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Le Blog d'Elisabeth Poulain

Atmosphère de fin 2007

16 Décembre 2007, 17:48pm

Publié par Elisabeth Poulain

J’ai sous les yeux deux éditos. Apparemment leurs auteurs n’appartiennent pas au même monde même s’ils sont journalistes tous les deux. Le Ier est Patrick Touchais, rédacteur en chef du Vigneron du Val de Loire, VVL pour les initiés, l’autre ne se nomme pas dans le Monde2 (rédac-chef Franck Nouchi).

Le journaliste ligérien intitule son billet : De l’argent ? Circulez, y’a rien à prendre qui commence par ces mots : en faillite ou pas la France ? Heureusement qu’il y a le point d’interrogation. Il se termine par une autre question : et pour 2009, on vend quoi ? Entre les 2 questions, on apprend que le budget de 77 mE de Viniflhor (transféré par l’Etat en baisse de -15%) verra une partie de son montant constitué par la vente d’un immeuble non vendu dont la valeur oscille entre 23 (édito) et 51 mE (p. 13 du journal). Les professionnels du vin se demandent ce qui se passera-t-il en 2009 ? Il n’y aura plus de bijoux de famille à vendre. Vendre un capital immobilier pour des dépenses de fonctionnement, c'est grave en effet.  A chanter sur l’air de Tout va bien Mme La Marquise. Ca, c’est moi qui le dit.
 
Le journaliste parisien crée un nouveau concept à partir de haut de gamme, Hors de gamme, pour définir l’ultra-luxe, objet de l’enquête. A voir soit comme une provocation, l’auteur dit une obscénité, celle de notre époque dont l’opulence… paraît sans précédent dans l’histoire de l’économie moderne. Soit comme une forme du marketing bien que le mot lui-même ne soit jamais prononcé. (Laissons le à ceux « d’en dessous » EP dixit). Mais tous les concepts y sont : consommation, besoin, désir non satisfait.
 
On comprend que l’auteur termine avec l’hypothèse placée en seconde position à cause de l’argument économique toujours évoqué dans ces cas-là -l’argent des hyper-riches circule- plutôt que par la Ière. Dans le cas de l’obscénité, les mots qu’il emploie sont absolument étonnants. Il évoque une nouvelle cour avec les excès de Versailles en les radicalisant . Sa fortune cumulée…prospère sur un tel déséquilibre que tout cela pourrait aussi mal finir que l’Ancien Régime.
 
Toujours Versailles, toujours les miroirs en reflet de notre société, toujours et encore l’or comme au temps de Louis XIV, ce maître en détricotage de la société, dont l’histoire transmise nous vante le raffinement et le rayonnement.   Alors en 2009, ce sera des brioches ou circulez, y a plus rien à vendre!

Pour pousuivre le chemin
VVL n° 271, 02 41 88 60 57
Le Monde2 n° 19562
 

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