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Le Blog d'Elisabeth Poulain

Une couleur, le rouge en ville et dans le jardin, en trois photos

13 Octobre 2017, 15:13pm

Publié par Elisabeth Poulain

Feuille rouge, devant une paire de chaussures rouges, Cl. Elisabeth PoulainFeuille rouge, devant une paire de chaussures rouges, Cl. Elisabeth Poulain

Feuille rouge, devant une paire de chaussures rouges, Cl. Elisabeth Poulain

C’est vraiment une toute petite histoire, qui commence par une belle feuille rouge qui venait juste de tomber à terre, devant une paire de chaussures rouges dans un centre des impôts.  

Ces chaussures passent ensuite à vélo devant un magnifique bus rouge garé dans un parking spécial bus, dont les touristes venaient de partir admirer le château que l’on ne voit pas, en arrière du bus sur la gauche.

Pour finir ensuite par faire un tour dans un jardin où éclate de couleurs rouges un arbuste dont l’auteur de ces quelques lignes pense qu’il s’agit d’un « fusain ailé »  dont elle admire chaque automne ce rouge fabuleux, éclatant en différentes teintes selon les rayons du soleil…   

Suivez le rouge et attendez demain, pour un autre rouge, à écrire au pluriel !

. Clichés Elisabeth Poulain

Bus rouge garé en attente de ses touristes partis visiter le château, Cl. Elisabeth Poulain

Bus rouge garé en attente de ses touristes partis visiter le château, Cl. Elisabeth Poulain

Fusain en flamboyance à l'automne, Cl. Elisabeth PoulainFusain en flamboyance à l'automne, Cl. Elisabeth Poulain

Fusain en flamboyance à l'automne, Cl. Elisabeth Poulain

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Mam’zelle La Tyrolienne & M’sieur Tricotin vous donnent le bonjour

8 Octobre 2017, 17:23pm

Publié par Elisabeth Poulain

Mam'zelle la Tyrolienne, un pantin du Tyrol, Cl. Elisabeth PoulainMam'zelle la Tyrolienne, un pantin du Tyrol, Cl. Elisabeth Poulain

Mam'zelle la Tyrolienne, un pantin du Tyrol, Cl. Elisabeth Poulain

Et d’abord Mam’zelle La Tyrolienne. Elle est franchement très mignonne, bien qu’en assez mauvais état dès lors qu’on lui demande de bouger jambes et bras. Il y a quelques semaines encore, elle  n’avait qu’une de ses jambes de bloquée ; maintenant, ce n’est plus ça. Mam’zelle est pourtant brave et mignonne. On ne lui donnerait pas son âge quand elle reste au repos, tout en faisant le grand écart. Elle a quand même presque ses 60 ans. Elle est née dans son Tyrol natal. Il faut dire qu’enfermée et bien calée dans un carton, elle ne s’est pas beaucoup dépensée entretemps. Chacun sait aussi pourtant que l’ankylose n’est guère recommandée.

Son allure. Elle mesure près de 17 cm, sans compter le petit anneau qui est fiché dans sa tête pour pouvoir l’accrocher. Son visage rond est charmant, avec ses petits yeux rieurs qui regardent vers la gauche, ses sourcils bien tracés en arc de cercle au- dessus, un petit nez  rond et rouge, avec un seul petit trou au milieu pour pouvoir respirer, des bonnes joues rouges et un joli sourire. Elle a des cheveux longs et noirs bien lissés sur son crâne, rassemblés en forme de coque sur ses oreilles.

Elle porte avec fierté sa Dirndl Kleid, le costume typique des Tyroliennes dont il existait de nombreuses versions, selon les villages… En allant du cou aux chaussettes, on  distingue son chemisier blanc à manches courtes, son corset rouge bien serré  avec des lacets bleus, du même bleu que le ruban qui forme le pourtour du corset ainsi que de sa jupe bleue, avec du jaune et du rouge, bien serrée à la taille par un charmant tablier blanc qui se termine par de la dentelle en bas. Pour ses jambes des chaussettes blanches avec des chaussures  presque noires.   

Mam'zelle la Tyrolienne, un pantin du Tyrol, Cl. Elisabeth Poulain

Mam'zelle la Tyrolienne, un pantin du Tyrol, Cl. Elisabeth Poulain

M'sieur Tricotin, Cl. Elisabeth Poulain

M'sieur Tricotin, Cl. Elisabeth Poulain

M’sieur Tricotin maintenant. Il va bien, tellement bien que la description le concernant va être très courte. Il mesure 10cm de haut; avec les 4 clous fichés dans sa tête, il prend 0,8 cm de plus. En commençant par le bas, son assise blanche resserrée un peu au-dessus permet de mieux saisir l’ensemble de sa main gauche, pour y glisser le petit doigt. Vient ensuite sa tenue bleue, avec comme seule décoration deux cercles dorés en bas de cette tunique bleue. Une chemise blanche, avec deux boutons rouges, se situe entre cette tenue et son visage très fin franchement rose et souriant.   Ses yeux regardent vers la droite, son nez se remarque à deux très petits points et sa bouche est un trait fin et léger.

Une sorte de chapeau coiffe sa tête évidée par où passe le fil noué, de sorte qu’avec un crochet fin, on fait repasser le fil de laine dessus en faisant une boucle. Chaque boucle fait avancer cette sorte de tricot en forme de petit boudin et après on peut aussi s’amuser à coudre les petits boudins ensemble pour faire une sorte une sorte de petit tapis. J’ai gardé le petit bonhomme et depuis longtemps oublié ce que j’avais fait avec ça et l’âge que j’avais…en ces temps de hardies découvertes manuelles !         

Pour suivre le chemin.

. La Tyrolienne d’abord, retrouver son costume sur https://www.oktoberfest.net/dirndl-et-lederhosen/   

. Pour un pantin, voir  https://webinstit.net/fiche%20par%20theme/bonhomme/bonhomme_pantin_articule.htm

. Le tricotin, voir pour exemple de mode de fonctionnement http://www.prima.fr/mode-beaute/comment-utiliser-un-tricotin/7935361/ et pour un cliché, https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Caterinetta.jpg , caterinetta étant le terme italien pour tricotin…

. Des modèles pour enfants sur http://www.bergeredefrance.fr/accessoires/autres-techniques/tricotin

. Clichés Elisabeth Poulain

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Les dessins de 11 animaux à la queue leu leu d’un petit garçon 6-8 ans

7 Octobre 2017, 15:59pm

Publié par Elisabeth Poulain

Dessins d'enfant, le serpent x 2, Cl. Elisabeth PoulainDessins d'enfant, le serpent x 2, Cl. Elisabeth Poulain

Dessins d'enfant, le serpent x 2, Cl. Elisabeth Poulain

Et d’abord une question pour commencer: pourquoi ne pas donner un âge précis ? La réponse est simple, toit simplement parce que je ne la connais pas ! Maintenant je peux commencer à vous parler de ses dessins.

Ces onze animaux se suivent sur un rouleau de papier ménager blanc double épaisseur. Cette information n’est pas un détail, car seule est visible la première couche ; celle du dessous, est toujours là mais elle s’est détachée de la première. Et le papier est d’une telle fragilité, qu’il est difficile à manipuler et à faire coïncider autant que faire se peuvent les traces des crayons feutres marquées sur le papier n°1 qui ont parfois teintées la couche n°2. De la même façon, comme il ne me semble pas possible de repasser – je précise au fer à repasser - ni  la première ni la seconde couche, je vous présenterai donc ces dessins avec leurs plis. Et comme la bande mesure 2,60 mètres environ, vous n’aurez que des vues partielles ! Après une introduction aussi « positive », je vais enfin commencer à vous montrer et à vous parler de ce fameux bestiaire ! 

Voici de gauche à droite, l’éventail choisi par le jeune dessinateur tout en ignorant s’il n’a pas commencé dans l’ordre inverse. Cela me semblerait difficile dans la mesure où tous les onze animaux avancent de gauche à droite, comme l’écriture :  

- l’Hippopotame, l’Eléphant, le Serpent, le Renne,

- le Singe, l'Oie, l’Oiseau, le Poisson,

le Chien, le Chat, la Tortue...

Dessins d'enfant, l'hippopotame, l'éléphant et le renne, Cl. Elisabeth Poulain
Dessins d'enfant, l'hippopotame, l'éléphant et le renne, Cl. Elisabeth Poulain
Dessins d'enfant, l'hippopotame, l'éléphant et le renne, Cl. Elisabeth Poulain

Dessins d'enfant, l'hippopotame, l'éléphant et le renne, Cl. Elisabeth Poulain

. L’Hippopotame, dit l’hippopo, en langage enfantin, est vu de profil comme tous les autres d’ailleurs, la tête vers la droite, dessiné au feutre marron. On voit ses cornes, son museau allongé, avec son œil gauche avec une pointe de rouge pour marquer la pupille, son oreille droite un peu plus en arrière sur la tête, son corps lourd et trapu et ses pattes courtes et lourdes. Il ne lui manque même pas la queue qui se termine avec un plumet au bout et au bout du bout  du bord du papier.  

