En quelques mots...

Elisabeth Poulain
Elisabeth Poulain est docteur en droit et a longtemps exercé dans l'enseignement supérieur et la recherche sur les questions de commerce, de marketing et d'enjeux internationaux. Auteur de nombreux ouvrages, elle choisit de porter un regard analytique sur le système qui nous environne, en montrant les liens de connexion qui le sous-tendent.

Les Habits du Vin

Société

Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 14:40

Blog-2011.11.24-238-copie-1.JPGC’est un cartoon comme on ne dit pas ici en France, paru il y a plus de 20 ans dans le Palm Beach Post et repris par Courrier International. « Woman », comme l’intitule son géniteur, Don Wright. On y voit une femme nue, dont le corps est fléché pour montrer ce qui lui appartient à elle –HERS-  en propre et ce qui ne lui appartient pas –NOT HERS- et qui n’apparaît donc pas sur le dessin. Comme un triangle des Bermudes caché pour elle derrière le panonceau « NOT HERS »  qu’elle n’est même pas autorisée à porter de sa main droite puisque cet endroit lui appartient pas.  

Hers, A Elle, « tête, cheveux, mains, bras, partie haute du corps, jambes et  pieds. »

Remarquez la façon dont le dessinateur désigne les différentes parties de son corps, comme si elle était une machine. A aucun moment, il ne dit 'sa tête, ses cheveux, ses bras, la partie haute de son corps, ses jambes et ses pieds'. Même  ce qui lui appartient n’est pas indiqué comme lui appartenant dans le détail de chacune des parties du corps cité.  

Not Hers, Pas à Elle,  ce qu’il y a sous la pancarte, à savoir  (son ventre et son sexe) qui ne sont même pas désignés en tant que tels, ni assortis de (son). La finesse du cartonnist  est de ne pas même désigner ce qui a longtemps été impur et mal séant chez la femme. Cela n’a pas de nom. 

Ceux à qui appartiennent ce qui n’est pas à elle

Oh, ils sont très nombreux à en revendiquer la propriété. Don Wright détaille dans la moitié droite du rectangle :

. « Certains mâles de l’espèce ,

. certaines églises,

. divers moralistes,

. des politiciens,

. des féministes,

. des juristes,

. des comédiens,

. des journaux et télés,

qui tous décideront de la meilleure utilisation de cette zone » (area). Remarquez quelà aussi Don Wright fait preuve d'une grande subtilité: il situe la femme dans la partie gauche de son rectangle et attribue la partie droite à ce qui est important, les heureux détenteurs utilisateurs de ce qui est "not hers", dont il fait partie d'ailleurs en signant tout en haut de cette partie droite. Clin d'oeil à cette "woman", il place sa signature en phase avec le titre de ce dessin.    

Blog 2011.11.24 238-copie-1

La « zone » qui n’est pas

Il a fallu attendre le 4è avant dernier mot pour que soit cité son ventre et son sexe qui sont « not hers ». C'est une zone, comme un no woman's area.

La double frontière

Elle se situe en haut juste au dessus du nombril et pour le bas à mi-parcours entre le bas de son triangle et le milieu des cuisses. Très clairement, cette femme est un saucisson à pattes, sans ventre, sans zizi et sans derrière. Etonnez-vous qu’elle ait l’air si peu maligne ! 

Quel monstre est-ce cela ?

C’était il y a 20 ans aux Etats-Unis. Depuis on a découvert les femmes sans visage et sans corps. Est-ce que cela a vraiment changé dans le monde ?

Pour suivre le chemin

. Ce dessin est tiré du Courrier International, n° 86, 25.06.1992, dont j'avais conservé l'édition papier, tellement j'avais été marquée par sa force.

. Retrouver un autre des dessins de Don Wright pour lequel le dessinateur a gagné son Ier prix Pulitzer en 1966 du dessin de presse (un autre en 1980) sur  http://goodcomics.comicbookresources.com/2009/03/19/a-month-of-pulitzer-prize-winning-cartoons-day-19/

. Cette idée d’un no woman’s land, un terme crée à la mode du « no man’s land »,  continue à fleurir avec une imagination sans limite de la part des dessinateurs de presse et de pub, comme je vous le montrerai bientôt.

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Société
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Jeudi 6 octobre 2011 4 06 /10 /Oct /2011 12:20

 

Quelques éclaircissements sur le titre

Il s’agissait pour ce groupe de travail réuni à l’initiative de la ville d’Angers de commencer à approfondir le thème des « temps de la ville ». Les participants de la Doutre au nombre d’environ une vingtaine  ne se connaissaient pas. Leurs deux points communs ont été de s’intéresser au thème  et de lancer des pistes pour réfléchir ensemble sur le temps en lien avec l’espace d’une ville comme Angers, très représentative de la société française. Le travail a duré une heure.  

