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Le Blog d'Elisabeth Poulain

Ambiances & Stratégies 2014 des Salons de Vins, Angers, Saumur en Loire

14 Février 2014, 12:53pm

Publié par Elisabeth Poulain

Un week-end chargé et sans jeu de mots, sachez-le. En fait c’est même plus que le week-end. Pendant cinq jours entiers, une vraie semaine de boulot, on a parlé la langue des vins, ici à Angers et alentour, avec du vin en bouche pour mieux le sentir, le goûter avant de l’avaler. Imaginez le travail, tout en regardant les larmes du vin dans votre verre, en le humant, en écoutant le vigneron qui vous parle, en gardant le contact visuel avec vos copains à côté de vous… C’est un dur boulot que de découvrir le millésime 2013, avec cinq événements liés à la dégustation des vins qui jouent des partitions différentes en lien plus ou moins serré avec la Loire. Une pleine « semaine du vin » un peu décalée, vous allez en jugez.

Mais d’abord un mot sur le titre. L’atmosphère exprimée au pluriel désigne les tonalités, les ambiances différentes de ces cinq évènements de vins qui ont eu lieu en des sites différents et pourtant proches à Angers et à Saumur quasiment au même moment en ce tout début du mois de février 2014. C’est-à-dire juste après la tenue à Montpellier de Millésime Bio qui se présente comme le plus grand salon bio et bio-dynamie au monde. Un évènement qui semblerait attirer un nombre croissant d’exposants d’Angers ou de Saumur qui s’y rendent d’abord pour lancer le temps des salons qui ouvrent l’année.  

angers-grenier-saint-jean-place-du-tertre-ancienne-enceinte-20140201

La multiplicité de salons pose la délicate question de la stratégie du temps toujours très présente avec ces questions lancinantes. Vues du côté de l’exposant, en voici quelques-unes : où va-t-on en Ier, où sont mes acheteurs fidèles qui font confiance à nos vins d’une année sur l’autre, où attirer des nouveaux acheteurs tout en conservant les anciens, quel est le plus important pour demain, doit-on continuer à aller dans un seul salon…  comment cumulez les avantages d’une poly-participation sans en avoir les inconvénients? Du côté des organisateurs de salons, la problématique est tout aussi cruciale, à savoir comment réussit-on à faire venir chez soi (dans son salon) les acheteurs qui vont généralement dans l’autre salon plus ancien, plus classique, sans en perdre de son côté et sans surtout investir autant que le poids lourd ?   Voici quelques éléments de réponses qui toutes montrent la vitalité de l’évènement « salon ».  En commun, on voit la problématique partagée qui est de savoir comment arriver à détourner à son avantage des efforts réels d’investissement fait par d’autres, tout en (ne) faisant (pas trop) soi-même des efforts susceptibles de bénéficier aux autres.   

. Le samedi Ier février s’ouvre le Ier jour de la « Dégustation de Vins » aux Greniers Saint-Jean à Angers par un soleil de printemps sur un fond d’air un peu frais. La matinée a débuté doucement. Il y avait là tous les habitués de Loire qui forment le plus gros bataillon des exposants avec 54 vignerons présents sur les 122 au total. Au total, cela en fait 5 de plus que l’année dernière au total, avec un  vigneron étranger en moins. C’est ce qu’on appelle une stabilité positive.  La présence par pays a changé : en 2013, on comptait 5 vignerons italiens, 1 vigneron d’Allemagne, 1 d’Autriche, 1 d’Espagne et 1 du Portugal. Cette année, il y avait 8 Italiens et 2 Autrichiens sur les 122 vignerons au total. Il y a un véritable dynamisme italien.

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Visiblement l’effet sud continue, mais un sud plutôt méditerranéen et pas atlantique. Les vignerons du Languedoc-Roussillon comptent en effet  23 présents (22 en 2013) et le Rhône 14 vignerons (15). Bordeaux, au statut toujours incomparable, a augmenté sa présence (10 contre 9), ce qui montre que les choses bougent. L’Alsace maintient ses 10 exposants et Champagne (5) aussi qui ne varie pas. Les autres provenances telles que Jura, Provence et Sud-Ouest  sont stables avec 4 producteurs. La présence corse, qui diminue de moitié (4 à 2), constitue l’exception à l’effet Sud.

