En quelques mots...

Elisabeth Poulain
Elisabeth Poulain est docteur en droit et a longtemps exercé dans l'enseignement supérieur et la recherche sur les questions de commerce, de marketing et d'enjeux internationaux. Auteur de nombreux ouvrages, elle choisit de porter un regard analytique sur le système qui nous environne, en montrant les liens de connexion qui le sous-tendent.

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Dimanche 5 juin 2011 7 05 /06 /Juin /2011 11:21

Lui s’appelle Manolo Yllera. Il est espagnol et travaille beaucoup aux Etats-Unis, en Espagne et maintenant un peu en France. C’est un photographe plein  d’humour, qui a un grand sens des volumes, des équilibres et une fine perception de la couleur. Il sait rendre le blanc éclatant de vie.

Manolo Yllera, photographe et oin chien

 

Ses sujets de prédilection, la mode, l'espace, les ambiances et la vie bohême chic.  Il sait aussi ne pas devenir prisonnier de cet univers et réalise maintenant des séries sur les Gitans ou d'Africaines. Ses portraits d’hommes vont à l’essentiel.  

 

Le nom du chien n’est pas cité. Il suffit de l’appeler le chien de Manolo tellement son maître lui ressemble. C’est un jeune teckel à poil dur comme je les aime. Il a encore le sérieux de l’enfance. Manolo a lui un pétillement dans l’oeil absolument inimitable. Il va falloir que Félix (c’est le nom que je viens de lui donner) s’entraîne beaucoup. Pour la mèche sur l’œil droit, Félix va avoir du mal mais je gage qu’il y réussira avec un peu de temps.  

 

Bonne route à tous les deux. Cela  a été un plaisir de vous rencontrer grâce à cette excellente photo en noir et blanc de D.R.  

 

Pour suivre le chemin

. Retrouver la photo de DR sur AD, février-mars 2011 et les photos de Manolo Yllera d’un loft new-yorkais.

. Découvrir  le site de Manolo  http://www.manoloyllera.com/www.manoloyllera.com/MANOLO_YLLERA_web_page.html

 

 

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Mardi 26 avril 2011 2 26 /04 /Avr /2011 15:36

Les outrages du temps

C’est une peinture à l’huile sur une plaque en bois carrée qui a beaucoup souffert. La peinture elle-même a été enduite de plusieurs couches d’un vernis qui a terriblement jauni. Elle a reçu des chocs multiples. Le cadre, oeuvre d’un amateur peu doué, n’est pas fini. L’arrière du tableau, qui était doublée d’une fine épaisseur de bois, a été dégradée à la suite de l’arrachement de ce cache dont il reste des éléments. Les trous que l’on voit en trois endroits devant au pourtour de l’huile sur le devant sont dus à cet arrachement.  

 

Emmaüs, Badam Joom 97, La chaleur de la plage, Coll privée FP

 

Et pourtant, malgré tous ces outrages, l’oeuvre est attachante. Elle est signée « Badam Joom », sans certitude aucune de bon déchiffrage du nom, tant la signature est difficile à lire. La date à laquelle elle a été réalisée est indiquée aussi, « 97 ». Curieusement elle a été acheté chez Emmaüs en 2007, l’étiquette est restée attachée au verso.

  

La présence de l’eau sur le sable

C’est la plage et pas la mer que le peintre a voulu célébrer. On voit quelques empreintes mouillées de ses pas quand il est sorti de l’eau. La mer n’est évoquée que par ces cinq empreintes de  chaussures et non celles des pas d’un nageur sortant de l’eau. Le peintre tourne le dos à la mer. 

La plage et la chaleur du soleil

Devant lui, sur le sable sec, un peu sur la droite, un you-you en bois à la forme un peu rigide. On ne s’en est pas servi récemment. Il est hors de portée des limites de la marée haute. Quelques algues laissées par le retrait de l’eau en attestent. 

Au milieu du tableau, sur le sable sec, le peintre a placé un parasol rouge dont l’ombre porte en partie sur une grande serviette verte. C’est le point focal de l’œuvre. Nulle trace humaine n’affaiblit ce trio aligné horizontalement que forme le bateau, le parasol et la serviette.     

