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En quelques mots...

Elisabeth Poulain
Elisabeth Poulain est docteur en droit et a longtemps exercé dans l'enseignement supérieur et la recherche sur les questions de commerce, de marketing et d'enjeux internationaux. Auteur de nombreux ouvrages, elle choisit de porter un regard analytique sur le système qui nous environne, en montrant les liens de connexion qui le sous-tendent.

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Dimanche 3 avril 2011 7 03 /04 /Avr /2011 17:16

Abel Faivre fait partie de ces artistes très prolifiques en phase avec leur temps, qui furent dessinateurs, Abel Faivre-2e emprunt 1916- aff 001affichistes, caricaturistes, humoristiques… Ses réalisations très connues se vendent encore aujourd’hui et bien, semble-t-il. Les références à son nom sur Google sont impressionnantes. La diversité des sites également. Citons pour exemple :

. d’un côté les nombreux sites dédiés à la guerre de 1914-1918 au plan pédagogique, culturel…

. les sites professionnels qui vendent ses affiches, ses dessins

. et de l’autre, une vacuité certaine et sèche sur ce que fut l’homme.  

 

Une ambiance bizarre

Même Wikipedia n’en dit pas grand chose. La seule source citée est le Musée Jean-Jaurés à Castres pour certaines de ses caricatures. La fiche pédagogique intéressante du Centre pédagogique d’Amiens, qui traite de « l’affiche avant-guerre : support publicitaire et oeuvre d’art », ne le cite pas non plus dans le texte. Ses auteurs utilisent pourtant deux de ses plus fortes affiches pour illustrer leurs propos. Il est vrai que le titre ne convient pas : il aurait été plus juste de parler de « l’affiche de guerre », ce qui aurait permis de couvrir l’avant-guerre et le pendant-guerre, comme on dit l’après-guerre. L’absence de citation et le décalage du titre interpellent. En l’absence de certitudes concernant Abel Faivre, on ne peut faire que des hypothèses. Serait-ce inconvenant que d’associer l’argent, la guerre et le jeune soldat qui donne sa vie pour la patrie ou y-a-til autre chose? 

Ses affiches de guerre

Elles connaissent encore maintenant un succès  impressionnant. Ce sont des affiches faites à la demande du Crédit Lyonnais chargé par le gouvernement français d’organiser et de gérer les emprunts de guerre. Il s’agissait de mobiliser le patriotisme des Français en vue de recueillir de l’argent pour poursuivre l’effort de guerre. Le thème du jeune soldat tendant toutes ses forces pour défendre la patrie s’imposait de lui-même. Il y eut vraisemblablement autant d’affiches que d’emprunts de guerre. Seules celles lancées pour les emprunts n° 2, 3 et 4 sont largement diffusées. Je n’ai trouvé aucune référence concernant le premier emprunt. Quant à « L’emprunt de la Libération », il clôt la série. La guerre est finie. Une nouvelle époque commence. 

 

L’affiche de l’emprunt n° 2

Elle date de 1916. C’est la plus consensuelle des quatre Abel Faibre, Le soldat, Guerre de 1914, Crédit Lyonnais, 3è Emprunt deaffiches de guerre d’Abel Faivre. On y voit un soldat en mouvement, le fusil en avant, le visage tourné vers nous, comme saisi par une photo, en marche vers l’Allemagne. Son visage jeune est ouvert. Le titre de l’affiche exprime son sentiment de confiance sur l’issu de la guerre : « On les aura ». En bas figure la double mention « Deuxième emprunt de la Défense nationale – Souscrivez ». A noter, l’économie des moyens utilisés par l’artiste, la simplicité des couleurs terre, l’écriture manuscrite pour la confiance et la souscription et l’allant empli d’équilibre de la composition. 

 

L’affiche de l’emprunt n° 3

Elle montre un poilu longiligne, calé contre le globe terrestre, s’apprêtant à ficher, les bras tendus, la hampe du drapeau de la liberté sur l’Allemagne. La date n’est pas précisée. Ce qu’on peut percevoir, c’est que du temps a passé depuis le dernier emprunt. Il n’est plus question de confiance, le soldat est obligé de se dresser sur la point des pieds. Il est convenablement vêtu, ses chaussures sont cirées, ses bandes molletières bien ajustées, sa besace garnie… 

 

Par contre le drapeau blanc de la Liberté qu’il porte est si troué et usé qu’on pense à un morceau de drap découpé à la hâte et imprimé au tampon rouge. Le monde, si noir et si lourd, occupe plus de la moitié de l’espace au total. Il pèse sur l’ensemble de la composition. On comprend que le combat est lourd et usant.  

