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Le Blog d'Elisabeth Poulain

La bouteille de Bière Heineken en pub, le temps, le verre, l’humour & co !

25 Juin 2016, 15:37pm

Publié par Elisabeth Poulain

* Publicité 2010-Bière Heineken-Publicis-France-Cl. Elisabeth Poulain* Publicité 2010-Bière Heineken-Publicis-France-Cl. Elisabeth Poulain

* Publicité 2010-Bière Heineken-Publicis-France-Cl. Elisabeth Poulain

Je serai bien incapable de vous parler de la bière en tant que tel.  Lors de ma visite à la brasserie Heineken à Amsterdam, que je vous recommande tant c’est intéressant, j’ai dû être la seule à goûter une gorgée de bière, comme on déguste un vin, en  demandant ensuite où se trouvait le crachoir, au grand étonnement de la charmante jeune femme qui nous faisait déguster au bar. Elle a franchement du penser qu’il fallait être française pour être aussi snob!

Parler de la pub pour la bière, oui, j’aime bien. Surtout quand il s’agit d’une « vraiment bonne pub », celle qui permet de dire quelque chose. Là, il s’agit vraiment de créativité matinée d’humour. Imaginez-vous faire sourire, avec une bouteille ? Vide ou quasiment. Avec Heineken et Publicis, son agence de communication en France, c’est le pari franchement réussi. Les deux partenaires se connaissent bien, se comprennent et peuvent continuer à surfer avec bonheur dans le registre choisi qui est l’humour. Un art difficile à décliner qu’ils savent  décliner, parce que le temps est à la fois un ami qui vous aide dans la progression de la notoriété de la marque déjà connu.  Tout autant qu’un frein qui oblige à se poser la question de savoir si on peut encore faire du nouveau sans porter tort aux fondamentaux de la marque.

Pub Heineken-Le Moulin-Travels the world with-you- Cl. Elisabeth Poulain

Pub Heineken-Le Moulin-Travels the world with-you- Cl. Elisabeth Poulain

Le temps d’abord avec le premier visuel, celui dit « Au Moulin ». Des trois visuels dont je vais vous parler, c’est celui qui est assurément le plus ancien. Il date vraisemblablement d’avant le début des années 2000, quand l’entreprise néerlandaise a décidé de se faire connaître au niveau mondial. Jouer avec le temps est toujours intéressant pour montrer l’évolution des choses et l’adaptation du regard, sachant qu’en surcroit en ce qui me concerne, je m’interdis de choisir des visuels actifs, pour des raisons évidentes.

Commençons donc avec le temps que j’ai cité en dernier dans le titre, qui commence avec la bière et se termine apparemment par le temps qui défile pourtant tout le temps ! Ceci permettra d’affirmer la nationalité de la Bière Heineken, non pas avec des mots, mais avec une couleur le vert jaune décliné dans de multiples variations ainsi qu’avec un symbole fort de l’identité paysagère des Pays-Bas qui est le moulin. Les deux sont associés au temps dans son lien avec la bière, cette bière Heineken, qui en réalité n’est pas du tout de couleur verte, mais d’un jaune d’or très bien assorti à ce vert si spécial qui se décline en plus en multiples variations. Et, oui, ces verts ont pour fonction de servir de faire valoir au jaune lumineux de ce divin breuvage si apprécié des hommes. Il a aussi, nec plus ultra, pour avantage de rappeler la couleur verte du verre de la bouteille. Le jeu est lancé, tout commence à tourner et à entrer en connexion, avant même d’avoir goûté cette bière.

L’identité des Pays-Bas avec le vent qui fait tourner les ailes du moulin. Le vert fait aussi le lien entre la bière et ces publicités pour Heineken. Une grande palette de ces verts jaunes se décline au fil des campagnes. C’est déjà le cas avec le visuel du moulin qui annonce avec bonheur l’Univers vert d’Heineken à ses débuts, sans que soient présentes du tout la bouteille, la couleur de la bière, celle de la mousse, la finesse des petites bulles...qui viendront après. Par contre et c’est évidemment l’objectif de ce visuel très réussi, l’identité néerlandaise ressort avec force, dans son lien avec la terre sur lequel est posé le moulin, l’eau qui sillonne dans le marais, le vent qui fait tourner les ailes du moulin, qui permet de broyer les grains de céréales et de houblon qui, après fermentation en cuve, permettront de produire cette bière-là et pas une autre.

Le slogan à dimension mondiale est clairement porté par la marque Heineken projetée sur le corps du moulin, avec le texte en bas « Travels the world with you ». Retenez qu’il fallait lancer cette marque néerlandaise, associée à la forte spécificité d’un moulin hollandais, en faisant ressortir les éléments identitaire du paysage de façon à vous accompagner dans votre traversée du monde, pendant votre voyage. « Travel the world », avec sa dimension d’appropriation directe, est autrement plus fort que de « voyager dans le monde avec vous » avec sa dimension de balade. C’est la bière qui « trave-rse le monde avec vous », pourrait-on presque dire pour garder l’idée d’action tonique.  C’est visiblement un visuel des débuts d’internationalisation de la marque, en particulier dans les pays francophones.

Pub Heineken-Le verre-La bouteille-Humour saucisson-2010-Cl. Elisabeth Poulain

Pub Heineken-Le verre-La bouteille-Humour saucisson-2010-Cl. Elisabeth Poulain

Voyons maintenant le second visuel de juin 2010, celui dit « Humour saucisson ». C’est maintenant « Be Fresh » qui est le slogan de la marque qui joue toujours avec les mots. Qui doit être fresh, la bière bien sûr et/où soi-même pour être bien à l’aise, avec cette bière qui demande à être déguster fraiche à 3°C ? Les deux bien sûr ! L’étoile rouge entourée de blanc, entourée de « marque » d’un côté et de « déposé » de l’autre chapeaute la marque Heineken écrits en blanc avec en dessous « Be Fresh » qui remplace maintenant le précédant slogan. Cette fois-ci il figure en vert qui ressort sur du blanc, avec deux points blancs hors cadre blanc un à gauche en bas, un droite en haut, avec en plus un arrondi percé d’un point vert et le tout est tellement travaillé que l’ensemble soulève le cadre aux coins arrondis vert plus foncé que les différents verts composant l’ensemble.

Cette signature à 6 niveaux est très sophistiquée. Retenez l’étoile rouge toujours, le blanc sur fond vert et tous ces huit arrondis, dont deux bulles pleines et le copyright, l’arrondi de l’angle du cadre et celui qui fait l’angle du visuel qui se détache en vert foncé sur un composite vert très sophistiqué. Ce ne peut être un hasard. C’est une volonté d’apporter de la douceur, en gardant les codes fondamentaux...avec maintenant de l’humour et une vision active de la structure de l'’espace du visuel. C'est ce que nous allons voir maintenant. 

                                                                   

1. L’humour du saucisson, découpé en rondelles, forme la Ière ligne de la structure. C’est franchement nouveau et réussi. La bouteille est présentée en rondelles, comme le serait un saucisson qui rimerait avec citron. Les rondelles coupées portent la couleur du fruit, de la bière à l’intérieur, presque de l’or liquide, à boire frais. En guise de peau de citron, c’est du verre vert qui ressemblerait presque à de peau de concombre, si c’en était bien un. La bouteille posée à plat et découpée trace une Ière ligne de structure légèrement en oblique, qui surgit de l’arrière du verre. Et c’est là que la réussite est grande, car la star, ce n’est pas elle ou plus elle –la bouteille -, c’est maintenant le verre de bière à l’admirable couleur jaune. C'est la bière devenue une véritable star d'or. On voit bien la mousse et la rondelle de bière d’un jaune lumineux composé de bulles fines comme posée sur le bord dans la mousse crémeuse de cette bière Heineken.

2. Une autre diagonale part en oblique de la marque sur le verre, passe par l’étoile située juste à la jonction entre le liquide et la mousse, continue à travers la rondelle à bulles et rejoint l’étoile du bloc marque situé en haut à droite.

3. Pour encore renforcer cette première structure constituée par ces deux lignes qui se croisent à la hauteur de la marque sur le verre, une autre en arrière va permettre de dynamiser le bas du visuel. Dans le coin gauche en bas, le verre se reflète sur l’assise verte, comme si la lumière venait de l’intérieur du verre, de la bière elle-même. Cette lumière, qui part de la bière contenue dans le verre, pour se refléter en dehors du verre en bas, permet aussi d’éclairer de l’intérieur la rondelle jaune à bulles en passant par l’étoile rouge en haut.

4. Il reste à vous parler de la dernière structure qui relie les trois étoiles rouges entre elles. Elles forment cette fois-ci un triangle dont le sommet est placé en haut à droite du nouveau logo d’Heineken, relie le verre et la bouteille qui portent chacun également l’étoile rouge.

5. Et pour encore densifier le visuel, cette fois-ci ce sont les différents verts du fond, avec en particulier la ligne oblique entre le vert plus foncé du haut et le vert lumineux du bas éclairé par la triple source lumineuse formée par le jaune d’or de la bière du verre, de la rondelle et de la bouteille qui vont servir de faire-valoir pour accentuer la profondeur du visuel, encadré par un vert uniforme de bordure pour bien montrer la maîtrise globale de l'ensemble.

Pub Heineken-Le verre-La bouteille-Humour dernière goutte-2010-Cl. Elisabeth Poulain

Pub Heineken-Le verre-La bouteille-Humour dernière goutte-2010-Cl. Elisabeth Poulain

Synthèse : Avoir réussi à mettre la marque en valeur, assurément. Utiliser les couleurs dans un jeu dynamique oui ; créer une structure à la fois fine et efficace pour donner une réelle dynamique de marque qui fait constamment le lien entre la bière en verre que l’amateur de bière a presque la sensation de tenir en main, avec ses 3° C, triple oui, avec beaucoup d’humour et de finesse, sans prononcer de mot autre que « Be Fresh », dans un jeu visuel étonnamment sophistiqué… Le tout est une franche réussite pour montrer que la marque et l’entreprise qui la porte ne sont là que pour la satisfaction de l’amateur éclairé… 

                                                                          *

Juste un autre visuel avant de finir, pour vous montrer l’importance du verre dans l’appropriation de la boisson par l’amateur. C’est le visuel que j’appelle « La dernière goutte » d’or qui ressort sur un fond vert avec certaines des composantes du visuel n° 1. A vous de juger. Et j’arrête là… sinon vous allez vous plaindre que le billet est trop long. Ce qui est déjà le cas !

 

                                                                     *

Pour suivre le chemin

. Heineken, telle que la marque se présente sur http://www.heinekenfrance.fr/avertissement/  et voir les campagnes actuelles sur http://www.heinekenfrance.fr/media/communiques-de-presse/

 . Retrouver l’historique sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Heineken  

. Voir aussi l’album de quelques photos Heineken sur ce blog http://www.elisabethpoulain.com/album-1352309.html  

. Clichés Elisabeth Poulain, le premier visuel m’avait été adressé en son temps directement par l’entreprise que je remercie, le second –l’humour du saucisson- forme la 4 de couv. du Monde Magazine du 26 juin 2010, et le troisième forme la 4 de couv. d’un magazine de publicité en date du 5 juin 2010.

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Des voitures et des publicités > Delage, Piccard-Pictet, Bentz > 1913

20 Juin 2016, 16:17pm

Publié par Elisabeth Poulain

*Publicité Delage-Théâtre national de l'Opéra-Faust-Gounod-16.6.1913. Cl. Elisabeth Poulain

*Publicité Delage-Théâtre national de l'Opéra-Faust-Gounod-16.6.1913. Cl. Elisabeth Poulain

L’idée est de voir comment se déclinent des visuels de publicité pour des voitures en cherchant le ressort sur lequel le publicitaire, quelqu’il soit, va jouer. « Au fil du temps » est une formule qui pourrait laisser entendre que je vais commencer par un ordre chronologique, en partant des débuts de la voiture à moteur. Ce n’est  absolument pas mon intention.

