En quelques mots...

Elisabeth Poulain
Elisabeth Poulain est docteur en droit et a longtemps exercé dans l'enseignement supérieur et la recherche sur les questions de commerce, de marketing et d'enjeux internationaux. Auteur de nombreux ouvrages, elle choisit de porter un regard analytique sur le système qui nous environne, en montrant les liens de connexion qui le sous-tendent.

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Lundi 23 février 2009 1 23 /02 /2009 17:38

C’est une jolie histoire que m’envoie un lecteur belge très content de trouver dans mon blog les photos réglementaires belges, qui figurent sur les paquets de cigarettes, en vue de la prévention contre le tabac. C’est la Libre Belgique (25.05.2007) qui nous conte l’initiative de Philip Morris Belgium.  Imaginez, c’est cette filiale de PM elle-même, qui demande à l’Etat belge le droit, non que dis-je, l’obligation pour les vendeurs de tabac à rouler d’apposer sur les paquets de tabac des photos dissuasives de prévention contre les maladies dues au tabac,. Etonnant, non ?

 

Au plan de la créativité, on pourrait ainsi assister à la naissance de trésors d’inventivité graphique. Chacun sait que les artistes ont toujours su déjouer les pièges des contraintes réglementaires, concurrentielles et commerciales. Dans le domaine du vin, par exemple (je ris), l’argument selon lequel les metteurs français en marché ne peuvent valoriser leurs vins à cause de la publicité française sur les boissons alcooliques en général et le vin en particulier est pour moi un faux problème. Les créateurs graphistes savent si bien sublimer une bouteille qu’il n’est pas besoin d’aller chercher une jolie fille pour mieux vendre la bouteille.  

 

Ce sont les parts de marché détenus par les concurrents de Philip Morris qui nous donnent l’explication.  La concurrence entre les grandes compagnies de tabac ( British American Tobacco, Imperial Tobaco…)  s’exerce surtout sur les cigarettes qui occupent la part la plus importante du marché (52,3% contre 47,7% en volume). Au niveau de la perception du marché, le projecteur se focalise sur les cigarettes. Ce sont elles qui génèrent le plus de recettes fiscales pour l’Etat  qui prélève  en taxe 162,45 E pour 1 000 cigarettes et 33,10 E pour la quantité correspondante en tabac à rouler.  Le prix de vente amplifie cette distorsion de concurrence entre deux produits : 210 E pour 1 000 cigarettes en moyenne contre 55,5 E pour le tabac à rouler. En valeur, les cigarettes contribuent pour près de 85% aux recettes publiques. 

 

L’augmentation du poids de la fiscalité est d’autant plus importante car elle était, jusqu’à la décision d’apposer des photos,  la principale mesure de lutte contre la diffusion du tabac dans la population. Un simple différentiel de prix est jugé suffisamment efficace pour dissuader d’acheter les couches les plus sensibles des consommateurs, à savoir les jeunes. Or des études faites dans des pays voisins, en France notamment, montrent que le tabac à rouler contient plus de substances toxiques que les cigarettes qui sont plus réglementées. Le fait de rouler soi-même son tabac dans une feuille de papier  donne en plus un côté ‘fait maison’ à sa cigarette comme le bon gâteau fait par  sa maman le dimanche ou pour son anniversaire.     

 

La lutte contre le tabac constitue une grande cause mondiale depuis la décision de  l’OMC  en 2006. Le relais a été pris ensuite par les autorités européennes, en particulier contre le tabagisme passif, pour l’obligation de diminuer les quantités de substances cancérigènes et addictives et pour l’obligation de mentionner les goudrons…Tous les Etats cherchent à préserver les rentrées d’argent du tabac pour eux tout en minimisant le coût sociétal en terme de santé. C’est ainsi qu’un permis de fumer a été instauré en 2008 au Japon pour pouvoir se fournir en paquet de cigarettes au Japon.   

 

Quant à la concurrence entre compagnies, elle est réelle. Tous sont par contre d’accords pour reportert sur les autorités la charge de l’interdiction et de la limitation.  En 2006, British American Tobacco (2ème mondial) avait ainsi en France demandé à l’Etat d’interdire la vente de tabac aux mineurs en s’alignant sur la vente d’alcool. Cette mesure a été considérée comme de la provocation et rejeté avec indignation. Elle a pourtant déjà été adoptée  en Espagne, en Irlande, aux Etats-Unis, à Chypre, en République Tchèque, en Bulgarie, au Pakistan…Dans le même temps, les majors du tabac amplifient leurs campagnes de séduction à l’égard  des jeunes, en particulier en boîte de nuit.

 

Question 1 : Approuvez-vous cette demande de PMB au plan de la logique réglementaire ?

Réponse : PMB a tout à fait raison et on ne peut qu’encourager toutes les entreprises à veiller à la bonne santé des populations. Puisqu’il est prouvé que fumer tue, autant être cohérent, que ce soit indiqué sur tous les paquets contenant du tabac, cigarettes, tabac à rouler, cigares. On devrait même créer un grand prix de vertu civique à côté des prix orange et des prix citron.  