La Normandie, autrefois terre de vins, est toujours brillamment représentée par son unique exposant, Eric Bordelet, producteur de cidre haut de gamme du Château de Hauteville à Charchigné. Il a élevé la « cidrification » -un terme qui n’existe pas - à la hauteur de l’art de  vinification.     

    angers-grenier-saint-jean-eric-bordelet-charchigné-cidre-20140201 

Le dimanche 2 février, les Greniers ont fait vraiment le plein, pour leur second et dernier jour, avec, aux dires de plusieurs exposants, de bons contacts noués. Les Angevins qui viennent sur invitation ont répondu pleinement présents. Peut-être y avait-il un peu moins de fumeurs dehors sans puisse dire que la fréquentation était moins forte que les années passées. Le vent vraiment frisquet a certainement joué son rôle, mais pas au point d’empêcher un jeune homme de déambuler vêtu seulement d’un lange autour des reins devant la caméra.

Une autre cause de la fidélité des exposants et des visiteurs aux Greniers tient au travail préalable désormais fait par l’équipe organisatrice qui effectue une sélection des vins en amont, avant la tenue du salon. Cette analyse qualitative a accompagné la décision concomitante  de ne plus accepter à titre d’exposant ceux qui ont la double casquette de vigneron et de négociant. Seul le vigneron peut attester de ce qu’il a fait du début jusqu’à la mise en bouteille. Cette décision, on le comprend, avait jeté un certain trouble l’année précédente. Des poids lourds de la profession comme René et Agnès Mosse, les Breton ou les Frères Puzelat avaient dû renoncer à présenter leurs vins à Saint-Jean. Cela a été le cas aussi de Jean-Pierre Robinot et d’un certain nombre d’autres, maintenant présents à « la Dive » ou au Salon des Pénitentes (l’année dernière au Logis du Gouverneur au Château d’Angers).     

Pour en revenir « aux Greniers », placés toujours sous la philosophie de Nicolas Joly qui en a été le concepteur, avec Mark Angeli,  il y a 10 ans, comme l’année dernière et les autres avant, le livret de dégustation remis aux visiteurs annonçait la couleur : la dégustation 2014 des vins  en bio-dynamie de 2013 a été placé sous le signe d’un partenariat fraternel en annonçant les autres évènements  viniques bios du week-end, qui sont « la Dive Bouteille, la Levée de la Loire, le Salon des Pénitentes et le Salon des Anonymes ». A savoir le salon qui fait le buzz à Brézé les autres années et Saumur cette fois en 2014 et trois salons débutants ou quasiment à Angers. L’ordre de citation tient compte et de la notoriété des salons et de leur date de création.

Chateau-de-Breze-Souterrain-paysages-du-vin

. Ce dimanche 2 février est aussi le grand jour de la Dive Bouteille qui avait lieu dans les caves d’un lieu fabuleux, celles du Château de Brézé jusqu’à cette année. Quelques jours avant l’ouverture, il avait été annoncé à tous le changement de lieu. Cette 15e édition 2014 s’est tenue à Saumur dans un site tout aussi exceptionnel, les caves Ackerman ou plutôt Ackerwoman, comme le précise avec humour Sylvie Augereau qui porte cet évènement vraiment réussi au plan ligérien, français et international.

