En quelques mots...

Elisabeth Poulain
Elisabeth Poulain est docteur en droit et a longtemps exercé dans l'enseignement supérieur et la recherche sur les questions de commerce, de marketing et d'enjeux internationaux. Auteur de nombreux ouvrages, elle choisit de porter un regard analytique sur le système qui nous environne, en montrant les liens de connexion qui le sous-tendent.

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Dimanche 18 décembre 2011 7 18 /12 /Déc /2011 16:14

C’est la nuit. Une nuit verte, jaune et noire, avec toutes les teintes d'un noir mâtiné de gris, de marron, déchiré de percées claires, strié avec des ombres d’arbres. Ce n’est pas une nuit forcément calme, ou bien c’est un calme qui s’installe quand la nuit s’obscurcit et que les peurs enfantines se réveillent ou se renforcent à mesure que vous avancez dans des brumes enveloppantes. Comme dans un mauvais rêve.

Alex Jansson-Sun rise at Cinnamon Hotel

 

Fatigué, comme tout voyageur parti depuis longtemps de chez lui, vous cherchez   l’auberge dans la forêt que des villageois un peu étranges vous ont promis : «  vous verrez, vous ne pourrez pas la manquer. D’ailleurs votre cheval va vous y conduire. Il connaît la route ». Et c’est ce que vous avez fait, faire confiance à votre cheval pour vous amener à bon port.

 

Presque endormi, vous avez bien cru entre-apercevoir un décor  étrange. Une colonne de maisons empilées les unes sur les autres, avec des fenêtres éclairées, des ailes à un moulin, une échelle… Jamais, avez-vous pensé, votre cheval, ne pourrait escaler cet escalier si raide creusé dans le rocher qui mène aux maisons. Il n’y avait pas d’abri pour lui.

 

Alex Jansson-The House of-deviant-artPour vous. Mais c’est bien votre dernier souvenir. Le matin au réveil, votre cheval à vos côtés, vous vous demandez bien où vous êtes. Vous avez des souvenirs très flous de couleurs de la nuit, de brumes bizarres, d’un escalier pentu, de drôles de maisons avec des toits partout. Un hôtel, certainement pas. Il n’y a rien de tout cela. Votre tête vous a joué des tours.
   
Dans le lointain, vous voyez  une toute petite maison qui a poussé sur une vielle souche. Elle ne ressemble pas du tout à votre rêve de la nuit. Pourtant, vous voulez vous en approcher. Elle vous appelle. Et vous partez, la longe de votre cheval à la main. En chemin, vous reconnaissez bien le rocher de la nuit, celui auquel vous vouliez accrocher votre fidèle cheval,  près duquel vous trouvez au matin un petit pain chaud avec un bol de lait tiède. 

 

Et c’est à ce moment là seulement que vous revient une autre drôle Alex Jansson-The Village of Ele Phable-deviant-artd'image de la nuit, que vous ne saviez pas  avoir vue, celle d’un éléphant transportant les petites maisons sur leur dos… Devant vous, sur le sentier, d'énormes empreintes de pattes d’éléphant.  Vous n’aviez donc pas rêvé.

 

Votre cheval à vos côtes vous regarde. Il vous sourit. Il est d'accord avec vous.  

   

Pour arriver à trouver le chemin dans la nuit et voir les dessins d’Alex en grand 

Cette petite histoire, en forme de conte, résulte de la découverte que j’ai faite du dessin d’Alex Jansson paru dans Europa n°25 d’avril-mai 2010 sous l’intitulé « Cinnamon/Alex Jannson/Sweden. » Le véritable titre du dessin que l’artiste lui a donné est  « Cinnamon Hôtel ». Le second dessin, qui appartient à la même série « Greenpunk »    a pour titre «The House of… » et le troisième « The Village of Ele Phable ».  

 

Alex Jansson-profile picture by enigma astralis-d4h6qwePour mieux comprendre l’univers graphique de cet illustrateur et voir ses créations en grand, voir : 

. son site  http://www.alexanderjansson.com/

. un autre de ses sites, sous le nom d’astralis  http://enigma-astralis.deviantart.com/

. sans oublier son blog http://distortionsandmysteries.blogspot.com/

 

Le magazine des chercheurs de l’Université de Nantes :  L’Europe en long, en large et de travers sur www.journaleuropa.info

   

Photos AJ, avec mes remerciements. J'ai eu beaucoup de plaisir à faire la connaissance de quelques oeuvres de cet artiste!   

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Art
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Vendredi 16 décembre 2011 5 16 /12 /Déc /2011 15:53

On a déjà beaucoup essayé dans ce domaine dans un passé récent. Comptez 20 ans, soit une séquence de temps générationnel dans le monde du vin. Ce qui donne entre quatre et cinq générations par siècle, avec à chaque passage de génération, des changements plus accentués. Une bonne idée, la petite bouteille de vin, est-ce vraiment le cas ? 

