir de cette courte introduction, je n’utiliserai plus le terme d’ancien.

L’emplacement du Couvent de la Baumette. Il est en lui-même déjà une des clés de sa notoriété et de son mystère. Et déjà d’abord, il me faut me référer à un autre monument qui est encore plus que connu à Angers,  à savoir le « Château d’Angers ». Excusez du peu ! Ils ont en commun, tous deux, d’être situé pour le plus important d’entre eux, à savoir le château en amont à 43 mètres d’altitude et le second à 30 mètres et tous deux être l’œuvre du Bon Roi René d’Anjou (1409-1480). 

Vues sur la Maine prises en rive droite, vers l'amont, vers l'aval, Cl. Elisabeth PoulainVues sur la Maine prises en rive droite, vers l'amont, vers l'aval, Cl. Elisabeth Poulain

Vues sur la Maine prises en rive droite, vers l'amont, vers l'aval, Cl. Elisabeth Poulain

Tous deux également ont en commun d’être ancrés en rive gauche de la Maine, le cours d’eau le plus singulier de France, car il est très court (11kms) et n’a pas de source. La Maine est en effet formée par la réunion de trois rivières, la Mayenne, la Sarthe et le Loir. Ils sont distants de moins de 4kms. Leur second point commun est que ces monuments historiques sont ancrés dans des lieux à forte connotation symbolique. Le château témoigne du pouvoir militaire et politique du Bon Roi René.

Le couvent symbolise du désir profond du Roi René de célébrer l’existence de Dieu en y faisant retraite. La Baumette ayant pris cette dénomination en hommage à la grotte de la Sainte-Baume en Provence. Dans un cas, on s’enfonce dans la pierre de la terre, pour se retrouver plus profondément soi avec soi, dans l’autre sont érigés en élévation une chapelle et des bâtiments conventuels. Le premier avec ses 17 grosses tours est là pour se protéger et protéger la place en faisant la guerre, le second en se retirant du monde pour y trouver la paix intérieur.

L’autre point commun est qu’ils sont surtout visibles de l’autre rive, la rive droite de la Maine. Pour l’un, le plus gros et le plus en amont, il y a bien une allée arborée en bas de la roche, des tours et des hauts remparts qui les lient. Il s’agit du château. Pour le second, il est certes possible d’apercevoir les murs du couvent en bordure de la rivière sans aucune maison proche et situé en hauteur. Mais voir des murs ne suffit pas à comprendre.

Vues sur la Maine, de l'autre rive vers le Couvent & à  partir du Couvent de la Baumette, Cl. Elisabeth Poulain Vues sur la Maine, de l'autre rive vers le Couvent & à  partir du Couvent de la Baumette, Cl. Elisabeth Poulain
Vues sur la Maine, de l'autre rive vers le Couvent & à  partir du Couvent de la Baumette, Cl. Elisabeth Poulain Vues sur la Maine, de l'autre rive vers le Couvent & à  partir du Couvent de la Baumette, Cl. Elisabeth Poulain

Vues sur la Maine, de l'autre rive vers le Couvent & à partir du Couvent de la Baumette, Cl. Elisabeth Poulain

Autant le premier site, le château, est compréhensible dans toutes les cultures du monde avec ses grosses tours défensives, autant le second est difficile à interpréter même vue de l’autre côté de la rivière. De loin, on distingue plusieurs bâtiments sans pouvoir les interpréter vraiment. On pense seulement que les gens qui habitent-là ont vraiment de la chance. Outre la roche et la pierre, tout n’est que verdure pour la partie « terre » située en rive cette gauche et « eau calme » pour la rivière Maine, qui ressemble là à un grand lac d’eau douce.

C’est ici que voguent avec grand plaisir trois jeunes canards plein d’énergie, un petit bateau à voile près du bord, au bas du couvent, là où se garent les voitures des pêcheurs généralement nombreux à cet endroit, accessible par une petite route. Cela a été une grande surprise pour moi, placée sur l’estacade qui venait tout juste d’être rénovée.

Et nous sommes à Angers, « en pleine ville » juste avant que ne commence Sainte-Gemme sur Loire, la commune voisine, en descendant la Maine, la plus petite rivière de France, jusqu’à sa confluence avec la Loire, le plus grand fleuve de France. Imaginez, on part de la Provence, d’un coup d’aile on est en Anjou et votre imagination s’envole dans un cadre exceptionnel…sans oublier le voyage dans le temps. Le couvent a été édifié en 1456.

Angers, Rive gauche, vue aval sur la Maine, vue sur Château Angers, Cl. Elisabeth PoulainAngers, Rive gauche, vue aval sur la Maine, vue sur Château Angers, Cl. Elisabeth Poulain

Angers, Rive gauche, vue aval sur la Maine, vue sur Château Angers, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Clichés Elisabeth Poulain, le signe * qui précède le titre de la photo signifie qu'il s'agit d'un extrait.    