La dune et le plateau

Elle est très présente. En avant, à gauche, la petite falaise est très érodée. Elle n’a de sens que pour donner un envol courbe vers le ciel. Son couvert végétal vert est peu dense. Il n’en va pas de même avec l’arrière plan de la composition, celle qui porte en hauteur la petite maison et son appenti aux toits rouges, du même rouge que celui du parasol. 

 

C’est le vert qui domine alors. Un vert plus dense, portant des arbres qui ont besoin de terre profonde. C’en est fini de la dominance si forte du sable verdi par les algues au premier plan ou écrasé par le soleil en second plan. 

Le ciel est ses nuages de chaleur

Il devait être d’un bleu pas si léger. Il offre maintenant une curieuse couleur jaune, comme s’il reflétait la couleur de la plage. Ses nuages meublent l’espace, comme s’il en était besoin.  

L’impression

La finesse des touches du paysage, la composition, le choix de montrer la chaleur étouffante d’un soleil proche de son zénith, sans référence à la mer autre que le you-you, le parasol, la serviette attirent. Le peintre pourtant savait qu’il s’attaquait à une tâche qui a excédé ses capacités techniques : peindre le sable ou le ciel s’est révélé trop difficile. Il n’en demeure pas moins que j’aime bien cette huile d’un peintre amateur.

 

Emmaüs Plain Blue, le Plongeur

Pour suivre le chemin

. Aller chez Emmaüs, quand l’envie vous en prend.

. Voir sur ce blog un autre billet Le "Emmaüs Plain Blue"   

. Photo EP                

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Dimanche 3 avril 2011 7 03 /04 /Avr /2011 17:16

Abel Faivre fait partie de ces artistes très prolifiques en phase avec leur temps, qui furent dessinateurs, Abel Faivre-2e emprunt 1916- aff 001affichistes, caricaturistes, humoristiques… Ses réalisations très connues se vendent encore aujourd’hui et bien, semble-t-il. Les références à son nom sur Google sont impressionnantes. La diversité des sites également. Citons pour exemple :

. d’un côté les nombreux sites dédiés à la guerre de 1914-1918 au plan pédagogique, culturel…

. les sites professionnels qui vendent ses affiches, ses dessins

. et de l’autre, une vacuité certaine et sèche sur ce que fut l’homme.  

 

Une ambiance bizarre

Même Wikipedia n’en dit pas grand chose. La seule source citée est le Musée Jean-Jaurés à Castres pour certaines de ses caricatures. La fiche pédagogique intéressante du Centre pédagogique d’Amiens, qui traite de « l’affiche avant-guerre : support publicitaire et oeuvre d’art », ne le cite pas non plus dans le texte. Ses auteurs utilisent pourtant deux de ses plus fortes affiches pour illustrer leurs propos. Il est vrai que le titre ne convient pas : il aurait été plus juste de parler de « l’affiche de guerre », ce qui aurait permis de couvrir l’avant-guerre et le pendant-guerre, comme on dit l’après-guerre. L’absence de citation et le décalage du titre interpellent. En l’absence de certitudes concernant Abel Faivre, on ne peut faire que des hypothèses. Serait-ce inconvenant que d’associer l’argent, la guerre et le jeune soldat qui donne sa vie pour la patrie ou y-a-til autre chose? 

Ses affiches de guerre

Elles connaissent encore maintenant un succès  impressionnant. Ce sont des affiches faites à la demande du Crédit Lyonnais chargé par le gouvernement français d’organiser et de gérer les emprunts de guerre. Il s’agissait de mobiliser le patriotisme des Français en vue de recueillir de l’argent pour poursuivre l’effort de guerre. Le thème du jeune soldat tendant toutes ses forces pour défendre la patrie s’imposait de lui-même. Il y eut vraisemblablement autant d’affiches que d’emprunts de guerre. Seules celles lancées pour les emprunts n° 2, 3 et 4 sont largement diffusées. Je n’ai trouvé aucune référence concernant le premier emprunt. Quant à « L’emprunt de la Libération », il clôt la série. La guerre est finie. Une nouvelle époque commence. 