 

Question 2 : A votre avis, que va faire l’Etat ?

Réponse : Une  des réactions possibles sera d’agir au niveau européen de façon à ne pas créer de distorsion de concurrence en défaveur des distributeurs belges de tabac ; sinon les consommateurs belges frontaliers pourraient être incités à acheter leur tabac dans les Etats voisins si ceux-ci vendaient toujours le tabac à rouler  sans photos.

 

Question 3 : Comment jugez-vous cette initiative en terme d’efficacité concurrentielle ?

Réponse : Le simple fait de demander ces photos choc prouve que leur apposition est jugée comme étant efficace pour diminuer les ventes sur le marché européen par les cigarettiers  Quant au fumeur que vous intérrogez, il repousse systématiquement l’argument. Il ne voit littéralement par la photo à l’intérieur du cadre noir. Quand on ne veut pas voir, on ne voit pas.

 

Question 4 : Pourquoi apposer ces photos ?

C’est une façon très anglo-saxonne de donner l’information au fumeur. Celui-ci ne peut plus dire après qu’il n’était pas au courant puisque l’Etat lui a dit et peut le prouver facilement. C’est aussi une façon pour les autorités de répondre aux accusations de double jeu : comment d’une part encourager la production et la vente de tabac, au titre des productions agricoles, la création d’emplois industriels, la vente et l’exportation de tabac sous toutes ses formes et d’autre part devoir payer des sommes importantes dans le cadre des plans-santé.

 

Question 5 : Peut-on interdire le tabac ? Comment faire ?

Réponse : Non. Les modalités qui sont appliquées actuellement sont en 1 d’informer et former (les deux vont ensemble), en 2 de diminuer la toxicité et l’addiction au tabac, en 3 d’augmenter la réglementation contraignante : restreindre l’accès au tabac pour les jeunes, l’accès à la vente (distributeur agent d’Etat en France)… avec toujours la limitation de la publicité  et un prix élevé.

 

Le distributeur automatique avec permis spécial permettra –peut être un jour- d’avoir une traçabilité à vie du fumeur.  On pourrait imaginer des prix de mutuelles plus élevées quand on fume. C’est un exemple.

 

Question 6 : Pourquoi ces grandes compagnies du tabac visent-ils les jeunes des deux genres ?

Réponse : Plusieurs raisons peuvent être avancées:

-        du côté du fumeur : le goût pour l’interdit, le « moi aussi, j’y ai droit, je fais comme les adultes », « tout ça  - les conseils des parents – c’est de la blague, moi j’arrêterai quand je voudrai », « c’est pas parce que je suis une fille que j’y ai pas droit »…

-        du côté des majors : le gonflement des ventes, la lutte contre la concurrence, la pression de leur direction, le fait de rendre les jeunes en consommateurs captifs, dont certains vont l’être à vie…           

 

Question subsidiaire : A votre avis, quelles sont les 2 photos les plus regardées dans l’album photo « Packaging »

Réponse : Ce sont : la photo des mains jointes d’une dame âgée et les deux jeunes au lit, chacun regardant de son côté.

 

Pour suivre le chemin :

. Voir « Pour des photos sur le tabac à rouler sur www.lalibre.be/article_print.phtml?art_id=350273 

. La campagne Help dénonce la vente de tabac à rouler en France et en Europe sur www.categorynet.com/v2/communiques-de-presse/sante.la-campagne-help-den…

. La surprenante proposition d’un fabricant de tabac sur

http://tf1.lci.fr/impression/96/14.0,,3309614-e0NIQU1ORV9JRCBSVUJfSUQgVU5…

. Japon, le permis de fumer est né

http://tf1.fr/impression/41/87/0,,3894187- la suite reprendre les coordonnées ci dessus –e0NI et la suite

. Photos EP de plaques et objets publicitaires mis en vente par le Cabinet Philippe Kaczorowski, H^tel des Ventes des Salorge, 8 bis rue Chaptal, 44188 Nantes cedex 4, 02 40 69 91 10

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Communication & Marketing
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Jeudi 19 février 2009 4 19 /02 /2009 11:24

WBW4, The World through the Bottle ot Wine, le monde à travers la bouteille de vin , le Signe de L’Homme, le cycle des vins contemporains d’Expression, la culture du vin, le latin  

 

C’est par l’Homme que l’histoire du Monde à travers la Bouteille de Vin commence. Sans lui, le raisin serait resté une plante comme une autre, avec de petites baies appréciées par les renards, et encore ! Mon choix est de parler d’abord de celui qui fait le vin, ensuite de la vigne, pour arriver au vin. Le vin est un produit naturel dans le sens où c’est l’homme qui permet à la nature de s’exprimer. Nous redécouvrons grâce à l’action d’un certain nombre de vignerons que la nature n’est jamais aussi belle que lorsqu’on sait la travailler sans lui porter tort, comme on sait apprécier quelque chose qui n’a pas de prix. Quant au vin, produit naturel s’il en est, il faut une démarche en profondeur pour laisser au vin la faculté de s’épanouir en prenant l’ampleur ou le style qu’il peut atteindre sans chercher à faire de lui ce qu’il n’est pas, à lui faire dire des choses qu’il ne saurait dire ou qui n’auraient de sens ni avec ce qu’il est, ni avec le vigneron, ni avec rien.