  Visite des Berges, ballade estivale, Pont de Basse Chaine

Une restitution au plus près de ce qui a été dit

Il ne s’agit pas dans ce billet de faire une synthèse thématique de ce qui a été dit de façon exhaustive par les uns et les autres, mais de retrouver le fil qui a conduit chacun à ajouter sa pensée à la suite d’un-e autre, sachant aussi qu’il manque forcément des prises de paroles et/ou des développements.

 

Parfois il y a eu débat entre les participants. Plus souvent il y a eu succession des prises de paroles, avec des réponses et/ou des compléments d’information apportés à une remarque de l’un d’entre nous quelque temps avant. Aucune indication d’âge ou d’identification n’est volontairement donnée sur la personne, pour ne garder que le sens, avec deux exceptions cependant, Frédéric Béatse, l'élu en charge de la vie associative, la vie des quartiers, la politique de la ville et la qualité des services publics qui a lancé et encadré le débat , et Julie Rieg, directeur de développement et sociologue  en charge de la mobilité et de la temporalité à l’Agence Chronos, qui a synthétisé à chaque fois qu'il y a lieu. Ses interventions sont représentées par  le signe = . (Entre parenthèses, des éléments d'information parfois nécessaires pour comprendre ce qui est dit)

 

La présentation du débat par Frédéric Béatse 

L’étude sur la conception du temps a été lancée dans le cadre du combat contre l’inégalité et l’exclusion. C’est le cas des personnes seules recherchant du travail ayant des enfants. La réflexion sur les temps tient compte de trois idées :

. la tendance  de la société à l’hyper-individualisation avec des exemples du mariage l’après-midi, de la garde des enfants la nuit, de l’accessibilité des services en un même lieu, 

. notre volonté de pas déstructurer le temps

. et celle d’intégrer les temps de la nuit/jour, dans des logiques différenciées d’un quartier, de la ville et de l’agglomération.

àLe temps se conjugue avec l’espace

àLa ville veut coordonner tout ça

  Amsterdam, de l'autre côté du FifteenLes prises de paroles des participants

. Le sentiment d’insécurité la nuit quand on est une femme et qu’on rentre à pied venant du bus pour arriver chez soi,

. La longueur de l’attente et du trajet en bus la nuit – 1 heure -  pour aller des Ponts de Cé à la Meignanne à Angers,

. La baisse de l’intensité de la lumière la nuit pour éviter la pollution nocturne , en lien avec le développement durable, qui est aussi une cause d’inquiétude,

=   c’est aussi une question de design du lampadaire (qui doit éclairer le bas et non le haut).  

 

. L’insécurité pour les enfants allant à l’école. Ont été citées les rues de La Traquette, Saint-Lazare, du boulevard et de la Place Monprofit très difficile à traverser.

=   la question des temps scolaire est très importante, le matin vers 8-9h.

  

. Les stationnements d’adolescents sur le trottoir à la sortie gênent le passage et sont une source d’insécurité. Une dame précise que les enfants peuvent rester à l’étude en attendant qu’une personne habilitée vienne les chercher.   

=   problème du différentiel de la vitesse entre les groupes et les personnes  

=   c’est la triple question du rôle des parents, de l’offre de services et de la  prise en charge des jeunes

  Amsterdam, quai Java Eiland

. Un habitant du Quai de la Savate parle de l’enfer (vécu par les habitants lors)  du Festival Tempo Rives sur la Maine, avec un niveau sonore moyen déclaré par la ville qui n’a rien à voir avec le réel. Il souligne aussi les entrées des immeubles souillées  les nuits de fêtes, comme le 14 juillet. La Cale est devenue un lieu de rassemblement où les jeunes arrivent avec des packs de 24 bouteilles de bière. La saleté est insupportable. Il propose que les concerts se tiennent au Parc Balzac au lieu dit « Les vagues ». A une question d’un des participants, la personne déclare que le niveau moyen déclaré par la municipalité est de 93 décibels. Ce niveau moyen lisse les pics (113-114)  lors des  séances de Hard Rock Trash selon leurs relevés. Le bruit est tel que les cloisons vibrent.

      =   La pollution sonore est un gros problème

. Le monsieur poursuit : il ne s’agit pas seulement du bruit la nuit, il y a aussi les actes d’incivilité qui vont avec. Toutes les entrées d’immeuble ont servi d’urinoirs alors qu’il y a un WC public

=   l’incivilité est la conséquence de quelle que chose, un manque d’équipement, une      

     inorganisation…

 

. Un participant précise également qu’il s’agit non seulement du bruit la nuit, lors d’une fête, mais aussi et surtout de l’association avec l’alcool. A Mazé, la nuit, à la salle des fêtes,  au 3è avertissement, l’électricité est coupée. Il faudrait un moniteur.  

