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Le Blog d'Elisabeth Poulain

Nos trois couleurs - le-bleu-le-blanc-le-rouge- dans le monde de la pub

21 Juillet 2017, 16:53pm

Publié par Elisabeth Poulain

Bleu-blanc-rouge, Pavé d'Affinois & bandes collantes-bananes, Cl. Elisabeth Poulain Bleu-blanc-rouge, Pavé d'Affinois & bandes collantes-bananes, Cl. Elisabeth Poulain

Bleu-blanc-rouge, Pavé d'Affinois & bandes collantes-bananes, Cl. Elisabeth Poulain

En France, chacun connait les couleurs du drapeau français. C’est un symbole fort de notre société. Il y a beaucoup à dire, au point de ne pas connaître, me semble-t-il, de texte aussi long que celui sur wikipedia sur ce thème. D’autres pays portent aussi ces couleurs mais autrement, puisqu’il ne peut y avoir dans ce domaine si complexe de la science des drapeaux, qu’un seul drapeau par pays. La conséquence logique, qui en découle, est qu’un autre pays dans le monde ne  peut pas porter les couleurs exactement et de la même façon que l’Etat dont c’est le symbole officiel antérieur. Ceci dit, il y a tant de différences possibles qu’on comprend sans peine que la connaissance des drapeaux forme une science à part entière, à portée universelle. 

Une autre dimension à connaître est la date de la Fête nationale d’un pays. En France, c’est le 14 juillet. Dans notre pays à la longue histoire, notre drapeau a une telle force de symbole  qu’il suffit à lui seul à représenter la France dans un monde qui compte un nombre croissant de pays, sous des formes variées. La situation au niveau mondial est en effet bien compliquée. Dans la grande famille des Etats au plan mondial, on distingue : 

.  les 197 « vrais » Etats-membres à statuts variés de l’ONU,

. 2 Etats-Observateurs permanents  le Vatican et la Palestine,

. et enfin les 2 « Ni-Ni » - une formulation toute personnelle – que sont les Iles Cook et Niue, qui sont des agences spécialisées de l’ONU ! Une façon comme une autre de réussir à leur trouver une place dans cette curieuse typologie, qui montre bien que la force de vie de la réalité s’impose à toutes les volontés de classification, et cela quelque soient les cultures, les époques et l’endroit dans le monde.

Le porte-clés Pavé d'Affinois aux couleurs de la France, Cl. Elisabeth Poulain

Le porte-clés Pavé d'Affinois aux couleurs de la France, Cl. Elisabeth Poulain

Cette fois-ci, c’est de l’univers français de la publicité, dont il est vraiment temps de vous parler, en particulier de l’usage étonnant et diversifié des trois couleurs, qui en est fait actuellement dans l’univers publicitaire français.

.1. Voici tout d’abord le porte-clés du Pavé d’Affinois, le plus petit cube publicitaire – grosso modo, 1,9 sur 1,9 cm de rectangle horizontal haut sur 2,2cm de hauteur et sans compter les débords- aux trois couleurs + une, il est vrai. Il y a bien le blanc en couleur de base de l’objet, le rouge pour le sac à dos cartable du petit bonhomme sympa qui sourit avec ses lèvres rouges  et ses bras costauds bleus, qui soutiennent les bretelles rouges du sac à dos. La couleur en plus est le jaune du nœud papillon du Petit Bonhomme. En réalité il y a encore une « couleur » en plus,  que je place entre guillemets, car il s’agit du noir utilisé pour tracer les yeux et les sourcils du PB-PA, juste au-dessus du beau sourire. Vous dire la date de ce porte-clés ? Impossible, je l’ai retrouvé au fond  d’un tiroir…La seule réponse est : c’était il y a longtemps. C’est donc l’exemple le plus ancien.

"Cultivés en France ", sticker concombre, Cl. Elisabeth Poulain"Cultivés en France ", sticker concombre, Cl. Elisabeth Poulain

"Cultivés en France ", sticker concombre, Cl. Elisabeth Poulain

Concombres de France, sticker avec adresse du site, Cl. Elisabeth PoulainConcombres de France, sticker avec adresse du site, Cl. Elisabeth Poulain

Concombres de France, sticker avec adresse du site, Cl. Elisabeth Poulain

.2. Maintenant en seconde position, se présente le plus petit sticker de forme ovale, sur plastique transparent, enduit d’une colle à résister à une grosse tempête sur l’Atlantique et pour cause…La raison en est qu’il vante les vertus du concombre français et qu’il doit donc résister et au froid et à l’humidité indispensables à la conservation de ce légume bien vert.

La France est représentée en un pentagone de jolie forme allant de la pointe de la Bretagne à la frontière de l’Alsace-France avec l’Allemagne de l’autre côté de la frontière que forme le Rhin. C’est le second plus grand fleuve d’Europe après le Danube me semble-t-il. Trois des côtés sont en bleu, le côté de l’Est est vraisemblablement en noir et le seul côté rouge est en bas. Est-ce à dire que ce concombre, placé en haut en faisant le pont entre la Lorraine et la Bretagne, viendrait du sud. C’est possible, tout comme l’hypothèse d’optimisation de l’accord espace-couleurs. La gestion de l’espace en harmonie avec les couleurs + le vert du concombre est en réalité très maîtrisée. Je doute pourtant que beaucoup de personnes se penchent avec une loupe, comme moi, pour mieux voir le long concombre qui mesure moins de 0,5 cm, quant à la largeur, je renonce d’avance…

Dans cet hexagone, vous trouvez le bleu en Bretagne, le rouge du haut du Nord jusqu’à l’Alsace du Nord, sans toucher la frontière et le blanc entre les deux. Le concombre est présenté de biais, la partie coupée pour que « la ménagère », toujours présentée comme la cliente type surtout en matière de légumes, comprenne bien qu’il s’agit d’un concombre et non pas d’un cornichon. Son nom de légume n’y figure pas, au contre de la mention non officielle « Cultivés en France » en dessous du concombre.

.3. Un autre sticker,  concernant encore le concombre, est vraisemblablement plus récent du fait de la grande sobriété et de la densification du message pour en accroître la force, mais on ne voit pus le concombre. La taille a augmenté passant à 1cm-2,3cm environ la forme ovale a été sauvegardée et le blanc est maintenant présent, pour tout ce qui est écrit. Il a pour objectif de faire ressortir les trois couleurs : le bleu en haut pour faire ressortir « concombres de », avec le rouge pour FRANCE écrit en plus gros. Les deux mentions sont séparées par un trait courbe dans lequel figure l’adresse de l’interprofession du concombre, soit www.concombres-de-france.com Quel raffinement, avec une question à laquelle il n’y a pas de réponse chiffrée « combien de personnes en % d’acheteur-e-s ont-elles pu voir cette adresse ? ».  

Collant à bananes avec le nombre de banane, Cl. Elisabeth PoulainCollant à bananes avec le nombre de banane, Cl. Elisabeth Poulain

Collant à bananes avec le nombre de banane, Cl. Elisabeth Poulain

.4. Voici un exemple concernant cette fois-ci des bananes. C’est une formule récente qui joue avec les couleurs bleu-blanc-rouge avec une autre complémentaire, un orange éteint pour représenter la banane. Disons-le tout de suite, que cette teinte est un peu lourde pour que l’œil, qui ne verrait que cette bande collante qui entoure les fruits, soit réellement séduit ou attiré. L’intéressant n’est pas là. Le drapeau sert à vendre des bananes de marque «  la Banane française » vendues au nombre et non plus au poids.

