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En quelques mots...

Elisabeth Poulain
Elisabeth Poulain est docteur en droit et a longtemps exercé dans l'enseignement supérieur et la recherche sur les questions de commerce, de marketing et d'enjeux internationaux. Auteur de nombreux ouvrages, elle choisit de porter un regard analytique sur le système qui nous environne, en montrant les liens de connexion qui le sous-tendent.

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Mardi 22 janvier 2008 2 22 /01 /Jan /2008 19:11
Oui vraiment pas malin, fourbe. Vous ne pouvez pas ne pas y penser quand vous vous voyez bêtement courir dans vo tre jardin à la chasse au lapin. Comprenez que vous essayez de le capturer pour le remettre dehors, dans le parc d’à côté. Il a fallu au moins 7 opérations commando pour y arriver parce que vous êtes une sacrée tenace. J’en suis sûre et tout le monde me le dit. Normal, je suis du signe taureau alsacien, bien connu pour leur ténacité à quoi rien ne résiste. Si, un lapin. Il a failli réussir à me dévaster mon jardin, me bouffer toutes les petites plantes à portée de ses babines gloutonnes près du sol tout en me narguant. Il ne s’attaquait pas à de grands arbustes, oh non le traître ! Il fallait qu’il mange tranquillement les feuilles de succulentes qui résistent au froid, des merveilles de plantes grasses qui me font le plaisir de porter des fleurs jaunes.
 
Alors ce lapin ?
Je l’ai surpris me regardant par la fenêtre lui dehors et moi dedans, devant l’ordi évidemment. J’ai regardé et quoi ? Un lapin. C’est quand même la première fois. Généralement les chats du quartier suffisent à faire l’ordre, mais pas ce jour là. Il n’y a même pas eu de service minimum. Un seul chat aurait suffi à mon avis à le faire fuir. Non, pas un des 4, 5 ou 6 qui sillonnent négligemment les massifs. Je suis sortie, on s’est dit bonjour et je lui ai souhaité bonne promenade (sous-entendu loin de chez moi évidemment). Il faut croire que j’ai été trop subtile parce que le soir quand j’ai fermé mes volets, il était revenu. Me faisant coucou, c’est moi. J’ai eu un choc. Ca commençait à faire de trop.
 
Surtout quand le lendemain matin, j’ai fait un tour dehors pour voir si des fois… Et bien, oui. J’ai suivi les crottes du lapin et je l’ai trouvé calmement à me regarder près des bambous. 1 fois, 2 fois, 3 fois, j’ai réussi à l’approcher du portillon extérieur. Rien, au dernier moment au lieu de marcher droit comme un chien qu’on peut guider en avant, il partait à droite, à gauche ou le pire, en arrière. C’est là que j’ai commencé à me dire que mes neurones et les siens n’étaient pas formatés pareils.                                                                              
                                                                             
Réflexion, j’ai demandé de l’aide à mes voisins. L’un m’a suggéré 2 solutions : plonger sur lui pour le saisir d’un geste vif et rapide ou, en cas d’échec, lui tracer une piste de laitue bien fraîche et de pelures de carotte jusqu’à l’extérieur. Un autre m’a expliqué comment faire une cage avec un piège à clapet avec des carottes aussi. La bête, attirée par des arômes de grande fraîcheur, se précipite dans la boîte et clic, le clapet se ferme et c’est bon. Well, well, je me voyais bien faire ça. J’ai donc essayé cette fois-ci avec un autre voisin de le conduire jusqu’à l’extérieur, chacun d’entre nous ayant une longue canne de bambou pour le diriger, comme si c’était un bœuf par exemple. Une horreur. Un lapin ne se conduit pas comme un bovin. Je peux vous le dire. Il n’a pigé que dalle à nos injonctions, par ci, par là… Et il croquait tout ce qui se trouvait à porté de babines.
 
Le lapin était toujours là et il commençait à m’agacer sérieusement, surtout que le stress ne lui coupait absolument pas l’appétit. Cette fois, j’ai monté une coalition féminine avec une amie, chacune un grand pot à la main, nous sommes approchées pour le coincer entre les 2. Il a réussi à filer. Incroyable et il s’est réfugié dans mes chers bambous. Déjà, j’aime beaucoup les bambous, maintenant encore plus. Je suis en admiration devant leur vitalité qui emporte tout sur leur passage, dalle, muret, mais passons…Ils ont bloqué mon lapin que j’ai pu saisir par les oreilles et que j’ai mis dehors. Avec un contentement réel. Fin de l’histoire. Depuis je me demande comment un lapina pu rentrer chez moi comme ça, sans avoir été invité. En plus, je me pose des questions sur son intelligence. Parce qu’il me semble que moi + 2 voisins + 1 amie nous n’avons pas été de trop face à une petite boule de poil qui doit avoir un cerveau gros comme un petit pois mais qui est drôlement fortiche pour continuer à faire ce qu’il a décidé. Crétin non, malin oui.               
 
Pour suivre le chemin

- pour une fois, vous n’aurez aucune piste, des fois que le lapin serait assez malin. On ne sait jamais.

-. Photo Wikipedia

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Société
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