En quelques mots...

Elisabeth Poulain
Elisabeth Poulain est docteur en droit et a longtemps exercé dans l'enseignement supérieur et la recherche sur les questions de commerce, de marketing et d'enjeux internationaux. Auteur de nombreux ouvrages, elle choisit de porter un regard analytique sur le système qui nous environne, en montrant les liens de connexion qui le sous-tendent.

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1001 façons de manger

Vendredi 31 décembre 2010 5 31 /12 /Déc /2010 18:32

 

La dînette

Vous connaissez ou plutôt vous connaissiez. Maintenant vous avez, sauf exception, oublié que vous avec appris à jouer avec des petites casseroles sur de fausses cuisinières pour faire à manger à vos vraies poupées. Certaines d’entre nous ont même eu la chance de recevoir toute une cuisine dépliable, cela bien avant l’époque Barbie. Et sans distinction de savoir dans une fratrie, qui, des frères ou de la sœur, jouait avec. A notre époque de grande connaissance de l’histoire alimentaire et de la psychologie des profondeurs instestines, savoir ce qu’on offre actuellement à des petits est tout à fait intéressant.

 

Le Cut and Play Sandwich Set”

Dînette à l'anglaise, Sandwich Set, ChineIl est la preuve de cette curiosité universelle pour l’art de se nourrir. Bien sûr, il faut une certaine adaptation culturelle, comme tout ce qui touche à ce que nous mangeons. Le concept est terriblement anglo-saxon, anglais peut être plus que saxon d’ailleurs. A commencer par le sandwich qui vous le savez est une invention absolument géniale de Lord Sandwich qui pouvait grâce à un sandwich qu’il demandait à son valet de lui préparer avant de partir faire du sport et de lui donner au moment de la halte bienvenue. Une jolie et goûteuse façon de se ressourcer avant de retrouver la vie très codifiée de la société anglaise du XIXè siècle. Ce sandwich a depuis fait le tour du monde. Bien avant le hamburger d’un certain M..D….., bien avant aussi qu’on se préoccupe de nutrition, de la dimension culturelle du repas à la française et de son classement à l’UNESCO.

 

 L’histoire

Lord Sandwich s’appelait John Montaigu. C’était un homme politique siégeant à la Chambre des Lords. Il était également joueur et ne voulait pas interrompre sa précieuse partie de cartes pour se restaurer. Un jour de l’année 1765, son valet lui apporta des fines tranches de bœuf salé, du corned beef bien connu dans la marine anglaise, entre deux tranches fines de pain. L’histoire raconte qu’il y avait déjà des tranches de concombre dedans. L’histoire n’a pas retenu le nom du valet, le véritable inventeur de ce mode de restauration nomade, qui permet de manger là où on se trouve, sans se salir les mains (quand on a une serviette) ce qui était le cas. Et le lord donna son nom au sandwich. Ce qui fait qu’il existe maintenant des sandwicheries en français dans le texte et en France, en plus des Iles Sandwich et des Iles Sandwich du Sud  grâce à James Cook qui les a baptisées ainsi.  

La composition

L’inventivité humaine a montré qu’il est possible de mettre le monde dans un sandwich. Ce dernier est bonne poire : il accepte tout ce qui peut se manger. Il n’en demeure pas moins que la tradition voulait qu’il y eût dans le sandwich anglais, entre les deux tranches de pain, de la viande froide ou du jambon, du lard parfois comme dans la photo de Wikipedia, des œufs durs, du thon, avec ou non du beurre sur le pain, des tranches de tomates et quelques feuilles de laitue, en plus bien sûr de ces quelques rondelles de concombre absolument indispensables. 

Blog 2010.12.31 010

L’art du prêt à manger en tranches à préparer avec le set

Ouf quel titre ! Il faut dire aussi qu’en anglais, c’est pas mal : « Slice-a-riffic - Cut and Play Sandwich Set - The play food that sounds real when sliced.”  Si je comprends bien, il faut absolument que la nourriture soit tranchée pour être mangée, au point que cela permet à l’importateur de dire que ce jeu est « terrific », non « slidearific ». Impressionnant, non ? En fait ce qui m’intéresse le plus, ce n’est pas ça mais le fait que ça sonne vrai, « sounds real ».

 

La nourriture est une vraie question de culture où on trouve de la viande rose tranchée en rond, des fromages en rectangle arrondi avec des trous dedans, de la margarine en pot rond, du thon en boîte… Le couteau sert à tartiner puisque les deux tranches de légumes sont prêtes. Le problème est qu'il n'y a rien tartiner.  

 

Avec tout ça, vous arrivez, si vous vous débrouillez bien à faire deux sandwichs à deux étages chacun. La photo prévoit même que c’est le fromage avec les tomates que vous mettez en dessous ; la viande avec les deux rondelles de concombre se placent au dessus. Vous couvrez de la dernière tranche de pain de mie et c’est bon. Sauf si vous vous êtes trompé dans l’ordre de disposition des tranches de pain, mais ça, réellement je ne peux l’imaginer. It does not sound real.

 

Les précautions d’usage

Comme pour toute nourriture, l’importateur de ces jouets en provenance de Chine vous assure que tout doit être lavé avant de le remettre à l’enfant, en veillant particulièrement à bien laver les deux « boîtes de conserve » qui permettent de boire. Ce jeu ne convient pas à des enfants de moins de 36 mois. Le risque d’étouffement avec des petites pièces est réel.

