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Le Blog d'Elisabeth Poulain

La fascination pour la Terre des Grands Paysages de l’Oise > Bulles

10 Février 2019, 18:49pm

Publié par Elisabeth Poulain

Grand Paysage de l'Oise, près de "Bulles", Cl. Elisabeth Poulain, datant de 2007

Grand Paysage de l'Oise, près de "Bulles", Cl. Elisabeth Poulain, datant de 2007

Ce sont des paysages fascinants pour un ensemble de raisons, au point de demander à « ma » conductrice, que je remercie,  de bien vouloir s’arrêter à chaque fois que j’en voyais une série.

Le cliché vous montre un espace sans limite, pour l’œil, composé de plusieurs séquences qu’on imagine se poursuivant au-delà de la ligne d’horizon, qu’on aperçoit à travers le rideau d’arbres hauts et fins, qui en partie droite, forment une masse compacte qui gêne la visibilité. C’est le seul endroit où il n'est plus possible de voir ce qu'il y a derrière...

                                                                        *

Commençons donc par le premier GPO - pour « Grand Paysage de l’Oise ». Visiblement nous nous sommes  arrêtées au bord de la petite route. Devant nous , s’étend de la terre, sans limite autre que celles imposées par la Nature et travaillées  par l’Homme avec ses machines.

Les séquences. Regardez bien au bas du cliché, vous distinguez une herbe rase  qui a été coupée peu de temps avant sur une faible largeur près de la route; on distingue des traces qui partent en biais du côté inférieur gauche vers la droite. Très vite on perd ses traces, pour  laisser son regard suivre visuellement les lignes creuses perpendiculaires du tracteur qui nous emmènent vers le fond.

En revenant vers le bord de la route, vous vous apercevez que cette fameuse grande parcelle est longée sur son côté droit par deux autres parcelles différentes d’avec la « Grande » dont je viens de vous parler. On aperçoit me semble-t-il quelques plusieurs  fossés séparés  par des rehaussées de terre et ensuite  par une « pelouse » dont je doute fortement qu’elle soit là uniquement pour la beauté de l’ensemble. Elle assure forcément une fonction dans le cycle de production agricole.  

Grand Paysage de l'Oise, Cl. d'Elisabeth Poulain, 2007

Grand Paysage de l'Oise, Cl. d'Elisabeth Poulain, 2007

Et c’est à partir de ce moment-là que vous commencez à  tracer les lignes graphiques d’une puissance épurée absolument fabuleuse.

Cette grande parcelle descend du côté gauche  en douceur mais de façon continue. A partir de ce moment, vous avez trois séquences paysagères de nature. A droite du cliché, on distingue une séquence d’herbe venant d’être taillée aussi finement que s’il s’agissait d’une pelouse. Il est vrai qu’on en voit peu car il y a déjà une certaine distance.  L’intérêt d’avoir déplacé son regard est que tout ce que nous voyons nous  montre  que cet espace, allant de droite pour nous vers la gauche est en déclivité continue et plus accentuée dans la parcelle de gauche qui encadre « notre » parcelle du milieu. A gauche, cette terre, qui  vient d’être labourée, a une belle couleur brune, qui fait plaisir à voir. Elle a un caractère « réconfortant ». Ces trois composantes du socle que nous voyons, forment une « scène horizontale ».

Arrivent maintenant les « décors » verticaux du fond, qui offrent un cadre visuel en hauteur « pluriel ».Ah que les mots sont lourds à écrire,  alors que nos yeux perçoivent immédiatement d’un côté toute cette puissance de la terre,  tout comme la délicatesse fragile de ces petites pousses vertes dont les sillons ne sont pas toujours tout à fait droits.  

Grand Paysage de l'Eure, près de "Bulles", Cl. Elisabeth Poulain pris en 2007

Grand Paysage de l'Eure, près de "Bulles", Cl. Elisabeth Poulain pris en 2007

Viennent  alors ces rideaux d’arbres bien serrés que l’on voit dans le creux où coule vraisemblablement un petit ruisseau. Je verrais bien des peupliers pour « éponger le trop plein » en cas de fortes pluies. La partie la plus intéressante se situe en face de nous ; les arbres bien alignés et qui ont perdu leurs feuilles laissent voir dans le fond une ligne d’horizon plus élevé que là où nous sommes et qui va descendant vers la gauche. Sur le côté droit, des arbres, vraisemblablement d’une autre essence,  forment un bloc compact qui empêche la lumière de passer et donc de voir ce qu’il y a derrière. Et puis sur la droite, le cliché se termine ; il ne reste qu’une masse sombre…            

Pour suivre le chemin

.Ces clichés que j’ai faits datent du 17 novembre 2007, à 10 heures 09 du matin. Ils dorment dans mes  fichiers depuis lors. Ils étaient temps de les réveiller !

. La petite ville Bulles  sur la D94 a dû, soit changer de nom, soit  être regroupée avec d’autres communes. Au vu de ces grands paysages, une hypothèse pourrait être qu’elle soit située dans le Parc naturel du Vexin français qui a  comme symbole trois épis de blé.   https://fr.wikipedia.org/wiki/Parc_naturel_r%C3%A9gional_du_Vexin_fran%C3%A7ais .

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