Une bonne partie des exposants de Loire quadras + ou - avait commencé par participer pendant des années au Salon des Vins de Loire et/ou aux Greniers , avant de franchir le fleuve et de remonter la Loire en rive gauche vers Brézé et maintenant Saumur. Pour ceux qui  vont y présenter leurs vins, Il y règne un esprit de famille où on se reconnait entre soi, qui tourne sur un air chanté par des copains. C’est franchement plus décontracté, efficace, pas institutionnel pour un sou,  et pour cause. Les vignerons s’y sentent bien, mieux. Ce salon qui s’auto-intitule « Salon des Vins vivants et sincères » - on ne parle plus de bios - attire outre les 45 exposants de Loire d’autres exposants des autres régions et de pays étrangers dont on parle peu. Citons juste pour la plaisir de respirer de l’oxygène qui vient de loin, plusieurs vignerons de  Georgie.  

. Le lundi 3 février a été aussi le second jour de la Dive Bouteille dans les caves d’Ackermann à Saumur. Un tel évènement, dont c’est la 15è édition, où les exposants et les acheteurs viennent de loin pour certains, ne pourrait se concevoir sur une seule journée. Remarquons la jolie réactivité de ce type de salon, dont l’annonce du changement de lieu a été faite quelques jours auparavant, avec la mise en place immédiate de transport par car en provenance du centre de Saumur.   

C’est l’événement le plus important pour porter les vins vivants et sincères, en donnant une bonne place aux vins de Loire mais sans exclusive, comme il en va aux Greniers Saint-Jean, mais avec la dimension bio et bio-dynamie en moins même si elle est toujours présente pour une part des exposants. Il s’agit de montrer le savoir-faire des producteurs sans exclusion géographique dont beaucoup sont bios et bio-dynamie. C'est un changement qui n'a rien d'anodin. Visiblement le choix s'est fait sur la base du critère de l'ouverture.  C’est là qu’on peut faire une réelle découverte de l’avancée de l’Europe des vins "authentiques". « La Dive », comme on dit en enlevant la bouteille, est un grand rassemblement générationnel européen,  attirant pour les « Loire » avec son réel côté branché et copain. On échange beaucoup à la Dive ; ça bouge au point que ceux qui sont partis là-bas ne reviennent pas aux Greniers qui ont toujours gardé leur côté sérieux et rassurant de premiers de la classe. Son influence sur la génération des Quadras au sens large a été et est toujours importante.    

. Le lundi 3 février a été le jour de la tenue de « La Levée de la Loire » au Grenier Saint-Jean. C’est un groupement à géométrie variable d’environ 90 vignerons et négociants bios de la Loire, celle qui s’étend sur quinze départements de la Côte atlantique jusqu’aux Côtes d’Auvergne. Cette structure souple de dynamisation des ventes pour l’instant est surtout active à Angers (un salon en février), à Paris (un salon en novembre) avec un salon prévu à Bruxelles bientôt. A Angers, ce salon bio  se tient aux Greniers Saint Jean sur un seul jour le lundi qui suit les deux jours de la dégustation organisée aux Greniers Saint-Jean le samedi et le dimanche dont je viens de parler. La Levée s’inscrit donc en suite des deux jours précédents dans le même lieu mais pas par le même groupe organisateur. Elle présente aussi des vins bios de vignerons dont certains étaient déjà là les deux autres jours, avec cette fois-ci aussi des négociants et sans dégustation préalable. Certains qu’on a vus le samedi et le dimanche étaient aussi présents au Grenier le lundi. On les retrouvera ensuite sur leur stand au salon des Vins de Loire. C'est la mise en pratique du jonglage de la participation à différents salons. 

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. Ce lundi 3 février 2014 marque d’abord et surtout le Ier des 3 jours du 28e Salon des Vins de Loire au Parc des Expositions d’Angers. Ce premier jour de la semaine (3è jour de notre drôle de semaine) marque l’ouverture de la locomotive des salons, le navire amiral porté et financé depuis sa naissance par les institutions du vin ainsi que par le Conseil régional des Pays de Loire, le Conseil régional Centre-Val de Loire, le Conseil général de Maine-et-Loire et Angers-Loire-Métropole. C’est le seul salon des vins de France qui couvre un grand fleuve, la Loire, toute la Loire sans la morceler, et s’y consacre exclusivement. Rappelons que la Loire de près de 1 000 kms de long représente 1/5 de la France par son bassin versant. C’est la seule fois où la Loire peut parler d’une seule voix. C’est aussi le seul salon des vins au monde organisé autour d’un seul fleuve et dans un seul pays. 

