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Le Blog d'Elisabeth Poulain

Le Château de Gaillon, vu sur & d’en bas de la ville de Gaillon, Eure

20 Juillet 2016, 16:40pm

Publié par Elisabeth Poulain

* Gaillon, Château de Gaillon, vue d'avion, Olivier Cambus, 2016, wikipedia

* Gaillon, Château de Gaillon, vue d'avion, Olivier Cambus, 2016, wikipedia

Le titre du billet. Le titre est presque complet. Il suffit seulement d’ajouter que l’Eure est un département français, qui fait partie de la Normandie. Comme beaucoup de châteaux défensifs, celui de Gaillon a été érigée sur une colline en rive gauche de la Seine, de façon à permettre aux soldats du château de surveiller le fleuve d’en haut pour guetter la venue d’ennemis arrivant d’en bas par la mer puis par l’eau, du moins à une certaine époque. Cette dimension défensive a été aussi très vite complétée par une dimension hédoniste, qui montrait déjà la recherche d’un plaisir de vivre à ceux qui avaient le privilège d’être là-haut par rapport à ceux d’en bas.   

Le thème porte aujourd’hui sur l’inversion du regard, qui va cette fois-ci du bas vers le haut, sans chercher à vous montrer toutes les vues que l’on pourrait avoir du château, ni celles prises par exemple de l’autre rive - la droite - de la Seine- aux alentours de Port Mort par exemple.  

Gaillon, Château de Gaillon, plan-masse, Cl. France Poulain

Gaillon, Château de Gaillon, plan-masse, Cl. France Poulain

Gaillon, Château de Gaillon, 1vue-avion-Olivier Cambus-wikipedia, 2vue Cour intérieure, Cl. Elisabeth PoulainGaillon, Château de Gaillon, 1vue-avion-Olivier Cambus-wikipedia, 2vue Cour intérieure, Cl. Elisabeth Poulain

Gaillon, Château de Gaillon, 1vue-avion-Olivier Cambus-wikipedia, 2vue Cour intérieure, Cl. Elisabeth Poulain

La colline. Elle domine la ville de Gaillon, au point que d’en bas, près des maisons proches, il faut vraiment lever la tête pour apercevoir le pavillon d’entrée au toit à deux pans au toit et aux tourelles si originales. C’est la vue la plus célèbre, celle qui vient immédiatement à l’esprit quand on parle de Gaillon. Sauf prise de vue aérienne, seules certaines composantes du château sont visibles de l’extérieur. Il s’agit du pavillon d’entrée et côté nord, de la longue galerie sur le val. Les deux autres côtés sont édifiés à flanc de coteau et ne peuvent être vue que du haut des propriétés d’au-dessus, voisines du château, de ses murs et/ou de son parc. Quant au parc du haut et à la forêt qui forment la dernière partie, ils ne sont pas visibles d’un promeneur d’en bas ou d’en haut.

 

La forte déclivité du site a été utilisée dès les premières constructions qui y furent édifiées, après creusement, nivellement, établissement de paliers pour optimiser la situation très intéressante et répondre aux trois fonctions assumées par le château.

. Gaillon a en effet eu une forte importance en terme de défense militaire au fil des siècles. Outre ce château fortifié situé en haut, des fossés creusés en bas en rond permttaient  de renforcer la protection du site. Le nom médiéval de la rue à la forme cirulaire, d'où j'ai pris des clichés entre les maisons, en témoigne  "Rue des Arrière-Fossés". Ceux-ci doublaient en extérieur la première ligne de fossés, déjà renforcés par un talus...Ce qui m'avait attiré, c'est la forme circulaire de cette petite rue, sans prétention.    

. Il l’a été également au titre de château de loisirs, dotée d’un parc à la française impressionnant dans un tel site, où en arrière sur la haut de la colline se développe une belle forêt. Je n’ose imaginer le nombre de personnes qui durent être utilisées pour faire de tels travaux et ensuite pour entretenir ces aménagements et servir les différents maîtres des lieux.

. Sa troisième fonction a également entraîné des modifications profondes des espaces. Certaines parties des bâtiments anciens subsistant, en particulier les souterrains, furent transformées en prison ; d’autres constructions carcérales nouvelles furent érigées hors la vue, dans le parc haut, dans des parties maintenant reprises par la forêt, en creusant dans la colline, donc au plus loin possible de la vue sur la vallée.