 

La primauté de l’Homme

De grands débats existent pour savoir quel est l’élément prédominant dans une appellation. Mon propos n’est certes pas de trancher. Le capital commun qu’est une appellation n’empêche nullement des vignerons à forte personnalité de faire évoluer à leur façon le travail de la vigne et celui de la cave. Tout en restant dans le cadre réglementaire, ils impriment à leurs vins au fur et à mesure des millésimes un certain style parce qu’ils donnent un sens certain à leur démarche. Leur notoriété dépasse les frontières et leurs vins sont connus des amateurs partout dans le monde. Pour apprécier un vin, on ne cherche pas d’abord à connaître sur le bout des doigts la réglementation française. Que l’on soit à Marseille, à Bruxelles, à New York ou à Tokyo, on ne se promène pas avec un code dans la poche. C’est aux distributeurs d’assurer cette fonction. L’amateur lui a la plaisante fonction de savourer ce qui va dans un instant lui procurer un plaisir qui va bien au-delà de l’ingestion de quelques gorgées de vin.       

 

C’est bien pour trouver ce sens que Le monde à travers la bouteille de vin commence par l’Homme qui fait, incarne ou porte le vin avant de parler du vin. Faire le vin commence par la culture de la vigne. C’est même une très importante redécouverte de notre temps qu’il ait fallu réapprendre que la qualité d’un vin commence dans la vigne et se construit au cycle des saisons tous les jours et toutes les nuits dans les parcelles. La nature, dont je viens de parler, exige un travail important de la part du vigneron pour que le fruit de son travail soit ‘naturel’. La nature est liée à la culture, à commencer par la culture de la vigne, en arrivant la culture du vin, pour parler d’un ‘produit culturel’ ! Au sens premier, il ne peut y avoir de culture sans cultivateur, sans l’homme ou la femme qui chaque jour écoute sa vigne lui parler et chaque jour sait ce qu’il va faire ou ne pas faire. Mais en France, le terme de culture évoque d’abord la culture du vin. 

 

La culture du vin

La sortie au restaurant est toujours le premier loisir culturel des Français, bien avant la lecture ou la visite d’expositions. Ce sont les arts de la bouche qui célèbrent à l’envi de subtils accords mets-vins qui dominent avec, au premier rang, la dégustation de vin. Le vin est aussi le premier produit culturel français, sans que cette affirmation soit jamais discutée. C’est aussi vrai et indiscutable que la présence de la Tour Eiffel sur les rives de la Seine à Paris ou les Châteaux sur les bords de la Loire.

 

La place très particulière de la culture en France

Le premier pays à avoir honoré les Droits de l’Homme est aussi un des premiers pays au monde à avoir créé un ministère pour favoriser le développement de la culture. Là aussi, il y a culture et culture. L’une savante et l’autre naturelle. La première est revendiquée par des personnes cultivées et la seconde est commune à tous. La première sépare les uns des autres par une volonté manifeste de créer une élite dans le monde artistique et intellectuel et la seconde est issue de nos usages de vie. Chaque peuple, chaque pays, chaque langue, chaque corps de métier… a sa façon de faire, que l’on soit savant ou paysan. C’est plutôt la version anglo-saxonne de la culture. Tout est culturel, notre façon de manger comme celle de boire. La culture ‘à la française’ oscille entre ces deux significations, tout en gardant un fort attachement à la dimension artistique de la culture. La culture du vin reflète cette dualité, entre une culture d’esthètes qui ont une connaissance en profondeur des vins et de leur histoire et une culture populaire du vin, émouvante dans sa diversité et sa spontanéité bridée. Celle-ci est en train de renaître, attirant  à elle des nouveaux amateurs plus spontanés qui cherchent leur goût à leur façon. Le Signe de l’Homme s’adresse aussi à eux, car le vin n’a de sens que s’il est bu.   

                                                                                                           

Le vin, un enjeu mondial

Au niveau mondial, le vin devient un enjeu politique tout autant que culturel. Dès lors qu’il est possible de produire du vin dans un pays, les initiatives privées, aidées ouvertement ou de façon voilée par les autorités publiques, se multiplient afin de lancer des productions nationales de vin. C’est vrai dans des pays sans tradition de vin comme le Brésil du Nord-Est, la Chine ou l’Inde et dans des pays anciennement producteurs de vin comme les Pays-Bas, la Suède, l’Ukraine ou le Canada.