. Devant lui, se présente ensuite l’Eléphant, dessiné au feutre bleu moyen. A juste titre, il est plus grand, avec une très grosse tête. En commençant par la tête à droite, notons qu’elle ressemble à un gros ballon rond, comme collé à un gros corps de forme ovale, avec des côtés arrondis sur à droite et à gauche. On voit vers le haut l’œil rond avec une grosse pupille franchement rouge  au milieu, une oreille bien dessinée et petite vers l’arrière du crâne. L’avant de la tête est très travaillé, avec cette superbe trompe arrondie, qui passe entre les deux défenses. L’artiste a pris soin de colorier les défenses en bleu pour mieux les faire ressortir, en faisant bien attention à ne teinter tout en en bleu que celle de droite que l’on voit en entier.

. Le Serpent devant l'éléphant. Il occupe la place qui lui convient au bas de la page mais sans que jamais le sol ne soit indiqué. C'est d'ailleurs le cas pour tous les dessins. Il ondule et tient et tient sa place en laissant un retrait aussi bien en arrière que devant. On voit bin l'œil et la langue fourchue tracés au feutre noir, ainsi que le mouvement donné par les ondulations. C'est le seul animal qui bouge de la série.  

. Le Cerf ensuite. Comment peut-on imaginer qu’après le serpent vienne le cerf ? Le taux probabilité doit être faible, voire très faible. Pour la première fois, une couleur chaude a été utilisée… C’est l’orange. C’est aussi le quadrupède le plus petit et le plus fin. On peut admirer de droite à gauche ses hautes cornes frisotées, son iris noir pour accentuer la force du regard, un début de sourire ? puis en descendant les pattes avec des cornes au bout qui ressemblent à des talons doubles…Le dessinateur était content de son travail. Le cerf lui a tapé dans l’œil !

 

Dessins d'enfant, l'oie, l'oiseau et le poisson, Cl. Elisabeth PoulainDessins d'enfant, l'oie, l'oiseau et le poisson, Cl. Elisabeth PoulainDessins d'enfant, l'oie, l'oiseau et le poisson, Cl. Elisabeth Poulain

Dessins d'enfant, l'oie, l'oiseau et le poisson, Cl. Elisabeth Poulain

. Le Singe. Il est très fier de lui, cet animal. Il nous regarde franchement dans les yeux. Il sourit presque jusqu’aux oreilles qu’il a larges et bien ouvertes, des yeux rieurs avec ses pupilles noires. Son bras gauche est très développé, surtout par rapport au droit ; quant aux pattes arrière, celle de droite  est cette fois-ci plus forte que  sa correspondante. Il a un corps en forme de franc suppositoire.  Tant les pattes que les mains ont chacun cinq doigts, un vrai raffinement !    

. L’Oie. C’est clairement le dessin le plus difficile à voir tant sa couleur jaune d’or est peu perceptible, sauf à mettre cette partie du rouleau dans la lumière du soleil. Cette oie est tellement grande que le petit garçon n’a pas eu la place de  faire ne serait-ce que d’esquisser ses pattes. Il a pourtant pris soin de dessiner en noir son aile droite repliée en forme presque de pied pour occuper ce grand espace.  En noir également, la pupille de l’œil  et la bouche qui a l’air de sourire. C’est le second animal  qui a l’air content.

. L’Oiseau. Est-ce une mouette ? Difficile à dire, peut-être à condition  s’il en existe en forme de bombardier lourd et qui aurait un bec pointu et non bombé sur le dessus. C’est donc un autre volatile, du genre sérieux, attentif  et au regard perçant, avec une pupille rouge, cette fois-ci et sans le sourire. Les ailes sont particulièrement soignées et la queue se termine par trois plumes…

. C’est au tour du Poisson d’arriver sous  les feux de la rampe. Il est absolument superbe. Les deux traits du corps ont été faits d’un seul coup, puis vraisemblablement est venue ensuite la forme incurvée vers l’intérieur pour finir la queue. Les écailles ont été formées, quitte à dépasser un peu ; puis  l’oeil rond à la pupille bleue et le petit sourire d’un poisson satisfait ont fini le dessin. La vie est belle quand on est un poisson heureux…

Dessins d'enfant, le chien, le chat et la tortue, Cl. Elisabeth Poulain Dessins d'enfant, le chien, le chat et la tortue, Cl. Elisabeth Poulain Dessins d'enfant, le chien, le chat et la tortue, Cl. Elisabeth Poulain

Dessins d'enfant, le chien, le chat et la tortue, Cl. Elisabeth Poulain

. Le Chien violet maintenant.  Il n’aura pas le premier prix de beauté, c’est une certitude. C’est peut-être une des raisons qui explique son air ronchon. Il a une tête en forme de poire pas très réussie avec quatre petites pattes tournées vers l’avant, une oreille qui pendouille, un œil ovale à la  pupille noire, une dentition à faire peur et une queue pas terrible…C’est sûr, il n’aura pas le premier prix de beauté.

. Au tour du Chat orange maintenant. L’artiste devait commencer à fatiguer. Le corps aurait pu être celui du chien. Les pattes sont des sortes de bâtons arrondis au bas, avec une queue plus travaillée que celle du chien, son voisin. Reste la tête qui est plus drôle, avec sa moustache fournie, ses deux petites oreilles pointues et sa pupille violette.

. La Tortue arrive bonne dernière à la fin. C’est normal, me direz-vous ou peut-être pas, n’oubliez pas qu’elle a derrière elle une véritable troupe de dix animaux et des « lourds » qui la poussent pour qu’elle aille plus vite ! Je la trouve positivement admirable, d’autant plus qu’elle est bien dessinée avec ses écailles en forme de triangles  qui s’insèrent les uns dans les autres. Sa couleur bleue lui va très bien au teint…    Et c’est ainsi que se termine cette petite histoire, sans fin…

Pour suivre le chemin

. Lire comment les dessins d’enfant évoluent avec l’âge, sachant que chaque enfant est forcément un cas particulier, sur http://www.persee.fr/doc/enfan_0013-7545_1961_num_14_2_2261

. Clichés Elisabeth Poulain       

 

Dessins d'enfant, le singe souriant, Cl. Elisabeth Poulain

Dessins d'enfant, le singe souriant, Cl. Elisabeth Poulain

 

Au tour du chat orange maintenant. L’artiste devait commencer à fatiguer. Le corps aurait pu être celui du chien. Les pattes sont des sortes de bâtons arrondis au bas, avec une queue plus travaillée que celle du chien, son voisin. Reste la tête qui est plus drôle, avec sa moustache fournie, ses deux petites oreilles pointues et sa pupille violette.  

La tortue arrive à la fin, bonne dernière. Elle a une bonne tête, elle sourit, ses écailles sont disposées en forme de triangles qui s’ajustent les uns aux autres…Elle est visiblement contente et nous aussi… 

Pour suivre le chemin

. Lire en particulier comment les dessins d’enfant évoluent avec l’âge, sachant que chaque enfant est forcément un cas particulier, sur http://www.persee.fr/doc/enfan_0013-7545_1961_num_14_2_2261

. Clichés Elisabeth Poulain, les animaux n'ont pas pu toujours être présentés dans l'ordre suivi par le texte!          

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Les couleurs de 4 villes suisses des paquets de sucre en publicité

2 Octobre 2017, 14:42pm

Publié par Elisabeth Poulain

Bellinzona, son canton en rouge au verso, sachet de sucre suisse, Cl. Elisabeth Poulain

Bellinzona, son canton en rouge au verso, sachet de sucre suisse, Cl. Elisabeth Poulain

Bellinzona, la ville vue sur le recto, sachet de sucre suisse, Cl. Elisabeth Poulain

Bellinzona, la ville vue sur le recto, sachet de sucre suisse, Cl. Elisabeth Poulain

                                                                                                             

Le titre est peut être un peu abscons, dans la mesure où je peux seulement vous assurer qu’il s’agit de de dessins d’après photos  entièrement re-colorisées.  Contrairement à Avignon, dont j’ai parlé dans un autre billet, il y a quelques années, l’organisme français avait choisi, pour les municipalités volontaires, de présenter sur des morceaux de sucre un vrai cliché couleur dans le cadre d’une campagne « Visit France » . Je pense que cette campagne française devait dater d’une dizaine d’années avant.  Vous donnez une date précise pour l’opération suisse est au moins aussi difficile puisqu’il n’y en a aucune d’indiquée. Il y a plusieurs décades, la limite de validité ne devait pas exister, surtout pour du sucre.  Et quant à vous dire combien il y a de sucre dedans exactement, impossible : il me faudrait ouvrir le sachet ! Quelques grammes, c’est certain.     