Gaillon ville en bas, place de l'Eglise, vue sur le château en haut, Cl. Elisabeth PoulainGaillon ville en bas, place de l'Eglise, vue sur le château en haut, Cl. Elisabeth PoulainGaillon ville en bas, place de l'Eglise, vue sur le château en haut, Cl. Elisabeth Poulain

Gaillon ville en bas, place de l'Eglise, vue sur le château en haut, Cl. Elisabeth Poulain

Gaillon, Château de Gaillon, vues sur la ville et la sente de la reine Margot, Cl. Elisabeth PoulainGaillon, Château de Gaillon, vues sur la ville et la sente de la reine Margot, Cl. Elisabeth PoulainGaillon, Château de Gaillon, vues sur la ville et la sente de la reine Margot, Cl. Elisabeth Poulain

Gaillon, Château de Gaillon, vues sur la ville et la sente de la reine Margot, Cl. Elisabeth Poulain

Gaillon ville, vue sur le château, rue des Arrière-Fossés,Cl. Elisabeth Poulain  Gaillon ville, vue sur le château, rue des Arrière-Fossés,Cl. Elisabeth Poulain  Gaillon ville, vue sur le château, rue des Arrière-Fossés,Cl. Elisabeth Poulain

Gaillon ville, vue sur le château, rue des Arrière-Fossés,Cl. Elisabeth Poulain

L’implantation a comme conséquence que seules certaines parties du château sont facilement visibles en descendant par la sente directe qui part plutôt vers la droite, de l’entrée du château au centre de la ville, en arrivant ensuite devant l’église – en bas - qui fait face au château – en haut -. Cette ruelle pentue et dotée aussi de quelques marches porte un nom prestigieux, celui de la Reine Margot.

Gaillon, Château, Pavillon d'entrée, vue d'en bas, de la sente longue, église de Gaillon, Cl.Elisabeth PoulainGaillon, Château, Pavillon d'entrée, vue d'en bas, de la sente longue, église de Gaillon, Cl.Elisabeth PoulainGaillon, Château, Pavillon d'entrée, vue d'en bas, de la sente longue, église de Gaillon, Cl.Elisabeth Poulain

Gaillon, Château, Pavillon d'entrée, vue d'en bas, de la sente longue, église de Gaillon, Cl.Elisabeth Poulain

Une autre sente, cette fois-ci plus longue et moins accentuée permet de longer le côté, avec une longue vue et sur la galerie et sur le bout du Pavillon Vauban. Cette allée pentue part presque d’en face la porte du château pour longer en pente douce et sans escalier la pente pour arriver place du lavoir en direct, en bas des murs des douves qui prennent fin en bas de la Tour de la Sirène. Pendant la descente, vous pouvez admirer la Galerie sur le Val qui permet d’en haut d’avoir une vue profonde sur la vallée. Admirer les beaux paysages figurait déjà au titre de l’Art de vivre au XVIe siècle.

 

Ma promenade, partie du château, m’a conduite très vite par la sente rapide, avec quelques marches, en faisant deux coudes prononcés, qui passe entre de très vieilles maisons au cœur de la ville ancienne. Puis, sur la place de l’église, j’ai emprunté une rue sur ma droite et encore à droite, pour acheter un journal, et de là, j’ai poursuivi ce petit tour par ma droite pour faire une boucle, pour retrouver une des rues pénétrantes anciennes dans la ville. Je suis ensuite repassée aux abords de la place de l’église pour emprunter une rue parallèle à longue galerie du château en haut et les hauts et profonds murs des douves. Arrivée au bout, avant qu’un embranchement, on peut alors voir cette partie latérale du château, qui s’ouvre sur la vallée.

 

Gaillon, Château vu de la ville, Pavillon d'entrée, Arrière-Fossés, Galerie sur le Val, Tour de la Sirène, Cl.Elisabeth Poulain Gaillon, Château vu de la ville, Pavillon d'entrée, Arrière-Fossés, Galerie sur le Val, Tour de la Sirène, Cl.Elisabeth Poulain Gaillon, Château vu de la ville, Pavillon d'entrée, Arrière-Fossés, Galerie sur le Val, Tour de la Sirène, Cl.Elisabeth Poulain

Gaillon, Château vu de la ville, Pavillon d'entrée, Arrière-Fossés, Galerie sur le Val, Tour de la Sirène, Cl.Elisabeth Poulain

 La remontée. C’est la partie la plus visible et la plus longue du château qui est aussi la plus facile à photographier par les promeneurs. Le regard alors se porte en remontant sur la profondeur des douves, la hauteur des murs de l’assise et la longueur de la galerie qui se termine par la haute Tour de la Sirène.