 

L’expression est forte et l’ambivalence évidente. La liberté est chère à conquérir. En bas à droite, reste l’essentiel « 3è Emprunt de la Défense nationale – Crédit Lyonnais - Souscrivez ».  Seul reste en lettres manuscrites la mention « Souscrivez ». Le nom de la banque figurant désormais en gros caractères plus épais que les autres. La publicité de marque a pris le pas dans cette affiche très sombre.  

 

L’affiche de l’emprunt n° 4

Abel Faivre, Soldat de la Ière guerre, 4 Emprunt national,

 

C’est la plus forte et certainement la plus troublante. Elle date de 1918. On y voit un homme puissant nu, au corps d’athlète dans sa plus grande beauté d’expression, de plénitude forte et de détermination, combattant à la seule force de son glaive, qu’il tient de sa main droite, un aigle monstrueux qui l’écrase de sa puissance. Le sort est incertain, l’homme affronte d’une seule main le bec et les griffes de l’aigle noir qui ailes déployées occupe à lui seul plus de la moitié de l’affiche, cette fois-ci horizontale. Les autres étaient verticales. 

 

De sa main gauche, l’homme tire à lui le drapeau français dans sa partie bleue que lui dispute l’aigle. La composition est impressionnante. Aux ailes noires de l’aigle, répond le drapeau dans sa partie blanche en arrière du corps du soldat et le rouge vers le bas, comme une danse de vie face à la mort qui veut l’enserrer dans un piège mortel à trois pinces, le bec qui tue et les griffes qui immobilisent. Entre la bête et le drapeau, cet homme le glaive à la main. Il est vêtu de sa seule ceinture qui porte le fourreau de son glaive. Imaginez l’impact qu’a pu avoir cette affiche dans la population, qui savait fort bien  à ce moment là ce qui se passait, les soldats qui mourraient de faim, gazés dans les tranchées...

 

Au plan de la conception de l'espace, l’avancée est grande. La maîtrise est totale, un encadré enserre l’ensemble, avec des débordements volontaires pour montrer que la force du contenu l’emporte sur l’encadré :

-        le drapeau bleu tenu par la main en haut en partie gauche horizontale, à côté de CREDIT LYONNAIS en lettres majuscules,

-        le drapeau bleu dans la verticale gauche,

-        le bord de l’aile noire de l’aigle en bas, au dessus du « A » de NATIONAL dans l’expression SOUSCRIVEZ AU 4è EMPRUNT NATIONAL. 

 

Les lettres figurent désormais en lettres majuscules, avec un jeu sur le U qui se présente comme un V pour styliser les mentions et aérer l’ensemble. La mention du Crédit Lyonnais s’affiche maintenant ouvertement en haut. Le 4è emprunt devient un produit de la banque. Cette évolution également est étonnante. Il a fallu si peu de temps.  

 

Le seul commentaire que j’ai pu trouver concernant cette affiche l’inscrit dans un courant de « romanité ». Il parle d’ « un gladiateur, combattant l’aigle allemand à l’aide du drapeau tricolore ». Ce n’est pas ce que j’ai vu. J’y vois un homme qui tire à lui le drapeau que tient l’aigle fermement dans son bec. Personne non plus n'évoque cette nudité troublante et ce fourreau de l'épée. C'était en 1918! 

 

L’affiche de l’Emprunt de la LibérationAbel Faivre-L'emprunt de la Libération-1918-Royal Canada M

 

L’affiche, qui date de 1918, ne montre plus de soldat. La force des drapeaux des Alliés l’emporte sur tout autre élément pour montrer la victoire. L’ennemi, l’Empereur Guillaume II, muni de son célèbre casque à pointe, emblème du haïssable, avec son épée brisée, signe de la défaite, courbe la tête comme s’il était écrasé par le poids des drapeaux multicolores.  

 

On retrouve une composition en biais, cette fois ci au tiers et non plus à la moitié comme dans l’affiche précédente :

. à l’Empereur, la plus petite partie de gauche à droite en gris et blanc, avec un col noir et un nuage d’orage au-dessus de sa tête,

. au dessus de lui et dans toute la plus grande partie de l’affiche, des drapeaux enroulés qui semblent gonflés de l’intérieur, pour en montrer la force de vie. Il y a là un rendu impressionnant du tissus, des rayures et des couleurs pris comme un symbole d’une nouvelle vie, joyeuse. 

