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Le Blog d'Elisabeth Poulain

Les 1001 plaisirs de manger, Eliane Poullain, volailler-rôtisseur, Angers

10 Février 2009, 16:42pm

Publié par Elisabeth Poulain

Vous le savez déjà, j’aime beaucoup faire la cuisine. En fait, ça va plus loin. J’aime bien manger ce que je fais. Ce que j’aime vraiment, que ce soit à la cuisine ou à table, c’est que tout aille ensemble. Il y a un lien très fort entre ce qu’on fait, ce qu’on achète, où on l’achète, comment…la façon de faire la cuisine, de se mettre à table, la façon d’en parler, le temps que ça prend et le plaisir qu’on retire à manger ensemble. Vous ajoutez à cela la diversité de ce qu’on peut préparer, le choix est infini, et la précision de la préparation. Il ne s’agit pas d’en faire de trop, mais de faire juste. C’est une question d’équilibre, pour un plat, un repas, une journée, la saison…

 

Tout est lié. Vous avez compris aussi que nous avons, Gérard et moi, un lien fort avec la volaille. Je distingue nettement la volaille de la viande, comme nous sommes nés dedans ou avec. Je place la viande-viande  au même niveau que le poisson. On en mange une fois par semaine de chaque, pour changer et par goût aussi. Pour Gérard en plus, il y a le gibier. Il est vrai qu’il est chasseur. Mais il y a moins de gibier qu’avant. Pour nous qui étions volailler-rôtisseur, le gibier est très important pour les terrines, les pâtés... Une selle de chevreuil lors des fêtes, c’est un succès garanti. Le sanglier, c’est encore une autre affaire. Il faut en trouver un jeune.

 

Quand j’ai un surplus de beau gibier, je fais une petite terrine rien que pour nous deux. C’est rapide à faire et c’est si goutteux. Gérard ne dédaigne pas d’en prendre une tranche le matin ou un peu de rillettes  que je fais aussi sur une tartine de pain. Moi je prends pain grillé ou biscottes avec un peu de beurre et de confitures. Nous avons deux cerisiers, des framboisiers, des fraisiers évidemment et un pied de vigne à raisin à manger dans le jardin. A l’automne, je reçois aussi parfois des coings de la part d’amis. J’en fais quelques pots de gelée. Nos petits enfants aiment beaucoup, les voisines aussi d’ailleurs.

 

Je ne cherche pas à faire de grandes quantités. J’aime les produits frais. Pour le déjeuner, nous commençons toujours par des crudités, des betteraves ou un œuf dur. Puis c’est souvent une volaille ou un morceau de lapin avec des légumes de saison qui viennent du marché ou du jardin. Les haricots verts par exemple, nous les mangeons frais à peine cueillis  ou surgelés pour l’hiver. Vient ensuite un fromage, du camembert, un fromage de chèvre, du comté ou du gruyère. On finit par un fruit ou une petite crème. Je ne suis pas très yaourt. Et le soir, toujours un bon potage de légumes, un œuf coque ou une tranche de jambon, des pâtes ou des endives braisées. Et une salade pour finir.

 

A part les confitures et les petites crèmes, je fais rarement de gâteaux. Je fais une exception pour les tartes de fruits et les roulés à la confiture. Une bonne tarte aux pommes termine bien un repas du dimanche par exemple et les petits enfants aiment beaucoup les roulés. 

 

Pour ce Noël, cette année, on s’est retrouvé à six avec des membres de la famille. Comme ce sont des gourmets, on les a régalés. J’avais préparé à l’avance du foie gras pour commencer, avec un Crémant de Loire demi-sec Bouvet-Ladubay suivi  d’un plateau de fruits de mer ensuite que nous avons cherché chez Gougeon, le meilleur fournisseur d’Angers, avec langoustines, brûlots, bigorneaux que j’ai fait cuire et des huîtres. J’ai prévu ensuite une lotte à l’américaine  avec une timbale de riz, servie avec un Sancerre de chez Saget. Pour être sûre d’en avoir une, j’ai emporté la glacière avec nous quand nous sommes allés en Bretagne juste avant Noël. Les Halles de Lorient sont une merveille en matière de poissons. J’ai servi ensuite un beau plateau de fromages avec la salade de mâches du jardin  ensuite. C’est rare qu’il y en ait en cette saison. Et pour finir une bûche glacée que ma sœur et ma belle-sœur ont apporté. C’est le seule chose que je n’ai pas faite.

