En quelques mots...

Elisabeth Poulain
Elisabeth Poulain est docteur en droit et a longtemps exercé dans l'enseignement supérieur et la recherche sur les questions de commerce, de marketing et d'enjeux internationaux. Auteur de nombreux ouvrages, elle choisit de porter un regard analytique sur le système qui nous environne, en montrant les liens de connexion qui le sous-tendent.

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Développement durable

Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /Déc /2009 16:33

On était là, disons-le en toute modestie.

TRam, Centre de maintenance 0. Certains auraient bien voulu venir et n’ont pas pu pour cause de limitation imposée, les agents de la Cotra ;

. d’autres ne sont pas venus, on s’en est étonné mais ont-ils été invités ? On l’ignore ;

. d’autres ne le voulaient, on ne les a pas vu, normal ;

. d’autres étaient certainement là mais on ne les a pas vu, à cause de foule ;  

. certains n’ont fait que passer, comme à leur habitude, histoire de dire qu’ils sont venus sans être réellement présent, c’est toujours compliqué les jeux de stratégie ;

.  heureusement il y avait les personnalités invités à prendre la parole, on les a vu de loin à travers la foule présente et les bras levés pour prendre des photos, comme moi. Les meilleures places, ce sont les photographes professionnels qui les ont prises, du haut d’une plate-forme  

. et puis il y avait nous. Attention, dans ce nous, je compte bien sûr la société civile comme on dit dans les milieux sélectionnés. Nous, ce sont  aussi des habitants. Je me refuse à dire des simples habitants, une notion absurde. Ces habitants sont des membres ou non des conseils consultatifs de quartier, qui sont tout à fait contents de voir leur ville bouger et avancer. 

TRam, dessin de l'architecte Fréderic Rolland TRam, Centre de maintenance 4

Vous l’avez compris, on était là pour être content et on l’a été. Il faut dire que le cadre, l’organisation et l’accueil par Kéolis ont été superbes, par un froid polaire dans une nuit noire qui accentuaient l’effet magique.

Du côté de Jean-Claude Antonini, c’était la fierté qui l’a emporté. Le maire était content et nous m’a dit. La ville avance dans le domaine du développement durable (photo n° 5).

- L’architecte Frédéric Rolland a fait un tabac. C’est lui qui a eu le plus d’applaudissements spontanés grâce à son naturel et son humour. Il faut dire que des réalisations comme celle du centre de maintenance compte dans la vie d’un architecte qTRam, Centre de maintenance 3ui possède deux agences, l’une à Angers et l’autre en Chine. Il a mis l’accent sur les hautes performances du bâtiment en matière de développement durable. Il a  remercié le maire pour lui avoir demandé de diriger l’ensemble de toutes les équipes qui ont oeuvrés à la réalisation du centre, ce qui est rarissime dans la profession. Il a su en plus faire preuve d’humour en remettant la clé du bâtiment à JC Antonini (photos n° 4 et 6 à droite).

- Michel Breitrach, le PDG de Kéolis a retracé 30 ans de relations confiantes (Cotra) avec les municipalités d’Angers. Il a offert au maire un superbe ouvrage réalisé par sa société sur l’histoire des transports à Angers pendant cette période. Cette remise en perspective a été l’occasion de montrer combien l’évolution est rapide, sans qu’on en soit toujours conscient. Il a mis l’accent sur le nombre d’emplois supplémentaires qui vont suivre (photo n° 2, MB au micro ).  

- Richard Sanuel, le nouveau préfet du Maine et Loire dont c'était une des premières grandes apparitions, a vanté la qualité des projets menés dans le département. On a cru comprendre que des échanges un peu vifs avaient du avoir lieu avec le maire. Le préfet a en effet rappelé avec une certaine insistance que l’Etat avait fourni près de 30 millions d’euros sur les 311 millions EUR au total pour le chantier global. (Note EP, le centre a coûté 22m E dont 2 ont été fournis par l'UE. Source Secteur public)
 

TRam, Centre de maintenance 6TRam, Centre de maintenance 7
Mais comme le timing était hyper-rapide, on n’a pas trop saisi ce langage très codé. Le  DJ a lancé les trompettes, la lumière a changé, des fumigènes nous ont enveloppés dans un épais nuage de senteurs épicées (cannelle, muscade… ?). La star est arrivée. Le Ier tram est entré en fanfare dans le Centre. La foule des grands jours l’a prise d’assaut. Et hop, tout le monde à bord.

 

Et d’un saut, hop pour descendre, nous nous sommes tous rués au buffet. Certains d’ailleurs étaient scotchés devant, avec un mini-sandwich dans chaque main pendant que leur bouche était occupée à mastiquer. Des crémants de Loire et des Anjou rouges étaient servis en accompagnement.