La campagne suisse a également pour objectif d’attirer les touristes en Suisse. Il s’agit cette fois de mettre en valeur cette fois-ci sur ces paquets de sucre en poudre, non plus un monument mais une ville en jouant sur l’harmonie des couleurs. L’avantage est que la surface est plus grande et laisse plus de place à l’inventivité. Ma petite balance  donne un montant concordant et cohérent  selon que j’en pèse un, deux, trois ou les quatre. Chaque sachet pèse 5 grammes, mesure 7cm sur 4, 5 cm, papier compris. Toutes les vues sont saisies de ce fait en vertical, avec toujours une ou plusieurs élévations, qui justifie ce choix et plus de proximité, entre la personne qui tient dans la main  ces vues retravaillées dans des couleurs hors réalité et très séduisantes.  Contrairement à ce que l’on fait d’habitude, c’est par le verso que nous allons commencer à « découvrir » quatre visions de ville  suisse, hors des plus célèbres telles que Genève, Zurich, Lausanne…  

Schaffhausen recto, son canton verso en rouge, sachet de sucre en poudre suisse, Cl. Elisabeth PoulainSchaffhausen recto, son canton verso en rouge, sachet de sucre en poudre suisse, Cl. Elisabeth Poulain

Schaffhausen recto, son canton verso en rouge, sachet de sucre en poudre suisse, Cl. Elisabeth Poulain

Stans au recto, son canton Nidwalden au verso, sachet de sucre en poudre suisse, Cl. Elisabeth Poulain Stans au recto, son canton Nidwalden au verso, sachet de sucre en poudre suisse, Cl. Elisabeth Poulain

Stans au recto, son canton Nidwalden au verso, sachet de sucre en poudre suisse, Cl. Elisabeth Poulain

Revenons aux sachets de  sucre. Il s’agit d’une opération publicitaire conjointe menée par la Confédération helvétique et  le canton où est située la ville volontaire. C’est  une déduction qui découle, non d’une mention écrite précise figurant à l’arrière,  mais du fait que le drapeau et la superficie de la Confédération helvétique au verso sont  chaque fois indiquée : 41285 km2, avec une carte globale  sur un sachet de 4,3cm en longueur et 2,5 cm en hauteur approximativement - où les fleuves et les lacs figurent en bleu, comme normalement, et le canton visé par le dessin en rouge, par ordre alphabétique cette fois.                                                               

                                                                                    *

. Voici le centre de la ville de Bellinzona, dans le canton du Tessin où l’on distingue un et/ou deux des trois châteaux, la muraille à distinguer des remparts, avec ses couleurs rouge brique foncé, plus léger, des roses variés en densité et du vert  turquoise pour figurer l’extérieur de la ville.

                                                                                    *

. Le château de la ville de Shaffhausen sur la colline, avec le Rhin qui coule avec vigueur et allant ; on l’aperçoit bien au second plan, juste après le parapet. La ville est située dans le canton du même nom. Sur l’autre rive, au bas du château, on distingue  la façade de la maison ancienne au fronton tri-angulaire à la mode flamande, très connue semble-t-il.  Cette fois-ci la gamme des couleurs joue sur le violet clair, moyen, plus foncé, des roses prononcés et plus clairs, des verts turquoise  et en plus un peu de jaune.     

                                                                                   *         

. La vue sur Stans et la grande montagne en arrière-fond. C’est une petite ville, d’un peu plus de 8000 habitants, située en fond de vallée au pied d’une montagne que l’on aperçoit très bien sur le dessin multi-colorisé, dans le fond se détachant en jaune or léger sur un ciel bleu très clair. Sur la gauche, on aperçoit une église de couleur rose, et des maisons de différentes couleurs turquoises, grisées roses.  Stans fait partie du canton de Nidwalden.

                                                                                   *

. Zug dans le canton du même nom.  Le décor change au sens où il n’existe pas d’élévation au sens géographique du terme. On voit bien le clocher d’un beffroi ou d’une église avec cette sensation cette fois-ci d’être vraiment dans la ville au bord du trottoir…   

Zug ville au recto, son canton au verso en rouge, sachet de sucre en poudre suisse, Cl. Elisabeth PoulainZug ville au recto, son canton au verso en rouge, sachet de sucre en poudre suisse, Cl. Elisabeth Poulain

Zug ville au recto, son canton au verso en rouge, sachet de sucre en poudre suisse, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. La Suisse à découvrir sur  https://fr.wikipedia.org/wiki/Suisse

. Les cantons suisses, https://fr.wikipedia.org/wiki/Canton_suisse

. Pour Bellinzona, voir le canton du Tessin (2812 km2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Canton_du_Tessin. La ville elle-même  est inscrite au Patrimoine  mondial de l’Unesco, grâce notamment à ses trois châteaux, sa muraille et les remparts du bourg sur  https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teaux_de_Bellinzone  

. Pour Schaffhausen (canton de Schaffhausen 299km2),  consulter https://fr.wikipedia.org/wiki/Schaffhouse ainsi que le site de Picswiss http://www.picswiss.ch/geo.html qui a aussi donné son cliché du Rhin au premier plan et de la colline, avec le château en haut pour wikipedia.    

. Sur Stans (Canton de Nidwalden 276m2), il vous faudra être patient : pour l’instant, vous pouvez consulter https://fr.wikipedia.org/wiki/Stans ainsi que le site en allemand de la commune http://www.stans.ch/de/ avec une beau cliché de la fameuse montagne en arrière-plan  ainsi que des photos d’archives https://www.tourismusstans.ch/bildarchiv/alpkaesemarkt  

. Pour Zug (Canton 239km2), vous pouvez voir une page et plus de beaux clichés, côté nature et lac plutôt que sur la ville elle-même.   https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Canton_of_Zug?uselang=fr

. Il semblerait, mais sans certitude de ma part, que ces packagings  soient une création de « bugre-art », comme il est indiqué en tous petits caractères à droite du sachet et en dessous de la composition. http://bugre-art.ch/index.php?c=photos&grp=2&g=133   

                                                                                 *

. Voir un précédent billet sur le même thème – 1 sucre = 1 ville - cette fois-ci avec du sucre en morceaux et une toute petite photo-couleur, pour une campagne lancée par le gouvernement français « Visit France », paru sur mon blog sous le titre « Le Pont Saint-Bénezet, dit le Pont d’Avignon » le 15.10.2016, à l’adresse suivante http://www.elisabethpoulain.com/2016/10/avignon-le-pont-saint-benezet-dit-le-pont-d-avignon-cl-elisabeth-poulain-1-ces-villes-sont-representees-en-photos-minuscules-sur-deu

. Concernant le sucre, juste une information, quant à une éventuelle date limite de validité, il semblerait que cette indication ne soit pas obligatoire. J’ai sous mes yeux une boîte de sucre en bûchette Saint-Louis. Rien n’y figure à ce titre.

. Clichés Elisabeth Poulain

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CARAVANE Mars 1962, n°143 > Revue du Tourisme moderne > L’hiver, l’été

27 Septembre 2017, 09:46am

Publié par Elisabeth Poulain

Caravane, revue du Tourisme moderne, mars 1962, n°143, Couverture, Cl. Elisabeth Poulain

Caravane, revue du Tourisme moderne, mars 1962, n°143, Couverture, Cl. Elisabeth Poulain

L’HIVER. C’est une scène de montagne que vous présente la couverture. En mars, il y a de la neige dès lors qu’on atteint une certaine altitude. A cette époque, on ne parlait pas de réchauffement climatique ! La caravane, de marque « Caravelair »  (en tout petits caractères italiques en bas à droite du cliché parce que c’est un cliché de cette marque) a été prise en photo sur une petite route de montagne de neige tassée, arrêtée comme si elle était à sa place naturelle. La voiture qui l’a tractée jusque-là n’est pas visible. Ce ne peut être que volontaire pour éviter à l’œil de se disperser. Le regard reste de ce fait fixé sur cette scène de montagne, qui  met en lumière deux femmes, pendant que l’homme visiblement reste dans la caravane…Une jolie façon de montrer la facilité du lien entre le dehors-dedans et l’inverse également.

. La skieuse que l’on voit le mieux en premier plan à droite, et à droite aussi de la marque, est rayonnante. Elle  porte ses skis sur l’épaule droite en les tenant  de sa main droite, tandis que sa main  gauche repose sur le haut de ses bâtons. Elle n‘a pas encore enfilé ses gants, ce qui montre qu’elle s’apprête à partir skier.  

. L’autre est une dame blonde, dont il est difficile de donner l’âge. Peut-être  s’apprête-t-elle à prendre de sa main droite, un appareil photo ou sa paire de gants, que lui tend le monsieur, le mari de la skieuse peut-être. Quant à la dame blonde, je verrais bien la mère de l’un des deux membres du couple, qui a planté sa paire de skis tout près dans de la neige fraîche. 