. Pour clore ce sujet très sensible, une personne précise qu’il faudrait peut être aussi commencer par inclure la Doutre nocturne dans le périmètre d’Angers La Nuit qui s’arrête à La Maine. Dans le quadrilatère rive gauche de la Maine des mesures spéciales sont prises la nuit pour éviter les excès. Des jeunes volontaires en particulier établissent le contact avec ces jeunes qui fêtent très bruyamment la nuit pour les sensibiliser en douceur au fait par exemple qu’ils font trop de bruit et gênent.le sommeil des habitants.

    Ixelles, Flagey, Tramways Frédéric Béatse relance le débat avec cette question: comment concilier les temps de la ville et le temps de chacun ? 

 

La question de l’acceptabilité -nommée comme telle par les participants- suscite beaucoup de réactions. 

. Entre les temps de la ville et la forte individualisation, il conviendrait de réintroduire le « vivre            ensemble ». C’est bien de vouloir améliorer, mais il ne faut pas perdre de vue  cette dimension. Le quartier de La  Doutre peut accueillir les nouvelles perspectives qui s’ouvrent avec Le Quai et le Centre des Congrès   et (accentuation) prendre en compte, concilier les modes de vie différents.

. Il convient de ne pas gêner les autres.

. Il faut trouver un consensus avec les autres.

. Poser des limites, tout en acceptant l’autre.

. Faire de la pédagogie avec les jeunes.

. Il y a beaucoup d’étudiants à Angers. Comme le coût de l’alcool est élevé (en boîte de nuit), on rencontre aussi la problématique du bruit pour les voisins dans les appartements loués en colocation par des étudiants.

. La ville joue un rôle de médiation pour dire ce qui va et ce qui n’est pas acceptable. La ville est ouverture mais la question de l’acceptabilité de la différence reste posée.  

    =    Une des difficultés est de nommer les choses. Il faut ensuite faire  se rencontrer les gens sur leurs 

           points communs et  pas sur les points de dissonance. Il faut aussi chiffrer l’information, afficher par 

           exemple le montant des décibels sur les murs, ou voir votre vitesse quand vous roulez

     dans des villages. C’est la question du monitorage.

 

. Le monsieur de la Cale de la Savate précise à ce moment là que, si la question du montant des décibels est bien sûr très importante, celle de la durée l’est au moins autant : le festival Tempo Rives a duré 2 mois en comptant les répétitions. Il ajoute que les deux cafés situés sur la Cale ne causent aucun souci particulier.  

. Il est demandé alors quelle est la durée de la Foire Saint-Martin qui se tient place de La Rochefoucault. Réponse : elle est de 3 semaines. Plus personne ne se plaint du bruit que cette fête entraîne pourtant pour les riverains. Peut être que si, du moins il n’y a eu personne dans le groupe pour en parler.

   Musée Le Quai, devant le Château

Réorientation du débat  sur la volonté de ne pas déstructurer le temps en phase avec l’individualisation

=    Le thème de l’individualisation est de la tarte à la crème. En réalité tout  est temps collectif. On est

      dans une succession de temps collectifs, en lien  avec l’espace.

 

. Cela repose la question de l’acceptabilité en lien avec le travail, les horaires atypiques pour la crèche... Il y a imbrication entre le temps personnel et l’espace collectif.   

    =     Un monsieur synthétise :  on voit qu’il y a le temps d’une majorité, le  temps individuel, le temps en 

           phase avec des nouveaux outils, des nouveaux services interactifs.

 

. Il faut se poser la question de ce qu’on veut vivre ensemble. Comment  permettre à chacun de vivre le collectif ?

. Acheter sa baguette à 2h du matin, c’est une envie ( pas un besoin).

. Ca pose la question également du temps du week-end. Les gens de l’informatique vivent 24h sur 24h. On banalise le temps.

   =   C’est un point très important, Les infrastructures sont sur-utilisées en un  même temps, au même         

        moment. C’est une vraie problématique : décaler les horaires pour mieux réguler les flux. On pourrait

         mieux utiliser l’espace public qui n’est pas extensible.

 

. Les gens deviennent exigeants. Il y a un clivage entre le travail qui se  faisait avant au même rythme et l’éclatement de la norme maintenant en lien avec l’isolement, comme quelqu’un qui travaille le soir (et dort le jour). Il y a un morcellement du temps en corrélation avec l’espace : réfléchir à l’espace conduit au temps.

