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Le Blog d'Elisabeth Poulain

L’Art de célébrer le bois ---) L’Oiseau de bois peint ---) Une merveille

3 Avril 2019, 15:29pm

Publié par Elisabeth Poulain

L'oiseau de bois peint adossé à un mur, Cl. Elisabeth Poulain

L'oiseau de bois peint adossé à un mur, Cl. Elisabeth Poulain

C’est un oiseau que j’ai toujours connu. Actuellement par exemple, il est sur mon bureau, près de l’ordinateur. La seule intervention, que je  réalise pour le préserver, est  de l’enduire d’huile de lin, une fois par an environ, pour préserver ses couleurs (dans ce texte, le « s » blanc est remplacé par du noir !) et quand je sens que sa texture devenir trop sèche également.

D’abord quelques données de base. Il mesure 34 cm de  hauteur vu de l’arrière et tout autant en largeur. Ce premier élément d’ « équilibre »  est au cœur de sa construction et de sa résistance au temps. Il est composé de plusieurs éléments, sachant que ceux-ci se répartissent en deux catégories, les Fixes et les Amovibles.  

Vue de l'oiseau de bois peint de l'arrière posé sur un tapis, Cl. Elisabeth Poulain

Vue de l'oiseau de bois peint de l'arrière posé sur un tapis, Cl. Elisabeth Poulain

*Dans la catégorie des « pièces fixes », qui sont reliées entre elles, on peut d’abord citer  les éléments suivants, en partant du bas : la petite plaque de bois (10 cm sur 5,5cm), qui supporte tout l’échafaudage, puis le corps  auquel sont fixées les « plumes de bois » à droite et à gauche, avec un seul clou. C’est là son ossature.

Ses hautes pattes sont fixées par deux clous qui traversent la plaque aux bords rebondis de 10 cm sur 5, 5 cm ; quant à la fixation haute de ces deux « baguettes » de 14,5cm de hauteur, je ne vois pas comment elles peuvent tenir, à moins de penser que les pattes sont creuses dans le bas et tiennent avec un « gros paquet de colle ».

Le corps maintenant. C’est la pièce la plus épaisse en largeur et qui porte l’équilibre à la fois latéralement avec les ailes mais également en longueur avec sa tête sur le devant qui se termine avec son bec allongé, qui est aussi orné sur le dessus d’une crête rouge collée dans une encoche. C’est surtout au milieu du « corps » et à l‘arrière, qu’il porte ses «  plumes » hautes.

Vue des ailes de l'oiseau peint posées dans l'herbe verte du jardin, Cl. Elisabeth Poulain

Vue des ailes de l'oiseau peint posées dans l'herbe verte du jardin, Cl. Elisabeth Poulain

**Dans la catégorie des « pièces amovibles » maintenant, les « plumes de bois latérales » sont une véritable preuve de la connaissance de « l’art de découper 18 lamelles à gauche,  17 lamelles à droite dans la même pièce de bois »   et « 15 à l’arrière ». Imaginez maintenant qu’une seule se casse lors de la découpe pour la mise en lamelle ou lorsqu’il s’agit de peindre chacune de ces « plumes de bois » et il faudra alors tout recommencer à zéro et tailler dans un nouveau bloc.  

C’est surtout vrai pour le milieu du corps, où elles ne sont pas fixées. Pour consolider l’ensemble, je mets un petit morceau de carton fin pour assurer une tenue du « coincement » que j’ai enlevé pour prendre les clichés. Je fais de même pour le panache de plumes à l’arrière, qui bouge beaucoup malgré le clou qui le relie au corps. Peut-être aussi est-ce un effet de l’huile de lin ?!   

Vue de l'Oiseau peint posé par terre dans le jardin, Cl. Elisabeth Poulain

Vue de l'Oiseau peint posé par terre dans le jardin, Cl. Elisabeth Poulain

.  Parlons maintenant des couleurs en commençant cette fois-ci par les ailes qui sont toutes « identiques » dans la mesure où elles sont peintes selon le même schéma  et forcément différentes puisque le peintre doit s’adapter à la situation de chaque « plume », en particulier de son accessibilité. Commençons donc par les plumes de l’arrière et tout particulièrement par celles de droite que l’on voit très bien, cette fois-ci en partant du bout des ailes.

. Chaque plume porte à son bout extérieur du blanc en forme de triangle sur lequel est posé un petit  point bleu avec juste en dessous un point rouge sur le bleu qui semble lui répondre. En dessous c’est au tour d’un gros point blanc d’être souligné d’un trait jaune transversal, puis un point blanc sur le bleu marque la fin de cette partie « palette élargie ». Après le rétrécissement de la largeur du bois, commence la partie rouge  barrée d’un trait blanc puis  d’un rouge un peu plus bas, avec un rond blanc plus petit que celui du haut. Encore un trait mais cette fois-ci vert foncé…La couleur réelle du bois est visible sur chaque « plume », soir sur les bords soit entre les séquences horizontales.

. Des petites encoches rondes figurent juste au-dessus de chacun des traits rouges sur chacune des plumes. Imaginez le temps, la tension… qu’il a fallu à cet artiste d’avant-guerre, celle de 1940-45 vraisemblablement, pour réaliser ce travail admirable et pour moi, émouvant…       

 

Vue de l'Oiseau peint posé par terre et son ombre dans le jardin, Cl. Elisabeth Poulain

Vue de l'Oiseau peint posé par terre et son ombre dans le jardin, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Je n'ai pas réellement de sources extérieures à vous indiquer, ne connaissant pas la provenance de cet oiseau...Tout ce que je sais avec certitude est qu'il n'a pas été acheté et que je l'ai toujours vu dans ma famille...

. Petites remarques concernant les couleurs dans ce texte. J’ai par exemple choisi de ne pas mettre en couleur celles que j’ai nommées dans le texte pour éviter la surcharge visuelle. Je l’ai fait une fois dans le titre et j’ai trouvé que c’était suffisant.

. Clichés Elisabeth Poulain        

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