Côté Pavillon Colbert, ce sont surtout à nouveau les murs qui soutiennent cette fois-ci la terrasse haute entre le long pavillon Colbert qui ferme la cour d’entrée du château et qui marque la séparation avec l’ancien parc où se trouvait la colonie pénitentiaire enserrée entre le parc devant, avec des hauts murs qui retiennent la terre et la forêt libre d’accès qui se trouve en continuité du site.

 

Gaillon ville, remontée au Château par la sente douce, mur de soutien du vertugadin, Cl. Elisabeth PoulainGaillon ville, remontée au Château par la sente douce, mur de soutien du vertugadin, Cl. Elisabeth PoulainGaillon ville, remontée au Château par la sente douce, mur de soutien du vertugadin, Cl. Elisabeth Poulain

Gaillon ville, remontée au Château par la sente douce, mur de soutien du vertugadin, Cl. Elisabeth Poulain

De la petite rue d’en bas, on peut voir maintenant le mur de soutien de cette terrasse mais sans vraiment voir le Pavillon Colbert dont on aperçoit le toit. En bas subsiste une petite rue bordée d’un mur de hauteur somme toute modeste qui clôt cette longue parcelle entre le mur de soutien du haut et la rue qui ne comporte pas de maison visible de cet endroit, ni sur la gauche, côté château, ni sur la droite.

Une longue parcelle rectangulaire –  non constructible - en bas du côté droit de la petite rue est protégée au titre des monuments historiques, car elle faisait aussi partie du parc. La partie pentue et verdoyante située en contrebas de la terrasse du château et du pavillon Colbert, également non constructible, appartient au château. C'est ce qu'on appelle le vertugadin. Et c’est ainsi que s’est terminée la seconde boucle pour voir le château d’en bas, du milieu de la pente et d’en haut, une fois arrivée à nouveau au pavillon d’entrée. Avec en prime une vue d'été un jour d'orage de la galerie et de la Tour d'un côté en repartant et du pavillon Colbert de l'autre en hiver...une fois précédente.

 

Gaillon, Château, Galerie sur le Val, Mur Vertugadin,Tour de la Sirène-été-hiver, vues d'en bas, Cl. Elisabeth Poulain Gaillon, Château, Galerie sur le Val, Mur Vertugadin,Tour de la Sirène-été-hiver, vues d'en bas, Cl. Elisabeth Poulain

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Pour suivre le chemin

. Aller visiter le château de Gaillon et ce coin de la Vallée de la Seine, dans le département de l’Eure; retrouver Gaillon, sur www.ville-gaillon.fr
https://www.facebook.com/pages/Ville-de-Gaillon/148036188690115

. L'adresse du Château, Allée Ermitage, 27600 Gaillon, Tél. :+33 (0)2 32 77 23 80

. A connaître aussi l'Association de l'ARC - pour la Renaissance du Château,  très active et qui porte bien son nom, placée sous la présidence d'Yves Domergue. Voir le site de la mairie consacrée aux associations pour connaître ses coordonnées, en page 37 sur http://www.ville-gaillon.fr/iso_album/guide-gaillon-2016_la_der.pdf.  

. Retrouver l’histoire mouvementée du château sur la fiche n°11 de l’Essentiel de la Connaissance sur Château Gaillon, de France Poulain http://www.eure.gouv.fr/content/download/4631/28674/file/ESSENTIEL_CONNAISSANCE_11 _chateau_gaillon_historique_complet.pdf  .

. Carte du Château, France Poulain, avec mes remerciements  

. Voir aussi https://fr.wikipedia.org/wiki/Gaillon  

. Ainsi que sur "Sites & Monuments, Historic Sites & Monuments, Normandy's Heritage, Edition 2016, en page 33 avec tous les renseignements et une très belle photo pour une fois prise sur l'autre côté du Château  et pas la Galerie sur la vallée... 

. Retrouver, sur OpenStreetMap, l’emplacement du château avec les deux sentiers en pointillé rouge qui partent d’en haut vers la ville, sur https://tools.wmflabs.org/wiwosm/osm-on-ol/commons-on-osm.php?zoom=16&lat=049.161389&lon=0001.330556  

. Sur mon site, voir http://www.elisabethpoulain.com/article-au-chateau-de-gaillon-la-semaine-europeenne-de-la-charpente-2013-119063093.html  

. Clichés Elisabeth Poulain, Olivier Cambus - source wikipedia- pour la vue d'avion avec mes remerciements.

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