 

Le drôle est que je vois mal un petit jouer avec ça, tant les adultes, dont moi, sont maladroits. Il faut comprendre qu'il faut faire deux sansdwichs en intercalant dans le bon ordre les différentes tranches, en veillant à bien positionner les scratches qui tiennent le tout ensemble. Last but not least, ranger le tout ensuite dans la plaquette thermoformée n,est pas si facile. D'ici à ce que voyiez arriver le petit l'air furieux, il n'y a pas loin...  

Jeu enfant, Sandwich Set, Chine, Sandwichs faitsL’évolution

Elle est prévisible. Déjà on dîne dans de la vaisselle de poupée en plastique transparent en mangeant avec des cuillères. Plus fort, c'est la cuillère qui nous sert d'unité-mesure, avec une cuillère pour Un-Tel, Une- Telle pour nous inciter à manger, comme lorsqu'on était môme et qu'on ne voulait pas manger. On pourra aussi bientôt acheter ses feuilles de salade classées par taille, découpe et fermeté dans des blisters transparents, ses tranches de concombre toutes découpées...classées comme un livre-jouet à manger...  

Quant à moi, je me demande comment un humain programmé dés l’enfance à trouver tous ses aliments  coupés et pré-mâchés va pouvoir découvrir les autres façons de se nourrir. Je lui fais confiance : il trouvera et bonne année! 

Pour suivre le chemin

http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Montagu_(4e_comte_de_Sandwich)

Photos EP

 

 

    

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : 1001 façons de manger
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Jeudi 23 décembre 2010 4 23 /12 /Déc /2010 15:58

L’alimentation du soldat en campagne a toujours été une question première, RCIR 2013, menu n°1, sous sachetessentielle au  sens ou un soldat dénutri ne peut répondre à la mission que son commandement attend de lui : combattre en remplissant son devoir. Il a néanmoins fallu attendre que la situation s’améliore grâce à un concept totalement nouveau : le portage par chaque combattant de son unité alimentaire quotidienne de vie. Jusqu’alors, les deux entités, les soldats d’un côté et leur nourriture étaient dissociés, avec une conséquence, c’est qu’il fallait aux premiers attendre l’arrivée de la nourriture et de l’eau indispensable à la survie. Comme les deux n’étaient pas connectés dans le temps et sur le terrain, avec quasiment toujours l’arrivée tardive et/ou insuffisante des aliments en quantité et en qualité, il ne restait aux commandements d’autres solutions que les réquisitions prioritaires par rapport aux civils.

 

1. L’innovation de la ration individuelle

Elle est le fait de l’armée américaine engagée dans la seconde guerre mondiale qui dota ses soldats appartenant aux forces mobiles de « ration K », composée en réalité de trois packaging un pour chacun des trois repas (petit-déjeuner-déjeuner-dîner).. Plus que la ration elle-même qui présentait de nombreux défauts, l’intéressant est la démarche suivie. C’est l’armée (US Army Air Corp) qui s’est adressée à un laboratoire de recherche sur la subsistance (Subsistance Research Laboratory) dés le début de la guerre pour lui demander de lui proposer une ration journalière d’urgence. Le choix se porta sur la K. Il existait déjà d’autres rations, comme la « C » plus calorique, «  Montagne » ou « Jungle » par exemple. Des retours d’expériences furent analysés sur la K après trois jours d’utilisation seulement. On constata que les soldats n’avaient pas maigri. Ce fut elle  qui fut distribuée à des millions d’exemplaires pendant toute la durée de la guerre pendant des durées d’emploi extrêmement longues.

 

Les conséquences

Au plan militaire, l’alimentation du soldat en guerre, hors des bases, n’est plus concevable sans ration qui représente un progrès incontestable. Les avantages sont connus : elles offrent la certitude d’apporter à chaque combattant ou assimilé l’apport calorique qui semble nécessaire, une certaine variété alimentaire, la possibilité de manger cette ration à sa façon, au moment où cela est possible. Au plan psychologique, la possibilité de manger des aliments connus, qui rappellent le pays. Lors de la seconde guerre mondiale, les inconvénients ne furent connus qu’une fois la guerre finie. Ils sont maintenant bien perçus. Citons outre le poids à porter, sa forme rigide, l’usage de la K en continu alors qu’elle ne devait être ingérée que pendant quelques jours en urgence, la puissance calorique insuffisante, la monotonie des rations, son packaging multiplié par 3 (matin, midi, soir), des carences nutritionnelles graves (pellagre et béribéri, déficit en vitamine C).  

 

Cette façon de se nourrir est pourtant la première manifestation réussie de nourriture mondiale qui s’imposa sans contestation dans toutes les armées et plus tard dans la société civile de façon différente et atténuée. Il n’est de voir dans le monde entier que l’explosion actuelle des portions individuelles à manger sans avoir besoin de s’asseoir à une table en vente. 

 

2. La RCIR ou ration de combat de combat individuelle réchauffable

En France, la première ration conditionnée individuelle date de 1946 pour les soldats au combat ou en déplacement. Elle prenait en compte les reproches faits à la K. Elle offrait un meilleur profil calorique, trois menus au choix dont un avec de la viande de porc, pour offrir une certaine variété, conditionnés en boîte métallique. Pour améliorer l’alimentation du soldat –on parle de soutien au combattant – et s’adapter à l’évolution de la société, d’autres rations apparurent en 1951 et en 1966.

  RCIR 94, version antérieure

La création de  la RCIR  en 1986 a marqué une réelle avancée. Elle offre en effet la particularité d’être « réchauffable, unique et polyvalente ». Elle permet à un soldat de se nourrir  pendant 24 heures, avec 14 jours de menus disponibles. Le recours à la RCIR ne doit pas dépasser deux cycles de 14 jours. L’organisation de l’armée sur le terrain des opérations prévoit en effet qu’après ce délai d’un mois, une popotte est installée, avec cuisine roulante et remorques d’approvisionnement.

