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Le Blog d'Elisabeth Poulain

Avignon Centre - Le parking de la place Pie – Dedans-Dehors - Photos

23 Mai 2017, 14:10pm

Publié par Elisabeth Poulain

Avignon-Parking Place Pie-Interface mur béton & voile métallique-jeu-visuel-Cl1. Elisabeth Poulain Avignon-Parking Place Pie-Interface mur béton & voile métallique-jeu-visuel-Cl1. Elisabeth Poulain Avignon-Parking Place Pie-Interface mur béton & voile métallique-jeu-visuel-Cl1. Elisabeth Poulain

Avignon-Parking Place Pie-Interface mur béton & voile métallique-jeu-visuel-Cl1. Elisabeth Poulain

Quatre P dans un titre, ça commence bien mais nul n’est parfait. Le nom de la ville commence par un A, oui d’accord. N’oublions pas que c’est aussi là que se trouve le Palais des Papes ainsi que le célèbre Pont. Certes Avignon comporte 13 portes qui permettent de rentrer dans la ville close de lourds remparts qui l’ont protégée au cours de sa longue, tumultueuse et grande histoire. Certes j’aurais pu aussi commencer par vous parler du Palais des Papes, qui domine le Rhône que l’on pouvait alors traverser par le pont Saint-Benezet, que tous ou presque continuent à appeler le pont d’Avignon, mais bien sûr, en dehors de la ville éponyme. Il faut quand même essayer de faire autrement, surtout quand on a eu la chance de se balader dans la vieille ville piétonne d’Avignon…

Avignon-Parking Place Pie-Interface mur béton & voile métallique-Effet-vague-Cl2.3. Elisabeth Poulain Avignon-Parking Place Pie-Interface mur béton & voile métallique-Effet-vague-Cl2.3. Elisabeth Poulain
Avignon-Parking Place Pie-Interface mur béton & voile métallique-Effet-vague-Cl2.3. Elisabeth Poulain

Avignon-Parking Place Pie-Interface mur béton & voile métallique-Effet-vague-Cl2.3. Elisabeth Poulain

Ce parking offre l’avantage d’être situé tout près du centre piétonnier. C’est d’ailleurs le seul à bénéficier d’une localisation aussi centrale. Il en existe un autre à l’intérieur des remparts, en arrière du célèbre pont. Le bâtiment qui donne sur la place Pie en lui-même n’offre à l’œil rien de réellement remarquable vu du dehors, au moins quand il s’agit d’y stationner sa voiture.

Avignon-Parking Place Pie-Interface mur béton & voile métallique-Cl4-Effets Lumière.5. Elisabeth Poulain Avignon-Parking Place Pie-Interface mur béton & voile métallique-Cl4-Effets Lumière.5. Elisabeth Poulain

Avignon-Parking Place Pie-Interface mur béton & voile métallique-Cl4-Effets Lumière.5. Elisabeth Poulain

Par contre vu du dedans, quand vous êtes au 4ème étage qui a comme marqueur la couleur verte, et que vous avez votre appareil photo à la main, la curiosité vous pousse vers la source de lumière qui est aussi une source d’aération. Curieuse, vous vous approchez de la paroi, parce que la vision que vous en avez est floue. Et vous voulez savoir pourquoi, et là quand vous glissez votre regard à travers cet espace, vous comprenez pourquoi.

Avignon-Parking Place Pie-Interface mur béton & voile métallique-Lignes-obliques-Cl.6. Elisabeth Poulain

Avignon-Parking Place Pie-Interface mur béton & voile métallique-Lignes-obliques-Cl.6. Elisabeth Poulain

Il y a en effet un voile très fin de métal ajouré qui tamise le soleil et permet laisser passer les courants d’air si nécessaires dans cette partie sud de la France, classée en catégorie « tempérée chaud ». Cette maille fine est attachée à un cadre lui-même fixé dans le béton. Un certain espace permet d’apercevoir par exemple, dans l’entre-deux, une très fine portion du trottoir en bas ou, à travers les petits trous, un piéton sur l’autre trottoir et de voir très bien en face à face l’immeuble de l’autre côté de la rue. C’est ce que je me suis amusée à prendre en photo. Une façon de photographier l’entre-deux, entre paroi intérieure du grillage et paroi massive de béton grisé… 

 

Avignon-Parking Place Pie-Interface mur béton & voile métallique-Immeuble-Cl.7. Elisabeth Poulain

Avignon-Parking Place Pie-Interface mur béton & voile métallique-Immeuble-Cl.7. Elisabeth Poulain

Ajoutons que la recherche de fraîcheur grâce à la circulation de l’air est une constante dans le Midi, visible d’ailleurs dans la vieille ville où sont nombreuses sont les fenêtres munies de barreaux en extérieur, qui laissent passer l’air mais pas des « Indésirables à deux jambes », surtout quand on habite en rez-de-chaussée et qu’on aimerait bien être tranquille. Un objectif difficile à atteindre, surtout avec ces touristes qui passent… 

Avignon-Parking Place Pie-Etage n°4-Couleur verte-Cl.8-9. Elisabeth Poulain Avignon-Parking Place Pie-Etage n°4-Couleur verte-Cl.8-9. Elisabeth Poulain

Avignon-Parking Place Pie-Etage n°4-Couleur verte-Cl.8-9. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Le plan d’Avignon, qui indique le seul parking central, à voir sur http://www.ftp-avignon.com/pdf/plan2017.pdf , l’autre est situé près des remparts à la hauteur du Pont de l’autre côté des remparts…

. L’adresse de ce parking des Halles, 9, Place Pie, Avignon, Provence, Alpes, Côte d’Azur…avec un cliché de Google Maps, qui permet de bien voir la façade latérale par laquelle on entre, celle qui se trouve à droite sur le cliché…à ne pas confondre bien sûr avec la façade végétalisée, qui est la plus en vue et qui donne sur la place…connue grâce à une photo…

. Voir un cliché de l’entrée du parking, par une rampe montante, sur https://www.tripadvisor.fr/LocationPhotoDirectLink-g187212-d2248784-i204875297-Avignon_Les_Halles-Avignon_Vaucluse_Provence_Alpes_Cote_d_Azur.html Regardez bien sur la gauche, vous apercevez la paroi, le poteau et la fine grille métallique.

. Voir un plan des parkings sur http://www.lemagdepam.com/bon-plan-avignon-se-garer-facilement-pour-balader-tranquillement/

. Le climat avignonnais à voir sur https://fr.climate-data.org/location/717815/

. Lire aussi sur ce blog, si l’envie vous en vient, http://www.elisabethpoulain.com/2016/10/avignon-le-pont-saint-benezet-dit-le-pont-d-avignon

. Clichés Elisabeth Poulain présentés  dans un certain ordre-désordre…

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Le ciel de l’abbaye de Maillezais, tout à soi, en ouverture du toit

19 Mai 2017, 17:12pm

Publié par Elisabeth Poulain

*Abbaye de Maillezais, allée, champ de coquelicots, Cl. Elisabeth Poulain

*Abbaye de Maillezais, allée, champ de coquelicots, Cl. Elisabeth Poulain

Imaginez, vous êtes sur ce qui ressemble à un plateau alors que vous êtes sur une île et que vous savez pertinemment bien que vous venez de laisser la mer derrière vous sur la côte littorale. Ici ne pousse pourtant que de l’herbe, avec au loin, pas très loin mais quand même, quelques arbres feuillus groupés en boqueteau. Il est vrai que vous n’avez pas compté combien il était possible d’en voir en faisant un tour sur vous-même. Ce n’était pas le but de la balade.