 

Chaque pays ou groupe va naturellement faire ou voir émerger une culture du vin avec d’emblée un objectif nouveau par rapport à ce que nous connaissons en France : la nécessité d’être perçue par ceux qui n’ont pas cette culture ou qui ne l’ont pas encore. La naissance ou l’extension du vignoble dans des pays sans culture vin traditionnelle a pour conséquence de modifier le type de communication. Celle-ci doit être la plus large possible et devenir explicite. A leur tour, ces nouvelles cultures du vin s’interpénètrent sous la double action du développement des exportations et de la création de réseaux d’amateurs actifs, ambassadeurs de leur pays ou groupe.

 

La communication implicite ou explicite du vin

La conséquence de ces novations se traduit par un choc frontal entre deux façons de communiquer : de façon implicite ‘à la française’, en présupposant que l’acheteur a une connaissance suffisante des vins pour effectuer son choix ou de façon explicite dans les pays nouvellement producteurs de vin pour expliquer à l’acheteur en magasin pourquoi il doit choisir ce vin et comment le déguster. Certes la longue pratique française d’exportation de nos vins a tempéré la projection initiale de notre façon de voir. Notre façon de communiquer influence les distributeurs de nos vins à l’étranger  et nos vins absorbent de façon naturelle bon nombre d’éléments qui sont dans l’air du temps international. Nous ne vivons pas dans une île, sans lien avec l’extérieur. Ce grand métissage culturel fait intégralement partie de la dynamique de la culture du vin. On trouve de plus en plus d’influence anglo-saxonne sur les étiquettes et pas seulement les mentions en anglais.

 

La culture latine du vin

Et on parle encore grec ou latin sur les étiquettes. C’est Rome qui a planté la vigne en Gaule, comme la Grèce l’avait précédemment développée dans l’Empire romain. C’est bien aussi ce qui rend notre culture du vin si vivante. Penser qu’il y a des hommes, il y a 2 000 ans et plus, qui sont venus de fort loin pour planter de la vigne est toujours émouvant, au moins autant si ce n’est plus que la construction d’un temple. 


- Ampelidae
, la vigne en grec, est le nom que Frédéric Brochet a choisi pour ses vins contemporains nés et élevés en Poitou, un vieux pays de vins.


- On trouve aussi une déclinaison de Montlouis Remus, Romulus et Romulus + chez Jacky Blot,


- des Rebus, un Cabernet franc de Patrick Baudouin,


- Parfois aussi des devises anciennement attachées à un château sont remises à l’honneur,  Festina lente (hâte-toi lentement), pour l’Anjou rouge du Château la Fresnaye que Josep Grau Garrigua a dédié à La Dame Blanche (voir WBW1).

 

101. Pascal Gitton dédie plusieurs de ses cuvées aux Romains, en particulier pour un Sancerre rosé.  

102. Orantium est une superbe cuvée de Coteaux du Layon-Beaulieu du Château du Breuil. Ce mot à la sonorité latine est une création de Marc Morgat qui est issu d’une lignée de vignerons du 17ème siècle. Il a joué sur l’or, l’oranger et peut être aussi l’oraison qui vient du latin « orar », prier en latin.                                  

103. Michel Redde a sacré Majorum sa plus belle cuvée de Pouilly sur Loire, en partant de sa devise « Recta facere, more majorum » (bien faire pour avoir le meilleur) .  

 

La culture en Loire

Tout comme chaque pays développe sa propre fierté vinicole et secrète ainsi une culture autonome du vin, chaque région viticole en France a ses propres habitudes de consommation. C’est en Loire et à Paris que l’on consomme surtout les vins de Loire, ce qui ne veut pas dire qu’on n’en boit pas autre part ou qu’on n’y goûte pas d’autres vins. Mais il y a une identité Loire. Pour autant la région Loire n’existe pas. Il en faudrait plusieurs pour englober toute la Loire, le plus long fleuve de France au tracé Sud-Nord puis Est-Ouest, sur plus de 1 000 km. Cette Loire fluviale existe, mais non la Loire administrative, économique ou culturelle. Le sentiment d’appartenance à une entité unique est fort disparate, peu sensible dans la région Centre, plus fort en Touraine-Anjou et maintenant en Pays nantais grâce au regroupement de ces trois grands bassins dans InterLoire, l’organisation représentative de la profession.