En outre il y a une nette différence qui porte sur le positionnement horizontal des couleurs du drapeau: le bleu est en haut, le rouge en bas avec le blanc au milieu. La hauteur est d’environ 2,9cm. On distingue de gauche à droite le timbre en orange éteint qui ressemble à un timbre, plus les trois couleurs horizontales, le chiffre 3 fruits en bleu dans la barre blanche qui s’est élargie en cercle débordant sur le bleu et le rouge. En dessous dans la bande rouge, on distingue la formule en blanc « Cultivées  en Guadeloupe et en Martinique. Origine : Antilles françaises ». Suit le code barre en bleu qui coupe les trois couleurs en transversal sur fond blanc. Et le plus étonnant est qu’il n’existe pas de drapeau à bandes horizontales tricolores, qui positionne ainsi le bleu en haut, le blanc au milieu et le rouge en bas…  

Céréal bio, sablés chocolat noir, fabriqués en France, Cl. Elisabeth PoulainCéréal bio, sablés chocolat noir, fabriqués en France, Cl. Elisabeth Poulain

Céréal bio, sablés chocolat noir, fabriqués en France, Cl. Elisabeth Poulain

.5. Le dernier exemple, très récent d’ailleurs vient d’un packaging de Sablés de Chocolat noir intense le marque Céréal bio. Sur le côté droit en face principale, un cercle de 2,4cm de diamètre enserre une France bleu-blanc-rouge sur fond vert, légèrement inclinée. FABRIQUE EN FRANCE entoure la carte tricolore. Un grand rectangle AB, se détache verticalement en blancs sur un fond vert un peu plus dense.

Ce packaging étonne par  le nombre de mentions de formes variées, qui se trouvent à la rencontre entre le dessus de la boite rectangulaire longue de 22cm sur 9 cm de large et 3,3 cm environ de hauteur.

. Dans le coin situé à droite en bas, on compte la certification  AB qui prend la place de deux « timbres » avec le rond Fabriqué en France incluant la carte tricolore.

. Sur la largueur on retrouve en petit,  le rond rouge sur lequel se détache le nom de la marque Céréal bio, avec le haut de la tige d’un grain de blé.

. En largeur et en dessous du drapeau français sur fond vert, on peut voir une première bande composite en haut de 5,5cm de haut sur 0,7cm de hauteur, avec à gauche la mention « Pensez au tri », au milieu  « Sachet à jeter » et droite « Etui carton à recycler ». En dessous dans une bande verte plus longue et moins haute -7,9cm-  et moins haute, aux deux coins arrondis,  trois éléments d’informations concernant / l’envie d’en savoir plus / l’adresse de Céréal, www.cereal.fr /  et le n° d’appel 09  69 39 00 70…/   Selon la façon de compter, il y a 5 formes ou icônes représentatives de la marque. Avec cette remarque pour conclure qui est que " la  carte de France" devient un des éléments de la politique de communication visuellement centrée d’abord sur la marque à fond rouge et aux lettres blanches ornées des grains de blé…

                                                                              ***

A une telle problématique, Il ne peut y avoir réellement de conclusion. Seulement une constatation, qui est les couleurs du drapeau français doivent faire vendre…Mais comme on le voit, cette référence est délicate à utiliser…

Pour suivre le chemin

. Lire l’étude de wikipedia sur le drapeau français sur  https://fr.wikipedia.org/wiki/Drapeau_de_la_France

. Mieux connaître la  vexillologie, la  connaissance des drapeaux et pavillons,  sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Vexillologie

. Les drapeaux à forte ressemblance sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Galerie_des_drapeaux_%C3%A0_forte_ressemblance#Drapeaux_tricolores_horizontaux_rouge.2C_bleu.2C_blanc

. Le nombre des Etats dans le monde, 197 en 2017, à découvrir sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_du_monde 

. Le Pavé d’Affinois sur http://www.pavedaffinois.com/lentreprise/historique/ et sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Fromager_d%27Affinois

. Tomates et concombres de France sur http://www.tomates-de-france.com/

. Les sablés sur  http://www.cereal.fr/produits/sables-chocolat-noir-intense-la-farine-de-ble-de-meule

. Clichés Elisabeth Poulain  

 

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Un vase jaune, d’un jaune qui éclate dans votre œil, impossible à oublier

10 Juillet 2017, 12:59pm

Publié par Elisabeth Poulain

* Collection Emmaüs, Vase jaune, Cl. Elisabeth Poulain

* Collection Emmaüs, Vase jaune, Cl. Elisabeth Poulain

Il était tellement attirant, d’une telle force de captation de votre regard, que j’ai failli l’acheter, moi qui n’aime ni vraiment les bibelots, ni les vases, surtout qu’avec la tonicité de sa couleur, qu’il n’aurait supporté aucune concurrence, surtout celle d’une fleur. Là, on était d’accord lui et moi; les fleurs, il vaut mieux les laisser vivre leur vie au calme sur leur plante-mère. Donc j’ai été forte, j’ai bien été décidée à ne pas acheter le vase jaune, même pour faire « une bonne action » pour Emmaüs.

Pour ne pas avoir de regret, j’ai quand même pris une photo. Et cette photo, c’est celle que vous voyez là. L’amusant est que ce bref instant m’est revenu en mémoire à la seule vue de ce cliché que j’ai pris il y a déjà quelques années. La forme ne m’intéressait pas spécialement, seulement cette couleur qu’il était impossible de ne pas voir sur l’étagère. A juste titre, les personnes faisant partie de l’Association caritative d’Emmaüs l’avaient placé à un coin de sorte qu’on pouvait l’isoler de son concurrent proche. Ils avaient aussi pousser le raffinement chromatique jusqu'à le faire voisiner avec du rouge, de l'orange et du bleu-parme en lignes verticale, du rouge foncé en horizontal...

Collection Emmaüs, Vase jaune, Cl. Elisabeth Poulain

Collection Emmaüs, Vase jaune, Cl. Elisabeth Poulain

Pourquoi cette passion pour le jaune ? Je n’ai pas d’explication. C’était ce vase-là, ce jour-là et l’étonnant est que ma réaction a été aujourd’hui la même à la vue du cliché. Ne comptez pas sur moi pour vous parler aujourd’hui de l’ambivalence du jaune…

                                                                                    ***

Pour suivre le chemin

. Sur la couleur jaune et sa double face, sa profonde ambivalence, référez-vous à la page 535  du Dictionnaire des Symboles de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant, paru chez Laffont, dans la collection Bouquins…

. Emmaüs, sur wikipedia   https://fr.wikipedia.org/wiki/Emma%C3%BCs_France , en Maine et Loire http://www.emmaus49.com/ , à l’international présent dans 37 pays https://www.emmaus-international.org/fr/?gclid=CNyBkZKV_9QCFQs6GwodyrEL1w

. Cliché Elisabeth Poulain

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Le tipi indien aux six drapeaux français dessiné par un petit garçon

9 Juillet 2017, 15:35pm

Publié par Elisabeth Poulain, c.e.poulain@cegetel.net

Tipi indien aux 6 drapeaux français dessiné par un petit garçon, Cl. Elisabeth Poulain

Tipi indien aux 6 drapeaux français dessiné par un petit garçon, Cl. Elisabeth Poulain

Du tipi, forcément indien, le dessin a saisi l’essentiel, à savoir la forme en triangle, l’angle pointu vers le haut, l’entrée  qui permet de s’abriter et beaucoup, beaucoup d’innovations de la part de cet enfant qui devait avoir dans les six, sept ans à l’époque du dessin.

Le papier donne l’indication du lieu de réalisation. Ce devait être à l’école primaire où on économisait le papier. Il n’était donc pas question de donner du vrai papier à dessin. Le format de la feuille - 21 x 27- ne correspond pas à nos standards actuels (29,8 x 21) ; cela pourrait indiquer qu’elle été déchirée d’un cahier. C’est certainement l’élément qui a le plus vieilli. Le papier, qui ne peut plus être qualifié de blanc, est devenu jaune-ocre clair.

Par contre, il y avait déjà des crayons feutres, qui ont été « inventés » et donc mis sur le marché par Pentel, la société japonaise en 1963, avec le succès que l’on connait. Actuellement, on n’imagine plus vivre sans feutre.

