En quelques mots...

Elisabeth Poulain
Elisabeth Poulain est docteur en droit et a longtemps exercé dans l'enseignement supérieur et la recherche sur les questions de commerce, de marketing et d'enjeux internationaux. Auteur de nombreux ouvrages, elle choisit de porter un regard analytique sur le système qui nous environne, en montrant les liens de connexion qui le sous-tendent.

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Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 18:53

François Calame est un ethnologue amoureux du bois, fasciné par les charpentes, en particulier celles du Moyen-Age quand on travaillait les poutres à la hache, avec la seule aide du cheval de trait et des compagnons. Commencer par consolider voir refaire les charpentes à l’ancienne, c’est l’idée qui lui est venue à voir l’état de décrépitude de la double Grange Dîmière de Dauboeuf la Campagne, menacé de perdre la plus grande partie de sa toiture, après en avoir perdu déjà une partie.  

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Les dimensions de cette grange fascinent tant elles révèlent de courage dans le savoir-faire de ces hommes de l’art et de richesse produite par la terre. Mais il n’y a pas que cela. Il y aussi le poids de l’histoire pour fêter le 1100è anniversaire de la naissance du Duché de Normandie en 911. On comprend alors qu’un tel chantier se devait d’être international. C’est l’ouvrage auquel s’est attelé François Calame, associé à deux maîtres charpentiers, Florian Charpentier et Axel Weller, l’un français et l’autre     allemand, pour recruter d’autres charpentiers expérimentés et novices norvégiens, canadiens, anglais, allemands, chinois et français. En tout plus de 30 professionnels, sans compter les membres des familles les accompagnant pour certains et des supporters quelque soit leur nationalité.  

     Blog 2011.09.2011 rose Rouen 342

Et c’est ainsi qu’en cette fin de l’été 2011 une bonne partie de l’Eure artisanale, patrimoniale et culturelle s’est retrouvée à Dauboeuf la Campagne pour célébrer l’union de la charpente et du bois. Une jolie façon de redonner une nouvelle vie à la Grange dîmière dans l’Europe d’aujourd’hui  grâce aux savoir-faire de charpentiers qui savent tailler une belle poutre dans les règles de l’art, après avoir abattu les arbres l’hiver dans une forêt proche une nuit de vieille lune  et éclaté les fûts grâce  à des coins sur plus de 7 mètres de long.  Bien sûr toutes les manipulations ont été faites à la traction animale. 

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La Grange

Elle est franchement très grande, d’autant plus grande qu’en fait elle est double, sans compter les appentis accolés de chaque côté. Chacun sait qu’à la campagne, on n’a jamais assez de place. En effet les utilisateurs ont du se sentir à l’étroit au cours des siècles qui suivirent. Au XIVè siècle, une seconde charpente a été accolée à la première qui est légèrement plus haute en continuité, de sorte qu’il n’a pas été nécessaire de faire un passage entre les deux granges qui n’en font plus qu’une seule. La date retenue pour l’inscription au titre de monument historique est de 1489.  

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Le lieu

Le site se trouve dans l’Eure dans un endroit vide, la terre à nue, quand on passe en voiture sur le plateau. Difficile de parler d’un endroit quand il s’agit d’un espace de grande culture sans haie ni bocage, venteux en hiver, pluvieux aussi souvent que plaît à Dame la Pluie, vide au sens où des petits villages proches sont à l’écart de la route. Leurs noms, qui se terminent par « ville » ou « la campagne », traduisent aussi ce trouble, au point d’avoir besoin d’esquisser une hiérarchie entre les villages selon leur tendance plutôt urbaine ou rurale.      

L’approche par le village de Daubeuf la Campagne

Il suffit de quitter la départementBlog 2011.09.2011 rose Rouen 411ale D133 qui va du Neubourg à Louviers par  une toute petite route pour se retrouver dans un tout aussi petit village qui a pourtant une mairie, une église maintenant fermée par sécurité pour cause de travaux à venir pour la renforcer  et surtout par une grange dîmière dont vertaines fondations datent du XIè siècle. On la voit à peine quand on se gare  sur la place du village face à l’église, près de la croix et du monument aux morts. 

 

Une grange dîmière témoigne de la double importance de la richesse de la terre et de l’Eglise en tant que pouvoir établi assurant certains services publics jusqu’à sa suppression aux premiers jours de la révolution de 1789. Le clergé percevait le dixième de ce que la terre produisait. Cet impôt obligatoire  étant versé en nature, on comprend qu’il ait fallu bâtir des grands bâtiments pour stocker le grain, nourrir les bêtes et conserver le vin. 