La petite bouteille

Dans l’euphorie du passage au 3è millénaire, l’idée que les ventes de vin allaient exploser de façon exponentielle était largement diffusée dans la profession, pas seulement en France Bouteille 20cl, Pop de Pommery, Champagned’ailleurs. La presse professionnelle, les grands salons professionnels de vin  dans le monde s’en faisaient les messagers. La petite bouteille allait permettre de rapprocher le vin du consommateur, en permettant à chacun-chacune de multiplier la personnalisation de ses modes de consommation du vin. Chaque occasion de dégustation devenant un jeu qui allait révolutionner le lien entre le vin et l’amateur-e.

Les avantages

Elle - la petite bouteille  semblait avoir toutes les qualités. On ne jetait plus, on pouvait boire juste ce qu’on voulait sans ‘s’obliger’ à finir une bouteille ou à jeter le reste dans l’évier.  Il y en avait pour chaque utilisation, pour chaque sortie, pour chaque âge. Cette souplesse de consommation permettait aussi et surtout d’avoir sa propre bouteille, sans être obligé de passer par ce que j’appellerai « le médiateur » de la bouteille, celui qui ouvre et  sert le vin de la bouteille. La relation à trois devient une relation à deux, comme dans le cas de la bière.

L’augmentation de la valeur de la marque

Pour les entreprises du vin, la petite bouteille permettrait d’augmenter la part de valeur ajoutée propre de la marque par rapport au produit. La stratégie marketing et communication allait connaître des sommets et ceci durablement puisque le lien avec le client pouvait commencer plus tôt et se prolonger plus tard en variant les présentations des petites bouteilles. Pour les jeunes en boîtes, des habillages chamarrés ‘flashy’, pour les amateurs distingués de la classe, pour tous les autres une panoplie accordée aux codes de communication de la marque, variables selon les cultures.

Le renforcement de l’audace et son coût

La petite bouteille allait enfin libérer l’énergie créatrice des marques pour celles qui pouvaient se le permettre bien sûr. Cet aspect concurrentiel est au cœur de la démarche. Investir dans une nouvelle bouteille, créer des chaînes d’embouteillage dédiées, avec toutes les pièces de l’habillage revue à neuf coûtent extrêmement cher. Il faut dans cette optique non seulement créer des collections annuelles, voir pluri-annuelles, variables en fonction des marchés et des types de distribution, mais aussi gérer tout l’aspect logistique et réglementaire de la démarche, invisible pour le consommateur.   

La réaction des vins à bulles

La présentation  classique   Bouteille 20cl, Pop de Pommery, Champagne

Ce sont les grandes maisons de Champagne qui se sont lancées les première. Au cours de leur riche histoire, ce sont elles qui ont toujours su aborder et s’installer durablement dans tous les marchés du monde, en réussissant le formidable pari d’avoir des marques puissantes qui ont un sens fort dans tous les pays du monde, sans renier leur identité « vin ».  Une autre explication tient justement au Champagne  : c’est le vin le plus et le mieux valorisé de toute la planète. Il est donc possible de lui associer des surcoûts dés lors qu’il y a valorisation au final. Pour cela, une seule solution,  tester le marché. Voici trois exemples de petites bouteilles  de Champagne et un de vin pétillant qui datent du passage du siècle.

 

. Pommery s’est lançée en 1999 avec POP, un extra-dry dans une bouteille de 200ml lourde à muselet reproduisant fidèlement la grande champenoise classique lourde de 75cl à muselet. Seule autre innovation majeure, son verre bleu sur lequel se détache une étiquette ivoire aux coins arrondis avec Bouteille 20cl, Veuve Clicquot, Champagneune inscription relief du même bleu brillant. Le reste de l’habillage est argent. L’alliance entre le bleu profond, l’ivoire et l’argent du métal est franchement réussie. 

 

. Veuve Clicquot a gardé tous les codes de sa marque phare pour ce Brut. La petite bouteille est exactement semblable à sa grande sœur. Les éléments de l’habillage ont seulement été réduits de façon à respecter exactement l’équilibre de la bouteille. La Maison n’a pas eu grand effort à faire : elle est habituée à gérer toutes les tailles de bouteille. Elle a pu ainsi conserver la contre-étiquette qui explique avec précision les lieux dits des crus de VC qui constituent la « Cuvée brute Bouteille 20cl, Piper Brut, ChampagneCarte jaune. » 

 

. Piper Heidsieck a fait un choix différent pour sa Piper Brut. Ce n’est pas tant de  raccourcir son nom, que le fait que la  bouteille soit revêtue d’un plastique rouge thermo-formé. Les inscriptions sont imprimés en doré bronze que l’on retrouve en métal pour finir le haut de la bouteille et surtout cacher le bouchon noir à vis. Celui-ci est la troisième modification, au moins aussi importante que la taille de bouteille.