Tramway, Centre de maintenance, inauguration 2  TRam, Centre de maintenance 9

Et c’est comme ça que nous avons fêté l’inauguration du nouveau centre de maintenance du tramway à Angers. Pour nous aider à affronter le premier froid de l’hiver, des jeunes femmes sympas (photo n° 7) nous ont offert une plaque de chocolat noir de 10, 5 cm de diamètre, avec imprimé dessus le croquis du bâtiment réalisé par l’architecte (voir photo n°2).  On est tous rentrés avec notre choco à la main. 
. Photos EP, sauf la n°1, avec mes remerciements à M. Breitrach pour le prêt de l'ouvrage cité.  

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Développement durable
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Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /Déc /2009 12:48

Les 15  questions les plus souvent posées  -FAQ-  sur les MJR 


1. Qu’est-ce qu’un mini-jardin de rue
C’est un petit jardin composé de quelques végétaux plantés sur le trottoir devant ou près de chez soi.  

2. Où peut-on les implanter ?
Le plus souvent les MJR sont placés:
. près de la porte d’entrée de la maison, de l’immeuble ou du portail du jardin, 
. au pourtour d’un arbre avec une petite protection  pour protéger les plantations, 
. dans des coins propices : entrée de rue, coin coupé d’un jardin en angle, rocher dans 
un talus, poteau ayant gardé un peu de terre au pied
. ou devant des boîtiers … = C’est le terrain qui commande.


3. Qui peut faire un MJR ?

 

. Toute personne, qu’elle soit propriétaire, locataire, dans une maison ou un immeuble, avec ou sans jardin, à la condition d’aimer un peu jardiner, mais sans avoir besoin d’être un spécialiste. 

4.     
Pourquoi créer un MJR ?                                
Les raisons sont multiples :
.
embellir les abords de son logement pour avoir lAngers, MJR, jasmine plaisir de sortir et de rentrer chez soi,
. cacher le pied d’un poteau, un boîtier, une misère dans le trottoir, 
. agrémenter sa rue, son quartier, en créant des liens avec d’autres habitants ayant la fibre jardinière, 
. faire le lien entre l’intérieur  - chez soi - et l’extérieur de la rue ouverte à tous et donc à soi,
. envoyer un message de bienvenue à ceux qui passent devant chez soi.
= Les plantes et les fleurs sont un message de gentillesse et d’ouverture. On trouve des jardiniers dans toutes les couches de la société qui parlent comprise par tous, m^me non-jardiniers
.

5.     
Même si c’est sur le domaine public ?
Les villes engagées dans ces créations végétales demandent à être informées. Un agrément est signé pour formaliser l’accord. La municipalité peut être amenée par exemple à refuser l’agrément en cas de dangers possibles pour des passants. Avec toujours une condition, le jardinier prend l’entretien et l’arrosage en charge.  

6.     
Est-ce que d’autres villes font des MJR ?
Oui,  dans l’Ouest (Bretagne…), dans l’Est (Alsace…), Angers, MJR, déco de Noël pour plaqueaussi dans le reste de l’Europe (Belgique, Pays-Bas…). Toutes les villes et villages touristiques sont engagées dans ce mouvement. 

7.     
Que peut-on planter dans un MJR ?
Tout dépend de la situation, des goûts du jardinier et du budget. On peut faire des petits jardins de rue avec trois graminées, un plant de souci, de myosotis, des iris, des valérianes, des roses trémières.  

8.    Pourquoi faut-il pour les habitants entretenir et arroser leur MJR?
Le jardinier doit s’occuper de son jardin. Ici, c’est la même chose. Créer un MJR,  c’est s’engager à l’entretenir au fil des saisons et des évènements qui peuvent survenir, comme dans un jardin. L’arrosage dépend aussi du type de plantes installées : plus celles-ci sont rustiques, moins il est besoin d’apporter de l’eau


9.    
Est-ce que les voisins vont bien vouloir ?
Angers, ouest valérianeOui et en plus l’expérience montre qu’il suffit qu’un ou deux voisins se lancent pour que d’autres suivent. C’est un jeu gagnant-gagnant pour tous. 

10.
Est-ce qu’on peut se mettre à plusieurs ?
Oui, bien sûr. C’est même recommandé. Il va y avoir des échanges de plantes et de service. L’arrosage d’été se fera à plusieurs. On peut aussi le faire pour d'autres, à leur demande bien sûr ou toujours avec leur accord.

11.  
La Ville peut-elle aider les jardiniers de MJR?
Oui, la ville propose une palette d’aides telles que le fait d’enlever le bitume si besoin est, donner de la terre, des plants et des conseils de plantation. Elle vérifiera aussi avant que la création du min-jardin de rue sera possible sans dommage pour les réseaux. 
 
12.   Est-ce qu’il peut y avoir des dégâts dans les MJR?
Ca peut évidemment arriver, comme pour toute plantation d’un végétal. On est dans le règne du vivant. Il y a aussi d’autres facteurs qui proviennent du caractère ouvert du petit jardin de rue, comme une plate-bande plantée par la municipalité. Aucun jardin de ville n’est jamais totalement à l’abri  d’un chien qui passe ou d’une main qui traîne. 