. A Yolande d’Aragon (le quartier du Front de Maine), l’espace est saturé pour tous (avec des difficultés pour se garer).

. Il y  aussi des dangers, rue Beaurepaire pour une dame qui pose la question : demandez-vous pourquoi cette rue est dangereuse ? Elle n’apporte pas la réponse mais elle évoque la question des croisements des temps (entre celui des uns, des autres…) .  

 

Frédéric Béatse  réoriente le débat.

Il évoque les temps scolaires ; les temps des familles, celui des services publics, des agents… Quelles sont les heures d’ouverture  par exemple?

=   C’est la question de la gouvernance pour laquelle il y a  déjà beaucoup d’initiatives; les services publics sont saturés.

 

. Cette question est au cœur de la démocratie participative, où le Conseil de quartier joue tout son rôle.

. Un témoignage porte  sur la modification des horaires pour des étudiants en Master. Une avancée d’une demi-heure des heures de cours permet de traverser la ville sans embouteillage et fait gagner 1 heure de temps par jour sur la base de 2 allers-retours par jour. Le blocage des entrées de ville est évoqué, tel que l’encombrement de la 4 voies à partir de Brissac le matin.  

. Il n’est pas toujours possible de modifier ses horaires. Le temps a par nature un caractère transversal.

=   C’est la question du temps subi et du temps choisi, à comprendre dans le cadre du quartier de la

     Doutre qui accueille (bientôt le Centre des Congrés, en plus déjà du Quai, le Grand lieu culturel  contemporain d'Angers, le nouveau port d'Angers, face au Château, avec la rivière Maine entre les deux rives)      

  Ixelles, Flagey, fin de week end

. La question d’un monsieur à la dame qui avait évoqué la peur de rentrer chez soi la nuit entre l’arrêt de bus et le domicile quand on est une femme: pourquoi n’avez-vous cité que les femmes ? (Sous-entendu les hommes n’ont-ils pas peur ?) Réponse : peut être les femmes sont-elles plus habituées à exprimer leurs émotions  alors que les hommes sont encore élevés dans une culture où dire sa peur n’est pas possible à un petit garçon.  

 

Et le moment vint de clore le débat.            

 

Pour suivre le chemin

. La table ronde « Temps de la Ville » s’est  tenue à l’Hôtel de la Godeline, dans le quartier de la Doutre à Angers, le 24.09.2011 lors d’une rencontre présentant la nouvelle formule de concertation au sein du Conseil du Quartier entre les habitants, les associations et la collectivité. C’est M. Frédéric Béatse, l’élu qui a présenté la nouvelle formule et lancé la matinée de travail. Voir www.angers.fr/participer et pour contacter le quartier Doutre ccq.doutre@ville.angers.fr  et 02 41 35 10 55

. Retrouver le groupe Chronos et Julie Rieg sur http://www.groupechronos.org

. Photos EP, avec des photos de villes (Amsterdam la nuit n° 2 et 3, Bruxelles-Ixelles Place Flagey n° 4  et 6 ) et  Angers (n° 1 Pont de Basse Chaîne + n° 5 Le Quai).  

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Société
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Vendredi 23 septembre 2011 5 23 /09 /Sep /2011 08:45

 

Vous allez certainement penser que j’exagère. Je sais bien que nous ne sommes plus vraiment en été, bien qu’il ne se termine officiellement qu’aujourd’hui. Il me faut me dépêcher  si je veux être dans les clous avant la tombée des feuilles des énormes platanes de la Place de la Rochefoucault proches de la Maine justement.

 

L’idée de la balade

Elle paraît tellement évidente une fois qu’on l’a faite qu’on se demande pourquoi il a fallu attendre si longtemps. C’est le Conseil de Développement de l’Agglomération d’Angers qui en a eu l’idée. Nous voilà donc partis à une bonne trentaine de personnes connaissant leur ville sur le bout des pieds, avec le plaisir de découvrir des nouvelles vues, des chemins jamais empruntés, des détails jusqu’alors invisibles…Avec toujours en point commun, la rivière Maine si paisible, tantôt rive droite, tantôt rive gauche, en empruntant des ponts, de façon à tracer un quadrilatère en dix séquences aux paysages très variés.  

 

1. Le départ au Quai, Rive droite

Il se fait au Quai qui fait face au Château. Il est devenu en très peu de temps le symbole du renouveau et de la vitalité d’Angers. Sa polyvalence ne l’empêche pas d’être majoritairement dédié à la culture ou, comme ce jour là, au point de rassemblement des membres du Conseil de Développement.

