Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le Blog d'Elisabeth Poulain

Admirer la Loire au port de La Possonnière (49), France

15 Juillet 2010, 11:03am

Publié par Elisabeth Poulain

C’est plus une certitude qu’une idée comme ça, jetée en l’air. Si vous deviez conseiller à des amis étrangers de découvrir ce qu’est la Loire, c’est à La Possonnière qu’il faut venir. Bien sûr, il y a des endroits proches magnifiques ou prestigieux, connus depuis plus de 1 000 ans pour leurs vins, comme le village voisin de Savennières. Mais pour la Loire, celle dont on rêve comme d’un ailleurs, le petit port est vraiment exceptionnel.

 La Possonniere, le port

Le port

Il est tout petit, niché au coin d’un creux du grand fleuve en été, au sein d’un paysage d’une très grande amplitude, surtout si on se place dans cet axe décalé pour rejoindre l’eau, par rapport au chemin ancien perpendiculaire à la rive. La jetée en béton s’inscrit dans une oblique qui regarde vers la tête de l’Ile de Béhuard proche, avec tout à votre gauche le Bras de la Guillemette, puis la Loire à droite de l’île, en face la Loire bien sûr d’une bonne largeur, à votre gauche, la Loire descendante, sans qu’on puisse distinguer le début de l’Ile de Chalonnes, à cause du pont ferroviaire de l’Alleud.  

Le lien direct avec l’eau, le sable et le végétal

Cet endroit est à la fois une création récente qui date de 2005 et une résurgence car il y avait ici bien un port où les plates et gabarres étaient attachées à la rive plate, c’est le cas de le dire. Ici, il n’y a pas de quai pour dominer l’eau ; ici, on ne se pose pas la question de savoir si on peut toucher l’eau de la main, du pied  ou je ne sais quoi encore. Chacune de ces questions ayant été prononcée lors des visites des quais, berges et rives de la Maine, la Garonne ou le Rhône, faites récemment par le groupe de travail d’Angevins sur les Berges de Maine, un affluent de la Loire, en amont.

 

La Possonniere, le port, au bout de la jetee, vers la rive

 

Un paysage d’eau

Tout fait eau ici pour la nature et le regard. On ne peut imaginer paysage d’eau plus concentré que celui-là. L’eau en signe toutes les caractéristiques. Le site d’abord, il est inondable et inaccessible l’hiver, apaisée et à portée de main l’été. En conséquence, tout a été re-fait en ce sens. La jetée sera submergée, le chemin d’accès aussi, le la grande prairie, le camping, le parking aussi. La base des bâtiments de la Guinguette, installée là en 1998 aussi.

 

C’est cette caractéristique qui explique que le village de la Possonnière soit éloigné de quelques centaines de mètres du bord de l’eau, protégé par la levée du chemin de fer. C’est grâce à cela aussi que le village a pu mener avec succès cette nouvelle extension d’un village qui « retrouve son fleuve » pour reprendre les mots actuellement utilisés en marketing territorial. La municipalité a crée un lieu d’accueil très hospitalier, sans chercher à faire ressortir des qualités ou des caractéristiques que le site n’a pas. Il s’agit de rester « petit » sans chercher par exemple à accueillir de gros bateaux au port.  

 

La Possonniere, le port, vers l'aval

 

La nature

Au bord de la Loire, au raz de l’eau, on ne voit que de l’eau, du sable et du vert sous toutes ses formes et ses nuances, dans l’eau, prés de l’eau, plus loin, plus haut. On ne distingue aucune habitation qui évoquerait, ne serait-ce que de loin, une activité humaine, l’obligation de vivre là ou le travail. Il n’y a là que des pêcheurs, des pagayeurs, des navigateurs, une dame qui passe la journée dans une gabarre aménagée et qui toilette son chien sur le sable près de l’eau, le passeur qui ramène les passagers après un petit tour de Loire, des kayakistes revenir d'une virée sur la Loire, d’autres qui hésitent à revenir et qui repartent… tellement il fait beau.

 

Et puis il y a les pique-niqueurs qui arrivent, après avoir sagement garé leur voiture au parking, avant d’arriver sur la rive. Ceux qui viennent se renseigner sur les horaires et le coût du « passage en Loire ». Et toux ceux qui vont déjeuner à la guinguette « Aux Tourbillons », ouverte préalablement à la fin de l’aménagement du port,  dans un terrain légèrement sur-élevé.

 

La Possonniere, le port, coté Loire, vers Behuard

 

Un paysage global

Le tout donne immédiatement un air très hospitalier au site, à voir un jour de franc soleil quand la lumière est encore un peu froide. Elle fait ressortir les mille et unes nuances de la limpidité du ciel, de l’évanescence de l'air avec ça et là quelques petits nuages ronds, de l’irisation de l’eau, en écrin au végétal qui explose en vert. A boire aussi, un verre de vin de Loire à la main, mais ça c’est pour le prochain billet, sur la Guinguette « Aux Tourbillons ».   

Pour suivre le chemin

. Lire la suite sur le prochain billet « Savourer la Loire à la Guinguette des Tourbillons, La Possonnière 49 »

. Trouver les informations indispensables sur le village sur http://www.la-possonniere.fr/

 

Passer la Loire avec le Passeur de Loire, avec lequel aller au marché de Chalonnes sur Loire le mardi de juillet et d'août, avec "Coureur de Grèves" (c'est le nom du bateau), faire une ballade sur l'eau, prendre l'apéro et même, pourquoi pas, bivouaquer sur une île en Loire, 02 41 74 99 29, ou 06 30 05 55 40, terreetloire@orange.fr, www.terreetloire.com 

 

. Une suggestion : trouver une « plume de bonne volonté » parmi les 2336 habitants du village qui pourrait tracer un portrait sympathique de la commune dans Wikipedia. L’avertissement de Wikipedia, qui a supprimé le texte qui décrivait la commune pour cause de trop forte ressemblance avec le site de la mairie, est certainement fondé. Il en résulte qu’il faut un autre texte qui apporte sa propre valeur ajoutée. Si non, c’est un peu dur, au niveau de la communication.      

. Photos EP, à retrouver dans l'album "Rives de Villes", où La Possonnière  voisine avec Bordeaux et Lyon. Ces trois villes abordent chacune à sa manière la relation avec l'eau de son fleuve.  

Commenter cet article