En quelques mots...

Elisabeth Poulain
Elisabeth Poulain est docteur en droit et a longtemps exercé dans l'enseignement supérieur et la recherche sur les questions de commerce, de marketing et d'enjeux internationaux. Auteur de nombreux ouvrages, elle choisit de porter un regard analytique sur le système qui nous environne, en montrant les liens de connexion qui le sous-tendent.

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  • : Ce blog vise à mettre en lumière nos comportements individuels, collectifs, nos styles de vie, attitudes face à la nourriture, au vin, à la culture dans notre société contemporaine forcément compliquée et en mutation rapide.
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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /2010 18:50

Oui, ça chauffe en ce moment. Il faut dire qu’il y a de quoi : trois salons de suite Effet de lumiere dans une bouteilledont deux qui se chevauchent au moment où le troisième éprouve des langueurs de vieux pépère. 5 jours à ne parler que vin, à Angers et à Brézé, tout le monde en rêvait, ça vient de se faire et seuls certains sont contents. D’autres ont déjà quitté l’Anjou pour rejoindre la grande messe bordelaise à Vinexpo. Des traîtres en somme, Non, c’est logique. Normal aussi parce qu’on n’y parle pas tout à fait la même langue du vin. Il y a bien sûr vin et vin et vin et vin…

 

Vinexpo d’abord. Les premiers à avoir décidé d’être présent à Vinexpo et de ne plus venir au Salon des Vins de Loire à Angers, sont les grandes maisons de Saumur, comme Bouvet-Ladubay, qui avec d’autres, trouvent un air charmant à Angers mais peut être un peu trop confidentiel. On y ronronne au coin du feu et ça, si c’est bon pour les articulations, c’est mauvais pour le business des Fines Bulles. C’est le second salon qui se passe sans eux et clairement, ces grands acteurs manquent au salon. D’abord on ne perçoit rien et puis on s’interroge. Où sont-ils donc passés? Pas la peine de les chercher. Ils sont partis. Oh !

 

Restent 3 familles de vins.

 

Les plus dynamiques  sont ceux issus de la culture biologique et biodynamique regroupés autour de Nicolas Joly, grand maître Grenier Saint-Jean, Angers, 2010.01.31de Savennières, qui a su insuffler un air nouveau en Anjou mais aussi en France et plus loin. Ces viticulteurs, membres d’une pleine expression des terroirs, se sont réunis le samedi 30 janvier et le dimanche 31 janvier 2010 au  Grenier Saint-Jean à Angers.  Ils ont fait du ménage depuis l’année dernière, resserrer les boulons avec une conférence pour les exposants le matin, hors la présence du public et un prix dissuasif (15E) l’après-midi et le lendemain dimanche pour éviter les dérives des dégustations gratuites. Aux dires de plusieurs, ce salon a été un bon salon pour les professionnels qui ont pu renouer leurs liens entre eux, présenter leurs derniers millésimes et retrouver avec plaisir des amateurs connaisseurs de leurs vins. A noter la présence Philippe et Gourdonde jeunes vignerons qui exposaient pour la Ière fois au Grenier ou qui confirmaient leur venue de l’année précédente.

 

A la Dive, traduisez au Château de Brézé, bien connu maintenant par son château sous le château sans compter les annexes dans les douves, cela été la ruée, tant de la part des exposants de vin naturel que de la part des amateurs de vin. Il faut dire que c’est dans ces moments là, qu’on se souvient avec bonheur de la place médiane de la Loire en France et de la place très particulière de Saumur. Le vin naturel s’y sent bien. Les Ligériens y sont venus nombreux. C’est aussi un signe de Chateau de Brézévitalité sous le signe de la rapidité de la réaction et de l’envie de changement. Certains d’ailleurs ont signé leur présence dans les deux salons, comme Olivier  Cousin (Anjou), Thierry Germain (Saumur-Champigny);  Christian Chaussard lui n’a pas hésité à faire les trois salons…Un grand succès, c’est le constat unanime de ceux qui y ont participé. Ils ont eu froid de froid  certes, mais ils ont fini le week end contents. Il se disait que près de 2 000 personnes étaient  venus goûter les vins.  