  Visite des Berges, ballade estivale, Pont de Basse Chaine

2. Le Pont de Basse-Chaîne

Il y a bien longtemps qu’il n’a plus de chaîne pour fermer le passage des bateaux. Ce pont très passant pour les voitures permet aujourd’hui aux marcheurs de bien voir le lit aval de la Maine, avec à droite le grand ensemble en dent de peigne proche de la rive droite (Claude Vasconi, architecte), en face de soi en regardant le faible courant, le seuil plus bas qui coupe le flux de l’eau en période de basses eaux et en rive gauche la grande zone inondable de La Baumette l’hiver.

 

 

 

2. La promenade de Port Ligny, rive gauche Visite des Berges, ballade estivale, Promenade de port Ligny

Elle se mérite après une attente un peu longuette pour traverser l’entrée et la sortie sur la 4 voies et le boulevard du Général de Gaulle au pied du Château (3 feux). Il y avait à cet emplacement effectivement sur la rive un port très actif et des maisons très anciennes, si serrées  et tellement insalubres que la décision fut prise de les détruire et d’y planter en lieu et place gazon et rosiers. Le bruit de la « quatre voies » empêche totalement de profiter du côté bucolique du jardin. Nous ressentons un effet d’écrasement du également à l’absence de vue sur la rivière et à la dimension massive et lourde de la paroi de schiste, sur laquelle est posé le château. Il n’y a d’ailleurs aucun promeneur à part nous.

Visite des Berges, ballade estivale, le Pont de Verdun 

 

3. Le passage près du Pont de Verdun   

C’est le pont préféré des Angevins. De là, on peut admirer la grande montée Saint Maurice vers la cathédrale sur sa droite, le pont aux allures médiévales bien sûr et entre les deux, la très belle vue  sur l’amont de la rivière et en face sur les fameux platanes.

 

Visite des Berges, ballade estivale, Place Molière

 

 

 

 

4. La place Molière

Elle forme un véritable carrefour avec un niveau de bruit infiniment plus bas que près du château. Très peu de promeneurs se baladent sur le trottoir qui jouxte la rivière.

 

 

5. Le sentier des berges

Visite des Berges, ballade estivale, le sentier des bergesC’est la véritable découverte et le grand plaisir de la promenade. Il faisait beau et doux. Le soleil de l’après-midi baignait cette rive gauche d’un voile de douceur. Une nature très présente et spontanée rend la marche véritablement champêtre. Nous sommes, par le hasard d’une descente de quelques marches, en pleine nature au bord de l’eau. Par chance aussi, l’endroit est propre. Il y avait bien quelques bouteilles de Heineken mais elles étaient en haut sur le trottoir !

 

En bas, nul bruit de voitures ne nous a gêné. Nous avons pu admirer la rive droite d’en bas presque à hauteur de l’eau. La remontée près du pont de Haute Chaîne vous donne du tonus pour la suite. Elle est un peu raide ; c’et bon pour les mollets.

 

6. La traversée du boulevard Ayrault

Elle est encore un peu plus longuette que son équivalente (bvd Gal de Gaulle) au pont de Basse-Chaîne. Cette fois-ci, il nous faut  attendre l’autorisation de passer à quatre feux rouges, deux pour franchir les flux entrant et sortant de la 4 voies, l’autre pour passer le boulevard et la 4è pour retrouver le trottoir en haut des berges. C’est long, long d’attendre que ces voitures passent pour que nous puissions retrouver la rivière.

 

7. La berge haute avant le Pont Confluence

C’est un passage qui se fait rapidement, en regardant la Fac de Droit sur notre droite, le Pont Confluence en remontant et la Tour de Haute Chaîne en face. Nous retrouvons encore les platanes qui masquent la 4 voies sans occulter le bruit. Visite des Berges, ballade estivale, le Pont Confluence

 

8. Le Pont Confluence 

Les Angevins le connaissent déjà bien. Il est pourtant très récent. Il est réservé aux tramways, aux cyclistes et aux piétons. Tous les membres du groupe se sont accordés pour dire que c’est de cet endroit, au milieu du pont, que la vue sur la ville est la plus belle, avec la cathédrale en rive gauche et les grands platanes en rive droite qui dominent le quai Monge. C’est le seul quai qui reste de la grande période où la rivière était l’axe principal de la ville, celui par lequel arrivaient et partaient les marchandises essentielles à sa vie et à son développement.   

 

9.Visite des Berges, ballade estivale, le CHU Le passage devant le CHU

Le pont se situe dans l’axe central de l’hôpital, qui du coup, prend une importance visuelle à la hauteur de son importance réelle dans la ville.  C’est le premier employeur de la ville d’Angers. Ce nouveau pont est  un véritable atout en matière d’urbanisme et aussi une réalité très positive pour les étudiants de la fac de médecine qui ont maintenant leur bibliothèque en rive droite, aux côtés des autres étudiants. Les jeunes sont les premiers utilisateurs de ce pont très jeune. Il ne manque plus qu’un ascenseur pour les personnes à pied ou avec un vélo en rive gauche pour ceux que la longue volée de marches peut rebuter.  