C’est pourquoi, il faut choisir l’endroit avec soin. Le type de plante compte beaucoup aussi ainsi que l’entretien. Plus les soins donnés  au jardin seront visibles et plus le MJR sera protégé. C’est aussi pourquoi  l’existence d’un réseau de jardiniers bienveillants de proximité est un formidable atout pour le développement du mini-jardin de rue. Quand toute une portion de rue se lance dans l’aventure en même temps ou presque, les mini-jardins de rue sont non seulement acceptés et aussi protégés. 

13.
  
Quels sont les atouts d’Angers dans le domaine du végétal?
Angers a une grande tradition de savoir-faire en matière de végétal d’ornement, fruitier et viticole. De nombreuses entreprises exportent des plantes et des compétences venant de cette région du Val de Loire. Si le Salon du Végétal est à Angers, c'est bien à cause de la richesse du patrimoine végétale de l'Anjou, le jardin de la France. C’est pourquoi la ville veut encourager ces initiatives venant des particuliers, des commerçants et aussi d’entreprises qui ont à cœur d’embellir les abords de leur logement, magasin ou entreprise. 

14 . Y aura-t-il des récompenses pour les mini-jardins de rue ?
 
L’équipe des Parcs et Jardins va lancer un groupe de travail sur l’embellissement de la ville par le végétal par les particuliers. 

Angers, MJR, gaulthérie15.   Pourquoi classe-t-on les MJR dans le développement durable (DD)?
La création d’un mini-jardin de rue sur le trottoir est une initiative citoyenne qui possède les trois composantes du DD (social, environnement, économie): vivre ensemble, en développant la place du végétal en ville, avec des méthodes respectueuses de l’environnement, à l’initiative de tous les acteurs d’une ville, dans un secteur économique de pointe, le végétal, qui est en même temps très fortement ancré dans notre histoire.

Pour suivre le chemin
. Voir en ce moment l’exposition sur André Leroy par exemple aux Archives municipales d'Angers.
. Lire 'L'Horticulture angevine des origines à l'an 2000' publiée par la SHA, la Société d'Horticulture d'Angers. 
. Photos EP 1 iris + rose trémière + graminées, 2 jasmin en fleur en décembre, 3 plaque décorée pour Noël, 4 valériane 2è floraison.
. Revoir les articles consacrés aux MJR sur ce blog, en particulier
http://www.elisabethpoulain.com/article-dd10-le-concept-du-mini-jardin-de-rue-ville-durable-angers-france-33153476.html

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Développement durable
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Dimanche 13 décembre 2009 7 13 /12 /Déc /2009 10:15

L’envie de vivre autrement, A, An, Ang, Angers, France

C’est le titre d’une plaquette que viennent de sortir angers Loire métropole et la ville d’Angers. Le document est une réalisation de l’agence de communication i10 installée à Beaucouzé près d’Angers. C’est une franche réussite visuelle sur une thématique difficile parce qu’on a l’impression d’avoir déjà vu en matière de com et que montrer l’autrement est difficile. C’est le sujet du billet précédent qui repose sur le postulat qu’à toute question il y a toujours trois réponses : oui,  non, autre. Cet ‘autre’ est la porte ouverte sur la différence, la mutation, l’innovation, la rupture. C’est notre oxygène à tous, que nous soyons ouverts ou non sur la différence et l’interculturel.

 

Ce 12 pages, 24 x 17, présenté sur papier lourd, repose sur une conception claire, avec une maquette très cadrée, de très belles photos en page de gauche. Le texte en trois pavés se trouve en page de droite, encadré de trois et quatre photos de dimension variable pour éviter la lourdeur et capter l’attention de lecteurs saturés d’infos et de flashs visuels.

---) C’est le message n° 1 > Angers brille dans une lumière éblouissante.  

---) Message n° 2, la couleur est partout présente, avec du rouge, du vert, de lorange.  Vous savez bien sûr que le rouge est partie constituante du logo d’Angers (avec le bleu qui disparaît du coup ; le blanc restant naturellement présent) et l’orange est la couleur du logo de la métropole avec le noir.  

---) Message n° 3 > A Angers, suivez le vert, la seule couleur qui au premier abord n’est pas dédiée, sauf qu’...  

Les couvertures 1 et 4

Sauf qu’on repère très vite que les chaussures qui font la une de la couverture ont des lacets verts ‘jeune pousse’. Ils ne sont pas noués mais restent ouverts en signe de décontraction, avec deux petites feuilles de lierre en premier et troisième œillet. C’est le même vert que celui qui est utilisé pour les lettres n, v, a, e.  Le vert est bien sûr la couleur d’une nature respectueuse des bonnes pratiques environnementales. Au cas où - vous n’auriez pas compris  - la traduction arrive tout de suite, c’est marqué sur la couverture en bas en noir:

---) Message n° 4 > Angers est capitale européenne du développement durable.