 

La mention de la banque a disparu au dessus de la scène de liesse. Seul dépasse le haut des hampes des drapeaux.                 

 

Pour suivre le chemin

. Lire le premier billet sur le thème de l'homme sur ce blog, M01 comme Man > Le soldat en pub  M01 comme Man > Le soldat en pub     

. Retrouver toutes les affiches de guerre de la Première Guerre mondiale - dont celles d’Abel Faivre - sur le site portugais tout à fait remarquable de la Biblioteca Nacional Digital http://purl.pt/398/1/indice_f.html

. Lire l’étude du Centre régional de Documentation pédagogique d’Amiens sur "l’affiche et la représentation du soldat pendant la guerre (de 1914-1918)" 

http://crdp.ac-amiens.fr/historial/soldat/aff_pres_presentation.html 

et aussi "la guerre de l’affiche" sur

http://www.royalalbertamuseum.ca/vexhibit/warpost/french/page41.htm

. Les affiches d’Abel Faivre en vente sur http://www.galaxidion.com/home/catalogues.php?LIB=saintlamb&CAT=469978

. Pour comprendre l’époque, voir la recherche d’Olivier Fillieule, L’avenir en crise (1914-1918)

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/mat_0769-3206_1990_num_21_1_410704   . . Mes remerciements aux contributeurs des photos; à retrouver ici dans l'album-photos "Symboles".  

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Art
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Mardi 15 février 2011 2 15 /02 /Fév /2011 10:35

Une bonne photo ---) C’est quelque chose d’infiniment précieux. Il faut tellement de conditions réunies au même moment qu’il vous sera quasiment impossible de la reproduire, même si vous connaissez les ingrédients de la recette.

 Blog 2011.02.13 020

 

Vous ---) Il faut que vous soyez prêt-e avec l’appareil photo déjà sortie de votre poche d’imperméable. Il faut surtout que vous soyez descendu-e de votre vélo, qui pour l’instant encore, ne vous fait pas la grâce de se tenir droit tout seul, sans votre intervention. Il faut donc s’arrêter, poser le vélo et prendre l’appareil. Rien que ça, c’est du boulot.

 

Etre là au lever du soleil ---) Déjà il faut du soleil et ensuite il faut être là au bon moment pour être à l’heure au colloque sur la « nouvelle gouvernance pour la gestion du patrimoine » organisée à la Faculté de Droit, d’Economie et de Gestion d’Angers.

 

Se poster face au soleil en rive droite de la Maine ---) Ca vaut mieux pour avoir le reflet des groupes d’arbres dans l’eau.

 

Avoir une eau parfaitement plane ---) pour avoir de beaux reflets. Pour cela, deux conditions sont nécessaires, ne pas avoir de vent ni de courant. Les deux étaient réunies ce matin là. 

 

Placer le pont à sa gauche ---) C’est une façon de dire que c’est vous qui vous postez à droite du pont en regardant de l’autre côté vers l’Est, vers le quartier Saint-Serge, en attendant que le soleil dépasse juste le haut du multiplex cubique dont vous voyez la masse. La fac de droit est juste à côté, non visible sur la photo. De cette façon, vous avez presque tout, le pont, l’eau, les arbres, le bâtiment et tous les reflets.

 

Saisir la pureté de la lumière du matin---) C’est un élément essentiel d’un lever de soleil réussi. Il n’est que de regarder ce ciel si pur que son immensité vous emplit d’une joie  profonde, juste avant de traverser le pont Confluence en pédalant gaiement rejoindre la fac.

 

Pour guetter le soleil à Saint-Serge

. Vous rendre en rive droite de la Maine, juste en face du CHU, pour découvrir ce nouveau pont mixte, tram-vélo-pied, et rejoindre le quartier Saint-Serge où se situe le pôle universitaire, signé par l’Atelier d’Arcature, architectes, une réalisation de qualité qui remet l’université au cœur de la ville et lui rend ses jeunes.