 

L’affiche de l’emprunt n° 2

Elle date de 1916. C’est la plus consensuelle des quatre Abel Faibre, Le soldat, Guerre de 1914, Crédit Lyonnais, 3è Emprunt deaffiches de guerre d’Abel Faivre. On y voit un soldat en mouvement, le fusil en avant, le visage tourné vers nous, comme saisi par une photo, en marche vers l’Allemagne. Son visage jeune est ouvert. Le titre de l’affiche exprime son sentiment de confiance sur l’issu de la guerre : « On les aura ». En bas figure la double mention « Deuxième emprunt de la Défense nationale – Souscrivez ». A noter, l’économie des moyens utilisés par l’artiste, la simplicité des couleurs terre, l’écriture manuscrite pour la confiance et la souscription et l’allant empli d’équilibre de la composition. 

 

L’affiche de l’emprunt n° 3

Elle montre un poilu longiligne, calé contre le globe terrestre, s’apprêtant à ficher, les bras tendus, la hampe du drapeau de la liberté sur l’Allemagne. La date n’est pas précisée. Ce qu’on peut percevoir, c’est que du temps a passé depuis le dernier emprunt. Il n’est plus question de confiance, le soldat est obligé de se dresser sur la point des pieds. Il est convenablement vêtu, ses chaussures sont cirées, ses bandes molletières bien ajustées, sa besace garnie… 

 

Par contre le drapeau blanc de la Liberté qu’il porte est si troué et usé qu’on pense à un morceau de drap découpé à la hâte et imprimé au tampon rouge. Le monde, si noir et si lourd, occupe plus de la moitié de l’espace au total. Il pèse sur l’ensemble de la composition. On comprend que le combat est lourd et usant.  

 

L’expression est forte et l’ambivalence évidente. La liberté est chère à conquérir. En bas à droite, reste l’essentiel « 3è Emprunt de la Défense nationale – Crédit Lyonnais - Souscrivez ».  Seul reste en lettres manuscrites la mention « Souscrivez ». Le nom de la banque figurant désormais en gros caractères plus épais que les autres. La publicité de marque a pris le pas dans cette affiche très sombre.  

 

L’affiche de l’emprunt n° 4

Abel Faivre, Soldat de la Ière guerre, 4 Emprunt national,

 

C’est la plus forte et certainement la plus troublante. Elle date de 1918. On y voit un homme puissant nu, au corps d’athlète dans sa plus grande beauté d’expression, de plénitude forte et de détermination, combattant à la seule force de son glaive, qu’il tient de sa main droite, un aigle monstrueux qui l’écrase de sa puissance. Le sort est incertain, l’homme affronte d’une seule main le bec et les griffes de l’aigle noir qui ailes déployées occupe à lui seul plus de la moitié de l’affiche, cette fois-ci horizontale. Les autres étaient verticales. 

 

De sa main gauche, l’homme tire à lui le drapeau français dans sa partie bleue que lui dispute l’aigle. La composition est impressionnante. Aux ailes noires de l’aigle, répond le drapeau dans sa partie blanche en arrière du corps du soldat et le rouge vers le bas, comme une danse de vie face à la mort qui veut l’enserrer dans un piège mortel à trois pinces, le bec qui tue et les griffes qui immobilisent. Entre la bête et le drapeau, cet homme le glaive à la main. Il est vêtu de sa seule ceinture qui porte le fourreau de son glaive. Imaginez l’impact qu’a pu avoir cette affiche dans la population, qui savait fort bien  à ce moment là ce qui se passait, les soldats qui mourraient de faim, gazés dans les tranchées...

 

Au plan de la conception de l'espace, l’avancée est grande. La maîtrise est totale, un encadré enserre l’ensemble, avec des débordements volontaires pour montrer que la force du contenu l’emporte sur l’encadré :

-        le drapeau bleu tenu par la main en haut en partie gauche horizontale, à côté de CREDIT LYONNAIS en lettres majuscules,

-        le drapeau bleu dans la verticale gauche,

-        le bord de l’aile noire de l’aigle en bas, au dessus du « A » de NATIONAL dans l’expression SOUSCRIVEZ AU 4è EMPRUNT NATIONAL. 

 

Les lettres figurent désormais en lettres majuscules, avec un jeu sur le U qui se présente comme un V pour styliser les mentions et aérer l’ensemble. La mention du Crédit Lyonnais s’affiche maintenant ouvertement en haut. Le 4è emprunt devient un produit de la banque. Cette évolution également est étonnante. Il a fallu si peu de temps.  