 

Pour accentuer l’effet, la 4 de couv. regroupe quatre visuels qui ont le lien végétal en commun, avec outre le blanc et le vert, la couleur de la peau et du bois. Ce sont les quatre thème sur cinq qui vont servir de fil conducteur à la plaquette.  

Laboratoire > Economie durable  - pages 2 et 3

Pour la photo-phare en blanc et bleu à gauche, a été choisie l’immeuble de verre de la CNP (Caisse nationale de prévoyance) du nouveau quartier situé place François Mitterrand près de la Faculté de Droit en rive gauche du centre d’Angers. Le titre utilise le mot phare de ‘Laboratoire’. En page de gauche dédiée à l’économie durable (économie, social, environnement), le texte joue avec les mots positifs à la mode tels que ‘’pôle de compétitivité à vocation mondiale en végétal spécialisé’ (ouf), ‘axes d’excellence’… Il détaille tous les services offerts par la ville aux nouvelles entreprises. Un encadré rose donne les chiffres pour fonder la certitude. Au-dessus du texte, des photos assurent de la réalité des mots : des cyclamens en serre, une opération sur un végétal en laboratoire, Cointreau en bas en petit et une opération de montage d’un camion Scania. Aucun nom n’est cité. Il y a cinq personnes en train de travailler en tout sur les deux pages. Le nom d’entreprise est cité deux fois.

---) Message n° 5 > Angers fonde sa démarche sur le triptyque du DD selon le texte.  

Tourisme > La nature labellise le territoire - pages 4 et 5

Pour la partie ‘Territoire’, une superbe photo en vert et bleu montre la confluence de la rivière Maine avec la Loire avec Bouchemaine, la bien nommée au Ier plan à gauche, et Angers en partie ouest dans le fond. 2009.07.06-006.jpg
Le titre en partie droite accroche encore un autre label, touristique cette fois-ci, ce qui permet de citer dans le texte le classement Unesco de la partie médiane de la Loire. Les ‘trésors’ d’Angers entrent dans ce classement vert. Quatre photos encadrent le texte, une vue du vignoble, une promenade familiale avec des enfants dans un parc, le château bien sûr, une péniche avec deux adultes et un enfant.

Message n°6 > Angers décline le vert partout.        

 

Nana de Niki de Saint-PhalleDessin Expo Angers 2008.12.01 divers blog étiquette 025

Culture et le patrimoine >
Arts et Fêtes > Format XXL  > p. 6 et 7

C’est l’orange qui a été choisie pour la photo du musée des Beaux-Arts. Le texte fait ressortir la diversité des modalités de l’expression culturelle et le partage par tous. L’accent est mis sur la charte municipale ‘Culture et Solidarité pour tous’. En photos pour habiller le texte, un groupe de jazz, une femme admirant une statue (7 personnes en tout) et une photo de la foule pour les Accroche-Cœurs. 

Message n°7 > Angers baigne dans la culture, comme un poisson dans La Maine.

 

Cadre de vie > Certifiée > en qualité de vie > p. 8 et 9

Angers offre une qualité de vie conforme aux attentes de tous. C’est le texte qui l’affirme et pour le prouver, une photo d’un jeune couple un soir d’été au bord du fleuve. On revient dans le texte sur les espaces verts, avec un accent sur les transports et la participation des habitants aux ‘décisions qui les concernent’. En photo d’appui du texte en page de droite, un groupe de sportifs qui s’apprêtent à se lancer d’un arbre retenus par un câble, le tramway, le bassin en face de la mairie avec des enfants dedans et un marché de fleurs (14 personnes en tout).     

Message n° 8 > Angers  et l’attraction ne font qu’un.

 

Angers Loire Métropole > Une référence > pour vivre autrement – p. 10 et 11

C’est une photo en bleu et blanc de la gare d’Angers par laquelle passent les rayons du soleil du matin qui termine le livret. Cette fois-ci, la seconde référence à l’UNESCO se fait en lettres capitales pour mettre en valeur la carte qui est l’élément principal de la page impaire, avec la photo d’un avion et celui du festival Premiers Plans. Ici le développement durable devient une injonction ‘découvrez la vie autrement’, suivie  d’infos sur les transports, pour développer l’idée de la proximité de ou avec toutes les autres villes qui comptent, suivi par l’encadré avec des chiffres. On voit onze personnes sur les photos. Cette double page consacré au transport ne fait pas l’objet d’un lien végétal. Angers Loire Métropole aurait mérité de bénéficier aussi de la maquette commune. Cela aurait pourtant été si facile avec le vélo et le RER qui aurait donné la touche régionale. Ici, le trajet pour Nantes se fait dans la plaquette par la route.  

Message n°9 > Angers, la Loire et Paris = la France.   