. Quant à l’homme de la famille, que l’on aperçoit à la fenêtre de la caravane, on devine qu’il va rester dans la caravane, pendant que ces dames vont faire du ski. Une jolie façon de montrer que la caravane était aussi un moyen de montrer sa « modernité », une autre façon aussi de passer des vacances sportives en tissant des liens nouveaux dans un couple, une famille….  Il faut bien que quelqu’un garde « la maison » pendant que ces dames s’apprêtent à aller skier…surtout quand la caravane est stationnée sur une route fraîchement déneigée…

Caravane, revue du Tourisme moderne, mars 1962, n°143, Couverture, Cl. Elisabeth Poulain

Caravane, revue du Tourisme moderne, mars 1962, n°143, Couverture, Cl. Elisabeth Poulain

Caravane, revue du Tourisme moderne 03-1962, n°143, Couverture-Les lignes, Cl. Elisabeth Poulain

Caravane, revue du Tourisme moderne 03-1962, n°143, Couverture-Les lignes, Cl. Elisabeth Poulain

Le titre de cette couverture, en page 33 en dessous du sommaireest le suivant : « Bientôt les envolées sur la neige de printemps, « Bretagne » de Caravelair, une 3,30 m, entièrement isolée. Production de Sud-Aviation ».

Une grande attention est donnée aux couleurs. En haut de la couverture, le bandeau jaune, sur lequel se détache avec force en caractères noirs le titre du magazine « CARAVANE », donne une force vive et gaie à la montagne en quatrième plan placée en dehors du soleil. Ce jeu des couleurs se poursuit en bas de la photo, avec le jaune du pantalon de ski de la jeune femme.  Entre les deux, notons que le bas de la caisse de cette Caravelair est jaune-ocre éteint dans sa partie basse et que les rideaux sont d’un orange vif qui donne du tonus à la photo, en harmonie aussi avec ce jaune très chaleureux.   

Le jeu des lignes structurant la composition est fabuleux. Cette fois-ci, il faut au regard partir du fond du cliché, de cette montagne qui trace une ligne oblique qui part du haut-gauche vers la descente cette fois-ci de la pente. Cette ligne arrière-fond croise la ligne cachée de la prairie, qui descend dans le sens de la droite vers la gauche. Elle ne figure pas sur le jeu de tiges de fleurs de lin qui indique le sens des lignes. Une des raisons est que la ligne dominante à cet endroit est le haut rectiligne du toit de la caravane. En plus, celle-ci est bicolore blanche en haut, ocre-jaune un peu foncé en partie basse, sagement garée sur la route qui porte l’ombre de la caravane légèrement grisée. Aux verticales maintenant de s’exprimer. Aux premiers plans, les bâtons à droite, les deux dames au milieu, la paire de skis de la dame n°2 proche de la caravane en partie gauche, les trois angles visibles de caravane et …les quatre poteaux en ligne oblique sur le côté de droit et un seul plus visible vers la gauche.

Caravane-revue du Tourisme moderne 03-1962, n°143, Visuel p.21, Cl. Elisabeth Poulain

Caravane-revue du Tourisme moderne 03-1962, n°143, Visuel p.21, Cl. Elisabeth Poulain

L’ETE. Dans ce même numéro, Caravelair a par ailleurs fait paraître dans le magazine une double page de publicité, avec en page de droite, consacrée à un visuel estival, qui montre cette fois uniquement des femmes. L’une est en pyjama rose, avec ce slogan en haut des deux pages « Caravelair, de l’Air à la route, vous offre le confort de la CARAVELLE sous tous les climats…la qualité que l’on ne discute pas. ». Il est suivi d’un second écrit en blanc sur fond rouge et en noir sur fond rouge, en milieu de page de gauche et en bas des deux pages pour le second:

  • Le meilleur réseau français
  • associé à la puissante production de Sud-aviation.

La photo, qui mesure 20cm sur 13 de hauteur présente une  caravane de marque forcément Caravelair différente, sans pouvoir faire une comparaison dans la mesure où cette fois-ci c’est le côté « porte » qui est mis en valeur. La couleur du bandeau est d’un bleu léger, les fenêtres plus grandes sont groupées à l’arrière, à l’exception de celle que l’on voit à droite de la porte. Les trois dames l’été dans un camping une pinède qu’on imagine près de la mer, à cause du sable. La situation est forcément différente, on sent presque la chaleur du soleil.

. Ces dames viennent pour l’une d’elles de se réveiller. Elle est encore en pyjama d’un  joli rose. Elle sort de la Caravelair avec un magazine à la main, des babouches dorées au pied, se dirigeant vers le fauteuil rouge tonique qui l’attend. Elle se dirige vers un fauteuil rouge qui visiblement l’attend.

C’est une autre jeune femme qui donne le ton. Elle est très élégante avec son pantalon rouge assorti au rouge de l’autre fauteuil, avec des ballerines rouges, un haut fleuri  avec naturellement des fleurs rouges, tout comme le ruban qui orne le chapeau de paille de l’élégante, qui ‘apprête à prendre de la main, peut-être est-ce un biscuit, que lui tend la dame restée dans la caravane.

. La troisième personne du trio est en effet est en effet aussi à l’intérieur. Cette fois-ci, c’est elle qui se tend vers la jeune femme au pantalon rouge pour offrir quelque chose. On pourrait imaginer qu’elle est la maman  de l’une des deux autres, voire des deux.  

Caravane-revue du Tourisme moderne 03-1962, n°143, p.21, Cl. Elisabeth Poulain

Caravane-revue du Tourisme moderne 03-1962, n°143, p.21, Cl. Elisabeth Poulain

L’harmonie des couleurs. Elle est très réussie, avec ce rouge qui réveille le bleu ciel  doux qui ceinture la partie basse de la caravane, en laissant deux parties blanches en haut et en bas, des rideaux jaunes toniques sur un paysage enveloppant « vert pin » et sable roux. Les trois dames ont chacune leurs couleurs attitrées. La « Maman », celle qui est dedans et qui est tend des biscuits ( ?) à l’Elégante assise dehors, a un pull violet, un collier blanc tout comme son bandeau dans les cheveux. Le rouge comme nous de le voir pour la Star  qui est pose assise dehors telle une star et la Lève-Tard  qui sort en pyjama rose avec une cigarette à la main gauche et une revue qu’elle serre contre elle pour se réveiller en douceur…Et j’allais oublier les rideaux jaunes qui réveillent le bleu très doux qui manque de tonicité.

Des vraies vacances en plein air, avec cette « Caravelair qui vous offre le confort CARAVELLE sous tous les climats…la qualité qu’on ne discute pas… ». C’étaient des modèles1962…

                                                                                   *

Pour suivre le chemin

. CARAVANE, mars 1962, n°143, 1,50 NF, Revue du tourisme moderne.

. Le Ier visuel forme la couverture de ce numéro et le second est la partie « photo » en page 21 d’une publicité double page, qui commence en page 20 avec les adresses de tous les concessionnaires de la marque « Caravellair, de l’Air à la route … le meilleur réseau français…associé à la puissante production Sud-Aviation ».    

. Clichés Elisabeth Poulain      

       

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Un cliché de Georges Strens « Reflet étoile », Ixelles, Bruxelles, BE

19 Septembre 2017, 15:49pm

Publié par Elisabeth Poulain

Reflet Etoile (Rond-Point de l'Etoile), Ixelles, Georges Strens ©, avec autorisation

Reflet Etoile (Rond-Point de l'Etoile), Ixelles, Georges Strens ©, avec autorisation

Cette photo a été prise au «Rond-Point de l'Etoile». J’ai ajouté le nom de la capitale juste après, car Ixelles est sa toute proche voisine, au point que les touristes, qui découvrent cette  ville qui est « la capitale de l’Europe », ne savent pas qu’ils ne sont pas à Bruxelles, mais à Ixelles. Celle-ci pousse la complexité du repérage jusqu’à  avoir eu un autre nom, Excelles, en 1891. Cette ville fait partie de  Bruxelles Capitale qui englobe 19 communes en tout. Ixelles est donc l'une des de ses composantes.

Le rond-point de l’Etoile maintenant. Il porte cette dénomination du fait qu'il se trouve à la conjonction de sept artères et non des moindres. D’où son nom d’Etoile à sept branches. Le site offre aussi la particularité d’abriter un immeuble classé dont la forme haute reprend celle d’une étoile avec des parties saillantes, coiffée d’une coupole ronde en partie supérieure et d’une en dessous d’une avancée  ronde qui sert également de terrasse pour les habitants du niveau 1 de  l’Etoile…L’immeuble est aussi connu sous la dénomination du  « Palais de la Folle Chanson », du fait qu’une des sept branches s’appelle« La Folle Chanson », du nom d’une statue considérée comme grivoise.

Imaginez, vous, vous  êtes Georges Strens, vous êtes un photographe professionnel, vous avez de facto votre propre regard, votre sensibilité et… votre professionnalisme. Vous n’allez pas faire un cliché en vous positionnant en face de l’angle, comme le font des professionnels de la protection du patrimoine, des amateurs de l’Art déco à Bruxelles, à Ixelles…ou des touristes. Certains se focaliseront sur un détail ou  ajouteront des clichés des deux côtés de l’angle, pour avoir des vues complémentaires de l’ensemble. Pourquoi pas… 

Reflet Etoile (Rond-Point de l'Etoile), Ixelles, Georges Strens ©, avec autorisation

Reflet Etoile (Rond-Point de l'Etoile), Ixelles, Georges Strens ©, avec autorisation

Vous, qui connaissez chaque endroit et chaque lieu, chaque scène et l’importance d’un court moment, celui du déclic, vous allez réagir autrement. Vous êtes d’ailleurs le photographe attitré d’Ixelles, votre professionnalisme ajouté à votre connaissance des lieux et des personnes, votre sensibilité  font que  vous allez faire autre chose, comme naturellement…C’est une autre définition du professionnalisme !