L’emplacement de la Grange Dîmière

Cachée par un grand mur, elle ne montre que son pignon gauche sur l’extérieur.  Il faut rentrer par le portail grand ouvert pour découvrir la cour et prendre conscience de son importance. La Grange est située dans la partie proche du village. Quand on entre dans la cour, elle forme sur la gauche la largeur  d’un clos en forme de quadrilatère doublé à l’intérieur d'un chemin qui permet de circuler dans cet espace,  dont les trois autres côtés sont (dans le sens inverse des aiguilles d’une montre) : 

. sur le côté le plus long, le mur extérieur gauche de l’église, puis une triple maison de maître, en discontinu,

. sur l’autre partie du rectangle en continu, un cellier, des granges et les habitats des serfs, serviteurs et autres travailleurs, ouvertes sur la cour intérieure et totalement fermée sur les champs au nord,

 

Daubeuf la Campagne, Grange dîmière, double charpente. de l’autre grand côté, des étables diverses et variées et abris pour le matériel agricole  d'un seul tenant  d’un bout à l’autre, avec seulement un passage entre les maisons des travailleurs, les étables des bêtes et lieux de stockage pour rejoindre les champs à l’extérieur. 

 

Outre le chemin rectangulaire, qui permet d’accéder aux champs sur deux côtés, l’intérieur de ce grand rectangle est occupé par un grand espace devant la Grange qui a servi d’atelier en plein air pour déposer les troncs et tailler au plus près du lieu de fixation, ainsi que par un colombier, un joli bâtiment caché par des arbres et différents hangars techniques. 

La double charpente    

On en sort avec l’idée qu’il faudrait avoir des transats Blog 2011.09.2011 rose Rouen 340dépliés presque à l’horizontal de façon à laisser le regard se promener entre les poutres, passant devant, derrière, comme un oiseau avec un radar dans les yeux. Ils existent, ces oiseaux, ce sont les hirondelles. Ce qu’on ressent à regarder là-haut, c’est la fascination pour la puissance de la conception et l’admiration pour les charpentiers qui se transmettent leur savoir-faire au cours des millénaires, à côté d'une petite fille et d'un petit garçon norvégiens jouant avec des copeaux de bois ou de belles dames françaises à talons hauts qui avaient volontairement oublié que Daubeuf est vraiment à la campagne.  

 

Blog 2011.09.2011 rose Rouen 406Heureusement il faisait vraiment beau en ce dimanche du patrimoine de septembre 2011, à entendre la fanfare des trompes de chasse d’une société de chasse voisine qui nous avait fait le plaisir de venir célébrer le renouveau de la magie du lieu toujours habité par les propriétaires et gardiens de la Grange dimière.

 

Et tout cela grâce à trois hommes fatigués et heureux d'avoir réussi ce formidable pari et tenu les délais, François Calame, l’amoureux de la Grange et les deux maîtres charpentiers qui ont encadré la partie technique, Florian Charpentier et  Axel Weller     , sans compter les autres professionnels de métier expérimentés présents désireux de transmettre leur savoir-faire à des jeunes apprentis désireux, eux, de les acquérir en les mettant en pratique.  

 Blog 2011.09.2011 rose Rouen 414

Pour suivre le chemin

. Dans le triangle formé par les routes départementales entre le Neubourg, Elbeuf et Louviers, quelques noms de villages plus ou moins proches : Mandeville, Surtauville, Cesseville, Mandeville…  Daubeuf la Campagne, Criquebeuf la Campagne…Saint-Cyr la Campagne au nord…Ailleurs dans l’Eure on trouve aussi un Angersville la Campagne ! A voir dans l’Encyclopédie des villes de France sur http://www.journaldunet.com/management/ville/villes/toutes_les_villes/population/36619/1/eure.shtml

 

. A retrouver sur les visites du patrimoine du 17 et 18 septembre 2011

http://www.haute-normandie.culture.gouv.fr/pdf/jep_11.pdfet sur

http://www.leneubourg.fr 

 

. Voir le chantier de restauration de la charpente de la Grange dîmière sur http://www.youtube.com/watch?v=vAS0AxwpzfQ

 

. Lire la description du chantier dans un article très complet sur  http://www.bois-et-vous.fr/actualites/atelier-international-sur-la-construction-en-bois.html 

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. Les trois parrains du chantier à féliciter

François Calame, DRAC Haute Normandie, francois.calame@culture.gouv.fr

Florian Carpentier, contact@carpentier-bois.fr

Axel Weller,  welleraxel@web.de 

 

Remarquons que

= le premier porte le prénom d'un des plus célèbres roi de France, à partir duquel on a désigné les Français. Son nom désigne un roseau taillé en pointe servant à l'écriture sur de l'argile avec de l'encre sur du papyrus. Il est d'ailleurs aussi écrivain: il est le scribe qui assure "la  transmission et culture" du trio;