 

Le seul commentaire que j’ai pu trouver concernant cette affiche l’inscrit dans un courant de « romanité ». Il parle d’ « un gladiateur, combattant l’aigle allemand à l’aide du drapeau tricolore ». Ce n’est pas ce que j’ai vu. J’y vois un homme qui tire à lui le drapeau que tient l’aigle fermement dans son bec. Personne non plus n'évoque cette nudité troublante et ce fourreau de l'épée. C'était en 1918! 

 

L’affiche de l’Emprunt de la LibérationAbel Faivre-L'emprunt de la Libération-1918-Royal Canada M

 

L’affiche, qui date de 1918, ne montre plus de soldat. La force des drapeaux des Alliés l’emporte sur tout autre élément pour montrer la victoire. L’ennemi, l’Empereur Guillaume II, muni de son célèbre casque à pointe, emblème du haïssable, avec son épée brisée, signe de la défaite, courbe la tête comme s’il était écrasé par le poids des drapeaux multicolores.  

 

On retrouve une composition en biais, cette fois ci au tiers et non plus à la moitié comme dans l’affiche précédente :

. à l’Empereur, la plus petite partie de gauche à droite en gris et blanc, avec un col noir et un nuage d’orage au-dessus de sa tête,

. au dessus de lui et dans toute la plus grande partie de l’affiche, des drapeaux enroulés qui semblent gonflés de l’intérieur, pour en montrer la force de vie. Il y a là un rendu impressionnant du tissus, des rayures et des couleurs pris comme un symbole d’une nouvelle vie, joyeuse. 

 

La mention de la banque a disparu au dessus de la scène de liesse. Seul dépasse le haut des hampes des drapeaux.                 

 

Pour suivre le chemin

. Lire le premier billet sur le thème de l'homme sur ce blog, M01 comme Man > Le soldat en pub  M01 comme Man > Le soldat en pub     

. Retrouver toutes les affiches de guerre de la Première Guerre mondiale - dont celles d’Abel Faivre - sur le site portugais tout à fait remarquable de la Biblioteca Nacional Digital http://purl.pt/398/1/indice_f.html

. Lire l’étude du Centre régional de Documentation pédagogique d’Amiens sur "l’affiche et la représentation du soldat pendant la guerre (de 1914-1918)" 

http://crdp.ac-amiens.fr/historial/soldat/aff_pres_presentation.html 

et aussi "la guerre de l’affiche" sur

http://www.royalalbertamuseum.ca/vexhibit/warpost/french/page41.htm

. Les affiches d’Abel Faivre en vente sur http://www.galaxidion.com/home/catalogues.php?LIB=saintlamb&CAT=469978

. Pour comprendre l’époque, voir la recherche d’Olivier Fillieule, L’avenir en crise (1914-1918)

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/mat_0769-3206_1990_num_21_1_410704   . . Mes remerciements aux contributeurs des photos; à retrouver ici dans l'album-photos "Symboles".  

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Art
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Mardi 15 février 2011 2 15 /02 /Fév /2011 10:35

Une bonne photo ---) C’est quelque chose d’infiniment précieux. Il faut tellement de conditions réunies au même moment qu’il vous sera quasiment impossible de la reproduire, même si vous connaissez les ingrédients de la recette.

 Blog 2011.02.13 020

 

Vous ---) Il faut que vous soyez prêt-e avec l’appareil photo déjà sortie de votre poche d’imperméable. Il faut surtout que vous soyez descendu-e de votre vélo, qui pour l’instant encore, ne vous fait pas la grâce de se tenir droit tout seul, sans votre intervention. Il faut donc s’arrêter, poser le vélo et prendre l’appareil. Rien que ça, c’est du boulot.

 

Etre là au lever du soleil ---) Déjà il faut du soleil et ensuite il faut être là au bon moment pour être à l’heure au colloque sur la « nouvelle gouvernance pour la gestion du patrimoine » organisée à la Faculté de Droit, d’Economie et de Gestion d’Angers.

 

Se poster face au soleil en rive droite de la Maine ---) Ca vaut mieux pour avoir le reflet des groupes d’arbres dans l’eau.

 

Avoir une eau parfaitement plane ---) pour avoir de beaux reflets. Pour cela, deux conditions sont nécessaires, ne pas avoir de vent ni de courant. Les deux étaient réunies ce matin là. 