 

 Pour suivre le chemin

. Quelques recette d'Eliane.  

 

. Le lapin en gibelotte

C’est une gibelotte que je fais souvent. Gibelotte désigne un ragoût de lapin au vin blanc.  Il faut un lapin à rôtir coupé en morceaux. Vous mettez 2 cuillerées d’huile dans une cocotte à rissoler et vous y placez les morceaux légèrement farinés de lapin. Vous les laissez dorer de chaque côté, avec un bel oignon coupé en morceaux, une bonne cuillérée à soupe de farine. Vous mélangez bien et vous ajoutez un verre de vin blanc sec et un verre d’eau. Vous n’oubliez pas le bouquet garni avec sel et poivre à votre convenance. En fin de cuisson, au bout d’une heure à feu doux, vous mettez quelques champignons frais de Paris. Et vous mangez cette gibelotte avec des légumes ou des tagliatelles. Et si vous avec la chance d’avoir ouvert une bonne bouteille de vin blanc pour la recette, nous nous sommes fidèles aux Sancerre, vous continuez avec ce vin au cours du repas. 
   
 

. Le roulé à la confiture

C’est un gâteau très facile à faire, avec 75g de farine et autant de sucre, 3 œufs et 15 g de beurre. A prévoir aussi une feuille de papier sulfurisé beurré de la largeur de votre plaque.

Vous commencez par séparer les jaunes d’oeuf des blancs en plaçant chaque constituant dans un grand bol. Vous battez les jaunes avec 50g de sucre de façon à ce que le mélange blanchisse, gonfle  et forme mousse. Vous y ajoutez la farine et le beurre que vous venez de faire fondre. Dans l’autre bol, vous versez les 25 g de sucre restant dans les blancs et vous fouettez vivement au mixer. Quand le mélange est bien ferme, vous l’ajoutez délicatement aux jaunes d’œufs.

 

Vous versez la préparation sur la plaque revêtue du papier sulfurisé sur une épaisseur de 1cm environ. C’est cuit thermostat 8 (240°) en 7 ou 8 mn. Vous retournez le biscuit sur une feuille de papier  posée sur le plan de travail. Vous humectez le papier qui adhère au gâteau avec de l’eau froide de façon à pouvoir l’enlever. Le grand moment arrive. Il faut alors verser de la confiture en fine épaisseur sur toute la surface encore chaude du biscuit et rouler le tout grâce au papier de dessous  en serrant bien, mais sans écraser, de façon à obtenir un rouleau compact et homogène. Il est temps alors de le placer au réfrigérateur pendant 1 heure de façon à ce qu’il garde sa forme. Pour la présentation, vous pouvez le saupoudrer de sucre glace.

 

. Les autres billets sur nos façons de manger sur ce blog 

-        Les 1001 façons de manger, Eliane, Volailler-Rôtisseur, Daumeray, Angers (1)

-        Les mille et un plaisirs de manger, Florence, Angers

-        La compote de la Coche, une compote vigneronne, Vendée, 21.10.2008

-        Enquête alimentaire auprès de John Grisham (Etats-Unis/Louisiane), 06.10.2008

-        Le menu du dîner du 25.09.1937 à bord de la French Line, 26.09.2008

-        Enquête alimentaire auprès de Qiu Xialong (Chine), 20.08.2008

-        Enquête alimentaire auprès de Margherita Oggero (Italie), 15.08.2008

-        Que mangiez-vous, que buviez-vous, Stieg Larson (Suède) ? 26.06.2008

-        Enquête alimentaire auprès de Liza Marklund (Suède), 11.06.2008

-        QMV (que mangez-vous), QBV (que buvez-vous) Margaret Atwood  (Canada) ? 20.05.2008

-        Que mangez-vous, Jane Goodall (Grande-Bretagne/Tanzanie) ? 18.05.2008

     -      Que mangiez-vous, que buviez-vous Alan Booth (Grande-Bretagne/Japon) ?    16.05.2008   

Photo EP 

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