 

Oui parce que le lundi matin, rebelotte, on remettait ça, cette fois-ci au Parc des Expositions d’Angers pour le 24è Salon des Blog 2010.02.01 236Vins de Loire sous la présidence de Pierre Aguilas. Le choc a été rude. Cette fois-ci, ce n’était pas le froid qui saisissait le visiteur mais le différentiel entre les couleurs mi-languedociennes mi-africaines du catalogue officiel et l’entrée dans le parc-expo lui-même. On se serait cru  dans un cimetière. Oh certes, il y avait un rapport avec le vin, le vent, celui qui indique au chercheur d’où vient le vin. Franchement, il y a plus gai. On a retrouvé avec plaisir les vignerons qu’on aime bien, au moins certains d’entre eux. Un certain nombre a déjà sauté le pas d’avoir un stand au Grenier-Saint-Jean et/ou au Château de Brézé sans plus venir à Angers. Le Salon bruitait de toutes parts. Il faudra voir l’année prochaine, au vu des Blog 2010.02.01 304ventes d’après-salon.

 

Oui, ça pulse à Angers et en Anjou. C’est bien la première fois que les nouvelles générations de vignerons ont autant fait parler d’eux.        


Pour suivre le chemin

 

*Grenier Saint-Jean, du fait qu’il n’y a aucune adresse ni site sur leur livret de dégustation, contactez directement coulee-de-serrant@wanadoo pour avoir des infos

*Brézé, la Dive Bouteille, tous les participants à voir sur http://diveb.blogspot.com/

Ici, je ne présente que ceux de la Loire

. Jocelyne et Joseph Landron (Muscadet), Jérôme Bretaudeau, Bellevue (Muscadet), Marc Pesnot, la Sénéchalière (Muscadet)

.Affiche La Dive Brézé Christine et Joël Ménard, les Sablonnettes (Anjou), Eric Morgat (Savennières), Loïc Mahé, Gué d’Orger (Savennières - Anjou), Joseph et Wendy Paillé, Pithon-Paillé (Anjou), Julien Bresteau et Marc Houtin, La Grange aux Belles (Anjou), Nicolas Bertin (Anjou), Benoît Courault (Anjou), Olivier Cousin (Anjou), Eric Dubois, Clos Cristal (Saumur-Champigny), Thierry Germain (Saumur-Champigny), Antoine Foucault, le Collier (Saumur),

Romain Guiberteau (Saumur), Nicolas Reau (Anjou-Chinon)

. Patrick Corbineau (Touraine-Chinon), Luc Sébille (Chinon), Gérard Marula (Touraine-Chinon), Catherine et Pierre Breton (Bourgueil-Chinon), Lise et Bertrand Jousset (Montlouis), Sébastien Brunet (Vouvray), C. et D. Delecheneau, La Grange Tiphaine (Touraine-Montlouis), Frantz Saumon (Touraine-Montlouis), Grégory Leclerc, Chahut et Prodiges (Touraine), Thierry et Jean-Marie Puzelat, Tue Bœuf (Cheveny-Touraine), Noella Morantin (Touraine), Pascal Simonutti, le Pré Noir (Touraine), Edith et Pascal Potaire, les Capriades (Touraine)

Isabelle et Hervé Villemade, le Moulin (Cheverny), Christian Venier (Touraine), Olivier Lemasson, les Vins comtés (Touraine)

. Emile Hérédia, Montrieux (Côteaux du Vendômois), Nathalie et Christian Chaussard (Jasnières-Ctx du Loir),

Noella et Jean-Pierre Robinot, l’Ange Vin (Jasnières -Ctx du Loir), Renaud Guettier, La Grapperie (Côteaux du Loir),

. Alexandre Bain (Pouilly-Fumé)