Tipi indien aux 6 drapeaux français dessiné par un petit garçon, Cl. Elisabeth Poulain

Tipi indien aux 6 drapeaux français dessiné par un petit garçon, Cl. Elisabeth Poulain

Beaucoup de couleurs ont été utilisées. Citons le marron pour la toile du tipi, du vert, du violet, du rose, du rouge et un peu de bleu. Mais avant d’entrer dans le détail, voyons les formes, ce qui permettra de revenir ensuite sur les usages de la couleur, pour une raison importante qui est que les tipis de certaines tribus étaient ornés avec par exemple des figures animales. Ce ne furent pas forcément les chiens qui portaient les tipis démontés, mais surtout les chevaux qui furent « amenés » ensuite dans la Prairie par l’homme blanc, lors de la Conquête de l’Ouest.  Ce n’est pas le cas ici, dans ce dessin.

Il est temps de parler de la porte d’entrée, qui mesure plus de 13 cm sur les 21 de hauteur, sans inclure la pointe de flèche, qui fait référence aux flèches des arcs des Indiens, qui, ne l’oublions, ne connaissaient pas le fusil. Elle se présente comme un escalier qui permettrait de monter des marches. Celles-ci sont bien présentes, en haut du dessin. Il y en a  six, sans compter le chapeau bleu avec la flèche pointée vers le haut. C’est la marche vert-bleu qui ouvre la voie vers le haut, puis la marche violette, la petite rouge, ensuite une autre verte, puis une orange, le même vert adoucie d’une pointe de jaune, puis le chapeau bleu qui coiffe le tout de sa flèche.

Et il y a les drapeaux français, trois de chaque côté presque toujours bien alignés de chaque côté de la tente, avec les trois couleurs du drapeau bleu-blanc et rouge. Pour accentuer le caractère raffiné de son dessin, le jeune artiste a varié les teintes de bleu, qui devient un bleu tendre dans les deux drapeaux du milieu de sa composition. A chaque fois, la partie rouge est disposée vers l’extérieur.

Tipi indien aux 6 drapeaux français dessiné par un petit garçon, Cl. Elisabeth Poulain

Tipi indien aux 6 drapeaux français dessiné par un petit garçon, Cl. Elisabeth Poulain

On peut enfin distinguer  dans la partie basse de la composition, les grandes perches de bois qui donnent sa structure au tipi. Elles sont de couleur verte sur le côté droit et orange et bleu   en partie gauche…

Reste inexpliqué le cercle vert, avec son œil violet,  qui se situe en haut des marches qui mènent dans la partie haute de la tente, qui se détache dans la bande violette… Et le jeune artiste n'a pas signé son œuvre...  

Pour suivre le chemin

. « L’archéologie d’hier » au sens large, est celle qui vise le siècle précédent, globalement le XXè siècle.   

. Le crayon feutre sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Stylo-feutre

. Le tipi traditionnel des Amérindiens sur   https://fr.wikipedia.org/wiki/Habitat_traditionnel_des_Nord-Am%C3%A9rindiens

. Les tipis peints sur http://nationsindiennes.over-blog.com/2015/07/tipi.html

. La photo de W. H. Jackson sur:  English: A Shoshone encampment in the Wind River Mountains of Wyoming, photographed by W. H. Jackson, 1870. See variation from Smithsonian Institution, National Anthropological Archives [#1668] here: [1] TITLE: Shoshoni Indians--Skin tepies [sic] CALL NUMBER: LOT 12337-4 REPRODUCTION NUMBER: LC-USZ62-115466 (b&w film copy neg.) No known restrictions on publication. NOTES: No. 2687. Date 1870. Source http://loc.gov/pictures/resource/cph.3c15466/ Author W. H. Jackson 

. L’essentiel de la sanglante Conquête de l’Ouest sur http://wanozyniak.free.fr/guppy/file/matieres/histoire/gdes_decouvertes/Textes/Sioux.htm avec des tableaux de Georges Catlin 1790-1872

. Cliché Elisabeth Poulain

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2017 > Tout est bon dans la cerise, la chair, les queues et le noyau…

1 Juillet 2017, 16:11pm

Publié par Elisabeth Poulain

Cerises Burlat dans le bas du cerisier, avec le soleil, 1.1-1.2-Cl. Elisabeth Poulain Cerises Burlat dans le bas du cerisier, avec le soleil, 1.1-1.2-Cl. Elisabeth Poulain

Cerises Burlat dans le bas du cerisier, avec le soleil, 1.1-1.2-Cl. Elisabeth Poulain

Voici venu le temps des cerises, le vrai, en ce mois de juin 2017 qui se termine en beauté. C’est ce que vous sentez quand vous passez près de ce cerisier fier de ses 35 ans dont les branches ploient, ou plutôt ont ployé sous le poids de ces magnifiques petites baies rouges, dont la teinte de rouge fonce avec la maturité, en grossissant en même temps. Plus la baie est jeune, sans avoir atteint sa taille adulte, plus elle est rouge claire. L’inverse est vraie également : plus elle atteint sa maturité et plus sa teinte fonce et sa taille augmente de dimension. Autant de signaux indiquant qu’elles sont prêtes à être cueillies, si non  il faut savoir que les oiseaux aussi adorent les cerises…  

Celui qui veille à la bonne santé de ce cerisier, qui atteint maintenant ses 35 ans, savait déjà que 2017 serait une bonne année à fruits. Au début du printemps, ce monsieur avait commencé à stocker des branches - d’un autre arbre -  suffisamment solides pour pouvoir soutenir les branches basses de son arbre en pleine maturité afin qu’elles ne se brisent pas sous le poids des cerises. Pour cela, il lui fallait trouver des branches qui se terminaient en Y, au creux duquel la branche portant des cerises allait pouvoir se loger et laisser mûrir paisiblement ses cerises jusqu’à la cueillette …Et c’est bien ce qui s’est passé.

Cerises Burlat dans le bas du cerisier, avec le soleil, Cl.2 Elisabeth Poulain

Cerises Burlat dans le bas du cerisier, avec le soleil, Cl.2 Elisabeth Poulain

Mais il y a plus. La cerise fascine, d’autant plus que « chez elle, tout est bon : y a rien à jeter » pour paraphraser la première phrase du célèbre refrain de la chanson de Georges Brassens. Je précise, tout, vous gardez tout mais attention vous ne mangez pas tout ! Je commence par le meilleur,  goûteux avec mille et une variantes selon la variété que vous choisissez. On va en rester aux Burlat, qui font partie de la grande famille des Bigarreaux.  

Quand on pense aux cerises, l’eau vous vient à la bouche, tellement leur chair sucrée est goûteuse avec une pointe d’acidité, surtout quand elles sont justes à point au regard de leur maturité. Avant elles sont dures et acides, après elles vous restent en main et tâchent vos vêtements…s’il en reste après le passage des oiseaux gloutons…

Cerises Burlat du cerisier dans l'arbre, Cl.31.32-Elisabeth Poulain
Cerises Burlat du cerisier dans l'arbre, Cl.31.32-Elisabeth Poulain

Cerises Burlat du cerisier dans l'arbre, Cl.31.32-Elisabeth Poulain

. La chair de la cerise est en effet si gouteuse qu’il vous faudra « partager » avec les oiseaux, qui les adorent au moins autant que vous. La seule différence est que vous pouvez les manger crues, après les avoir lavées ou cuites en tarte, clafoutis, en conserves que vous faites vous-même… ou que vous transformez en kirsch d’Alsace, bien sûr…C’est peut-être plus difficile !  

. Les queues de cerise ensuite. Il me faut parler au pluriel, car il va vous en falloir au moins une poignée par litre d’eau. Ce qui veut dire que vous les lavez avant de les faire sécher pour les conserver.  Ne me demandez pas combien cela fait de cerises. La bonne réponse « tout dépend de la grosseur ». Certains puristes vont jusqu’à peser cette poignée, 30 grammes pour 1 litre d’eau, avec un effet diurétique garanti…

. Et … ce qui manque, ce  sont…-suspense- … les noyaux de cerise. Attention à ne pas les avaler. Il ne s’agit pas de plaisanter. Ces noyaux doivent être précieusement gardés, lavés et même bouillis pour leur ôter toute chair, afin qu’ils soient bien propres. Ensuite vous piquez à la machine un sac en tissus de coton solide de la forme anatomique choisi, en laissant  une ouverture pour y glisser les noyaux une fois bien séchés. Quelques points de couture permettront de clore le sac.

