En quelques mots...

Elisabeth Poulain
Elisabeth Poulain est docteur en droit et a longtemps exercé dans l'enseignement supérieur et la recherche sur les questions de commerce, de marketing et d'enjeux internationaux. Auteur de nombreux ouvrages, elle choisit de porter un regard analytique sur le système qui nous environne, en montrant les liens de connexion qui le sous-tendent.

Les Habits du Vin

Lundi 17 novembre 2014 1 17 /11 /Nov /2014 17:07

Bourdeilles est une petite ville de Dordogne, qui a une longue histoire comme en témoignent plusieurs monuments visibles, à commencer par le vieux pont qui traverse la rivière, le vieux moulin et les deux châteaux qui dominent le site du haut de l’éperon rocheux qui tombe à pic. Son sous-sol est riche aussi de trésors archéologiques.

Bourdeilles, place du village, vu du pont sur la Dronne

Comme toujours c’est par l’eau, celle de la petite rivière,  la Dronne, qui passe au bas du village que commence cette petite histoire. C’est elle qui a creusé l’apic rocheux où se trouvent les deux châteaux. C’est elle qu’enjambe le vieux pont qui offre une très belle vue sur le moulin qui permettait autrefois de moudre le grain grâce à la force hydraulique  et… une place de parking perpendiculaire à elle bien opportune en basse-saison touristique.

Bourdeilles, le moulin vu du pont sur la Dronne

Une place d’autant bienvenue qu’il faut monter au château à pied. Une belle occasion aussi de découvrir le paysage, tout en marchant un peu et en parlant beaucoup, d’admirer la vue et de redescendre pour cause d’ouverture du site à 10h seulement.

Bourdeilles, le château vieux vu de la ruelle

La redescente de la ruelle montre à voir l’importance des falaises de pierre blanche ravinées par les pluies. A l’aller, on regarde pour voir l’amplitude du site, on regarde loin ; au retour, on regarde autrement. Il en va toujours ainsi, de sorte qu’on ne voit jamais la même chose. On distingue en haut la proximité qui existe entre le bord du château vieux et le bord de la falaise. On est surpris aussi et surtout de voir l’imbrication des maisons nichées dans les creux de la roche par en bas, devant lesquelles passe la petite rue que nous empruntons.

Bourdeilles, le château vieux et les petites maisons

Avec une surprise de taille, quand on se surprend à examiner la paroi. On voit distinctement enserrés dans la roche un crâne et des os longs du  type « fémur », mais de petite taille éparpillés tout autour verticalement. Sachant que la Dordogne est un haut lieu de la recherche préhistorique, on se sent tout d’un coup comme hors du temps, surtout qu' ici même, il y a de beaux sites de fouilles de la pré-histoire mais plus bas près de l'eau.

Bourdeilles, vue sur la falaise sous le château vieux

L’autre hypothèse est que c’est une blague...   A moins que cela ne soit qu’une illusion optique due à la magie du lieu…

 

Pour suivre le chemin

. L’essentiel sur Bourdeilles et son château, désormais propriété du Conseil général de la Dordogne   sur

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bourdeilles  http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Bourdeilles

. Faites une visite guidée de l’intérieur du château avec des photos grâce http://www.cg24.fr/les_sites_patrimoniaux/le_chateau_de_bourdeilles/225-3

. Retrouver la rivière, la Dronne, qui traverse le village sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Dronne

. Voyez où en est la recherche d’archéologie préhistorique à Bourdeilles  http://paleo.revues.org/2668

. Photos Elisabeth Poulain. Elles ont été prises un matin un peu brumeux il y a quelques années lors d’un périple à Brantôme, Bourdeilles, Lectoure, Pau… qui nous a fait découvrir de très beaux paysages de France. 

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Paysages
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Dimanche 16 novembre 2014 7 16 /11 /Nov /2014 18:42

     

Dans ce n°3866  de l’Illustration du 7 avril, le choc du dessin face à des photos. C’est la 3è année de guerre. Dans ce magazine déjà,  le poids de dessin d’après nature et des photos de faits réels pris sur le vif pouvait l’emportait sur l’analyse par les mots. C’est en particulier le choix de la rédaction dans ces pages centrales qui montrent à voir en pages 308 et 309 un dessin réalisé à Margny près de Roye et trois photos prises près de Tergnier. Ce billet porte sur le rapport entre le dessin et la photo, pour savoir qui fait quoi et comment, lequel ou laquelle agit sur l’autre, avec en concomittance une question dérivée qui porte sur l’art de l’assemblage des photos.  