 

10. Le retour par la rive droite très verte

Le jardin au pied de la Tour des Anglais est d’autant plus Visite des Berges, ballade estivale, en haut de la Place la Rochefoucaultagréable que nous redescendons  à hauteur de l’eau en passant cette fois-ci sous le pont de Haute Chaîne. Oubliées les quatre feux de l’autre côté ! Nous empruntons alors le quai Monge qui longe la Place de la Rochefoucault.

 

Notre promenade emprunte un escalier très raide qui remonte vers la grande place qui n’a de place que le nom. C’est en fait un grand espace vide bordé d’une double rangée de platanes qui sert depuis beaucoup trop longtemps de parking gratuit à voitures. C’était il y a fort longtemps dans la longue histoire d’Angers une île distincte de la rive droite. Le bras interne a été comblé pour donner de la place à la ville. Il est devenu maintenant une grande voie de circulation pour faciliter le passage des voitures ( boulevard Arago + boulevard du Ronceray + boulevard Henri Arnaud ) sur lequel s’ouvre le nouveau port d’Angers, la Cale de la Savatte et le Quai d’où nous sommes partis. La boucle est bouclée.  

 

Ce fut une bien belle balade estivale à Angers sur les rives de la Maine en fin d’après-midi quand le soleil joue avec des petits nuages.    

 

Pour suivre le chemin

. Cette promenade s’inscrit dans la grande opération des Berges de la Maine à l’intention des membres du Conseil de Développement. Elle a été conduite par Christophe Lesort, le responsable du projet au sein de l’AURA (Agence d’Urbanisme de la Région Angevine).

. Sur le sujet, voir sur ce blog

Aménager les rives de Maine > Christophe Lesort > Urbaniste Angers

Aménager les rives de La Maine > Les 3 équipes sélectionnées > Angers

 

. Photos Elisabeth Poulain

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Société
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Vendredi 19 août 2011 5 19 /08 /Août /2011 18:29

Faites confiance aux artistes qui travaillent pour la publicité et plus particulièrement aux affichistes et aux photographes. Ils ont un capacité toute particulière à saisir l’essentiel dans ce qui est un bel objet, fusse-t-il de belle taille. Ils savent montrer en dessin la fierté, la confiance  que peut incarner un navire. Pour cela, ils choisissent, sans se tromper, de montrer l’étrave du navire affrontant l’océan d’un air conquérant afin de dégager, la fierté, la puissance et la confiance. Ce fut le cas de Cassandre, le très grand graphiste, qui conçut deux très belles affiches du navire, l’une vue de son avant gauche et l’autre vue de face.  

 

Le paquebot

Navire Normandie, Affiche CassandreIl s'agit du paquebot « Normandie », qui malgré toute sa modernité et ses exploits, ne vécut malheureusement que 7 ans, de 1935 à 1942, après avoir été débaptisé par l’armée américaine pour prendre le nom de "La Fayette" et servir à transporter les troupes en Europe. Doté d’une identité très forte, il portait le nom de la province qui a  Le Havre pour capitale, le Ier port français pour les lignes avec la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Représentant la France sur l’Atlantique, il faisait la compétition à jeu égal avec son concurrent britannique le « Queen Mary ». 

 

Le challenge

La Compagnie Générale Tansatlantique, propriétaire, voulait faire du Normandie le fer de lance et le porte-drapeau de l’entreprise. Elle voulait aussi le faire savoir à sa cible, l’élite anglo-saxonne et européenne. Pour cela, elle recourut  à l’affiche et demanda à Cassandre de lui proposer plusieurs versions. La plus connue est celle que l’on voit de profil. L’autre, vue de face, est quasiment inquiétante. Certains les interprètent  comme une figuration de la puissance française face au réarmement allemand. 

  Navire-Normandie, Affiche Cassandre

Les affiches de Cassandre

Le succès   fut immédiat tant pour le paquebot que pour l’affichiste. Les créations de ce dernier continuent à attirer les collectionneurs. Quant au navire, sa durée de vie fit inversement proportionnelle à sa renommée et la longévité étonnante de celle-ci : 7 ans d’un côté et déjà 66 ans de l’autre pour l’affiche vue de côté. Celle que l’on voit de face est beaucoup plus rare. On la voit très rarement en vente.