Et c’est là, où cela devient génial, quand vous avez mal quelque part, imaginons par exemple que votre cou soit un peu bloqué. Vous mettez votre coussin à chauffer doucement et très peu de temps au micro-onde;, vous posez le cousin à bonne température sur votre cou et cela vous fait vraiment du bien. C‘était un usage alsacien, au temps où il existait ces gros poêles de faïence qui pouvaient garder la chaleur de la journée  pour en bénéficier le soir et une bonne partie de la nuit…

                                                                     ***

PS. Une remarque d'un lecteur, fin connaisseur de cerisiers et de cerises: "Il faut se méfier des noyaux de cerise dont on ne connaît pas la provenance. Le noyau de cerise est le noyau qui stocke le plus les produits de traitement utilisés. Si la cerise vient de son jardin et qu'on n’utilise pas de produits de traitement, aucun souci. Par contre si ce fruit vient du commerce, il faut être très prudent, car le noyau est probablement malsain. Ne surtout pas le suçoter..!"  A bon entendeur, salut...Ou plutôt, à bon lecteur...       

          

Cherries Variety Lambert, Watercolors 1894, 38450lg.www.nat.usa.gov.wikipedia

Cherries Variety Lambert, Watercolors 1894, 38450lg.www.nat.usa.gov.wikipedia

Pour suivre le chemin

. Les principales variétés sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Cerisier

. La Burlat, à voir sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Burlat  à compléter avec les bases des Bigarreaux dont elle fait partie  https://fr.wikipedia.org/wiki/Prunus_avium

. Voir aussi ce qu’il en et en Alsace http://www.keldelice.com/guide/specialites/la-cerise-dalsace

. Une brève histoire de la cerise sur   http://www.cerises-de-france.fr/1.cfm?p=395-histoire-de-la-cerise-ses-origines où l’on rencontre le roi Louis XV, qui adorait les cerises, tout comme Napoléon « un fan » comme on ne disait pas à l’époque, Léonard Burlat, un arboriculteur, qui a donné naissance à la variété de cerises les plus connues en France….

.  Les paroles de la chanson sur https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Temps_des_cerises

LE TEMPS DES CERISES : Quand nous chanterons le temps des cerises,/ Et gai rossignol, et merle moqueur/ Seront tous en fête !/ Les belles auront la folie en tête/ Et les amoureux, du soleil au cœur! / Quand nous chanterons le temps des cerises, / Sifflera bien mieux le merle moqueur !

Mais il est bien court, le temps des cerises / Où l’on s’en va deux, cueillir en rêvant Des pendants d’oreilles…/ Cerises d’amour aux roses pareilles, /Tombant sous la feuille en gouttes de sang… / Mais il est bien court, le temps des cerises, /Pendants de corail qu’on cueille en rêvant !

Quand vous en serez au temps des cerises, / Si vous avez peur des chagrins d’amour, / Évitez les belles ! / Moi qui ne crains pas les peines cruelles,/ Je ne vivrai point sans souffrir un jour…/ Quand vous en serez au temps des cerises, / Vous aurez aussi des peines d’amour !

J’aimerai toujours le temps des cerises :/ C’est de ce temps-là que je garde au cœur /   Une plaie ouverte !/ Et dame Fortune, en m’étant offerte, / Ne pourra jamais fermer ma douleur…/ J’aimerai toujours le temps des cerises/ Et le souvenir que je garde au cœur ! J.-B. Clément.

. Lire aussi le texte d’une chanson de Jean Ferrat sur la vieillesse, avec des paroles de Guy Thomas sur http://www.lesarbres.fr/texte-cerisiers,Jean+Ferrat,,.html

. Dessin datant de 1894, d’une grappe de cerises, mis en ligne sur www.nat.usda.gov. à voir sur https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/d3/Cherries_38450lg.jpg?uselang=fr

. La chanson de Georges Brassens sur http://www.paroles.net/georges-brassens/paroles-rien-a-jeter

. Des astuces pour que les oiseaux ne vous « piquent » pas toutes les cerises, sur  http://www.graines-et-plantes.com/index.php?forum=jardin-jardinage&question=comment-sauver-mes-cerises-des-oiseaux

. Le kirsch d’Alsace à retrouver sur https://www.wolfberger.com/arboriculture/

. Clichés Elisabeth Poulain de quelques cerises vues du dessous du cerisier…sachant qu’il a déjà beaucoup donné cette année…avec mes remerciements à la personne qui m’a autorisé à prendre ces quelques clichés de belles cerises dans le cerisier de son jardin…Avec également une très belle planche de cerises, variété Lambert, mise en ligne sur wikipedia par le site www.nat.usa.gov.

 

 

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L’Alsace -Elle attend- La jeune Alsacienne vue par J.J. Henner - 1871

26 Juin 2017, 17:36pm

Publié par Elisabeth Poulain

*Elle attend 1871, Jean-Jacques Henner, Cl. Ji-Elle, Museum of Fine Arts, Mulhouse, France, wikipedia  *Elle attend 1871, Jean-Jacques Henner, Cl. Ji-Elle, Museum of Fine Arts, Mulhouse, France, wikipedia  *Elle attend 1871, Jean-Jacques Henner, Cl. Ji-Elle, Museum of Fine Arts, Mulhouse, France, wikipedia

*Elle attend 1871, Jean-Jacques Henner, Cl. Ji-Elle, Museum of Fine Arts, Mulhouse, France, wikipedia

Le titre à développer pour plus de clarté. Cette très jeune Alsacienne, qui n’a pas de nom, a été et continue à incarner l’Alsace – française – alors  passée aux mains des Allemands à la suite de la défaite de la guerre de 1870, qui opposa la France à son voisin de l’autre côté du Rhin. Elle figure sur un tableau très célèbre à la force symbolique inouïe, qu’on a peine à imaginer maintenant. Elle n’est pas le symbole de l’Alsace, elle est cette belle province perdue à la suite de la défaite par la France de la guerre de 1870 au profit de l’Allemagne. En réalité, la vraie dénomination de cette œuvre est « L’Alsace » et non pas l’Alsacienne, cette adolescente de 16 ans aux cheveux roux qui a posé comme modèle pour ce peintre qui avait déjà une certaine notoriété, en tant que peintre de femme nue… Très clairement cette seconde moitié du XIXe était très attirée par la chair féminine alanguie de préférence offerte sur un canapé…

Revenons à « ELLE ATTEND ». Toujours semble-t-il en 1870, mais sans date précise,  une gravure fut très vite tirée de ce portrait de la jeune fille par Léopold Flameng, ce qui permit de diffuser largement cette œuvre. On y voit la célèbre jeune Alsacienne inconnue, avec ce titre étonnant « ELLE ATTEND » écrit sur le côté droit supérieur de la peinture en lettres d’Imprimerie de belles tailles dans une couleur ocre-roux qui fait immédiatement le lien avec la teinte rousse de la chevelure bien sagement cachée sous le grand nœud noir traditionnel que  portaient les jeunes filles et les femmes alsaciennes.

Contrairement aux usages, la date « 1871 » figure de l’autre côté, à gauche du portrait, à la hauteur d’ « ELLE ATTEND ». Cette disposition volontairement bizarre renforce l’importance à cette dénomination d’« ELLE ATTEND ». Ce n’est qu’ensuite qu’on voit la date de 1871, à droite à la même hauteur, à sur le côté gauche. Et tous de comprendre ce qu’elle attendait, l’Alsace, Elle …et la France.