 

. Mumm Napa « Cuvée M , Méthode traditionnelle » (les deux mentions en français) , un sparking wine de la Napa Valley (Californie) a gardé le vert de la bouteille traditionnelle à muselet, plus petite toutefois (187ml), Bouteille 187ml, Mumm, Sparkling Wine, Napa Valleyavec une harmonie de deux bleus pour l’étiquette et la jupe du haut. La contre-étiquette décrit le vin « Magic, Memorable, Magnificent, Mumm », donne des instructions d’ouverture et reproduit les mentions légales relatives aux risques pour la femme enceinte, de risque de conduite …L’étiquette est centrée sur le M de Mumm qui semble éclairer le monde tel un phare. Ce produit et ce format ne sont pas destinés au marché français.   

L’habillage chamarée

Pour faire la différence d’avec ses plus célèbres concurrentes, le Champagne Pop, une marque propriété de Vranken, s’est  adressé à un créateur Olivier Lannaud pour concevoir des habillages peints sur la bouteille. Ils s’ajoutent à la petite bleue pour former un trio contenu dans un coffret en rhodoïd transparent « Art Pop Collector ». L’artiste a joué avec l’image de la bulle, qui enserre ou jaillit  de la marque. D’autres modèles viennent compléter les premiers modèles : un Pop rosé plus doux en bouteille rose pour être vendu avec l’extra-dry bleu. La sortie de la déclinaison pour l’an 2000 fut un succès selon la marque, qui continue depuis lors.   On trouve d’autres  modèles plus récents de Pop  sur Internet, qui entrent, à mon appréciation, dans le cadre de la politique de communication de l’entreprise.   

 

     Bouteilles 20cl, Pop, Champagne Vranken

La situation des vins tranquilles

Elle est beaucoup plus contrastée et compliquée. La problématique est profondément différente. Il ne s’agit plus ici de promouvoir un type de vin qualitatif par définition, à déguster dans des instants de fête mais du vin certes à qualité suivie garantie mais sans lien direct particulier avec la fête le soir. La petite bouteille ne prend sens qu’en relation avec les gammes de cépage de vin, vues sous l’angle de la culture américaine du vin. Il faut aussi avoir en amont  accès à des producteurs des différents cépages, ce qui a pour conséquence  que la petite bouteille ne concerne que les négociants capables de décliner la gamme des principaux cépages français. Reste à trouver les distributeurs capables de faire le lien avec les acheteurs consommateurs.

 

Nicolas, Monoprix et Carrefour par exemple ont testé la mise en rayon de collections de vins de cépage en provenance  en particulier de régions de grande production,   comme le Languedoc par exemple, pour lancer des collections de plusieurs vins de cépages faciles à boire, des vins qui sentent bon le soleil de l’été et les vacances.  Le lancement de la collection « Just by Paul Sapin » a été réussi. Pourtant la gamme nBouteille vin 25cl, Just by Paul Sapin, LArt de Vivre des Vignerons Catalans’est plus vraiment visible en France dans les circuits de grande distribution. Il est vrai aussi que celle-ci a depuis le début du siècle singulièrement continué à resserrer la voilure. Actuellement, on trouve des Just dans les restaurants de la SNCF.  

 

Les Vignerons catalans ont sorti au début des années 2000 une gamme courte de trois vins, deux rouges et un blanc, un Côtes du Roussillon. Le marché a répondu positivement avec curiosité ; le succès fut d’estime pour ces vins de France à forte présentation contemporaine qui surfent sur l’air du temps. La bouteille est une petite bordelaise de 25cl en verre vert fin. La présentation est codée pour émettre un message de style anglo-saxon, avec son bouchon à vis bien pratique, orange pour le repérage, le nom de la série « Art de vivre » qui entendait révolutionner la relation au vin et le clin d’œil en guise d’humour fin. C’est l’étiquette style « carte de visite »  qui le donne pourtant, avec son rond orage tiré de l’étiquette ivoire. 

L’épineuse question du prix

En 2003, il y avait là un vrai concept, une déclinaison et une réussite visuelle, le tout aurait du réussir aussi bien en France qu’à l’export. Que s’est-il passé ? C’est le prix qui a fait problème. Des prix relevés dans le site de Paris gourmand montrent l’évidence de la relation le prix du vin et les modes de conditionnement pour le consommateur :

2, 99E pour une 75cl, 5,99E pour 4 x 25cl face aux 9,99E pour un BIB de 3litres.  