L'Illustration-1917-04-27, p.308, Bélier de bois, Lucien Jonas

. Le «  dessin d’après nature » est l’œuvre de Lucien Jonas en pleine page 308. Son titre : « Pour détruire les maisons d’un hameau », avec l’explication placée dessous : « A Margny-aux-Cerises, près de Roye, les Allemands ne voulant sans doute pas user leurs explosifs à la destruction d’humbles chaumières, imaginèrent de construire ‘un bélier’ sous les coups duquel s’effondrèrent les murs de briques et de torchis. »

On y voit un bélier visiblement fraîchement assemblé. Le bois d’assemblage (du chêne vraisemblablement) est encore blanc. Il n’a pas eu le temps de se salir, ne serait-ce que sous les coups de butoir qu’il vient de porter grâce à au gros tronc d’arbre qu’il porte et qui va servir à emboutir les murs pour les éventrer. Ses grosses poutres sont au nombre de six plus une petite transversale qui lie les deux plus verticales. Les grosses horizontales  supporteront  à l’avant deux fois deux poutres, les unes plutôt verticales et les deux dernières qui viendront appuyer en contrefort celles qui sont dressées à l’avant. La plus petite poutre viendra en hauteur solidifier la tenue des deux verticales. C’est elle aussi  qui a la charge de la lourde chaîne qui enserre le gros tronc d’arbre, qui avant sa coupe était encore un arbre vivant. Il a donc fallu au moins un gros tronc, six arbres de bonne taille, sans nœud, ni irrégularité de croissance, plus un plus fin pour constituer ce bélier « allemand. »

La scène ensuite. Le décor montre à voir les ruines d’un hameau. Il reste des pans de mur avec des charpentes branlantes qui restent accrochées pour partie.  Dans le fond, on entre-aperçoit des murs blancs. Le sol est jonché de débris, de bois fraichement coupé, d’une roue de charrette et des morceaux de pierre. Il devait être quasiment impossible de marcher, c’est du moins possible dans le dessin pour ouvrir la perspective.

Des soldats français contemplent la scène, deux sur le côté gauche plus un devant avec tout son harnachement, tandis qu’un quatrième s’en va dans le fond entre les maisons éventrées. La présence de ces militaires français bien habillés, bien nourris, avait surement pour but de rassurer à l’arrière les populations restées à l’arrière du front.

 L’art du dessinateur, Lucien Jonas. Il est vraiment bon à plusieurs titres. Citons son sens de la composition, sa maîtrise de la densité et du choc des lignes qui rendent compte de de la violence de l’univers du chaos semé par la guerre, son humanité qui le pousse à garder et transmettre l’émotion des scènes qu’il saisit sur le vif. Sa famille était originaire d’Anzin dans le Hainaut français, son père venait du borinage belge.     

En février 1915, Lucien Jonas avait été nommé peintre militaire attaché au Musée de l’Armée. Il était donc là en service commandé, pour témoigner de la barbarie ennemie et de la résistance des armées française et alliées. Le dessin au fusain fait partie des œuvres qu’il a créées dans ce cadre. Pendant son service, il produisit plus de 4000 dessins et 700 peintures qui parurent dans un certain nombre de publications telles que l’Illustration. Il devient ensuite peintre de la marine. Né le 8.4.1880 à Anzin dans le Nord, il est décédé à Paris le 20.09.1947, presque 20 ans plus tard. Sa sépulture se trouve au cimetière de La Flèche, le port d’attache de la famille de sa seconde épouse. Il avait demandé à ce que sa tombe soit proche de celle du soldat du Souvenir Français.  

. Les photos qui font face au dessin. Dans ces trois représentations de la réalité du terrain, on voit une nature blessée avec des arbres à terre gisant sur le sol d’hiver, présentée sous le titre générique « Le massacre de arbres ».  

L'Illustration-1917-04-07,p.309, Vergers-saccagés

Le premier cliché en haut de la page montre à voir un « verger dont tous les arbres fruitiers ont été brisés, tandis que plus loin des arbres forestiers étaient épargnés. » Un gradé vêtu d’un long manteau marche dans les rangées d’arbres, tandis qu’une automobile l’attend sur la route qui mène au village dont les maisons sont debout.

