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Le Blog d'Elisabeth Poulain

Le projet Convivence de l'Equipe Reichen > Angers Berges de Maine

21 Janvier 2012, 12:03pm

Publié par Elisabeth Poulain

Après avoir rencontré les membres de la première équipe d’architectes-urbanistes, celle de Grether, tirée au sort pour plancher devant les Angevins le 13 janvier dernier, voici maintenant la seconde des trois rencontres prévues. Elle a eu lieu le lundi 16 janvier 2012,  avec l’équipe Reichen, représentée par Jacqueline Osty – paysagiste – Claire Schorter – architecte-urbaniste –et Pierre-Marie Auffret –architecte, appartenant tous deux à l’Agence Reichen, en présence du maire Jean-Claude Antonini* (voir note en bas d’article) et des nombreux Angevins qui remplissaient la salle du Quai.

Angers, Berges de Maine, Projet Reichen, Jean-Claude Antonini, maire

En avant-propos, une remarque  sur l’objectif de ce billet. Il ne s’agit pas pour moi de restituer la teneur exacte des interventions des différents participants (les interventions sont enregistrées), encore moins de décrire précisément par le menu leur projet. Pour ce faire, il convient de  consulter le site de la ville d’Angers et de venir visiter les boîtes de présentation de projets dévolues aux équipes. Mon objectif est plus modeste. Je cherche dans ce billet à restituer une ambiance, une atmosphère, un rendu grâce aux mots utilisés et à la façon dont ces experts en paysage, urbanisme et architecture… ont présenté leur travail aux Angevins. Je me suis  basée sur les notes que j’ai pu prendre au cours de la soirée. Sont placées entre parenthèses, des mots ou des périphrases de liaison en vue de faciliter la lecture. 

L’absence de mots de Bernard Reichen

L’architecte-urbaniste ne peut être présent ce soir, à son regret ; il est en déplacement à l’étranger. Un regret personnel : il aurait été bienvenu que le patron de l’équipe se soit fait filmer pour une brève allocution, à défaut de pouvoir venir, surtout qu'il aime beaucoup les nouveaux moyens de communication. 

Les mots de Jean-Claude Antonini, maire d’Angers, pour lancer la soirée

Ce soir, ce n’est pas moi la vedette. C’est la Maine, c’est Angers. C’est l’histoire d’Angers. Une rivière qui naît de deux confluences. C’est notre rivière. Nos relations avec la rivière ont évolué au cours des siècles. La situation actuelle est un gâchis avec une autoroute urbaine (le long de la Maine en rive gauche) qui coupe la ville en deux… Il y a trois conséquences à ce gâchis : ça va à l’encontre de la qualité de vie d’Angers, il n’y a pas d’espace disponible pour le développement de la ville et on ne peut pas nouer de lien avec  la nature et l’eau.

(Avec ces projets concernant Angers) c’est un vrai changement de société (dont il s’agit), en synergie entre la qualité de vie, le développement économique et métropolitain. Le projet Berges de Maine est une alliance pour en faire un socle à création de valeur ajoutée. Il s’agit (concrètement) d’en faire un lieu attirant dans les 20 ans qui viennent. Pour cela, nous avons fait appel à des experts –les équipes – et à 90 habitants volontaires associés (réunis en ateliers, sur l’eau, la mobilité et les formes architecturales). Ce sont eux (les habitants participant aux ateliers) qui ont fait (notamment) le questionnaire (qui permettra d’évaluer les projets).

Les projets sont différents les uns des autres. Le débat citoyen est engagé. La qualité de vie d’Angers demain, c’est vous (en s’adressant à la salle). (En se tournant vers les experts professionnels), c’est rare de demander aux architectes-urbanistes, paysagistes de venir présenter leur projet aux habitants. Ce soir est un exercice de démocratie. Le maire finit cette allocution en demandant d’excuser (les petites faiblesses, parfois)  du logiciel à traduction automatique qui permet de lire par affichage les paroles prononcées quasiment instantanément. 