Je cherche le désordre créatif qui provoque des  télescopages intéressants, toujours singuliers. A trop vouloir classer, ranger, ordonner… on tombe facilement dans la routine, en restant une mono-vision. On perd en innovation,   Au contraire, il s’agit de jouer avec le temps, sans respecter du tout la chronologie. L’important pour moi, n’est ni la marque, ni la date, c’est le ressort psychologique sur lequel est positionnée la création publicitaire concernant aujourd'hui des automobiles, en jouant le brouillage du temps, au fil de mes découvertes.

Le plus souvent il n’y aura qu’un seul visuel ; parfois il pourra y en avoir plusieurs, surtout quand les visuels sont rapprochés et/ou  issus d’une seule source. C’est le cas aujourd’hui, avec cet opuscule de 24cm, 14,6cm et 0,5cm d’épaisseur, sans indication de numéro de page, ni distinction entre les pages de réclame et les quelques pages concernant l’Opéra de Faust … Musique de Ch. Gounod, joué au Théâtre national de l’Opéra.

 

Théatre national de L'Opéra-Gounod-Faust-Programme-16-6-13-Cliché Elisabeth Poulain

Théatre national de L'Opéra-Gounod-Faust-Programme-16-6-13-Cliché Elisabeth Poulain

Voici trois réclames, comme on disait alors, toutes trois issues d’un livret du Théâtre national de l’Opéra, pour une représentation de Faust, Opéra en 5 Actes de J. Barbier et M. Carré, Musique de Ch. Gounod avec une photo signée de PH. NADAR de ce dernier dans un médaillon orné de fleurs qui est une création de Paolo ????. J’ai trouvé une date d’édition du livret en tous petits caractères en bas à gauche : 16-6-13 . J’imagine qu’il s’agit du 16 juin 1913. Il y a un peu plus de 100 ans.

Des voitures oui, je vais vous en parler, mais pas des accessoires. Ici dans ce livret de quelques 34 pages par exemple, en dessous du portrait de Ch. Gounod, il y a une réclame pour des phares Blériot, plus loin des phares Mira-Mestre, des pneus Bibendum (dommage mais non…une autre fois) et des pneus Palladium.

Publicité PIC-PIC-Théatre national de L'Opéra-Faust-Gounod-16-6-1913-Cl. Elisabeth Poulain

Publicité PIC-PIC-Théatre national de L'Opéra-Faust-Gounod-16-6-1913-Cl. Elisabeth Poulain

Le premier visuel d’une demi-page figure en bas de la page 29 -10cm x 7,5-. C’est un dessin en noir et blanc, non signé, pour les AUTOMOBILES PICCARD-PICTET, 37. Champs- Elysées. Paris n’est pas indiqué. La marque est appelée par son petit nom PicPic en blanc dans un rond noir, en haut d’un sommet à gauche, ce qui est déjà de l’humour (H1). Le dessin montre quatre hommes en tout. Deux sont des alpinistes qui avancent péniblement piolet à la main, avec leur sac au dos, et les deux autres sont dans la voiture découverte. Celui qui conduit, se découvre poliment, en abordant les deux alpinistes (H2) qui attaquent la paroi pentue en tenue sportives, avec sac à dos, bandes molletières du genou à la chaussure haute, sac à dos, chapeau tyrolien et tenue anti-froid, sans gants toutefois pour tenir leur piolet… L’homme qui conduit la voiture à l’arrêt, pose sa question très poliment à celui qui pioche « Pardon ! Messieurs !...Y-a-t-il loin d’ici au Sommet du Mont-Blanc ?» (H 3). Comme s’il pouvait y avoir une route qui mène au sommet ! (H 4)

Graphiquement la scène est très réussie et compréhensible. Le dessin pourrait être contemporain, tant l’artiste, qui n’a pas signé son œuvre, a pu insérer de nombreux éléments dans cet espace restreint, en les intégrant grâce à une ligne de force en V qui donne à la fois du sens, de la clarté, au bénéfice de ce nom de marque de voiture si long « AUTOMOBILES PICCARD-PICTET » qu’il avait déjà fallu à l’époque créer un beau logo (un bologo, à redire vite 10 fois, vous allez voir !). Ce monogramme PIC-PIC ressort en clair sur un fond noir dans un rond, qui semble accroché en haut d’un pic (H 1). On comprend que la Piccard-Pictet est la seule voiture à pouvoir gravir des montagnes, la seule capable d’atteindre des sommets, pour des sportifs, des vrais hommes !

Condensé pour la PIC-PIC. C’est une voiture pour de vrais sportifs, capables d’affronter tous les défis, facile à conduire même en situation difficile et en climats hostiles, une voiture décapotable de qualité pour des hommes qui aiment la montagne, tout en possédant les codes de la politesse et de l'humour.

Publicité Delage-Faust-Théâtre-national de l'Opéra-16-6-1913-Cl. Elisabeth Poulain

Publicité Delage-Faust-Théâtre-national de l'Opéra-16-6-1913-Cl. Elisabeth Poulain

Le second visuel de pub -15 cm x 11,2 cm- occupe une pleine page, en P. 39. C’est une représentation en dessin également très fin, mais sans paysage, d’une DELAGE, Grand Prix des Voiturettes, Grand Prix des Voitures légères, 1908 & 1911 avec ce slogan « Ne faire qu’une chose mais la bien faire ». Cette « voiture légère » est ce que nous appelons une décapotable. On la voit au centre du visuel très travaillé, comme posée sur un autel sa capote baissée, repliée à l’arrière, avec des roues à rayons, comme il en était alors d’usage. Le dessin excellent –non signé- fait ressortir la ligne exceptionnelle de cette Delage à l’arrêt et qu’on imagine pourtant filant dans le vent. C’est alors qu’on s’aperçoit que cette voiture légère est elle-même surplombée par un médaillon accrochée au fronton de cet ensemble qui recourt à des éléments de l’architecture grecque antique. Le dessin est conçu de façon à pouvoir mettre en valeur la voiture légère Delage par quatre fois différentes.

La structure du visuel est très travaillée. Imaginez un autel grec, avec des colonnes ioniques, reposant de chaque côté sur une assise lourde qui déborde pour renforcer l’ensemble.

Le haut est structuré, de façon à y insérer un médaillon accroché par le milieu qui reproduit la voiture, dans la position allant vers la gauche dans un dessin gris plus léger. De chaque côté, des branchages de laurier donnent de la légèreté dans une courbe symétrique évoquent de branches de laurier, celui dont on faisait des couronne, pour célébrer la gloire de celui qui la porte.

Le bas volontairement lourd et foncé permet d’asseoir la construction en y plaçant deux Delage se faisant front, cette fois-ci capotes fermées, l’une à gauche de couleur noire à deux fenêtres latérales sous laquelle figure la signature du concepteur publicitaire « LOCHARD « et celle de droite de couleur claire à trois fenêtres, avec une vague noire pour souligner la ligne. Ces deux voitures permettent d’encadrer le slogan « Spécialiste de la Voiture Légère » en lettres d’imprimerie noires grand format sur fond blanc. Ces deux modèles sont eux-mêmes mises en valeur dans un cadre fixé par des rubans. Le dernier rectangle noir permet d’insérer en son milieu « Delage & Cie – 60 Bd Pereire – Paris ".

Condensé pour la Delage 1913: La voiture est montrée quatre fois en plusieurs situations, décapotée, capote refermée, vers la gauche par trois fois et une fois vers la droite. Le ressort est l’excellence classique, incluant la qualité, tout autant que l'innovation, pour des amateurs exigeants et cultivés.

Publicité Bentz-Faust-Théatre-national de l'Opéra-16-6-1913-Cl. Elisabeth Poulain

Publicité Bentz-Faust-Théatre-national de l'Opéra-16-6-1913-Cl. Elisabeth Poulain

Voici le 3ème visuel pour les Automobiles BENZ -15,5cm sur 11,5cm-, deux pages après le visuel Delage, en caractères clairs sur fond noir. Ces pages sont très orientées dans les publicités pour les femmes … entre crèmes de beauté Floréine, parfum Sauzé Frères, Marvelous Cold Cream Richard Hudnut New York…Voici cette publicité franchement rare pour l’époque. Le médaillon représente une jolie jeune femme très chic, joyeuse, qui danse, sa voiture Bentz dans les bras, avec ce slogan « Avoir sa Benz » ! Au-dessus figure le titre « Automobiles BENZ ». En dessous du slogan, un listing récapitule les atouts de la marque, peu adaptées à la cible, en six strates d’abord et de quatre ensuite: « Voitures de Grand Tourisme de 10 à 250 HP, Voitures de Luxe pour la ville, Camions automobiles de 2 à 25 tonnes, Voitures de Livraison de 500 à 1500 kilos, Autobus et Cars alpins, Moteurs pour l’Industrie et l’Agriculture. Les plus grandes usines d’Europe pour la construction de voitures automobiles 6500 OUVRIERS » Enfin l’adresse : Salle d’Exposition 7, rue Royale, PARIS, Bureaux et Ateliers, 19, Avenue Bugeaud.

Le médaillon ovale met en valeur cette jolie dame en fourreau étroit. Elle danse avec sa voiture Benz dans les bras. Très souriante et sympathique, elle porte un chapeau ornée d’un grand nœud noir, qui répond à des bandeaux noirs au bas de ses petites manches et d’une large bande qu’on dirait de velours noirs qui élargit la jupe vers le bas, de façon à ce qu’elle puisse danser avec ses talons hauts. Le médaillon ovale est orné de deux rubans qui se croisent sur les feuilles de laurier (tiens, tiens !) qui mettent en valeur le dessin central.

Cette publicité est réussie, au sens où il pourrait tout aussi bien s’agir d’un parfum, de perles ou de bijoux, des attribut très féminins par définition. N’oublions pas que nous sommes en 1913. Une bonne partie de ce livret est dédiée à des publicités de luxe pour la femme. Citons des poudres, des robes, des crèmes pour le visage, des « vrais » diamants et des perles, des corsets, des éventails, des restaurants chics, des meubles…J’arrête là…Je n’en suis qu’au début.

Condensé pour la partie haute du visuel Benz. Donc une bonne idée, qui est d’associer la voiture et la jeune femme dynamique et jolie. La voiture devient pour elle un must social. C’est son nouveau jouet. La publicité sait s’adapter; l’excellence – les lauriers - ici encadre à la fois la voiture et sa conductrice qui ne la conduit pas encore…Ceci dit, c’est plus un visuel pour faire connaître la puissance de la marque, en ouvrant la porte aux femmes, qu’une vraie publicité sur une voiture en particulier. La voiture comme un must social absolument indisoensable. Cela l'est toujours!

* Pub Bentz-Théatre-national de l'Opéra-Faust-Gounod-16-6-1913-Cl. Elisabeth Poulain

* Pub Bentz-Théatre-national de l'Opéra-Faust-Gounod-16-6-1913-Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. La couronne de laurier sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Couronne_triomphale  , http://www.lebreviairedespatriotes.fr/31/01/2013/non-classe/histoire-et-evolution-symbolique-de-la-couronne-de-laurier/  

. La colonne grecque sur https://fr.vikidia.org/wiki/Fichier:Ordre_ionique.jpg  

. Pic-Pic, à retrouver avec beaucoup d’infos sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Pic-Pic  avec en particulier une PIC-PIC 1912 en photo couleurs absolument superbe…

. Delage, à découvrir aussi avec plaisir sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Delage_(entreprise )

. Bentz à voir sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Carl_Benz  

. Clichés Elisabeth Poulain à partir du livret, l'astérisque avant l'intitulé d'une photo signifie qu'il s'agit d'un extrait d'un cliché.