=  le second porte un prénom de l'époque romaine célébrant la vitalité et la beauté du règne végétal au coeur de la conception d'une grange . Son nom, que son père et le père de son père avant lui ont transmis, désigne le métier qu'il exerce et que porte l'entreprise. Il est le charpentier puissance 3 qui représente "la légitimité et la continuité";

= le troisième porte le prénom d'un des conseillers du Roi Valdemar Ier de Danemark. Après avoir exercé des fonctions importantes dans les affaires royales, il fut nommé en 1171 archevêque de Lund en Suède maintenant. Son nom désigne le hameau en allemand, ce que devait être Daubeuf à ses débuts. Charpentier,  il est aussi  le représentant " des liens entre l'histoire et le territoire". 

 

. Sur l'histoire mouvementée de la Normandie, deux sources

http://www.unicaen.fr/mrsh/craham/revue/tabularia/print.php?dossier=dossier2&file=09arnouxmaneuvrier.xml,

et http://fr.wikipedia.org/wiki/Duch%C3%A9_de_Normandie

 

. Photos EP

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Interculturel
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Mercredi 30 novembre 2011 3 30 /11 /Nov /2011 12:15

La BQFB, AHAA

La Boîte qui fait Beuh, Atelier BD, AngersC’est la Boîte qui fait Beuh, que votre esprit malin a bien sûr rapproché de la vache qui fait meuh, une expression qui n’a rien de spécialement drôle. Si au moins elle faisait veuh, cette vache, on comprendrait. Mais meuh !? Au moins avec ce beuh, à rattacher au bèè de la chèvre, vous commencez à vous emmêler les pinceaux, les crayons ou les doigts sur le clavier, selon les cas. C’est clairement une des spécificités de l’atelier, annoncer la couleur, en vous faisant un clin d’œil, chacun à sa façon, qui se traduit ici phonétiquement par un ahaa ! 
 

L’atelier

Tous les styles s’y exercent, sans recherche d’hyper-spécialisation ou de performance. Un joyeux  méli-mélo s’ensuit dans une ambiance créative. Parmi les quinze membres qui forment la groupe, autour du noyau des cinq qui s’impliquent le plus, se croisent diverses sensibilités, différents niveaux, les différents métiers de la BD. C'est un univers de liberté où la fantaisie est de règle. Il s’agit de partager par le dessin, le graphisme, les couleurs des émotions autrement que ne le feraient seulement les mots.  C'esst aussi un monde de contraintes, à commencer par le standard de 46 pages qu’il est possible parfois, si l’histoire le justifie, de dépasser. L’influence des mangas  y est grande non seulement en terme de parutions chaque année mais aussi en terme d’influence pour faire éclater les codes traditionnelles de la BD. 
     BQFB, Atelier BD Angers, Phyllias à droite
Ici à la Boîte, pas de planification rigide, on vient quand on en sent le besoin. Les présents travaillent ensemble sur un projet commun ou chacun pour soi à côté des autres. L’atelier, qui a été pendant ses premières années implanté rue du Port de l’Ancre, en rive gauche de la Maine,  a été fondé en 1997 par Yoann et Eric Omond pour démarcher ensemble les éditeurs,  promouvoir la BD grâce en particulier à des expositions et de développer la pratique de la BD en accueillant les jeunes à partir de 16 ans.

 

Les 6 phases de la création à l’exposition de BQFB, Atelier BD Angers, Phyllias, planche couleursBouchemaine  

Cette exposition est principalement l’œuvre de Phyllias qui s’est beaucoup impliqué dans l’opération. Il  a reconstitué  les différentes étapes de la création en montrant l’avancée d’une BD :  élaborer le scénario, rechercher la documentation, pratiquer le crayonné, fixer l’encrage, effectuer la colorisation et éditer la BD. On peut y voir les planches aux différentes séquences et surtout aussi une reconstitution de ce que pourrait être un bureau d’artiste qui deviendrait lui-même une planche de BD. L’outil – le bureau- devenant lui-même une création graphique en 3D, grâce aux feuilles, aux crayons, aux pinceaux…