    Angers-Berges de Maine, Equipe Reichen, Jacqueline Osty 

Les mots de Claire Shorter pour présenter le projet

Je suis présente depuis 10 ans dans l’atelier RR&A. Je travaille à ce projet que nous avons appelé « Convivence angevine», un néologisme que nous avons créé pour les Berges de Maine en associant convivialité pour le bien-être – lien physique - et connivence  - pour la complicité aveugle dans une société virtuelle, numérisée. On a besoin de lien physique de sociabilité ; on  a besoin de changer de visage. Notre projet est humain autant qu’urbain.

L’histoire...la carte des gisements de schistes montrent la disposition Ouest-Est ; (là-dessus) l’autoroute forme des bandes longitudinales nord-sud. Il s’agit de supprimer cette circulation de transit pour faire retour à la ville de cet espace. La convivence en ville se traduit par l’appropriation du site. (On pourrait imaginer de) déplacer l’autoroute, en créant un électrochoc. Ce serait trop cher, trop long. Nous proposons de faire autrement, en remplaçant la 7 voies – à certains endroits – en une quatre voies. On conserve la contre-allée en bord de ville, qui va être complété par un transport en site propre, un bus Car-Maine (jeu de mot), avec 10 stations en 10 minutes. Le reste est transformé en plates-formes.

Notre vision du site : c’est un territoire d’échanges

. avec des échanges physiques. Citons la gare, les deux lignes de tramway et CarMaine (un transport par bus à haut niveau de fréquence) qui assure la maîtrise du temps et l’accessibilité de service ;

. avec des échanges humains, l’autoroute est indestructible, très coûteuse à détruire (alors que dans le même temps), les Angevins ont besoin d’un nouveau lieu (pour assurer leur sociabilité, voir ci-dessus). L’autoroute est un lieu d’échanges et de rencontres ;

. avec des échanges spécialisés : sur ce site, on conserve le mouvement, avec des déplacements doux en lien avec sept lieux (libérés du bruit (de la voiture) :

-          en rive gauche *Saint-Serge avec le grand commerce, *l’archipel Saint-Serge, un nouveau quartier en dessous, *la « Confluence » pour désigner (la zone de) la rencontre entre le pôle Santé et  Universitaire, *le centre du centre (l’actuel centre) avec des hôtels, du tertiaire haut de gamme, près du Château et de la Cathédrale,

-          en rive droite, la Place La Rochefoucault, un site que l’équipe voit bâti, pas pour maintenant. C’est un espace à garder pour l’avenir,

-          en lien entre les deux rives, le Château et le Centre des Congrès (en 2018) , pour jouer la synergie,

-          en rive gauche, la (grande prairie inondable de la)  Baumette et  Gare +, avec des bâtiments tertiaires en altitude.

Les mots de Pierre-Marie Auffret sur les échanges physiques

Le tramway vient d’arriver à Angers, avec un très fort impact sur le mode de vie. L’objectif est de diminuer de moitié les 50 000 véhicules/jour, pour augmenter la fréquentation du centre. La compensation s’opère par le développement des modes doux (tramway, parking relais, co-voiturage). Une enquête montre qu’Angers est dans le bas du classement des villes en France pour la marche à pied. La proposition de solution de l’agence/expert en mobilité permettra de diminuer la moitié du trafic en ville ; les flux seront absorbés par le contournement nord. Il y aura moins de voitures en centre-ville, avec une deux fois une voie sur les berges, et des boucles à mobilité à 30km/h dans le pentagone (dénomination de la ville ancienne enclose de hauts murs de protection qui a cette forme à 5 parties), avec des parkings-silos.

L’offre de transports doit être hiérarchisée (pour gagner en lisibilité et efficacité), avec surtout Car-Maine  (pour assurer le lien) entre Saint-Serge-Gare (liaison nord-sud en rive gauche). Le réseau ‘piétons’ est à renforcer en créant de grands itinéraires prioritaires entre les quartiers. La voiture n’est pas supprimée (répétée deux fois.)