 

La RCIR n’est pas la seule ration française existante. Elle est la plus connue parce qu’elle prend en compte les besoins d’un combattant pour une journée. Elle n’est pas forcément adaptée à toutes les situations. C’est la raison pour laquelle elle est périodiquement révisée comme on vient de le voir. Elle est aussi complétée par d’autres rations qui remplacent ou non d’autres rations existantes à des fins de normalisation. Citons

-        la ration de survie qui remplace la ration de survie (RSA) et le module alimentaire de survie (MAS),

-        la ration d’urgence remplace le repas individuel d’exercice (RIE),   

-        l’unité alimentaire de complément ou de secours (UACS) est supprimée.  

 

Rations d’urgence et de survie ont pour particularité d’être très concentré en volume, avec un poids limité et d’être conçu sur la base d’un concentré de nourriture à mâcher avec des vitamines et des minéraux.        

 

3. La composition de la ration RCIR

RCIR 2013, menu n°11, contenu sortiElle est tripartite avec

une part variable sous forme de barquettes pour les plats principaux parce qu’on peut y manger directement dedans complétés par un pâté en boîte en entrée et un dessert sucré ou une portion de fromage,

une part fixe alimentaire composé d’un potage, de biscuits salés et sucrés et différents types de glucide en portion individuelle (caramel, barre de chocolat, nougat, pâte de fruit), 

une part fixe non alimentaire qui inclut, en allant du plus volumineux au plus petit, le kit de réchauffable avec ses pastilles à brûler, des mouchoirs-serviettes sous cellophane et des comprimés de purification d’eau.  

 

La structure journalière de la prise alimentaire

Le fractionnement des prises alimentaires a été posé en principe de base, afin de coller au mieux aux besoins du combattant, tout en lui permettant de respecter autant que faire se peut ses habitudes de vie. Des expériences ont prouvé par exemple qu’il suffit de modifier les horaires et le type de nourriture dans un des trois grands moments  de la journée (matin, midi, soir) pour perturber les retombées de l’apport alimentaire et les modes de fonctionnement tant du corps que du cerveau.

 

Le petit déjeuner

CRCIR- CdC, 2013, menu 11, contenue moment offre au soldat au choix café, thé, chocolat au lait lyophilisés, en sachet inclus dans le carton  de façon à laisser le choix à la personne. Toutes ces boissons peuvent être réchauffées. Le sachet de cellophane thermo-soudé qui regroupe tous les sachets comprend des sachets individuels de sel et de poivre, de façon à ne constituer qu’une seule manutention lors du remplissage. En guise de pain cher au cœur des Français, la ration présente des biscuits de campagne salés et sucrés (army biscuit) enveloppés par 2  en sachet individuel afin de les préserver de l’humidité. Les biscuits sucrés se distinguent à la vue des biscuits salés par leur couleur : ils contiennent du cacao.

 

Pour ceux qui sont habitués aux céréales du matin, un sachet de muesli lyophilisé de 80 grammes sous sachet d’aluminium est inclus dans la ration. Il faut donc rajouter de l’eau, comme pour le thé, le café et le thé. Cette préparation à base de flocons de céréales et de copeaux de fruits peut aussi être consommée après ou avant l’effort. 

Le déjeuner

Il commence très classiquement par une terrine forestière (menu n° 11). Au choix de l’utilisateur, les plats principaux peuvent se prendre soit au déjeuner soit au dîner. Les éléments importants à connaître sont la grande variété des plats, leur complémentarité et leur caractère réchauffable directement dans la barquette. En général, le plat cité en premier est celui du déjeunes, du jambon braisé mogettes dans le menu précité ; les crozets-diots  sont réservés pour le soir.

 

Le dîner

Il commence par un potage à faire en mélangeant la composition lyophilisée  avec ¼ litre d’eau à chauffer à 70° comme il est indiqué sur un dessin au verso du sachet. Suit ensuite l’autre plat principal avec une crème de riz de marque Yabon ensuite. Quand il y a un dessert, la ration ne comporte pas de fromage. C’est le cas du menu n° 1 par exemple. Ce n’est donc pas fromage et dessert.      

 

Les petites faims

La nécessité de prévoir des sources importantes de glucides pour tenir compte des efforts à faire ou qui viennent d’être faits oblige à fournir des apports sous des formes compactes individualisées. C’est ainsi que l’on trouve 4 caramels goût nougat, des pâtes de fruits de Provence, des bâtonnets de nougat tendre aux fruits, une barre de chocolat noir à 64% ainsi qu’une préparation permettant de faire un litre de boisson rafraîchissante au goût pêche.     

 

4. La composition nutritionnelle des rations

La ration doit également être étudiée sur la base de sa valeur calorique totale exprimée en kj et

ses trois composantes nutritionnelles en protéines, lipides, glucides qui ne sont pas indiquées sur la boîte mais figurent dans la documentation mise en ligne par le Ministère de la Défense :

valeur énergétique 3 200 kcal/13 380 kj protides 13% + lipides 32% + glucides 55%  

 

La diversité des menus

Pour éviter le phénomène de lassitude qui coupe la faim, une attention toute particulière est portée à la variété des menus de façon à leur donner une particularité journalière. Une des particularité consiste à lier le hors d’œuvre avec les deux plats cuisinés en barquette de 300gr chacune.