Cette unicité voulue au niveau politique fait la différence d’avec les autres salons ouverts à d’autres vins en France et en Europe, l’objectif étant toujours de mettre les vins ligériens véritablement en lumière, avec cette idée qu’on trouve tout, tous les vins, de tous les types en Loire. Cette particularité est toujours encore présentée comme un atout vinique tout autant que politique. Ceci  a été vrai dans le passé, mais constitue peut-être maintenant un concept qui renforce des difficultés tout à fait naturelles de croissance, à une époque qui pose la différence, l’ailleurs, la découverte et la mobilité en règle de vie générationnelle.

On ne vient jamais par hasard à Angers au Salon des Vins de Loire. Les grands noms de domaine tiennent à être présents sur leur stand au moins ce jour et le début du mardi parfois, ce qui leur permettra de rencontrer leurs acheteurs, à leur plaisir mutuel. C’est aussi important pour le vigneron qui signe ses vins de son nom de montrer qu’il est toujours bien là aux commandes, pas seulement par sa signature, que pour l’acheteur qui peut témoigner que le vin est bien un vin d’auteur. Il y a bien un homme, une femme dans la bouteille et aux commandes. Cette dimension humaine est au moins aussi importante que les caractéristiques des vins qualitatifs.   

On vient quand on est un acheteur parce qu’on connaît, avec aussi l’attente de découvrir avant les autres des nouveaux en venant voir ses exposants fidèles. Une des conséquences est que les exposants se font concurrence entre eux, encore plus que dans d’autres salons, où on peut toujours espérer attirer des acheteurs de vins d’autres régions viti-vinicoles.  Les achats n’étant pas extensibles de la part des acheteurs, les jolies découvertes faites par eux auprès des nouveaux exposants, en terme de vins tout autant que d’hommes et de femmes qui font, sont et signent les vins, ne peuvent se faire qu’aux dépens des autres, des collègues d'à côté. La fonction « découverte » est pourtant fondamentale pour la survie d'un salon. Cela signifie qu'il faut à un salon à la fois garder "ses"  acheteurs habituels, tout en sachant en attirer des nouveaux, à une époque où la mobilité est de règle et le changement d'habitudes aussi...

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. Mardi 4 février. C’est le second jour de la tenue du Salon des Vins de Loire. En principe, c’est celui où se concluent les contacts, le lundi commençant vraiment surtout dans l’après-midi, une fois la visite faite par les délégations officielles en fin de matinée qui  « ouvre » officiellement le salon. Le mardi matin et le tout début de l’après-midi sont les moments forts des commandes. Une certaine partie des acheteurs arrivés en cours de journée le lundi vont repartir au courant de cette seconde journée. Rares vont être les professionnels à revenir le lendemain, à l’exception des acheteurs locaux qui ont moins de contraintes de déplacements, mais qui ne verront plus forcément celui, celle qui engage son nom dans le vin.

. Mercredi 5 février signe le 3e et dernier jour du SDVL14. C’est déjà le moment où dans sa tête d’exposant, on sait quasiment, sans être jamais sûr, on pressent si le salon va être intéressant ou pas. Il faut toujours attendre la confirmation des commandes. Ce troisième jour est parfois un jour un peu frustrant pour le visiteur professionnel qui n’aura plus toujours affaire dans les stands au porteur du nom qui dirige réellement le domaine ou la maison de négoce, mais au plus gradé des salariés. Ce qui n’enlève rien à la qualité des vins ni à leur négociabilité commerciale. Il règne toujours en ce dernier jour une ambiance de fatigue, avec des stands qui n’ont plus tous toujours des exposants ou leurs exposants qui donnent leur nom à leurs vins. La démultiplication des salons ne fait qu’amplifier la question très sensible de la présence réelle des géniteurs du vin sur leur stand et celle de la durée réelle d’efficacité du salon.