Il avait plu ce jour-là, très peu de temps avant…Le soleil venait juste de revenir. Vous avez presque instinctivement appuyé sur le déclic et fait le maximum de clichés dans un temps très court, vous qui étiez sur le passage pour piétons. Des voitures arrivaient. Sur le lot, il y en avait une qui a réussi l’examen de passage. C’est celle-là…

La coupole et l’étoile sont en bas et en biais du côté gauche de la photo, avec en parallèle le poteau noir du feu tricolore sur le côté gauche, le haut d’un immeuble ocre sur le côté droit, avec entre les deux le célèbre immeuble en teinte blanche avec des vitres de teintes variées selon qu’elles reflètent ou non le soleil. Et en partie droite, en dehors de la flaque-reflet, dans la partie « bitume », avec quelques feuilles mortes, le début de stries blanches du passage pour piétons… 

                                                                           *

L'idée de ce billet, consacré à ce cliché d'un grand photographe, a pour origine une affiche (60 x 40 cm) que m'avait  très aimablement donnée la mairie d'Ixelles, qui portait la photo (47 x 39,5 cm ) dont je viens de vous parler, avec au bas du cliché l'adresse de la ville: www.ixelles.be et www.elsene.be et le titre donné par le photographe "Reflet étoile (Rond-point de l'Etoile)" cette fois-ci tout en haut à gauche. 

                                                                                    ***

Pour suivre le chemin

. Photo Georges Strens ©, publiée avec l'autorisation du photographe 

. Région de Bruxelles Capitale. Inventaire du patrimoine architectural http://www.irismonument.be/include/zoom.php?zoom=570.streets.10501200_Z01.jpg

. Le rond-point de l’Etoile à sept rayons à voir sur  https://www.google.fr/maps/place/Rond-Point+de+l'Etoile,+1050+Ixelles,+Belgique/@50.8196016,4.3671759,15z/data=!4m5!3m4!1s0x47c3c4e810c76d73:0x8804bc83530f8706!8m2!3d50.8167005!4d4.3778618  

. La Folle Chanson à voir sur http://www.irismonument.be/fr.Ixelles.Avenue_de_la_Folle_Chanson.html 

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Un bestiaire d’intérieur > Des animaux d’extérieur > La Grenouille 1

17 Septembre 2017, 15:47pm

Publié par Elisabeth Poulain

Grenouilles en représentation, Cl. Elisabeth PoulainGrenouilles en représentation, Cl. Elisabeth PoulainGrenouilles en représentation, Cl. Elisabeth Poulain

Grenouilles en représentation, Cl. Elisabeth Poulain

Rassurez-vous, il ne s’agit pas de celle qui voulait se faire plus grosse qu’un bœuf que Jean de la Fontaine a si bien su raconter dans une de ses fables les plus célèbres…Je ne vais pas non plus vous parler de la fascination de Peter Mayle, un auteur anglais, amoureux de la Provence, qui raconta avec beaucoup d’humour ses « Aventures dans la France Gourmande ». Il commence son chapitre dédié à la à la grenouille, cette spécialité française, franchement dérangeante pour un Anglais, avec cet intitulé « Les amateurs de cuisses de Vittel » : « Songez à la grenouille : ni poisson, ni volaille, ce curieux entre-deux est pour bien des gens un symbole d’excentricité gastronomique et, pour les Anglais, l’emblème d’une nation. Ils appellent les Français les ‘Frogs’ en frémissant d’horreur devant de tels goûts culinaires… ». La dénomination de « Froggies », que nous sommes, nous Français, n’est pas franchement flatteuse, il faut le savoir. Rassurez-vous aussi, vous ne verrez pas de grenouilles bonnes à cuire et à manger ! Désormais, la pratique est de fait interdite en France.  

Grenouille dans le jardin, sulfure millefiori, "Je suis la + forte & la + fière", Cl. Elisabeth Poulain

Grenouille dans le jardin, sulfure millefiori, "Je suis la + forte & la + fière", Cl. Elisabeth Poulain

Ce billet n’a qu’un objectif qui est d’essayer de comprendre pourquoi il y a tant de représentations de ce modeste animal. Sa renommée est quasi-mondiale, comme le montrent ces quelques exemples de fausses-vraies grenouilles. Fausses car elles ne nagent pas dans leur mare et vraies car vous pouvez les prendre dans la main. Elles sont en plastique, en métal ou même en verre…Leur couleur dépend de la matière utilisée. C’est cette représentation étonnamment plurielle de la grenouille, qui constitue l’objectif de ce billet qui se fera en plusieurs séquences. 

. Commençons par la grenouille en verre avec beaucoup de vert. Elle pèse très exactement 1,086 kg, pour des dimensions peu proportionnées à son poids. Il faut dire que pour assurer sa stabilité, elle repose sur un socle de verre non colorée, de 12,5cm de diamètre et d’une épaisseur variable, de 2,5cm au centre et d’1cm en arrondi vers le bord. A la hauteur de sa tête, elle mesure près de 10 cm. Son corps est un sulfure rempli de fleurs de couleurs variées, ses pattes sont vertes, tout comme ses pupilles au centre d’une pastille épaisse de verre collée sur sa tête. Elle est une version récente des presse-papiers Millefiori que l’on connait plus fréquemment sous forme de boule ou de galet.

Petite grenouille sur pierre "Je suis vraiment sympa", Cl. Elisabeth Poulain Petite grenouille sur pierre "Je suis vraiment sympa", Cl. Elisabeth Poulain Petite grenouille sur pierre "Je suis vraiment sympa", Cl. Elisabeth Poulain

Petite grenouille sur pierre "Je suis vraiment sympa", Cl. Elisabeth Poulain

. Après cette championne de lancer de poids, voici une petite grenouille, qui fait contraste avec la première. Jugez-en elle pèse 16 grammes de pur plastique vert acidulé adouci. «  Mes mensurations, 4 cm sur ma base, 4 cm environ entre le haut de mes oreilles et environ 5,5 cm de longueur vue de haut approximativement. Je suis verte, un vert spécial forcément, il est frais, pas agressif, sympathique, comme moi. Je dois être et j’en suis fière, une des deux seules grenouilles de cette série qui porte sa nation d’origine de fabrication ‘made in China’ en dessous, à la hauteur de mes petites pattes arrière... Mes yeux globuleux sont blancs, avec des petits points noirs placés de façon à avoir l’air ‘ bigleuse’. Comme j’ai toujours un petit sourire, avec un petit trou au milieu des lèvres, je semble toujours être contente de moi. Quel âge ai-je ? C’est difficile à dire, quelques années, c’est sûr ! » 

Sa provenance  est une indication d’importante parce qu’en Chine ancienne, la grenouille avait un lien très positif avec l’eau et la fertilité de la terre. C’est elle, animal lunaire, qu’on évoquait pour appeler la pluie bienfaisante. Sa forme était sculptée ou figurait sur des tambours pour scander l’appel de l’orage, préfigurateur de la pluie, sas lesquels les plantes ne peuvent pousser.  

Les grenouilles, "Nous sommes les triplées souriantes", Cl. Elisabeth PoulainLes grenouilles, "Nous sommes les triplées souriantes", Cl. Elisabeth Poulain

Les grenouilles, "Nous sommes les triplées souriantes", Cl. Elisabeth Poulain

. Les petites sœurs triplées d’un joli vert adouci de jaune. Elles sont rayonnantes de vitalité. Si je devais choisir celles qui vous mettent de bonne humeur quand il pleut…, ce serait elles. 7cm de hauteur environ, 5 cm à l’endroit le plus large de ces  petites bêtes aux pattes du haut un tantinet bizarres. Celles  de gauche est toute petite, elle repose sur le genou droit, quant au droit, il est déplié jusqu’à toucher terre juste à côté de sa patte arrière gauche. C’est celle-là qui en dessous porte le code commun aux trois, W21-3…Ce sont les plus sympathiques, à mes yeux.

. Voici pour terminer ce billet la plus petite des petites : elle mesure 3,1cm, 2,4cm à la hauteur de ses bras écartés et 0,5 cm d’épaisseur. D’où vient-elle ? Je l’ignore. Elle me fait rire…Elle a l'air si contente d'elle surtout sur fond rouge...!    

