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Le Blog d'Elisabeth Poulain

Pour le rosé de Chinon, hip hip hourra

20 Juillet 2007, 15:24pm

Publié par Elisabeth Poulain

25-1-sb.40x60.20.jpgLa vie en rose (retrouvez la suite sur le site du chinon rosé)

 

 

Eli avait pris les choses en main. Pour bien déguster le Rosé de Chinon, il faut jouer le jeu à fond, respirer l’air de Chinon, avec le château en face de soi, en mangeant des bonnes choses de Chinon, en un mot profiter d’une belle journée pour faire un pic nic face au château de l’autre coté de la Vienne, à Chinon même. C’est toujours l’idée que le vin est meilleur quand on le boit là où il est fait, là où le raisin a mûri sous le soleil, ce raisin ce soleil de Chinon, près de chez le vigneron. En plus, il fallait que chacun ait quelque chose de rose sur lui et acheter rose à Chinon. Nous voilà donc mercredi dernier au soleil, sur l’herbe à préparer le pique-nique, avec une nappe rose, des assiettes roses et des plats roses.   
Ca a été impressionnant. Dans quel sens, à vous de juger.  Seuls le riz rose et les carottes roses avaient été apportés, tout le reste est venu de Chinon même. Isi, elle, s’est chargée du vin, du Rosé de Pierre et Bertrand Couly de Saint Louand. C’est juste en arrivant sur Chinon, à flan de coteaux, en arrivant d’Angers. Dès que vous arrivez là, vous savez que le lieu est bien choisi. Moi j’ai apporté la nappe et je me suis chargée de chercher le bouquet de fleurs chez la fleuriste. Un repas sans fleurs, c’est comme un repas d’été sans un Chinon rosé. Sam s’est occupé du dessert, il a acheté de la tarte vigneron près de chez la fleuriste près du pont. Il en a pris 2 portions par personne au cas où ; il a bien fait. Un délice qui m’a fait saliver les papilles, une tarte aux pommes fondues cuites au vin (de Chinon, bien évidemment) avec une pâte très très fine. Je ne peux pas vous en dire plus. La recette est secrète. Et c’est à cause des garçons et de la tarte que les choses ont dérapées. 

Pour se rendre utile, ils ont entrepris  de placer les tartes sur des assiettes et ça n’a pas manqué. Un morceau est tombé sur l’herbe tendre. Le laisser aux fourmis, que nenni. Ils se l’ont partagé en douce. Nous les filles on a crié au scandale. Et exigé aussi une part. C’est vrai qu’on avait faim. Mais on ne pouvait pas trop commencer.  Certains étaient repartis en ville acheter de quoi faire des sandwichs avec des petites salades. Et Eli  a proposé d’ouvrir une bouteille du Rosé de Pierre et Bertrand pour nous faire patienter. Jacqueline avait trouvé des framboises avec une crème fraîche légère et des mise en bouche colorées à base de légumes d’été, avec des petits pains briochés. Un délice. 

Comme on avait commencé à l’envers, cela ne nous a pas trop gêné de continuer avec du foie gras. Ce n’est quand même pas un péché. C’était juste pour goûter, en attendant les autres, un peu de rosé, une framboise, un radis… Hum, une lumière magnifique, claire, avec un soleil étincelant et pourtant pas écrasant ; un rosé limpide d’une couleur rose saumoné et une grande richesse en bouche avec de la fraîcheur. D’ailleurs on voyait les très petites bulles au fond du verre. Parce qu’on avait fait ça bien, Isi  avait apporté des verres de dégustation. Un peu de rosé, des blagues sur ceux qui avaient du se perdre dans les rues de Chinon, le plaisir d’être ensemble, de manger comme des enfants, en commençant par le sucré, et en mélangeant les couleurs, les saveurs,  les petits légumes, les petits pains, deux grains de riz rosi (au jus de betterave) avec quelques bâtonnets de carottes, un peu de foie gras, tout en regardant les touristes anglais à coté de nous, que nous faisions rire. Des fous de Français qui jouaient pour leur plaisir la vie en rose. 

Heureusement que les autres sont arrivés à temps avec leur jambon acheté chez M. Gitton et le saumon chez  M. Marquet. Ils ont tout juste réussi à avoir les plus petites parts de tarte, quelques framboises et chacun un seul petit verre de rosé. Alors là, ils ont vraiment râlé. Evidemment qu’il n’y en avait plus assez pour eux, qui se sont auto-désignés comme les Sacrifiés du Chinon Rosé. Ils ont alors décidé que puisque c’était comme ça, un des Pirates du Chinon Rosé, comme ils ont osé nous appeler, devait aller leur acheter Deux autres bouteilles du Rosé de Pierre et Bertrand Couly. Devinez sur qui le sort est tombé. Gagné. Sur Eli évidemment. Elle aurait quand même pu prévoir un peu plus large. Un rosé de Chinon, quand même. Et pour lui faire plaisir, un des sacrifiés provisoires, lui a offert  une rose qu’il a extraite du bouquet de Mini Eden roses et blanches acheté chez un fleuriste à Chinon. C’est pas joli ça ?! 

Alors voilà, comme on est passé d’un simple pic nic en une après midi entière passée à Chinon, les uns à manger et à goûter pendant que les autres achetaient et ensuite les autres à manger et goûter et nous à continuer à blaguer. Mais eux ont pu manger et goûter dans l’ordre, d’une façon plus sage. Le verdict a été le même dans les deux cas. Chinon, c’est quelque chose, et le rosé une bien belle idée pour un jour d’été. On s’est même dit qu’il fallait inventer un nouveau concept de repas la prochaine fois en septembre peut être: chacun apporter un rosé différent de Chinon avec un plat prêt à manger et faire un repas avec les différents styles de rosés. Ca se corse. Et dire que ça avait commencé à Bruxelles quand Sam avait trouvé du Chinon rosé;

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