L'Illustration 1917-04-27,p309, soldats-paysans, arbres coupés

La seconde photo présente des soldats dont deux sur les cinq sont munis d’une pelle. Ils contemplent de l’autre côté du chemin des arbres déjà d’une bonne taille dont le tronc est coupé de façon à éviter toute utilisation militaire par les armées françaises. Cet acte avait valeur de message facile à interpréter, l’arbre coupé montrant la détermination des ennemis de bouleverser durablement le paysage lors de leur départ pour le plaisir de saccager quelque chose qui relève du vivant et du symbole .  Le commentaire est étonnant, surtout dans une revue aussi maîtrisée que l’a été L’Illustration : « un crime injustifiable que nos soldats-paysans ne pardonneront pas ». C’est la première fois que je vois autant d’émotion et cette dénomination de soldat-paysan.

L'Illustration-1917-04-27, p309-Pommiers-Homme-à-terre

La photographie n°3 a été prise près du sol, pour bien donner à voir un soldat allemand mort allongé sur le sol  et une rangée d’arbres à terre dans le fond. Le commentaire est le suivant : « des pommiers abattus qui sont déjà vengés : Allemands d’un détachement d’arrière-garde tombés dans une escarmouche contre nos éléments avancés, près de Tergnier. »  Le corps de l’ennemi est tombé dans le même sens que le fût de l’arbre plus loin dans le fond. Parfois sur certains clichés (les n° 1 et 2), on peut apercevoir quelques arbres isolés qui ont échappé au massacre.

Ce thème de l’arbre abattu par les Allemands lors de leur retraite a été amplement photographié par les photographes et les artistes tels Lucien Jonas chargés de transmettre la réalité des exactions de l’ennemi et de garder la mémoire des faits. Comme le note le Lieutenant David Sbrava, en charge des collections de l’Etablissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (ECPAD) fort d’Ivry-sur-Seine, l’arbre à terre entrait dans le cadre plus large de la politique de "la Terre brûlée", qui était mise en œuvre lors du départ des troupes ennemis, lorsqu’elles en avaient le temps. C’était aussi une façon très première d’empêcher toute récolte des fruits dans un pays ravagé par les destructions ou de laisser pourrir à terre des troncs d’arbres qui auraient pu servir à la reconstruction.

Aucune de ces trois photos n’est signée. Elles ont dû être faites par Edouard Brissy, du Service des Armées, qui a photographié le 25 mars 1917 des paysages d’arbres fraîchement coupés dans la région de Tergnier. C’est lui l’auteur d’une des plus célèbres photos de la guerre de 1914-18, prises à la même date aussi justement à Tergnier qui montre l’entrée de la ville. Tout a été rasé par les bombardements,   à l’exception d’un panneau publicitaire sur la droite de la rue, la route ( ?) avec un hangar à gauche …Tout est redevenu pierre. On comprend alors le choix des arbres. Voir un  arbre à terre, voir une rangée entière tombée pour rien, ça fait mal, on peut le comprendre. Voir une ville entièrement morte, dénuée de toute vie, de toute présence, aucune photographie, même faite par le plus grand photographe, ne peut être transformée en « propagande», comme on disait à l’époque, de nature à réconforter la population restée à l’arrière. Il valait mieux parler de la cruauté, « un crime injustifiable que nos soldats-paysans ne pardonneront pas. » 

L'Illustration-1917-04-27, p.308, Bélier de bois, Lucien Jonas         

. Le choix de ce dessin au fusain en page 308 à gauche face aux photos en page 309, se comprend mieux. Il précède ce qui vient ensuite. On arrive sur la scène de l’éventrement juste après qu’il ait eu lieu. C’est ce qu’on imagine du moins, comme une scène de crime encore chaude, qui palpite encore. Alors que les photos sont froides. Elles le sont d’autant plus qu’on sait maintenant que les photographes ne pouvaient pas montrer l’horreur de la réalité. On sent qu’il s’est passé quelque chose, on le pressent  avec la légende très forte de la photo du centre, qui montre à voir ces soldats-paysans celle qui est encadrée par les autres. Alors que le corps de l’homme mort ne soulève aucune émotion dans la rédaction. La référence explicite aux paysans n’est évidemment pas neutre, surtout dans un tel contexte. Les chiffres sont difficiles à confirmer. Certains auteurs parlent de 4 millions de jeunes paysans envoyés directement sur le front comme « chair à canon » pour reprendre l’expression de Napoléon.