 

Les suiveurs

Ces affiches sont étonnantes de force. Elles ont bouleversées notre regard. Pour comparer, regardez une photo du bateau d’un côté et l’affiche de l’autre. Mais il est une autre influence sur les artistes, photographes cette fois-ci qui travaillent actuellement pour des visuels publicitaires. Ils vont s’inspirer des œuvres des affichistes de cette grande époque d’avant-guerre pour faire s’exprimer avec des visuels-photos ces mêmes sentiments de  fierté, de puissance et de confiance.

  Navire, Pub IPO, 2008

Le bateau en cale sèche d’IPO du groupe CIC

On le voit de face. L’objectif est placé en dessous  du bas du navire qui est en cours de finition. Avec son gros nez rouge entouré de blanc, ses yeux noirs, sa casquette à rayures de marin, on dirait un monstre sorti des profondeurs. Il est étonnant de puissance et est franchement inquiétant. On se sent littéralement écrasé par cette photo choisie sur le fonds Getty Images par l’agence CJalinks qui a conçu la plaquette.  C’est une publicité de mai 2008 pour IPO du Groupe CIC,  fonds propres  à capital humain.  

      

L’immeuble haussmannien de la Banque Transatlantique du Groupe CIC

Cette fois-ci, CIC a demandé à Australe, son agence de communication, d’aller plus loin dans le visuel. C’est une photo du siège lui-même qui a servi de navire. Il a suffi de déformer légèrement l’image pour en faire la proue du navire. Il y a même une cheminée rouge. C’est un très beau travail. La banque transatlantique porte bien son nom. Elle inspire une confiance à la hauteur de sa puissance. Le visuel justifie  sa fierté, avec la classe, la symétrie et la finesse de la grande architecture prestigieuse du Baron Haussmann.

  Navire, Pub Groupe transtlantique, le Figaro 2010

C’est certainement un des meilleurs visuels que j’ai vu depuis longtemps. Un des seuls aussi capables de rivaliser avec les créations d’Adolphe Jean-Marie Mouton, né à Khartow en Ukraine en 1901 et décédé à Paris en 1968. Cassandre de son nom d’artiste, qui avait poussé le raffinement jusqu'à placer des gratte-ciels new-yorkais en guise de vagues, avec une Statue de la Liberté à gauche.

 

Pour suivre le chemin

. Retrouver toute l’histoire du navire sur http://www.frenchlines.com/ship_fr_355.php

. Voir l’interprétation d’enseignants de l’académie de Tours sur

http://lettres.ac-orleans-tours.fr/php5/textimage/decode/pedag3.htm

 

. Des informations sur Cassandre,à voir sur http://brainzailes.fr/?p=951

. Et bien sûr le site officiel http://www.cassandre.fr/cassandre-note-biographique.html

 

. IPO, 32 avenue Camus, 444004 Nates cedex 1, 02 40 35 27 37, www.ipo.fr

. Banque Transatlantique, www.banquetransatlantique.com dans, Le Figaro 29.05.2010

 

. Photos Elisabeth Poulain

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Société
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Jeudi 7 juillet 2011 4 07 /07 /Juil /2011 18:11

Il s’agit dans ce second billet consacré à la démocratie concertative de mettre en lumière la légitimité de la présence du citoyen au sein d’un Conseil de Développement. Cette personne physique  est aussi acheteur-consommateur et acteur européen.  

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Un rappel des fondamentaux

La démocratie ne saurait se découper, ni se diluer par des effets de mode dans le grand gloubi-boulga sémantique du « Vivre ensemble ». Pour ça, on n’a pas trouvé mieux que la démocratie qui sait pourtant s’adapter. La multitude des adjectifs qui s’y associent en témoigne. La démocratie de proximité est un bon exemple de cette vitalité qui montre que la démocratie est toujours à atteindre. La diversité des formes choisies par les différents territoires montre aussi que rien n’est figé en la matière, en particulier dans la façon dont sont organisés la vie des quartiers et le développement de l’ensemble. Le système est vivant et comme tel a toujours besoin d’être amélioré, perfectionné, enrichi… 

La légitimité du citoyen au sein du Conseil de Développement

Certaines collectivités font nettement la distinction entre d’une part le conseil de quartier qui accueille les habitants ainsi que les représentants des associations et d’autre part le conseil de développement qui accueille les entreprises, les institutions, les associations et des personnalités qualifiées, sans rattachement au quartier.  D’autres collectivités par contre inscrivent directement le conseil de développement dans le cadre de la citoyenneté pour bien mettre en lumière son rattachement à la démocratie. Dans celles qui recherchent le plus d’ouverture à la société civile incluant le citoyen, comme à Nantes, une cinquième catégorie de membres de droit existe, ce sont les citoyens volontaires.  