 

Un nouveau concept, le paysage de vin

La seule unité ligérienne (Liger, Loire en latin) qui existe est celle que confère aux Vins de Loire le salon du même nom qui se tient à Angers au début du mois de février chaque année. L’image Loire résulte d’un kaléidoscope composé de 70 appellations et d’au moins autant de vins de pays du Val de Loire, sans compter les ‘Nouveaux Vins de Table’, une catégorie qui n’a pas d’existence réglementaire et qui est pourtant riche de vins de vignerons qui jouent leur partie en dehors de l’appellation. La Loire est bien vivante, elle est même parfois exubérante, ce qui est la marque de sa vitalité, une vitalité qu’il faut étudier sous l’angle du pouvoir d’expression par la bouteille. Il existe de si jolis paysages du vin, au point d’être surpris par le nombre de professionnels ou d’amateurs qui gardent des bouteilles une fois qu’elles ont été bues. Chaque habillage est à sa façon un paysage du vin, un paysage bien réel puisqu’on peut le toucher, le caresser du doigt, le conserver en se rappelant les émotions comme autant de réminiscences de vin.

 

Pour suivre le chemin

. Suivre les parutions à venir sur ce site,

. Voir les 3 billets déjà parus

. Photos EP, Jo Pithon au Salon des Vins de Loire 2009

 

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Vin & Spiritueux - Communauté : Vive les belles bouteilles
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Mercredi 18 février 2009 3 18 /02 /2009 18:56

Pour réussir la recette d’hiver d’un après-midi réussi à Bouchemaine en Maine et Loire, il vous faut beaucoup de choses dont certaines dépendent de vous et d’autres pas.

 

C e qui dépend de vous : une tenue appropriée avec chaussures solides ne prenant pas trop l’eau, un  coupe vent pour vous protéger du vent froid du Nord, un bonnet pour la même raison, votre carte IGN au cas où et votre appareil photo. Ce qui ne dépend pas de vous : le ciel clair à vous faire briller les yeux, une limpidité sans pareil, une eau qui ne résiste pas à prendre la couleur bleue du ciel, de l’eau partout et en particulier dans les prairies si humides qu’elles sont inondées, le sentier que vous vouliez emprunter l’est aussi d’ailleurs, beaucoup de promeneurs qui ont eu la même idée que vous, un air qui fouette le visage quand vous êtes côté Loire.

 

Stationnement  rive droite à Bouchemaine, au petit parking devant la supérette. Mieux vaut ne pas compter en effet sur une place libre devant la mairie de Bouchemaine. Traverser le pont de Bouchemaine, par le trottoir de gauche avec vue sur l’amont. Vous voyez toute la grande prairie de la Baumette en eau. N’émergent que les peupliers, ces grandes éponges à eau. Vous traversez la chaussée après le pont pour descendre le long de la rive gauche de l’Ile Chevrière qui maintenant n’a plus rien d’une île à cause du pont. Vous descendez la Maine jusqu’à la confluence avec la Loire. Choc garanti, vous êtes au milieu d’un fleuve d’une puissance inégalée, avec des milliers de m3 d’eau, qui  coulent vers la mer. Et vous pensez immédiatement à l’été, quand  l’étiage est si bas, que seul le chenal principal est encore navigable pour les bateaux des pêcheurs.

 

A la confluence, vous passez cette fois-ci sur la rive droite de la Loire avec un chemin en meilleur état que celui côté Maine. Au fil de votre avancée, les peupliers laissent la place à des platanes gigantesques plantés en isolés ou en bouquet. Le changement d’arbre indique le changement de sol. Ces monstres ont trouvé de la terre pour s’ancrer. On a quitté la pointe, à votre gauche s’étend un  ancien clos bordé d’un mur ancien sur deux de ses côtes qui montre la limite avec la rive et le chemin. Plus loin, la présence d’une belle demeure explique le clos que nous venons de longer. A nouveau, il y a de la vigne devant la maison du XVIIIè siècle.

 

Impossible de rejoindre le sentier qui borde la voie ferrée et mène à nouveau en rive gauche de la Maine. Tout est inondé. Il nous reste à prendre la route si passante qui relie Bouchemaine à Sainte Gemmes sur Loire. Heureusement, développement durable oblige, une double piste à vélo crée sur le coté droit en allant vers Sainte Gemme protége  les cyclistes et les promeneurs d’une solide barre métallique revêtue de bois. Et c’est ainsi que nous avons pu avoir de l’eau partout, devant, derrière, à droite, à gauche…

 Et nous avons même pu admirer au retour un pêcheur calmement installé à l'abri du vent du nord, pêcher dans la Maine en cru.


Pour suivre le chemin

. Carte IGN de la confluence, 1522O 

. Bouchemaine

. L’Abbaye de Bouchemaine  
 

 

    

 

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Nature & Co
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Lundi 16 février 2009 1 16 /02 /2009 12:14

Cette image est forcément plurielle, changeante selon les appellations et les millésimes et très difficile à dégager du fait de la multitude des intérêts à concilier. Comment faire alors ? La première chose   est d’abord de rappeler ce qu’il ne faut pas faire. C’est essentiel dans une région viti-vinicole qui est la plus vaste de France, avec ses quelques 70 appellations, ses vins de pays, ses vins de cépages et ses ‘nouveaux vins de table’ (NVT) qui n’en surtout pas, puisque parfois leurs auteurs sont plus exigeants que le plus contraignant des règlements d’appellations. 