 

La composition évolue au fil du temps. C’est ainsi par exemple qu’il y a des différences entre les menus cités sur le site gouvernemental et le conditionnement récent d’aujourd’hui. Voici deux exemples de menus n°1 (sans porc) et 11 (avec porc):

n°1 sur le site : Plats cuisinés Tajine de poulet/Thon Pommes de terre      Entrée Rillettes de thon      

n°1 sur la ration : Plats cuisinés Bœuf carottes/Thon Pommes de terre       Entrée Terrine de lapin

n° 11 sur le site : Plats cuisinés Porc pommes de terre/Potée saucisse choux Entrée Terrine forestière

n°11 sur la ration :   Plats cuisinés : Jambon braisé mogettes, Crozets et diots     Entrée : Terrine forestière.

 

Une distinction importante à noter porte sur la distinction entre les menus avec et sans porc. C’est pourquoi, il a fallu prévoir 14 menus en tout. Il est à noter que la RCIR n’inclut ni vitamines ni minéraux à la différence des rations d’urgence et de survie.

 

Le réchauffement des barquettes

Un réchaud individuel est fourni avec des pastilles de RCIR-CdC, Lt-Col Mousset, Dr du Centre, Réchaudcombustible dans la ration. Il constitue une avancée remarquable sous une forme très compacte et un poids réduit. Le pliage du réchaud présenté à plat dans un petit carton présente un réel savoir-faire non automatisable, réalisable manuellement dans  des ateliers protégés. Tout mauvais pliage et/ou mauvaise insertion dans le carton se traduit par un bombé de la boîte et une non-validation par les automates de remplissage sur la chaîne. Une pincette fournie avec le réchaud permet de saisir la barquette sur le réchaud, une fois la languette ouverte. Ces deux opérations – ouverture de la boite et pose de la pincette sur le bord -doivent  avoir été fait avant de poser la barquette sur la flamme.  

 

6 pastilles sous blister contenues dans le carton d’emballage du réchaud pliable permettent de faire chauffer les boissons et les plats principaux contenus dans les barquettes qui offrent l’avantage de pouvoir être placé directement sur la flamme. Le plat principal cité en second sur la boîte peut aussi se manger froid.

 

Le choix de la multiplicité des éléments

Chaque catégorie offre la particularité de répondre à un ou plusieurs besoins. L’évolution des rations porte essentiellement sur l’affinement de la réponse offerte par la ration. Les modifications ont d’abord porté sur la séparation de la boîte de singe 450gr en deux portions, afin de constituer le repas du milieu de journée et celui du dîner. Le choix de la barquette en lieu et place d’une boîte de conserve traditionnelle répond à un besoin de praticité et de salubrité. Il n’est plus nécessaire au soldat de verser le contenu dans sa gamelle ou de manger par le haut. Il peut maintenant en outre garder le second plat dans de bonnes conditions jusqu’au repas suivant.

 

5. Les relations avec le marché

Le choix de recourir au marché s’explique par de multiples facteurs. Il est d’abord basé sur l’idée que la mise en concurrence permet d’obtenir d’abord le produit recherché qui répond à de multiples critères, le meilleur ratio qualité-prix, une origine régionale le plus souvent, avec des goûts marqués et bien connus des palais français. Cette notion m’apparaît importante : une purée à l’eau avec du poisson blanc en contre-exemple aurait peu de chance de satisfaire un besoin de vraie nourriture en bouche. Un cassoulet-saucisses, oui ! Les appels d’offres permettent en outre de viser des PME régionales du Grand Ouest en France, une région qui a gardé une forte spécialisation dans le domaine de la conserve.

  

En se plaçant du côté des relations avec les fournisseurs, la différenciation en plusieurs éléments rend plus aisée la sélection des fournisseurs en faisant appel à des spécialisations par métier et/ou produit. Le choix de nougat constitue un bon exemple. Il y a aussi dans la ration des produits de marque comme le thé Lipton, la crème vanille Yabon ou le chocolat 1848, qui s’inscrivent aussi dans l’univers mental culturel des soldats.

 

La ration offre également de ce point de vue un bon équilibre qui évolue en fonction de la nature des appels d’offres et des possibilités des fournisseurs.      

 

Les facteurs de progrès

RCIR- CdC, Soldats en train de tester les rationsLa sélection se fait sur la base d’un équilibre entre plusieurs facteurs tels que

le poids, le volume,

la présentation en prêt à manger, la lyophilisation (la question de l’eau),

chacun des constituants,

le couplage entre les deux barquettes et avec l’entrée protéïnée,

le packaging,

la forme, le portage, le transport,

le coût,

le goût,

l’acceptation sur le terrain,

l’évolution des technologies,

l’évolution de la société…

 

En conclusion, la RCIR a pour vocation à répondre pendant un temps limité à l’effort et à la résistance, grâce à un apport équilibré nutritionnel. Elle ne répond pas à une alimentation longue durée. Elle continue à s’adapter en vue d’améliorer ses atouts. A cette fin, chacun des éléments cités dans les facteurs de progrès constitue en soi une piste de recherche, chacun couplé à ou plusieurs autres également, auquel s’ajoute l’étude fine des rations des autres armées dans le monde pour pouvoir comparer, plus  l’inconnu : c’est la recette de la ration de demain. Une nouvelle ration est actuellement à l’étude à Nîmes.  Suspense donc…

 

Et d’ici là, bonne fin d’année et bonne nouvelle année à tous les bénéficiaires des rations militaires françaises. Les 12 000 soldats en opération recevront au moment des fêtes un colis de Noël envoyé par l’association « Solidarité Défense » placée sous l’égide du CEMAT (Chef d’Etat Major de l’Armée de Terre).  

 

Pour suivre le chemin

. L’équipement de base : chaque soldat dispose de sa gourde ainsi que ses trois gamelles de taille différente qui font partie du paquetage qui lui est fourni. Il reçoit également un ensemble Tatoo composé d’un couteau, une fourchette, une cuillère et un tire-bouchon. En opération, des pastilles de purification d’eau sont incluses dans la ration mais l’eau n’est pas fournie.