La grenouille sur fond rouge "Et moi, je suis la plus petite!", Cl. Elisabeth PoulainLa grenouille sur fond rouge "Et moi, je suis la plus petite!", Cl. Elisabeth Poulain

La grenouille sur fond rouge "Et moi, je suis la plus petite!", Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Voir le célèbre poème de Jean de la Fontaine ( 1621-1675) notamment sur http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/jean_de_la_fontaine/la_grenouille_qui_veut_se_faire_aussi_grosse_que_le_boeuf.html

. Des exemples récents de sulfures millefiori sur https://www.pinterest.fr/pin/484559241137707183/?lp=true

. Peter Mayle, « Aventures dans la France gourmande, avec ma fourchette, mon couteau et mon tire-bouchon », Editions du Seuil, dans la collection « Points », 2003.

. Lire la véritable origine de la dénomination peu valorisante de « Froggies » pour désigner les Français, dans un article de Claude Duneton http://www.lefigaro.fr/langue-francaise/expressions-francaises/2016/09/02/37003-20160902ARTFIG00067-la-veritable-histoire-des-froggies.php

. Le Dictionnaire des  Symboles, Jean Chevalier et Alain Gheerbrant, Collection Bouquins, Robert Laffont/Jupiter, en pages 485 et 486, l'équivalent approximatif d'une page environ.   

Grenouilles, l'équipe des 6, Cl. Elisabeth Poulain

Grenouilles, l'équipe des 6, Cl. Elisabeth Poulain

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Rochefort sur Loire, St Offange, St Symphorien à l’épreuve du temps

10 Septembre 2017, 16:34pm

Publié par Elisabeth Poulain

Rochefort s/Loire, vers Saint-Offange, en passant par le camping, l'arbre et l'eau, Cl. Elisabeth PoulainRochefort s/Loire, vers Saint-Offange, en passant par le camping, l'arbre et l'eau, Cl. Elisabeth Poulain

Rochefort s/Loire, vers Saint-Offange, en passant par le camping, l'arbre et l'eau, Cl. Elisabeth Poulain

Rochefort s/Loire, vers Saint-Offange, en passant par le camping, le ciel, la lumière, Cl. Elisabeth Poulain

Rochefort s/Loire, vers Saint-Offange, en passant par le camping, le ciel, la lumière, Cl. Elisabeth Poulain

La Loire, le plus long fleuve de France,  est toujours vue dans sa partie médiane, comme offrant parmi les plus beaux paysages de France du haut de ses rives. C’est là  que fleurissent certains des plus beaux châteaux de France, ceux qui avaient l’honneur d’accueillir au temps de la royauté la Haute Noblesse venue se ressourcer au bord du Grand Fleuve. Depuis des siècles, le Val de Loire est toujours cité pour sa beauté, comme en atteste  le classement de ses « paysages culturels vivants » à l’UNESCO depuis  Sully-sur Loire –en Loiret (département n°45) - en amont jusqu’à Chalonnes-sur-Loire en Maine et Loire (département n°49) en aval…Rochefort sur Loire bénéficie donc à ce titre du privilège d’être incluse dans la partie de la Vallée de la Loire classée UNESCO.

Rochefort sur Loire - 24 000 habitants pour 2780 ha -   possède plusieurs sites inscrits et classés, des sites uniques de par leur longue histoire remontant loin dans le passé, comme nous avons pu voir ce 5 août 2017 dernier, en compagnie d’une centaine de personnes environ réunies grâce à l’association rochefortaise l’APEC. Je ne nous ai pas comptés, j’étais trop occupée à regarder, à essayer de comprendre la complexité du site et à prendre des photos!  

C’est en effet  l’APEC, l’Association pour l’Education et la Culture de Rochefort sur Loire, qui a eu la bonne idée d’organiser cette visite des  « Roches fortes » qui ont donné leur nom à la ville, lors d’une belle balade autour de Saint-Offange et de Saint-Symphorien. Le rendez-vous était fixé auprès du camping, en bas dans la vallée. Après une présentation succincte de la présentation de l’après-midi, chaque participant  a reçu  une feuille imprimée recto-verso  avec d’un côté le schéma de la ballade et au verso, une présentation de Saint-Offange que nous allions voir en premier en partie gauche et sur l’autre demi-page celle de Saint-Symphorien.

Rochefort sur Loire, Saint-Offange, l'arrivée, la clôture, le panneau, Cl. Elisabeth Poulain Rochefort sur Loire, Saint-Offange, l'arrivée, la clôture, le panneau, Cl. Elisabeth Poulain

Rochefort sur Loire, Saint-Offange, l'arrivée, la clôture, le panneau, Cl. Elisabeth Poulain

Cette fois-ci, à pied, notre groupe est parti en passant par  le camping et ensuite par un chemin qui mène aux Ruines de Saint-Offange. C’est alors d’en bas dans la prairie que nous avons pu découvrir et admirer  Saint-Symphorien qui domine la vallée où a été édifié au XVIIIe siècle un château sur les ruines de l’ancien. Dans le lointain passé, le sens du chemin était inversé, les habitants de la « ville close », entourée de murs  d’enceinte protecteurs de Saint-Symphorien au XVIe siècle se rendaient à Saint-Offange, en passant par un pont-levis. Ils descendaient, alors que nous allons monter vers Saint-Symphorien après avoir découvert la puissance des ruines de Saint-Offange, du moins de ce qu’il en reste, vues d’en bas, car il est désormais interdits de monter, malgré le panneau ! Et pourtant ce n’est par la pierre que va commencer cette remontée dans le temps.     

Rochefort sur Loire, Saint-Offange, la Roche forte de rhyolite, l'approche, Cl. Elisabeth Poulain  Rochefort sur Loire, Saint-Offange, la Roche forte de rhyolite, l'approche, Cl. Elisabeth Poulain

Rochefort sur Loire, Saint-Offange, la Roche forte de rhyolite, l'approche, Cl. Elisabeth Poulain

C’est par l’eau qu’a commencé notre découverte paysagère.  Quand vous arrivez en effet dans la commune de Rochefort sur Loire en venant de traverser l’Ile de Béhuard, pour les personnes venant d’Angers, vous serez entre Loire et Louet, qui est un bras de la Loire et non un de ses affluents. La différence est grande car, si un affluent a une source distincte du fleuve dans lequel il va se jeter, il n’en va pas de même du bras. Ce dernier commence dans la Loire puis « choisit » pour des raisons géologiques de se séparer du fleuve, pour ensuite le rejoindre, dès que cela lui est possible.

Outre cette double caractéristique géo-graphique et géo-logique, il y en a d’autres qui viennent notamment de la longue et tumultueuse histoire de ce cœur ligérien de la France.  Chalonnes- sur-Loire, au sud de Rochefort-sur-Loire par exemple fut un des premiers lieux habités en France,  il y a plus de 30 000 ans avant JC. On a en effet découvert des traces de l’Homme de  Neandertal sur le site de Roc-en-Pail, en rive gauche de la Loire, non loin de Rochefort. C’est également cette voisine aval de Rochefort-sur-Loire qui marque la fin du territoire classé par l’UNESCO  au titre de paysage culturel vivant…

Rochefort s/Loire, devant la Roche forte de Saint-Offange, Jean-Louis Robin, président de l'APEC, Cl. Elisabeth Poulain

Rochefort s/Loire, devant la Roche forte de Saint-Offange, Jean-Louis Robin, président de l'APEC, Cl. Elisabeth Poulain

Rochefort sur Loire, la prairie entre St-Offange & le Château de Saint-Symphorien, CL; Elisabeth PoulainRochefort sur Loire, la prairie entre St-Offange & le Château de Saint-Symphorien, CL; Elisabeth Poulain
Rochefort sur Loire, la prairie entre St-Offange & le Château de Saint-Symphorien, CL; Elisabeth Poulain

Rochefort sur Loire, la prairie entre St-Offange & le Château de Saint-Symphorien, CL; Elisabeth Poulain

. Après l’eau, viennent les pierres. Celles de Saint-Offange sont de couleur noire, celle de la lave volcanique dure. Il y eut ici, vous l’avez deviné, des volcans au pays de la douceur de vivre. C’est alors l’Anjou « blanche » à la roche tendre du calcaire qui se taille facilement  qui s’oppose à la roche noire de Saint-Offange, si dure qu’elle a pu porter à son sommet une forteresse édifiée au XIIe siècle dont il ne subsiste aujourd’hui qu’un pan de mur, tout le reste ayant été détruit. En 1592, la destruction fut le fait des troupes d’un des plus célèbres rois de France, Henri IV contre les trois Frères de Saint-Offange qui étaient réellement des vrais bandits  qui mettaient à mal la région et menaçaient l’ordre royal. L’éperon rocheux  a donc résisté tout comme une partie du mur de l’ancien château, qui est devenu un symbole des troubles de cette époque maint et maint fois pris en photo, tant il est  célèbre.                                                

Ce rocher de Saint-Offange contourné en partie, notre groupe s’est ensuite dirigé vers la grande prairie au fond de la vallée pour ensuite monter en pente douce à travers la forêt vers le Château Saint-Symphorien qui s’élève à 36 mètres sur une motte. Au cours de cette partie de notre trajet, nous avons pu voir des vestiges de murailles, des pierres provenant notamment d’un pont-levis qui reliait les deux Roches Fortes…