Pour 6E, vous avez le choix entre 150cl en 2 bouteilles, 100cl en 4 petites bouteilles et 200cl avec l’outre à vin qui en contiendra encore 1  litre en plus. Selon une déclaration des Vignerons au journalistes de Stratégies.fr à l’occasion de Vinisud (22-24.02.2010), le BIB connaît un vrai succès au point de distancer la vente en bouteille (57%),  « sa progression est de +33%, la 75cl stagne et la 25cl vivote ».

 

La dimension prix est certainement  plus complexe qu’elle le semble au vu de ce seul exemple. Par exemple le soutien à la promotion du vin sur le lieu de vente n’apparaît pas. Il n’en demeure pas moins que le problème est réel : boire du vin est certes un plaisir, on n’en fait pas la fête pour autant tous les jours. 

La grande difficulté est de connaître le « vrai » coût du vin, quand on compare un vin de négociant avec un vin de vigneron. Comment le vigneron calcule-t-il le coût de  vin en bouteille sachant qu’il joue l’équilibre financier de son exploitation sur le BIB. N’a-t-il pas tendance à majorer le prix à la bouteille ? Je suis frappée pour ma  part par le prix élevé du vin en bouteille en vente directe au chai, alors que le prix pour le particulier est majoré par le prix du transport à sa charge. Et que c’est lui qui supporte le coût du stockage. 

  

L’importance de voir le vin pour le boire

La seule explication « prix » ne saurait pourtant suffire. Elle est évidemment très importante. Elle n’est pas fondamentale dés lors qu’il s’agit  de vendre  en grandes quantités, en assurant une qualité objective à un prix accessible, en rendant le vin disponible en particulier dans  des circuits de distribution hors du domicile familial. Une 25cl d’un Cinsault Just vaut 4E  quand vous prenez un sandwich chaud chèvre et jambon cru (6,80E)  dans le train. Même en dehors de chez soi, la relation avec une vraie bouteille est très importante. Il faut pouvoir voir la bouteille quand on voit le vin. Sans la bouteille, la relation devient plus difficile.  C’est peut être une explication aux essais non concluants de vente de vin en verre operculée toujours dans les trains de la SNCF.  

Bouteilles vin 25cl, Just by... et L'art de vivre

Le lien avec la petite bouteille

Reste la question de savoir si la dimension de la bouteille joue un rôle dans cette association sensorielle globale du vin. Visiblement l’accord est possible avec une bordelaise suffisamment grande pour ne pas avoir l’air d’un jouet de plus. L’essai semble réussi pour Just et des Arts de Vivre, sans en attendre des grands volumes. Pour les Champagne, la petite bouteille en habillage classique peut être une bonne alternative à l’obligation de sélectionner un spiritueux dans des bars branchés. Ce sont surtout les femmes qui sont visées dans ce cas là, pour faire chic aux Etats-Unis en particulier. Quant aux jeunes ciblés par les habillages flashy des vins à bulles, je les vois comme un outils de plus pour faire parler de soi dans une politique de communication type "facebook". 

Pour suivre le chemin du vin

. Rendez-vous sur le site des Vignerons catalans      http://www.vinduroussillon.fr/les-vignerons-catalans/index.html

. Voir le site du « spécialiste de France et du Nouveau Monde des petits contenants », le créateur notamment d’une collection de 7 cépages, disponibles en 4 contenants de bouteille,  négociant à Crèches sur Saône dans le Maconnais http://www.paul-sapin.com/contact.php

. Lire le billet d’Alain Fourgeot sur   http://www.fou-rgeot-de-vin.com/article-just-des-petites-lampees-de-rose-dans-le-tgv-avec-un-gourmand-85741285.html

. Photos EP des bouteilles que j'avais achetées pour les montrer aux étudiants en Master Vintage.

 

 

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Vin & Spiritueux
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Mardi 13 décembre 2011 2 13 /12 /Déc /2011 17:09

Elle est tellement mignonne que je ne peux résister à vous la faire admirer bien que nous soyons officiellement en hiver, alors qu’il fait plein soleil, avec un thermomètre qui affiche allègrement un 14° à midi.  Je l’ai ‘découverte’ l’été dernier lors d’une promenade. 

Montreuil-Juigné, la Mayenne, la péniche

La péniche en vacances

Elle est située au bord de la Mayenne, après Montreuil-Juigné et un peu avant l’écluse de la Déabière qui marque la fin du chemin. L’endroit est stratégique ; son point d’amarrage est proche d’un parking situé au pied du coteau qui mène à Montreuil-Juigné. Elle voulait avoir des arbres proches. C’est fait, tant pour bénéficier de sa dimension nature que pour être un peu protégée du regard des promeneurs et cyclistes.