 

. Suivre l’actualité de la ration et consulter tous les menus  sur

www.defense.gouv.fr/terre/equipements/materiel-individuel-et-alimentation/ration-de-combat-individuelle-rechauffable-rcir

. Voir des infos supplémentaires sur l’opération « Solidarité-Défense »

.http://www.solidarite-defense.org/index.php?option=com_content&view=article&id=4&Itemid=22&8a7748b0803e4945c5d72a6dc6ec4afa=cab325148f6f5a6495ad0f2a4480f550

 

. Lire « le repas du guerrier » de JP Géné, bien connu des lecteurs du supplément hebdomadaire du Monde du 18 décembre 2010, publié en ligne également

 

. Lire  un aperçu très intéressant sur ce mangeait le soldat de l’Armée de l’Ouest, basée à Saumur en 1794, lors des guerres de Vendée. 18 000 soldats étaient basés à Concourson:

- une soupe composée  de légumes et de viande (en principe 122gr/jour/homme) qui chauffait dans des grosses marmites mises au feu dés l’arrivée au bivouac. Des bœufs sur pied suivaient la troupe ;

- quatre grands fours à pain avaient été construits à Saumur pour cuire ce qu’on appelait « les boules de pain de munition » (3/4 froment + ¼ seigle) distribuées à la troupe pour compléter la ration. Des biscuits complétaient la distribution en cas de pénurie ;

- les réserves de vivres s’échelonnaient entre 2 et 4 jours. Elles comprenaient 1 000 pièces de vin rouge et 20 000 livres de miel. A voir sur

http://saumur-jasis.pagesperso-orange.fr/rect/ch26/r26d3log.htm

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : 1001 façons de manger
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Mercredi 22 décembre 2010 3 22 /12 /Déc /2010 17:05

Quelques données

RCIR, Accueil et Drapeau, Ponts de CéSon nom officiel est « Centre de conditionnement des rations de combat ». C’est un établissement spécialisé du Commissariat des Armées (ESCA), désormais seul habilité à effectuer le conditionnement et la distribution des rations de combat militaires pour toutes les armées françaises ainsi que si besoin est pour des armées internationales amies. Il a été inauguré en 1993 par Mme Roselyne Bachelot. Il dépend du CESCOF à Rambouillet (Yvelines). C’est le Centre d’Expertise du Soutien  du Combattant et des Forces.

 

Sa localisation

Placé sous la direction de M. le Lieutenant-Colonel Mousset, l’établissement est implanté aux Ponts-de-Cé en Maine et Loire (49), près de Trélazé, dans une petite zone industrielle maintenant entourée de nouvelles zones pavillonnaires disposant en voirie de jolis aménagements paysagers. La N260 passe à proximité, ce qui est un atout certain en matière de réception des marchandises et  d’expédition des rations.

 

Les bénéficiaires

RCIR- CdC, Ponts de CéDans le domaine militaire, plus encore que dans d’autres secteurs du vivre ensemble, les mots employés ont une force toute particulière. Le soutien aux combattants est cité avant le soutien aux Forces. Il est également question des bénéficiaires des rations de combat. Ces mots montrent la forte dimension humaine d’un processus désormais complètement automatisé de conditionnement des rations militaires, à part la colle pour refermer les cartons qu’il est nécessaire de rajouter à la main dans un réservoir situé en hauteur. Les contrôles « qualité », qui constituent une dimension structurante du système, échappent bien sûr à l’automatisation. 

 

Le conditionnement

C’est la partie la plus visible de l’activité du centre, qui vise à transformer la réception de multiples composants tous soigneusement choisis pour les rassembler dans une boîte en carton et former les rations, après une série d’opérations en amont et en aval de façon à optimiser l’ensemble. Les objectifs sont identiques à ceux qui prévalent dans une entreprise en charge de logistique globale. L’atmosphère et l’efficacité du Centre également.

 

Outre le conditionnement, une phase très importante des missions de l’ESCAT est de « normaliser et de sécuriser  la sécurité alimentaire. A ce titre la normalisation qualité nous oblige à progresser. Elle nous tire vers le haut ». Il s’ensuit que des analyses fines sont effectuées par l’établissement pour s’assurer de celle-ci. Une attention spéciale  est apportée à l’emballage qui joue un rôle majeur, sachant que les conditions de portage en opérations peuvent être mouvementées.

 

Les composants

RCIR-CdC, Lt-Col Mousset, DrIls sont au nombre de 18. Leur diversité est grande. On trouve aussi bien des emballages souples en aluminium (le muesli, le potage), des boîtes de conserve pour les deux repas principaux, des sachets souples sous sur-emballage cellophane, une boite carton pour le réchaud métallique, des lingettes…Chaque élément possède ses dimensions propres et pour certains d’entre eux sont des produits de grande marque connue du grand public.

 

Les phases du processus robotisé

Il convient de commencer par l’arrivée des composants prêts à être mis en carton. Ils sont déjà donc tous conditionnés de façon définitive prêts à l’emploi.

1. Le centre s’occupe du conditionnement ainsi que de tout ce qui touche à cette phase, comme le contrôle par prélèvement aléatoire dans les palettes à la réception pour vérifier que la qualité est conforme à l’appel d’offres passé par le CESCOF ainsi que pendant et après le conditionnement des rations. Les marchandises reçues sont stockées dans l’entrepôt de réception, en attente des contrôles aléatoires obligatoires, et après validation, sont entreposées sur les différentes plate-formes de stockage en hauteur.     

