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Le Blog d'Elisabeth Poulain

Amsterdam, la Ville du Vélo > La couleur, le pont, l’eau & les façades

31 Juillet 2016, 16:49pm

Publié par Elisabeth Poulain

* Amsterdam, les vélos, le pont, l'eau du canal et les façades, Cl. Elisabeth Poulain

* Amsterdam, les vélos, le pont, l'eau du canal et les façades, Cl. Elisabeth Poulain

Le titre d’abord. Aujourd’hui, je vais vous parler d’une histoire de vélos qui se déroule toujours à Amsterdam en hiver, quand il vient de pleuvoir et qu’il fait doux. C’est un moment idéal pour se promener dans le centre ancien d’une ville très ancienne, à un moment de l’année où on ne voit guère de touristes. Il y fait bon partir à l’intuition, avec bien sûr une carte dans la poche et l’assurance aussi de toujours pouvoir demander son chemin à un passant, ou s’il n’y en a pas, à un commerçant. Ils sont toujours tous très accueillants, surtout quand vous leur expliquer en anglais comment vous vous promenez. Ca les fait rire d’entendre que des gens partent à la découverte de leur ville uniquement au flair : à droite, à gauche, tout droit…quitte aussi à revenir en arrière! On ne se trompe pas quand on découvre.

Le cliché vous montre une belle rencontre sur le pont qui surplombe un des grands canaux du centre, entre quelques vélos attachés à la rambarde. Ce sont, fait remarquable, trois vélos de dame tous tournés dans le même sens vers la gauche, avec un noir à l’avant, un jaune superbe à mon goût et un orange très réussi également à la fin. Notons que tous sont attachés, le premier à l’axe du guidon à la seconde rambarde, le second également mais par la roue avant en incluant le poteau et le troisième par l’axe de la selle avec le pneu arrière à la 2e. . Notons que les anti-vols sont tous différents, avec pour le Ier une grosse chaîne revêtue d’un plastique noir à l’avant, un long tube souple pour le Ier  et une grosse chaîne couleur métal pour le 3e vélo. Deux des vélos, ont de très grandes sacoches de couleur claire vides.

Amsterdam, les vélos, le pont, l'eau du canal et les façades, Cl. Elisabeth Poulain

Amsterdam, les vélos, le pont, l'eau du canal et les façades, Cl. Elisabeth Poulain

La photo nous les présente presque au milieu du pont, sur le trottoir couvert semble-t-il de plaques de grison (?) ou ciment teinté, avec en avant vers nous, une piste cyclable d’un rouge foncé ressemblant à la couleur de la brique, ce qui est rare dans le centre. Et c’est à ce moment que vous vous mettez à regarder les lignes qui structurent le cliché, horizontales et verticales.

Les lignes à tendances horizontales et + et le nombre de plans séquences qui peuvent exister en partant du bas. Si je garde uniquement les grandes lignes, entre la séparation du couloir-vélos, la bordure du trottoir, la rambarde…, la ligne des conteneurs haut et bas, celle des immeubles qui se tiennent sur le quai, et les innombrables ajouts en hauteur sur le top des immeubles et en retrait, le chiffre auquel j’arrive à une variation de situation, entre 20 et 30 et +…

Quant aux lignes verticales des différents plans, il est aussi fabuleux. Aucun des immeubles d’abord ne ressemble à un autre, aucun ne se termine en haut comme il a commencé en bas. Chacun a sa différence et visiblement la garde au fil des siècles, les ajouts ne faisant que renforcer la différenciation. Par ailleurs, la recherche de l’équilibre structuré est très forte, autant pour l’usine de la Brasserie Heineken (me semble-t-il) à droite du cliché et qui en haut se prolonge dans l’immeuble voisin, que pour tous les autres immeubles. Ce sont les couleurs qui attirent, de la brique rouge foncée, des fenêtres blanches avec des jeux de pierre blanche de modénatures, du beige ocre pour des balcons très travaillés en hauteur…

C’est là qu’on découvre une des particularités de l’architecture du centre ancien d’Amsterdam, qui est la recherche d’espace. Des immeubles se découvrent comme celui qui figure en quatrième position. Il n’occupe que trois fenêtres, sans perdre sa volonté de prestige pour autant. Il se situe en arrière, à la hauteur du vélo noir ; c’est celui qui possède le « bow-window » blanc. Pour le voir plus facilement, regarder en haut, comment se présente son balcon simple en retrait par rapport à la façade. Pour compenser la faible largeur de leur façade, les immeubles poussent en hauteur et s’étirent en longueur, les uns accolés aux autres, quitte en milieu, à avoir des espaces sans lumière naturelle.

 

Amsterdam, Zone portuaire, la nuit, les immeubles au bord de l'eau, Cl. Elisabeth Poulain

Amsterdam, Zone portuaire, la nuit, les immeubles au bord de l'eau, Cl. Elisabeth Poulain

Et comme il faut une fin, pour vous changer d’atmosphère, voici un cliché de nuit en zone portuaire  pris à partir des quais, sur les immeubles de l’île d’en face. Cette fois-ci, vous pouvez admirer de grands volumes, sans aucune ornementation, qui impressionnent, en s'appuyant cette fois-ci sur leur longueur et non plus la hauteur, comme une volonté de prise de possession et de puissance...Un formidable télescopage, qui change le regard, les façons de vivre et le rapport entre les gens...

                                                                            *          

Pour suivre le chemin

. Voir les autres billets sur ce blog

. L’histoire d’Amsterdam sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Canaux_d%27Amsterdam  

. Bow-window est un faux anglicisme, qui me parle plus qu’ « oriel » en français, à voir sur https://fr.wiktionary.org/wiki/bow-window  

. La liste des canaux est à voir sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Canaux_d%27Amsterdam  

. Photos Elisabeth Poulain

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