Quelques noms BFQB, Atelier BD Angers, Phyllias

. Phyllias fait du Comic Strip. Il est scénariste, illustrateur et dessinateur. En particulier, il a fait des dessins de presse pour Ouest-France. Actuellement  « je  suis sur un projet dans lequel j’écris aussi avec Mic Favre qui est illustrateur (jeunesse), dessinateur, écrit aussi des contes. Ensemble, nous travaillons sur des livres jeunesse, des contre-pétries et autres jeux de mots, comme des calembours… »
. Tony Emeriau est illustrateur jeunesse, dessinateur, scénariste aussi. Sa marque de fabrique : il fait tout à l’ordinateur, c’est dire qu’il est un infographiste. Il est très productif  beaucoup de domaines différents. Pour des enfants par exemple, il a conçu une plaquette pour les inciter à visiter le Musée de Joseph Denais à Beaufort en Vallée (49). Il est le président en exercice de la BQFB et a scénarisé "Power Intérim".  
. Gildo Giorgi est dessinateur. A son actif, il a une BD pour Lanfeust MBQFB, BD Angers, Sylvainag dont il a fait le scénario « Power Interim » dont plusieurs planches sont exposées à Bouchemaine, plusieurs  albums de « La vie à deux », « le guide des prénoms », « J’aime les années 80 »…  
. Nathalie Bodin est dessinateur, illustrateur et scénariste. Elle travaille en ce moment sur une grosse commande, des dessins pour un ouvrage sur les camps de concentration aux Etats-Unis
. Fanch-Juteau est « dessinateur réaliste et semi-réaliste » selon les termes du bibliothécaire de Bouchemaine. Il travaille en particulier avec Sylvain qui met ses crayonnés en couleur.
. Sylvain  est coloriste. Il travaille aussi en ce moment  avec Phyllias, l’auteur du scénario, dans lequel on voit  un hominidé lutter contre les chefs des quatre royaumes voisins ennemis.  Il aime partir de photos qu’il redessine et repeint. Il est toujours en recherche de nouvelles expressions.
. Chriso-Watt est infographiste. Il travaille en particulier sur le thème des petites maisons, ainsi qu'avec Phyllias par exemple sur une série consacrée à des légumes… 

Des œuvres collectives aussi

Outre les projets faits seul, en bi ou trinôme, l’équipe propose ses compétences à des entreprises pour réaliser des BD qui entreront pour celles-ci dans leurs outils de communication, comme le Crédit Mutuel par exemple avec une BD à base de témoignages de clients de 36 pages en couleur. Des collectivités trouvent aussi de  nouvelles façons de communiquer, d’une façon plus jeune, ludique... L’équipe a ainsi fait une campagne pour le tri sélectif sur un scénario qui raconte toujours une histoire. Trois des membres –Tony, Sylvain et Boris -  ont conçu l’affiche des Accroches-Cœurs ‘Anges ou Démons’ de 2009.

BQFB, Atelier BD, Angers, Phyllias, Les Gaganymes

Des éditions d’atelier

C’est Phyllias qui s’y attelle. Il lance en ce moment « Les Gaganimes », un recueil de tableaux qu’il a rassemblé. Chaque composition est fondée sur un gag visuel, qui entre dans le cadre du dessin humoristique .     

Le rayonnement de l’atelier

En dehors des œuvres elles-même qui ont une faculté impressionnante à voyager par tous les moyens, auxquels s’ajoute l’imaginaire, les artistes ont de nombreux contacts d’ateliers au Mans, à Toulouse,  avec les Rhinolophes, les Aérographes à Cholet,  avec des festivaliers également à Angers, Châlonnes sur Loire, Montreuil-Bellay, Château-Gonthier, Nantes Atlantis… 
 
Les membres actuels de la BQFB sont aussi relation avec des anciens très connus comme Olivier Martin parti vivre au Japon pendant plusieurs années. A son retour, avec Sylvain Runberg, il a sorti un album en deux tomes sur la « Face cachée » de la vie en entreprise au Japon. Nicolas Emelyanoff est aussi dans ce cas. Professeur de dessin, il  expose plus au Japon qu’en France. Il fait aussi parti des  premiers membres de l’atelier, tout comme Boris Beuzlin.  
 
Les relations avec les autres auteurs d’Angers sont naturellement fréquentes, que ce soit avec Marc-Antoine Mathieu, Etienne Davodeau, Eric Juscezhla, Pascal Rabaté, Olivier Supiot, l’auteur du « Pro des Robots » avec Tony Emeriau  déjà cité.

    BFQB, Atelier BD, Exposition Bouchemaine, Jeunes visiteurs

Un monde ouvert sur de nouveaux talents  

C’est la dimension pédagogique qui s’exprime. L’Atelier accueille en effet le mercredi après-midi des jeunes à partir de 16 ans pour les initier et les guider dans leur propre cheminement. « On n’est pas des profs scolaires » comme le déclare Sylvain. « On essaie de donner le bon conseil au bon moment. Ca fait plaisir ».    