 

2. Les marchandises sont stockées de façon à pouvoir être saisies facilement pour le remplissage des 4 gros robots IRB 6000 remplisseurs orange chargés par l’arrière. Ces robots sont disposés près de l’entrepôt jointif à la partie du bâtiment où est située la chaîne. Des chariots filoguidés effectuent les opérations de prélèvement des marchandises dans l’entrepôt et le chargement des robots.

        

3. Les éléments de la ration sont placés par d’autres robots plus petits (Adept) dans la boîte dans un ordre précis, sous peine de ne pouvoir y entrer. Un bon remplissage offre en effet le ratio le plus faible entre les formes et la somme des volumes des composants par rapport au volume intérieur du parallélépipède rectangle.

 

4. Un contrôle visuel « qualité » à vue se fait au sortir deRCIR- CdC, Chaîne robotisée des RCIR la phase de remplissage pour vérifier qu’il n’y a pas d’anomalie. Il s’ajoute à un contrôle informatique permanent effectué par des caméras de surveillance dont les informations, transmises  aux logiciels, sont visibles instantanément sur écran.

 

5. Chaque ration est placée dans un sachet cellophane soudé pour garantir son étanchéité en cas d’immersion ou de forte humidité. A l’issue de cette opération, elle doit être retournée afin de pouvoir l’emballer dans un carton de regroupement. C’est une idée « simple »,  au milieu de tous ces robots parfois compliqués, d’une des personnes travaillant sur la chaîne qui a permis de présenter les boites individuelles en biais de façon à ce qu’elles puissent être facilement saisis par le robot blanc de faible volume en charge de l’opération.

 

6.  Un contrôle aléatoire manuel de conformité et d’étanchéité se fait en maintenant sous pression une ration sous cellophane immergée dans un bac d’eau. Le sachet est étanche quand aucune trace d’eau n’est détectée sur le carton.             

 

7. Arrive le moment où la ration perd son individualité en étant placée dans un carton, à raison de 12 unités. Désormais l’unité comptabilisée est le carton mais pas pour longtemps. 

 

RCIR- CdC, Chaîne, Robot de chargement des cartons sur palette8. En effet c’est le carton qui maintenant fait l’objet d’une palettisation délicate. Le robot, chéri par l’ensemble de l’équipe de l’atelier, effectue des opérations délicates en disposant les cartons de façon croisée en longueur ou en largeur, afin d’imbriquer et de consolider la charge qui va subir un certain nombre de manipulations avant d’arriver à bon port. « S’il n’y  avait qu’un robot à garder, ce serait celui-là. C’est lui qui porte les plus lourdes charges et qui fait les opérations les plus compliquées », déclare le Lieutenant-Colonel Mousset au cours de la visite. Chaque palette porte 21 cartons.

 

9. La palette est solidifiée sous film de protection thermo-rétractable transparent ou noir selon les lieux de destinations, de façon à assurer la solidité de l’ensemble au cours des différentes phases du transport et d’entreposage. Le choix d’un film opaque s’explique par la nécessité de rendre le contenu invisible de l’extérieur, afin de ne pas encourager les tentations de vol pendant le transport. 

 

10. Les palettes sont stockées en attente RCIR- CdC, Chaîne, contrôle par une opératriced’enlèvement à des fins d’expédition aux destinataires des trois armées, la gendarmerie, les ministères, la sécurité civile, l’armée belge ainsi que d’autres armées étrangères alliées en cas de force internationale sur les théâtres d’opérations, après accord technique.

 Les rations seront ensuite envoyées, entreposées et consommées par les bénéficiaires partout dans le monde, sachant que « la ration peut être consommée aussi bien à Djibouti, qu’en Afghanistan ou aux Kerguelen ». Des retours d’expérience sont faits par le personnel de l’ESCA en OPEX auprès des régiments projetés.   

 

Quelques mots sur le personnel

L’encadrement du centre est assuré par Le Lieutenant-Colonel Mousset, assisté d’une petite équipe de personnel civil et militaire. Sous leurs ordres, des civils, hommes et femmes, assurent la totalité des opérations liées au conditionnement, telles que le contrôle, le rechargement manuel, s’il y a lieu, le suivi, l’entreposage… les différents types de contrôle. La traçabilité de l’ensemble des opérations s’effectue dans le cadre de la certification qualité. La maintenance des appareils et des robots occupe une place importante dans la qualité globale, grâce au recours de logiciels intégrés exigeants en compétences informatiques. « Les robots sont dépendants les uns des autres. Ils dialoguent entre eux ». Chaque année, trois à six étudiants en BTS Maintenance informatique Robotique peuvent ainsi découvrir le travail d’un établissement spécialisé comme l’ESCA et approfondir leurs connaissances.

 

Quelques chiffres

RCIR- CdC, Chaîne, opérateur en charge test d'étanchéité du sachet1993 Date de création

5 types différents de ration conditionnés sur place               

3 ans de durée de conservation des rations

 

11 000 rations/jour en production

1 750 000 RCIR en 2010 sans compter les autres rations

 

Certification  AFAQ ISO 9001 version 2000 et Approbation NATO

4 500 prélèvements/an d’échantillons

45 000 analyses par le LCA (Laboratoire du Commissariat de l’Armée de Terre)

50 000 mises à l’étuvage des boîtages métalliques des conserves pour vérifier leur étanchéité

 

Près de 900 000 RCIR distribuées par l’ESCA dans le monde, hors du territoire national au cours de l’année 2009-2010

 

Transport par bateau et avion, selon l’urgence, avec RCIR- CdC, Entrepot, Jacqueline Bouet, cariste grande hauteuropérations de dédouanement comme pour toute autre marchandise de ce type. Le pré-acheminement se fait par transport routier sur le territoire français et le post-acheminement en s’adaptant à la situation locale. 