Pour terminer avec l’arbre, ces deux pages de l’Illustration formées à bas d’un dessin et de trois photos envoyés par l’armée française ont été publiés au cœur de la revue, à l’endroit le plus fort du magazine pour montrer à voir des arbres. Certains ont servi d’outils, d’armes pour blesser, faire mal, chasser de chez eux les paysans et leur famille « des humbles chaumières». D’autres arbres jeunes ont été coupés pour ne plus donner leurs fruits à des gens affamés après quatre ans de guerre ; les plus beaux qui faisaient la gloire des routes françaises ont été jetés à terre pour pourrir, pour mourir.    

La symbolique de vie attachée à son image, sa force et à sa durée de vie sont très fortes puisque selon les espèces de chêne à durée de vie longue, celle-ci varie de 800 à 1000 ans. Et ce sont des arbres qui ont été plantés pour célébrer de grands évènements comme la Victoire de la Marne en 1915 ou fêter l’armistice en 1918, en gage de confiance en l’avenir. 

La réponse aux questions. C'est le dessin qui l'emporte, d'autant plus qu'il a été fait à chaud, quand l'évènement venait de se produire ou peu de temps après. Les photos militaires du bélier -voir le cliché n°32 de l'étude du Ldt  D. Sbrava ou celui de la mairie- montrent à voir un paysage totalement nettoyé, avec un sol propre de nature à pouvoir accueillir les membres de la Commission sénatoriale venue constater  de visu les ruines. Il ne reste rien de l'émotion. Quant aux photos d'arbres mutilés, c'est en fait le commentaire et le placement du cliché au centre entre les deux autres qui nous avertissent qu'il s'est passé quelquechose là...mais pas les clichés eux-même.  

 

Pour suivre le chemin

. A découvrir l’analyse très complète sur Lucien Jonas, peintre (1880-1947), sous le titre suivant « Lucien Jonas, un Anzinois a laissé son empreinte sur le Valenciennois. »  http://www.va-infos.fr/index.php/sections/article/5716

. A comparer avec le portrait tel qu’il se dégage de wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Lucien_Jonas

. Pour le bélier, consulter pour le Moyen-Age, « l’art raisonné de l’architecture militaire » sur wikisource, sachant que je n’ai pas réussi à trouver  le modèle très simple  que l’on voit sur le dessin de Lucien Jonas http://fr.wikisource.org/wiki/Dictionnaire_raisonn%C3%A9_de_l%E2%80%99architecture_fran%C3%A7aise_du_XIe_au_XVIe_si%C3%A8cle/Architecture_militaire

. Pour Margny-aux-Cerises, consulter le site très bien fait de la mairie et retrouvez quatre photos des ruines de 1917, dont le cliché du 25 mars 1917 lors de la visite de la Commission sénatoriale des Ruines  sur  http://www.commune-mairie.fr/photos-premiere-guerre-mondiale/margny-aux-cerises-60381/

. Sur la route menant à  Margny-aux-Cerises (nord de l’Oise), voir aussi une photo des bombardements allemands sur un site très documenté   http://bastien80.e-monsite.com/pages/les-combats-de-champien.html

. Pour Tergnier qui a reçu la Croix de Guerre à la fin de la guerre, retrouver trois clichés sur le site de la ville. Les photos ont été prises le 27 mars 1917 pour l’une et le 30 mars pour les deux autres. Littéralement, il ne reste rien de la petite ville. http://www.commune-mairie.fr/photos-premiere-guerre-mondiale/tergnier-02738/

. Remettre le tout en perspective grâce à l’étude très intéressante du Lieutenant David Sbrava  avec de nombreux clichés dont ceux sur Margny et Tergnier cités dans L’Illustration  dans « Les destructions du patrimoine en Picardie vues par la section photographique et cinématographique de l’Armée (SPCA) » http://insitu.revues.org/11012

. Pour les chiffres de jeunes paysans parmi les soldats,  voir en première approche http://derdesders.blogs.nouvelobs.com/archive/2012/12/13/glossaire-d-a-a-z-des-paysans-et-la-grande-guerre.html  

. Retrouver la ville de La Flèche sur les bords du Loir dans de département de la Sarthe dans http://www.ville-lafleche.fr/retour-en-images/  

. Sur l'arbre, qui sert de totem pour célébrer ou commémorer un grand événement, voir en particulier un cliché de brigitte Libaud d'un chêne portant une plaque de la Victoire de la Marne en 1915 http://www.oratoires.com/   

. Pour  le chêne, http://www.lesarbres.fr/chene2.html

. Photos Elisabeth Poulain à partir de ce n° de l’Illustration. Pour les autres photos, il vous faut consulter chacune des sources citées.    

