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Le Blog d'Elisabeth Poulain

Ca va grainer > Il faut se hâter de faucher les mini-jardins de rue

24 Mai 2010, 16:00pm

Publié par Elisabeth Poulain

Malheureusement, je ne peux pas vous rendre l’accent. Imaginez la scène; vous rencontrez un de vos voisins qui vous dit, en vous regardant droit dans les yeux.  

-        « Madame Poulain, je vous le dis, ça va grainer. Ca va grainer !

-        Euh oui, c’est sûr » 

 

A partir de là, s’enchaîne une série d’évènements très courants à la campagne. Vous avez bien sûr compris, vous les gens de la ville, que, vu les conditions météo très favorables aux mauvaises herbes, celles-ci vont effectivement grainer. Et c’est ainsi que j’ai appris:

- que grainer existe, qui vient forcément de « grain » et qui signifie « produire de la graine »,

- qu’il était urgent pour ne pas dire plus  de m’occuper de « faucher » l’herbe des mini-jardins de rue dont je me m’occupe, car celle-ci effectivement n’a jamais été aussi haute, Toro caché dans le feuillage

- tandis que le voisin signalait avec un ton déférent aux services techniques municipaux que « ca va grainer et que jamais on avait laisser pousser l’herbe aussi haute ».  

 

Il fallait donc urgement (ce terme n’existe pas, rassurez-vous) faucher, avant que ces fameuses graines envahissent les potagers bien  cachés au fond des jardins.

Donc, voilà donc, que vendredi dernier, saisi par l’appel du grand week-end à venir, je décide de rester traînailler paresseusement au lit quand un affreux bruit de machine m’en a tiré plus vite que je n’y étais entrée. Décryptage, quel est ce bruit ? Difficile à dire. Il dure, de façon insistante. Il veut me dire quelque chose ? Oui ? Je décrypte le message : lève toi, ouvre le volet et regarde. Ce que je fais bien sûr. Que vois-je ? Une belle faucheuse mécanique rouge en train de faucher l'herbe d’à côté, avec force et détermination « et que j’y aille, que je tourne autour des arbres, que j’évite les obstacles » et tout ça à une vitesse pharaonique.

 

France Ouest, des herbes hautes comme le murLe message a fini par passer : il me fallait en vitesse, enfiler ma tenue de jardinage – pantalon et t-shirt à manches longues -  et mettre mes lunettes de protection sans lesquels je ne jardine pas. Traduisez que je ne crapahute pas à quatre pattes dans le jardin ou les mini-jardins de rue, sans cet équipement avec un chapeau sur la tête en plus. Les lunettes pour se protéger contre des branches d’arbres capables de vous transpercer la cornée, le pantalon contre les insectes qui voudraient me piquer et le t-shirt itou.

 

           Le p’tit dèj avalé avec une célérité inhabituelle un matin de presque week-end, me voilà dehors à mesurer la hauteur de l’herbe, qui pour la première fois, c’est vrai, a dépassé la hauteur du mur ancien en schiste. Quelques photos plus tard, me voilà à couper, mettre en bottes et faire des petits tas de paillis d’herbes à placer auprès des plantes pour protéger le talus très chaud plein sud.

 

            Le temps pour moi de couper l’herbe sur quelques mètres carrés et pour le jardinier municipal de faire la même chose sur une surface indéterminée mais nettement plus conséquente, la rencontre eut lieu. D’un côté une belle mécanique rouge de toute beauté de marque « TORO » qui comme chacun sait est une grande marque américaine et de mon côté un tout petit sécateur de marque BAHCO, Secateur sur fond orproduit en France.

 

Ce fut un moment émouvant de partage de l’art du travail de 'fauchage' de l’herbe dans la nature, par une très belle matinée. Et c’est ainsi que la conscience tranquille, j’ai pu commencer mon week-end.  Ouf, ça n’allait pas grainer dans les potagers, par la faute des mini-jardins de rue.     

 

Pour suivre le chemin

. Lire d'autres billets sur les mini-jardins de rue sur ce blog :

FAQ puissance 15 sur les Mini-Jardins de Rue 

DD10 > Le concept du mini-jardin de rue > Ville durable > Angers > France 

. Photos EP

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