 

Pour suivre le chemin

. Ce billet (n° 2) fait suite à une entrevue avec M. le Lieutenant-Colonel Mousset à l’ESCA, suivie d’une visite du centre de conditionnement le 02.12.2010. Il est l’auteur des citations entre parenthèses. 

. Un premier billet paru sur ce blog sous le titre de

 

. Lorsque vous passerez devant l’établissement, pensez qu’il est connu dans le monde entier. 

L’ESCA est situé au 88, avenue Jean Boutton, 43130  Les Ponts de Cé, 02.41.96.67.04

. Quelques informations sur

http://www.defense.gouv.fr/terre/equipements/matériel-individuel-et-alimentation

. Un site Intranet, réservé aux militaires, figure désormais sur la RCIR. Il permet aux combattants d’être en contact direct avec le Centre pour transmettre remarques et questions éventuelles, www.emma.defense.ouv.fr/sca/index.php/soutien-homme

 

. Prochainement sur votre écran, le billet n°3 sur la gamme des rations existant actuellement en cette fin d’année 2010.

. Pour conclure cette série, le billet n°4 fera la synthèse d’un certain nombre non exhaustif de thèmes sous lesquels l’alimentation du soldat pourrait être  étudiée.

 

. Photos n° 1 avec le drapeau, Centre du Conditionnement, avec mes remerciements 

. Photos EP prises lors de la rencontre au Centre avec M. le Lieutenant-Colonel Mousset     

 

 

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : 1001 façons de manger
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Mercredi 1 décembre 2010 3 01 /12 /Déc /2010 10:09

Angers, Resto-TrocNe me demandez pas pourquoi le Resto s’appelle Troc. Si l’on y troque quelque chose, c’est bien de la chaleur humaine. C’est aussi un vrai resto, avec quelques particularités, il est vrai. D’abord, il est beau. Le bâtiment de plein pied est de construction récente. A midi, le soleil entre par une grande baie vitrée. Le cadre est magnifique, entouré d’arbres qui font face à l’Etang Saint-Nicolas dont je vous ai Angers, Resto-Troc, des habitants à déjeunerdéjà parlé. Il  a pour particularité que l’on paie avant de s’asseoir en fonction de son quotient familial. Le Resto-Troc est en effet un restaurant associatif solidaire, ouvert les cinq jours de la semaine, de 9h du matin à 16h30. Le déjeuner est servi de 12 à 14 heures. Au mur, on voit des panneaux décoratifs faits par des habitués Belle-Beillois. 

 

Au menu, ce jour là, après le potage de lAngers, Resto-Troc, Entrée du déjeunerégumes, il y avait une salade composée de laitue, chou et oignon rouge, parsemée de pousses de soja et de copeaux de kebab. Puis un steak pané dinde et fromage avec de la purée de pommes de terre et carottes, avec deux mandarines pour finir le repas. En cuisine officient sept personnes en contrat d’insertion, le temps de peaufiner un nouveau Angers, Resto-Troc, des habitants à déjeunerprojet professionnel ou de retrouver des habitudes de travail. Une des jeunes femmes  qui officiait en cuisine a ainsi créé son propre restaurant, une fois son contrat terminé.    

 

Des habitants de Belle-Beille  y viennent en groupe, en famille ou seul pour se reposer un instant dans une atmosphère chaleureuse où les enfants sont toujours les bienvenus. C’est aussi un relais parents-enfants. Des membres d’association en font aussi leur quasi-QG. C’est par exemple le cas pour des habitants réunis en association qui produisent légumes, fruits et fleurs dans les jardins familiaux proches.

 

Angers, Resto-Troc, des habitants qui préparent NoëlDans une salle proche, des bénévoles préparent des petits cadeaux pour Noël. Les enfants les apprécient beaucoup, comme dernièrement lors de la soirée d’Halloween qui a remporté un franc succès. Il y avait 85 personnes, enfants inclus bien sûr. Chaque mois, une animation  permet de faire venir des personnes qui sans cela pourraient avoir tendance à rester confinées chez elles.

 

Angers, Mme Chauveau, créatrice de doudous en tricot

« Il se passe toujours quelque chose au Resto-Troc », comme nous le déclare Dominique Brunet, sa directrice.  On trouve par exemple en ce moment des petites figurines tricotées avec une grande finesse et beaucoup d’imagination par Madame Chauveau, une habituée du Resto.

 

Tous les mardis matin également par exemple, le Resto-Troc sert un petit déjeuner à 8h 45 avant de partir en randonnée pédestre qui permet de bien commencer la journée et de redécouvrir, s’il en est besoin, le quartier sympathique de Belle-Beille en chaleureuse compagnie.  

 

Pour suivre le chemin

Angers, Resto-Troc, Dominique Brunet, Dr. Resto-Troc est une association dont Marthe Rolland est la présidente. 

. Son adresse : 18 rue Louis Boisramé, 49000 Angers, 02 41 73 88 12

. A retrouver sur www.resto-troc.over-blog.com

. Les prix varient entre 1,70 et 5,5E .Le petit déjeuner du mardi coûte 0,25 cts.

 

 

. Lire le dernier numéro de « Maine et Loire, lAngers, Resto-Troc, Marguerite Caro à l'accueile mensuel du Conseil général », n° 5 novembre 2010, p. 19, «  A Resto-Troc, on ne partage pas qu’un repas »

 

. Parmi les sponsors, citons le Conseil général, la ville d’Angers, le Centre Jacques Tati, Super U du Centre commercial de Beaussier de Belle-Beille, Michel Courant boulanger pâtissier, Apivet, Styling Coiffure et Angers-Copies.     