. Pierre Beauger (Côtes d’Auvergne), Patrick Bouju, La Bohème (Côtes d’Auvergne), Jean Maupertuis (Côtes d’Auvergne), Géraldine et Christophe Pialoux, Picatier (Côtes Roannaises)

* Salons des Vins de Loire, www.salondesvinsdeloire. com

*Photos EP n°1-Lumière, 2 Grenier Saint-Jean, 3 Philippe et Françoise Gourdon, 4 Parc Expo Angers, 5 Jean-Pierre Robinot 
Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Vin & Spiritueux
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Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /2010 18:35

Cet artiste polonais est bien connu en Pologne son pays d’origine mais aussi en Europe et aux Etats-Unis. Né en 1924 et décédé en 2000, il ne lui a manqué que le début du siècle pour tout voir d’une évolution polymorphe et proprement bouleversante qui a tout balayé tout sur son passage. D’autres dans ces conditions se sont fermement accrochés à leur certitude. Antoni S. lui a fait de la recherche artistique, culturelle et forcément sociétale son accroche de vie, pour trouver son équilibre en allant plus vite que le changement. Le musée de Lodz lui a consacré une rétrospective du 18.12.2002 au 30 mars 2003 pour en montrer la force.

 

Pour désigner ses formes d’expression en matière d’art, il ne faut pas moins que huit mots pour tenter de cerner sa personnalité. Il a été peintre, sculpteur en céramique, créateur de tissus, dessinateur, estampeur, installateur d’art et a procédé des enregistrements musicaux. Avec une telle richesse de savoirs et d’expérience, il a naturellement été professeur-chercheur à l’Académie des beaux-Arts de Lodz. Il était diplômé  de l’Ecole Supérieure nationale des Arts Plastiques de Lodz en 1951.  Certaines de ses œuvres appartiennent à la Tate Collection.

 

Antoni Starczewki, 1973, Lodz


En matière picturale, ce chercheur a fait paraître notamment en 1973 à Wroclav un petit livret en noir et blanc sur les recherches graphiques qu’il menait. Elles se situent au cœur de l’informatique, de la sémiotique et de la création artistique grâce à la répétition de signes sur des plans carrés qui provoquent un choc visuel.

 

J’imagine des personnes, en recherche de sensations globales nouvelles, enfermées dans une salle de grand volume, avec des panneaux d'Antoni de très grandes dimensions sur les murs de cette salle carrée, le plafond et le sol. Ils écoutent la musique fondée aussi sur cette répétition binaire mais cette fois-ci traduites avec des sons, en recherche d'une fréquence propre à faire vibrer leur moi profond. Comme ces pas cadencés, une-deux, une-deux, d'hommes sur un pont... 

Et je verrai bien cela au Guggenheim Museo de Bilbao qui possède ce type de salle dans un bâtiment aux antipodes de la dimension binaire.

 

Pour suivre le chemin

. Vous pouvez vous abonner à      www.culture.pl/    pour suivre l’actualité artistique polonaise.

 

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Art
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Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /2010 12:40

La ville végétale est devenue en peu d’années un des thèmes majeurs de l’urbanisme et du vivre ensemble qui se tricote avec l’économie et l’environnement pour former un tout, le Amsterdam, MJR chicdéveloppement durable.  Il existe plusieurs façons d’aborder la place et la façon de traiter le végétal. Mon choix aujourd’hui se porte sur la propreté, l’ordre et le changement

 

La propreté

Culturellement, la propreté est au cœur de notre capacité à vivre ensemble. Elle est aussi un marqueur visuel très fort de l’ordre sociétal. On va ainsi la trouver en déclinaison dans tous les aspects de notre vie. A fréquenter des personnes d’autres cultures, à voyager, à lire, on constate que cette notion se décline de 1000 et 1 façons. Quant au végétal, il n’est souvent considéré en ville que dans sa plénitude, l’arbre et l’arbuste en massif occupant une place à part. Les fleurs sont arrachées dés la fin de la fin de la floraison et les feuilles mortes représentent une charge de travail important dans une ville pour nettoyer les rues. 