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Société
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Vendredi 14 novembre 2014 5 14 /11 /Nov /2014 09:18

    Le titre en commençant par Christophe Lesort  en Ier. Cet urbaniste, qui aime les gens et la ville, vient de quitter ses fonctions de Directeur général délégué de la Société Angers Rives Nouvelles pour prendre sa retraite. Il devient maintenant consultant dans ce domaine très foisonnant de l’aménagement de la ville en phase avec son évolution dans le temps.

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Un chaleureux pot d’adieu dans la grande salle de la mairie d’Angers,  s’est tenu en la présence du maire en exercice Christophe Béchu, d’un des précédents maires Jean-Claude Antonini  ainsi que de Jean-Luc Rotureau, un des candidats à l’élection à la mairie d’Angers. M. Frédéric Béatse, l’ancien maire  étant retenu à Nantes par ses fonctions. Christophe Lesort n’a pas oubliée pas non plus de citer M. Jean Monnier, maire d’Angers, qui l’avait fait venir à Angers, avant que M. J-C Antonini prenne le relais. 

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A l’Hôtel de Ville d’Angers, en ce 29 septembre 2014, outres ces hauts représentants de la ville, il y avait de nombreuses personnes attachées aux différents services de la ville et des organismes associés.  En particulier les membres des équipes avec lesquelles Christophe Lesort a travaillé pendant 14 ans depuis qu’il s’est s’installé à Angers, avec sa famille. Etaient présents aussi ce jour, quelques membres-citoyens des ateliers qui ont participé à la grande opération de concertation urbaine qui s’est déroulée pour lancer le projet de l’aménagement des Berges de la Maine à Angers.    Jacques Bineau était là aussi; c’est un des associés du cabinet de psychosociologie Emanence. Avec Gérard Bossé, son associé, tous deux ont conduit avec beaucoup de finesse la concertation avec les habitants,  une grande première pour la ville d’Angers. 

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Dans le domaine de l’aménagement de la ville, on ne  travaille jamais sans les autres, comme le souligne Christophe Lesort. « Le travail d’une vie ne se fait jamais seul. » On porte le projet urbain en équipe,  en s’enrichissant chacun des apports des autres et des échanges qui se font naturellement. C’est toujours le cas dès lors que l’on parle  de la ville et de son accès à l’eau, comme ici à Angers touchée aussi par une décélération industrielle. Ou de sa profonde revitalisation comme à Dunkerque, dans un territoire très meurtri par les guerres. Angers, Dunkerque, mais aussi Angoulême et Marseille constituent les quatre grandes collectivités locales dans lesquelles Christophe Lesort s’est impliqué, avec toujours beaucoup de contact avec les gens du terrain.

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Aucune de ces villes ne ressemble à une autre. Chacune a sa culture. « Je suis frappé, dit-il par la différence des cultures. Je m’élève par exemple contre l’idée de la banalisation des villes. » Ses diverses expériences professionnelles sur le terrain lui permettent en effet  d’avoir développé une forte sensibilité à la diversité urbaine, sociologique, patrimoniale et paysagère du territoire urbain angevin. Cette palette de différenciations est aussi une des singularités notables de la France et une de ses profondes richesses.

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Quant à ses liens avec l’Anjou, il dit simplement « j’ai pris des racines ici. » Il est vrai que le projet d’aménagement des Berges de Maine, qui s’est poursuivi par la création de la société publique locale Angers Rives Nouvelles, dont Christophe Lesort est devenu directeur général délégué, est devenu, avec ses 300 hectares de reconquête en centre-ville et la très forte imbrication des différentes problématiques qui se posent à la ville, quasiment un modèle de grand projet urbain qui apporte de nouvelles visions de la culture du métier… La ville se construit petit à petit, dans sa durée en perspective pour qu’elle puisse se développer…A Angers la crise industrielle a été différée, l’habitat social est intégré à la ville, les cultures sont différentes. Ici on est plus dans une culture boule de fort, qui n’est pas forcément celle de la ligne droite… J’ai vécu ici une aventure professionnelle exceptionnelle.  »