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Le drapeau français > Bleu, Blanc, Rouge > Compositions & Complexité

17 Juin 2016, 12:57pm

Publié par Elisabeth Poulain

*Défilé  du 14 juillet sur les Champs-Elysés-Paris-France-Capture d'Ecran-A2-Fête du 14.07.11 Cl. Elisabeth Poulain

*Défilé du 14 juillet sur les Champs-Elysés-Paris-France-Capture d'Ecran-A2-Fête du 14.07.11 Cl. Elisabeth Poulain

Traduction du titre. On a tous l’impression de connaître « notre » drapeau national, nous, Français de souche ou personnes vivant en France. Toutes, tous, nous pouvons citer les trois couleurs le Bleu, le Blanc et le Rouge. Beaucoup savent aussi, de par leurs souvenirs plus ou moins lointains, que le Bleu et le Rouge vont de pair, bien qu’ils soient séparés ou unis par le Blanc au milieu. Ils sont en effet les  couleurs de la Garde nationale des deux côtés et le Blanc, celle de la France de l’Ancien Régime, et pas celle de  la Royauté comme on le pense trop souvent, pour faire le lien au milieu.   

La Garde nationale. En même pas sept lignes, il faut déjà rafraîchir nos souvenirs d’école. La Garde nationale a été une milice organisée à Paris pour assurer et/ou compléter le maintien de l’ordre en période troublée. Pour accroître leur prestige, les membres bénéficiaient de belles tenues visibles de loin. C’est ainsi que l’on  peut voir, dans un tableau de Léon Cogniet, le Duc d'Orléans accueilli à l'Hôtel de ville de Paris, en grande tenue de la Garde nationale, avec en arrière-plan le drapeau aux trois couleurs,  le 31 juillet 1830.

Drapeaux de l'UE à droite, de la France à gauche, effet-vent,  Cl. Elisabeth Poulain

Drapeaux de l'UE à droite, de la France à gauche, effet-vent, Cl. Elisabeth Poulain

Le drapeau actuel est lié intimement lié à la Révolution française, celle qui imprègne encore si fortement nos esprits, celle de 1789 marquée par la prise de la Forteresse de la Bastille, la plus célèbre des prisons royales au cours des siècles. En réalité l’histoire de ce drapeau est si compliquée qu’il faudrait presque ajouter une année d’enseignement des histoires de France et d’Europe rien que pour re-constituer l’histoire d’un « simple » morceau de tissus qui est tout sauf « simple », tant il est chargé de symboles lourds du poids de l’histoire. L’objet de ce billet est de chercher les constituants, pas forcément en vrac, mais forcément toujours en lien les uns avec les autres éléments constitutifs, réciproquement et plus.

Commençons par les dimensions du drapeau, un élément qui ne semble pas soulever grandes difficultés. Le drapeau rectangulaire est un 2/3-1/3 ; sa largeur est de 60 cm ; sa longueur est donc de 90 cm divisée en trois bandes verticales de couleur. Le bleu commence par la gauche près de la hampe (le mât), suit le blanc, puis le rouge. En principe, les trois bandes sont de même largeur, sauf quand elles ne le sont pas. C’est le type de « logique à la française » que j’aime beaucoup. Voici deux exemples. A la télévision par exemple, la partie centrale en blanc est rétrécie de quelques centimètres et fait moins de 30cm, ce qui permet d’élargir d’autant en parts égales le bleu et le rouge. C’est une façon de ne pas couper le drapeau, placé en fond d’écran pour mieux mettre en valeur les deux couleurs des bords.

Léon Cogniet-La Garde nationale de Paris, 1792, Versailles, Musée de l'Armée, wikipedia, BlogElisabethPoulainLéon Cogniet-La Garde nationale de Paris, 1792, Versailles, Musée de l'Armée, wikipedia, BlogElisabethPoulain
Léon Cogniet-La Garde nationale de Paris, 1792, Versailles, Musée de l'Armée, wikipedia, BlogElisabethPoulain

Léon Cogniet-La Garde nationale de Paris, 1792, Versailles, Musée de l'Armée, wikipedia, BlogElisabethPoulain

Mais il y a mieux, c’est « l’effet-vent » sur le drapeau. Sur un navire qui porte le drapeau, le mouvement du bateau, associé au vent, modifie la perception des trois couleurs de sorte qu’il a fallu changer l’égalité de la largeur de chacune des bandes verticales de couleur. Celles-ci vont passer à 30cm, puis 33 cm et enfin à 37 cm, ce qui nous donne un drapeau de 100cm pour accroître la visibilité de la partie rouge du drapeau, dans sa partie qui offre le plus de prise au vent, alors que le bleu gardera toujours sa partie droite, proche de la hampe du mat, beaucoup plus droite et donc plus visible… L’œil et le vent ont leur logique propre que les mots et /ou les chiffres n’ont pas.

Citons maintenant dans d’autres dimensions, le plus grand drapeau français, que connaissent tous ceux qui ont assisté au défilé du 14 juillet, « pour de vrai », comme disent les enfants, ou qui se réservent de le voir à la télévision pour bénéficier de vues imprenables, l’ambiance serrée les uns contre les autres et la musique et le bruit en moins. Les mensurations du drapeau doivent être tenues secrètes, impossible en effet de trouver ses dimensions sur le net, même sur le site de l’Elysée ! La seule information que j’ai pu trouver est que sa surface globale est de 24m2 au total. Retenez qu’il est vraiment grand : il se déploie facilement sous la voute de l’Arc de Triomphe dès lors qu’il y a du vent, venant le plus souvent de l’Avenue de la Grande Armée, face à celle des Champs Elysées. C’est une autre façon d’illustrer l’effet-vent qui peut être franchement fort dans ce véritable couloir à vent, créé par l’appel d’air. Retenez que le vent est l’ami du drapeau.

Double-Oriflamme à chaque lampadaire-Champs Elysées-Paris-Visite-Chef d'Etat étranger-Cl. Elisabeth Poulain

Double-Oriflamme à chaque lampadaire-Champs Elysées-Paris-Visite-Chef d'Etat étranger-Cl. Elisabeth Poulain

Passons à l’ordre des Trois Couleurs. Vous ne verrez pas toujours les couleurs dans « le bon sens », qui cite la couleur bleue en première position, puis le blanc, enfin le rouge. Imaginez que vous teniez la hampe du drapeau, sans vent, vous ne distinguerez pas spécialement une des trois couleurs mais un mélange des trois. Maintenant, corsons la difficulté pour ceux qui vont regarder le drapeau. Tout dépendra de l’endroit où ils seront placés et d’où viendra le vent. C’est un procédé utilisé par des peintres par exemple pour renforcer l’attraction du regard par la toile. C’est ce qu’a fait par exemple Eugène Delacroix pour son célèbre tableau, La Liberté guidant le Monde, où placé de l’autre côté, on voit d’abord le rouge, puis le blanc et un peu le bleu.

Corsons la difficulté. Imaginons  que vous n’accrochiez pas votre drapeau à une hampe, auquel cas, posé à plat par terre, sa forme rectangulaire a bien les dimensions classiques citées, 60 x 90 cm. Il existe aussi des représentations du drapeau qui cette fois-ci s’accroche par le haut dans sa largeur étroite et une grande longueur, qui du coup devient une hauteur. C’est ce qu’on appelle une oriflamme, On en voit à chaque lampadaire de l’avenue des Champs-Elysées quand un chef d’Etat étranger est en visite officielle à Paris. Outre l’Arc de Triomphe toujours orné de son fabuleux drapeau géant, chaque lampadaire aura aussi son fanion vertical rectangulaire propre, son oriflamme personnelle. Une des conséquences est que les bandes auparavant verticales sont maintenant en position horizontale. Ceci est quand même proprement bouleversant pour l’esprit. Les grandes différenciations entre le drapeau et cette bannière verticale portent sur la position désormais horizontales des trois couleurs, les dimensions – je ne les connais pas - qui changent et le mode fixation qui cette fois-ci se trouve en haut au milieu de la largeur. On remarquait déjà ce type de bannière en 1830 sur la toile peinte par Léon Cogniet…Elle avait pour particularité d’être extrêmement longue et portée à bout de bras

 

Draoeau de la France-Fête nationale 14 juillet-Mairie-Village-Haut-Allier, Cl. Elisabeth Poulain

Draoeau de la France-Fête nationale 14 juillet-Mairie-Village-Haut-Allier, Cl. Elisabeth Poulain

Pour finir ce billet, qui n’a d’objectif que de montrer la complexité des choses, dès lors que l’on parle de symbole, rappelons ce qui s’est passé lors des attentats qui eurent lieu à Paris le 13 novembre 2015. La Tour Eiffel porta ensuite les couleurs de la France, à la manière d’une oriflamme de très belle taille, avec le bleu en haut, le blanc au milieu et le rouge en bas…Je n’ai trouvé sur le net qu’un seul cliché de la Tour Eiffel où le photographe a essayé de reproduire en position verticale les couleurs du drapeau, ce qui était intéressant mais, avouons-le peu convaincant, tant la structure même de la Tour Eiffel commande cette répartition horizontale, en trois séquences…Quant à vous montrer la plus belle des photos, je ne peux vous la montrer. Elle figure, sauf erreur de ma part, sous deux noms différents. S'il s'avère que c'est la même personne, qu'elle me le dise, tant la photo est belle... 

Il me reste à vous citer des drapeaux voisins de celui de la France, avec les trois couleurs mais disposées autrement : la France : Bleu-Blanc-Rouge ---) en vertical ; les Pays-Bas : Rouge-Blanc-Bleu en bas + en horizontal, ainsi que le Land du Schleswig-Holstein en Allemagne, dont le drapeau civil est à composante horizontale avec le bleu en haut, le blanc au milieu et le rouge en bas. …Et je m’arrête là, car ce billet ne peut avoir de fin…

La Tour Eiffel la nuit, toute or, sans autre couleur, Cl. Elisabeth Poulain

La Tour Eiffel la nuit, toute or, sans autre couleur, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

Drapeaux à positions verticales.

. Voir les drapeaux à forte ressemblance dans https://fr.wikipedia.org/wiki/Galerie_des_drapeaux_%C3%A0_forte_ressemblance  

. Consulter l’article-source sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Drapeau_de_la_France  

. Voir le drapeau en situation officielle sur le site de l’Elysée, à côté du drapeau de l’UE, http://www.elysee.fr/photos/deplacement-a-colombey-les-deux-eglises/?search_index=5  

. Voir les photos de Jacques Robert, photographe officiel, qui signe des clichés remarquables du drapeau flottant au vent, lors de la célébration de la fête nationale du 14 Juillet sur http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/arc-de-triomphe  

. Le drapeau français sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Drapeau_de_la_France  

Drapeaux à positions horizontales ou autres typesde drapeaux  

. Voir l’article sur la Garde nationale sous la Révolution française 1789-1790, https://fr.wikipedia.org/wiki/Garde_nationale_fran%C3%A7aise_sous_la_R%C3%A9volution_(1789-1799)  qui présente un tableau du Serment du Jeu de Paume, peint par Jean-Louis David, daté du 14.07.1790, montrant le Marquis de Lafayette prêtant le serment.

