Partager l'article ! Le Bull rue Chef de Ville à Angers: C’est une petite rue en sens unique, où seuls les bus peuvent passer sur la voie descendante. Petite, ell ...
C’est une petite rue en sens unique, où seuls les bus peuvent passer sur la voie descendante. Petite, elle ne l’est pas trop en
longueur, mais en largeur. A un certain endroit situé prés de son point de départ boulevard Descazeaux implanté sur la ligne des remparts d’Angers, il n’y a pas assez de place pour que les bus puissent se
croiser ou que les piétons puissent marcher sur les trottoirs.
C’est à l’endroit si passant, à prendre au sens premier où tous passent sur la voie, que vient de disparaître une vieille maison en
falun à étage et le hangar qui lui faisait face. Ces très vieux bâtiments n’avaient pas d’ouverture sur la rue. Ils se faisaient face, séparés par leur propre petite ruelle privée, à l’abri de la
rue Chef de Ville par une très haute porte qui empêchait toute vue à l’intérieur. Un peu comme une résurgence de l’ancienne ligne d’autres remparts établis cette fois ci de l’autre côté
de la rue, en perpendiculaires à ceux de Descazeaux.
L’ensemble était frappé d’alignement depuis des années. Pour des raisons qui ne sont certainement connues que par le fils de l’ancien propriétaire qui avait établi là une petite entreprise de menuiserie, les deux bâtiments sont restés vacants et inutilisés depuis plusieurs dizaines d’années.
Des panonceaux avaient alerté les veilleurs de la rue. Vous savez ceux qui marchent beaucoup dans la rue et sont au courant de tout. Ils sont de formidables transmetteurs. La maison rue Chef de Ville allait disparaître le mercredi suivant. La veille, la grande porte largement ouverte, pour la première fois depuis si longtemps, laissait passer des hommes en bleus qui enlevaient tout ce qui pouvait se récupérer, en particulier les longues tôles qui protégeaient l’intérieur de l’atelier de la pluie.
Passant en vélo, j’ai pu
demander au propriétaire si j’avais son autorisation pour faire des photos. Voici la moisson. Le lendemain de la venue du bull, passant en voiture
cette fois-ci, tout était parti, recouvert de sable et …déjà occupé par des voitures, comme des poux de mer sur le sable dés que la vague se retire.
Il y avait là un menuisier qui y avait sa maison et son atelier. Déjà un peu gêné par l’impossibilité d’y disposer un atelier plus pratique, il l’avait déménagé rue Saint-Jacques de l’autre côté de l’îlot des maisons. Les deux rues Chef de Ville et Saint-Jacques se rejoignant place Monprofit, là où était érigée une des tours circulaires qui ponctuaient les remparts de la Doutre.
Et puis à l’endroit désormais libéré, comme la nature a horreur du vide, un mur a commencé à s’ériger en limite de propriété entre le vieil atelier et ces maisons, qui auparavant étaient restés unis, sans frontière entre eux. Une mur, oui mais avec une porte à double vantail dans la ligne exacte de l’autre porte.
. Qui pourra dire, dans quelques années, pourquoi cette porte est placée à
cet endroit précis et pas 1, 2 ou 3 mètres à droite ou à gauche. Personne et pourtant il y a une explication.
. Peut être aussi, faut-il trouver dans le bois de la menuiserie un lien avec le tout nouveau collectif de 20 logements d’Angers Habitat qui est en cours de finition actuellement. Une partie des bâtiments est recouverte de bois.
. Quelqu’un se posera aussi certainement un jour la question de savoir quelle a été la source d’inspiration qui à poussé le peintre Michel Hénocq, qui travaille non loin de là, dans une rue très ancienne, à avoir choisi cette toile pour annoncer sa dernière exposition de 2010 dans la rue du Champ de Bataille.
. Chercher des informations sur la rue Chef de Ville, dont la dénomination remonte au Moyen-Age. Vraisemblablement, un responsable de la garde de la ville y demeurait. La seule certitude, c’est Google qui nous la donne. On sait de source sûre qu’un peintre y habitait en 1322 ! Je trouve cette information admirable. A quel numéro svp ?
. Photos EP, avec mes remerciements à Michel Hénocq pour ses petites filles.