C’était de voir l’abbaye de Maillezais de mes yeux pour comprendre pourquoi elle est si célèbre. On m’avait dit, quand j’avais commencé à poser des questions sur l’église, « ne vous inquiétez, vous la trouverez, vous la verrez », « sûr ? », « oui, oui, sûr ! ». Ils avaient vraiment raison, au moins à plusieurs titres. Cette impression d’être hors du temps, comme sur une île, est vraie, parce que si l’abbaye a été érigée ici, c’est bien parce qu’ici il y avait vraiment une île, il y a fort longtemps. On parlait de « l’Ile de Maillezais ». Ce promontoire était réellement entouré d’eau, celle du marais encore aujourd’hui visible en bas sur la carte du département de la Vendée. Les moines de l’abbaye avaient d’ailleurs œuvré à l’assèchement du marais. C’était il y a fort longtemps. Pourtant le marais est toujours là même si son emprise sur la terre a très fortement diminué du fait du regroupement des canaux pour valoriser la terre arable.

Abbaye de Maillezais, vue de l'intérieur vers l'extérieur à travers la baie, Cl. Elisabeth Poulain

Abbaye de Maillezais, vue de l'intérieur vers l'extérieur à travers la baie, Cl. Elisabeth Poulain

L’impression, la certitude d’être dans un endroit très spécial demeure très présente. Une autre raison est que toute construction nouvelle, visible est bannie du fait que l’abbaye est Monument Historique depuis le 30 janvier 1924. Imaginez six ans seulement après la fin guerre de 1914-1918, toute la France était à relever, à revitaliser, à redynamiser. Et les gouvernements de l’époque avaient trouvé le temps de préserver ce témoignage de pierres encore assemblées pour certaines qui parlent depuis le dixième siècle ! Seule reste pourtant l’église du XIe d’un ensemble conventuel beaucoup plus important. Le chœur a disparu, le cloître au sud aussi, ainsi que l’hôtellerie, qui permettait d’accueillir les pèlerins au cours de leur pèlerinage…L’abbaye était en effet une halte sur la route de Saint-de-Compostelle.

Heureusement il reste d’autres témoignages de la vie de l’abbaye en particulier au cours du XVIe siècle où Rabelais, alors Chanoine, vint séjourner à l’abbaye et nouer avec le Père Abbé Geoffroy d'Estissac des liens forts d’échanges de connaissance et d’amitié…comme en témoignent des écrits, en particuliers des lettres de Milan envoyées par Rabelais au Père Abbé que l’on peut consulter encore aujourd’hui. Il n’y a pas que les pierres qui transportent la mémoire. Il y aussi ces « graines de salades de Naples susceptibles de flatter le palais de l'évêque et de sa nièce résidant à l'Hermenault »* envoyées par Rabelais à Geoffroy d’Estissac dans un courrier.

Les pierres, il est temps dans parler, car beaucoup d’entre elles ont malheureusement disparues, mais pas forcément pour tout le monde. Beaucoup d’édifices, tels que celui-là, ont servi de « carrière de pierres » déjà taillées. Certaines ont pu être récupérées et remises en place lors des opérations de préservation de l’existant, voir un peu plus quand cela est possible, après accord consensuel entre les historiens, les architectes spécialisés…. Il s’agit alors de replacer en situation ces parties de mur, de statue, d’ornement, en recherchant évidemment le plus de probabilité non contestable. Chacun sait et ceci partout dans le monde que les belles pierres déjà taillées ont toujours suscité  de fortes convoitises, qui font qu’on peut retrouver ces pierres dans d’autres constructions…

Abbaye de Maillezais, vue de l'intérieur-l'extérieur à travers la façade du porche, Elisabeth Poulain

Abbaye de Maillezais, vue de l'intérieur-l'extérieur à travers la façade du porche, Elisabeth Poulain

L’atmosphère était très particulière. La lumière était un peu voilée, ce qui ne m’a pas gêné, au contraire. Il y avait à l’époque très peu de monde, surtout hors saison. Le ciel était chargé de lourds nuages blancs, qui n’étaient en rien menaçants. Au contraire, ils tamisaient la lumière, qui peut taper dur en Vendée, en laissant filtrer quelques filaments bleutées qui donnaient de la profondeur à la structure au sol. Il y avait là une sensation étonnante d’être comme aspirée par le haut. Déjà le site était aménagé de façon à magnifier la solitude de l’ensemble. On ne voyait pas de voitures garées à proximité.

Dehors des coquelicots avaient été semés à foison, laissant à chaque graine la possibilité de s’exprimer…On devait être au début du mois de juin. Seul était vraiment perceptible cette sensation très forte d’être comme aspiré vers le haut dans un autre monde, en levant la tête vers le ciel, très légèrement nimbé de bleu…D'où ce drôle de titre, d'avoir le ciel pour soi, comme ouverture et ou couverture du toit...D'où aussi le cliché entier de l'approche par le champ de coquelicot à la fin de ce billet qui a commencé avec la photo centrée sur l'abbaye, comme un tour sur soi-même...après avoir laissé faire au regard un autre cercle entre le ciel et le sol, sans jamais oublier le cercle de l'eau, toujours présente, même si elle n'est pas visible de l'abbaye... 

Abbaye de Maillezais, allée, champ de coquelicots, Cl. Elisabeth Poulain

Abbaye de Maillezais, allée, champ de coquelicots, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Abbaye de Maillezais, 85 420 Maillezais, T : 02 51 53 66 80, Mail : abbaye.maillezais@vendee.fr

. Faire connaissance avec l’abbaye, avec beaucoup d’informations denses et très intéressantes et … des photos sur http://www.sitesculturels.vendee.fr/Abbaye-de-Maillezais/Explorer-le-site/Une-architecture-unique/L-abbatiale-cathedrale-de-Maillezais

. Consulter le site des Monuments Historiques, avec de très beaux clichés vus du ciel sur http://www.monumentum.fr/ancienne-abbaye-saint-pierre-pa00110162.html

. Voir une carte du département de la Vendée, l’abbaye de Maillezais est tout en bas (bien que non indiquée) au début du marais qui, lui, est bien visible. L’abbaye de Maillezais est par contre citée en Ier dans « Patrimoine…Edifices religieux » sur wikipedia https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Vend%C3%A9e_department_location_map.svg?uselang=fr

. Retrouver la longue histoire de l’abbaye vendéenne sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_Saint-Pierre_de_Maillezais

. Un digest intéressant dans http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/vendee/mille-ans-dhistoire-pour-labbaye-de-maillezais-4375654.