. Voir dans ce nouveau pont, dont le nom a été choisi par les Angevins, un nouvel élément phare du patrimoine d'Angers. Il n'y a pas que l'ancien pont de Verdun pour y figurer! Confluences est une réalisation également d'Arkature et Ouvrages d'Art, avec Thomas Lavigne et Christophe Cheron architectes. Il mesure 293 mètres de long avec une travée principale de 161m.  A voir sur

http://www.google.fr/search?hl=fr&source=hp&q=pont+Confluence+Angers&aq=f&aqi=g1&aql=&oq=

 

. Voir aussi la plaquette des Villes d’Art et d’Histoire consacrée à Angers « Laissez-vous conter le quartier Saint-Serge », ville-art-et-histoire@ville.angers.fr

. Trouver des infos plus sur www.angersloiretourisme.com

. Photo EP

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Art
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Mardi 28 décembre 2010 2 28 /12 /Déc /2010 15:39

 Emmaüs Plain Blue, le Plongeur

C’est un bleu forcément curieux, si non je ne lui aurais pas donné de nom. Il est la rencontre entre un bleu très intense avec une pointe de violet sur un papier simple de faible grammage qui a jauni avec le temps. Retrouver son nom de code me semble mission impossible. Ce qui semble s’en rapprocher le plus est le Blue 072 mixé avec le PMS 2738 en nuancier de couleurs Pantone.  

 

Mais il y a plus. Le papier, je viens de le souligner, est étrange tant il n’est visiblement pas fait pour ça.  C’est clairement du papier blanc d’emballage.  Mon autre sujet d’étonnement, c’est la cherté du cadre qui a été visiblement fait sur mesure dans du chêne clair pour les quatre éléments de la série.

 Emmaüs Plain Blue, l'Homme sans tête

Il reste ces énigmatiques coulures de gouache absolument densément uniforme au point que ce bleu a aussi pour particularité à mes yeux d’être « plein ». En fait en anglais, c’est encore mieux, cela pourrait être  alors du bleu « plain » comme il y a du bleu « Klein ».

 

Les dimensions extravagantes - 1,05 x 0,70m du cadre de chêne clair - offrent une surface de vide  impressionnante par rapport aux impressions bleues :

. le plongeur mesure avec 53 cm de long, non déplié

. l’homme sans tête, dit « La carotte », 56 cm

. l’amphore au long col 61cm.   

 Emmaüs Plain Blue, l'Amphore au long col

Il reste une quatrième gouache, pour l’instant sans titre. Et toutes ces gouaches ont été dénichées dans un des Centre Emmaüs de France, qui comme les autres, ont connu une forte affluence pour les fêtes. Vous comprenez alors le titre.          

 

Pour suivre le chemin

. Une première approche, http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_couleurs#B

. L’approfondissement sur http://www.awanaby.com/images/pantone_PDF.pdf

. Emmaüs France à redécouvrir sur www.emmaus-france.org/ 

. Photos EP de toutes ces oeuvres que je vous présente couchées, pour le fun.   

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Art
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Samedi 11 décembre 2010 6 11 /12 /Déc /2010 15:52

 

C’est toujours un exercice difficile que de faire un double accrochage d'oeuvres de peintres vivants à la carrière longue. Surtout quand on a affaire à une véritable star de la peinture, à dimension très humaine qui transcende les frontières et les continents, face à un compatriote par la culture, de la même génération, moins connu. Quand j’évoque la notoriété, je parle bien sûr de celle qui est perceptible par ceux qui n’y connaissent pas grand chose en matière d’art contemporain, ou disons-le de façon plus douce, qui s’y connaissent moins que d’autres.

  Zao Wou-Ki, choix d'affiche Jean-Pierre ArnaudChu Teh-Chun huile, choix d'affiche Jean-Pierre Arnaud

Ces deux peintres, nés tous les deux en 1920, ont fait leurs études dans la même Ecole des Beaux Arts, celle de Hangzhou en Chine. Ils ont connu la France à des dates différentes après des débuts dans la peinture différents. Zao Wou-Ki est parti très vite en 1948 à Paris où il intègre un groupe d’artistes qui deviendront des amis. Chu Teh-Chun part  en 1955, après déjà une double carrière dans la peinture, comme enseignant à l’Ecole qui l’avait formé et en tant que peintre poursuivant ses proches recherches.