Le tissage de la com et du développement durable
C’est ce qu’on apprend avec ce très joli travail de communication. Quelques règles se dégagent :
1. cadrez fermement dans une maquette contraignante, pour vous obliger à faire de la com au concentré;
2. jouez la couleur : c’est un langage qui touche directement ; votre mémoire oublie le texte, garde une idée de l’importance des chiffres et se souvient des photos ;
3. utilisez des belles photos de paysages et de scènes de vie, de tailles différentes de façon à hiérarchiser ce que vous voulez dire ;
4. prenez les mots positifs qui impactent actuellement et bannissez les mots vides sauf nécessité de compréhension et/ou de liaison;
5. chiffrez au maximum les informations pour affirmer ;
6. communiquez par la typographie, de façon à garder l’œil captif ;
7. spatialisez l’information, pour conduire le regard, ici en diagonale droite-gauche en page de droite;
8. n’oubliez jamais la carte ; 
9. parlez des trois catégories du développement durable dans chaque texte, quitte à vous répéter. 
 
Le tissage par le développement durable
Pour prouver que le DD existe, c’est relativement facile à faire dans une plaquette, sans que ce soit forcément convaincant bien sûr. Il suffit par exemple comme ici :

-        d’attirer l’attention sur le végétal dans l’économie,

-        de citer la culture dans la nature, en faisant voisiner château et fleur rouge, promenade dans un parc, vigne-château dans le paysage,

-        de citer les visites d’entreprises dans la culture,

-        de prouver la qualité de vie par le nombre de parcs et jardins,

-        de rappeler que l’environnement est préservé dans la page 11-Transport

-        de citer le Parc des Expositions (Salon du Végétal et Salon des Vins de Loire) dans les transports, qui d’après la plaquette relèvent d’Angers Loire Métropole…  

 

L’analyse par le plein, le creux et l’autre  

C’est le plein qui a été évidemment choisie à fond pour cette présentation des charmes d’Angers la charmante. La carte est un bon exemple des objectifs de la plaquette. En France, ne sont visibles qu’Angers avec un point rouge, Paris de même taille avec un point blanc seulement et la Loire en blanc. La sur-représentation du culturel au sens large occupe deux double-pages à elles seules est également parlante. La culture est à Angers la culturelle le sujet dont il est de bon ton de parler. 

 

Pour la vision en creux, les absences ou déficits de présence sont remarquables au sens premier du terme. Il est possible de constater que

. le mot d’entreprise n’est  cité que 3 fois ; par contre les mots hyper-valorisants tels que laboratoire, labels, Unesco, certifié, recherche et chercheurs abondent, comme s’il fallait attendre un adoubement par des autorités;

. l’économie agricole et viticole n’est présente que par une photo de vigne, trois verres de vin rosé sur une table et le Salon des Vins de Loire cité en page de l’Agglo ;

. la région n’est pas citée alors que sans elle bon nombre d’équipements ne se feraient pas ;

. les trains RER sont absents du schéma des transports ;

. l’appartenance à l’Union européenne n’est pas marquée (même remarque pour les investissements), à l'exception de l'auto-proclamation d'Angers en capitale européenne;  

. l’international est singulièrement peu présent. Il faut attendre le dernier paragraphe pour que soient citées les villes jumelles ou amies, à part la référence de la représentation de la France par Angers à l’exposition universelle d’Aïchi au Japon 2005 en page 5;

. la quasi absence sur les photos d'habitants ou de personnes travaillant dans la ville à l’exclusion de la fête populaire des Accroche-Cœurs ;

. la très faible présence des femmes au travail à l'exception d' une technicienne de laboratoire végétale ;

. l’absence sur les photos d’habitants non caucasiens, comme on dit aux Etats-Unis en langage politiquement correct.

 

Pour l’autre, constatons que la plaquette associe directement l’autre au développement durable (DD) dans une vision très hiérarchisée d'une société où tout vient du haut:

.  la solidarité et les conseils consultatifs de quartier et les comités d’usagers; 

.  les espaces naturels Natura 2000, les ZIE (Zone d’intérêt écologique) ;

. la mise aux normes HQE de bâtiments, le gaz ou l’électricité pour des véhicules municipaux, les filtres à particules pour les bus, le tri des déchets.

La seule véritable novation positive de la plaquette est la couverture qui est une jolie trouvaille : montrer les chaussures d’un marcheur, ça c’est vraiment une rupture à louer.   

 

Avant de finir, un regret qui porte sur la vision d’une nature transformée en espace dédié au  tourisme au seul bénéfice des urbains. La vocation de production agricole et viticole a disparu du paysage.                      

   

Pour suivre le chemin

. Découvrez l’agence de com  i10            

http://www.i10.fr/flash/ouverture2.swf

. Lisez Angers en chiffres

http://www.angers.fr/decouvrir-angers/en-chiffres/angers-en-chiffres/index.html

. Suivez les travaux de l’agglo d’Angers

http://www.angersloiremetropole.fr/projets_et_competences/le_projet_dagglomeration/index.html

. Pour avoir une vue détaillée de l’économie du Maine et Loire, consultez l’étude prospective fouillée menée par la CCI d’Angers sur ‘Les Maine et Loire possibles’

http://www.maineetloire.cci.fr/eco_angevine/fichiers/livre_blanc.pdf  

Photos EP  

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Développement durable
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Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /Déc /2009 12:03

 

Il faut évidemment que je vous traduise ce titre toujours sibyllin pour le plaisir d’ajouter un peu de mystère à ce billet qui traite de marketing territorial.