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. Quelques réflexions sur les causes de cet enchevêtrement de salon. Le poids lourd est toujours le Salon des Vins de Loire au Parc-Expo ; c’est lui qui continue à attirer les acheteurs qui aiment la Loire et/ou certains Grands parmi les domaines à nom et de jeunes exposants par l’âge ou leur présence de la profession. Ce salon organisé et porté par les Institutions du Vin avec « l’aide » des Conseils régionaux des Pays de Loire et du Centre Val de Loire ainsi que le Conseil général de Maine et Loire et Angers Loire Métropole joue pleinement son rôle de pôle d’attraction des acheteurs au niveau européen. Il est selon les mots d’un participant de la première heure toujours « un bon salon de maintien ».  

C’est bien pourquoi la Dégustation aux Greniers Saint-Jean (ex-Renaissance des Appellations lancée et portée par Nicolas Joly avec une détermination sans faille) avait calé son évènement pendant le week-end précédent l’ouverture du Salon. Les professionnels peuvent ainsi profiter de leur venue au Salon pour arriver un jour plus tôt et aller à la rencontre de vignerons plus audacieux, qui prennent plus de risques … au nom de leurs fortes convictions philosophiques tout autant que de leurs pratiques culturales et de vinification. Ce sont eux qui forment toujours l'avant-garde toujours dynamique et qui ouvre la route de la pleine expression des terroirs, une route très qualitative aux vins en bio-dynamie.  

Savennières-Pressoir-Paysages-du-vin

La Dive a montré au fil des années qu’elle constitue un vrai salon qui a toute sa place pour plusieurs raisons. Citons l’ambiance copain qui n’empêche pas les affaires, l’ouverture géographique, la curiosité pour les vins d’ailleurs et les échanges toujours importants dans ces professions de vigneron et d’acheteur qui sont de véritables engagements de vie. La géographie proche – et pas seulement lointaine - joue aussi son rôle, avec la mise en valeur de la rive gauche de la Loire, en amont d’Angers, une localisation plus tournée vers le cœur historique, patrimonial et viti-vinicole de la Loire  et les sites choisis  qui sont aussi fabuleux que le Grenier Saint-Jean. Les caves ouvertes au pied du Château de Brézé, qui a toujours été lié à la grande comme à la petite histoire du vin,  constituent une véritable scène de théâtre unique au monde.

Il en va de même pour les caves souterraines d’Ackerman, ce grand spécialiste saumurois des Fines Bulles  qu’on ne peut oublier quand on y est entré une fois dans sa vie. C’est certainement un des souvenirs les plus forts que les touristes  de Loire gardent en mémoire, avec ces paysages creusés dans la roche, reproduisant une autre véritable ville sous la terre, comme il en existe une au-dessus mais différente. Remarquons que la Maison Ackerman, qui n’est pas partie à Vinexpo au contraire d’autres, continue à venir fidèlement au Salon des Vins de Loire en tant qu’exposant. Un signe de confiance en la Loire.  

Savennières-Paysages-de-vigne-Echalat

Restent les trois autres évènements que sont le Salon des Pénitentes et le Salon des Vins anonymes, outre la Levée de la Loire  dont je vous ai déjà parlé au titre du programme du lundi. Le Salon des Pénitentes fait suite au Salon du Logis du Gouverneur qui s’était tenue l’année dernière après la décision d’exclure les exposants vignerons à casquette négociant de la Dégustation aux Greniers. L’ambiance n’y était pas vraiment. Cette année, le choix s’est porté sur la grande salle de l’Hôtel des Pénitentes plus accessible, plus urbaine que le Logis, au cœur du vieux quartier de la Doutre en rive droite de la Maine. Il n’y avait pas foule ce dimanche matin 2 février, mais peut-être la situation a-t-elle changé au cours de l’après-midi. Reste alors à vous citer le  Salon des Vins Anonymes ouvert à tous pour des dégustations découvertes de « vins nature » cette fois-ci en vrai centre de la Ville d’Angers-rive gauche avec 39 vignerons (14 de Loire), musique et nourriture sur place, dans la Collégiale Saint-Martin. C’est là, que l’année dernière les vignerons de Savennières avaient organisé en soirée une dégustation privée. Ils avaient ouvert le bal des vins en ce lieu prestigieux avec un vrai succès.  