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Comme l’a noté M. Christophe Béchu dans son discours préliminaire, « ces différents lieux de travail cités par l’urbaniste présentent beaucoup de nuances et de différences. Christophe Lesort a montré une grande capacité d’adaptation et un attachement sincère à Angers, un véritable amour porté à son développement…dans un dossier qui demandait beaucoup de pédagogie. »  Concernant plus spécifiquement l’opération Berges de Maine, il rappelle qu'il s’agit d’arrêter de tourner le dos à la rivière, une intuition partagée par les Angevins. La situation (de la traversée automobile) est très compliquée en raison de la rocade centrale (qui coupe la ville en deux). « Ces villes (citées par CL) présentent beaucoup de différences et de nuances, qui nécessitent de grandes capacités d’adaptation… L’énorme travail de réflexion qui existe actuellement à  Angers répond à la question de savoir ce qu’il faut faire à court terme dans une vision à long terme. Ce travail d’aujourd’hui sert de base pour demain et après-demain ». Et le maire « remercie Christophe Lesort du fond du cœur. »  

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Quant au héros du jour, il remercie à son tour avec beaucoup de chaleur « les habitants qui ont donné beaucoup de leur temps pour faire un vrai travail de fond avec les professionnels et impulsé un vrai mouvement, ainsi que les élus, sans qui rien ne pourrait se faire. » Et il termine avec un grand sourire par cette magnifique citation de François Ier qui garde toute la force de sa profonde vérité:

« Si on se préoccupait de l'achèvement des choses, on ne construirait  jamais rien. »

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Pour suivre le chemin  

. Attendre avec patience le texte promis par Christophe Lesort sur sa vision de la ville et son parcours professionnel.

. Retrouver les grandes lignes de son profil professionnel sur https://fr.linkedin.com/pub/christophe-lesort/61/76/37 , 2013-2014- directeur général délégué de la SPL Angers Rives Nouvelles, 2008-2012- directeur de la mission des berges de Maine de la ville d'Angers,  2000-2008- directeur de l’Agence d'Urbanisme de la Région angevine,  1989-2000- directeur de l’Agence d'Urbanisme et de Développement de la Région dunkerquoise.

. Relire sur ce blog le billet dédié à la grande opération de la reconquête des Berges de Maine, orchestré par Christophe Lesort, alors urbaniste responsable de l’Agence d’Urbanisme de la Région angevine (AURA) http://www.elisabethpoulain.com/article-amenager-les-rives-de-maine-christophe-lesort-urbaniste-angers-64597020.html

France-Poulain-Architecte-des-Bâtiments-de-France-Mairie Angers

. Photos Elisabeth Poulain prises lors de la chaleureuse cérémonie.

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Architecture-Urbanisme
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Mardi 11 novembre 2014 2 11 /11 /Nov /2014 11:10

             

Comment connaître et reconnaître le sucre, le matérialiser à la vue, sans utiliser les mots habituels qui parlent de douceur, de plaisir, de réconfort, de partage…En particulier pour des enfants qui ne possèdent pas encore la capacité de comprendre tous les mots compliqués des adultes. Par contre, ils savent dès leurs premières heures de vie reconnaître la saveur sucrée qu’ils distinguent très bien de l’amer, du vinaigré… qui provoquent chez eux immédiatement des grimaces de rejet. On ne les voit jamais ces mimiques de répulsion  avec le sucré et cela partout dans le monde. C’est quand même extraordinaire.  

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L’exemple du sucre glace Daddy. Ce sont quatre flacons plastiques revêtus d’une pellicule plastique en couleurs de 500 grammes sorties en en série limitée, il y a plusieurs années. Je les avais achetées à l’intention d’étudiants de cinquième d’école d’ingénieurs. Ils avaient eu à étudier, qualifier et commenter le packaging de ces flacons qui ont même conservés leur sucre glace. Un exercice intéressant aux réponses vraiment différenciées selon les nationalités ou l'origine régionale des étudiants composant les groupes de travail.  

Quelques mots sur le flacon. C’est un gros tube resserré à la taille de façon à pouvoir le prendre facilement dans une main d’adulte, ce qui pose la question de la cible visée par ce packaging. Il mesure 18cm de hauteur, bouchon compris. Il atteint 29,4cm à la poitrine et aux hanches, son tour de taille étant de 24cm. Il est revêtu en haut d’un bouchon à vis rose dont une partie se relève afin de pouvoir verser le sucre plus facilement, l’amidon ajouté au sucre glace ayant pour objectif à de faciliter l’écoulement du mélange.   

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. Le trio de la première série. Le seul flacon que j’ai pu me procurer est un personnage à destination des filles, les deux autres étant plutôt faits pour des garçons. Ce sont « les catcheurs de glace ». Celui qui est en bleu veut faire peur avec sa grosse moustache retombante, tandis que le violet  éveille ma perplexité avec ses yeux qui louchent.