 

En effet ne pas admettre cette dernière catégorie reviendrait à opposer au sein du conseil de développement la non-représentativité d’un citoyen par rapport à la représentativité, acceptée celle-là, des représentants d’une association regroupant quelques personnes. Il y a là un double chaînon manquant, celui du citoyen sans lequel il n’y a pas de démocratie  et celui de l’acteur économique d’une collectivité qu’est le citoyen qui ne pourrait pas s’exprimer individuellement dans les domaines de compétence du conseil de développement et qui ne peut pas le faire non plus en tant qu’acteur du développement au sein de son conseil de quartier.  

Anne Marie Donnaint Bonnave, Bol

La légitimité de l’acteur économique qu’est l’acheteur-consommateur

Au sein d’une filière quelque qu’elle soit, l’acheteur final, qui est souvent le consommateur du produit ou qui achète pour le compte de ceux qui vont consommer le produit, constitue le dernier maillon de la filière, celui dont l’action impacte tout ce qui se passe en amont. Or cet acteur fondamental n’a pas sa place, en tant que personne physique, au sein de certains conseils de développement. Des associations de consommateurs sont bien présentes au sein d’un conseil de développement en raison de leur forme juridique. Des groupements de fait également. La vocation d’expression d’une association prise au sens large n’est pas comparable à la parole d’une personne qui, en tant que telle, peut ressentir le besoin de s’impliquer en tant qu’acheteur-consommateur très en amont de son achat et/ou de sa consommation et en dehors de tout litige. Il s’agit de deux sphères différentes dont l’une ne chasse pas l’autre. 

 

Ne pas clairement intégrer, en tant qu’acteur économique, l’acheteur-consommateur individuel dans la chaîne de la création et du développement de la valeur, comme il l’est au sein d’une filière, alors que tous les autres maillons sont représentés au sein d’un conseil de développement, pourrait paraître surprenant. 

La légitimité du citoyen européen, en tant acteur de la gouvernance européenne

Il est une troisième facette à voir, concernant ce citoyen, acheteur-consommateur, qui est aussi un acteur européen de premier plan. Le citoyen européen prend en effet part aux décisions de l’Union dans le cadre d’une gouvernance élargie à un territoire qui représente une grande partie de l’Europe. Sans lui, le développement durable n’a littéralement plus de sens. 

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La légitimité de l’acteur du changement

Un des points communs de ce trio d’acteurs, qui peuvent n’en faire qu’un, est qu’il est aussi à la source du changement parfois rapide qui est la marque de nos sociétés placées sous le sceau de l’Internet. Il crée et vit au quotidien le changement. Le marché a toujours été en avance sur les institutions et les représentations. Désormais avec Internet, chaque personne peut franchir la frontière entre ceux qui sont dedans (les représentants, les professionnels…) par rapport à ceux qui sont dehors (les citoyens, les habitants, les usagers…). Chacun est en même temps professionnel, représentant, personne privée… dans le même lieu apparent et en d’autres lieux. Il ne peut plus être caractérisé par une seule de ses facettes.

 

Quelques exemples parmi d’autres :

. ces entrepreneurs, ces artistes, ces formateurs qui utilisent les blogs, les sites et les réseaux pour toucher les membres de la blogosphère,

. ces politiques qui font de même pour avoir des liens autres avec ceux qui les lisent,

. ces journalistes qui ont une signature dans un journal et un blog en parallèle en dehors…

A l’autre bout du lien ou en cours de connexion, d’autres blogueurs et/ou les mêmes sont en recherche d’information pour leur vie d’acteur économique, politique, associatif ou de changement…L’Internet n’a pas seulement des effets sur le temps et sur l’espace ; il en a aussi sur nos représentations et nos façons de réfléchir ensemble au développement des territoires dans le changement. Les frontières se déplacent et créent de nouvelles zones de mixité, d'une autre zone de mixité, qui n'a pas encore de nom.

Résumé

La démocratie se vit aussi au quotidien. Elle ne saurait échapper à ceux et celles qui en sont les premiers acteurs. Ce sont eux qui fondent la démocratie dans son exercice et dans son développement. Ce sont eux aussi qui par leurs réflexions et actions quotidiennes sont à la source du changement qui accélère les mutations de la société, d’une société plus ouverte en particulier à la connexion et au changement. Leur absence dans un conseil de développement ne saurait être ni logique ni défendable. 

Pour suivre le chemin

. Voir le Ier billet sur la démocratie concertative sur ce blog: Démocratie concertative > Mots du millefeuille territorial urbain

. Photos EP, Collection Nestlé, Bol Donnaint-Bonave, Bois Nord Anjou   

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Société
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