Les pots à la lumière, le linge à l’air

Toujours dans cette optique verte, la dame qui habite la péniche a sorti ses petits pots de cactus et autres succulentes pour les poser à l’arrière de la cabine à l’extérieur, pour qu’ils prennent l’air. A l’avant, c’est le linge qui sèche au vent léger tendu sur une ficelle. Un peu plus loin encore sur le pont, une potée de plantes marque le milieu de la péniche. A sa proue, le drapeau breton attend une brise un peu plus forte pour lui permettre de se déployer. L’instant est propre au repos. 

 

La péniche est rutilante de propreté. Le linge est placé en ordre, en commençant par la chemise, les pantalons et les petites pièces de dessous. Ses peintures délicates viennent d’être refaites dans une harmonie chromatique parfaitement assortie au vert encore quasiment printanier de l’herbe. L’herbe le long du chemin vient d’être coupée. Tout est rangé. Les promeneurs sont enchantés. Il flotte un petit air de magie gracieuse sur la rivière.  

 

La Mayenne, Montreuil Juigné, le chemin de halage

La Mayenne

A cet endroit, on la dirait tirée d’une carte postale montrant les beautés de la campagne française. Elle est une rivière tranquille dont l’étiage est garanti par l’écluse mais aussi en face de nous par un seuil en travers des bras secondaires  pour conserver l’eau dans le cours principal. On a peine à imaginer qu'il  permettait le transport fluvial de charbon ou de pièces de métallurgie jusqu'au XIX siècle. Le chemin de halage témoigne pourtant de  l’importance dans le passé du transport fluvial. Ce n’est qu’au XIXè siècle que les échanges se firent principalement par la route. 

Les îles en face

Le paysage, qui fait face à la rive droite de la Mayenne, là où se trouve les marcheurs et les cyclistes, de l’autre côté du chenal, est difficile à interpréter. Il est composé de plusieurs îles, dont certaines sont de grandes dimensions. Le plus troublant à mon goût est qu'elles n'ont pas de nom.Reste le plaisir d'attendre un bateau la franchir.

 

 

La Mayenne, Montreuil Juigné, l'écluse

Pour suivre le chemin

. Voir le plan de la commune de Montreuil-Juigné d’Angers-Agglomération. Elle vous est remise fort aimablement et gratuitement quand vous la demandez à la mairie.

. Découvrir  les Basses Vallées Angevines sur http://www.wiki-anjou.fr/index.php5/R%C3%A9gion_d%27Angers#Basses_vall.C3.A9es_angevines

. Prendre avec vous le topo-guide des Basses Vallées angevines à pied, de la FFRP.

 La Mayenne, Montreuil Juigné, passage à l'écluse

. Lire les premiers billets sur le thème des petites maisons sur ce blog :  

Les petites maisons en bouteilles WOBO Heineken     

Les petites maisons des Ardoisiers d'Angers Trélazé     

Les petites maisons > La vogue des "Empilables"     

Les petites maisons > Les tentes pour réfugiés     

Les petites maisons > L'entre-deux > Entre cabine et cabane de plage     

Les Petites Maisons de la Cour > La Cour des Petites Maisons > Angers > Doutre     

Les petites maisons > La valse des conteneurs > Du transport à L'habitat

. Photos EP, la péniche, les îles en face, l'écluse, à retrouver dans l'album-photo "Paysages". Sur la dernière photo, vous découvrez une vedette toute blanche qui va remonter la Mayenne et croiser la péniche à l'arrêt un peu plus loin positionnée elle vers l'aval. Deux mondes, deux ambiances vont se saluer!  

 

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Style de vie
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Lundi 12 décembre 2011 1 12 /12 /Déc /2011 17:38

Ce sont toutes deux des caravanes blanches du début des années 60. On n’en voit plus sur les routes. Toutes deux sont des caravanes françaises, avec des noms anglo-saxons pour faire « moderne ».  C’est ce que montre aussi ces publicités, cette volonté de les présenter comme quelque chose de vraiment nouveau, mais sans aller trop loin pour ne pas effaroucher les clients. 

La caravane Star

Elle est  sobre et sans esbroufe. Pourtant, elle présente ceci de remarquable, ses nombreuses fenêtres, qui permettent de se sentir bien à l’intérieur comme à maison. Les rideaux étaient un des premiers signes d’un foyer bien tenu, qui empêchait aussi de voir à l’intérieur. A l’époque où la caravane a été construite, on ne connaissait pas encore les baies panoramiques qui occupent toute la largeur de la caravane. Autre particularité qui ne fut pas retenue dans les évolutions postérieures, la caravane est tournée vers l’avant, avec vue sur la voiture qui la tire. En conséquence la porte s’ouvre à l’arrière.  

