En quelques mots...

Elisabeth Poulain
Elisabeth Poulain est docteur en droit et a longtemps exercé dans l'enseignement supérieur et la recherche sur les questions de commerce, de marketing et d'enjeux internationaux. Auteur de nombreux ouvrages, elle choisit de porter un regard analytique sur le système qui nous environne, en montrant les liens de connexion qui le sous-tendent.

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Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /Jan /2010 18:35

Cet artiste polonais est bien connu en Pologne son pays d’origine mais aussi en Europe et aux Etats-Unis. Né en 1924 et décédé en 2000, il ne lui a manqué que le début du siècle pour tout voir d’une évolution polymorphe et proprement bouleversante qui a tout balayé tout sur son passage. D’autres dans ces conditions se sont fermement accrochés à leur certitude. Antoni S. lui a fait de la recherche artistique, culturelle et forcément sociétale son accroche de vie, pour trouver son équilibre en allant plus vite que le changement. Le musée de Lodz lui a consacré une rétrospective du 18.12.2002 au 30 mars 2003 pour en montrer la force.

 

Pour désigner ses formes d’expression en matière d’art, il ne faut pas moins que huit mots pour tenter de cerner sa personnalité. Il a été peintre, sculpteur en céramique, créateur de tissus, dessinateur, estampeur, installateur d’art et a procédé des enregistrements musicaux. Avec une telle richesse de savoirs et d’expérience, il a naturellement été professeur-chercheur à l’Académie des beaux-Arts de Lodz. Il était diplômé  de l’Ecole Supérieure nationale des Arts Plastiques de Lodz en 1951.  Certaines de ses œuvres appartiennent à la Tate Collection.

 

Antoni Starczewki, 1973, Lodz


En matière picturale, ce chercheur a fait paraître notamment en 1973 à Wroclav un petit livret en noir et blanc sur les recherches graphiques qu’il menait. Elles se situent au cœur de l’informatique, de la sémiotique et de la création artistique grâce à la répétition de signes sur des plans carrés qui provoquent un choc visuel.

 

J’imagine des personnes, en recherche de sensations globales nouvelles, enfermées dans une salle de grand volume, avec des panneaux d'Antoni de très grandes dimensions sur les murs de cette salle carrée, le plafond et le sol. Ils écoutent la musique fondée aussi sur cette répétition binaire mais cette fois-ci traduites avec des sons, en recherche d'une fréquence propre à faire vibrer leur moi profond. Comme ces pas cadencés, une-deux, une-deux, d'hommes sur un pont... 

Et je verrai bien cela au Guggenheim Museo de Bilbao qui possède ce type de salle dans un bâtiment aux antipodes de la dimension binaire.

 

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Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Art
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