 

Une feuille tombée à terre, c’est un symbole de l’arrivée de l’automne ? Des milliers causent un véritable problème qui nécessite le recours à de gros aspirateurs sur pneus difficiles à utiliser dans une vieille ville. Outre le risque important de chute,  le problème de propreté est immédiatement posé. Sur le domaine public, cela devient un problème sociétal. Une ville dont les trottoirs ne sont pas balayés est une ville sale. On sait également que le sale attire le sale. Des personnes qui ne jetteraient jamais un papier au sol, le font parce que les feuilles ont déjà sali le trottoir et que ce sera balayé plus tard.

 

Entre le propre et le sale, il y a de multiples degrés qui dépendent d’une multitude de critères qui tiennent à la localisation, au métier, à la personne, à l’histoire, à la saison…. Dans de nombreuses villes de France, des quartiers entiers ont été ainsi refaits pour créer de nouveaux immeubles bien sûr mais aussi pour mettre fin à un état d’insalubrité jugé grave. Un autre mot pour désigner une saleté si profonde que la société ne peut accepter parce qu’elle cause un trouble profond à l’image et plus encore un doute face Bruxelles-Ixelles, Venise suite 2au fonctionnement de la ville.

 

Le trouble et l’ordre

Sous cette double notion de propreté-saleté se cache une autre notion sociétale essentielle qui est l’ordre menacé par le trouble induit par le doute. Pour dire qu’un trottoir nouvellement refait avec des délimitations pour les arbres et les arbustes donne un bel aspect, un côté fini à une rue, on dit en Anjou mais dans d’autres régions de France aussi, que « c’est propre » pour dire que c’est ordonné. Les choses sont calées, chacune à sa place, l’ordre étant le garant du ciment social et le végétal apportant la touche verte, comme une cerise sur le gâteau ou le bouquet de fleurs sur une table, le pot de géranium au bas des marches. Porter atteinte à l’ordre est difficilement concevable car on ne sait réellement pas comment y répondre. Dans cette optique, le changement annoncé et/ou obligé devient anxiogène car il modifie l’ordre. Appliquée au végétal, cette notion de propreté-ordre-changement va se révéler très riche au niveau culturel et sociétal.

 

La saisonnalité

Elle est déjà en soi un changement annoncé et connu. Chaque saison a sa typicité comme on le dit du vin.

. L’hiver est le temps de la dormance le moment le plus calme pour les jardiniers de la ville.

. Le printemps est un moment joyeux et lourd en travail, il faut regarnir en terre, mettre en terre des milliers de plantes en pot, nettoyer toujours.

. L’été est le moment radieux. Des milliers de fleurs, de légumes et de plantes explosent de vitalité et de joie. L’arrosage est au maximum.

. L’automne arrive avec ses couleurs rouilles, jaune d’or, orange. C’est la fête au chrysanthème. Amsterdam, Port sur Java EilandC’est aussi un moment très délicat car c’est le moment où la nature fait surgir à nouveau sa nature végétale. Les arbres à feuilles caduques perdent leurs feuilles. De très belle, la nature en ville bascule et montre à nouveau sa facette végétale. Elle provoque la chute des feuilles sur les trottoirs, les chaussées, salit les rues, cause des accidents. Elle cause le trouble et secoue l’ordre de la ville parce que son ordre à elle ne peut pas s’y adapter.  

 

L’ancrage territorial du végétal en ville

Mais toujours le végétal est choisi, sélectionné, maîtrisé dans un cadre donné, à un moment fixé, à un endroit particulier par les services en charge des jardins. Ce point d’implantation territorial est particulièrement important. Il a une importance stratégique car il est porteur de sens pour la collectivité. Prévoir un bac à plantes près d’une statue qui honore les soldats des deux dernières guerres que nous avons connues est évidemment un hommage. Mettre des fleurs prés d’un Office du Tourisme, d’une église ou d’une fontaine aussi : c’est un signe de bienvenue en des lieux porteurs de sens. Non seulement le lieu est prévu mais la démarcation entre le trottoir et la bande végétalisée est bien délimitée. Tous les éléments sont codifiés pour garantir la propreté d’abord et l’ordre des choses, au rang desquelles il faut citer la distinction majeure en France de la séparation entre le domaine public et le domaine privé.        