A Bouchemaine, lors de l’exposition atelier qui se tient en ce moment aux Boîtes à Culture, ce sont les  plus jeunes, 10-12 ans et plus qui viennent  en premier. Ils regardent  avec beaucoup d’attention, leur regard accroché sur les planches, les outils, les couleurs, l’oreille accrochée aux explications de Phyllias, conscients d’entrer dans un monde dont l’artiste leur ouvre les portes. C’est un moment fort.

Pour suivre le chemin, lisez de la BD et allez à Angers

. La BQFB, 27 rue Chef de Ville, 49100 Angers, bqfb@free.fr et sur
. Aller à l’exposition à la Boîte de culture à Bouchemaine de ce 22 novembre au 6 décembre pour voir les auteurs de la BQFB, des planches et d’autres lecteurs.
. Retrouver Fanch Juteau, Phyllias et Tony Emeriau sur une très bonne photo d’Ouest-France
 . Sur Olivier Martin, lire l’article consacré à une exposition-atelier animée par ce grand créatif de la BD cet été à Saumur sur http://www.saumur-kiosque.com/infos_article.php?id_actu=8054
 
. Voir les sites de certains créateurs comme
. Sylvain Laupretre, sur http://sylvo.canalblog.com/ 
     
ou sur
. Lire le rapport Ratier, l’ACBD, l’Association des Journalistes et Critiques de la BD, sur http://www.acbd.fr/images/stories/ACBD_BILAN_2010.pdfpour avoir une meilleure idée de l’évolution du marché foisonnant de la BD en France.
. Photos EP à Angers et Bouchemaine, à voir dans l'abum-photos Art2.
 
Voici la réponse de Phyllias aux questions que je lui avais posées. Le mieux est que je vous la copie de façon à ce qu'elles soient visibles avec l'article.                
 
les fondateurs de l'atelier sont: Yoann (Shivard mais il signe uniquement de son prénom) et Eric Omond.
Tony Emeriau est bien le président de l'atelier toujours à l'heure actuelle.
pour Gildo, pour ses albums, on pourrait croire que les 3 albums en questions sont les trois cités, mais en fait il s'agit de toirs de la vie à deux, deux de j'aime les années 80, et sur les guides des prénoms je ne sais pas combien, il y en a au moins 5 je crois qu'il a dessiné, mais peut-être même plus. je pense qu'il vaut mieux se contenter de citer les titres. 

concernant Fanch Juteau deux albums à son actif: Cyrano de Bergerac en Bd et le filleul de l'Ankou

sur les productions d'atelier:
en fait c'est Fanch Juteau qui a fait les maquettes des Gaganimos. par contre comme ce sont des illustrations, je ne les rentrerait personnellemtn pas dans l'art séquentiel, car précisément les images sont indépendantes les une des autres. appellons cela dessin humoristique plus simplement. le deuxième ouvrage est l'album "Power Interim, de Tony Emeriau et Gildo Giorgi.
 
savoir que ces deux albums et les trois auteurs concernés seront en dédicace Vendredi 16 Decembre à 18 h à la librairie, "Au repaire des Héros", rue Beaurepaire, Angers, à l'occasion du 2ème anniversaire de l'ouverture de la dite librairie.
     
sur le rayonnement de l'atelier, au Mans, nous avons juste un ami ancien membre de l'atelier,il n'y a pas d'atelier à proprement parler.
     
aux anciens membres de l'atelier, nous pouvons ajouter Lionel Marty, c'est lui justement qui est au Mans. quand il était à l'atelier il a sorti Mort Linden, une série chez Delcourt avec Eric Omond au scénario et Boris Beuzelin à la couleur. depuis il a d'autres séries. entre autre "le rêve de Jérusalem"
pour l'orthographe, Eric Juszezak et Olivier Supiot
     
enfin la dernière question: le plaisir de transmettre un peu de savoir écrire une histoire, la mettre en image. sachant que les enfants ont une imagination non encore complexée ni bridée, et qu'ils ont toujours des histoires formidables à raconter, c'est un plaisir effectivement que de les voirs réaliser ces histoires en images. 
bon ,encore désolé d'avoir trainé, j'espère que ces réponses vous éclairent, si vous avez d'autres questions, n'hésitez pas.      
     
       
 
Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Art
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Mardi 29 novembre 2011 2 29 /11 /Nov /2011 17:30

Une affaire de rencontre

Angers, la même place avc olein de potelets au milieuLa rencontre est celle qui se fait dans un espace public donné, la rue pris au sens large,  entre le poteau, cet élément vertical implanté de façon pérenne dans le sol, et les utilisateurs de l’espace. Chaque changement affectant l’une de ces trois composantes a des effets sur les deux autres, sans compter les autres facettes du « vivre ensemble.»  