. Retrouver les trois couleurs du drapeau sur des œuvres de Claude Monet illustrant l’article du 14 juillet https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%AAte_nationale_fran%C3%A7aise  

. Le drapeau avec le Duc d'Orléans à l'Hôtel de Ville de Paris, le 31 juillet 1830, conservé au Musée Carnavalet, à retrouver dans https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Le_Duc_d%27Orl%C3%A9ans_%C3%A0_l%27h%C3%B4tel_de_ville,_le_31_juillet_1830_(Carnavalet_P_106)_02.jpg

 . Deux ans après, en 1832, le drapeau devient entièrement rouge, pour la Garde nationale mobile, toujours à Paris https://fr.wikipedia.org/wiki/Garde_nationale_(France)#/media/File:Garde_nationale_mobile_pendant_les_Journ%C3%A9es_de_Juin.JPG 

 . L’oriflamme sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Oriflamme  

. La garde nationale de l’époque révolutionnaire fin du XVIIIe https://fr.wikipedia.org/wiki/Garde_nationale_fran%C3%A7aise_sous_la_R%C3%A9volution_(1789-1799)  

. Pour en savoir plus, consulter le dictionnaire de vexillologie http://sfvexillo.pagesperso-orange.fr/index.html  

. Photos multiples de la Tour Eiffel bleu, blanc et rouge, aux trois couleurs horizontales après les attentats de Paris le 13 novembre 2015, à voir sur la page Images de wikipedia …

. Et pour finir la Tour Eiffel, toute en or cette fois-ci, à voir dans un billet sur ce blog, avec des clichés de la Grande Dame de Fer de Gustave Eiffel la nuit, sans effets spéciaux et surtout sans évènement dramatique, sur http://www.elisabethpoulain.com/article-a-paris-l-or-de-la-tour-eiffel-sur-le-fond-noir-de-la-nuit-124964518.html  

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Léon Cogniet « Les Drapeaux » 1830, La naissance du drapeau français

14 Juin 2016, 15:45pm

Publié par Elisabeth Poulain

* Léon Cogniet, Les Drapeaux,1830, Musée des Beaux-Arts d'Orléans, wikipedia

* Léon Cogniet, Les Drapeaux,1830, Musée des Beaux-Arts d'Orléans, wikipedia

Le titre d’abord, en vous donnant tout de suite les clés de compréhension des trois éléments composant le titre.

. Léon Cogniet est un peintre, un bon peintre, qui est aussi un grand peintre, même s’il n’est pas catalogué comme tel. Peut-être lui a-t-il manqué un peu de folie ? A-t-il été,  pour ses collègues peintres en particulier, trop enfermé dans les codes de son époque, qui a traversé une grande partie de l’histoire mouvementée et à tempo très rapide de la France ? On va y revenir.

. « Les Drapeaux » est le nom très simple qu’il  a donné à cette œuvre, connue aussi sous une appellation « Scènes de Juillet 1830 », deux titres qui réduisent l'incroyable force de ce qu'il a fait. Ni l’un, ni l’autre titre ne vous indiquent pourtant qu’il s’agit d’un moment fort dans l’histoire de la France  et d’une œuvre d'avant-garde véritablement bouleversante, ni … Patience, la voici . Devant vous se déroule en direct sous l'effet du vent du changement la naissance d'un nouveau régime, avec le bleu délicat du ciel quand il fait beau, le blanc de la pureté et le rouge du sang de ceux qui sont morts pour la France...Et nous sommes en 1830 ! Imaginez un peu l'audace tant mentale que picturale de cette oeuvre...   

 Léon Cogniet, Les Drapeaux,1830, Musée des Beaux-Arts d'Orléans, wikipedia

Léon Cogniet, Les Drapeaux,1830, Musée des Beaux-Arts d'Orléans, wikipedia

1830 est l’élément important, surtout pendant ces Trois Jours d’insurrection qu’on appela « Les Trois Glorieuses » et qui constituent en fait et en droit une véritable révolution, l’acte 2 de la Révolution de 1789, toujours beaucoup plus connue en tant Sœur aînée. En trois jours, en réalité en quelques cinq jours – tout dépend de la façon dont on compte – le peuple de Paris s’est soulevé contre les décisions du roi Charles X de restreindre par quatre ordonnances en particulier la liberté de la presse, le droit de vote, tout en dissolvant la Chambre des Députés…

La résistance populaire s’est alors transformée en émeute qui a tourné en révolution à la vitesse d’un incendie de brousse éclatant l’été dans une terre brulante sous l’effet d’un éclair. Le roi Charles X dut abdiquer ; il fut remplacé par Louis-Philippe d’Orléans. Début des opérations le 25 juillet 1830, le 30 juillet 1830, le royaume de France avait un nouveau roi. La tension dans un Paris devenu un chaudron, la rapidité des réactions, l’énormité de ce qui venait de se passer eurent aussi des conséquences dans le domaine de l’art plus traditionnel.

Certains Grands Peintres surent se saisir de ce sujet, tant eux-mêmes comprirent l’importance de ce qui venait de se passer. C’est ce que fit Léon Cogniet d'une façon très sensible, c’est aussi ce que réalisa dans une toile beaucoup plus lourde et plus complexe Eugène Delacroix, dont vous verrez l’œuvre après celle de Léon, si non la seconde pourrait écraser la Ière, ce qui serait vraiment injuste, tant la première est belle, forte et émouvante !

 

 

Eugène Delacroix, la Liberté guidant le peuple, 1830, Musée du Louvre, wikipedia

Eugène Delacroix, la Liberté guidant le peuple, 1830, Musée du Louvre, wikipedia

La vision d’Eugène Delacroix. Le peintre créa une toile très aboutie, très complexe, dotée d’un titre incroyable, avec une connotation franchement  révolutionnaire, « La Liberté guidant le Peuple » réalisée en 1830. Avec en plus en symbole de la Liberté, ce qui m’avait fortement choquée quand j’étais au lycée, une femme dégageant une force étonnante, le sein dénudé pour avancer, en brandissant le drapeau de la Liberté, pieds nus sur les barricades, avec des corps de jeunes hommes morts, devant elle. Une vision qui secoue...

                                                                          *

Pour suivre le chemin

. Léon Cogniet, sa vie, son parcours sur https ://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9on_Cogniet  

. Le Musée d’Orléans, à qui la sœur de Léon Cogniet a légué toutes les oeuvres de son frère,à la demande de ce dernier, sur http ://musees.regioncentre.fr/les-musees/musee-des-beaux-arts-d-orleans

. L’histoire des Trois Glorieuses, que je recommande vraiment, tant la synthèse est remarquablement bien faite, dans http ://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/journ%C3%A9es_de_juillet_1830/126253

                                                                            *

. Eugène Delacroix, sa vie, « La Liberté guidant le Peuple », sa peinture faite en 1830, à retrouver sur https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Eug%C3%A8ne_Delacroix_-_La_libert%C3%A9_guidant_le_peuple.jpg  

 * Elle indique que le cliché a du être centré pour cause de format du système. Vous retrouvez le cliché entier plus bas.   

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L’Eau d’Issey > Issey Miyake > Le flacon de parfum à la forme parfaite

12 Juin 2016, 14:58pm

Publié par Elisabeth Poulain

Flacon d'eau de toilette, Eau d'Issey, Issey Miyake, Cl. Elisabeth Poulain

Flacon d'eau de toilette, Eau d'Issey, Issey Miyake, Cl. Elisabeth Poulain

Il faut savoir parfois, souvent attendre avant de faire certains billets, avant d’utiliser des associations de mots tels que « forme parfaite », en faisant bien attention à ne pas parler de packaging au moins dans le titre, tant il serait réducteur aux oreilles de son créateur. Pour Issey Miyake, il s’agit plutôt de parler d’une forme épurée, parfaitement adaptée au précieux liquide qu’il entend mettre dedans. Et ce n’est ni un parfum, ni une eau de toilette, même si ce terme est utilisé, les deux sont trop communs, trop galvaudés  pour une création originale, si personnelle, qu’elle ne peut que porter son propre nom, L’Eau d’Issey, une création originale d’Issey Miyake, dans un flacon forcément tout aussi personnel. Et quant à moi, je parlerai de parfum, parce que L'eau d'Issey s'inscrit totalement dans l'univers du parfum.

 

Flacon d'Eau de Toilette, Eau d'Issey, Issey Miyake, Cl. Elisabeth Poulain  Flacon d'Eau de Toilette, Eau d'Issey, Issey Miyake, Cl. Elisabeth Poulain

Flacon d'Eau de Toilette, Eau d'Issey, Issey Miyake, Cl. Elisabeth Poulain

On connait les parfums de grand couturier, au moins de nom. On sait l’importance fondamentale du flacon qui incarne le parfum, au moins autant que le nom qu’il porte ou le numéro dans certains cas, tout autant que le parfum lui-même. Il y a le parfum, ses arômes, son flacon, son géniteur-parfumeur, son porte-drapeau, celui qui va être son ambassadeur, qu’il va incarner, dans un univers qui est celui du luxe, qui est un monde en soi. Sans jamais oublier pourtant qu’au bout de la chaine, il y a une personne, qui va porter ce parfum, parce qu’elle en a envie. Le parfum est un monde global en soi, dans le monde global du luxe, où vous retrouvez tous les grands couturiers par exemple, comme une boîte qui enserre une autre boîte qui à son tour enserre… et cela pour le parfum en lien avec le stylisme, la Haute Couture, pour une cible choisie au niveau mondial dans le monde du luxe.

Imaginez maintenant que vous soyez Japonais, né au Japon, et que vous savez que ce qui vous motive profondément se trouve à Paris. Ce n’est ni la France, ni l’Europe, ni la ville elle-même, ni même un quartier. Ce sont quelques immeubles, avec quelques personnes qui incarnent la création, celle que vous visez. C’est là que se trouve votre coeur de ville-monde, LA ville-monde à l’époque, en 1964 quand vous décidez d’aller voir pour comprendre et avancer en ouvrant votre propre route. Il n’est alors qu’une seule façon qui est de commencer à travailler pour d’autres. S’immerger en travaillant dans un monde dont il va falloir non seulement acquérir les codes pour comprendre, apprendre, mais aussi pour faire autrement,  créer du nouveau pour pouvoir apporter votre propre part ajoutée de valeur +, de valeur originale autre, pour être pleinement vous. Cette certitude, celle-là, vous l’avez profondément, à votre tour, quand le moment sera venu, vous pourrez alors tracer votre propre route, en créant votre monde, le Monde selon Issey Miyake…

Issey Myake, fashion, wikia.comIssey Myake, fashion, wikia.comIssey Myake, fashion, wikia.com

Issey Myake, fashion, wikia.com

Quelques repères, après être sorti diplômé des Beaux-Arts de l’Université Tama-Japon . 1964 marque l’installation à Paris, où Issey Miyake commence par travailler pour Guy Laroche, puis pour Hubert de Givenchy. Neuf ans plus tard en 1973, Il organise son Ier défilé de mode en Europe. Il devient alors styliste, en créant des tenues conçues comme on le fait d’une construction aussi élaborée qu’un immeuble contemporain, avec des formes, des couleurs, des superpositions qui s’enroule autour d’une tige mince, la femme, pour tenir le tout. En témoigne aussi quelques années plus tard en 2010-2011, sa très belle réussite de la bouteille de verre d’Eau d’Evian, ornée d’une marguerite aux pétales roses, avec une tige verte et un cœur orange, chaque pétale, cœur compris, est une bouteille d’Evian.