. * Lire la citation dans la présentation de l’ouvrage « Vivre et Inventer Maillezais, L’expérience rabelaisienne » sous la direction de Cécile Treffort et Mathias Tranchant, à lire sur http://books.openedition.org/pur/18512, paru aux Presses Universitaires de Rennes. C’est franchement intéressant.

. Clichés Elisabeth Poulain pris au début du dernier millénaire, avec une * quand le cliché est coupé, sans oublier Vincent Anciaux pour le cliché du marais, 2005, qui signe Avvincent sur wikipedia, avec mes remerciements .

Maillezais, le marais, Cl. Avvincent 2005, wikipedia

Maillezais, le marais, Cl. Avvincent 2005, wikipedia

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Carton peint n°2, La difficile création du trident au brou de noix sur argile jaune-ocre

18 Mai 2017, 09:42am

Publié par Elisabeth Poulain

* Carton peint, le trident, brou de noix, argile jaune, Cl. Elisabeth Poulain

* Carton peint, le trident, brou de noix, argile jaune, Cl. Elisabeth Poulain

Un drôle de titre. Il est vrai aussi que ce carton peint là est vraiment bizarre. Oui « bizarre, vous avez dit bizarre », pour paraphraser une célèbre réponse de Louis Jouvet dans le film « Drôle de Drame » de Marcel Carné 1937. D’autant plus qu’il s’y même une mystérieuse affaire d’ions, comme dans créat-ion que j’écris avec un tiret et en italiques pour faciliter le repérage. Ah, ah, je démarre…

L’histoire commence par le fond, avec un enduit épais qui a modifié la texture du support et donc forcément la réact-ion du cerveau au moment où il perçoit à ce que les yeux voient. Un enduit qui alourdit le carton, au point qu’il a fallu le gratter de façon inégale pour arriver à lui faire exprimer des « ions ». Citons quelques exemples, tels que des express-ions, telles des vibrat-ions, des sensat-ions, des émot-ions, assorties d’un « alors, ça vient ?! » vigoureux. Il faut dire que la patience n’est pas la vertu principale du peintre. Faire confiance à sa main, sans trop se préoccuper des yeux ou du cerveau, c’est bien, encore faut-il que la réact-ion soit intéressante. A un moment, je pense que l’artiste en a eu assez d’un certain manque d’intuit-ion, d’inspirat-ion, parce que c’est ce qui est vraiment nécessaire avec ce type de support.

Le carton mesure 99cm de longueur et 57cm de largeur, avec des coins arrondis. Un procédé qui était plus que du raffinement. En effet ces palettes sont formées d’un carton bouilli et durci, forcément pour pouvoir supporter des charges déjà lourdes, même si le poids des bouteilles est bien réparti. Il n’en demeure pas moins que les coins auraient très vite été abîmés, arrachés au moindre choc. Donc, la solution s’appelait « arrondir les coins ». Ce carton-là offre une autre particularité ; ce n’est pas du Ier choix, comme l’attestent les coins qui ont été inégalement découpés. Je parle au passé parce qu’en 15 ans environ, l’emballage s’est complètement modifié, tout particulièrement dans la grande distribut-ion. Les rangées de bouteilles d’eau, déjà emballées par pack de 6 par exemple, ne sont plus séparées par des cartons.

 

Carton peint, le trident, brou de noix, argile jaune, Cl. Elisabeth Poulain

Carton peint, le trident, brou de noix, argile jaune, Cl. Elisabeth Poulain

Et le trident dans cette affaire ? C’est le fond qui a dicté la forme, avec toujours l’intervention de la couleur.

. Act-ion n°1 : La surface est revêtue d’une pâte à étaler sur de la pierre. Une fois séché, l’ensemble est regratté, pour vieillir en quelque sorte le support, pour aussi masquer un premier essai non abouti avec de la couleur bleue qui couvrait toute la surface du carton. Vraisemblablement le résultat n’a pas intéressant : ni l’œil, ni la main n’ont perçu de déclic à voir cette opérat-ion. Le peintre a alors décidé d’ériger une petite « montagne » pour essayer d’avoir des vibrat-ions actives capables d’inspirer sa créat-ion.

. Act-ion n°2. L’érect-ion d’une petite montagne pour feinter la percept-ion et dérouter un tantinet. D’abord il ne faut surtout pas centrer ; à la limite, il est même conseillé de fermer les yeux et d’y aller. Vous prenez votre ciment, vous en mettez une bonne pâté, juste ce qu’il faut, là où votre main a choisi de se fixer. Au-dessus, vous disposez une fine feuille de plastique, qui va vous permettre de modeler ce tas informe en quelque chose qui va vous parler. Une petite colline arasée par l’éros-ion, dans le Massif central par exemple, d’où partent des vallées, comme des pétales de fleur. Pourquoi cet exemple ? Parce que j’ai sous les yeux un très vieux numéro de Touring Plein Air du 15 juillet 1965. Le lien avec le thème du billet ? Aucun mais cela me fait vraiment rire… !

. Act-ion de masquage n°3. Avec de l’argile, vous préparez une bonne quantité de pâte, en choisissant ou non la couleur. Ici c’est de l’ocre jaune, qui a dû être mélangée avec de la colle pour bien tenir et ne pas être sensible à l’humidité ambiante. A la fin, il est conseillé d’imperméabiliser la composit-ion, avec une bombe à chaussure. Et oui !

. Act-ion de traçage n°4 des lignes du trident. Et c’est là que le jeu commence. Quelle est la ligne qui a été tracée en premier avec un gros pinceau, passé dans du brou de noix plus ou moins concentré, avec aussi un peu de peinture noire ? Il me semblerait que c’est le manche tordu du trident, qui, après un coude sévère, arrive sur la montagne, pour là se séparer en trois.

.     La ligne de droite monte en mangeant une partie de l'espace de la ligne du            bas qui va disparaitre dessous. 

. La ligne du milieu est aussi entraînée vers sa voisine en la    dépassant un  peu ; ouf   ouf, heureusement.

.    La ligne de gauche occupe une place royale en prenant toutes ses aises ; elle est large, avec un coude épais et solide…

. Act-ion de traçage n°5-1 des deux lignes à gauche. La première se situe entre le trident à sa gauche et l’autre ligne à sa droite. Un peu fluette, elle a manqué d’audace. Elle oblige sa voisine de gauche à se pousser complètement contre le bord qui du coup monte un peu plus haut.

. Act-ion de traçage n°5-2 de la ligne de droite. C’est elle qui a le plus souffert lors de la naissance explosive du trident. Elle a été en partie mangée par la dent de droite. Vraisemblablement il ne restait plus assez de brou de noix…

Carton peint, le trident, brou de noix, argile jaune, Cl. Elisabeth Poulain
Carton peint, le trident, brou de noix, argile jaune, Cl. Elisabeth Poulain

Carton peint, le trident, brou de noix, argile jaune, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Drôle de drame sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Dr%C3%B4le_de_drame

. Le trident avec une belle photo d’un trident de Poséidon, le dieu grec de la Mer sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Trident

. Brou de noix à voir sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Brou_de_noix avec une peinture au brou de noix et écoline. C’est de la « peinture aquarelle liquide » sur https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ecoline qui est la page la plus minimaliste de tout wikipedia ! Heureusement qu’il y a une peinture de 50 sur 70 d’un dénommé STM-MHB.

