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Le Blog d'Elisabeth Poulain

2008, Bloggy, Vous et Moi

25 Décembre 2007, 11:44am

Publié par Elisabeth Poulain

J’ai fait « Pour débuter », quand j’ai ouvert mon blog quelques heures avant 2007. Ca a été un de mes cadeaux de Noël. J’avais trouvé dans une enveloppe « Bon pour un blog quand j’arriverai à le faire ou plutôt quand j’aurais fait le mien .» Pour débuter est le titre que j’avais péniblement trouvé quand mon ami Over-Blog, Bloggy comme je l’appelle maintenant, m’avait dit sur le ton de la confidence :
-        tu sais, il faudrait que tu dises quelques mots de toi pour que les gens sachent qui tu es.
-        - D’accord, je comprends, c’est nécessaire quand on ouvre un blog. Si j’étais vigneronne, je n’aurais pas besoin de le dire. Les gens sauraient bien que je vais parler du vin.  
   
Vitiblog, Vitog, un copain de Bloggy, m’a classé dans le Vin et +. Ziki, un autre copain, ne classe pas. Tous deux ont raison. Le vin et tout ce qui tourne autour du vin constituent en effet un des fils conducteurs des billets que vous trouvez régulièrement. Mais il n’y a pas que le vin et la Loire.
 
Il y a nos façons de vivre, nos styles de vie et leurs rapports avec la culture. Avec ces thèmes très vagues, en fait, je peux tout aborder, des rapports femme/homme, parent/enfant, des relations aux autres et aux objets, des choix de vie et de la liberté, la petite entreprise face à la grande, la trituration de nos souvenirs, l’apprentissage et la mémoire, les rapports entre la culture transmise et apprise… Et je ne m’en prive pas.
 
C’est un vrai plaisir de prendre un sujet et de voir jusqu’où il me porte sans avoir trop de recherches à faire. Avec un titre souvent en tête, un thème, un mot ou une couleur ou « je ne sais quoi », je démarre et très vite, d’autres images, idées, viennent sous les doigts. J’écris, je laisse reposer un tout petit peu et j’élague. A la hache, la hachette ou au couteau fin, tout dépend.
 
En réalité, plus qu’un sujet précis, ce qui m’intéresse vraiment est de sortir d’un billet avec plus de questions après qu’avant. Je cherche les connexions, les nœuds de convergence, les routes qui s’ouvrent quand rien ou peu ne vous en fait l’annonce préalable. Comme si, le nez au raz de terre, en regardant près de mes pas, parfois je levais la tête pour découvrir avec étonnement que j’étais dans un endroit différent, nouveau, autre, imprévu. Tiens, je suis là, c’est bizarre et ça m’amuse.  
 
C’est ce que j’aime avec le vin. Vous ne savez jamais ce que vous allez découvrir simplement en parlant de vin avec les gens. La nourriture par exemple. Par hasard, actuellement, je suis les traces de l’anguille et du chou, toujours grâce au vin. Je vais en Chine et en Norvège, mentalement j’entends. La Chine parce que je m’y intéresse depuis 10 ans quand on parlait beaucoup du Grand Saut de l’An 2000 et que les importateurs chinois achetaient à qui mieux mieux pour avoir les stocks de vin qu’il fallait pour cet événement dont on attendait tellement. La Norvège grâce à une journaliste norvégienne Merete Anker spécialisée dans le vin et qui m’avait interviewée pour Le Vin aussi est affaire de femmes
 
Grâce au blog, l’écriture a un goût d’aventure. C’est un vrai plaisir que de ne pas savoir sur quoi on va écrire sachant que la liberté est grande. Et puis, il y a toujours cette idée que le mélange des genres est plus riche, plus enrichissant que la spécialisation pure qui m’effraie toujours un peu, comme si on était prisonnier d’un genre, d’un âge, d’un style, d’une nationalité, d’une façon de penser ou d’un domaine de compétences.
 
Mon jeu préféré, quand je me pose une question, est de montrer que nous ne sommes pas liés par une attitude mentale donnée. Nous changeons et c’est bien. A chaque question, il y a toujours 3 réponses, Oui, Non et Autre. Il suffit de changer de culture, de modifier un paramètre ou de se décaler légèrement pour sortir du système binaire dans lequel nous sommes enfermés. C’est curieux de voir comme cela aide et combien cela dérange. Autant l’un que l’autre.
 
Et vous ? Vous me surprenez toujours et c’est bien de là d’ailleurs que vient le goût d’aventure. Je ne sais jamais comment vous allez accueillir un billet et c’est bien ce qui me plaît. Des fois vous me faites rire, comme le jour où j’ai vu que le billet sur Conques est sorti parce que vous aviez tapé sur Google Marketing Moyen Age. Parfois vous êtes précurseur quand vous recherchez des étiquettes de vin en dentelle. Je me demande aussi pourquoi le pavé de biche sauce Rossini provoque autant d’engouement. Je reçois aussi des remerciements et des précisions.
 
Vous voudriez aussi plus de photos ; moi aussi, ça tombe bien. Je vais essayer pour 2008. Certains enfin voudraient trouver des sujets tout faits, comme des réponses parfaites à des questions à peine formulées, des corrigés d’études de cas pour les étudiants, les marchés du vin à prospecter en Ier et sans risque pour les domaines débutant à l’export. Ou encore comment séduire les femmes pour qu’elles achètent votre vin. Euh, ça, ça me paraît difficile, ce ne serait plus un blog mais un objet volant non identifié.  
 

Alors pour 2008, bonne année.      

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