De l’eau d’Evian, à l’Eau d’Issey, il n’y a qu’un pas, qui surtout s’est fait dans l’autre sens. D’abord le parfum, l’eau à boire ensuite. Parlons plutôt parfum, l’eau c’est déjà faitsur ce blog, sous forme d’une étude de cas, dont vous trouverez les références en fin de billet. La conception du flacon a nécessité un énorme travail de conception, de réalisation et d’adéquation du flacon au parfum lui-même sur le fondement de ce que voulait le "Maître IM". Les spécialistes parfumeurs ont travaillé sur la mystérieuse alliance entre l’odeur de la brume d’une chute d’eau, nimbée d’arômes de fleurs blanches proches et de la senteur du bois au printemps pour arriver au résultat désiré et demandé. Ce qui fut fait par Issey Miyake qui put annoncer le lancement en 1991.

Le succès fut immédiat, tant le flacon déjà en lui-même est une franche réussite, tant la forme elle-même est aboutie, tant elle est en adéquation avec le contenu. Il fallait pour arriver à ce résultat, savoir allier des senteurs très particulières pour obtenir un résultat troublant et qui ne ressemble à nul autre. Je ne résiste pas à vous donner les quatre composantes de trois notes pour vous donner une idée de la complexité : « Note de Tête : Cyclamen, Freesia, Lotus, Melon, Note de Coeur : Oeillet, Lys, Muguet, Pivoine, Note de Fond : Bois de Cèdre, Santal, Muscs Blancs, Ambre », selon Osmoz.

Flacon d'Eau de Toilette, Eau d'Issey, Issey Miyake, Cl. Elisabeth Poulain

Flacon d'Eau de Toilette, Eau d'Issey, Issey Miyake, Cl. Elisabeth Poulain

A tant de d'originalité olfactive, il fallait un flacon complètement innovant. Il ne s’agissait pas de faire à la mode de … mais de trouver « la » forme épurée qui s’imposait quasiment d’elle-même, sans aucun ajout d’aucune sorte, fusse une étiquette. Il n’y en a pas. Les bouteilles que je tiens en main ne portent pour toutes indications que deux mentions tout en bas près de l’assise « E A U D E T O I L E T T E » et en caractères plus forts « I S SE Y M I Y A K E ». Les mentions réglementaires sur la contenance du flacon, le « Made in France, Paris » … par exemple figurent en dessous.

En résumant, voici

. 1 forme conique qui va en se rétrécissant vers le haut, avec une boule qui figure le monde.

. 2 matières, le verre satiné d’abord, qui donne un aspect de froid et poursuit la continuité de la couleur sans opposition entre le parfum et le contenant et ensuite le bouchon couleur et aspect métal qui allonge le flacon d’autant, avec la touche de sophistication indispensable et tout autant novatrice, qui est la petite boule situé en haut du bouchon. C’est la seule rupture de ligne dans le haut métallisé du flacon, qui s’ajoute à la rupture entre la partie métallisée et la partie verre, la mention du nom du parfum et du nom de son géniteur ne coupant pas le regard, qui glisse sur les mentions,

. 3 un contenu, ce parfum complexe, qu’il est difficile à réduire avec des mots et qui existe d’une façon qui lui est propre, sans qu’il soit vraiment définissable par un nez « ordinaire », c’est-à-dire sans connaissances olfactives particulières. Ce qui est mon cas, d’autant plus que je n’en ai pas vraiment gardé de souvenir olfactif. Il croit me souvenir que je trouvais ces senteurs non-définissables, bizarres et à ce titre tout à fait acceptables pour moi. Dire que j’aimais ce parfum, c’était impossible à dire. Cela l’est toujours, après avoir testé le premier flacon dont le peu de parfum restant a viré au jaune en s’oxydant au fil de ces quelques décades. Quant au second flacon, il a lui gardé sa teinte très légère d’un vert-jaune que l’on distingue à peine lorsqu’on porte le flacon, devant la lumière de la fenêtre un jour de grisaille. Il a aussi préservé ses arômes extrêmement forts, sur la peau, au nez… et bizarres. Preuve en est que j’ai gardé ces bouteilles, pas seulement pour le flacon. C'est le test du temps, pas sur le parfum, sur soi!

Eau de Toilette, Eau d'Issey, Issey Miyake, Le Monde, Pub pleine page, 29 mai 2010

Eau de Toilette, Eau d'Issey, Issey Miyake, Le Monde, Pub pleine page, 29 mai 2010

L’évolution du flacon. En pleine page du Monde en date du 29 mars 2010, j’ai retrouvé ce visuel dans mes archives. C’est une publicité que j’avais gardée pour une raison qui actuellement ne m’intéresse que peu, alors qu’à l’époque, ce n’est pas le changement dans le flacon qui avait retenu mon attention, c’était la présence visuelle de deux des éléments constitutifs, qui justifiait la modification de flacon et presque la perception visuelle du parfum. En clair, en 1991 Issey Miyake avait misé sur le flacon et le nom du parfum, avec le parfum bien sûr.

Quasiment 20 ans plus tard, le créateur a du éprouver le besoin de modifier le contenant, et pas sur des points mineurs. Le style est resté identique avec des lignes fortes fuyant vers le haut, une harmonie de couleurs très proches, un jeu visuel de matières. Et pourtant, l’équilibre du flacon est vraiment différent. Cela tient à la fois au bas, au bouchon du haut et au lien entre la partie en verre en bas qui est devenue plus lourde avec en plus un arrondi et la partie du haut qui a été raccourcie. En haut la boule apparait plus grosse et la partie de contact entre le verre et la capuche plus large. Et l’œil est plus attiré vers la signature du maître.

En matière de recherche visuelle surtout dans un domaine où le nez domine, l’œil aussi joue fortement sa partition, comme en publicité, ce qui est le cas ici aussi. La présence des fleurs blanches n’est certainement pas neutre non plus. Elle s’analyse comme une recherche d’un nouvel équilibre, pour parler plus directement le langage de la séduction et de la pureté, à la cible que constituent forcément les femmes, en jouant un jeu à trois.

On a vu que dans la bouteille, il fallait distinguer le bas, le haut et le milieu, sans jamais oublier l'ensemble. C’est toujours vrai dans cette pleine page mais seulement dans la moitié droite, l’autre moitié est occupée par trois éléments naturels cette fois-ci: le rouleau d’écorce du bois assure l’assise, la fleur blanche de lotus en bouton, le galbe du corps et la fleur de lys l’ouverture qui renvoie l’œil vers le haut du parfum, comme le haut-parleur dans la publicité pour la voix de son maître. Ce qui est en matière de composition d’un parfum pourrait s’analyser comme l’assise conférée par le bois, l’enveloppe comme un cocon par la fleur de lotus et l’émission comme la projection de la senteur. Une vraie construction olfactive d’architecte.

Eau d'Eté relaxante, Issey Myake, Cl. Elisabeth Poulain

Eau d'Eté relaxante, Issey Myake, Cl. Elisabeth Poulain

Pour finir ce billet, qui est beaucoup plus long que ce que je croyais, voici une pépite toujours d’Issey Miyake, sans que je puisse vous donner une date précise et/ou certaine. Il semblerait que ce soit vers l’an 2000. Il s’agit cette fois-ci de l’Eau d’Eté relaxante Issey Miyake. Mon achat avait été directement motivé par le flacon s’exprimant cette fois-ci en couleurs rafraichissantes d’été. Citons un jaune-vert pour le bas, une transition turquoise pour le corps et un bleu-violet pour la partie haute. Le bouchon plastique dur porte un violet qui laisse voir le haut du flacon. Et c'est ainsi que s'arrête ce billet, sur la vie, le changement, la couleur, la ligne...et vive la créativité et l'audace...Il en faut du courage pour changer d'univers de référence, de culture, tout en sachant créer du nouveau en restant soi...

 

Flacons d'Eau, Issey Myake, Cl. Elisabeth Poulain

Flacons d'Eau, Issey Myake, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Le site officiel sur http://www.isseymiyake.com/  

. Voir le site dédié aux parfums sur http://www.isseymiyakeparfums.com/fr  sur lequel vous pourrez voir le flacon créé pour Issey Miyake

. Découvrir comment est présentée cette création qui se décline en parfum, eau de parfum et eau de toilette en 2016 sur le site d’Issey Miyake http://www.isseymiyakeparfums.com/fr/fragrance/l-eau-d-issey  un site sur lequel vous entrez littéralement dans le bruit et la vue de l’eau en mouvement, sans malheureusement déclenché une bouffée d’Eau d’Issey, ce que j’ai fait en allant chercher mes trois flacons, qui m’ont offertes une véritable re-découverte !

. L’analyse du parfum sur http://olfatheque.com/fiche-parfum-2424-L'Eau-d'Issey.html  où vous apprenez que le créateur de ce qui a été pour lui son premier « vrai » parfum est Jacques Cavallier en 1991, maintenant passé chez Vuitton et http://www.osmoz.fr/parfums/issey-miyake/1862/l-eau-d-issey-pour-femme  qui insiste plus sur la composition hyper-sophistiquée des senteurs, pour arriver au résultat recherché par Issey Miyake.

                                                                   *

. Quelques informations sur l’homme, sa dimension de styliste sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Issey_Miyake  

. L’université Tama à Kanto, Japon, https://fr.wikipedia.org/wiki/Universit%C3%A9_des_beaux-arts_Tama  

. Admirer la photo d’une des robes du couturier sur http://fashion.wikia.com/wiki/Issey_Miyake

                                                                    *

. Lire sur ce blog une étude de cas sur la forme et la couleur de l’eau d’Evian, en date du 15.07.2011 sur « La forme et la couleur de l’eau », avec en particulier une des plus belles bouteilles d’eau d’Evian, celle réalisée par Issey Miyake, http://www.elisabethpoulain.com/article-mini-cas-marketing-bouteille-evian-la-forme-et-la-couleur-de-l-eau-79490577.html  

. Photos Elisabeth Poulain, le Monde du 29.05.2010 et l’Eau d’Eté à retrouver avec des couleurs plus fortes (2000) sur http://www.parfumdepub.com/fr/publicite-L-Eau-d-Issey-_-Eau-d--E-te--relaxante-1511.html  

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La Beauté de la France > Le Poitou, sur la route de Loudun et + > Séq2

9 Juin 2016, 15:03pm

Publié par Elisabeth Poulain

Beauté de la France n°2, Sortie de Montreuil-Bellay-vers Loudun, Cl. Elisabeth PoulainBeauté de la France n°2, Sortie de Montreuil-Bellay-vers Loudun, Cl. Elisabeth Poulain

Beauté de la France n°2, Sortie de Montreuil-Bellay-vers Loudun, Cl. Elisabeth Poulain

C’est la seconde étape de cette grande traversée de  la France en diagonale d’Anjou en Provence. Après avoir contourné la place forte de Montreuil-Bellay, nous avons quitté l’Anjou (département du Maine et Loire 49), avec une différence d'ambiance paysagère qui était déjà perceptible avant d’arriver même d’arriver en vallée du Thouet là où fut construite cette puissante  forteresse dès le XIe siècle. Qui dit forteresse d’un côté, dit aussi limite de régions, qu’elles que furent les dénominations de ce territoire au cours de l’histoire. On en en déduit également que de l’autre côté, d’une façon à la fois semblable et à la fois différente, on va retrouver ces tensions venues du passé et qui sont toujours perceptibles d’une façon très première. Et c'est ça, l'étonnant.

 

Beauté de la France n°2, Moulin des Trois Moutiers-vers Loudun, Cl. Elisabeth PoulainBeauté de la France n°2, Moulin des Trois Moutiers-vers Loudun, Cl. Elisabeth Poulain

Beauté de la France n°2, Moulin des Trois Moutiers-vers Loudun, Cl. Elisabeth Poulain

Les paysages de ces grands espaces de culture vides d’habitations s’imposent à la vue. Ici pas ou peu de bâtiments agricoles, de clôtures de parcelles... Parfois quelques maisons isolées se tiennent en bordure de la route pluri-centenaire. On peut apercevoir parfois dans des lieux en hauteur quelques maisons groupées. La terre pourtant semble riche. Entre Montreuil-Bellay et Loudun, il n’existe qu’un seul village « Les Trois Moutiers » où se trouve un moulin visible de loin sur notre gauche. Ce sera le seul bâtiment visible de loin.