 

Le changement

Posons comme première certitude que le changement est au cœur de nos vies et de nos sociétés. Tout change, partout, tout le temps, pour tous, mais pas de la même façon. Ce changement s’accentue actuellement très fortement en raison du développement durable mis en œuvre dans notre région dans le cadre de l’Agenda 21. Il va se traduire de plusieurs façons à différents niveaux :

. l’arrêt ou la quasi-suppression des polluants de l’air, de l’eau et de la terre par les services municipaux pour préserver l’environnement ;

. le recours à des variétés végétales non employées jusqu’alors pour verdir la ville, en empêchant la venue des mauvaises herbes et en utilisant Angers ouest, MJR sur rocherle minimum d’eau : des essais très prometteurs sont ainsi faits à Angers avec le sedum ;

. la réflexion menée pour limiter l’entretien en sélectionnant dés le départ des plantes peu gourmandes en temps de travail, adaptées au climat et résistantes aux maladies, à la pollution des voitures et au passage des personnes;

. l’élargissement de la gamme des plantes choisie pour ouvrir l’œil et élargir la palette de nos sensations végétales, tout en cherchant à compenser la plantation de plants onéreux avec des variétés moins chères (cas de certaines graminées) ;

. la recherche d’un nouvel équilibre entre les dimensions humaines, minérales et végétales qui doivent cohabiter ensemble sans se fondre.

 

La cohabitation ou le nouvel entre-trois

Cette recherche d'un nouvel équilibre apporte des innovations riches et porteuses de sens. Pour cela il faut partir de la frontière entre le domaine public et le domaine privé. Elle est  beaucoup plus poreuse qu’elle n’y paraît. La puissance publique garante de l’ordre public intervient dans le domaine privé en édictant des règles. Au nombre toujours croissant des règlements qui guident nos vies, une des plus fameuses est de balayer devant sa porte, au sens propre comme au sens figuré. Ce qui veut dire que l’habitant, le commerçant et l’entrepreneur doivent prendre un vrai balai pour effectuer un acte important qui est de s’assurer de la propreté du trottoir devant chez soi. De cette façon, l’ordre de la rue sera assuré.  La personne physique, autre que la personne publique, est un acteur réel de la rue.

 

La valeur symbolique du pot de géranium

Il n’y a qu’un pot de géranium à poser sur la marche de l’entrée de la maison qui s’ouvre sur la rue pour franchir réellement un pas très important qui consisteEpiré 2 à faire un lien charmant grâce aux fleurs colorées ou aux feuilles odorantes de géranium  entre les trois dimensions

-        humaine  avec l’habitant, le voisin, le marcheur, le conducteur ou voyageur d’un transport en commun,

-        minérale avec le trottoir, le mur de la maison, de l’immeuble, du magasin, la rue

-        végétale avec le pot de fleur posée à terre, qui cligne de l’oeil à ceux des balcons ou des rebords de fenêtres.

 

Le mini-jardin de rue

Une plante en pot nécessite des soins fréquents car la capacité de rétention d’eau est limitée. Il faut en plus ajouter de l’engrais parce que le système racinaire n’a pas la capacité de trouver les éléments nutritifs  dans le peu de terre. Très vite un-e jardinier-e pense à planter le géranium qu’on ne voit que l’été ou une plante pérenne dans la terre. C’est parfois possible, sans difficulté parce qu’il n’y a pas de bitume sur le trottoir. On passe ainsi très vite au mini-jardin de rue, qui est un espace planté sur le domaine public par l’habitant, le commerçant et l’entrepreneur, sans qu’aucun signe de séparation annonce la présence du végétal. Il n’y a plus de frontière matériellement tracée entre l’espace marché et l’espace planté, même si les deux espaces ne se confondent pas au sol. 