Ière règle : ne pas valoriser une région plus qu’une autre

Cela consiste à ne jamais donner suffisamment d’indications pour que le lieu, l’appellation ou la région soit identifiable. Les paysages doivent donc être soigneusement choisis. La Loire oui, avec quelques arbres sur les deux rives, oui. Un village trop reconnaissable pourrait poser problèmes à moins d’avoir des circonstances, non pas atténuantes, mais explicatives.  


L’exception

C’est le cas avec Candes Saint-Martin que l’on reconnaît sur le catalogue des exposants au Salon des Vins de Loire-édition 2001. Il faut dire que personne n’a contesté ce choix. La justification vis à vis de la profession est triple. En premier lieu, le village porte le nom du saint patron  des vignerons, Martin, ce qui est déjà très valorisant du fait de la légitimité que confère cet ancrage religieux de plusieurs siècles dans le passé. La seconde raison est que ce village, classé au titre des plus beaux villages de France, a une forte connotation symbolique. On voit sur la photo le village, déployé en ruban autour de l’église, qui se reflète dans l’eau de la Loire. La troisième raison tient en l’existence d’un pont sur la Loire juste avant le village qui permet de faire de très belles photos. Sur son parapet, coté Candes Saint-Martin, sont posés quatre verres à pied, le Ier à gauche pour le rosé, le 2è pour le rouge, le 3è pour les bulles et le dernier pour le vin blanc. A chaque fois, le paysage figure en inversé dans le verre. Ce qui évidemment impossible.

 

2ème  règle : ne jamais utiliser la bouteille

En effet la bouteille qui est sans conteste la première représentation du vin ne peut pas être utilisée pour les mêmes raisons d’évidence que celles que j’ai énoncées en 1. S’il fallait choisir une bouteille, laquelle faudrait-il prendre, la vague du Muscadet, l’écussonnée angevine, la fleur de lys unique Val de Loire, la bouteille à bulles, sans parler de la vogue récente de la bourguignonne ou moins développée de  la flutte alsacienne… et sans oublier les modèles personnalisées de certaines grosses maisons.

 

Exit donc la bouteille. Que reste-t-il alors ? Le verre, comme le montre déjà le catalogue de 2001. Ces verres ont ceci de remarquable qu’ils portent attachés à leur pied une feuille de vigne de verre. Le résultat est un peu curieux. C’est certainement une des raisons qui expliquent les modifications ultérieures qui ont transformé ce visuel un peu statique.

 

3è règle : renforcer le lien avec la nature   

C’est ce qui s’est passé pour le visuel suivant qui a été utilisé trois ans de suite (2002-2003-2004). Le village s’estompe dans le lointain et prend un caractère onirique. Le pont est supprimé et la vision se prend selon une diagonale inversée, de gauche vers la droite, en remontant le courant (et non plus de gauche vers la droite, en descendant le courant). Les quatre verres ont cette fois-ci la vedette. Le paysage projeté dans le vin est supprimé. La couleur du vin prend plus d’importance, du fait d’un éclairage qui semble venir de l’intérieur. Les verres ne se présentent plus en une tenue droite, figée. Ils sont inclinés de façon souple. Leur tige est cette fois-ci une simple tige d’herbe avec des feuilles.

 

4éme règle : montrer la dimension aérienne de la Loire

C’est le choix qui a été fait les deux années qui ont suivi (2005-2006). Garder le même visuel trois ans de suite ne semble plus convenir en ces temps où la vie change vite. La couleur dominante du catalogue change. De bleu ciel pendant les trois années précédentes, il est maintenant bleu foncé en 2005 et bleu et marron foncé en 2006. On voit toujours la Loire, cette fois-ci, vue du ciel. C’est une Loire d’été. On aperçoit deux bancs de sable au milieu du lit principal et les rives dégagées d’une île de la Loire, sans identification possible. On ne voit plus que de l’eau bleue, du sable blond et le vert des arbres. Se détachent dans le ciel au dessus du fleuve quatre montgolfières, une jaune, une rouge, une orangée et une jaune plus claire. Seule la rouge est de grosse taille.  2006 a marqué le 20è anniversaire du Salon. Pierre Aguilas, président du salon, se félicitait du « chemin parcouru depuis sa première édition ».

 

Le salon a trouvé son logo, une signature enlevée  suivie de quatre verres au pied légèrement incurvé et sa couleur de fond, le bleu foncé en 2005, qu’il perd un an, avant de le retrouver en 2007. 