 

Le poteau entre dans la grande catégorie du mobilier urbain, qui a à la fois une dimension fonctionnelle, ou le  design joue un grand rôle, et une dimension d’identité territoriale forte alors que le poteau est produit en grande série par des sociétés européennes. Il a aussi des conséquences directes et indirectes moins connues.  

 

Un des grands changements de deux dernières décades et plus est l’occupation de l’espace public par les poteaux qui y fleurissent tels des pissenlits dans une prairie. Leur foisonnement est tel qu’on se demande comment on pouvait vivre avant dans l’espace public.  

 

Le trinôme

Blog 2011.12.01 potelets 025. L’espace public concerne plus précisément le trottoir ou plutôt ce qui en reste une fois que les voitures ont choisi les meilleurs places pour s’y garer et les espaces interstitiels qui ne peuvent être occupés par la voiture. Ce sont par exemple les triangles d’entrée et de sortie d’une voie principale, les passages protégés au milieu de la chaussée,  les cœurs de ronds points non accessibles aux piétons… 

 

. La place de la voiture dans l’espace public, ou plutôt l’automobiliste  a une capacité proprement étonnante à repérer les endroits « garables » comme on ne dit pas encore. Blog 2011.12.01 potelets 004Dans les temps anciens, on prenait une chèvre pour tracer les chemins dans les coteaux pentus. Maintenant faîtes confiance à la voiture pour avoir une perception très fine de l’espace urbain et redessiner une nouvelle cartographie de l’espace public à des fins privés.  

 

Les utilisateurs de l’espace public sont au moins au nombre de deux (sans compter le cycliste), l’automobiliste et le piéton. Bien souvent c’est la même personne qui dispose de modes de raisonnement différents selon le mode de mobilité choisi: un automobiliste fonctionne avec la Couloir de trottoir réservé aux piétons conduisant droit dans le mur du fondpédale au pied, un marcheur raisonne avec ses chaussures aux pieds. Ce n’est pas la même chose. La preuve, pour empêcher les « carrossés » de passer et de gêner les piétons, on a inventé le petit poteau  de trottoir ou potelet de sa dénomination actuelle.

 

Petit rappel sur la grande importance du poteau

. Le poteau dans sa vision verticale liée à la construction est lié au développement de l’habitat et de l’urbanisme. Sur terre, la maison et l’immeuble ne peuvent se concevoir sans fondation plus ou moins profondes selon la nature du sol. Les poteaux de construction se poursuivent dans l’air par des poteaux de maçonnerie, des poteaux de charpente…Une des tendances actuelles est concevoir des bâtiments avec des barres érigées, une manière de faire passer la conception en cube.  

. Le poteau vertical liée à l’information  est indispensable à la vie de l’homme contemporain sur terre. Il est un marqueur de notre société occidentale. Les poteaux indicateurs sont directement liés par exemple à la mobilité et à notre façon de considérer l’espace public. En temps de paix, nous estimons indispensables de trouver l’information au fur et à mesure de notre avancée dans la rue. Ceci n’est pas le cas au Japon où le nom des rues n’est pas indiqué  puisque c’est le numéro du bloc d’habitation qui compte. La rue est alors un espace non significatif entre les blocs. 

Blog 2011.12.01 potelets 017   

Le potelet, un nouveau type de poteau

L’accroissement de la pression de la voiture roulante sur la rue et de la voiture dormante sur le trottoir  a généré un nouveau type de poteau, le potelet  directement inspiré du poteau de manège hippique, pour empêcher les voitures d’accéder au trottoir protégé réservé aux piétons et parfois aux cyclistes. Ces poteaux de 1,20 mètre de hauteur sont implantés au bord du trottoir de façon à interdire aux véhicules de passer entre eux. C’est la seule façon  utilisée par les collectivités d’assurer le non-accès au trottoir, en l’absence de personnel pour sanctionner le stationnement interdit qui s’accroît d’autant que le nombre de places de stationnement autorisé diminue en lien avec la volonté d’assurer un développement durable de la ville.  

Les conséquences

Le piéton se voit réservé un espace dédié où la voiture n’a pas sa place. La présence dans le sol de ces petits poteaux d’interdiction a aussi pour seconde conséquence de figer les espaces libres polyvalents pour les non-automobilistes. Les piétons doivent se positionner sur une partie du trottoir, la voie-trottable, les cyclistes aussi sur une autre partie du trottoir, leur voie cyclable ; du coup les automobilistes se placent partout sur les trottoirs dés lors qu’il n’y a pas de potelet.     

