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Le Blog d'Elisabeth Poulain

Rouge, Je suis belle, J’ai de l’humour, Je suis « La vache qui rit »

25 Juillet 2016, 16:02pm

Publié par Elisabeth Poulain

Publicité la Vache qui rit, années 2000 ou avant, Cl. Elisabeth Poulain

Publicité la Vache qui rit, années 2000 ou avant, Cl. Elisabeth Poulain

Disons-le  tout net. Il n’y a pas beaucoup de visuels publicitaires qui me montrent faisant de l’humour, du vrai de vrai, de l’humour humain, j’insiste bien, de l’humour pour les gens, pas pour les vaches. Parce que nous les vaches, on est plus fine que ça ;  on n’a pas besoin de faire de l’humour, avec HUMOUR marqué en gros sur notre large front. Ca, c’est bon pour les gens. Des fois mes copines et moi, on les trouve lourd de lourd. Qui ? Mais les gens bien sûr.

Nous les vaches, on se comprend d’un coup d’œil  et les hommes et les femmes qui nous entourent n’y voient goutte, Goutte de lait !  Bien sûr ! Quand je vous dis que vous êtes un tantinet lourd. Bon, ne nous égarons pas, si non  on y est encore demain matin sans avoir  dit un mot du sujet du jour, l’humour vache, mais attention, avec une précision tout de suite, l’Humour Vache qui Rit, fondé sur l’humour visuel, celui qui se passe – presque – de mots. Il suffit seulement d’un titre écrit en gros.

Publicités La vache qui rit, Années 2000, ou avant, Cl. Elisabeth PoulainPublicités La vache qui rit, Années 2000, ou avant, Cl. Elisabeth Poulain

Publicités La vache qui rit, Années 2000, ou avant, Cl. Elisabeth Poulain

. 1 « Ne me faites par rire, j’ai les lèvres gercées ». C’est le premier visuel qui nous présente. On y voit la tête d’une bonne vache, curieuse certainement, inquiète peut être pas, qui regarde en haut sur le côté, pour comprendre. Elle est prise d’en bas de façon à mieux voir le bas de sa bouche bien fermée, et sans qu’on puisse voir ses lèvres. Sa tête est très expressive. Elle se demande visiblement ce qui se passe. Ce doit être une Holstein, avec ces taches noires sur fond blanc ou l’inverse, taches blanches sur fond noir. Tout dépend de l’emplacement sur le corps et la tête et de la vache.

. 2 « Je ne suis pas chatouilleuse. Je ne suis pas chatouilleuse ». Le second visuel est plus classique. On voit une vache qu’une fermière assise sur son petit tabouret « spécial traite » à quatre pieds –il y en a aussi à trois - est en train de traire. On devine le seau entre les jambes de la dame et les pattes écartées de la bête. Cette (vache) Ferrandaise est très calme et très intéressée par la caméra et/ou le, la photographe. C’est d’autant plus étonnant, qu’à l’époque vraisemblable de la prise de vue, un peu avant ou après le passage à l’an 2000, les vaches n’étaient déjà plus traites dans les prairies. C’est mon premier étonnement et le second porte sur le fait qu’on ne voit pas d’autres vaches.

Sancy, Puy de Sancy, Vaches Ferrandaises, Jean-Pol Grandmont 2005, wikipedia

Sancy, Puy de Sancy, Vaches Ferrandaises, Jean-Pol Grandmont 2005, wikipedia

Quelques mots pour finir. Ces deux visuels m’avaient été adressés par Bel au début des années 2000 pour montrer à des étudiants B+5 comment une grande entreprise française communiquait à l’export sur ses productions. La démarche était intéressante surtout quand on sait que, si les cibles principales à l’époque étaient bien les enfants, ce n’étaient pas eux qui achetaient ces fromages de marque française connue en France et à l’export, mais sans savoir sur quels marchés étrangers ces visuels ont été utilisés ou non.

De mémoire, c’est le premier visuel qui a amusés les étudiants et la proximité visuelle entre la vache rouge de la publicité et des vraies vaches « sérieuses ». Quant au soi-disant chatouillis, en réalité la vache est soulagée d’être traite, tant ses pis gonflés de lait peuvent devenir douloureux, si par hasard la traite avait lieu plus tardivement. Ce billet fait suite à l’étonnement teinté de regret de ne plus voir guère de vaches dans les prés. C'est la raison pour laquelle, je vous présente un très beau cliché de Jean-Pol Grandmont, un grand contributeur de belles photos sur wikipedia. Le troupeau a été photographié au Puy de Sancy en 2005.  

Vache Holstein-Ellywa-Weiland-bij-Gorssel, 2005, Vache Ferrandaise41-Jean-Colas, wikipedia  Vache Holstein-Ellywa-Weiland-bij-Gorssel, 2005, Vache Ferrandaise41-Jean-Colas, wikipedia

Vache Holstein-Ellywa-Weiland-bij-Gorssel, 2005, Vache Ferrandaise41-Jean-Colas, wikipedia

Pour suivre le chemin

. Voir les races de vaches bovines en France sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_races_bovines_de_France  

. Voir la Holstein, originaire de la Frise aux Pays-Bas, sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Holstein_(race_bovine)  

. Découvrir la Ferrandaise sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Ferrandaise  

. Retrouver la Vache qui Rit, fondée en 1921, sur son site du Groupe Bel sur http://www.groupe-bel.com/fr/marques/les-marques/la-vache-qui-rit/  et sur https://fr.wikipedia.org/wiki/La_vache_qui_rit  

. Découvrir la Vache sérieuse, 1926-1959, la concurrente de la VQR et qui a perdu le procès en contrefaçon intenté par la première en 1959 justement. Depuis elle a pris le nom de Vache Grosjean sur http://vache-grosjean.blogspot.fr/  

. Parcourir avec beaucoup d’intérêt, une étude très documentée sur http://heraldie.blogspot.fr/2013/05/la-guerre-des-vaches.html  

. Photos des visuels Vache qui rit, Elisabeth Poulain, avec mes remerciements au Groupe pour son envoi il y a quelques années et, sur wikipedia, à Jean-Pol Grandmont pour le troupeau de Ferrandaises, Ellywa pour la Hollstein et Jean Colas pour la Ferrandaise... 

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