 

Les réactions à l’absence de frontière et à cet entre-trois

Elles sont intéressantes. Elles provoquent

. l’étonnement : Comment est-il possible de jardiner dans la rue ? Ca se fait où ? C’est à la ville de faire ça. Et si les gens n’entretiennent pas, ça va être sale.     

. l’indifférence : Pourquoi pas mais pas pour moi. Aucun intérêt. Je ne sais pas jardiner. M’en fiche.

. le rejet : Pas question, je paie assez d’impôts. Ca fait désordre. Le trottoir n’est pas fait pour ça. Pas pour les hommes, c’est une affaire de nanas, ce truc là.

. l’intérêt : Ca me rappelle mes vacances en Bretagne et en Alsace. J’ai vu des gens faire ça, ça me donne envie. Je ne savais pas qu’on pouvait…          

 
La cause et l’impact de ces mini-jardins de rue

Ces MJR sont un signe sociétal de la volonté individuelle de Angers ouest, MJR entrée de ruejouer ensemble à nouveau un rôle actif dans sa vie, sa ville, son quartier, à l’instar de l’image du village telle qu’elle est véhiculée dans notre imaginaire. Il existe des multiples niveaux d’engagement dans les affaires publiques; celui des mini-jardins représente le niveau le plus modeste, au raz des paquerettes et des graminées qui se ressèment spontanément pour peu qu’on n’y mette aucun herbicide et qu’on laisse quelques herbes où les graines vont pouvoir attendre de germer d’une année à une autre, sans parler de celles qui vont être déposées par les oiseaux. Ouf!     

 

Cette façon citoyenne de dire bonjour et de souhaiter la bienvenue à ceux qui passent, à ceux qui habitent et à soi-même est une jolie façon de tisser la tresse du lien humain, avec celles du minéral et du végétal. Elle est issue du changement véhiculé par l’air du temps et elle est porteuse en elle-même de nouveaux changements sur la propreté et l’ordre. Une courbe sur un trottoir rectiligne, au pied d’un mur rectiligne peut être une nouvelle façon de faire un mini-Amsterdam, centre historique,paysage de rue, sans causer ni saleté, ni trouble. C’est peut être une façon d’annoncer un peu de beauté, de créativité, d’humour et de douceur dans un monde de brutes !    

   

Pour suivre le chemin du lien végétal

Ce billet est une synthèse d’un grand nombre d’échanges que j’ai pu avoir ces dernières années et tout particulièrement ces derniers mois sur ce thème du lien végétal avec des voisins, habitants plus éloignés, passants, touristes, jardiniers de toutes sortes, historiens des jardins, techniciens des services des parcs et jardins, urbanistes, paysagistes, artistes, une chercheur sur le végétal tout récemment… en France bien sûr, en Belgique et aux Pays-Bas. 
. Photos EP: 1/Amsterdam, 2/Ixelles-Bruxelles, 3/Amsterdam, 4/Angers-Belle-Beille, 5/Epiré-Savennières, 6/Angers-Meignanne, 7/Amsterdam
. Autres photos de mini-jardins à voir dans l'album photo "Mini-Jardins de Rue".  

 

 

 

     

 

 

 

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Développement durable
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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /2010 17:37

Humour McDoElle est tellement bien dans sa peau que son tonus et sa vitalité éclairent cette pub à la gloire de Mc Do en mai 1966 pour la sortie à Cannes du film du Cinquième élément de Luc Bisson dont Mc Do a été un des sponsors. Le message délivré ici est la bonne santé de quelqu’un qui est bien dans sa peau et qui fait du sport.

 

Il faut dire aussi que sa tenue cycliste a été dessinée par Jean-Paul Gaultier spécialement pour équiper ces équipières d’un style très BD qui serviront des McDo à bord des scooters du XXIIIè siècle capables de voler dans les airs des canyons urbains.