. Cliché Elisabeth Poulain

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La pétillance des couleurs du printemps, Parc Balzac, Angers

14 Mai 2017, 15:54pm

Publié par Elisabeth Poulain

* Paysage de parc urbain, Angers, parc Balzac, Cl. Elisabeth Poulain* Paysage de parc urbain, Angers, parc Balzac, Cl. Elisabeth Poulain

* Paysage de parc urbain, Angers, parc Balzac, Cl. Elisabeth Poulain

Je sais, je sais…vous allez me dire que j’invente le mot de « pétillance ». Je viens de vérifier, ce mot découle bien de pétiller, comme les bulles d’un vin de Champagne. Il est vrai que cette caractéristique est un terme qui s’applique à une personne qui brille, comme une lumière, que ce soit au plan physique ou au plan mental. Comme si on pouvait séparer les deux ! Ne nous égarons pas. Moi, j’utilise cette pétillance d’une façon un peu particulière, pour montrer la tonicité, la brillance, la gaîté des couleurs de la nature au printemps… Vous revenez de votre ballade avec un vrai « tonus + ».

Il y a ce vert acidulé éclatant, qui sait accueillir avec un grand plaisir le jaune de parcelles entières de bouton d’or, qui n’ont visiblement rencontré aucun frein à leur expansion vigoureuse grâce à la terre calcaire de remblai et l’humidité qu’elles apprécient beaucoup. Le parc a en effet été créé sur un marais qui prolonge ou annonce l’étang Saint-Nicolas (4kms de long) en amont et la rivière Maine en aval, avant que celle-ci se jette dans la Loire, quelques kilomètres plus bas.

Angers Parc Balzac, les couleurs du printemps, Cl. Elisabeth Poulain
Angers Parc Balzac, les couleurs du printemps, Cl. Elisabeth Poulain

Angers Parc Balzac, les couleurs du printemps, Cl. Elisabeth Poulain

De l’eau donc, il y en a beaucoup, d’abord circulant dans les canaux drainants, en dessous, en amont et en aval, mais aussi mais aussi de par les espèces végétales qui ont été choisies pour pomper l’eau du marais et garder aussi cette humidité inhérente au site. Les arbres en particulier ont été plantées sur des îlots de terre calcaire, qui permettent la promenade ainsi que des arrêts sur des bancs pour pouvoir apprécier cette explosion végétale du printemps.

La ville prend le soin de rappeler et/ou d’annoncer que la découverte et les promenades peuvent se faire du 1er janvier au 31 décembre de l’année en cours «toute l'année suivant le rythme des périodes de submersions », ce qui, à l’oreille, est encore plus fort que le risque d’inondation! En plus les submersions sont plurielles, avec cette question qui vient à l’’esprit tout de suite : ces submersions sont-elles de plusieurs types ou d’une fréquence pluri-annuelle? Je pencherai en faveur de la dernière question.

Angers Parc Balzac, couleurs du printemps, l'eau en canal, pont, Cl. Elisabeth PoulainAngers Parc Balzac, couleurs du printemps, l'eau en canal, pont, Cl. Elisabeth Poulain

Angers Parc Balzac, couleurs du printemps, l'eau en canal, pont, Cl. Elisabeth Poulain

Quoi qu’il en soit, ce parc planté par tranche sur une petite dizaine d’années (1995-2004) sur un peu moins de 50 hectares, connait une franche réussite non seulement au plan végétal, avec les variétés choisies qui ont acquises maintenant une vraie force végétale, mais également urbaine. On est ici en pleine ville, des voitures passent non loin, vous ne les entendez ni les voyez pas, c’est la nature qui explose de vitalité devant vos yeux. Ce parc est un franc succès… avec, au printemps, ces couleurs acidulées qui pétillent à vos yeux...avec un franc plaisir.

Pour suivre le chemin

. Pétillance correspond à quelque chose ou quelqu'un qui semble entouré de lumière et brillant que ce soit physiquement ou intellectuellement. On peut ainsi parler de pétillance en évoquant une personnalité dynamique et intelligente http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/petillance/

. Le bouton d’or à voir sur https://www.aujardin.info/plantes/ranunculus-repens.php et sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Renoncule

. A découvrir sur https://www.anjou-tourisme.com/fr/diffusio/visites/parc-de-balzac-angers_TFOPCUUPBALZAC

. Photos Elisabeth Poulain, l'* signifie qu'il s'agit d'une vue partielle du cliché.   

Angers Parc Balzac, les fleurs du printemps, Cl. Elisabeth Poulain

Angers Parc Balzac, les fleurs du printemps, Cl. Elisabeth Poulain

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La ville en pub > Havana Caliente 2008 > Havana Club, El Ron de Cuba

11 Mai 2017, 09:46am

Publié par Elisabeth Poulain

*Havana Caliente cocktail, Havana Club, El Ron de Cuba 7 ans, Entreprendre Pernod Ricard, n°53-2008*Havana Caliente cocktail, Havana Club, El Ron de Cuba 7 ans, Entreprendre Pernod Ricard, n°53-2008

*Havana Caliente cocktail, Havana Club, El Ron de Cuba 7 ans, Entreprendre Pernod Ricard, n°53-2008

Le titre. Il est presque complet, presque car il lui manque le nom de la maison-mère de ce rhum de Cuba, à savoir Pernod Ricard. Il a aussi la particularité d’utiliser deux langues, sans compter mon ajout en français sur la ville en pub. Ce cocktail, qui a pour nom Havana caliente, viejo 7 ans d’âge, la Havane chaude, associe El Ron de Cuba, avec sa bouteille haute, le rhum de Cuba en espagnol dont la marque a pour titre Havana Club en anglais. Le sous-titre au bas du visuel vous donne la composition de ce cocktail Havana Caliente : 1/3 Havana Club, 2/3 Cola, Chili Pepper.

Le visuel a pour premier objectif de vous montrer la chaleur de la nuit à Cuba et pour cela de reprendre les trois couleurs de la nuit, le noir de l’étiquette, le rouge du cœur du macaron Havana Club, ainsi que le fond du bandeau oblique qui emmène le regard vers la droite et l’or qui souligne et valorise les inscriptions figurant sur la bouteille. Pour vous en convaincre, rien de tel que de vous montrer une photo aérienne de la nuit dans le centre de la vieille ville de Cuba, avec énormément de lumières allumées, dans un pays qui ne connaît pas les volets. Au contraire pour bénéficier de la toute relative fraîcheur nocturne, on dort fenêtres ouvertes, munies de grilles quand on vit dans les étages bas, surtout quand on n’a pas l’air conditionné, qui, comme toute innovation, a profondément changé les habitudes de vie. L’air conditionné est aussi une réponse à la demande des touristes.

