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Le Blog d'Elisabeth Poulain

A Rouen, les oiseaux de mer remontent la Seine en cas de mauvais temps...

13 Janvier 2018, 18:31pm

Publié par Elisabeth Poulain

8 mouettes au Havre, au bord de la mer, Cl. Elisabeth Poulain

8 mouettes au Havre, au bord de la mer, Cl. Elisabeth Poulain

Rouen, la capitale de la Normandie, du département de la Seine Maritime, est une très belle et très ancienne ville, à la longue histoire. Elle a en outre l’atout d’être traversée par la Seine, ce même fleuve, qui se jette dans la mer au Havre à son embouchure après avoir eu, avant,  le privilège d’avoir vu naître et se développer la Cité de Paris, au cœur de la ville. La Seine est aussi le royaume des oiseaux particulièrement lorsque le mauvais temps arrive par la mer et remonte le fleuve.  Rouen les attire tout particulièrement surtout quand on se promène non seulement sur les quais de la Seine mais aussi est surtout dans la proximité du grand fleuve, là où des personnes  laissent  de la nourriture  à terre à leur intention.

Rouen, La Seine, les oiseaux au repos sur l'eau et à terre par beau temps, Cl. Elisabeth PoulainRouen, La Seine, les oiseaux au repos sur l'eau et à terre par beau temps, Cl. Elisabeth Poulain

Rouen, La Seine, les oiseaux au repos sur l'eau et à terre par beau temps, Cl. Elisabeth Poulain

La distance, qui sépare Rouen de la mer, n’est pas si grande à vol d’oiseau. Il faut compter, environ 70kms –un peu plus de 120 par le fleuve et 90 kms par la route - sachant que les oiseaux ont toute liberté pour s’arrêter, repartir…ou rester là où ils se trouvent bien. Tout dépend de leur énergie, de leurs habitudes et du temps… En cas de tempête, de vents à fort coefficient sur le littoral…, les oiseaux, comme les mouettes, préfèrent venir se réfugier là où les conditions de survie sont plus douces, c’est-à-dire dans les terres où la température est plus élevée et les vents moins forts. C’est donc là en particulier où elles vont pouvoir se mettre à l’abri, tout en trouvant de la nourriture, sans craindre du tout la présence humaine.  Au contraire, elles la recherchent.

Les Rouennais, qui connaissent bien leur ville, savent que la présence des mouettes en plus grand nombre que d’habitude est un signe d’arrivée du mauvais temps, venant de la mer.  A la belle saison, les oiseaux, se rendent en nombre au bord de la mer, où ils savent qu’ils trouveront facilement à manger, en particulier sur les plages. Quand vient le mauvais temps, certains remontent le fleuve et s’arrêtent dans une ville où ils sont quasiment sûrs de  trouver à se nourrir. C’est là que commence la difficulté à distinguer les mouettes des pigeons, car ils existent aussi des pigeons de mer! On en  restera donc à une image simple, d’un petit volatile, gris clair et blanc, tel que j’ai pu en voir à terre et qui savent très bien trouver de la nourriture à terre.

Rouen, Quartier Saint-Sever, Rive gauche, envol d'oiseaux, Cl. Elisabeth Poulain

Rouen, Quartier Saint-Sever, Rive gauche, envol d'oiseaux, Cl. Elisabeth Poulain

Ma différenciation n’aura donc aucun caractère scientifique et la présentation va forcément découler de cette imprécision. Voici donc  d’abord des pigeons en groupe picorant du pain jeté dans des plates-bandes revêtues de copeaux de bois, qu’ils ne mangent pas au pied des rosiers. Entre un morceau de pain et un petit morceau de bois qui a la couleur du pain, ils savent très bien que mieux vaut ne pas se tromper. Ils préfèrent alors les « déguster » sur l’allée revêtue d’une couche de revêtement rose stable et plus agréable de surcroit que l’asphalte classique qui se ramollit à la chaleur. Notez que ces volatiles sont tellement habitués à la présence humaine, que ce sont les passants qui font un détour pour ne pas les gêner !  

Vous les voyez en groupe, manger à plusieurs, chacun a sa place et ne disputant pas celle du voisin. Parfois aussi, et cela très rare, vous avez des solitaires qui préfèrent voir la situation de haut. C’est le cas de ce magnifique volatile que je désignerai volontiers comme étant une mouette qui cherche à se repérer et/ou à voir où sont les autres membres du groupe. Pendant les quelques secondes où j’ai pu la photographier, visiblement elle attendait faisant même un demi-tour sur elle-même, pour s'assurer de tout avoir sous contrôle…   

 

Mouette perchée sur le lampadaire pour la vue, Cl. Elisabeth PoulainMouette perchée sur le lampadaire pour la vue, Cl. Elisabeth Poulain

Mouette perchée sur le lampadaire pour la vue, Cl. Elisabeth Poulain

Après plusieurs consultations de dictionnaires et sans avoir pu réellement noter de caractéristiques bien différenciées, mon choix se porte sur les pigeons, qui n’ont pas le cri pointu des mouettes. La seconde raison, qui m’a fait bien rire, est qu’il existe des « pigeons de mer ». Il est vrai qu’au Havre où nous nous sommes rendues peu après, nous avons vu, des oiseaux qui ressemblaient beaucoup à certains de ceux que j’avais pu photographier à terre, à une petite centaine de kilomètres en remontant le fleuve... Il est vrai aussi que la situation change vite du fait de la prise de conscience de la société de la "dangerosité" de ces volatiles, porteurs de microbes, qui ont une forte capacité d'adaptation à la ville...avreHH 

 

Pour suivre le chemin

La Seine à Rouen sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Seine

. La Seine navigable et sans écluse entre le Havre et Rouen, sur http://www.fluvialnet.com/voies-navigables/bassin-de-la-seine/canal/seine-maritime/85

. Rouen à retrouver sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Rouen, devenu la capitale de la Normandie réunifiée, sur http://www.rouentourisme.com/rouen-capitale-de-normandie/                                                               

. Mouette, goéland ou pigeon, quelles que soient les différences entre ces volatiles, il est tout à fait interdit au Canada francophone de les nourrir, sous peine d’une forte amende. La raison en est qu’ils sont vecteurs de maladies. A lire sur http://www1.ville.montreal.qc.ca/banque311/content/lachine-%E2%80%93-pigeons-go%C3%A9lands-et-mouettes

. Et à Rouen aussi, en désignant plus spécifiquement les pigeons qui sont porteurs de microbes dangereux pour l’Homme. Un article leur est consacré dans Rouen Magazine en date du 19.09.2012, en page 15. Avec cette citation, tirée de l’article signé FL : « A Rouen, le pigeon, trouve sa nourriture facilement, ne serait-ce qu’avec la présence de silos à grain géants sur le port… »  précise le service du Développement durable, de l’Hygiène et de la Santé publique… »  https://www.rouen.fr/sites/default/files/rouenmagazine/rm380.pdf

. Photos Elisabeth Poulain,  qui datent d’il y a quelques années …

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