 

Beauté de la France n°2, paysages de coteau, ferme et arbres, Cl. Elisabeth PoulainBeauté de la France n°2, paysages de coteau, ferme et arbres, Cl. Elisabeth Poulain

Beauté de la France n°2, paysages de coteau, ferme et arbres, Cl. Elisabeth Poulain

Quelques maisons de bonne taille se voient parfois, surtout en côté droit sur la pente d’un coteau qui s’élève en pente douce. Peu de voitures circulent sur cette route départementale, D347, qui était encore avant l’an 2000 une nationale, la N347. On est à un peu plus de 25 kms de Montreuil-Bellay, tout comme de la Loire à partir de Candes Saint-Martin. A l’exception d’un tracteur agricole que nous croisons sur la route et sans compter quelques camions, nous ne verrons aucun signe de personnes en train de travailler. On voit une campagne cultivé d’un grand calme, sans mouvement, d’autant plus qu’il n’y a pas vaches, parce qu’il n’y a pas de prés. Un poteau planté près de la route du côté du coteau, sur notre droite, devient un évènement, d’autant plus qu’il s’y trouvent au moins deux grandes « fermes » et un petit bois à notre gauche, alors que la route va légèrement tourner vers la gauche.

 

Beauté de la France n°2 , Vers Loudun, les paysages de coteau, ferme et arbres, Cl. Elisabeth PoulainBeauté de la France n°2 , Vers Loudun, les paysages de coteau, ferme et arbres, Cl. Elisabeth Poulain
Beauté de la France n°2 , Vers Loudun, les paysages de coteau, ferme et arbres, Cl. Elisabeth Poulain

Beauté de la France n°2 , Vers Loudun, les paysages de coteau, ferme et arbres, Cl. Elisabeth Poulain

L’arrivée sur Loudun. Elle se fait en douceur, dans une entrée de ville où s’alignent des pavillons des années 50-60-70, comme on en voit tant en France. Puis très vite après avoir tourné à gauche, nous passons dans une rue circulaire, où devaient se trouver les anciennes enceintes de la ville. Tourner à droite et cette fois-ci, c’est la ville blanche ancienne de tuffeau qui se présente à nos yeux.

 

Beauté de la France n°2, Entrée à Loudun, Cl. Elisabeth PoulainBeauté de la France n°2, Entrée à Loudun, Cl. Elisabeth Poulain

Beauté de la France n°2, Entrée à Loudun, Cl. Elisabeth Poulain

Notre choix s’est porté spontanément sur la découverte de la ville haute. C’est la partie les plus ancienne, où demeurent des vieux murs, qui parfois sont ceux d’une maison, parfois des murs de clôture, parfois ce qui restent d’anciennes fortifications tour à tour érigées puis détruites, parfois réparées, ré-ouvertes, rapiécées,, comme on le faisait pour des tissus. En réalité ne se perçoit que le travail des différents maçons qualifiés ou pas, pour boucher des trous dans l’espoir de faire durer le mur quelques décades de plus.

 

Beauté de la France, Loudun, Ville haute ancienne, Murs de falun, Cl. Elisabeth PoulainBeauté de la France, Loudun, Ville haute ancienne, Murs de falun, Cl. Elisabeth Poulain
Beauté de la France, Loudun, Ville haute ancienne, Murs de falun, Cl. Elisabeth Poulain

Beauté de la France, Loudun, Ville haute ancienne, Murs de falun, Cl. Elisabeth Poulain

Beauté de la France n°2, Loudun, Vieille ville haute, Murs de Falun, Cl. Elisabeth PoulainBeauté de la France n°2, Loudun, Vieille ville haute, Murs de Falun, Cl. Elisabeth Poulain
Beauté de la France n°2, Loudun, Vieille ville haute, Murs de Falun, Cl. Elisabeth Poulain

Beauté de la France n°2, Loudun, Vieille ville haute, Murs de Falun, Cl. Elisabeth Poulain

Comme vous le voyez, je ne vous ai cité aucun des monuments historiques pourtant nombreux dans cette petite ville de quelques 7000 habitants. Son histoire très complexe, du fait de sa position entre l’Anjou, le Poitou et la Charente en atteste. Elle a été également marquée par les guerres de religion. L’atmosphère qui y règne est très particulière. Il y a tant à voir, à admirer, dans une vraie petite ville et qui mérite plus que le détour.

C’est tout à fait volontairement que je cite ce terme, car Loudun fait partie des « 100 plus beaux détours de France, 2016 », un guide Hachette. Et pour finir, voici un cliché de sortie de ville, où l'on voit de loin des Loudunais qui prennent un pot sur le trottoir. Un vieux panneau Suze a résisté vaillamment au ravalement, avant de repartir sur la route. On the road again…

 

 

La Beauté de la France n°2, Sortie de Loudun, Table sur le trottoir, Suze, Tour & campagne, Cl. Elisabeth Poulain
La Beauté de la France n°2, Sortie de Loudun, Table sur le trottoir, Suze, Tour & campagne, Cl. Elisabeth PoulainLa Beauté de la France n°2, Sortie de Loudun, Table sur le trottoir, Suze, Tour & campagne, Cl. Elisabeth Poulain

La Beauté de la France n°2, Sortie de Loudun, Table sur le trottoir, Suze, Tour & campagne, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Les Trois Moutiers, sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Trois-Moutiers  

. Loudun sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Loudun  

. La Sénéchaussée de Loudun en 1789 https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9n%C3%A9chauss%C3%A9e_de_Loudun  

. Les 100 plus beaux détours, page 59, que l'on trouve à l'Office de Tourisme, 2 rue des Marchands, 86200 Loudun, 05 49 98 15 96, www.loudun-tourisme.fr  

. Photos Elisabeth Poulain

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La mode début XXe, Les Dames et leurs plumes d’autruche sur la tête

7 Juin 2016, 14:51pm

Publié par Elisabeth Poulain

Chapeau à plume d'autruche & tour de cou à plume d'autruche-L'Illustration 1913-03-08, Cl. Elisabeth Poulain
Chapeau à plume d'autruche & tour de cou à plume d'autruche-L'Illustration 1913-03-08, Cl. Elisabeth Poulain

Chapeau à plume d'autruche & tour de cou à plume d'autruche-L'Illustration 1913-03-08, Cl. Elisabeth Poulain

Mais pourquoi donc les femmes bien nées, bien sûr, avaient-elles tant besoin de se faire remarquer, lorsqu’elles sortaient, non pas en se poussant du col, mais en gardant la tête haute pour mettre en valeur la ou les plumes qu’elles arrivaient à faire tenir en haut sur leur chapeau?  

Sortir hors de chez soi, dans la journée, sans chapeau n’était pas pensable. Montrer ses cheveux aurait été qualifié de faute sociale, tant sortir « tête nue » était tout simplement inconvenant. Il s’agissait de détourner l’attention de leurs cheveux proprement dits, déjà bien souvent gonflés avec des postiches, pour mettre en valeur le mouvement aérien de leur tête fine, en haut de leur long cou gracile. Une gestuelle adaptée rendait la personne encore plus gracieuse, selon les codes en vigueur.

Le rôle du chapeau était codifié. Il montrait que la dame était de sortie dehors dans l’espace public, à une époque où elle pouvait déjà marcher seule en ville, une grande ville par exemple, comme Paris. Mais pour ce faire, elle se devait de cacher ses cheveux, d’où l’importance du chapeau, à une époque où le foulard n’existait pas Dedans, chez elle ou arrivée chez des amies, elle se devait par contre d’enlever ce chapeau avec une plume. Montrer ses cheveux était strictement réservé à l’espace privé.

En  soirée, il n’était guère concevable de porter un chapeau pour se rendre à une soirée à l’Opéra ou au théâtre. J’imagine que les spectateurs à l’arrière auraient eu quelques raisons de se plaindre. Orner par contre sa chevelure d’un bijou et  d’une plume d’aigrette qui pouvait s’y attacher pour aller à une soirée était par contre du meilleur goût. 

Chapeau à 2 plumes d'autruche-Grand-Magasin-Louvre-1911-PD-wikipedia

Chapeau à 2 plumes d'autruche-Grand-Magasin-Louvre-1911-PD-wikipedia

Une autre raison était bien sûr d’attirer l’attention, avec cette idée que la hauteur, la blancheur et la délicatesse de la plume ne pouvaient que s’assortir au mieux avec la beauté, la finesse, le raffinement de la dame, qui s’habillait pour la sortie, un évènement social d’importance. C’était aussi une façon très première de distinguer la dame bourgeoise d’une servante. Pour cette dernière, il n’était même pas pensable de porter une plume sur son chapeau. D’une façon certaine, elle aurait trahi sa condition.

Quelques représentations publicitaires de la Dame en sortie montrent l’importance de la plume d’autruche le plus souvent de couleur blanche pour faire ressortir le contraste avec le chapeau noir. Parfois aussi, elles pouvaient être teintes en noir par exemple, pour accentuer l’accord avec une ceinture par exemple un chapeau clair ou même noir, en signe d’audace ou de période de  deuil. Une autre hypothèse est que cela permettait aussi de rafraîchir des plumes un peu usées.  

Voici la première catégorie de publicités pour des plumes d’autruche portées par des femmes. La 1ère montre une dame qui s’apprête à sortir, en page 20 des Annonces de l’Ilustration du 8 mars 1913 et la seconde représente une charmante jeune femme portant un chapeau absolument fabuleux.

. La première dame aux cheveux bruns porte un tailleur de couleur claire, à la veste et à la jupe très longues, avec un petit sac « Martza en pékin moiré, fermoir bijouterie marcassite » à la main. « Son chapeau en picot anglais ou tangal, avec une très belle fantaisie autruche » de couleur foncé est ornée d’une plume blanche d’autruche et son cou d’un long « tour de cou de plumes d’autruche blanche avec pan dégradé et flot de tulle » dans une composition signée PB. La publicité occupe une colonne, celle qui est placée la plus à gauche de cette page de gauche.

. La seconde jeune femme porte une capeline ornée de deux belles plumes d'autruche, qui est bordée en plus de petites plumes tout autour. C'est une publicité des Grands Magasins du Louvre datant de 1911, me semble-t-il.  

Parfums naturels de Lenthéric, Lucienne Guette, chapeau plumes blanches d'autruche, L'Illustration1912.03.02, Elisabeth Poulain

Parfums naturels de Lenthéric, Lucienne Guette, chapeau plumes blanches d'autruche, L'Illustration1912.03.02, Elisabeth Poulain

. La dame n°3 aux cheveux bruns photographiée est Mlle Lucienne Guett de l’Odéon pour les « Parfums naturels de Lenthéric ». Sa tenue de soirée est composée d’une jupe longue étroite assortie à un boléro qui recouvre un chemisier aux manches bouffantes. La coquetterie vient à la fois d’une grande capeline ornée d’une vigoureuse plume d’autruche ou plusieurs blanches, pour faire ressortir la dentelle de son chemisier, son long de cou en perles et son sourire « canaille » en vous regardant droit dans les yeux. Elle occupe une pleine page, à droite.