Havana Caliente cocktail, Havana Club, El Ron de Cuba 7 ans, Entreprendre Pernod Ricard, n°53-2008

Havana Caliente cocktail, Havana Club, El Ron de Cuba 7 ans, Entreprendre Pernod Ricard, n°53-2008

En plus de ces trois couleurs, il y a les lumières des pièces habitées qui brillent comme autant de phares dans la nuit, qui ressortent avec éclat sur la couleur rouge absolument étonnante de tous les bâtiments et du clocher de l'église que l'on voit distinctement comme une annonce de la bouteille située en bas à sa droite. Ce rouge de la ville rappelle aussi forcément le rouge du fond du macaron sur lequel s’inscrit en débordant le nom de la marque. Une ville toute entière vers le plaisir de déguster un Havana Caliente qui éclate en blanc sur ce fond de ville qui brûle de chaleur la nuit...et pas seulement à cause du climat! 

                                                                     ***

Pour suivre le chemin

. Lire aussi sur ce blog un billet dédié aux murs jaunes orangés de la Havana vieja en date du 29.10.2014 http://www.elisabethpoulain.com/article-les-murs-jaune-orange-de-la-havana-vieja-havana-club-pernord-ricard-124893409.html

. Voir le site dédié à la marque de Pernod Ricard http://havana-club.fr/fr/rhum-cuba/7-ans

. Trouver plus d’informations sur l’emblème de la marque, la "Giraldilla", qui est le nom d’une statue de bronze de la forteresse du XVIe siècle et que l’on aperçoit sur le cercle d’or qui entoure le nom de la marque. On y apprend aussi que ce sont les fûts de chêne qui ont déjà été utilisé une fois pour le vieillissement du Bourbon qui permettent au rhum de vieillir tranquillement pendant ses sept ans, avec des arômes très particuliers sur http://www.cubalatina.com/salsa/rum_havana_club.php3#.WRMrAo2wfIU

. Le musée du rhum à Cuba http://havana-club.fr/fr/patrimoine-havana/musee-du-rhum-de-la-havane . Y retrouver en particulier l’histoire du rhum, qui fait partie de la "Grande Histoire" de nos sociétés, où l'on rencontre, au détour d'un paragraphe, Christophe Colomb, la Guerre d'Indépendance, la Maison royale d'Espagne, Napoléon Ier, Ernest Hemingway...

. Photos, Elisabeth Poulain d’après la Quatre de couverture du magazine « n°53 Automne-Hiver 2008, Entreprendre, Pernod Ricard », qui avait comme titre en une « La saga des Alcools », avec forcément une page dédiée au rhum, la page 31, qui commence par ces mots « Volupté tropicale… ». L* du Ier cliché  annonce qu'il s'agit  d'une vue partielle.  

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Carton peint de palette n°1 > Les lèvres rouges sur fond blanc, bleu …

8 Mai 2017, 15:16pm

Publié par Elisabeth Poulain

*Carton peint n°1, lèvres rouges sur fond blanc, bleu, noir, Cl. Elisabeth Poulain

*Carton peint n°1, lèvres rouges sur fond blanc, bleu, noir, Cl. Elisabeth Poulain

C’est un carton aux coins arrondis qui mesure 80cm de haut sur 60cm datant d’un temps lointain, au début du millénaire, juste avant l’explosion de l’ère du numérique qui a aussi modifié la logistique des palettes de bouteilles d’eau minérale en grande surface. Alors chaque marque avait ses dimensions de palettes. Chaque étage de lots de bouteilles était séparé de celui du dessous par une plaque de carton, aux dimensions qui variaient selon …les marques.

Celle que je vous montre aujourd’hui a d’abord été encollée d’un papier très fin pour créer l’effet de plissement et plus largement l’irrégularité du fond, ce que j’appelle « l’effet vague ».

Carton peint n°1, lèvres rouges sur fond blanc, bleu, noir, Cl. Elisabeth Poulain

Carton peint n°1, lèvres rouges sur fond blanc, bleu, noir, Cl. Elisabeth Poulain

Trois doubles stries rouges, roses… barrent l’espace horizontalement avec un effet d’arrondi propre à chaque couple de lèvres, sachant que ces « lèvres » sont spéciales. Elles présentent un écartement non pas au milieu comme dans une bouche légèrement ouverte, mais sur les côtés. Elles offrent de ce fait un effet de mouvement faisant ressortir les vagues bleutées, noires, grisées au-dessus, au-dessous…

Le carton n’a pas vieilli ; il n’a pas été victime de l’effet-temps. Je l’ai redécouvert dans le grenier, avec grand plaisir, après l’avoir complètement oublié entretemps …

                                                                           *

Pour suivre le chemin : Carton peint de palette n°1, cliché Elisabeth Poulain

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La ville en pub > Chinon & les transports > Une affiche de James C. Richards & + > 1926

5 Mai 2017, 16:17pm

Publié par Elisabeth Poulain

*Affiche, La Touraine, Chinon, James C. Richard, 1926, Imp. SARL Moron, Chinon*Affiche, La Touraine, Chinon, James C. Richard, 1926, Imp. SARL Moron, Chinon

*Affiche, La Touraine, Chinon, James C. Richard, 1926, Imp. SARL Moron, Chinon

Comme souvent, il me faut compléter le titre pour qu’il devienne compréhensible. Voir la ville, pas toute la ville bien sûr, mais déjà une belle partie, est assez rare, alors que le lien entre la ville et la publicité est direct et évident. Plus que cela, la ville est à la source de la publicité qu’elles qu’en soient les formes et je pourrais presque dire, quelles que soient les époques. Ce que je vous propose aujourd’hui est de voir un exemple datant de 1926 et qui est l’œuvre d’un peintre né à Chinon qui porte un nom anglais, James C. Richards.

Chinon. Cette ville de Touraine est célèbre par son château à la longue histoire. Pendant des siècles, le château a occulté la présence de la ville, sans laquelle clairement le château n’aurait pas eu de raison d’être implanté, se développer ni subsister à l’atteinte du passage des siècles. La ville de Chinon s’est nichée au plus près du château, sur le versant très pentu, au bas duquel coule la Vienne, un affluent de la Loire. Elle est maintenant connue aussi grâce à sa vieille ville du Moyen-Age que découvrent les touristes ainsi qu’aux vins de Chinon à la forte notoriété. Le vignoble, qui s’est développé sur le plateau au bord duquel est implanté le château, n’apparaît pas de ce fait sur les représentations de la ville de Chinon et des vestiges de son célèbre château. Celle-ci-ci est bâti au bord de l’eau de cet affluent de la Loire, en rive gauche, pour avoir, grâce au château en haut, vue sur l’ennemi qui pouvait aussi arriver par l’eau.

La Vienne. Par l’eau arrivaient aussi les ravitaillements en tous genres nécessaires à la survie des occupants du château et de ceux qui, en dehors des murs, travaillaient pour assurer la subsistance du seigneur et de sa cour. C’est la raison pour laquelle tant de grands châteaux sont implantés au bord de l’eau, tout particulièrement en Loire.