Elle attend-1871-Jean-Jacques Henner-Cl. Ji-Elle-Museum Fine Arts, Mulhouse,wikipedia

Elle attend-1871-Jean-Jacques Henner-Cl. Ji-Elle-Museum Fine Arts, Mulhouse,wikipedia

Le retentissement en France, amputée de l’Alsace,  fut tel qu’une gravure en noir et blanc de Flameng fut tirée de cette œuvre peinte signée par Jean-Jacques Henner, dont on voit la signature à droite en roux vers le bas de la peinture. En dehors de la couleur, d’autres différences apparaissent. La principale porte sur les positions inversées d’Elle ATTEND et de 1871, Cette fois-ci la date est à droite et ELLE ATTEND est à gauche. Seule la petite cocarde en bleu-blanc et rouge, les couleurs du drapeau français,  ressort  en couleur sur le noir de la coiffe. Vous dire quelles étaient les dimensions de cette version gravée de « L’Alsacienne de Henner » ne m’est pas possible. La seule indication  du « Guide Illustré Michelin des Champs de Bataille de 1920 », que j’ai sous les yeux, porte sur  cette dénomination que n’avait pas  la peinture de JJ. Henner, ainsi que l’indication entre parenthèses (Illustration) qui figure dessous de la reproduction de la gravure. Est-ce à dire que cette reproduction vient de L’Illustration ? Ce serait bien possible.  

La gravure offre aussi ceci d’intéressant sur ce qui est plus qu’une anecdote et que relate ce petit guide des Champs de Bataille de 64 pages en petit format. Un des exemplaires de  cette gravure en effet se trouvait chez le Comte Schoeffer   au Château de Soultz, qui portait le titre prestigieux de Commandant de la garde du Pape Benoit XV à Rome. Un officier bavarois de l’armée allemande en 1915, qui logeait au château réquisitionné alors pour les militaires gradés allemands, avait inscrit cette mention, tout en haut de la gravure  sous « ELLE ATTEND » « Sie kann noch lange warten. Mai 1915  », en traduction littérale « Elle peut encore attendre longtemps ». En 1918, le 18 novembre plus exactement, un officier français lui répondit à son tour, lui qui était hébergé au château cette fois-ci à nouveau situé en terre française, bien sûr en français « Elle n’a pas attendu en vain. Novembre 1918 ». La mention se trouve sous l’annotation allemande, juste au-dessus de la coiffe…   

L'Alsacienne de Henner (Illustration), Guide Michelin de Champs de Bataille, Colmar..Cl. Elisabeth Poulain

L'Alsacienne de Henner (Illustration), Guide Michelin de Champs de Bataille, Colmar..Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Consulter, si vous le pouvez, ce remarquable petit opuscule noir et blanc de 64 pages, en format  21,3 cm de haut sur 13,6cm, que j’ai sous les yeux. C’est un guide illustré Michelin des Champs de bataille, sur « Colmar, Mulhouse, Schlestadt », Michelin & Cie Clermont-Ferrand, Michelin Tyre & C°, London, Michelin Tyre & C°, édité le 12-1920, Imp. KAPP, PARIS-VANVES. La photo - 8,1cm de haut sur 4,1cm de large - et le texte se trouvent  en page 43. Le sous-titre est L’ALSACIENNE de  Henner. (Illustration)…

. Voir le Musée national Jean-Jacques Henner, né à Bernwiller le 5.03.1829, décédé à Paris le 23 07.1905, où se trouve maintenant son musée et la toile, en reconnaissance de sa notoriété et de son pouvoir de fascination, sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9e_national_Jean-Jacques_Henner

.Il y  eut deux Flameng : le père, Léopold Flameng, né à Bruxelles en1831 et décédé à Courgent en 1911, sur https://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9opold_Flameng

 . Et son fils François Flameng -1856-1923- Paris,  qui travailla en particulier pour L’Illustration https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Flameng

. Lire l’analyse de ce célèbre tableau sur https://www.histoire-image.org/etudes/alsace-elle-attend

. Voir la gravure en noir et blanc de Flameng détenue par la BNF  sur http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b102134790

. Sur la grande diversité du costume alsacien, selon que l’on est une petite fille, une jeune fille, une femme…, que l’on habite le nord de l’Alsace –le Bas-Rhin-  ou le sud  – le Haut-Rhin-  voir tout particulièrement un site qui est une mine d’informations,  https://www.tourisme-alsace.com/medias/pdf/divers/costume-alsacien.pdf 

. Cliché  de Ji-Elle, Museum of Fine Arts, Mulhouse, wikipedia pour « Elle attend » et Elisabeth Poulain à partir du livret « Colmar, Mulhouse, Schlestadt, Michelin, 1910 », page 43, en provenance  vraisemblablement de  L’Illustration mais sans certitude… L'* signifie que seule une partie du cliché est visible...Vous retrouvez le cliché entier ensuite.   

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La frontière entre l’Alsace & la France > Phoscao, L’Illustration 1915

18 Juin 2017, 15:11pm

Publié par Elisabeth Poulain

*L'Illustration 13.11.1917, Annnonces7, Phoscao, en Alsace, spécialité française, Cl. Elisabeth Poulain.

*L'Illustration 13.11.1917, Annnonces7, Phoscao, en Alsace, spécialité française, Cl. Elisabeth Poulain.

C’est un dessin de Sam paru dans ce numéro du 13 novembre de L’Illustration, en page 7 des Annonces, du côté le plus visible quand on ouvre le magazine. Pour que le lecteur du plus célèbre hebdomadaire français ne se trompe pas sur le type d’informations que l‘on pouvait découvrir au début et la fin du journal, ces pages de publicités n’avaient pas le droit d’être désignées comme telles. Il est seulement indiqué « Annonces 7 ». C’était alors la façon de parler de la réclame, qui, n’avait pas forcément bonne presse ! La formulation avait en outre l’intérêt d’avoir un caractère autre, qui ne portait pas atteinte à la dimension « élitiste » de l’Illustration de par son électorat et bien sûr la qualité de ce premier grand media français du XXe siècle.

La demi-page d’Annonces 7 dans sa moitié inférieure - 28cm de large sur 18 cm de haut- est occupée par le dessin en noir et plan de Sam, un artiste sur lequel je n’ai trouvé aucune information. Il a pourtant beaucoup travaillé en particulier pour l’Illustration en cette période de la guerre. Le résultat de son travail est intéressant parce qu’il adosse ses dessins à des symboles appartenant traditionnellement à la culture française ou…à la guerre. De plus l’organisation de l’utilisation de l’espace occupé par sa création graphique montre que ce dessinateur avait en outre de l’expérience dans les techniques du dessin au fusain et au crayon. Toutes ses réalisations ne sont pas forcément intéressantes, au moins au regard d’aujourd’hui. Mais elles ont assurément une certaine force.

Quant à « Phoscao (Spécialité française) le plus exquis des déjeuners, le plus puissant des reconstituants …», aucune indication de composition n’est indiquée. Ce n’était pas l’époque. On peut quand même suggérer, sans trop de risque de se tromper, qu’il y avait à la fois du cacao et de la phosphatine. Cacao n’a peut-être pas besoin d’être traduit, même si on parle de cocoa en anglais. Par contre la phosphatine nécessite peut-être plus d’information. C’est « une bouillie de céréales pour les nourrissons » comme le dit la publicité de Blédina.

 

L'Illustration 13.11.1917, Annnonces7, Phoscao, en Alsace, spécialité française, Cl. Elisabeth Poulain

L'Illustration 13.11.1917, Annnonces7, Phoscao, en Alsace, spécialité française, Cl. Elisabeth Poulain

Dans les numéros de l’Illustration datés de l’année 1915, que je possède, très rares sont les informations ou les dessins publicitaires citant nommément l’Alsace. Sam, pour Phoscao, aborde ce thème d’une façon très visuelle, avec beaucoup de codes toujours utilisés aujourd’hui, plus de 100 ans, après dans le domaine de la publicité.

Du côté alsacien, on aperçoit mise en lumière la jeune fille alsacienne forcément en costume traditionnel, la maison alsacienne qui se détache sur fond des Vosges, avec de grands sapins sur le côté droit sur lesquels se ressortent les lettres blanches de PHOSCAO renforcées de noir, en laissant apparaître du blanc en dessous pour leur donner de l’épaisseur et de la force. Cette façon de mettre la marque en relief, en lui donnant de la densité, vient de ces superpositions de couleurs des lettres.