Rochefort sur Loire, La montée vers la motte et le Château Saint-Symphorien, Cl. Elisabeth PoulainRochefort sur Loire, La montée vers la motte et le Château Saint-Symphorien, Cl. Elisabeth PoulainRochefort sur Loire, La montée vers la motte et le Château Saint-Symphorien, Cl. Elisabeth Poulain

Rochefort sur Loire, La montée vers la motte et le Château Saint-Symphorien, Cl. Elisabeth Poulain

Rochefort sur Loire, Le Château de St-Symphorien, l'entrée, l'accueil & la dégustation, Cl. Elisabeth Poulain
Rochefort sur Loire, Le Château de St-Symphorien, l'entrée, l'accueil & la dégustation, Cl. Elisabeth Poulain
Rochefort sur Loire, Le Château de St-Symphorien, l'entrée, l'accueil & la dégustation, Cl. Elisabeth Poulain

Rochefort sur Loire, Le Château de St-Symphorien, l'entrée, l'accueil & la dégustation, Cl. Elisabeth Poulain

Le châtelain, venant à notre rencontre, nous fit le grand plaisir de nous offrir une dégustation d’un délicieux Coteau du Layon, Clos du Moulin de Sainte Catherine, d’un vigneron de Rochefort,   un moelleux  avec un très bel équilibre en bouche...Car Rochefort sur Loire est aussi une commune viti-vinicole…Mais de ce point-là, nous n’avons pas eu le temps de parler,  déguster se fait sans parole…! Par contre, nous avons pu ensuite échanger entre membres du groupe, tout en admirant les paysages magnifiques de grande amplitude de cette Vallée de la Loire… C’est alors le vent,  qui fait tourner les ailes du moulin, que le vin de Rochefort sur Loire a évoqué. La lumière a changé très rapidement. Le bleu du ciel s’est chargé de nuages blancs au-dessus du lit de la Loire.  L’air sentait délicieusement bon l’odeur légère de la forêt toute proche.

Puis ce fut la redescente, cette fois-ci non pas en groupe, mais chacune, chacun à sa façon, au moment choisi, après avoir remercié et le châtelain et le président de l’APEC M. Jean Louis Robin,  pour cette très belle après-midi, avec dans les yeux encore ces vestiges étranges et/ou magnifiques, le goût en bouche de ce Coteau du Layon, Clos du Moulin Saint-Catherine...dans un groupe très sympathique.  En résumé à  Rochefort s/Loire aujourd’hui, il y a les gens, les paysages, la nature, toujours la Loire, le temps qui passe et la complexité qui en découle… Un temps fait de superposition et de télescopage, qui rendent fascinant ces paysages, dessus dans l'air, sur terre et dessous avec la roche...!

Rochefort sur Loire, Vue du Château Saint-Symphorien, changement de lumière sur la Loire, Cl. Elisabeth Poulain

Rochefort sur Loire, Vue du Château Saint-Symphorien, changement de lumière sur la Loire, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin  ---) Les sources sont être indiquées ici…

. Courrier de l’Ouest-Angers, http://www.courrierdelouest.fr/angers de la semaine  se terminant le 5 août 2017

. Faire connaissance d’abord avec la ville grâce au site de la mairie sur http://www.rochefortsurloire.fr/la-vie-municipale/les-elus-2/ dont Mme Catherine Guinement est maire. Elle est aussi présente sur https://www.facebook.com/search/top/?q=Catherine+Guinement&init=public

. Découvrir le site très clair et très précis de l’APEC - L’Association pour l’Education et la Culture, dont le président est M. Jean-Louis Robin - sur l’histoire de cette ville à la forte singularité et qui pour autant est très représentative de la complexité d’un site participant de  la longue histoire de la France   http://www.rochefortsurloire.fr/vie-associative/associations-culturelles-et-de-loisirs/association-patrimoine-environnement-cadre-de-vie-a-p-e-c/

Chaque personne du groupe présent à la ballade s’est vu remettre un A4 explicatif bien utile, avec au recto en ½ page de gauche Saint-Offange, en ½ à droite Saint-Symphorien et au recto une carte bien utile .

. Rochefort sur Loire, à voir sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Rochefort-sur-Loire#/media/File:Ruine-st-offange.jpg et aussi sur https://www.wiki-anjou.fr/index.php/Rochefort-sur-Loire qui présente de façon très claire et avec précision la ville…

. Le site vu du ciel sur http://www.cartesfrance.fr/carte-france-ville/plan_49259_Rochefort-sur-Loire.html#carte-satellite-Rochefort-sur-Loire  

. Voir aussi le site de la DREAL-Pays de Loire, la Direction régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement sur http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/  

. La distinction entre site inscrit et site classé est à lire sur http://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/qu-est-ce-qu-un-site-classe-ou-inscrit-a633.html

                                                                               *

. Le site de Saint-Offange, son éperon rocheux sur https://www.wiki-anjou.fr/index.php/Ch%C3%A2teau_de_Saint-Offange où vous pouvez voir une vidéo intéressante vue du ciel.

. Le site de Saint-Symphorien, le voisin situé plus en hauteur, à voir sur https://www.wiki-anjou.fr/index.php/Ch%C3%A2teau_de_Saint-Symphorien  

                                                                               *                                                                    

. Sur le site de la ville, lire la très intéressante histoire de la ville, dans une très bonne et très claire synthèse de Christine Pasquier Croiset, http://www.rochefortsurloire.fr/decouvrir/un-peu-dhistoire/

. Consulter surtout les recherches historiques faites par l’ancien maire honoraire  sur son blog  très fourni et qui remet le développement de cette ville atypique en situation historique… http://www.rochefortsurloire.info/index_fichiers/Page428.htm Les coordonnées de ce  rédacteur, responsable de la publication, Michel Nouaille-Degorce, 3 rue Grand'Cour, 49190 Rochefort-sur-Loire, contact@rochefortsurloire.info

. Pour les laves volcaniques et les ruines du Château de Saint-Offange, vous reporter à http://angerslumiere.blogspot.fr/2016/06/les-ruines-du-chateau-de-saint-offange.html#!/2016/06/les-ruines-du-chateau-de-saint-offange.html

                                                                              *

. Voir l’exemplaire du Courrier de l’Ouest en date du 03.01.2015 qui relate les fouilles menées en rive gauche sur le site paléolithique de Roc en Pail (Chalonnes sur Loire)  au cours de l’été 2014.                                                                     *

. Le classement UNESCO de la Loire et la carte du Val de Loire UNESCO sur  https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Loire_valley_map_1.png        

. Clichés Elisabeth Poulain pris pendant la balade-découverte

. In fine, ce billet remplace celui qui a été envoyé par erreur… en vous remerciant  de  votre compréhension !

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CARAVANE n°141, janvier 1962, les trois pages de couverture couleur

12 Août 2017, 17:35pm

Publié par Elisabeth Poulain

Caravane "Emmaüs", orange, long. 18 cm x 9,5 cm de haut., vue latérale, Cl. Elisabeth Poulain

Caravane "Emmaüs", orange, long. 18 cm x 9,5 cm de haut., vue latérale, Cl. Elisabeth Poulain

Comme son nom l’indique très sobrement, CARAVANE est la «  revue du tourisme moderne - dont il ne reste en notre possession que quelques exemplaires. Cette petite série commence par le numéro du mois de janvier 1962. C’était la fin d’un modèle d’un format 26,3 cm de hauteur pour 18cm de largeur pour 0,3 cm d’épaisseur. Exprimés autrement, ce n° 141, comportait 90 pages illustrés de photos et de nombreux dessins en noir et blanc. Seules les couvertures étaient en couleur, parce que ne mettre que de la couleur aurait renchéri le prix de vente, d’autant plus qu’il aurait fallu utiliser un papier glacé de belle qualité, donc plus onéreux. Ces éléments expliquent que seules les pages de couverture,  en comptant la page 3 de couverture intérieure, avaient le privilège d’être illustrées de photos en couleur. En 1962, la photo-couleur était rare parce que chère. 

Cette petite série commence pour nous par ce numéro de janvier 1962, illustré d’un dessin en couleur dont je n’arrive pas à trouver l’auteur en particulier dans le sommaire qui se trouve en page 25.

Caravane, janvier 1962, n°141, Revue du tourisme modèle, Cl. Elisabeth Poulain

Caravane, janvier 1962, n°141, Revue du tourisme modèle, Cl. Elisabeth Poulain

. La « Une de couv. » représente une scène d’hiver, en moyenne montagne sous la neige, où la caravane remplace la crèche des rois mages. On les voit arriver sur le côté gauche du dessin qui forme un carré de 17cm environ. Une couleur jaune, qui évoque la chaleur, s’échappe de la porte pourtant fermée de la caravane. Une grosse étoile indique le chemin aux rois mages qui arrivent par le côté gauche du dessin, avec des cadeaux dans la main et leur couronne sur la tête. Une chouette est nichée sur une branche juste au-dessus de la caravane. Au milieu du dessin vers l’arrière, on  aperçoit un berger vêtu d’une grande cape et d’un large chapeau rouge, qui  garde des moutons dans la neige !