 

Affiche, La Touraine, Chinon, James C. Richard, 1926, Imp. SARL Moron, Chinon

Affiche, La Touraine, Chinon, James C. Richard, 1926, Imp. SARL Moron, Chinon

L’originalité de l’affiche. Elle est centrée sur le pêcheur qui fait avancer sa plate, de toute sa force, à l'aide d'une grande, solide et longue cane  pour remonter le courant et ainsi piéger des poissons, dans sa nasse accrochée à son bateau à fond plat. Grâce à ce choix stratégique de focalisation du point de vue du peintre, on voit par deux fois le château, une fois dans l'air qui se détache sur le ciel  jaune, une fois en reflet inversé avec des contours flous dans l'eau. Le tiers restant  est dédié à l'eau à la couleur jaune avec des irisations bleues, grises et vertes mêlées...C'est un travail impressionnant d'audace qui est parfaitement maîtrisé...1926-2017, une composition qui n'a absolument pas vieillie.  

Affiche Chemins de fer d'Orléans et de l'Etat, La Touraine, Chinon, James C. Richards 1926

Affiche Chemins de fer d'Orléans et de l'Etat, La Touraine, Chinon, James C. Richards 1926

Elle existe en deux versions, toutes deux signées par James C. Richards et datées de la même date, 1926.

. L’une est une affiche publicitaire faite pour les « Chemins de fer d’Orléans et de l’Etat » comme il est indiqué en haut complété par la mention « Circuits automobiles au départ de Tours ». Une mention qui me semble un peu obscure : est-ce à dire qu’il était possible de se rendre de prendre ensuite un autocar par exemple pour rejoindre Chinon à partir de Tours par la route?

. L’autre est identique mais ne comporte pas les mentions publicitaires qui ont disparues. Le visuel  a une différence sensible, qui porte sur les variations de couleurs. L’affiche que j’ai sous les yeux indique simplement LA TOURAINE et en dessous CHINON. L’indication concernant les chemins de fer d’Orléans et de l’Etat a été enlevée…

PS. Cette publicité est encore une référence  - cette fois-ci involontaire- à la plate cette fois sur la Vienne et non plus sur la Sarthe, cette rivière qui passe à Ecouflant au nord d'Angers... Outre ses qualités visuelles, cette affiche a le mérite aussi de montrer comment un pêcheur faisait avancer sa plate. Il fallait du muscle!     

Pour suivre le chemin

. L’affiche que j’ai sous les yeux, la n° 2, est l’œuvre de Lucien Serres & Cie, Imprimeur, 19, rue du Terrage, Paris ; c’est une reproduction faite par l’Imprimerie SARL Moron, Chinon, tél. 02 47 93 18 20, qui a dû m’être offerte par des amis négociants en vins de Chinon, à Chinon au passage du millénaire. La pauvre affiche a légèrement souffert au fond d'un placard, comme le montrent les pliures involontaires qui ont froissé le papier.

. Voir les quelques informations vraiment peu nombreuses sur James. C. Richard, cet illustrateur français né à Chinon, http://data.bnf.fr/15075016/james_c__richard/,  qui a travaillé en particulier sur le thème de la ville de « Chinon qui disparait », pour l’association des « Amis du Vieux Chinon d’hier et d’aujourd’hui ».

. Retrouver un précédent article sur Chinon sur ce blog http://www.elisabethpoulain.com/article-paysages-de-loire-le-chateau-de-chinon-entre-vienne-vins-de-chinon-123068981.html

. Consulter le mémoire de Mathieu Deperrois, Magistère 1, 2003-2004, qui reste intéressant, du Département Aménagement de l’Ecole Polytechnique de l’Université de Tours, par son objectif de globalité et des impacts sur l'environnement, sur http://memoires.scd.univ-tours.fr/EPU_DA/LOCAL/2004_MAG1_PIND_DEPERROIS_MATHIEU.pdf

. Voir l’affiche n°2, avec la référence aux Chemins de Fer, d’un jaune dense qui vire au rose, sur http://www.affiches-francaises.com/produit/la-touraine-chinon/

. Cliché E. Poulain pour l’affiche n°1 avec un jaune moins chaleureux, qui tend vers un vert grisé, avec cette bordure verte foncée sans éclat aucun...L'* signifie qu'il s'agit d'une partie du cliché.

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Ecouflant = Le bleu du ciel + le bleu de l’eau + le vert du printemps

1 Mai 2017, 16:39pm

Publié par Elisabeth Poulain

Ecouflant, la confluence entre la Vieille Maine à gauche et la Sarthe à droite, Cl. Elisabeth Poulain

Ecouflant, la confluence entre la Vieille Maine à gauche et la Sarthe à droite, Cl. Elisabeth Poulain

Une seule photo seulement et c’est déjà beaucoup tant sa force est grande, avec ses trois composantes. En fait il y en a deux, la première qui sert d'ouverture et la seconde qui apporte le mystère et sur laquelle est centrée ce billet. Dans les deux cas il y a le bleu du ciel, le bleu de l’eau et le vert frais de la haute peupleraie que vous voyez dans le fond du cliché et qui est enserrée de chaque côté par une frange irrégulière de plus petits arbres verts, qui va s’amenuisant de chaque côté de la photo. Sur la gauche, le bleu que vous devinez est celui de la Vieille Maine, cette drôle de rivière qui n’a pas de source. Elle fait le lien entre les deux rivières que sont la Mayenne et la Sarthe, qui sont des affluents de la Maine, qui traverse Angers dans le sens Nord-Sud. 

Le ruban vert dans l’air et dans l’eau. Il commence par la prairie toute à gauche située au bord de l’eau sur l’Ile Saint-Aubin, puis se gonfle jusqu’à former une masse verte des hauts peupliers plantés en ligne qui se reflète dans l’eau. Et se prolonge, après la coupure de l’eau par la touffe d’arbustes qui pousse à droite de la composition sur la rive d’Ecouflant, la ville située à la confluence. Ce ruban vert irrégulier coupe le cliché en deux, partie ciel et partie eau, avec des différences sensibles entre la finesse des arbres dont on pourrait compter les troncs en Ier plan et la masse vibrante de ces mêmes arbres dans l’eau d’un autre vert, avec un effet de masse et d’ondulation.

Ecouflant, la confluence, bleus du ciel & de l'eau, verts des arbres &?..., Cl. Elisabeth Poulain

Ecouflant, la confluence, bleus du ciel & de l'eau, verts des arbres &?..., Cl. Elisabeth Poulain

Les bleus du ciel. Il est plus clair au-dessus du ruban vert végétal, comme si la chaleur se dégageait de la terre. Il est également d’une force étonnante qui va en se densifiant toujours en pureté vers le haut.