Blog rose 2011.10.23 038

Ce sont ses petits rideaux bonne femme bien tirés qui occultent plus de la moitié de la vue qui distinguent cette Star des autres. Malgré cela, elle garde un aspect un peu sévère, renforcé par le visuel qui adopte une double forme géographique en forme de pince en noir et gris sur fond blanc que traverse un rayon jaune, en référence à Star, l’étoile, la marque du constructeur, mais pas franchement le chaud soleil. Il aurait fallu alors un jaune plus chaud.  

La caravane Miami 

Elle représente aux yeux de ses constructeurs le rêve américain avec un palmier de Floride et le grand soleil de là-bas, sur le côté gauche en dehors de la photographie prise l’hiver quand la nuit tombe. On y voit une caravane de petites dimensions  vue de l’arrière afin de mettre la grande baie vitrée à l’honneur. Pour la première fois, la porte est ouverte pour vous inviter à monter. Mais il n’y a pas de marche pour entrer.  

Blog rose 2011.10.23 026-copie-1

Une grande baie panoramique dégage tout l’arrière de la caravane. Du coup la porte est placée sur l’avant. Point commun avec la Star, des rideaux bonne femme ornent les fenêtres, mais sans volonté cette fois-ci de cacher l’intérieur. Miami est un bon exemple du décalage qui peut exister entre une vision moderniste de vacances à la française et la réalité américaine. On ne saurait imaginer une telle caravane sur le sol américain, où est née l’Airstream (1936), la plus mythique des marques, dont le design tout en rondeur est encore maintenant époustouflant. 

Le publicitaire  n’a pas oublié de placer à la gauche de la photo un soleil jaune-orange, qui lui a une allure d’étoile, au dessus de grandes feuilles bleu ciel d’un palmier stylisé, avec du sable bleu en dessous. Cette audace chromatique renforce curieusement le bleu turquoise de la photo hivernale de la caravane.  

Pour suivre le chemin

. Voir les billets précédents sur ce thème

Style de Pub > La Blue Bird Caravan

Styles de pub > Caravane anglaise > Isn't she a beauty?    

  Pub caravanes & Co > Un style de vacances > Ma Coquille 01/38

 

. Lire « L’esprit du camping », Cheminements éditeur, France Poulain et Elisabeth Poulain auteurs

. Sur le net, on trouve des références à la Star, une caravane renommée pour sa solidité fabriquée à Saint-Brieux. Celles qui sont en vente datent des années 70, 80. Quant à la Miami, je n’ai rien trouvé de particulier. 

Par Elisabeth Poulain
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Dimanche 11 décembre 2011 7 11 /12 /Déc /2011 17:12

La sur-représentation de la Tour Eiffel

Tour Eiffel, galerie marchande, provinceJ’en vois partout. Il est vrai qu’à partir du moment où on a pris conscience de cet envahissement visuel,  le déclin du symbole semble s’annoncer. Est-ce vraiment le cas ? Les entreprises qui utilisent sa silhouette plus ou moins exacte le savent bien. Elles surfent sur ce trop de trop, comme on accroche encore un wagon à une locomotive qui en tire déjà beaucoup. Puisque ça marche, pourquoi ne pas continuer? C'et ce que montre la devanture de ce magasin dans une galerie marchande.

 

C’est ce que fait aussi par exemple France 2 dans son édition du 20 heures avec une photo sur-colorisée censée peut être montrer la beauté de Paris la nuit ou plutôt la puissance de la ville, siège de tous les pouvoirs.

 

On comprend qu’en 1960, l’image de la Tour était un symbole de l’aura de la puissance de Paris en France. Quand on  était parisien ou parisienne alors, on était un peu plus « haut perché » que d’autres quand on « descendait » en province. Le langage est terrible parce qu’il est révélateur. Utiliser actuellement l’image de la Tour est toujours une façon de bénéficier non seulement de sa renommée mondiale mais aussi de celles de grands annonceurs qui depuis des années ont ancré son image dans l’univers du luxe féminin encore le plus souvent.

Tour Eiffel, Yves Saint-Laurent, Lunettes

Yves Saint-Laurent recourt à la Tour pour des lunettes (de soleil) de nuit sur fond du Ier et second étage qui rutile en doré sur fond de nuit noir. Nina Ricci utilise plus classiquement une tour scintillante d’or brillant de lumière avec l’Opéra en or mat en arrière-plan pour pousser son parfum couleur or miel « Love in Paris » sur fond rose mauve. Ces deux exemples tirées d’Elle datent de 2005 - 2006.  En point commun, ces deux publicités se partagent une certaine vision de la nuit. Le jour, la situation est plus composite.

