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Le Blog d'Elisabeth Poulain

2 Le développement durable, l'estuaire de la Loire, les auteurs et le dessinateur

29 Octobre 2008, 11:35am

Publié par Elisabeth Poulain

Quand ils se rencontrent, cela donne un joli livre, Loire & Océan - préfacé par Jacques Auxiette, Président du Conseil régional des Pays de Loire - d’autant plus intéressant que la moitié des auteurs sont originaires d’Argentine, d’Italie et d’Ecosse.

 

Maria Fasce est la romancière argentine. C’est elle qui nous parle de Nantes en qui elle retrouve certains traits de Buenos Aires. « Les deux villes ont le même penchant pour la littérature du fantastique et pour les rêves, ce qui revient au même… Il y a deux mille cinq cent ans, les Celtes naviguaient déjà sur la Loire.  En 600 avant Jésus-Christ, Nantes était tout juste un  comptoir de troc de métaux, un lieu de transit vers les terres de l’étain…Le fleuve trahi, caché, détourné, affleure sous la forme la plus imprévisible et au moment où on s’y attend le moins : inondations, transformations, cauchemars. Selon Jung, qui peut être connaissait Nantes, l’inconscient qui est féminin, lorsqu’il est confronté à une Histoire essentiellement masculine, prend sa revanche. Le mot rivière est aussi féminin en français comme la mer et la peur ».   

 

Patrick Deville est l’auteur nantais. Il connaît tous des différences entre les deux rives : « l’ardoise et la tuile sur leurs toits, la politique depuis la Révolution, depuis toujours les eaux tourmentées du grand fleuve dont les mouvements contraires écumaient à chaque marée, frontière naturelle aussi considérable que le Bosphore à Istambul entre l’Europe et l’Asie, manière de fleuve Congo entre Brazaville et Kinshaha ». Des deux rives, il choisit les yeux grands ouverts la rive gauche et plus particulièrement l’embouchure du grand fleuve. L’ancien port de Paimboeuf l’émeut profondément, surtout à un endroit bien précis où, placé sur le goëmon,  il peut placer son pied gauche dans l’Océan et le droit dans le fleuve. C’est aussi un endroit bien particulier qui est maintenant réuni à l’autre rive grâce à un pont haubanné de plus de 60 mètres de haut et de près de quatre kilomètres de haut. Pour lui, ce pont est une fiction. Une invention de l’un des deux Jules, Verne ou Grandjouan…son héritier farfelu… qui rêvait déjà d’un Nantes-Naz, une seule ville ! un seul port de la bouche océane au premier gué ». 

 

Jean-Claude Crosson est le dessinateur et l’aquarelliste de tout l’ouvrage. Tout comme l’eau quelle soit de Loire ou d’Océan, ses croquis et ses aquarelles forment l’unité profonde de l’ouvrage. Sans lui, le livre ne pourrait se concevoir. Il s’est posé successivement à Fontevraud qui abrite le CCO (Centre culturel de l’Ouest), à Saumur, au Thoureil, à la Bohalle, aux Ponts de Cé, à Angers qui domine La Maine, un affluent de la Loire, à Ancenis. Il a été très inspiré ensuite par Nantes et l’embouchure. Il a terminé son périple par le Croisic et Noirmoutier.    

 

Pour suivre le chemin

. Impressions d’une Argentine à Nantes, Maria Fasce, Françoise Garnier pour la traduction de l’espagnol (Argentine) en français, Marina Harrs pour la traduction de l’espagnol (Argentine) en anglais

. Nantes-Naz, Patrick Deville, Delia Morris pour la traduction du français en anglais

 

L’ouvrage réunit quatre autres textes, deux pour la partie qui précède l’estuaire :

. De Saumur à Angers,  Giuseppe Conte, traduit de l’italien par Jean-Baptiste Para et de l’italien en anglais par Elisabeth Petillot

. La troisième rive, Michel Chaillou, Delia Morris pour la traduction du français en anglais

et deux pour la partie océane :

.  Le Croisic, John Burnside, Françoise Abrial pour la traduction de l’anglais en français

. L’appel de Noirmoutier, Jean Rolin, Delia Morris pour la traduction du français en anglais

 

Jean-Claude Crosson est aussi l’auteur de « La route des Zincs ».

 

meet, la maison d’éditions, est basée à Saint-Nazaire. Elle a ceci de particulier qu’elle est la maison des écrivains étrangers et des traducteurs de Saint-Nazaire.

Photo EP de la couverture de l’ouvrage.  

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