 
L’identité ou l’attractivité de la ville

En fait, il ne s’agit pas de savoir véritablement ce que la ville est. Déjà le terme d’identité 2008-10-Photos-blog-011.jpgest trop large pour l’objectif ciblé. Il s’agit plus de viser  ses éléments d’attractivité pour ceux qui n’y vivent ou n’y travaillent pas tout en renforçant l’attachement de ceux qui y sont déjà. C’est LA grande question du moment du côté des collectivités territoriales : savoir comment attirer les entreprises et les touristes, deux catégories capables de dynamiser le tissu économique et partant les finances de la ville.

 

La différence entre ce qui est, - l’unique, le bon et le moins bon - et ce qui est mis en lumière pour attirer est capital. Entre les deux, va être opérée une sélection des informations susceptibles d’attirer les investisseurs étrangers à la ville, ce qui est quand même classique dans une démarche de séduction. La limite de cette démarche repose sur le fait que les autres villes concurrentes proches ou éloignées font exactement la même démarche au même moment  selon la même méthode envers les mêmes cibles.

 

La démarche marketing et les cibles

La recherche de l’attractivité est fondée sur le marketing territorial qui consiste à partir de ce que veut le client pour lui apporter ce dont il a besoin. Que veulent les entreprises actuellement? Un marché de proximité suffisamment important en matière de sous-traitance, de services et de clients pour justifier leur installation, des moyens logistiques importants pour écouler et faire venir les marchandises et matières premières, un marché du travail possédant les qualifications requises, avec au départ évidemment un immobilier adapté et satisfaisant et last but not least, le maximum d’aides des collectivités qui doivent mettre au pot.

 

Connaissant les besoins des entreprises et de leurs partenaires sur le marché amont et aval, la tentation est grande pour les villes qui veulent les accueillir de présenter un profil identitaire le plus adapté aux besoins et ressemblant par là-même à ceux des villes concurrentes.  

Le plein et le creux

C’est dire que les collectivités territoriales vont présenter uniquement la crème de ce qui constitue leur plein cœur d’atouts et jamais ne vont parler en creux. Or le creux fonde tout autant, si ce n’est plus, l’identité du territoire étudié. Le portrait en creux met l’accent sur les caractéristiques manquantes. En terme de communication, on pourrait parler de caractéristiques à construire et/ou à remplir avec une forte stratégie marketing et beaucoup de moyens. En schématisant à l'extrême, pour une ville refermée sur elle-même par exemple, l'agence de com pourrait beaucoup parler d'ouverture avec l'idée que l'affirmation de cette volonté d'ouverture serait déjà un déclencheur suffisant de changement tout à fait positif.      

 

On peut aussi voir ce concept de creux sous l’angle de la pièce de puzzle, absente dans le territoire étudié. Le résultat de l’analyse est bien différent dans ce cas. Si le plein fait ressortir les connections au départ du centre de la ville, le creux montre les connections concurrentielles transversales qui permettent de contourner et/ou d’éviter la ville ou le territoire étudié. 
 

2008-avril-2-023.jpg

Les méfaits du raisonnement binaire oui-non

En système binaire, on a toujours des pour et des contre, mais on reste dans un même schéma de pensée entre des personnes qui raisonnent de la même façon. Or cela ne peut plus être posé comme postulat de départ  dans notre société multiculturelle en mouvance perpétuelle. On ne peut plus être assuré de savoir comment l’autre, en face de soi, raisonne et comprend le message ou s’engage dans le dialogue.  

Les trois réponses à une question

Les réponses à la question de savoir si une ville est attractive pour une entreprise sont groupées dans une trilogie oui-non-autre utilisée dans le monde interculturel. A toute question, il y a toujours trois réponses :

-          oui, c’est bien, oui, la ville est attractive

-          non, ça ne va pas, elle ne l’est pas

-        autre, il y a d’autres façons d’analyser la question et donc de répondre autrement.  

L’autre

L’autre quoi ? C’est la bonne question qui consiste à se demander quel autre critère il est possible de trouver pour apporter une valeur ajoutée nouvelle à l’étude binaire. Cet autre est presque forcément en lien avec les mutations et l’innovation qui modifient à chaque instant de façon visible et invisible nos sociétés, nos comportements et nous évidemment.  

L’autre en terme de personne

L’autre peut et doit d’abord se traduire en terme 2008-Patchwork--t--004.jpgde personne. L’autre est celui qui

 

 

 

 n’est pas nous; en l’occurrence ici il s’agit de l’entreprise à attirer en terre angevine. On a déjà vu au début du billet qu’un des mérites premiers du marketing est de se positionner du côté de l’acheteur, ici de l’investisseur, même si le client de l’agence de com est la ville ou la collectivité territoriale qui  finance l’étude. Cette dernière donnée contribue aussi naturellement à infléchir le positionnement de départ. Faire plaisir au client est toujours une tentation, ce qui explique peut être pourquoi tant de campagnes de com restent sans effet, en plus du fait que la com ne peut être une science exacte.   