Le bleu de l’eau est beaucoup plus foncé. En outre il est légèrement ondulé horizontalement de sorte que ce frisotis lui confère un côté vivant et irrégulier. Ce bleu est différent de celui du ciel; on y perçoit des mouvements, comme des ondulations diverses. L’arrivée de l’eau de la Vieille Maine provoque des mouvements qui ne sont pas ceux de la Sarthe. Ces différences dans l'arrivée de ces eaux sont perceptibles à l’œil.

Arrive l’imprévu, la survenue incongrue d’une forme en biais qui visiblement n’appartient pas au règne végétal. Cette flèche de métal, dont on devine après quelques instants, qu'il s’agit d’un ponton,  arrive comme une ligne coupante qui détonne dans ce décor végétal si paisible, où rien ne dépasse ni ne dérange. Comme un éclair d’orage dans une belle journée de printemps… comme l’imprévu qui anime toute la scène…

Pour suivre le chemin

. Allez à Ecouflant, et avant, lisez le billet précédent http://www.elisabethpoulain.com/2017/04/ecouflant-terre-de-confluence-la-plate-bleue-comme-le-ciel-l-eau.html

 

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Sur une assiette en noir & blanc, le Roi Dadbin & Aroua la vertueuse

28 Avril 2017, 11:28am

Publié par Elisabeth Poulain

Assiette Mille et une Nuits, le Roi Dadbin, entre palais, fleurs & dragons, Cl. Elisabeth PoulainAssiette Mille et une Nuits, le Roi Dadbin, entre palais, fleurs & dragons, Cl. Elisabeth PoulainAssiette Mille et une Nuits, le Roi Dadbin, entre palais, fleurs & dragons, Cl. Elisabeth Poulain

Assiette Mille et une Nuits, le Roi Dadbin, entre palais, fleurs & dragons, Cl. Elisabeth Poulain

C’est le titre d’un conte des Mille et une Nuits tel qu’il est dessiné en noir et blanc sur une assiette à dessert, qui ne porte aucune indication. En particulier le dessin n’est pas signé. Au verso, seul un tampon a imprimé une forme indistincte de petite taille sans signification particulière, malgré toute ma bonne volonté. Vous dire d’où vient cette assiette à dessert, je n’en ai nulle idée. Une piste serait pourrait être liée à l‘Alsace et à une dame institutrice, amoureuse de la langue française à une époque où parler français était interdit, même dans le cadre familial. C’est-à-dire entre 1870 et 1918 de présence allemande en Alsace dans le Haut-Rhin . 

Seule reste vraisemblablement d’un service entier, cette assiette unique, qui devait évoquer un souvenir. Elle est vraiment curieuse à plus d’un titre. Ce devait être une assiette à dessert, qui pourtant est également creuse. Je viens de tester approximativement sa contenance, qui est environ d’un quart de litre. Elle est imprimée en noir, gris et blanc, dans des teintes qui n’ont franchement rien de bien séduisantes. Mais avant même de vous parler de ce conte des Mille et Une Nuits, il faut absolument commencer par le décor choisi qui figure sur le tour de l’assiette.

Assiette Mille et une Nuits, le Roi Dadbin, Cl. Elisabeth Poulain

Assiette Mille et une Nuits, le Roi Dadbin, Cl. Elisabeth Poulain

En effet cette assiette est ornée à son pourtour de quatre dragons qui se font face deux par deux, leur long corps écailleux en partie enroulé sur lui-même par deux fois qui touche une ornementation en forme de volute. Leurs dents pointues sont bien perceptibles dans une sorte de grand sourire, qui n’augure rien de bon. Entre les deux formes animales, se tient droite une fleur en forme de sceptre à long manche avec une poignée. Sur les côtés, on peut apercevoir deux palais d’architecture arabe, encadrés dans des volutes tracées en noir en haut et ressortant en blanc sur le fond grisé clair ou foncé dans le bas de la couronne qui entoure le fond de l’assiette.

Et voici enfin le roi Dadbin, comme il est nommé au bas de l’assiette, et les « Mille et Une Nuits » écrites au-dessus des deux personnages. Aroua n’est pas citée, même en seconde position alors qu’elle est la véritable héroïne de ce conte : sans elle, ce roi ne serait qu’un potentat comme un autre, cruel, vindicatif, jaloux et j’en passe… Je m’en voudrais de vous révéler l’intrigue tant elle est à la fois fine en matière d’analyse des caractères des différents personnages et forte par la vertu d’Aroua qui applique avec un très grand courage le principe suivant cité en gros caractères :

. « CELUI QUI DONNE INJUSTEMENT LA MORT SERA CONDAMNE A MORT ;

.   CELUI QUI MALTRAITE SERA MALTRAITE,

.  ET CELUI QUI FAIT LE BIEN EN RECEVRA LA RECOMPENSE", ce qui est le cas d’Aroua.

Ce conte est d’une si grande sobriété, pour dégager la force d’Aroua la vertueuse…que je ne voudrais pas vous dévoiler toute l’histoire elle-même, pour éviter d’abîmer ce conte des Mille et Une Nuits.

Assiette Mille et une Nuits, le Roi Dadbin, fleurs en oblique, Cl. Elisabeth Poulain

Assiette Mille et une Nuits, le Roi Dadbin, fleurs en oblique, Cl. Elisabeth Poulain

Quant à la représentation d’Aroua à genoux qui implore le Seigneur, sur l’assiette, au milieu du désert, ses longs cheveux ramassés sur son épaule droite, son regard implorant le ciel de toute la force de sa pureté, elle est d’autant plus impressionnante que le désert lui-même est un amas de roches et de pierres où visiblement il n’est nulle chance de survie, sans eau ni nourriture…En arrière d’elle, se tient le fameux roi Dadbin , qui fit d’Aroua son épouse.

Comme dans les contes, il y a un traitre.  C’est un vassal attaché au sultan, parti guerroyé de son côté, qui est chargé en son absence de surveiller la princesse, à qui il fait des avances repoussées avec indignation par cette dernière. De retour au palais, le sultan est informé par ce vassal que sa femme lui a été infidèle. Le sultan donne alors ordre de mettre Aroua à mort, en la menant sans eau ni vivre dans le désert. Sur l’assiette, sa stature écrase la silhouette agenouillée de la princesse, qui prie le Seigneur, de toute la force de sa foi. Dans le conte, passe un berger ému par tant de beauté et de pureté. Le roi Dadbin, resté en son palais, attend qu’on retrouve la princesse son épouse. Seul ce berger sauve la vie de la princesse en la menant à sa demande dans un lieu où il y a de l’eau.

La représentation du conte sur l’assiette est alors plus que mensongère. La véritable héroïne, qui a bien respecté les liens du mariage malgré les allégations du fidèle du sultan, le traître qui a été éconduit par la princesse, est bien Aroua. Son sauveur est le berger invisible dans le décor ; quant au roi, il est resté au frais en son palais !

Juste un mot pour finir, sur le pourtour, rien n’est centré, comme le montre le manche du long pinceau que j’ai posé sur l’assiette. Les dragons haut et bas ne sont pas alignées verticalement, ni les deux palais à droite et à gauche, avec un différentiel d’horizontalité encore plus important qu’en vertical. Il reste à citer « Mille et une Nuits » en haut face à « Le Roi Dabin » en bas, la ligne verticale formée par le manche du pinceau sépare bien le couple…Cela au moins est vrai.

