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Le Blog d'Elisabeth Poulain

La ville & l’animal > Le furet à Bruxelles, Fécamp…Et pourquoi pas ?

29 Janvier 2015, 12:01pm

Publié par Elisabeth Poulain

 

Juste une question d’habitude, oui absolument. Pourquoi toujours ne voir que des chiens en laisse. On s’en lasse ! Oh, non, c’est faux tant les propriétaires de chien font preuve d’imagination dans la recherche de races de chien peu connues. En quelques après-midi à des points stratégiques de promenade humaines et canines, on peut vraiment presque faire le tour du monde !  

Furets-Bruxelles-centre2

Commençons par le commencement, le furet, qui n’est franchement pas parmi les quatre pattes les plus connus pour arpenter les trottoirs de nos villes, au bout d’une laisse. Il  est important de le dire tout de suite pour bien mettre l’accent sur le furet-animal de compagnie, par différence avec le furet de chasse et avec la fouine, une cousine, par exemple, dont l'instinct sauvage est assez prononcé. 

Ce nouvel animal de compagnie fait partie de la grande famille des Mustelidés qui vise aussi la belette, l’hermine et le vison. Il est très en vogue aux Etats-Unis, au Japon et en Europe sans précision supplémentaire. Il aime, parait-il, faire trois activités, manger, dormir et jouer, sachant que pour vous, ce sera quasiment du plein temps. Il  faut le sortir de sa cage 3 heures par jour, en le surveillant constamment, car le drôle n’a qu’une envie : c’est d’aller voir ailleurs. Dans le logement, c’est possible, dehors non attaché, cela ne l’est pas. Il est donc hors de question de le laisser seul au jardin. Il s’en échapperait.  

Les deux exemples de furets en ville dont je vais vous parler concernent le premier Bruxelles, la capitale  belge,  et le second Fécamp, une ville littorale du Nord de la France qui est située  quelques dizaines de kilomètres au-dessus du Port du Havre.

Furets-Bruxelles-centre1

. La rencontre de Bruxelles. Elle s’est faite sur un trottoir, pas tout à fait nez à nez mais presque, car les furets étaient chacun dans les bras de leurs maîtres. Ceux-ci m’ont expliqué qu’ils préféraient ne pas les laisser marcher par terre. Ils étaient encore trop jeunes et il y avait trop de monde sur le trottoir. Ils étaient très attachés à  ces petites bêtes. Ils en avaient déjà eu par le passé et clairement l’absence de furet à la maison se faisait sentir. Pour que leur furet ne s’ennuie pas en leur absence, ils en avaient pris deux. Il y avait maintenant à nouveau deux jeunes qui s'entendaient bien et la vie était belle. Les personnes étaient vraiment charmantes et nous avons eu beaucoup de plaisir à pouvoir échanger avec elles et partager leur plaisir de s'occuper à nouveau de ces petits animaux. Du plaisir au cube en quelque sorte: chacun le sien, en couple avec les deux furets et avec les passants.  

Furet-Fécamp-boutique2   

. La « rencontre » visuelle de Fécamp a eu lieu alors que le furet venait de rentrer dans une boutique, marchant en laisse tenue par son maître, qui m’a autorisé à prendre son furet en photo. Visiblement tous alentour connaissaient et le maître et l’animal qui semblait très à son aise, familier de l’endroit. Et lui a été autorisé à entrer dans le magasin pendant plus loin un chien attendait avec sa maîtresse que l’autre membre du couple sorte de la pharmacie de la rue Alexandre Legros. Dans ce cas, il n’y a pas eu de rencontre proprement dite dans la mesure où le maître du furet n’avait ni l’envie ni le temps de répondre à quelques questions. Et visiblement, il tenait à montrer qu’il traitait  son furet comme il l’aurait fait avec un petit teckel, tout en sachant forcément que ce n'était pas le cas. Du furet au second degré en quelque sorte, dans le style: j'ai un animal que personne d'autre que moi possède et je fais comme si cela était banal. C'était intéressant parce que c'était aussi vraisemblablement une façon d'habituer l'animal à sortir et à voir d'autres personnes.  

Chien-Fécamp-rue-Alexandre-Legros       

Quoi qu'il en soit, avant de vous lancer dans la présence d’un furet à la maison, lisez bien tout ce qui vous pourrez sur le Net et n'oubliez jamais que c’est vous qui serez au service de votre petit quadrupède de compagnie. En commençant surtout et d'abord par devenir un bon dresseur capable de dresser ce petit carnivore qui aurait tendance à mordre s’il n’a pas été …habitué à ne pas le faire.

Une bonne façon de devenir un bon maître de furet est toujours de se rappeler que le furet de chasse n’est jamais bien loin du NAC – nouvel animal de compagnie- sympa qui vous fait du charme pour que vous jouiez avec lui . Et que la chasse dont il était question dans les siècles passés était celle au lapin de garenne pour permettre au chasseur-homme ou femme de nourrir sa famille et celle qui visait les rats dans les navires avant leur départ vers des courses lointaines, dans le but de conserver disponible la nourriture pour les marins et non pas au profit des nuisibles. On sait aussi que de nombreuses îles de l’hémisphère sud ont vu ainsi tout leur écosystème anéanti par une prolifération de rats ayant débarqué des navires telle qu’on n’a pas encore trouvé aujourd'hui de solution efficace et écologiquement acceptable pour les éradiquer.           

Pour suivre le chemin

. En apprendre plus sur le furet avec http://pavillon-rongeurs.fr/new/les-animaux/presentation-des-especes/le-furet/

. Pour une étude plus approfondie, voir aussi http://wamiz.com/rongeurs/furet-4 et http://furet.comprendrechoisir.com/comprendre/dressage-furet

. Photos Elisabeth Poulain, à retrouver dans "Bestiaire de Voyage 2" à l'intérieur de l'album- mère du même nom, mais sans n° 

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