L’autre en terme de critère

C’est là que réside le plus de richesse actuellement. Deux pistes principales se font jour. La première met l’accent sur la qualité de vie en terme de culture, d’accès à l’information, la formation et l’innovation. En terme de mode, il faut être branché, pour montrer qu’on fait partie de ceux qui décident, des locomotives de style de vie. Un des risques est d’oublier la dimension économique qui fournit des emplois et crée de la valeur. 

 

L’autre, plus difficile à saisir concrètement, entre dans la grande catégorie du développement durable (DD) dont on parle beaucoup plus qu’on ne le sent vraiment. Ce troisième pilier du DD,  qui porte sur le vivre ensemble, est en effet le plus méconnu face aux autres volets que sont l’économique et l’environnemental. Le point commun entre les deux pistes porte sur la façon de vivre ‘autrement’. Mais comment le montrer ?  

Autre à Angers

Angers a une image de ville agréable à vivre, un brin élitiste, tournée vers la culture et le sport, sans que l’esprit d’entreprise individuelle y soit particulièrement prééminent dans les esprits. En vue de dynamiser son image, Angers Loire Métropole et la ville d’Angers viennent de faire paraître une nouvelle plaquette sur ‘Angers, l’envie de vivre autrement ». Vous avez compris, que je n’ai d’abord que vu le mot ‘autrement’. Mais comment se traduit l’autre pour la capitale de l’Anjou et la préfecture du Maine et Loire.  A voir dans un billet à suivre sur ‘Angers, L’envie de vivre autrement.  

 

Pour suivre le chemin

. Quelques précisions d'abord
Je ne parle que des entreprises. Vouloir définir  l’attractivité dans un même temps pour les touristes me semble difficile, tant les intérêts sont différents, divergents, voir même antagonistes. On reparlera plus tard de ce mot magique qui provoque chez moi beaucoup de réticence, celui de marque territoriale.

. Quelques pistes de recherche sur la vision en creux:
- le peu d'attrait pour la petite entreprise et la prise de risque de la vie de ces aventuriers des temps modernes que sont les chefs d'entreprise, 
- la volonté de se retrouver entre soi, 
- la réticence à accueillir l'étranger, le jeune
- la peur de l'eau,
- la réticence devant le non-consensus,
- le rejet du désordre...     

 

.  Photos EP, la 1ère est une oeuvre d'étudiants en 5ème année d'école d'ingénieurs à Angers (atelier de créativité collective), la 2è est une oeuvre d'un jeune artiste nantais M. Rabue 2006 et la 3è est tirée d'une publicité sur la ville pour une grande marque japonaise de basket Onoisuka Tiger dont on ne voit ici que le talon (WAD, a magazine about urban fashion & culture, mars-avril-mai 2008).  

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Développement durable
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Samedi 12 septembre 2009 6 12 /09 /Sep /2009 10:38

Face à vous, vous avez deux ‘personnages’, je mets des guillemets parce que l’un n’est pas vraiment une personne. Vous allez tout de suite voir pourquoi.  

 

Jacques Ferrier

Devant vous donc, il y a Jacques Ferrier dont vous ne connaissez peut être pas le nom mais dont vous avez déjà repéré certaines de ses réalisations. Il est un de nos plus grands architectes, capable par ses créations de traduire en grands volumes le changement de nos sociétés et nous montrer d’autres façons de vivre et d’être.  

Nous et lui

Juste un exemple pour vous montrer sa force de raisonnement et de novation. Individualistes, nous avons de plus en plus besoin d’être ensemble dans un cocoon protecteur. Matérialistes, nous recherchons le contact avec une nature maîtrisée que nous idéalisons telle une source d’apaisement. Agressifs, nous demandons toujours plus de protection. Indépendants, nous exigeons des services… Alors que fait Jacques Ferrier ? Il conçoit une grosse bulle de forme cubique aux coins arrondis, ancrée dans le sol et dont la face supérieure est ouverte sur le ciel. C’est son projet qui a été retenu pour représenter la France à l’Exposition universelle de Shanghai en 2010, c’est à dire demain.  

Le Pavillon France à L’Exposition universelle de Shanghaï

Ce Pavillon n’a rien d’un pavillon de banlieue entouré de son jardin. Ce n’est pas non plus un pavillon d’exposition au sens habituel, c’est à dire une tente ou une construction légère et provisoire destinée à servir d’abri. Le président français, M. Sarkosy qui a d’ailleurs choisi ce projet, a ‘demandé’ à la République de Chine de s’engager à conserver ce bâtiment emblématique de la France une fois l’expo terminée ! Une condition suspensive en somme. Impressionnant mais passons et revenons à nos moutons ou plutôt à notre pavillon.  