 

La PLV qui reproduit cette Pin-Up Mc Do a eu un formidable succès pendant les 15 jours de son affichage au Mc Do cannois en mai pendant la durée du festival. La petite histoire raconte que les hommes particulièrement étaient nombreux à vouloir acheter le panneau, tellement cette équipière est chouette avec son bonnet M, son bustier au logo sur sein, ses gants et ses bottines rouges. 

 

Pour suivre le chemin

. Voir McDonald’s en France, une édition McDo pour les 20 ans de la célèbre marque en France

. Dans la même page, intitulée McCulture, on y trouve cette pin-up à gauche et à droite en plus petit, une photo vue de dos de la Reine Elisabeth d’Angleterre (manteau et chapeau jaune) en 1998 lors de l’inauguration d’un nouveau McDoanald’s près de Liverpool. Le commentaire précise qu’il y avait déjà à cette époque un fan des McDo, le prince William.  

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Style de vie
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Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /2010 17:15

Il va falloir tout vous traduire. Alice d’abord, elle s’appelle vraiment Alice ; c’est Alice à la ville comme sur scène même quand il n’y a pas de scène d’ailleurs. Elle n’attend pas vraiment Jacques. Celui qu’elle attend sans le savoir s’appelle Yvan dans le texte. Mais Jacques aurait pu convenir ; pas vraiment, Djack oui parce que ça claque, ça clack et c’est ce qu’elle aime, Alice.

 

Belle-Beille, Fete a Tati, Alice LigierParce que pour elle, les mots sont d’abord une musique. La contrebasse, c’est quand même nettement mieux qu’en contrebas. Alors pour nous tenir en haleine pendant plus d’une demi-heure, Alice commence par parler d’en contrebas pour terminer par la contrebasse qui vibre et vit intensément, vraiment selon Alice qui attend Yvan, à prononcer Yvane pour garder la sonorité exotique.

 

En fait, je me demande si c’est vrai ce que je raconte, comme Alice dans son histoire de solitude à deux qui découvre et recrée le monde à chaque pas de danse. Oh pardon à chaque slam d’une poésie slamée. On dit ça ? Je n’en sais rien mais ça n’a pas grande importance. C’est une slameuse, Alice, une vraie. Une qui pourrait danser le tango. C’était bien l’autre soir à Tati, au Centre Jacques Tati à la fin de ce repas sur de grandes tables rectangulaires, qui portaient chacune un coeur rouge posé de biais avec des pétales de rose semés entre les assiettes et les verres et qui se faisaient concurrence avec des citations sur papier rouge ou blanc.

 

Sur le papier que j’ai échangé avec Raymonde, Belle-Beille-Tati, Alice Ligier, David Avrit et Raymondec’est Raymond Radiguet qui nous rappelle qu’ « à force de se méfier de son cœur, il n’en possédait plus beaucoup ». A retrouver dans « Le Bal du Comte ». Mais ça, c’était aussi pour nous mettre en appétit, avant « Variations sur un amour » écrit et chanté sans  musique autre que celle des mots par Alice Ligier et son partenaire David Avrit dans le rôle d’Yvan. Pour le cœur d’Alice, nul besoin de s’inquiéter, elle est généreuse. Celui de Raymonde aussi !

 

Pour suivre le chemin

. Alice Ligier adore le slam ; elle est animatrice en slam, fait des ateliers, de la démo de slam, elle co-organise à Nantes le tournoi de slamenco… Découvrir Alice Ligier dans www.myspace.com/aliceligier

. Sur Raymonde, voir le billet précédent
Dîner de fête à Jacques Tati de Belle Beille-Angers
. Photos EP, la première pendant le spectacle et la seconde avec David et Raymonde ravie de sa soirée. Pour elle, nous avons collecté une grande partie de la centaine de citations,  de quoi garder un bon souvenir de cette soirée en rouge-rose pour le repas et blanc et noir pendant les "Variations sur un Amour".    

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Interculturel
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