D’autres aspects négatifs commencent à être également mis en avant :

. la difficulté à marcher et à se croiser sur un espace resserré par la présence des potelets,

. le coût  pour la collectivité qui doit acheter et poser individuellement ces potelets dans le bitume en quantité phénoménale puisqu’il en faut 2 pour protéger 1 mètre de trottoir, 3 pour 2 mètres…

. la présence dans le sol d’autres types anciens de poteaux qui assurent la même fonction. Certains anciens petits poteaux s'avèrent dangereux pour les personnes âgées qui peuvent ne pas les voir  mais ils restent toutefoi là; 

Angers, 3 catégories de poteaux petits et potelets   

. la pollution visuelle d’une véritable ‘forêt’ de potelets qui s’ajoute au foisonnement des autres poteaux qui dirigent, conduisent et interdisent nos pas, heurtent nos yeux et surveillent nos vies.  

L’ensemble de ces contraintes conduit parfois aussi à des situations proprement absurdes:     

. des potelets placés maintenant en milieu de trottoir pour empêcher les voitures de s'insérer par le côté, quand il y a par exemple une entrée de garage    

. des potelets pour empêcher des cyclistes de rouler au beau milieu de la piste cyclable double couloirs, 

. des potelets implantés sur les zébras de passages piétons pour protéger les voitures garées perpendiculairement au trottoir (à voir sur « Petit Poucet »)...Une évolution impressionnante à suivre, du potelet contre la voiture abusive, on passe maintenant au potelet anti-cycliste ou gêneur de piéton.

 

Pour suivre le chemin

. La rue à  re-découvrir  avec http://systemepoucet.canalblog.com/

Voir les photos délicieuses d’absurdités  liées à l’implantation de potelets sans réflexion préalable sur

http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=373438&pid=8785885

. La désignation des numéros de blocs d’habitation – et donc de l’absence de noms de rues - au Japon, voir http://sivers.org/jadr

. Pour Paris, lire  http://www.leparisien.fr/paris-75/ces-tres-chers-potelets-18-05-2009-516746.phppour connaître le nombre et le coût de ces chers potelets.

. Lire aussi sur ce blog  Regard sur l'espace public > Quadrillage Rues et Risle > Pont-Audemer

. Photos EP 

. Mes excuses pour cette présentation à interlignes et dimension des caractères aléatoires indépendante de ma volonté!   

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Société
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Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 14:40

Blog-2011.11.24-238-copie-1.JPGC’est un cartoon comme on ne dit pas ici en France, paru il y a plus de 20 ans dans le Palm Beach Post et repris par Courrier International. « Woman », comme l’intitule son géniteur, Don Wright. On y voit une femme nue, dont le corps est fléché pour montrer ce qui lui appartient à elle –HERS-  en propre et ce qui ne lui appartient pas –NOT HERS- et qui n’apparaît donc pas sur le dessin. Comme un triangle des Bermudes caché pour elle derrière le panonceau « NOT HERS »  qu’elle n’est même pas autorisée à porter de sa main droite puisque cet endroit lui appartient pas.  

Hers, A Elle, « tête, cheveux, mains, bras, partie haute du corps, jambes et  pieds. »

Remarquez la façon dont le dessinateur désigne les différentes parties de son corps, comme si elle était une machine. A aucun moment, il ne dit 'sa tête, ses cheveux, ses bras, la partie haute de son corps, ses jambes et ses pieds'. Même  ce qui lui appartient n’est pas indiqué comme lui appartenant dans le détail de chacune des parties du corps cité.  

Not Hers, Pas à Elle,  ce qu’il y a sous la pancarte, à savoir  (son ventre et son sexe) qui ne sont même pas désignés en tant que tels, ni assortis de (son). La finesse du cartonnist  est de ne pas même désigner ce qui a longtemps été impur et mal séant chez la femme. Cela n’a pas de nom. 

Ceux à qui appartiennent ce qui n’est pas à elle

Oh, ils sont très nombreux à en revendiquer la propriété. Don Wright détaille dans la moitié droite du rectangle :

. « Certains mâles de l’espèce ,

. certaines églises,

. divers moralistes,

. des politiciens,

. des féministes,

. des juristes,

. des comédiens,

. des journaux et télés,

qui tous décideront de la meilleure utilisation de cette zone » (area). Remarquez quelà aussi Don Wright fait preuve d'une grande subtilité: il situe la femme dans la partie gauche de son rectangle et attribue la partie droite à ce qui est important, les heureux détenteurs utilisateurs de ce qui est "not hers", dont il fait partie d'ailleurs en signant tout en haut de cette partie droite. Clin d'oeil à cette "woman", il place sa signature en phase avec le titre de ce dessin.    