Ce drôle de pavillon

En fait ce pavillon est bien un pavillon, si vous oubliez un instant ses dimensions impressionnantes.

. Il est effectivement un abri refermé sur lui-même, au point même que c’est le premier message qu’il envoie au monde hostile et vide qui l’environne.

. Sa construction donne l’effet de la légèreté grâce à sa structure composite très spéciale dont on n’aperçoit que le maillage extérieur qui recouvre les différentes feuilles de l’ossature. 

. Il y a enfin une alliance très intime avec le végétal. On ne peut pas parler de jardin, ce qui sous-tendrait qu’il y a une partie habitation et dehors un espace jardin. Avec Jacques Ferrier, le végétal fait intimement corps avec la structure au point d’être aussi bien dessus que dedans, sans séparation.  

L’impression ressentie

C’est le mystère et un certain trouble, au point qu’on est obligé d’approcher l’œil pour comprendre ce qu’on voit. La seule chose dont on est sûr est que c’est étonnant. On aurait envie d’être sur place pour voir comment c’est, pour de vrai, comme dirait un enfant :

-        l’effet cocoon  est-il réussi =  est-ce qu’on se sent bien dedans ?.

-        l’effet mille-feuilles donne-t-il vraiment de la légèreté = ces nouveaux murs vous rendent-ils moins contraint ?

-        l’alliance avec le végétal est-elle réussie ? = là, il nous faut attendre pour voir comment le monde du vert va pactiser avec l’acier, le béton et l’humain.


Le caractère emblématique

C’est un joli cadeau que fait la France à la Chine, un cadeau à la pointe de l’avancée architecturale et sociétale. Ces dimensions sont évidentes et on ne peut qu’admirer le courage d’un architecte de 50 ans de lancer de tels projets. Oui, la France peut être fière d’être représentée par une telle création.  

Léon le chaton

Léon est un chat que vous ne connaissez pas et moi non plus. C’est un bon gros pataud censé plaire aux plus jeunes. Il doit  avoir dans les 7 ans d’âge humain. Il va lui aussi représenter la France à ce grand événement de 2010 dans un pays dont la jeunesse constitue plus de la moitié de la population et qui n’a qu’une connaissance bien limitée de ce tout petit pays qu’est la France. Un pays un tantinet casse-pied aussi dont le pouvoir de nuisance aux yeux des Chinois est inversement proportionnel à son pouvoir réel.

 

Ce Léon n’a pas été choisi par le président français mais par le comité du Pavillon. Il s’inspire d’un jouet présenté sur le stand d’un exposant français participant à l’exposition universelle.  

Son caractère emblématique

Poser la question oblige à s’interroger. Sa force emblématique, à mon avis, est inexistante. Je ne sais même pas si un enfant sera sensible à ce jouet. Personnellement, je ne lui vois aucune qualité, surtout en Chine et cela pour deux raisons.

. Le chat est lié aux esprits malfaisants.

. Seul le temps et l’adhésion populaire font d’une représentation une icône. Pensez à la souris et à Mickey.

 

Dommage    

Oui, dommage qu’il n’y ait pas de cohérence entre un bâtiment étonnant de puissance et de légereté, à laquelle la Chine pourra être sensible et un chat pataud qui ne parle à personne. La France vue comme un chaton, décidément non. La France selon Jacques Ferrier, oui.

 

Pour suivre le chemin

. Les Nantais connaissent bien Jacques Ferrier. C'est lui qui a conçu un immeuble étonnant de formes et de couleurs au bord de la Loire que vous ne pouvez manquez en allant à l'Hôtel de Région quand vous venez de la gare,  développement durable oblige. Ce grand immeuble a un côté conteneurs emplilés qui colle bien avec la dimension portuaire de Nantes. Mais ça c'est moi qui le dit. Un certain nombre de Nantais attendent de juger quand la construction sera achevée. En tout cas, moi j'aime bien. Ca rince l'oeil de toute cette architecture si traditionnelle même quand elle se veut contemporain. Le manque d'audace nous tue à petit feu. 

 


.
Les Echos ont consacré un grand article à "Jacques Ferrier: Architecte du plaisir" d'Anne Cécile Sanchez  dans leur supplément Luxe du 24.08.2009. L'angle d'attaque de la journaliste: la sensualité! Pourquoi pas mais franchement cet argument me semble vraiment éculé. A croire que tout ce qui entre dans la catégorie Luxe est frappé de sensualité.  


. L'agence Ter s'est chargée de la partie végétale du projet.   


http://www.pavillon-france.fr/spip.php?page=content&id_article=26&lang=fr

www.jacques-ferrier.com

www.agenceter.com
. www.lesechos.fr.luxe/people.300360089-jacques-ferrier-architecte-du-plaisir.htm
. Photos, créations Ferrier photographiées sur le site de l'architecte, le châton sur celui du comité, avec mes remerciements.  

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Développement durable
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