 

Laissons là le parallèle car, en réalité et chacun le sait, les chemins solitaires qu’empruntent les artistes sont toujours et pourtant peuplés de rencontres. Rien ne dit que les deux se sont rencontrés, après leur formation à Hangzhou. Le contraire aurait été bien surprenant. Le monde de la peinture est si petit, les réseaux si actifs, la connexion quasi-instantanée…

 

Le choix du Commissaire de l’exposition, Jean-Pierre Arnaud, a été de rester au plus près des œuvres pour les laisser s’exprimer, tant elles ont à dire, dans unZao Wou-Ki, Jean-Pierre Arnaud espace intime, accueillant, comme le serait la maison de quelqu’un qui aime bien les gens. Cette proximité avec les œuvres est certainement ce qui ressort en premier. Il est vrai que les gouaches, les aquarelles, les eaux-fortes, les lithographies et sérigraphies présentées ont en point commun de porter la légèreté du papier (à quelques exceptions) et de faire ressortir, si telle est la volonté du peintre, la couleur, le trait en spontanéité. Au point de plénitude érigée en cohérence, qu’on se surprend à se demander ce qu’il y avait sur les murs de l’Institut Confucius avant l’exposition.

 

La seule certitude qu’il est possible d’avoir est Zao Wou-Ki & Chu Teh-Chun, Ombres & Lumièresqu’Ombres & Lumières, le nom de l’exposition choisi par Jean-Pierre Arnaud, va manquer sur les murs de l’Institut Confucius dés la fermeture en cette fin de journée du 11 décembre 2010. Un second accrochage va avoir lieu en janvier cette fois-ci à l’Espace culturel de l’Université, avec le plaisir de re-découvrir ces créations dans un autre lieu, plus vaste, différent, dans une autre ambiance. Avant de repartir cette fois-là chez leurs propriétaires respectifs, des amateurs d’art et des galliéristes qui ont accepté de s’en séparer quelques semaines, le temps pour nous de pouvoir les découvrir grâce à eux.

 

Chu Teh-Chun, livre et portraitIl y en a des bonnes fées qui veillent sur le berceau de cette expo ! En nombre et qualité, au point que je choisis tout à fait volontairement de ne citer que ceux qui ont directement rendu possible cette exposition : les deux artistes bien sûr, les propriétaires des œuvres, des anonymes ou Bernard Jagot, collectionneur et  ancien galliériste d’art à Saint-Nazaire qui a exposé par deux fois des œuvres de Chu Teh-Chun, la Galerie Raymond Dreyfus de Paris pour des œuvres de Zao Wou-Ki…  

Pour suivre le chemin

. A lire absolument, le remarquable livret de l’exposition réalisé par Jean-Pierre Arnaud, co-préfacé par Olivia Tambou, la présidente de l’Institut Confucius, adjointe aux Relations Internationale d’Angers. Vous y trouverez une présentation sensible et une biographie très précise des deux créateurs.

. Juste pour information, les biographies Zao Wou-Ki, livre et portraitprésentées sur Wikipedia sont vraiment à compléter, avec 3,5 pages pour Zao Wou-Ki et 1,5 pages pour Chu Teh-Chun. On reste sur sa faim, surtout quand on vient de lire le livret!  

 

. L’Institut Confucius fêtait son premier anniversaire avec cette exposition, une idée d'Aude Hazard, la responsable de l'Institut qui vient de démissionner.

 

. Les partenaires de l’exposition sont la municipalité d’Angers, la Maison de l’Europe, le Conseil régional des Pays de Loire, HANBAN à Pékin, la Municipalité de Yantai, Angers Loire Métropole, le Conseil général du Maine et Loire, la CCI de Maine et Loire, l’Université d’Angers, l’Université catholique de l’Ouest, l’Université de Ludong, l’Université de Yantai, Paristech Arts et Métiers d’Angers, l’ESSCA et les Bibliothèques d’Angers, qui ont prêté les nombreux ouvrages  consacrés à ces deux peintres et surtout à Zao Wou-Ki.

. Photos EP pour celles prises à l’Institut et celles des affiches, avec mes remerciements  à Jean-Pierre Arnaud.                

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Dimanche 7 novembre 2010 7 07 /11 /Nov /2010 10:00

BXL-ADM 441

 

 

C'est la nuit, quand on s'apprête à s'endormir et que se libèrent des images qui vont vous accompagner dans votre sommeil. Le miracle est que vous retrouvez le matin venu cette image d'un vélo de rêve qui file dans la nuit.

 

Pour suivre le chemin

. Il suffit de rêver.

. Photo EP

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