 

Placer le pont à sa gauche ---) C’est une façon de dire que c’est vous qui vous postez à droite du pont en regardant de l’autre côté vers l’Est, vers le quartier Saint-Serge, en attendant que le soleil dépasse juste le haut du multiplex cubique dont vous voyez la masse. La fac de droit est juste à côté, non visible sur la photo. De cette façon, vous avez presque tout, le pont, l’eau, les arbres, le bâtiment et tous les reflets.

 

Saisir la pureté de la lumière du matin---) C’est un élément essentiel d’un lever de soleil réussi. Il n’est que de regarder ce ciel si pur que son immensité vous emplit d’une joie  profonde, juste avant de traverser le pont Confluence en pédalant gaiement rejoindre la fac.

 

Pour guetter le soleil à Saint-Serge

. Vous rendre en rive droite de la Maine, juste en face du CHU, pour découvrir ce nouveau pont mixte, tram-vélo-pied, et rejoindre le quartier Saint-Serge où se situe le pôle universitaire, signé par l’Atelier d’Arcature, architectes, une réalisation de qualité qui remet l’université au cœur de la ville et lui rend ses jeunes.

. Voir dans ce nouveau pont, dont le nom a été choisi par les Angevins, un nouvel élément phare du patrimoine d'Angers. Il n'y a pas que l'ancien pont de Verdun pour y figurer! Confluences est une réalisation également d'Arkature et Ouvrages d'Art, avec Thomas Lavigne et Christophe Cheron architectes. Il mesure 293 mètres de long avec une travée principale de 161m.  A voir sur

http://www.google.fr/search?hl=fr&source=hp&q=pont+Confluence+Angers&aq=f&aqi=g1&aql=&oq=

 

. Voir aussi la plaquette des Villes d’Art et d’Histoire consacrée à Angers « Laissez-vous conter le quartier Saint-Serge », ville-art-et-histoire@ville.angers.fr

. Trouver des infos plus sur www.angersloiretourisme.com

. Photo EP

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Mardi 28 décembre 2010 2 28 /12 /Déc /2010 15:39

 Emmaüs Plain Blue, le Plongeur

C’est un bleu forcément curieux, si non je ne lui aurais pas donné de nom. Il est la rencontre entre un bleu très intense avec une pointe de violet sur un papier simple de faible grammage qui a jauni avec le temps. Retrouver son nom de code me semble mission impossible. Ce qui semble s’en rapprocher le plus est le Blue 072 mixé avec le PMS 2738 en nuancier de couleurs Pantone.  

 

Mais il y a plus. Le papier, je viens de le souligner, est étrange tant il n’est visiblement pas fait pour ça.  C’est clairement du papier blanc d’emballage.  Mon autre sujet d’étonnement, c’est la cherté du cadre qui a été visiblement fait sur mesure dans du chêne clair pour les quatre éléments de la série.

 Emmaüs Plain Blue, l'Homme sans tête

Il reste ces énigmatiques coulures de gouache absolument densément uniforme au point que ce bleu a aussi pour particularité à mes yeux d’être « plein ». En fait en anglais, c’est encore mieux, cela pourrait être  alors du bleu « plain » comme il y a du bleu « Klein ».

 

Les dimensions extravagantes - 1,05 x 0,70m du cadre de chêne clair - offrent une surface de vide  impressionnante par rapport aux impressions bleues :

. le plongeur mesure avec 53 cm de long, non déplié

. l’homme sans tête, dit « La carotte », 56 cm

. l’amphore au long col 61cm.   

 Emmaüs Plain Blue, l'Amphore au long col

Il reste une quatrième gouache, pour l’instant sans titre. Et toutes ces gouaches ont été dénichées dans un des Centre Emmaüs de France, qui comme les autres, ont connu une forte affluence pour les fêtes. Vous comprenez alors le titre.          

 

Pour suivre le chemin

. Une première approche, http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_couleurs#B

. L’approfondissement sur http://www.awanaby.com/images/pantone_PDF.pdf

. Emmaüs France à redécouvrir sur www.emmaus-france.org/ 

. Photos EP de toutes ces oeuvres que je vous présente couchées, pour le fun.   

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Art
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