 

5ème règle : ne pas perdre le lien avec le vin

Montrer des montgolfières, l’image est jolie mais un peu dangereuse. Ne risque-t-on  d’oublier que le salon est LE salon des VINS de LOIRE. C’est la raison pour laquelle les montgolfières se transforment en femmes qui font tourner leur robe lestée pour avoir un meilleur tombé grâce à la force centrifuge (2007-2008). Pour être sûr que les visiteurs comprennent bien ce visuel, un petit commentaire conseille : «  rencontrez toutes les robes des vins du Val de Loire ». Ouf, si non certains auraient eu du mal à faire le lien entre ces femmes-derviches-tourneurs et les vins de Loire. Il ne s’agissait pas de parler des femmes mais de la robe des vins.

 

2008 marque une avancée notable. Désormais le catalogue est édité en cahier spiralé, ce qui le rend nettement plus pratique à manipuler.

 

6ème règle : savoir se renouveler

C’est le cas en 2009 avec le dernier salon qui vient de fermer ses portes (2,3, et 4 février). Un choc ou plutôt plusieurs à la fois. Les quatre verres qui constituaient l’essentiel de la signature graphique du salon des vins de Loire ont disparu au profit maintenant de quatre plumes qui sont placées au-dessus du ‘des’ dans ‘Salon des Vins de Loire’.

 

L’autre nouveauté est que maintenant les verres ont envahi le ciel, perchés sur des pieux de bois qui jaillissent de l’eau et qui se reflètent dans l’eau. 12 verres en tout, avec la volonté de mettre en avant 1 grand verre de vin rouge très rouge, + 2 petits verre d’un rouge aussi foncé. Le rosé, qui a du mal à ne pas se prendre pour un rouge, remplit 4 verres. Les blancs sont au nombre de 2. Ils doivent se sentir un peu seuls, d’autant que les bulles remplissent 3 verres.

 

Le plus étonnant est le choix des couleurs. Celles qui dominent sont le rouge, le brun et le noir. Le résultat donne une ambiance de grand soleil africain à la tombée du soleil. C’est d’autant plus fort et incroyable qu’on a tous vu des photos de lacs africains noyés d’eau qui ont gardé, en témoin d’un temps révolu, des troncs et des branches d’arbres morts qui jaillissent de l’eau.  C’est vrai que le Val de Loire, comme les autres régions viti-vinicoles, commence à subir les effets du  réchauffement climatique. A ce point là, cela interroge : sommes nous toujours en Loire ?

 

7ème règle : savoir être patient et attendre la prochaine édition (2010)

 

Pour suivre le chemin

www.salondesvinsdeloire.com

Photos EP 

 

 

                   

       

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Vin & Spiritueux
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Samedi 14 février 2009 6 14 /02 /2009 18:18

= WBW, The World through the Bottle of Wine, liberté, vin, bouteille, culture, théâtre, unité d’action, de lieu et de temps, créateur, sens, style, le ‘je ne sais quoi qui fait la différence’, SIGNE, Homme (1), Terre, Pierre, Papier, Temps, Couleur, Trait, Je-u, Feu, CYCLE Expression, Tradition, Emotion  


Le vin, un des mots les plus courts du français

Le monde à travers la bouteille de vin raconte une histoire vraie qui commence il y a des milliers d’années et qui n’a pas de fin, qui porte sur quelque chose de vivant qui se boit et qui pourtant n’est pas une boisson, ni un produit, ni un aliment comme on a voulu un temps nous le faire croire. Il n’a pas d’autre nom que le sien propre, l’un des plus courts de notre langue. Il se tient face à nous en nous regardant dans les yeux avec ses trois lettres seulement. Pas de synonyme pour lui, le vin.

 

La liberté du vin

Le vin se regarde, se tourne sur lui-même, se hume, se goûte, se déguste tout autant qu’il se parle et s’écrit. Il se présente en verre, en cruche et en bouteille, mais aussi en boîte métallique, en poche plastique et paraît-il maintenant aussi dans certains pays sous forme de poudre à mélanger dans de l’eau. Enfer et damnation ! Patrimoine national, il est maintenant revendiqué par tous au niveau mondial. Il ne cesse de courir pour se faire connaître et admirer. Il réunit autour de lui des petits ou des grands groupes et jamais ne se laisse enfermer. Il échappe à son créateur et à son distributeur, pour s’incorporer à l’amateur dans son intimité la plus forte. Il s’adapte à toutes les cultures et à toutes les modes, en créant ses réseaux et sa culture propre. En même temps, le vin s’inscrit naturellement dans la culture, quel que soit le pays. Il est le lien le plus contemporain et le plus ancré dans le passé que l’on puisse imaginer. Il est quelque chose de très profond, de très intime et pourtant c’est cette intimité que l’on arrive à partager avec d’autres, en déplorant de ne pas avoir encore plus de mots pour traduire ce que l’on sent. Il est un lien, au-delà des classes sociales, des nationalités ou des cultures. 

