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Le Blog d'Elisabeth Poulain

Boire en couleur, boire la couleur

28 Mai 2009, 14:33pm

Publié par Elisabeth Poulain

 

Ca fait drôle de dire boire en couleur.

Ce pourrait être aussi boire la couleur ou boire et  couleur. Ces trois titres sont bons. Ils montrent tous qu’il y a un lien entre le fait de boire et la couleur qui amène des questions :

-        que se passe-t-il quand on cache la couleur d’un vin par exemple ?

-        la couleur influe-t-elle notre perception du goût?

-        que boit-on quand on boit de la couleur ?

-        que montre cette sur-utilisation de la couleur ?  

 

Cacher la couleur, vous ne savez plus ce que vous buvez

On sait depuis plusieurs années maintenant que notre vue domine nos sensations et fausse nos perceptions buccale et nasale. Des expériences ont montré qu’il suffit de faire boire du vin dans un verre noir pour qu’il soit très difficile, même à des personnes expérimentées, de savoir avec certitude quelle est la couleur du vin. Ces travaux de recherche ont été diffusés par l’Académie Amorim, en particulier grâce à Frédéric Brochet de Marigny Brizay (86380), créateur et pdg d’Amplidae, vins contemporains du Haut-Poitou et de Château des Roches. Une des rares retombées de ce jeu de la devinette a été la vogue des verres noires, qui est en forte perte de vitesse actuellement.  

La couleur du vin

Elle est cachée le plus souvent par la couleur, verte foncée ou feuilles mortes, du verre de la bouteille. Ce n’est qu’une fois dans la bouteille que votre Ier geste est de hausser le verre à la hauteur de vos yeux et de regarder le vin à travers la lumière, à condition bien sûr

que le verre soit translucide. C’est le cristal qui se prête le mieux à ce jeu. Un verre grossier ne saurait faire l’affaire.  

Faible ou accentuée, la couleur ?

Survient la belle surprise de la vogue du vin rosé qui lui exige quasiment un verre de bouteille translucide afin que puisse être admirée, selon les cas, la pâleur grisée du rosé de Provence et/ou de Loire, ou, aux Etats-Unis, la force accentuée du rose d’un rosé très blushy. La pâleur est signe en France  de qualité ;  la couleur trop forte  est d’ailleurs un des premiers motifs du rejet d’obtention de l’appellation en raison d’une durée de macération des baies trop longue. Aux Etats-Unis, au contraire, la couleur rose foncée est signe d’un rosé fortement alcoolisé et sucré demandé par le marché.

 

La rencontre avec le sucre

Elle est au cœur du phénomène naturel de transformation du jus de la vigne en vin. Certains cépages comme le Chenin, permettent de donner naissance à des vins de garde exceptionnels en demi-secs, moelleux et liquoreux. Ceux des Bonnezeaux et des Quarts de Chaume sont connus dans le monde entier. Leur couleur, l’or liquide.  

Du vin à la bouteille d’eau

Il n’y a qu’un pas, vite franchi. Le plaisir de la couleur est tel qu’il envahit tout, à commencer par la bouteille pour quitter le vert de son verre. C’est Ty Nant qui a imposé ce must d’une ligne parfaite associée à la couleur bleue d’abord,  rouge ensuite, or ou argent plus tard pour décliner la gamme. De cette rencontre entre la couleur et l’eau, surgit un constat sans appel, l’eau a meilleur goût quand la bouteille est bleue. Le rouge passe moins bien. C’est au moins mon avis ; Badoit avec sa bouteille plastique rouge est d’un avis contraire.

 

A la bouteille et au verre

Puisque la couleur plait, la nouvelle étape  consiste à laisser la couleur envahir verres et bouteilles, quel qu’en soit le contenu. C’est la collection ‘Roma’ en six couleurs, diffusée par Centrakor, qui comprend deux types de bouteilles d’1 litre à bouchon de porcelaine 

 

 (style limonade) et six types de verres, à vin, fluttes, à eau, droit haut, bas et des verrines. Et là, il est impossible de ne pas penser au plateau de sucreries spécial anniversaire des petit  enfants. Imaginez cet océan de couleurs, quant chaque enfant apporte un plateau ! Ces enfants, devenus adultes, sont ceux là-mêmes à qui est destinée cette verrerie multicolore.  Gageons que l’orangeade a meilleur goût quand on boit dans de tels verres.  

Ca trompe énormément

On peut aussi imaginer de colorer la paille qui permet de transvaser l’eau dans ce cas-là dans la bouche du buveur. A vous de découvrir qui boit ! A voir sur une des publicités d’IPO, fonds propres à capital humain CIC.  

Cette explosion de couleurs                                   

Elle nous montre de nouveaux liens entre les boissons, le sucre, la gaîté, l’enfance et nos univers de référence, la France, l’Europe, les Etats-Unis et l'Inde.

 

                                            

Pour suivre le chemin

. Frédéric Brochet, Ampelidae, Manoir de Lavauguyot, 86380 Marigny-Brizay, 05 49 88 18 18, ampelidae@ampelidae.com, www.ampelidae.com

. Centrakor, Grand Maine, 49100 Angers, 02 41 35 04 41

. IPO fonds propres à capital humain CIC, 44004 Nantes cedex, 02 40 35 75 31, www.ipo.fr

sur lequel vous trouverez des ‘exemples’ de partenariat entre entreprise et IPO, tel que celui que j’ai choisi : exemple n° 73 SFFI-Société Fougeraise de Peinture industrielle implantée dans l’Ouest de la France. 

. Photos EP pour les deux étiquettes blanches de Frédéric Brochet, les bouteilles bleues, la pub Interloire, la verrerie multicolore.

 

      

 

         

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