. De l’autre côté français de la frontière alsacienne, s’avance un soldat français, qui tend ses deux mains, vers le bol de cacao chaud, que porte la jeune fille coiffée du célèbre nœud noir alsacien qui franchit la frontière de son pied droit. Elle sourit au soldat qui s’avance vers elle. Elle a déjà son pied droit en France-France et l’autre en Alsace alors allemande. Elle enjambe l’aigle allemand bien visible sur le poteau frontière du Reich tombé à terre. C’est l’élément fondamental du visuel parce qu’il indique de quel côté seront les vainqueurs du lendemain. La délimitation entre l’espace alsacien à gauche est clairement située au tiers du visuel qui mesure au total 26cm de haut sur 8,5 de large, le gros trait noir qui fait le pourtour inclus.

Le soldat français dans l’espace Phoscao, située en France, bénéficie d’un quasi carré de 17cm de large sur 18cm de haut. Sa tête protégée par le casque arrondi des soldats français, par différence avec le casque à pointe allemand, indique sa nationalité. Il est bien habillé et rien n’indique que cette deuxième année de guerre est déjà terrible. C’est ce que montre par exemple en page 517 de ce numéro l’article sur les mutilés de guerre en apprentissage dans un atelier de ferblanterie…

*L'Illustration 13.11.1917, Annnonces7, Phoscao en Alsace, Le poteau-frontière. Cl. Elisabeth Poulain

*L'Illustration 13.11.1917, Annnonces7, Phoscao en Alsace, Le poteau-frontière. Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. L’Illustration du 13 novembre 1915, numéro 3793, 73me année, Annonces - 7

. Retrouver l’histoire de la publicité, en passant par la réclame (la Ière date de 1660 pour… du dentifrice!) , puis l’affiche avec Toulouse-Lautrec, Cappiello Mucha au XIXe siècle, sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_publicit%C3%A9

. Du bon usage du fusain sur http://www.homejardin-loisirs.com/fusain-fiche-technique.html

. Sur les annonces ayant porté sur cette marque pendant la Ière guerre modiale, voir tout particulièrement http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/10/10/26002-20141010ARTFIG00235-durant-la-grande-guerre-les-pubs-phoscao-ciblent-les-poilus-et-leur-famille.php

. Voir l’évolution de la publicité pour Phoscao sur http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/10/10/26002-20141010ARTFIG00235-durant-la-grande-guerre-les-pubs-phoscao-ciblent-les-poilus-et-leur-famille.php

. La phosphatine, une bouillie à base de céréales pour les nourrissons, à voir sur https://fr.wiktionary.org/wiki/phosphatine . On en trouve encore au chocolat…

. Voir l’histoire du cacao, http://lionsclubbouakedoyen.chez.com/cacao.html et https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_culture_du_cacao

*

. Retrouver l’histoire de l’année 1915 en France sur https://fr.wikipedia.org/wiki/1915_en_France

. La guerre des frontières vue en carte postale symbolique, à voir sur http://www.musee-douanes.fr/expositions/130-detail/13-14-18-douaniers-dans-la-grande-guerre/41-4-aux-frontieres.html

. Une bonne photo d’un panneau à la frontière de l’Allemagne et de la France sur https://commons.wikimedia.org/wiki/File:16-20-57-f-mutzig.jpg

. Sur la réalité de la guerre, sur le front, un site très documenté, http://www.crdp-strasbourg.fr/data/histoire/1GM_combats/guerre_en_15_1.php?parent=61

. La situation des enfants pendant la guerre https://www.histoire-image.org/etudes/enfants-guerre-1914-1918 

. Clichés Elisabeth Poulain

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Paysages de Loire en jaune colza, par l’autoroute A85, Angers-Blois

13 Juin 2017, 16:56pm

Publié par Elisabeth Poulain

Champ de colza, percée du soleil, avec poteau, Cl. Elisabeth Poulain

Champ de colza, percée du soleil, avec poteau, Cl. Elisabeth Poulain

D’abord quelques mots sur le colza. C’est une plante à fleurs jaunes qui était en pleine floraison au mois d’avril de cette année, avec une vitalité sans pareil, dans une explosion de couleur jaune uniforme, qui variait avec le bleu du ciel, plus chargé en nuages au départ d’Angers.

Il en est allé pendant une bonne partie du voyage aller, avec une diversité paysagère intéressante, car les champs plantés de colza étaient relativement proches de l’autoroute, avec d’autres séquences en arrière.

Paysages de Loire en jaune colza, par l’autoroute A85, Angers-BloisPaysages de Loire en jaune colza, par l’autoroute A85, Angers-Blois

En réalité, c'est le ciel qui donne cette atmosphère si particulière, tant la lumière et les couleurs sont importantes dans la perception de ce qui nous attire dans le paysage. Il y a en particulier ce jaune qui éclate de vitalité, sans jamais être "mièvre" ou verser dans le trop de trop. Il s'impose comme une évidence de vitalité. Un nuage ou plusieurs vont avoir la capacité aussi de tout changer, d'éveiller notre sensibilité, alors que tout peut sembler banal. Or il n'en est rien. C'est le ciel qui décide de la couleur et de la force de la vitalité des immenses parcelles de colza. On ne peut plus parler d'un champ même grand...

 

 

 

Paysage d'autoroute A85, champ jaune de colza, bosquet dans le fond, Cl. Elisabeth Poulain Paysage d'autoroute A85, champ jaune de colza, bosquet dans le fond, Cl. Elisabeth Poulain

Paysage d'autoroute A85, champ jaune de colza, bosquet dans le fond, Cl. Elisabeth Poulain

Autoroute A85, champ jaune de colza, arrivée du ciel bleu, Cl. Elisabeth Poulain

Autoroute A85, champ jaune de colza, arrivée du ciel bleu, Cl. Elisabeth Poulain

La sortie de l'autoroute, puis la traversée de la Loire vont encore changer notre regard sur les plantations de colza, qui cette fois-ci sont toutes proches de la route construite sur la levée qui protège des débordements de la Loire les champs en contre bas.

Cette fois-ci, et comme à l'aller, c'est un poteau de bois qui sera notre dernier témoin de cette petite série sur les champs de colza. Il y a bien eu le retour mais tout avait changé et en particulier il n'y avait plus cette belle lumière du matin... 

Paysages de Loire en jaune colza, par l’autoroute A85, Angers-Blois
Paysages de Loire en jaune colza, par l’autoroute A85, Angers-Blois
Champ de colza, vue de l'autoroute au retour, Cl. Elisabeth Poulain

Champ de colza, vue de l'autoroute au retour, Cl. Elisabeth Poulain

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Le langage des soupiraux > L’air, la lumière, la livraison du charbon & +

12 Juin 2017, 14:26pm

Publié par Elisabeth Poulain

Portes tôle ou bois, de soupirail ras du trottoir 3-1, Clichés Elisabeth Poulain Portes tôle ou bois, de soupirail ras du trottoir 3-1, Clichés Elisabeth Poulain Portes tôle ou bois, de soupirail ras du trottoir 3-1, Clichés Elisabeth Poulain

Portes tôle ou bois, de soupirail ras du trottoir 3-1, Clichés Elisabeth Poulain

Marcher en ville est un plaisir qui vous permet de redécouvrir ou découvrir l’importance des soupiraux, dès lors que vous regardez vos pieds, votre appareil photo à la main, en ayant attaché votre vélo, un peu plus loin. Le développement du quartier est lié est lié à la construction de la gare à partir de la seconde moitié du XIXe siècle. C’est aussi à cette période de l’histoire pas si lointaine que naît et se développe le besoin d’un confort dit « moderne ». C’est celui qui est lié à l’eau courante au robinet, à l’électricité en appuyant sur un simple bouton et à la chaleur que procure le chauffage au charbon l’hiver. Le poêle, qui a en particulier lancé ce confort étonnant, avait pour nom « La Salamandre ». Il suffisait de le recharger une fois par 24h…selon la belle affiche de Jules Chéret, un des maîtres affichistes français.