. La carte d’Angers sur https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Map_Angers.jpg  d’Open Street M , contributeur XIII TOKYO   

. Voir la carte hyper-intéressante sur l’altitude du Couvent de la Baumette comparée à celle du Château d’Angers http://fr-fr.topographic-map.com/places/La-Baumette-2940407/  

. Le Couvent de la Baumette, vu de la rive gauche, en bas https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/12/Le_couvent_de_la_Baumette_vu_depuis _la_berge_de_la_Maine _-_Angers _-_20090919.jpg  

. Lire l’excellent article de Sylvain Bertholdi, Conservateur des Archives d’Angers, dans « Vivre à Angers, Découvrir Angers, Histoire d’Angers » janvier 2010 sur http://www.angersloiretourisme.com/fr/decouvrir/lieux-de-visites/ancien-couvent-de-la-baumette  

. Consulter aussi le site de la Famille, propriétaire du Couvent de la Baumette, sur http://labaumette.free.fr/index.php/description?tmpl=component&print=1&limit=3&format=feed&type=atom  

. Le Château d’Angers sur http://www.angers.fr/vie-pratique/culture/la-politique-culturelle/angers-ville-d-art-et-d-histoire/ressources/fiches-patrimoine/laissez-vous-conter-le-chateau/  

. Toujours le Château d’Angers sur wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_d%27Angers  

Voir les commentaires

Lucifer > L’attrape-souris d’enfer > Photo

5 Août 2016, 14:37pm

Publié par Elisabeth Poulain

Souricière "Lucifer" 1980, Cl. Elisabeth Poulain

Souricière "Lucifer" 1980, Cl. Elisabeth Poulain

Rassurez-vous. C’est un piège à souris qui n’a jamais servi. Je l’ai acheté au début des années 1980, après avoir constaté, au retour des vacances, des traces parfaitement repérables de ces petits mammifères malins dans un placard creusé dans un mur. Par où étaient-ils passés ? Impossible de le savoir malgré des investigations dignes des meilleurs limiers. Sherlock Holmes n’aurait pas fait mieux, c’est du moins ainsi que nous nous sommes rassurés.

Notre réaction a alors été d’acheter un piège à souris. Au cas où ? Sait-on jamais ! Celui que je vous présente n’a jamais servi. Il n’a donc vu aucune trace de fromage, ni autre aliment appétent pour ces fins petits gourmets à quatre pattes. La droguerie du petit village surplombant la Loire, qui pourtant n’avait pas une offre large, en possédait. Il y en avait même une dans la petite vitrine. Cela a été notre première surprise d’ex-Parisiens. Il s’en produisait donc encore. Cela nous avait semblé incroyable.
 

Souricière "Lucifer" t980, tête-bêche, Cl. Elisabeth PoulainSouricière "Lucifer" t980, tête-bêche, Cl. Elisabeth Poulain

Souricière "Lucifer" t980, tête-bêche, Cl. Elisabeth Poulain

La seconde surprise a été de voir le nom de la marque. Nous avons à nouveau éclaté de rire. Vous le devinez aisément avec la photo, Il s’agit de LUCIFER, qui pour nous Européens a une forte tendance à incarner le diable pour beaucoup et l’Ange déchu pour ceux qui s’y connaissent en cosmogonie chrétienne. Mais comme toujours les choses sont beaucoup plus compliquées, parce que Lucifer est associé à Vénus par exemple par les Romains pour qui Lucifer - Porteur de Lumière – désigne l’étoile du matin ainsi que la planète Vénus.

A bien regarder la peinture de Breughel l’Ancien qui date de 1526, « La chute des Anges rebelles », je suis presque sûre qu’il y a bien une petite souris cachée , même si on ne la voit pas, dans cet amas d’animaux à vous faire frissonner de peur et vraiment. Des rats, j’en suis quasiment certaine, car ils peuvent transmettre la peste...

PIeter Breughel l'Ancien, La chute des Anges rebelles, 1562, extrait Cl. Elisabeth Poulain

PIeter Breughel l'Ancien, La chute des Anges rebelles, 1562, extrait Cl. Elisabeth Poulain

Comme vous le voyez, les petites souris du Val de Loire nous emmènent bien loin dans la passé, dans l’espace et dans notre vaste monde, notamment en Chine qui est un gros exportateur de souricières, mais cette fois-ci en plastique et pas en précieux bois de hêtre, comme c’est le cas avec « Lucifer »… !

                                                                         *

Pour suivre le chemin

. Retrouver les produits à acheter en direct de Masy, l’entreprise située à Nouvion le Comte dans le département de l’Aisne, qui occupe 80% de parts de marché sur ce produit en France et qui a élargi sa gamme aux outils de jardin et aux éléments de l'art de vivre au jardin à prendre au sens large, http://urtica.fr/7_masy-lucifer  

. Lire aussi un bon article ancien des Echos d’Yves-Marie Lucot, sur l’attrape-souris Lucifer, la production des Frères Masy, près d’Amiens dans le Nord de la France, une entreprise familiale qui exportait en 2003 plus de 10% de sa production en Belgique, en Suisse, en Angleterre et au Canada, sur http://www.lesechos.fr/16/12/2003/LesEchos/19053-108-ECH_les-freres-masy-perpetuent-la-tapette-lucifer.htm  

. La tapette est vendue aujourd’hui sur le net au coût incroyable de 0,80 E (et 3 E d’envoi postal) sur http://www.droguerie-jary.com/fr/insecticide-repulsif/raticide-souricide/vente-tapette-a-souris-lucifer-masy.html  

. Photos Elisabeth Poulain et le contributeur de Wikipedia pour l’œuvre de Pieter Breughel l’Ancien, avec à la fin une photo d'une petite souris victime d'un jeune chat et que j'ai vu et pu photographier juste après avoir terminé ce billet sur les souricières. Une photo en forme de post-scriptum; c'est étonnant quand même: je ne peux pas dire que j'ai vu au cours de ma vie beaucoup de souris vivantes ou mortes...! 

Souris attrapée par un chat, Cl. Elisabeth Poulain

Souris attrapée par un chat, Cl. Elisabeth Poulain

Voir les commentaires

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 > >>