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Le Blog d'Elisabeth Poulain

La Vache qui rit 1926 & le jeu Grattez LVQR 2002 en rouge, noir, jaune

20 Novembre 2017, 19:12pm

Publié par Elisabeth Poulain

Affiche Benjamin Rabier, Gruyères de la vache qui rit, 1926, extrait, wikipediaAffiche Benjamin Rabier, Gruyères de la vache qui rit, 1926, extrait, wikipedia

Affiche Benjamin Rabier, Gruyères de la vache qui rit, 1926, extrait, wikipedia

Voici deux visuels d’un même fromage fondu en portions qui ont quelques années de différences, 75 ans exactement. La Vache qui rit s’est arrondie au fil des décades. Son dessin est plus doux, ses yeux grands ouverts, son sourire plus franc… Il est vrai que sa reproduction a dû être mille fois refaite, affinée, arrondie, complétée pour « coller à l’air du temps ».

                                                                                            *

La première représentation a été l’œuvre de Benjamin Rabier en 1926.Il s’agissait pour le dessinateur de mettre la marque BEL en valeur, avec ce slogan « BEL et BON » en haut à gauche se détachant en jaune sur fond noir. La Vache rouge qui rit plissait ses petits yeux entourés de beige, tout comme ses cornes beiges pointues et son long nez également. A ses oreilles portant du beige dans la cavité pendaient deux petites boîtes  de Vache qui rit, forcément. Le texte d’accompagnement en bas, qui est écrit en jaune « La Grande marque française, Gruyères de la Vache qui rit, Les meilleurs en Meules ou en Boîtes» souligne le positionnement très qualitatif de ce fromage. En 1927, soit un an seulement après, le slogan avait déjà changé: "Supérieure en poids et qualité, La Vache qui Rit est la crème de gruyère de luxe".

Affiche Benjamin Rabier, Gruyères de la vache qui rit, 1926, wikipedia

Affiche Benjamin Rabier, Gruyères de la vache qui rit, 1926, wikipedia

L’autre représentation est parue dans le magazine TV d’Ouest-France du 14 octobre 2002. Cette fois-ci en pleine page impair, la 13, on pouvait lire «  grattez La vache qui rit : 8 millions d’euros mis en jeu », avec cet ajout ,« mais pour savoir pourquoi elle rit, alors là, c’est pas gagné. Grand Jeu La Vache qui rit, 8 millions d’euros mis en jeu  ». Il s’agissait de gratter des cartes ;  la chance était de votre côté, vous pouviez gagner « 10 000E, 100E ou des bons de réduction de 5E sur des produits la vache qui rit ».

Trois paires de main sont posées sur le visuel de la vache, celles d’un enfant, de sa maman et celles de son papa, c’est du moins ce qu’il est possible d’imaginer. Clairement, la dimension « jeu » ne m’intéresse pas, ce sont plutôt les ressemblances et les surtout les différences qui peuvent expliquer comment la marque cherche toujours à se renouveler pour s’adapter à l’air du temps.

La vache 2002. Sa tête est plus ronde, plus petite et surtout très sympathique : non seulement elle vous regarde droit dans les yeux, en vous souriant pleinement, mais en plus, elle vous fait presque de l’œil. Elle joue déjà avec vous.  Les cornes trop pointues de l’édition 1927 sont cachées ; on ne voit que le début de celle de droite, l’œil  droit est clair et ouvert, on aperçoit aussi l’autre ; la truffe est bien blanche, la dentition se résume à deux traits blancs. Elle porte toujours fièrement ses boîtes fétiches en guise de boucles d’oreilles qui portent bonheur.

Grattez la vache qui rit, 8 millions d'euros mis en jeu, Ouest-FranceTV mag2002, Cl. Elisabeth Poulain

Grattez la vache qui rit, 8 millions d'euros mis en jeu, Ouest-FranceTV mag2002, Cl. Elisabeth Poulain

Les couleurs de maintenant. Elle est toujours rouge, les traits noirs de large dimension sont doublés de blanc vers l’extérieur pour adoucir le contraste avec le jaune orangé  très vif du fond. Quant au blanc, il en est fait un usage mesuré,   généreux aussi même s’il n’y en pas beaucoup. Les endroits où le blanc a été posé ont été choisis avec soin ; citons le museau, un aperçu des dents en haut et en bas, le fond des deux yeux bien ouverts, contrairement aux anciennes versions et le début seulement de la corne droite.  

J’ai mentionné sa tête, mais pas encore ses boîtes rouges, vertes et bleus  qu’elle continue à porter fièrement aux oreilles, comme de véritables bijoux d’oreilles.  Comparer avec les premières représentations de la plus célèbre des vaches est difficile. Elle avait quelque chose d’inquiétant, même si elle a été l’œuvre de Benjamin Rabier, un grand artiste. Retenons qu’elle a toujours bon pied, bon œil, d’autant plus que qu’elle est lancée maintenant dans une diversification plus ambitieuse. Une affaire à suivre forcément...avec un grand intérêt.    

Pour suivre le chemin

. La vache qui rit  à retrouver sur son site   http://www.lavachequirit.com/

. Voir aussi le site de wikipedia sur https://fr.wikipedia.org/wiki/La_vache_qui_rit

. Clichés wikipedia et Elisabeth Poulain pour la pleine page du Magazine TV d’Ouest France en date du 14.10.2002

   

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