Portes - tôle ou bois - de soupirail au ras du trottoir 3-2, Clichés Elisabeth Poulain Portes - tôle ou bois - de soupirail au ras du trottoir 3-2, Clichés Elisabeth Poulain Portes - tôle ou bois - de soupirail au ras du trottoir 3-2, Clichés Elisabeth Poulain

Portes - tôle ou bois - de soupirail au ras du trottoir 3-2, Clichés Elisabeth Poulain

Portes de soupirail, bois ou tôle, au ras du trottoir, Clichés 3-3 Elisabeth Poulain Portes de soupirail, bois ou tôle, au ras du trottoir, Clichés 3-3 Elisabeth Poulain Portes de soupirail, bois ou tôle, au ras du trottoir, Clichés 3-3 Elisabeth Poulain

Portes de soupirail, bois ou tôle, au ras du trottoir, Clichés 3-3 Elisabeth Poulain

Encore fallait-il avoir du charbon et pour cela avoir une cave doublement accessible. Il était nécessaire que celle-ci le soit de l’intérieur aux propriétaires ou locataires du logement et facilement de la rue, plus précisément du trottoir, au livreur de charbon. Celui-ci versait le sac de charbon par le soupirail que l’on pouvait ouvrir à hauteur du trottoir de l’intérieur et de l’extérieur. C’était un progrès dans la mesure où le service rendu par le livreur de charbon se faisait rapidement et en direct de l’extérieur. Ce dernier n’était pas obligé de rentrer dans l’immeuble pour avoir accès à la cave, en allant chercher la clé avant ou trouver la porte de la cave ouverte, pour qu’il puisse ouvrir le soupirail. En outre, l’autre avantage était qu’il ne salissait ni le hall d’entrée, ni les escaliers pour accéder à la cave…Il lui suffisait de repousser vers le dedans ou de tirer de l’extérieur la petite porte du soupirail qui s’ouvrait de l’extérieur. Il y avait là un vrai gain de temps et une gestion utile de l’espace public au profit des habitants et de l’accès aux caves des immeubles ou des hôtels particuliers par les livreurs de charbon en sac.

Portes de soupirail, bois ou tôle, au ras du trottoir, Clichés 3-4 Elisabeth Poulain Portes de soupirail, bois ou tôle, au ras du trottoir, Clichés 3-4 Elisabeth Poulain Portes de soupirail, bois ou tôle, au ras du trottoir, Clichés 3-4 Elisabeth Poulain

Portes de soupirail, bois ou tôle, au ras du trottoir, Clichés 3-4 Elisabeth Poulain

Outre ces aspects de l’évolution de notre société dans ses façons de vivre, il reste à vous citer une autre double facette, qui concerne la dimension artistique liée à la dimension sociale tout autant que l’inverse. Comme vous le montrent certains clichés que je vous présente dans l’ordre où je les ai pris, sans chercher à les classer, selon qu’ils se présentent d’une façon attirante, avec par exemple un joli dessin de fleurs en creux pour laisser passer l’air à travers la tôle découpée, ou de façon très basique, sans recherche spéciale - et c'est le cas quand la petite porte est en bois - avec seulement quelques trous évidés. Les premières indiquent un niveau social plus élevé que les secondes. Il y a là un véritable code culturel qui signe l'appartenance à une classe sociale. Et pour rester une réalité à la fois urbaine et sociologique, j’ai choisi de ne pas les classer…en vous laissant deviner celles qui s'ouvrent vers l'extérieur. Elles sont faciles à repérer.  (** Voir la réponse toute à la fin... )

Portes de soupirail, bois ou tôle, au ras du trottoir, Clichés 3-5 Elisabeth Poulain Portes de soupirail, bois ou tôle, au ras du trottoir, Clichés 3-5 Elisabeth Poulain Portes de soupirail, bois ou tôle, au ras du trottoir, Clichés 3-5 Elisabeth Poulain

Portes de soupirail, bois ou tôle, au ras du trottoir, Clichés 3-5 Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Voir en particulier une étude intéressante sur http://arnauld.divry.pagesperso-orange.fr/CHABOCHE%20Salamandre.htm ainsi qu’une autre affiche du célèbre Jules Chéret sur http://passerelles.bnf.fr/grand/pas_268.htm

. Pour voir l’affiche en six versions différentes, il vous suffit de taper « Jules Chéret, la salamandre, Images » dans Google https://www.google.fr/search?q=Jules+Ch%C3%A9ret,+la+salamandre,+Images&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjY5ZiGlLbUAhWGExoKHau9AsgQ_AUIBigB&biw=1366&bih=597

. Retrouvez Jules Chéret, un des plus grands affichistes français sur wikipedia https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Jules_Ch%C3%A9ret?uselang=fr mais malheureusement sans l’affiche sur le poêle.

. En 2017, il y a encore des livreurs de charbon, à voir sur http://www.touvet-combustibles.com/charbon-isere/ 

. Tout comme il est encore possible de commander sur le net des sacs de 25kgs de boulets de 30 gr. chaque, à voir sur https://www.combustibles-gruchy.fr/produits/fiche/36

.Clichés Elisabeth Poulain, ** les petites portes qui s'ouvrent sur le trottoir sont d'abord en tôle, ou rarement en bois avec la partie inférieure verticale renforcée en tôle  et dotés ensuite d'une partie horizontale en tôle en bas qui glisse sur le trottoir, quand on ouvre le soupirail...Il y en a trois en tout. Et en prime voici comment avoir un peu d'air et de lumière dans une cave...mais sans le charbon accessible du trottoir, avec ce dernier cliché... 

Maison de ville, aération de la cave par ouvertures + grilles dans les marches, Cl. Elisabeth Poulain

Maison de ville, aération de la cave par ouvertures + grilles dans les marches, Cl. Elisabeth Poulain

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L’Encadreur de l’Atelier du Cadre, Place de la Laiterie-Doutre, Angers

8 Juin 2017, 15:15pm

Publié par Elisabeth Poulain

L'Atelier du Cadre, Mur-Cadres, La Doutre-Angers, Cl. Elisabeth PoulainL'Atelier du Cadre, Mur-Cadres, La Doutre-Angers, Cl. Elisabeth PoulainL'Atelier du Cadre, Mur-Cadres, La Doutre-Angers, Cl. Elisabeth Poulain

L'Atelier du Cadre, Mur-Cadres, La Doutre-Angers, Cl. Elisabeth Poulain

Comme toujours, il existe dans les vieilles villes des alchimies mystérieuses entre un site, l’histoire, l’architecture, les personnes et tout spécialement ceux qui sont autant artistes au service des artistes peintres, photographes… qu’artisans émérites au service des heureux possesseurs de belles œuvres…à encadrer. Vous avez deviné que je vais vous parler d’un encadreur, Julien Boutin, qui vient de s’installer dans cette très belle boutique d’œuvres encadrées tout autant qu’atelier dans cette maison ancienne à pan de bois. Une particularité de cette boutique-atelier est d’avoir deux grandes vitrines. La partie de gauche, quand on est sur le trottoir, est dédiée à la réalisation des cadres, et la partie de de droite aux œuvres encadrées avec … visibles du trottoir, des angles de cadres présentés de façon artistique sur le mur à l’intérieur.

L'Atelier du Cadre, Maison à pans de bois entre les platanes, La Doutre-Angers, Cl. Elisabeth Poulain

L'Atelier du Cadre, Maison à pans de bois entre les platanes, La Doutre-Angers, Cl. Elisabeth Poulain

Les deux grandes vitrines, qui donnent beaucoup de clarté dedans, ont également chacune leur individualité. La porte contemporaine de verre est alors logiquement placée entre les deux facettes du métier d’encadreur, l’artisan tout autant que l’artiste. La boutique est en elle-même un cadre très valorisant pour les …cadres. Il y a là une forte logique de valorisation : la mise en valeur de l’espace intérieur du cadre joue de façon très positive tout autant que le cadre lui-même d’un tableau par exemple qui en soi est tout autant la maîtrise d’une technique qu’une œuvre d’art, au service souvent d’une autre œuvre d’art ou d’un souvenir, une photo…auquel on tient. Le fascinant devient alors de pouvoir faire une œuvre d’art à partir des seuls échantillons des cadres que le client peut choisir à son goût et/ou sur les conseils sollicités auprès de l’encadreur…Et c’est que Julien Boutin réussit pleinement à faire.