L’effet générationnel. C’est le trait commun à tous ces évènements du vin, ces salons, que l’on voit la situation du côté des exposants ou du côté des visiteurs professionnels et amateurs. J’ai été frappé par exemple au Salon des Vins de Loire par le nombre de passage de relais fait à leurs fils, leur fille par ceux qui étaient aux commandes dans les premières décades du salon. Du côté de ceux qui arpentent les allées, l’effet quadra est très net aux Greniers aussi et m’a-t-on dit aux Vins anonymes.

Un salon est un organisme vivant, d’une durée de vie très courte, capable sur une surface réduite de refléter la polyphonie humaine d’une grande région en termes de diversité, d’ouverture, d’aventure, de découverte… Une de leurs raisons d’être est de de stimuler l’intuition, le flair, la sensibilité  qui jouent un grand rôle dans la vie des grands connaisseurs des vins que sont les acheteurs professionnels, avec toujours cette part de hasard, cette intuition qui font les belles rencontres et les jolies découvertes.  C’est peut-être cela aussi le secret de la réussite d’un salon, savoir toujours rester en phase, in the move, avec le temps qui passe.

La Planète des Vins à Angers et Saumur, venant de Loire, de France, d’autres pays européens et de pays situés dans les autres continents affiche une franche vitalité. C’est une bonne nouvelle. Il est vrai que la situation actuelle est un peu ou franchement compliquée pour les professionnels du vin, il est vrai aussi que le changement est là, ça bouge...     

Pour suivre les chemins qui mènent à la Loire, aux vins de Loire et à ceux du Val de Loire

. Récapitulatif de la compilation des salons 2014 les uns sur les autres à Angers & Saumur

Le samedi Ier février : la Dégustation de Vins aux Greniers Saint-Jean ouvre le bal à Angers en jour n° 1

Le dimanche 2 février = 4 salons avec le jour n°2 de la Dégustation aux Greniers + le Salon des Pénitentes  + le Salon des Anonymes à Angers + le jour n°1  de la Dive à Saumur

Le lundi 3 février = 3 salons avec l’ouverture du Salon des Vins de Loire à Angers en jour n°1 + le salon de  La Levée de la Loire à Angers aux Greniers Saint-Jean + la Dive en jour n°2 à Saumur

Le mardi 4 février et le mercredi 5 février = le Salon des Vins de Loire à Angers en jours n°2 et 3   

. La Dégustation de Vins aux Greniers Saint-Jean, chaque exposant fait sa communication propre en faveur de l’évènement. Beaucoup continuent à parler de « Renaissance des Appellations », comme cela a été le cas pendant des années.  Citons pour exemple http://domainesaintnicolas.wordpress.com/2014/01/24/renaissance-des-appellations-grenier-st-jean-1er-et-2-fevrier-2014-angers/

La Levée de la Loire » sur   http://www.mon-viti.com/sites/default/files/images/dp_levee_de_loire_paris_-_2013_2.pdf  http://www.mon-viti.com/content/evenement-la-levee-de-la-loire-sexporte

. Le Salon des Pénitentes avec les noms des organisateurs et des autres exposants sur  http://www.puzelat.com/wp-content/uploads/2013/06/les-penitentes.jpg 

. Les vins anonymes sur http://vinsanonymes.canalblog.com/ à la Collégiale Saint-Martin en plein centre de la ville d’Angers pour toute une journée de dégustation le dimanche 2 février 2014

. Le Salon des Vins de Loire sur www.salondesvinsdeloire.com

. Photos aux Greniers Saint-Jean et au Salon des Vins de Loire d’Elisabeth Poulain, paysages de vigne à Savennières de France Poulain 

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