. Le quatrième visuel publicitaire est plus étonnant. Il est composé de deux clichés juxtaposés. C’est une publicité parue dans l’Illustration en page 18 des Annonces. Il occupe le quart de la page en haut à droite, avec d’abord un dessin d’autruche et de l’autre côté une dame altière, habillée de noir et d’une énorme capeline dotée d’une deux plumes blanches d’autruche. Heureusement chacune regarde dans sa direction. Leurs regards ne se croisent pas. C’est une publicité pour la ferme d’Autruches de Nice, Alpes Maritimes qui est spécialisée dans les « Réparations… de vieilles plumes » à des prix imbattables, 13 francs pour la fantaisie. » Il existait un vrai commerce d’importation de la plume, en provenance le plus souvent d’Afrique du Sud où les ventes en Europe étaient faites par des commerçants juifs implantées sur place. La guerre qui éclata en 1914 mit fin à ces achats en provenance de France en particulier.

La mode pages Annonces, chapeau plumes d'autruche noires, L'illustration-1910.08.06-1913.07.05, Cl.Elisabeth Poulain
La mode pages Annonces, chapeau plumes d'autruche noires, L'illustration-1910.08.06-1913.07.05, Cl.Elisabeth Poulain

La mode pages Annonces, chapeau plumes d'autruche noires, L'illustration-1910.08.06-1913.07.05, Cl.Elisabeth Poulain

Outre ces publicités pour des plumes blanches, il existait aussi un marché de la plume blanche d’autruche teintée en noir. Les raisons en étaient doubles : les périodes de deuil duraient longtemps et l’attrait pour le contraste a toujours existé en matière de mode. Porter une plume noire sur un chapeau clair ou noir avec une robe blanche pouvait offrir des harmonies subtiles. C’est ce que vous montrent ces deux photographies de professionnels placées dans les pages « Annonces » en très bonne place de l’Illustration, sous le titre « La mode ». Ce qui était une jolie façon de redonner de la beauté et de la qualité à ces pages d’annonces qui ne brillaient pas toujours par leur attrait…

Pour suivre le chemin

. La plume sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Plume  

. L’autruche https://fr.wikipedia.org/wiki/Autruche 

. Teindre des plumes naturelles http://www.euro-fly.com/teintures-veniard-pour-plumes-et-poils-c102x616637  

. Retrouver l’expression de "la femme en cheveux" sur http://iconoclaste.blog.lemonde.fr/2013/06/22/dans-mon-enfance-une-femme-en-cheveu-etait-une-femme-de-mauvaise-vie/  

. Ière dame, chapeau et tour de cou, Henry la Pensée, 5 rue du Faubourg Saint-Honoré Paris, L’Illustration, 8 mars 1913, Annonces page 20, avec ce slogan « Pour le Printemps, le complément du costume tailleur », le chapeau 120 fr. et 100 fr. pour la belle « fantaisie autruche », le tour du cou 170 fr, le sac 125 fr.

. 2è dame, pour les parfums naturels de Lenthéric, Parfumeur, 245 Rue Saint-Honoré, Paris, L’Illustration 2 mars 1912, Annonces pleine page 11

. 3è et 4è dames « La Mode » L'Illustration, 6.08.1910 et 5.07.1913

. La dame et l’autruche de la ferme d’Autruches de Nice, L’Illustration 14 décembre 1912, page 18 des Annonces.

. Clichés Elisabeth Poulain et PD-wikipedia pour le chapeau du Grand Magasin du Louvre, avec mes remerciements 

Autruche avec plumes, Elégante avec chapeau à plumes d'autruche, Ferme d'Autruches, Nice, Cl. Elisabeth Poulain

Autruche avec plumes, Elégante avec chapeau à plumes d'autruche, Ferme d'Autruches, Nice, Cl. Elisabeth Poulain

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Amsterdam, le vélo de dame, solide, noir-tacheté de rouge, qui porte tout & +

3 Juin 2016, 16:59pm

Publié par Elisabeth Poulain

* Amsterdam, la ville du vélo, un vélo noir tacheté de rouge, Cl. Elisabeth Poulain

* Amsterdam, la ville du vélo, un vélo noir tacheté de rouge, Cl. Elisabeth Poulain

Il faut savoir être clair. Celui-là, ce vélo-là, est un dur de dur, qui doit savoir porter bien plus que son propre poids, surtout si on lui ajoute, outre la cycliste forcément sportive, tous les paquets, colis devant dans la grande cagette, derrière dans les super-grandes poches des sacoches qui baillent ouvertes sous la pluie à l’arrière.

Chez lui, tout est grand et lourd, à commencer par ce cadenas à très gros maillons, gainé de plastique épais pour éviter d’abîmer la peinture du cadre où il est normalement accroché. Il tient bien la roue de devant au cadre mais rien ne le fixe à un support quelconque, un poteau par exemple. Cela arrive souvent à Amsterdam, comme si le grand nombre de vélos qui dorment l’hiver dehors rendait inutile ou parfois difficile cette précaution supplémentaire.

Une autre idée est que sa maîtresse est partie faire des courses, peut-être dans le magasin  sur la devanture de laquelle elle est entrée ; ce serait une bonne raison  de l’avoir laissé là.  Quant à savoir quel type de magasin, je l’ignore.

Amsterdam, la ville du vélo, un vélo noir tacheté de rouge, Cl. Elisabeth Poulain

Amsterdam, la ville du vélo, un vélo noir tacheté de rouge, Cl. Elisabeth Poulain

La couleur dominante du vélo est le noir, tout comme le sont la cagette de devant et les sacoches à l’arrière. Quelques taches rouges ont été peintes avec soin sur les trois tiges du cadre, le garde-boue avant et celui de l’arrière. Avec un raffinement, qui a consisté à ajouter du blanc au bout du garde-boue arrière pour mieux mettre en valeur le petit catadioptre arrière. Ce qui me fait me poser de savoir s’il y a bien une lumière à l’avant. J’en doute.

Voici une bicyclette noire posée sur un sol de pavés gris foncé, adossée contre un mur revêtu de parements métalliques noirs, entre deux grandes baies vitrées blanches. Seul le rouge, quelques ronds sur le vélo et le nom double de la marque brisent cette harmonie bi-chromatique.

Et pour finir cette histoire brève, voici un camion rouge qui n’a pas été pris au même endroit, mais guère loin. Il a le mérite de réveiller notre vue, devant tant de noir et de gris…. La photo offre aussi un vrai et bon gag visuel. Regardez bien le banc en bois plein, attaché par une simple ficelle à la gouttière…Après réflexion de la nuit, je pense que cette ficelle a été placée à cet endroit pour tenir en été les hautes tiges de la rose trèmière dont on voit le feuillage près du mur. Cela m’enchante…Et le banc arrive à "humaniser" l'endroit, grâce aussi à la fenêtre de petite taille au dessus, qui ressemble à un tableau...

 

                                                                             *

Pour suivre le chemin

. Ce billet doit être le 3è ou 4è d’une petite série consacrée aux vélos d’Amsterdam.

. Aller à Amsterdam aussi en fin d’automne ou en hiver. C’est une très belle façon de découvrir cette ville magnifique à la longue histoire.

. Photos Elisabeth Poulain

Amsterdam, la ville du vélo, un banc près d'un camion, bout de vélo devant, Cl. Elisabeth Poulain

Amsterdam, la ville du vélo, un banc près d'un camion, bout de vélo devant, Cl. Elisabeth Poulain

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La beauté de la France, d’Anjou en Provence, Etape1, Montreuil-Bellay

2 Juin 2016, 09:20am

Publié par Elisabeth Poulain

Traverser la France, en partant d’Angers, en diagonale au joli mois de mai, quand la nature explose de vitalité, est un plaisir des Dieux. J’exagère forcément en parlant ainsi et pourtant, le savoir par le souvenir de voyages, de balades, de vacances…ne suffit pas. Voir maintenant cette France rurale, avec ses paysages de grande ampleur, qui se déploient dans une réalité qui se modifie à chaque instant, ces vallons boisés que l’on traverse, dans une formidable diversité paysagère… est réellement un enchantement.

Un arbre dans un champ devient un évènement en soi, pour soi. Aucun guide ne vous dira jamais qu’à tel endroit, il y a cet arbre fabuleux à la ramure parfaite, là un vieux mur ragréé, une fenêtre rebouchée, une atmosphère très singulière… et heureusement.

Les couleurs de ces séquences toutes différentes de campagne rafraîchissent l'oeil, tant elles explosent de fraîcheur marquées encore par des nuits fraîches, dotées d'une brillance sans pareil au printemps, après beaucoup de pluies. Voyez aussi ces lignes qui structurent ou non ces prairies, en lien ou non avec la route. Etre passager d'une voiture est un vrai travail à plein temps...!  

 

France-Anjou-Provence, sortie d'Angers-Brissac, la vigne, le moulin-cavier, Cl. Elisabeth PoulainFrance-Anjou-Provence, sortie d'Angers-Brissac, la vigne, le moulin-cavier, Cl. Elisabeth Poulain

France-Anjou-Provence, sortie d'Angers-Brissac, la vigne, le moulin-cavier, Cl. Elisabeth Poulain

Le voyage commence à la sortie d’Angers par des parcelles de vigne qui  sont cultivées ici depuis des siècles, pas avec les mêmes pieds  bien sûr. Des vignobles que nous retrouverons avant d’arriver à Montreuil-Bellay. Près de la vigne, au départ, le moulin-cavier de Brissac nous salue au passage. Il incarne à lui seul le vent et les grains de blé qu’il transformait en farine. On retrouve, dés le dévut du voyage, le pain et le vin, un duo au coeur de notre philosophie de la culture de la terre.

 

France-Anjou-Provence, Sortie Angers, Brissac, l'arbre, la vigne, Cl. Elisabeth Poulain

France-Anjou-Provence, Sortie Angers, Brissac, l'arbre, la vigne, Cl. Elisabeth Poulain

Les arbres vont nous accompagner pendant tout le voyage. Ce sont eux qui rythment les séquences, groupés en forêts grandes ou petites, isolés pour signer le paysage à la façon d’un totem. Ils vont être avec nous tout au long de la route en déhors des villes, des villages, ou d'un groupement de quelques maisons. Celui que vous voyez au-dessus a été conservé dans la parcelle de vigne tant sa forme est parfaite. Il est la signature du site. Il fait face de l'autre côté de la route à un boqueteau au sommet d'une petite colline de l'autre côté de la route.

Avancer, c’est aussi traverser ce qui reste d’un hameau qui a grandi au fil des siècles pour devenir un village doté de son église souvent plus ancienne que la mairie. Ce sont des petites maisons de pierre de tuffeau – une pierre blanche calcaire – qui attestent de leur origine ligérienne.

 

.France-Anjou-Provence, Angers-Montreuil-Bellay-Village-Vieilles maisons, Cl. Elisabeth Poulain.France-Anjou-Provence, Angers-Montreuil-Bellay-Village-Vieilles maisons, Cl. Elisabeth Poulain
.France-Anjou-Provence, Angers-Montreuil-Bellay-Village-Vieilles maisons, Cl. Elisabeth Poulain.France-Anjou-Provence, Angers-Montreuil-Bellay-Village-Vieilles maisons, Cl. Elisabeth Poulain

.France-Anjou-Provence, Angers-Montreuil-Bellay-Village-Vieilles maisons, Cl. Elisabeth Poulain

Il ne s’agit pas de vous faire un récit exact du déroulé de ce voyage, qui n’a pas été seulement utile pour aller d’un point à un autre. Il a été en soi tout autant le plaisir  de se transporter dans l’espace et le temps, couplée avec celui de la découverte de nouveaux sites, que celui de retrouver parfois des paysages, des rues, des bâtiments  ou des maisons, qui,  pour une raison inconnue, sont restés gravés dans notre mémoire visuelle. Avec cette phrase : « nous sommes déjà passés par là…il y a longtemps. » Peu importe quand, l’important a été ce renvoi, comme un déclic, qui nous disait « oui, vous vous souvenez, c’est bien. »  En quoi, peu importe.