L'Atelier du Cadre, Jeu de reflets dans la vitrine, La Doutre-Angers, Cl. Elisabeth Poulain

L'Atelier du Cadre, Jeu de reflets dans la vitrine, La Doutre-Angers, Cl. Elisabeth Poulain

Ce double aspect du cadre peut se conjuguer de façon plurielle. Vous pouvez par exemple chercher à mettre en lumière l’œuvre à encadrer. C’est me semble-t-il le cas le plus fréquent. On peut tout autant partir de l’idée que la peinture, la photo, l’œuvre en relief léger accroché au support à encadrer… vont mettre tout autant leurs atouts, quel qu’ils soient, au service du cadre lui-même. Un beau cadre, fait à la main, est assurément une pièce d’art en tant que telle. Il en va ainsi assez souvent avec des cadres anciens stylisés en stuc sculpté et doré à l’or fin.

L’attachement pour un cadre métallique en acier brut, ou en aluminium brillant… ne peut être le même. Cette version contemporaine du cadre met alors ses caractéristiques au service de la peinture, de la photo…Citons parmi ses atouts, l’infinie ou presque variété des composants, les couleurs, le mat qui joue avec le brillant, la solidité, le ré-emploi infini ou presque… et le prix beaucoup plus abordable, sans oublier surtout l’accord plus évident entre le contenu, une photo d’aujourd’hui, avec un cadre contemporain.

L'Atelier du Cadre, Julien Boutin, l'encadreur au travail, La Doutre-Angers, Cl. Elisabeth Poulain

L'Atelier du Cadre, Julien Boutin, l'encadreur au travail, La Doutre-Angers, Cl. Elisabeth Poulain

La question dont je connais la réponse positive, surtout après avoir vu l’Atelier du Cadre, est de savoir si l’on peut créer de l’art seulement avec des cadres. La réponse est clairement « oui ». Imaginez un grand panneau mural à composante géométrique d’angles de cadres où la couleur joue un très grand rôle. C’est magnifique. L’impression est tout à fait différente quand vous voyez les échantillons de cadres posés à plat ou sur un support légèrement incliné vers vous. C’est alors la main qui est attiré, l’œil aussi naturellement, mais la main veut toucher pour mieux « voir » !

La cohérence entre un cadre et son contenu est aussi un thème qui se pose. Peut-on par exemple tout faire ? Mettre du contemporain sur une œuvre ancienne? Un cadre ancien sur une œuvre contemporaine ? Pour moi, il n’y a pas de réponse automatique et la réponse est me semble-t-il « ça dépend » ! Cela dépend d’autant plus que les grands formats contemporains n’utilisent plus de cadre. Les artistes se contentant de clouer des baguettes peintes aux couleurs dominantes de la peinture pour cacher les clous qui fixent la toile au châssis…

L'Atelier du Cadre, Dehors-Dedans, Jeu géométrique, La Doutre-Angers, Cl. Elisabeth PoulainL'Atelier du Cadre, Dehors-Dedans, Jeu géométrique, La Doutre-Angers, Cl. Elisabeth PoulainL'Atelier du Cadre, Dehors-Dedans, Jeu géométrique, La Doutre-Angers, Cl. Elisabeth Poulain

L'Atelier du Cadre, Dehors-Dedans, Jeu géométrique, La Doutre-Angers, Cl. Elisabeth Poulain

Un bel exemple de finesse harmonisée est donné en particulier par la vitrine de droite de l’Atelier du Cadre d’Angers où l’on peut admirer actuellement des dessins extrêmement fins de chaussures à très hauts talons très fins… C’est là un jeu très réussi de forte complémentarité entre le cadre  plat et large, sans couleur,  et le dessin, mis en lumière au sens propre dans la vitrine de droite, Place de la Laiterie… L’artiste, qui a en plus le sens de l’humour, a pour nom Inna Panasenko…

Pour suivre le chemin

. L’Atelier du Cadre, 11 Place de la Laiterie, La Doutre, 49100 Angers, 49100 Angers, 02 41 77 34 91, latelierducadre49@gmail.comainsi que https://www.facebook.com/pg/latelierducadre49/photos/

. Mieux connaître les styles de cadres sur http://www.cadre-ancien.com/category/cadre-tableau/

. Inna Panasenko est très présente sur Facebook. Vous pourrez ainsi découvrir son sens de l’humour avec à chaque fois la silhouette minuscule d’un homme au bout de chaque escarpin, car, pour elle, femme, il ne saurait y avoir de mocassin…!https://www.facebook.com/inna.panasenko.5

. Voir La Place de la Laiterie à Angers dans le quartier de la Doutre, sur http://www.angers.fr/vie-pratique/culture/la-politique-culturelle/angers-ville-d-art-et-d-histoire/ressources/fiches-patrimoine/laissez-vous-conter-quelques-edifices-remarquables-de-la-doutre/index.html

. Photos Elisabeth Poulain

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Photos x 3 > Coucher de soleil en Méditerranée > Parc des Calanques

4 Juin 2017, 15:32pm

Publié par Elisabeth Poulain

*Coucher de soleil en Méditerranée 1-19h55, Parc des Calanques, Marseille, Cl. Elisabeth Poulain*Coucher de soleil en Méditerranée 1-19h55, Parc des Calanques, Marseille, Cl. Elisabeth Poulain

*Coucher de soleil en Méditerranée 1-19h55, Parc des Calanques, Marseille, Cl. Elisabeth Poulain

Ce sont trois clichés pris à la suite l’un de l’autre, présentés tels quels sans aucune retouche ni modification d’aucune sorte. Nous étions idéalement placés avec vue sur la mer à une table de la terrasse vitrée du restaurant "Les Tamaris". En ce beau mois de mai, Il faisait beau, pas très chaud et très venteux. Au point d’ailleurs que les kite-surfeurs s’en donnaient à cœur-joie, lorsque nous avions quitté la baie de Marseille.

Coucher de soleil en Méditerranée 1-19h55, Parc des Calanques, Marseille, Cl. Elisabeth Poulain

Coucher de soleil en Méditerranée 1-19h55, Parc des Calanques, Marseille, Cl. Elisabeth Poulain

Aller saluer la mer agitée par le vent, prendre ensuite très vite quelques clichés pour garder la mémoire du site puis de s’installer à table avec plaisir et déguster un bon repas en très bonne compagnie, le temps passe alors très vite. Vient alors la nuit, avec une soudaineté étonnante, si rapidement que je décide de photographier le soleil couchant, par trois fois dans la même minute.

Coucher de soleil en Méditerranée 2-19h55, Parc des Calanques, Marseille, Cl. Elisabeth Poulain

Coucher de soleil en Méditerranée 2-19h55, Parc des Calanques, Marseille, Cl. Elisabeth Poulain

On passe très vite de la lumière aigüe et un peu froide de ce bord de mer en plein mois de mai à la nuit profonde. Bien sûr on ne regarde pas sa montre ; arrive seulement la sensation qu’il faut se dépêcher de prendre une ou plusieurs photos du coucher du soleil. Et c’est ce qui s’est passé.

Coucher de soleil en Méditerranée 3-19h55, Parc des Calanques, Marseille, Cl. Elisabeth Poulain

Coucher de soleil en Méditerranée 3-19h55, Parc des Calanques, Marseille, Cl. Elisabeth Poulain

. Lire aussi sur ce blog http://www.elisabethpoulain.com/2017/01/les-calanques-de-marseille-photos-a-rever-d-une-randonneuse-sportive.html avec des superbes clichés de Claire Poulain.

Pour suivre le chemin

. Aller découvrir le Parc des Calanques sur http://www.marseille-tourisme.com/fr/marseille-calanques-randonnees/parc-national-des-calanques/

. Retrouver le restaurant "Les Tamaris" dans la calanque de Samena, au bord de la mer http://les-tamaris.zenchef.com/

. Clichés Elisabeth Poulain pris à la suite les unes des autres, à 19h 55!, avec une * quand le cliché est tronqué.  

 

 

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