Il me reste à vous parler du premier plan, où l’on voit un personnage en tenue de survêtements, avec des lunettes de soleil –alors qu’il fait nuit -  chaussé de grosses chaussures de neige avec des chaussettes rouges, tout comme son bonnet et le foulard. A ses côtés sur la droite, une biche et  deux faons, tous les trois vus de dos, meublent l’avant-scène dans le cône de chaleur jaune, en regardant comme fascinés ce cône de lumière jaune qui semble sortir de la porte et qui semble symboliser la chaleur en plein hiver.   CARAVANE, le nom du magazine, est écrit en grands caractères blancs sur fond rouge en haut et toute la partie inférieure, dessin compris, est entourée de noir  

Caravane, janv.1962 n°141, 4 de couv., Pub Caravane Notin "Corvette 500", Cl Elisabeth Poulain

Caravane, janv.1962 n°141, 4 de couv., Pub Caravane Notin "Corvette 500", Cl Elisabeth Poulain

. La 4 de couv.  a pour but de célébrer l’été, après l’hiver de la couverture principale. C’est une vraie publicité, pour la marque NOTINVotre rêve, une CARAVANE NOTIN montre un dessin  très  réussi  au bord d’un lac en montagne. La caravane a été détachée de la voiture que l’on devine sur l’extrême gauche. Son positionnement est  plus fait pour le dessin que pour reproduire la réalité. Elle est en effet garée transversalement au lac, sans que la porte soit ouverte. Les caravaniers s’apprêtent-ils à partir ? Ou plus vraisemblablement viennent-ils juste d’arriver, auquel cas la jeune femme, qui semble dire bonjour ou au-revoir à ses amis, ne serait pas en bikini…

Contentons-nous d’admirer ce paysage de vacances au bord d’un lac en plein été avec suffisamment de vent pour gonfler les voiles des deux voiliers, ces grands sapins noirs qui structurent le paysage et donnent de l’ombre bienfaisante et les pentes à pic de la montagne qui se reflètent dans l’eau…Et telle une star habitée se tient au milieu de la scène, la CORVETTE 500, le haut de gamme  des huit modèles cités… 

Caravane, janv..1962 n°141, 3 de couv., Eden Roc, caravane  anglaise, Cl. Elisabeth Poulain

Caravane, janv..1962 n°141, 3 de couv., Eden Roc, caravane anglaise, Cl. Elisabeth Poulain

. Pour finir, voici la 3 de couv. située au verso de la couverture portant la caravane Notin. Elle serait en page 91 si la page en vis-à-vis était numérotée. Cette publicité met en valeur les qualités d’une caravane anglaise « EDEN ROC »  ayant un distributeur exclusif à Paris dans le 17è arrondissement. La partie du haut est consacrée essentiellement aux noms et adresses des différents distributeurs en France et la partie du bas, légèrement plus petite (17,5 cm de largeur et 12,5 cm de hauteur) que la partie haute très dense.  

On est vraisemblablement au printemps, quand s'annoncent les beaux jours. Une jeune femme souriante est assise sur des rondins de bouleaux en faisant un grand sourire à celui qui prend le cliché. Un petit enfant regarde par la demi-fenêtre qui s’ouvre sur l’extérieur ; un jeune couple se tenant par la main marche en arrière. On peut supposer que c’est le mari de la jeune femme et le père du petit garçon qui prend le cliché. Certes la photo évoque les vacances en famille, un critère d’achat vraiment important pour l’acheteur. A l’instar des quatre qualités mises en avant par le visuel, à savoir les aménagements, le freinage, la solidité et la sécurité, au plan visuel, Il n’empêche qu’il n’y a rien de bien attirant dans ce visuel. Mais c'est sympathique....

Caravane "Emmaüs", long. 18 cm x 9,5 cm de haut. vue de l'arrière, Cl. Elisabeth Poulain

Caravane "Emmaüs", long. 18 cm x 9,5 cm de haut. vue de l'arrière, Cl. Elisabeth Poulain

Pour ce numéro de janvier 1962, il est révélateur de voir que c’est la neige qui est présentée en premier, pour mettre en valeur l’arrivée des Rois mages, le jour de l’Epiphanie, portant chacun un cadeau…comme si ce cadeau était la caravane dont la porte ne s’ouvrira que lorsqu’ils seront arrivés à bon port. Ils sont visiblement attendus avec impatience !  Puis vient l'été au bord du lac en montagne, sans oublier le printemps  quand on commence à sortir sans pull-over...  

                                                                                   ***

Pour suivre le chemin

. CARAVANE, janvier 1962, n°141, 1 NF, Revue du tourisme moderne

. CARAVANE, 13 rue de Grenelle, Paris 7è, LIT 43-16  (= LIT pour Littré ?) en page 25 où figure le sommaire, Directeur Général J. Susse, Directeur –Rédacteur en chef, P. Chambaz.

. La fête des Rois Mages, l’Epiphanie, à voir sur  https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89piphanie

. Cette très petite série de « Caravane », en ma possession, s’élève à sept exemplaires en tout et pour tout; c'est dire que mon analyse à partir des clichés couleurs n'aura qu' une valeur toute relative. Par choix, en plus, je ne vous présente que les couvertures couleurs, à savoir, dans ce numéro, la une de couv.,  la 4 de couv.  et son verso, la 3 de couv. celle qui est à l’intérieur de la revue au recto de la page de couverture. Avec mes remerciements à France Poulain pour me l'avoir fait connaître...

. Clichés Elisabeth Poulain. "Jouet Emmaüs" signifie que cette pauvre caravane, bien usée, vient d'un  Centre Emmaüs, qui ne voulait même pas nous la vendre parce qu'elle était trop abîmée... Alors nous avons acheté un livre un peu au hasard mais dans nos thématiques, qui s'est révélé être en plus très intéressant. Ainsi va la vie, grâce à une vieille caravane...  

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Profil d’homme, en bois poli par la mer, trouvé sur la plage de sable

7 Août 2017, 15:55pm

Publié par Elisabeth Poulain

Profil d'homme, Bois flotté sur pierre, Elisabeth PoulainProfil d'homme, Bois flotté sur pierre, Elisabeth Poulain

Profil d'homme, Bois flotté sur pierre, Elisabeth Poulain

Cet homme, car c’en est assurément, est étonnant tant sa force de représentation est grande avec seulement ses trois composantes. Et pourtant je ne vais pas vous en parler tout de suite. Je vais commencer par le bois qui s’est usé en arrondissant les angles, en faisant ressortir les lamelles au fur et à mesure de l’usure lors de de ses tribulations marines. Je gagerais que c’est du pin, un bois tendre, qui a su pourtant le porter jusqu’au bord de l’eau sur la plage, à marée haute.

Ce  galet de bois fait  homme mesure 15,7 cm de hauteur sur 8,4 cm de largeur et 1,6 cm d’épaisseur environ, car toutes ces mesures changent à chaque endroit, en fonction de l’épaisseur de ses strates et de sa patine. Je vous le présente vu de son plus beau côté, celui qui regarde vers la gauche. 

Profil d'homme, bois flotté dans un cadre, Cl. Elisabeth Poulain

Profil d'homme, bois flotté dans un cadre, Cl. Elisabeth Poulain

Un petit mot encore sur sa couleur. Lors de sa découverte, le bois était devenu gris-beige. Revêtu de plusieurs couches d’huile de lin chère aux marins, pour le protéger un peu, il a acquis au fil des ans une belle patine orangée, qui change de nuances selon les endroits comme vous le montrent ces clichés, mais sans que je puisse vous expliquer pourquoi.

C’est son œil de 2 cm sur 0,5 cm environ qui attire le vôtre tout d’abord. Il est situé presque au milieu de la pièce, visiblement creusé à un endroit où le bois est moins épais. Au-dessus, légèrement décalée vers la gauche, devait s’en trouver un autre plus situé vers la gauche et à un endroit un peu moins épais.

L’encoche en partie haute n’est toutefois  pas exactement dans le même axe vertical que l’oeil. Il est légèrement décalé en partie gauche.  

Il me reste à vous parler de la bouche. C’est une coupure de 3 cm de long, de 3  ou 4ml de largeur, tracé en biais léger, qui lui donne un certain sourire, qui le rend vivant…

Profil d'homme, bois flotté dans un cadre sur fond d'un tableau, Cl. Elisabeth Poulain

Profil d'homme, bois flotté dans un cadre sur fond d'un tableau, Cl. Elisabeth Poulain

Sa teinte. Je vous en ai déjà parlée. Mais il n’y a pas que cela. Il y a en particulier ces veines du bois qui ont réagi différemment selon la couleur de l’huile de lin et à l’oxydation de la lumière. Les lignes sont essentiellement verticales, avec des arrondis en partie verticale centrale, en dessous et au-dessus de l’œil…Et le voilà pour finir dans un cadre, tournant le dos à la lumière de côté…

Pour suivre le chemin

Cliché Elisabeth Poulain de cette tête d'homme vue de profil de différentes façons...          

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