Alors pour 2008, bonne année.
Alors pour 2008, bonne année.
J’ai sous les yeux deux éditos. Apparemment leurs auteurs n’appartiennent pas au même monde même s’ils sont journalistes tous les deux. Le Ier est Patrick Touchais, rédacteur en chef du Vigneron du Val de Loire, VVL pour les initiés, l’autre ne se nomme pas dans le Monde2 (rédac-chef Franck Nouchi).
Allez entraînez-vous, allez-y de plus en plus
en vite et je doute que vous puissiez arriver à poursuivre longtemps sans bafouiller. C’est un exercice salutaire à deux titres au moins : un, ça vous oblige à bien prononcer et à faire
fonctionner vos muscles des joues. J’ai appris récemment qu’on pouvait les rééduquer pour les obliger à être plus toniques. Ce serait peut être bien quand on a des rides ? C’est juste une
question. Passons. La 2ème raison est que la difficulté à tenir longtemps illustre de façon imparfaite mais quand même intéressante dans quel état vous êtes au plus profond de vous-même,
avec 8/9 injonctions seulement. Un petit début de confusion mentale ! Joli, non ?
P.S. J’ai failli oublier de vous raconter une histoire extra-ordinaire, tout autant étonnante de perversion que terrible sur le fond. Elle s’est déroulée en Roumanie au temps du dictateur Ceausescu (1918-1989) qui prit le pouvoir en 1974. Il avait instauré une tel appareil d’Etat répressif à son propre profit qu’il fit de son pays un désert alimentaire. Pour régler le problème de la pénurie, il prit un décret selon lequel il détaillait, repas par repas, en fonction du genre de la personne et de son activité physique, ce que tout Roumain DEVAIT manger : viande rouge, féculents en abondance, produits laitiers, fruits et légumes frais, alors que c’était la disette, la vraie. Peut être pas comme en Corée du Nord mais quand même. Un exemple d’une réalité virtuelle créée sur le papier par une seule personne plus forte que la réalité de la faim de millions d’autres.
Surtout ne dites pas que c’est un petit jardin. Peuh, ce serait d’un facile, indigne de vous d’ailleurs. Ne dites pas non plus que c’est un jardin parce que là, je crie, je hurle, je trépigne…J’arrête sinon, je ne peux plus écrire. Et ça, ça m’embêterait bien. Je ferais comment pour communiquer avec vous ? Hein ! Procédons par étape.
chaussée. La terre donc, avec l’air au dessus, et des plantes, comme dans un jardin. Au
départ d’ailleurs, le mini-jardin se signale à votre vue par la présence de mauvaises herbes détectables à l’œil nu, oui vraiment, pas besoin de prendre sa loupe comme dans la Hulotte, quoi vous
ne connaissez pas ? Je vous donnerai l’adresse tout à l’heure. La présence donc de « mauvaises » herbes ; je mets mauvaises entre guillemets parce que la désignation de
mauvaise est vraiment relative. La seule que j’arrache toujours s’appelle l’ambroisie (elle est grande, 50-70cm, allure d’un fuseau étoilée, pousse sur les remblais et au bord des routes…, son
pouvoir de colonisation est telle qu’elle a conquis la France sud en quelques années. Même appétit de conquête que les algues vertes de la Méditerranée qui étouffent tout. C’est pour vous
dire).
profiter aussi pour commencer un petit paillis pour faire du compost et pour
garder un côté un peu sauvage à vos opérations. Il est en effet prudent de travailler de façon un peu subtile. Le résultat ne doit être ni trop beau, ni trop léché pour avoir quelque chance de
durer, face aux passants de tout style. Ne pas craindre non plus les chiens que l’on promène et pour cela mettre en avant des plantes résistantes, en plaçant les plus fragiles au
fond. Eviter les plantes à fleur qui ne poussent que dans les jardins en recherchant ce qui est le plus proche de la plante « naturelle ». Le plus grand ennemi du mini-jardin
s’appelle le sécateur à fleurs à couper, pour « faire un bouquet », comme on vous le dit avec innocence.
une tradition vent que les voisins se réunissent le samedi matin pour nettoyer et aménager les abords des propriétés et pas question d'envoyer un salarié pour vous
remplacer. Cela fait partie de vos devoirs face à la communauté.
Faire autrement
Des voix s’élèvent dans le monde anglo-saxon et aussi en Europe essentiellement en faveur d’un changement d’attitude face à l’appétit de consommation. Le « toujours plus »
est-il toujours politiquement correct ou plutôt, l’est-il encore ? That is the question. Il existe même aux EUAN des associations en vue de ré-apprendre à moins consommer. Et pas seulement quand on est
jeune. Seul moment de l’existence où il est encore possible de dire en souriant qu’on n’a pas beaucoup d’argent. Après cela devient plus dur, comme si on n’était plus dans la
norme.