 

. Photos EP   

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : 1001 façons de manger
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Mercredi 13 octobre 2010 3 13 /10 /Oct /2010 12:13

AnAnniv Rose de Noel-Catherine Gigand-372-Ph MJGgers, vous connaissez. La Rose de Noël, déjà c’est plus difficile. Ce pourrait être une fleur, non, perdu. C’est un foyer logement qui accueille 45 résidents valides à Belle-Beille près de l’étang de Saint-Nicolas en rive droite de la Maine, à l’ouest de la ville. L’anniversaire parce que le bâtiment a été inauguré il y a 40 ans, ce qui a donné aux arbres du parc qui l’entoure le temps de pousser. Et les 200 personnes ? Ce sont tous ceux qui résident là ou qui sont venus invités spécialement pour l’occasion, soit pour prendre l’apéritif soit pour déjeuner. En fait, on était encore plus nombreux, si on y inclut les trois musiciens du Trio Guinguette qui ont animé le repas en chantant et tous ceux et toutes celles en cuisine et en salle qui avaient préparé et nous ont servi  le repas de fête comme il se doit, sous la direction de Cathy Gigand, qui est la responsable de l’établissement.  

Les invités à l’apéritif

Anniv rose de Noel-Anne Marie Veron 100 103240 personnes représentant la municipalité, des élus ou des salariés de la ville s’étaient déplacées pour l’occasion. Citons principalement Norma Mével Pla, l’adjointe aux Personnes âgées et retraitées, Rose-Marie Véron en charge de l’Action et de l’Animation sociale et vice- présidente du CCAS dont dépend Rose de Noël.  Les discours ont été brefs et très applaudis, pendant que ceux qui étaient assis dégustaient le Crémant toujours très apprécié. Un hommage a été rendue à Marcelline, la plus âgée des résidentes, elle a 94 ans, et à Marie- Thérèze, qui habite là depuis le plus longtemps: elle est arrivée le 23 octobre 1999. Certaines personnalités, comme Rose-Marie Véron, ont également fait le tour des tables pour saluer des personnes. 

Au menu

Il y avait que des bonnes choses que nous Anniv Rose de Noel-Gateau-403-PhMJGavaient préparées Philippe Morice et Jérome Fournier en cuisine :  briochette de fruits de mer, suivie  par une belle portion de pintade farcie d’un mélange forestier avec une sauce aux fruits rouges, avec ensuite du fromage de chèvre et de la salade. Et pour clore ce bon repas, de la marquise rose au Cointreau.  Du côté des vins, du Crémant de Loire à l’apéritif, puis avec les fruits de mer, un Chardonnay d’une belle puissance aromatique « Valentin Fleur » du négociant bien connu de Saint-Georges sur Loire et un Château Chevalier Saint-Jean, un Bordeaux de Saint-Médard de Guizières.  

L’ambiance

Anniv Rose de Noel, Marie Jo à gauche, Raymonde au milieuElle a été vraiment chaleureuse. Raymonde, une des résidentes passionnée d’informatique, avait invité ses amies. Autour d’elle, au centre d’une grande tablée, il y avait à sa droite Madeleine, à sa gauche Janine et, en face d’elle, Marie-Jo, Elisabeth et Andrée. A notre table, le jeu était de savoir qui avait chanté telle ou telle chanson. Il faut dire que le trio de musiciens n’a joué que des grandes chansons de guinguette. D’autres, des Anniv Rose de Noel-Marie Jo, photo MJGfemmes surtout se sont levées et ont commencé à danser dans l’espace libéré par les invités à l’apéritif. Entre les musiciens d’ « Ambiance Guinguette », conduits par Pierre Démas, qui sillonnaient les allées de la grande salle, en passant entre nous et les couples qui dansaient de chaque côté, tout en visant bien nos assiettes pour manger avec plaisir et en buvant un verre de vin, il y avait vraiment de quoi faire !   

Les chansons interprétées  par Ambiance Guinguette

Je cite dans l’ordre que les musiciens ont choisi ou qui sAnniv Rose de Noel-Trio Ambiance guinguette-374-1-Ph MJG’est imposé de lui-même. Je précise tout de suite que je ne pas sûre des titres. J’espère toutefois que vous  reconnaîtrez les chansons:

 

Les mauvais garçons, Y’a rien de meilleur au monde qu’un bon copain, Pigalle, La valse à Dédé, La bague à Jules, Les gars de Ménilmontant, Un gamin de Paris, La lune rousse, Monsieur s’il vous plaît une cibiche, Quand on se promène au bord de l’eau, Anniv Rose de Noël-Trio Guinguette 100 1031Le p’tit vin blanc du côté de Nogent, Les gars de la Marine, Ca c’est passé un dimanche au bord de l’eau, Aimez-vous les moules marinières ?, Chez Gégène, Le p’tit bal musette, Le plus beau tango du monde, Frou-Frou, Les roses blanches, La Saint-Jean, La belle caissière du Grand Café, Félicie aussi, Le Tatoué… 

Pour suivre le chemin

Anniv Rose de Noel-Raymonde-405-PhMJG. La Rose de Noël, 53, rue Henri Hamelin, 49100 Angers, 02 41 48 33 61

 

. CCAS, Centre communal d’Action sociale: 02 41 05 49 49

 

. Ambiance Guinguette, Pierre Démas, 02 41 93 34 05,

 

ambianceguinguette@orange.fr, www.ambianceguinguette.fr

. Photos EP et Marie Jo Guéry, avec mes remerciements

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : 1001 façons de manger
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