La Tour le jour, un grand bazar visuel

Elle est partout, d’autant plus logiquement que sa reproduction est maintenant clairement libre de droit. On va donc la retrouver sur de très nombreux supports si variés qu’on si perd. On peut l’acheter en papier en forme de panneau haut et étroit à coller sur les murs des appartements, en grand bibelot en fer gris ou rouge à poser par terre ou sur un meuble, reproduit sur des coussins ou directement sur le fauteuil, en arrière plan de publicité pour des  parfums chers ou des vêtements bon marché, pour vendre des chaises « bistrot » posées sur un balcon d’où on voit la Tour, directement  associée à Paris ou à la France, assortie en couple  avec Big Ben, en forme de porte-clé en cuir offert lors de réunion internationale de travail à Paris, sur une publicité de la marque de bière 1664, en boîte de métal contenant des biscuits à acheter chez Conrad Shop ou chez Total dans des grandes aires d’autoroutes touristiques … Elle fait le plaisir des enfants  en briques Lego à assembler et des adultes en puzzles à son effigie. 

 

Tour Eiffel, Nina Ricci, Parfum Love in ParisLe passage du millénaire nous a fait re-découvrir la Tour, comme égérie d’une ville où la vie  semble si facile. Depuis lors, son succès n’a pas faibli. En 2006, Christine Bottero-Lhardit, une journaliste de ELLE (21.11.2005), avait répertorié 20 objets utilisant l’image de la Tour Eiffel,  membres de cette grande famille hétérogène qui met sur le même plan le bon et ce qui l’est moins. Elle avait soigneusement évité de citer les grandes marques de parfum qui font régulièrement de la pub dans son journal et les autres magazines féminins. C’est pourtant à la publicité française d’abord que la Tour doit son succès, bien avant les touristes. 

 

A quelques semaines de 2012, le score est au moins aussi varié et la moisson presque aussi riche. Les marques ont changé. Le bon goût est parfois absent comme pour cette bouteille de Fine Cognac Deribaucourt en forme de Tour Eiffel visiblement faite pour l’étranger.

 

La Tour, la nuit, comme une île

Elle prend encore plus de force. On oublie ce qui l’entoure. Elle Tour Eiffel, Beaux Arts Magazine, Loustalest un phare qui attire et qui neutralise tout ce qui est à côté et en dessous. Elle seule est capable de défier les éléments, comme  Beaux Arts (avril 2011) qui montre en couverture une version du dessinateur Loustal d’une Tour Eiffel éclairant le monde à partir de son rocher entourée d’eau comme une île. 

 

Sur une autre photo ancienne, on la voit dirigeant son rayon bleu sur la ville  assombrie striée de petits rayons bleus. C’est sa dimension magique que ce  La Tour Eiffel et la foudre.PHoto d'un amateur-20110905PHOWcliché d’un amateur reproduit en 2011 par la sélection photos du Figaro.  

 

La Tour verte

Elle continue à  attirer les photographes amateurs, les professionnels, les cinéastes qui vont jouer avec ses lignes terriblement graphiques.. Elle ne fait que devancer le projet actuel de la végétaliser du haut en bas. Sa structure pourrait, selon les concepteurs, porter sans problème  le poids supplémentaire du sur-habillage contenant poches de terre, plantes et réseaux d’eau !    Tour Eiffel végétalisée-Batiweb-2011.12.02

 

Une autre version verte est celle choisie par The Good Life d’une carte d’Europe verte très développement durable pleine page de Khuan +Ktron. On y voit un circuit européen des grands noms de l’automobile avec par exemple Aston Martin, Jaguar et Triumph comme capitales au Royaume-Uni, Porsche, Audi, BMW et Mercedes Benz pour l’Allemagne…Pour la France et la Belgique, en l’absence de ces grands noms qui font rêver les hommes, c’est la Tour Eiffel qui est choisie pour meubler, l’Atomium pour la Belgique… 

La Tour et l’eau 

La plus jolie publicité récente pour un salon est une composition photographique  choisie pour le dernier Salon Piscine et Spa de décembre 2010 à Paris, Porte de Versailles. Son titre « venez, rêvez, plongez »  avec la Tour dans la brume au lointain. De Paris, il ne reste rien, si ce n’est qu’une ligne de Tour Eiffel, Affiche salon piscine, spa, 2011colline dans une brume bleutée légère.  Seule se détache la fameuse silhouette dans le fond au dessus de la tête de la jeune femme allongée au bord de l’eau de la piscine au bord de la Seine. En comparaison, la photo prise sur un pont avec la Tour entourée d’arbres dans sa partie supérieure gauche pour la Paris Design Week (12-18 septembre 2011) paraît bien convenue.  