 

Le vin et le théâtre

Il est impossible d’en parler simplement quelles que soient les tentatives de simplification ou de réduction qui sont faites. Il résiste à tout et renaît sous une autre forme, en parlant autrement. Il est vivant et sa vitalité fascine. Le vin est la création de l’homme la plus symbolique qui se puisse imaginer. C’est bien la raison pour laquelle il attire aujourd’hui comme il y a plus de 2000 ans, en France, aux États-Unis, au Brésil, en Chine comme en Inde. Le vin se présente sous des habillages qui ont de ceci de commun avec le théâtre qu’ils sont l’expression d’une action, d’un lieu et d’un moment. L’action appartient au vigneron qui travaille la vigne et transforme le jus de raisin en vin ; le lieu est la terre qu’il travaille ; le moment vise non seulement, l’heure, le jour, le mois, l’année de la vendange mais un temps qui commence il y a des milliers d’année.

 

Le créateur du vin

Mon choix est de commencer par parler de celui qui choisit la parcelle la plus apte à porter la vigne, sélectionne le cépage le plus propice, conduit la vigne à produire le raisin ce qu’il faut, comme elle le décide, vendange au moment où le raisin est mûr, vinifie, élève et recommence chaque année un nouveau cycle. Ce créateur est le vigneron, l’acteur est le vin. C’est lui qui nous parle et nous regarde, tout comme nous le regardons, l’écoutons et le buvons en le faisant notre. Notre relation avec le vin commence dès lors qu’il est en bouteille. A ce moment là, il se sépare de son créateur dont il porte l’identité et peut être acheminé, entreposé, acheté, dégusté après ouverture et gardé après son pouvoir de fascination et son empreinte de mémoire.

 

Les liens entre le créateur et sa création

Comment le vigneron, le responsable de coopérative ou le négociant traduisent-ils concrètement leur connaissance intime du vin en habillage pour les autres ? Que disent ces professionnels du vin quand ils choisissent un certain type de bouteille, d’étiquette ? Comment être soi dans sa relation à l’autre ? Quel sens donner ? Quel style choisir ? Le sens, le style et le ‘je ne sais quoi qui fait la différence’ sont au cœur du Monde à travers la bouteille de vin.

 

La cohérence entre le vigneron, le vin et la bouteille

Pour mener à bien cette recherche sur la cohérence entre le vin et sa matérialisation, je suis allée à la rencontre de ceux qui « font le vin » pour leur demander ce qu’ils veulent communiquer et me permettre de dégager les Signes par lequel le vin nous parle. Ce livre est le résultat de ces rencontres qui se sont déroulées sur plusieurs années. Il se lit comme une ronde, qui aurait neuf entrées, car il y a neuf chapitres qui peuvent se lire indépendamment les uns des autres. Et qui forment aussi entre eux une ronde, comme le monde des réseaux est rond, comme une bouteille qui enferme le monde.

 

Les 9 SIGNES du vin

. 1, le SIGNE de l’Homme, 2, le SIGNE de Terre

 

. 3, le SIGNE de Pierre, . 4, le SIGNE de Papier, . 5, le SIGNE du Temps

 

. 6, le SIGNE de la Couleur,  7, le SIGNE du Trait, 8, le SIGNE du Je-u,

 

. 9, le SIGNE du Feu

 

Les 3 CYCLES du vin

Les Signes 1 + 2 +… 9 (Homme/Terre/Feu)  appartiennent au Cycle fondamental des vins d’Expression

Les Signes 3 + 4 + 5 (Pierre/Papier/Temps) appartiennent au Cycle classique des vins de Tradition 

Les Signes 6 + 7 + 8 (Couleur/Trait/Je-u) constituent le Cycle contemporain des vins d’Emotion

 

Une bouteille peut appartenir à plusieurs signes et/ou cycles. Elle peut aussi, au choix du vigneron ou de celui qui porte la bouteille, se placer dans un seul cycle et ainsi acquérir une concentration en expression, tradition ou émotion. Le métissage entre les SIGNES et les CYCLES est continuel. Nous ne sommes plus dans un monde binaire, mais un monde en réseau qui a parfois la forme d’une ronde, comme ici, dans Le Monde à travers la Bouteille de Vin. 

 

Pour suivre le chemin

. WBW1, le Ier billet présente la recherche à partir des témoignages de plus de 250 vignerons, coopérateurs et négociants de Loire, avec des étiquettes de Didier Dagueneau

. WBW2, le billet n°2 est une mise en œil à partir d’une rencontre avec Josep Grau Garrigua, licier et peintre mondialement connu, fils et frère de vigneron, avec l’étiquette de la Dame Blanche par Grau Garrigua pour un Coteaux du Layon, Château La Fresnaye, St Aubin de Luigné  

. A suivre, précisions juridiques, FAQ et le début du SIGNE de l’Homme

 

Photos EP, Verres en décoration Salon des Vins de Loire 2008, fond de bouteille Salon des Vins de Loire en décor de stand Cave des Vignerons de Montlouis 2009, bouteille Clos de Nouys, plan de la recherche  

 

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Vin & Spiritueux - Communauté : Vive les belles bouteilles
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