Conclusion. Quand il s’agit de séduire des personnes en recherche d’originalité teintée de culture pour se nourrir, un roi sanguinaire et stupide vaut mieux qu’une reine fidèle à ses engagements et à ses croyances…Ceci dit, j’aurais bien aimé voir quelques autres assiettes ou éléments de cette vaisselle !

 

Assiette Mille et une Nuits, le Roi Dadbin, le pinceau en quasi vertical, Cl. Elisabeth Poulain

Assiette Mille et une Nuits, le Roi Dadbin, le pinceau en quasi vertical, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

« L’histoire du Roi Dadbin ou de la vertueuse Aroua », à lire dans « Les mille et une nuits, contes arabes traduits par A. Galland, Volume 4, en livre numérique gratuit sur https://books.google.fr/books?id=x4Oq9Au5RyMC&pg=PA113&lpg=PA113&dq=Conte+des+Mille+et+une+nuit,++Le+roi+Dadbin&source=bl&ots=jHSLhbESio&sig=xS1ZqAQg5zMTFhLsgBWxGKlxNOM&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiT-MzZ3rXTAhUB6RQKHdWoAg0Q6AEIMjAE#v=onepage&q=Conte%20des%20Mille%20et%20une%20nuit%2C%20%20Le%20roi%20Dadbin&f=false

. Voir un site très intéressant, http://www.1001arabianights.com/fr/les-mille-et-une-nuits/tome-viii/histoire-du-roi-dadbin-ou-de-la.html?artpage=2-2

. Et toujours une bonne synthèse, pour replacer ce conte dans le contexte de l’époque, https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Mille_et_Une_Nuits

. Le pinceau sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Pinceau

. Photos Elisabeth Poulain

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Ecouflant, Terre de Confluence, la plate bleue comme le ciel & l’eau

14 Avril 2017, 14:26pm

Publié par Elisabeth Poulain

* Ecouflant, plate bleue, plaquette, Angers Loire Tourisme* Ecouflant, plate bleue, plaquette, Angers Loire Tourisme

* Ecouflant, plate bleue, plaquette, Angers Loire Tourisme

Traduction du titre. Nous sommes à Ecouflant, à la confluence entre la Vieille Maine et la Sarthe, un affluent de la Loire, à quelques kilomètres au nord d’Angers, dans une terre gorgée d’eau. Et l’eau, quand il fait beau, adopte toutes les variations de la belle couleur bleue du ciel, que l’on soit en hiver ou à la belle saison.

C’est le cas sur ce très beau cliché datant de 2012, qui forme la couverture d’un dépliant à quatre volets conçu dans le cadre d’une série faite pour Angers Loire Valley pour mettre en valeur les villes entourant Angers, dans le cadre d’Angers Loire Tourisme, dont le slogan est « La Vie en Grand ». La photo est si réussie qu’elle a figuré sur le site de la ville. Maintenant, on peut y voir une photo d’hiver absolument admirable.

La plaquette se présente sous forme d’un dépliant à quatre parties. Sa couverture est d’un bleu aux nuances multiples, teinté d’eau, l’hiver. On peut y admirer une plate d’un bleu assorti à la couleur de l’eau qui elle-même qui elle-même joue sa partition plus claire près de l’eau et qui devient plus dense lorsque les arbres présentent leur architecture très structurée de branches noires. Celles-ci ressortent alors de façon forte et fine à la fois.

 

* Ecouflant, plate bleue, plaquette, Angers Loire Tourisme

* Ecouflant, plate bleue, plaquette, Angers Loire Tourisme

Au loin, on peut deviner la rivière dont on voit surtout sa rive droite, l’autre plus au fond doit être celle de l’Ile Saint-Aubin. L’éloignement fait qu’on ne voit qu’un ruban très foncé, alors que les arbres sont parfaitement visibles sur la rive inondée. Celle-ci forme un grand lac où se trouve ancrée la plate bleue d’une teinte assortie à la fois à la couleur de cette eau où se trouve attachée la plate en premier plan dans le coin droit. Entre le fleuve et la prairie, on voit parfaitement la ligne des grands arbres. Quant à la plate elle-même sa position conduit notre regard vers la rive en partie gauche de la photo.

Le véritable raffinement vient du lien qui existe entre le recto du dépliant et son verso où figure la carte des partenaires d’Angers Loire Tourisme. La Loire dessinée en …bleue est située quasiment à la hauteur de la Sarthe – un affluent de la Loire- et de sa rive droite. Quant au ciel, il est aussi « travaillé » que l’eau qui reflète les arbres de la rive. Cette fois-ci, ce sont des branches d’arbres proches du bord qui se reflètent dans l’eau, tout près de l’endroit où se trouve le photographe C. Lejeune.

En comptant bien, en partant du bas, je trouve la terre, que l’on voit à l’air puis dans l’eau, le bateau, l’eau jusqu’aux reflets des arbres et à une légère irisation, la présence forte des arbres, dont les troncs se détachent sur l’eau de l’autre rive, le long ruban foncé d’arbres indistincts, les ramures de ceux d’en face qui sont plus proches et enfin…les deux branches au-dessus de celui qui photographie le tout. Et l’étonnant est qu’à chaque fois, il y a des teintes de bleu différentes…Trois logos figurent en bas du dépliant, Natura 2000, Ecouflant et à droite Angers Loire Valley, dont le slogan « La Vie en Grand ».

* Ecouflant, plate bleue, plaquette, Angers Loire Tourisme, Angers Loire Valley

* Ecouflant, plate bleue, plaquette, Angers Loire Tourisme, Angers Loire Valley

Pour résumer, voilà une plate repeinte aux couleurs bleues d’Ecouflant, pour permettre à un bon photographe de faire un cliché qu’on n’oublie une fois qu’on l’a vu. La question est de savoir si telle plate a bien existé, ou si elle n’a été repeinte que pour la photo. La seule solution, la plus simple, sera d’aller sur place pour voir…et avant cela de consulter le site sur lequel vous allez découvrir les Sablières d’Ecouflant et cette plate magnifique:

http://www.angersloiretourisme.com/fr/decouvrir/itinerant/les-sablieres-decouflant

Pour suivre le chemin

. Cliché C. Lejeune, en couverture de la plaquette de 2012, Ecouflant, Terre de Confluence, conçue dans le cadre d’une grande opération lancée par ANGERS LOIRE VALLEY, par ANGERS LOIRE TOURISME, www.angersloiretourisme.com

. Ecouflant, Maine et Loire, au Nord d’Angers à découvrir, avec des superbes photos sur le site de la ville, en particulier sur le bourg et les bords de la Sarthe http://www.ecouflant.fr/ecouflant/galerie_photo/bourg__amp__bords_de_sarthe

. Photo d’après la plaquette, Elisabeth Poulain; l'* signifie qu'il s'agit d'une partie du cliché...

  

 

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