La Tour de photographes en noir et blanc

Les grands photographes se sont bien sûr intéressés à la Tour, s’inspirant peut-être de la fascination exercée par la célèbre photo de Charlie Chaplin et les aiguilles de l’horloge dans les Temps modernes (1936). Une photo est particulièrement célèbre. C’est celle intitulée « le peintre de la Tour Eiffel » prise par Marc Riboud qui a utilisé de façon formidablement réussie le triangle composée par les poutrelles (1953).  Jean Larivière, un photographe de mode qui a trTour Eiffel, Salon FIAC 1994availlé pour Elle,  à son tour, a su jouer avec les poutrelles pour son album « la Tour Eiffel à Etretat » (août 1997). Il a choisi le croisement des poutrelles pour mettre en ligne géométrique une jeune mannequin habillée de blanc pour faire contrepoint au noir des poutrelles. En 1994 –8-16 octobre-, l’exposition organisée par la FIAC à l’Espace Tour Eiffel Paris-Quai Branly utilise pleinement les contrastes noir et blanc, pleins et ajourés de la Tour (Beaux-Arts Magazine n° 126 septembre 1994). 

Des versions d’illustrateurs

C’est le cas d’une couverture de Michel Boucher pour un livre de promenade sur « Paris inattendu ». L’ombre du promeneur est une Tour Eiffel simplifiée qui avance avec lui sur le trottoir. Tour Eiffel, Michel Boucher dessin couvertureD’une façon amusante, Michel Dansel, l’auteur, ne la cite pas. Elle est trop connue pour l’inspirer (Hachette). Pour compenser, deux autres dessins utilisant la Tour sont insérés dans le guide: on y voit une vache qui a deux tours en guise de     corne et surtout une statue de la liberté avec un soche mâtiné de tour.   

 

D’autres comme Pomme Y alignent les monuments de Paris en noir et blanc pour mieux jouer le contraste dans une auto-pub pour se faire connaître. C’est un studio de retouche de photo implanté à Paris, Londres, Tokyo et New York. Leur Tour est volontairement kitch pour mieux se faire repérer. 

La Tour souvenir

J’ai deux  clichés qui me restent sur la rétine.

 

. Le premier très réussi est un portrait d’une inconnue prise par un amateur dans les années 50 sur le pont de Bir Hakeim, qui même du Palais de Chaillot rive droite à la rive gauche  où se trouve la Tour Eiffel. C’est une photo carrée en noir et blanc oubliée par une dame âgée sur le comptoir d’un magasin en province comme on dit quand on vit à Paris. Tour Eiffel, Photo d'amateur, années 50

 

. Le second est une tentative de 2011 pour essayer de faire de la Tour un mémorial des évènements sanglants de New York du 11 septembre 2001, avec ce slogan « The French will never forget ».On  y voit la Tour entourée de deux échaffaudages (à voir dans l'album-photo "Symboles" sur ce blog). Ce n'était  clairement pas  une bonne idée. On ne joue pas avec les épreuves comme celle qui eut lieu à New York ni avec les symboles.  

 

La plus belle pour aller danser

Quoi qu’il en soit de ces parades amoureuses, des trésors d’ingéniosité et d’oeil neuf, qui - je m’en aperçois  maintenant - présentent toujours la Tour vue de la Seine ou de la rive droite de Paris dans un décor classique  - voici pour finir ce billet un formidable cliché dans une perspective époustouflante mis en ligne  Wikipedia par un photographe allemand –Taxiarchos228 de son pseudo -  qui montre la Tour vue des Invalides. C’est une photo aérienne rare. Elle est incroyablement forte.   

Pour suivre le chemin

. Voir le grand billet de Wikipedia sur Paris, avec cette superbe vue de la Tour, le Palais de Chaillot en collerette arrière sur fond panoramique des buildings de la Défense, en date d’octobre 2010, avec mes remerciements au photographe Taxiarchos228

http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Paris_-_Eiffelturm_und_Marsfeld.jpg

 

Tour Eiffel - Eiffelturm und Marsfeld2 Taxiarchos228 Wikipe

. Voir le site de Loustal  http://www.loustal.com/index.php 

. Dessin de Michel Boucher d’un marcheur à Paris dont l’ombre est en forme de tour, en couverture de « Paris inattendu » de Michel Dansel, Hachette, à retrouver sur son site http://www.michelboucherillustrateur.com/

. Dessin par Khuan + Ktron de la Tour comme symbole de la France  dans une Europe verte dont les capitales sont des marques de voiture. Seules Paris avec sa Tour  et Bruxelles avec l’Atomium ont le droit d’être indiquées pour cause d’absence de marque de voiture de luxe, sur le nouveau magazine pour homme, The Good Life n° 1. Dessin à voir sur le compte Flickr de Khuan Caveman Co sur http://www.flickr.com/photos/khuan/ 

. Voir les deux billets précédents parus sur ce blog sur le thème de la Tour Eiffel

Marketing territorial > La Tour Eiffel 2 > Partout dans la pub     

Marketing territorial > La Tour Eiffel > Emblème de Paris > La France  

. Photos EP, avec mes remerciements aux auteurs

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Interculturel
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