La mignonne toute en rose. Elle a de grands yeux étirés qu’on devine sous un masque, avec un cœur au-dessus du nez. Ses lèvres sont roses. En guise de bras, elle a des spatules pour faire les gâteaux et sur son ventre rebondit, elle porte un tablier où il est marqué « Daddy ». Sur son ventre, elle porte à la hauteur du nombril le logo de Daddy « Sucre Glace ».

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. Le trio de la seconde série. Ce sont tous des flacons-garçons. Le look a changé. Le design est plus travaillé. La recherche d’humour est clairement perceptible et le travail sur les couleurs plus amusant. Visuellement la série est plus réussie. Ils font partie d’ « Entreprise brises-glace » avec un s à brises, qui ressort en blanc sur fond marron. Le bouchon est maintenant plus sophistiqué avec un côté « verseur » à grande ouverture  et un autre côté « moulin » à grille.

L’Orange. Le bonhomme a une casquette bleue avec le sigle Daddy, des yeux qui biglent et quatre quenottes (des dents) qui ressortent. Son ventre rebondi est orné d’une ceinture porte-outil, avec en particulier une clé bleue, tandis que sa main droite tient un tourne-vis.

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Le vert. Sa casquette est orange-jaune. Ses yeux biglent aussi. Il n’a que deux quenottes qui ressortent sous une moustache. Et il a un marteau sur le ventre et une sorte de règle à la main droite.

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Le rose. Une casquette verte occupe le haut de son front, sa moustache ne laisse voir que deux dents, une de chaque côté, son ventre est orné d’une sorte de spatule  et sa main s’efforce de tenir une clé. 

Le  score entre les trois derniers et entre les deux roses. C’est l’orange qui est le plus réussi à mon goût. Quant à la comparaison entre le flacon-fille rose à la bouche rose et le flacon-garçon moustachu, c’est le second qui l’emporte visiblement. Les outils gagnent contre les grandes cuillères à pâtisserie, le flacon fille étant franchement kitch.Par rapport aux autres, il est daté.

Reste quand même quelques éléments troublants qui interrogent, à savoir :

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. A qui est destiné ce packaging, à la personne qui fait les courses, celle qui fait la pâtisserie, aux enfants dont les mains sont trop petites pour tenir le flacon et qui pourtant semblent être la cible choisie?

.  N’est-ce pas une façon de transformer le flacon de sucre-glace, dont la consommation ne doit pas être si développée, en objet ludique et de décoration pour la cuisine, une habile façon de renforcer la présence du sucre dans l’univers de la cuisine familiale ? Une façon très directe d’associer la cuisine au sucre et cela par le jeu visuel dès l’enfance ?

. La forme ronde, très ronde n’est-elle pas aussi le signe d’une personne bien nourrie, dont la silhouette appelle la sympathie ? Dans de nombreux pays du monde, la rondeur est un signe très  positif.                    

Pour suivre le chemin

. Retrouvez la marque Daddy sur http://www.daddy.fr/#daddy . Voir aussi le site mère http://www.cristal-union.fr/le-groupe/nos-marques/ à Actualités 2013 avec  la boîte rose qui se met au vert, ainsi que l’entreprise  CristalCo cité sur les flacons juste avant l’adresse de Daddy  http://cristalco.fr/produits-services/sucre/   

. Photos Elisabeth Poulain à voir dans l'album photos "Manger2"

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : 1001 façons de manger
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Samedi 8 novembre 2014 6 08 /11 /Nov /2014 18:02

A Paris, tout prend plus de résonnance qu’ailleurs. Il y a le Paris du jour, le Paris de la nuit et celui de l’entre-deux. Celui qui revient deux fois par 24 heures, que ce soit l’aube quand le soleil se lève ou le crépuscule quand l’astre se lève. Pour chacun de ces évènements que continuent à chanter les poètes, les photographes, les amoureux, les promeneurs …, il y presque toujours la Tour Eiffel. Comme si le déroulé du cycle du temps à Paris, plus qu’ailleurs, pourtant prévisible ne pouvait se passer d’une déesse iconique qui appartient clairement au genre féminin à la forme proprement phallique. Cette Dame de Fer constitue une prouesse visuelle pourtant dont personne ne s’étonne et qui est abondamment utilisée par la publicité pour les femmes.