Pour l’instant, il s’agit d’oublier que nous connaissons ce paysage d’Anjou jusqu’à Montreuil-Bellay, en le regardant autrement, pour essayer de détecter ce qui fera sa différence avec le long voyage qui nous attend. Une façon de faire est de chercher les thèmes qui ressortent dans un ordre qui s’impose à la vue. Citons la belle route en particulier celle qui est bordée d’arbres, les installations agricoles, le travail de la terre labourée, les serres, les poteaux et les câbles qui grillent le ciel, l’approche de la ville…Avec cette question lancinante que je ne me poserai explicitement qu'à la fin du périple "où sont ceux qui travaillent?", comme s'il était encore possible aujoutd'hui de les distinguer des autres, qui travaillent par exemple chez eux, ou se déplacent en voiture pour des raisons professionnelles...     

France-Anjou-Provence, Angers-Montreuil-Bellay, Belle route plantée d'arbres, Cl. Elisabeth PoulainFrance-Anjou-Provence, Angers-Montreuil-Bellay, Belle route plantée d'arbres, Cl. Elisabeth Poulain
France-Anjou-Provence, Angers-Montreuil-Bellay, Belle route plantée d'arbres, Cl. Elisabeth PoulainFrance-Anjou-Provence, Angers-Montreuil-Bellay, Belle route plantée d'arbres, Cl. Elisabeth Poulain

France-Anjou-Provence, Angers-Montreuil-Bellay, Belle route plantée d'arbres, Cl. Elisabeth Poulain

C’est le plaisir du voyage pour le voyage, toujours en découverte pour l’esprit, en ouverture, comme une éponge à paysages. Un concept modernisé actuellement par l’entrée plein pot dans l’ère du numérique. Mais qui existe depuis le XIXe siècle. Rappelez-vous Stevenson et son âne…Une façon de parler bien sûr, avec un sourire dans la voix pour savoir qui est l’âne de qui, celui qui les regarde passer ou celui qui chemine à côté de son âne..., avec en plus une pensée pour l’âne? En réalité sur la route, il y a maintenant une grande différence, c’est qu’il n’est plus possible de distinguer à notre époque, un touriste voyageur venant d’ailleurs, d’un habitant ou de quelqu’un qui se déplace pour son travail, sans regarder le n° d’immatriculation de la voiture.

Par contre, ne chercher à voir dans un paysage que ce qui est défini comme "beau" pourrait devenir lassant et en quelque sorte choquant. L'intéressant également peut  être de voir où et comment se manifeste l'activité économique, le travail... La belle route bordée d'arbres  devient alors l'occasion de parler de la qualité du revêtement de la chaussée, en voyant un membre de l'équipe de ceux qui ont la charge de réaliser ce gros chantier. C'est le seul homme en tenue professionnelle que nous verrons en train de surveiller le chantier et d'assurer la sécurité sur cette route très passante empruntée par beaucoup de camions. Plus loin, un champ labouré récemment témoigne du travail de la terre.

Tout comme les nombreux poteaux de toutes sortes qui soutiennent  des câbles qui nécessitent un gros travail de surveillance et d'entretien. En photo, ils m'intéressent beaucoup de par leur véritable effet "coupe-ciel". Regardez en l'air et vous verrez combien cet espace est maillé par ces fils, câbles & co. Tout comme ces imposantes citernes blanchent qui attirent le regard, comme de gros champignons posés au sol à l'horizon.  

France-Anjou-Provence, Angers-Montreuil-Bellay, Activités économiques, Cl. Elisabeth PoulainFrance-Anjou-Provence, Angers-Montreuil-Bellay, Activités économiques, Cl. Elisabeth Poulain
France-Anjou-Provence, Angers-Montreuil-Bellay, Activités économiques, Cl. Elisabeth PoulainFrance-Anjou-Provence, Angers-Montreuil-Bellay, Activités économiques, Cl. Elisabeth Poulain

France-Anjou-Provence, Angers-Montreuil-Bellay, Activités économiques, Cl. Elisabeth Poulain

L'approche de la ville de Montreuil-Bellay. Elle s'annonce  par un surcroît de trafic routier, d'activités visibles immobiles comme l'est la plasticulture, des grandes cultures, des bâtiments industriels ainsi que par le retour du vignoble visible de la route. Un beau camion jaune marque la fin de la séquence sur la route, ainsi que la vieille dame qui marche avec sa cane dans la rue, lorsque nous quittons Montreuil-Bellay, après avoir contourné cette très ancienne cité bordée d'une belle enceinte médiévale. A l'exception du monsieur du chantier, cette dame est la seule personne que nous avons vu dehors. Nous lui avons envoyé un bonjour mental, un grand bravo et un sourire qu'elle n'a pas du voir derrière la vitre. Il n'empêche...

                                                                            *

Pour suivre le chemin

. Thèmes principaux de cette séquence : la vigne, le vent, l’arbre, la route, la terre, la maison, le travail, le tracteur, les installations agricoles, la route …

. Angers sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Angers  

  Montreuil-Bellay sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Montreuil-Bellay  

. Photos "brutes de décoffrage " d'Elisabeth Poulain, sans intervention de ma part, ni pour cadrer ni pour enlever les reflets de l’intérieur de la voiture…ou modifier les éclairages qui changent d’un cliché à l'autre et qui resteront dans leur vérité d’un moment. Cela ne choque pas l’œil, lors de la prise de vue, il en ira donc de même pour les photos!

France-Anjou-Provence, Approche-Montreuil-Bellay, Activités économiques, Cl. Elisabeth PoulainFrance-Anjou-Provence, Approche-Montreuil-Bellay, Activités économiques, Cl. Elisabeth Poulain
France-Anjou-Provence, Approche-Montreuil-Bellay, Activités économiques, Cl. Elisabeth PoulainFrance-Anjou-Provence, Approche-Montreuil-Bellay, Activités économiques, Cl. Elisabeth Poulain

France-Anjou-Provence, Approche-Montreuil-Bellay, Activités économiques, Cl. Elisabeth Poulain

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La cigogne au long bec, des pattes fines, des plumes = Qui suis-je?

27 Mai 2016, 16:00pm

Publié par Elisabeth Poulain

Cigognes-panneau-routier-wikipedia

Cigognes-panneau-routier-wikipedia

Pour moi, qui suis une cigogne, curieusement c’est une bonne question, que j’ai à plusieurs titres raison  de me poser. Pratiquement inconnue dans la vie courante, on ne parle de moi que lorsqu’il est question de l’Alsace à l’est de la France. C’est là que l’on voit ces fameux nids que j’ai l’obligeance d’édifier avec beaucoup de courage et de ténacité pour mes œufs qui, après une longue couvaison de ma part, auront peut-être la chance de continuer la lignée des cigognes européennes. Donc, premier bon point, je fais de très beaux nids qui animent le paysage. Sauf que trouver des photos de vrais nids devient un parcours du combattant. Parait-il que je souille…Stop. Je ne vais pas tout vous dire  tout de suite quand même.

Ma seconde qualité est d’attraper des tas d’insectes à manger à mes rejetons toujours affamés. J’ai beau faire, je suis toujours accueilli par un « ce n’est pas trop tôt, on a faim, nous ! » Ah ces cigogneaux ingrats, jamais contents, jamais rassasiés qui en demandent toujours plus! Avec mes yeux perçants, je suis pourtant un véritable aspirateur qui vole en chassant. L’inverse est tout aussi vrai, je chasse en volant… J’aime tout particulièrement les moustiques qui adorent se développer dans les prairies humides proches du Rhin, d’un côté à l’autre de la frontière que forme le Rhin entre la France et l’Allemagne. Donc vive moi, second bon point. Les Alsaciens, les ingrats, auraient un peu trop tendance à oublier mes qualités. Certains auraient aussi un peu trop tendance  à me rejeter dans l’histoire passée.

Cigognes-Stork2-Nid-Ecomusée-Ungersheim-Traroth-wikipedia

Cigognes-Stork2-Nid-Ecomusée-Ungersheim-Traroth-wikipedia

Hé, les amis, n’oubliez pas que chaque année, je rejoins mon coin d’Afrique de l'Ouest que j’ai choisi pour hiverner. Je reviens chez vous quand il fait beau. Que voulez-vous, j’ai le sens du beau et j’ai besoin de diversifier les paysages que je vois, les insectes à mon menu, mes admirateurs…Je sais exactement où sont les nids que j’ai édifiés. Et en plus comme je suis une vraie sportive, je garde la forme. J’en fais des kilomètres, parce que contrairement à ce que pensent beaucoup d’entre vous, je ne traverse jamais la Méditerranée, là où il y a le plus d’eau à survoler. Pas folle la guêpe ! C’est soit par l’Espagne pour rejoindre le Maroc, soit par le Moyen-Orient pour passer l’hiver par exemple en Egypte et retour au printemps pour retrouver l’Europe et son agréable fraicheur d’été. A côté du soleil africain, c’est appréciable.

Et puis, encore un atout, je suis fidèle. Je reviens là où j’ai construit avec beaucoup d’intelligence et de mise en pratique de techniques inventives ces grands nids, qui je l’avoue, pèsent leur poids. C’est vrai, en dessous,il faut une vraie charpente de charpentier de métier et pas une charpente de m… que je n’oserai même pas désigner comme telle. Je suis polie, en plus. C’est vrai que si elle est déjà occupée par une intruse, ça chauffe. Je me connais, je sais que je suis une battante, une tenace…Me piquer mon nid, que j'ai construit avec tant d'intelligence et d'adresse, c’est non. Quant à la disparition de beaucoup de nids, elle vient aussi du problème des fientes que nous laissons sur les toits. Je le reconnais, c'est un problème non résolu pour les humains qui habitent en dessous.   

Ceci dit, je suis belle et modeste. J’ai gardé le meilleur pour la fin de ce petit billet à ma gloire. Mon long bec rouge orangé vif est repérable de loin. Mes longues pattes d’un rouge un peu éteint sont malheureusement moins visibles, bien qu’au XVè siècle, en 1480 pour être précise, un très grand artiste, Barthélemy l’Anglais, m’a dotée de pattes aussi rouges que mon bec, ce qui fait que, grâce à lui, au fil des siècles, je suis encore plus superbe. Je vole dans le ciel bleu, avec un long poisson dans le bec pour mes cigogneaux qui prennent trop de place dans le nid. Et moi alors, je fais quoi ? Il va bientôt venir le temps où je retrouverai mon nid vide, avec à nouveau de la place pour moi… Et la réponse à la question est que je suis un oiseau positivement admirable et donc à protéger!

* Barthélemy L'Anglais-Livre-des-propriétés-des-choses-voir en haut-à gauche-classes-bnf-95-62

* Barthélemy L'Anglais-Livre-des-propriétés-des-choses-voir en haut-à gauche-classes-bnf-95-62

Pour suivre le chemin .

. Voir d’abord le bon article sur la cigogne blanche sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Cigogne_blanche  

. Bestiaire médiéval, Des animaux familiers, Editions Ouest-France, Robert Cintré, en page 100 pour voir la peinture entière avec tous les animaux qui volent et le nid avec les deux grands cigogneaux affamés et maman cygne qui se hâte pour revenir dare-dare remplir ces gosiers qui semblent toujours vides…

. Extrait de la photo figurant dans l’ouvrage précité, montrant une cigogne rapportant à manger à ses cigogneaux au nid sur http://classes.bnf.fr/dossitsm/gc95-62.htm

. Avec mes remerciements aux artistes et différents contributeurs d'hier et d'aujourd'hui...! 

. L'étoile au début de l'intitulé de la photo signifie qu'il s'agit d'un extrait.  

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