Blog 2011.11.24 238-copie-1

La « zone » qui n’est pas

Il a fallu attendre le 4è avant dernier mot pour que soit cité son ventre et son sexe qui sont « not hers ». C'est une zone, comme un no woman's area.

La double frontière

Elle se situe en haut juste au dessus du nombril et pour le bas à mi-parcours entre le bas de son triangle et le milieu des cuisses. Très clairement, cette femme est un saucisson à pattes, sans ventre, sans zizi et sans derrière. Etonnez-vous qu’elle ait l’air si peu maligne ! 

Quel monstre est-ce cela ?

C’était il y a 20 ans aux Etats-Unis. Depuis on a découvert les femmes sans visage et sans corps. Est-ce que cela a vraiment changé dans le monde ?

Pour suivre le chemin

. Ce dessin est tiré du Courrier International, n° 86, 25.06.1992, dont j'avais conservé l'édition papier, tellement j'avais été marquée par sa force.

. Retrouver un autre des dessins de Don Wright pour lequel le dessinateur a gagné son Ier prix Pulitzer en 1966 du dessin de presse (un autre en 1980) sur  http://goodcomics.comicbookresources.com/2009/03/19/a-month-of-pulitzer-prize-winning-cartoons-day-19/

. Cette idée d’un no woman’s land, un terme crée à la mode du « no man’s land »,  continue à fleurir avec une imagination sans limite de la part des dessinateurs de presse et de pub, comme je vous le montrerai bientôt.

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Société
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Dimanche 13 novembre 2011 7 13 /11 /Nov /2011 18:18

Plus petite que la Isn’t she a beauty, la caravane précédente semble-t-il puisqu’on ne voit que la partie avant, cette Bluebirda également conservé un l’aspect très vieillot mais sans volonté de la firme d’en faire un bel objet. La tôle ondulée, conservée pour le bas de la caisse, lui confère une silhouette encore un peu brute, même si l’arrondi des parois latérales vers l’avant adoucit la ligne. Cette Bluebird (merle bleu, un oiseau américain) ) n’a rien de bleu. La caravane porte  les couleurs de l’été, jaune vers le haut et verte vers le bas pour mieux se détacher sur le sol jaune clair ainsi que la partie supérieure de la caravane. C’est la partie avant qui est privilégiée, comme il en va dans les publicités centrées sur la capacité de la caravane à être mobile.  

Blog rose 2011.10.23 027

La mise en valeur visuelle se fait cette fois, non pas par l’arrière grâce au fond ovale orange, comme dans la Isn’t a beauty?, mais par la couleur, comme si on découvrait la caravane d’une fenêtre rectangulaire d’une autre caravane. En haut du montage photographique, un store avec des festons arrondis oranges et noires donne un air de fête à la vue sur la caravane. En bas un bandeau orange rappelle les mentions importantes comme la marque ‘Bluebird Caravans Limited’ qui offre le choix le plus large au monde, ainsi que l’adresse.  Au fond à gauche de la caravane, des arbres en noir et blanc placés en photomontage encore un peu maladroit ajoutent une profondeur, sans mise en valeur particulière. Ces arbres sont importants néanmoins parce qu’ils établissent par leur seule présence le lien avec la nature, mais sans aller jusqu’à verdir les arbres. Pour le vert, la partie inférieure de la caisse suffit.   

Malgré sa naïveté un peu maladroite, cette publicité de cette première  Bluebird est pourtant déjà centrée sur un certain art de vivre en couleur au soleil de l’été. C’est le feston du store qui est l’élément dynamique de l’ensemble, auquel répond le bandeau orange du bas avec la marque. Le visuel  offre un élément très intéressant sur la relation entre le dedans-dehors. On voit la caravane en se sentant déjà présent dans la caravane. On retrouvera d’autres modèles de la marque qui montreront une belle capacité du constructeur de monter en gamme en offrant des modèles plus recherchés.  Caravane, Isn't she a beauty?

 

Pour suivre le chemin

.    Cette publicité et les prochaines à venir sont tirées de « L’Objet Caravane, Mémoire graphique des années 1960 », un carnet de notes, sur une sélection de France Poulain, édité par la Direction départementale de l’Equipement et de l’Agriculture de l’Oise, 2009.

. Voir l’introduction de la série sur la caravane "Ma Coquille" sur ce blog, ainsi que le billet n°1 « Isn’t she a beauty"

Styles de pub > Caravane anglaise > Isn't she a beauty?     

Pub caravanes & Co > Un style de vacances > Ma Coquille 01/38

 

 

 

. Retrouver toutes les caravanes dans l'album-photos "Petites Maisons" sur ce blog.    

. Photos FP  

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Communication & Marketing
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