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L’heure de la nuit. Il devait être 11h du soir, un moment où il y a encore quelques piétons et suffisamment de voitures pour qu’on s’y sente bien. Le trafic automobile  garde la ville vivante. On ne note pas encore le ralentissement propre aux petites heures creuses, celles qui sonnent un certain vide propre à libérer des angoisses pour celles ou pour les quelques ceux qui rentrent à pied. C’est aussi le bon moment pour aller souhaiter bonne nuit à la Grande Chérie, avant de repartir vers un ailleurs.  

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L’approche. Elle s’est faite en voiture par la rive droite en traversant le pont de l’Alma. Nous avons déjà pu l’apercevoir vue de la Seine au-dessus des arbres qui bordent le Quai Branly. Tout va alors très vite. Il s’agit pour moi de mitrailler la Tour ou du moins ce qu’on en voit alors que la voiture roule.

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Ces photos de la Tour la nuit signent une rencontre entre la brillance incroyable de la Tour toute en or et le fond noir très profond du ciel parisien. Chacun sait pourtant qu’une ville la nuit continue toujours à éclairer le ciel, au point de former des dômes de pollutions lumineux dénoncées par les écologistes. C’est réellement mon premier étonnement, comme si le ciel parisien jouait le jeu de rester noir autour de la Tour en marque de respect pour la star pour mieux faire ressortir sa silhouette.

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Quant à l’or, il est vraiment si présent qu’on voudrait le toucher. Il ne ressemble en rien à ce qu’on voyait de la Tour Eiffel la nuit il y a quelques années. C’était surtout le Ier étage qui était éclairé par de puissants projecteurs dissimulés dans les grands arbres qui entourent la Tour aux quatre coins, avec des ampoules le long des rambardes. Quant à la partie haute, elle était peu présente en tant que telle. On la devinait surtout par le puissant rayon laser bleu qui balayait Paris sans faiblir pendant toute la nuit. On guettait son passage comme autant de témoignages de ses pulsations de vie. Certains l’interprétaient aussi comme une caresse bienveillante qui enveloppait la ville pendant son sommeil relatif.

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En cette fin octobre 2014, des touristes qui viennent admirer la Tour la nuit sont encore présents. Il est vrai que la soirée est douce, bien qu’une petite pluie fine ait menacée dans la journée. Ce soir le temps est clément. Et les prises de photo se suivent sans respect aucun de la verticalité ou de son compère l’horizontalité. « Allez vite, vite, on enchaîne, quelle que soit l’endroit de la tour qui peut être saisi… ». Vous avez le résultat d’une danse photographique qui nous a bien amusées.

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Et l’or? Il vient à la fois d’un profond changement technologique et d’une volonté toute politique de faire de la Tour l’emblème de Paris quelle que soit la saison. La Tour est maintenant surtout éclairée de l’intérieur, en tous points de façon à ce qu’il n’y ait plus aucune zone d’ombre. On voit la silhouette entière. La puissance de l’éclairage est telle qu’on a vraiment l’impression de voir de l’or liquide vibrer devant soi en forme de tour. Quant au célèbre rayon bleu, j’ai vainement cherché à le voir. Peut-être a-t-il été remisé au rayon des accessoires dont on ne sait plus que faire, quand son temps est dépassé. Portant regardez  bien la dernière photo, vous y voyez un rayon bleu qui part vers le haut...C'est ça Paris, il y a toujours un peu de magie.     

Vous savez ce qui vous reste à faire…

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Pour suivre le chemin qui mène à Paris, à la Tour Eiffel

. Retrouvez Paris la nuit, à l’aube, au crépuscule sur  https://www.google.fr/search?q=paris+%C3%A0+l'aube&biw=1366&bih=622&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ei=s6NcVL3rJITYOKDZgDA&ved=0CAcQ_AUoAg#tbm=isch&q=paris+la+nuit+photos 

. Des informations pratiques sur http://www.tour-eiffel.fr/images/PDF/tout_savoir.pdf

. Photos Elisabeth Poulain et France Poulain

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Société
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Images Aléatoires

  • Place La Rochefoucault, Vue sur le parking l'hiver
  • Emmaüs Angers, près du hangar n°1, Vaisselle
  • Faye d'Anjou, Domaine de Juchepie, vignoble Oosterlinck
  • Knokke-Immeubles_Promenade-
  • Bruxelles Centre, Galerie couverte, Le Ciel
  • MADT 49- Atelier2-Gestion de l'eau, 2010.01.26
 
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