Angers, Berges de Maine, Projet Reichen, Jacqueline Osty

Les mots de Jacqueline Osty sur les échanges humains

Il  s’agit de retrouver le lien avec la nature, la rivière, longer le fleuve, la voiture apaisée, le contact jusqu’à l’eau, une promenade haute en berge basse. (Le tout forme) l’autoroute déjantée, déjantée pour marquer (le développement des-) les échanges humains, avec des effets dynamiques…Pour déjanter cet autoroute, les trémies sont supprimées, les bretelles aussi. Les murs (de la voie rapide) aussi…Selon les différents secteurs, il y a alternance et/ou différenciation, des espaces ouverts pour le sport avec des plateformes en rive gauche qu’on voit en orange sur la carte, des aires de jeux, des salons de verdure, des salons plantés... Au passage du Pont de Verdun, des terrasses jardinées actives (qui s’inspirent) des Ardoisières d’Angers. En bas, la restauration des berges se poursuit, avec une continuité par des rampes. En dessous du château (après le pont de Basse-Chaîne), nous intégrons l’Hôtel du Roi de Pologne dans le projet.

L’autoroute déjantée est un lieu multiple à mettre en plan à définir. Pour l’instant, les grandes lignes seulement ont été tracées. Il faut continuer. C’est un vaste espace à redonner aux citoyens… avec des saules, des aulnes. C’est l’autoroute jardinée. Il faut travailler l’autoroute en alternances très géométriques, avec des descentes vers la Maine.

Les mots de Claire Schorter pour résumer

La conservation de la voie, plus Car-Maine, permettent d’implanter très vite les espaces pour des tas d’activités, … des courses de vélos (par exemple). C’est un travail sur 20 ans de lieux pérennes, avec une évolution dans le temps. Tout vit et change en une génération. Notre projet est ouvert ; ce n’est pas un projet fixe, sauf la suppression des bretelles d’accès côté Maine. Tout doit être travaillé après, dans les 20 ans. Jacqueline Osty renforce : la ville a besoin d’espaces pour des manifestations éphémères, comme (le parc de) Balzac (au sud en rive droite) et (l’ïle) Saint-Aubin (au nord, en rive droite). La rencontre entre les deux (entités naturelles) est offerte à la population. Claire Shorter reprend : La Maine est une rivière qui fluctue. Avec les inondations, l’autoroute est concernée.

Les mots de Pierre-Marie Auffret sur les 7 Lieux

Jusqu’ici, actuellement (la rive gauche est) un équipement collectif à ciel ouvert. Les Berges de Sept Lieux seront liées entre elles par les nouveaux transports publics.

1.   A Saint-Serge nord (70 hectares), faire vivre ce quartier en le recréant comme un archipel autour de Carrefour(nom de la grande surface), avec des grands magasins, un foncier à dynamiser.

2.    Les Îles habitées de Saint-Serge : un schéma de déblai-remblai permettra de réguler les inondations. Jacqueline Osty précise que des essais ont été faits pour savoir comment l’eau pourrait circuler entre les plates-formes naturelles. Cet éco-quartier, explique Pierre-Marie Auffret, est une des novations du projet, avec ses panoramas exceptionnels, Car-Maine à quelques minutes du centre, des arbres sur l' (ex-)autoroute.

3.    Confluence Santé-Université : rien de nouveau n’est prévu.

4.     Le Centre du Centre (l’actuel centre): la Nouvelle Ardoisière fera le lien entre la ville haute et la ville basse. Jacqueline Osty précise qu’elle garde les platanes en place Molière.

5.     Au pont de Verdun, il faut prévoir un bâtiment-signal, élément-phare pour dynamiser le Centre du Centre, avec un projet hôtelier, des bâtiments tertiaires. A l'esplanade de Ligny, un marché bio serait la vitrine de l’agriculture angevine. Les éleveurs pourraient venir en péniches là pour débarquer leurs produits (rires de la salle).

En face, la Place de la Rochefoucault est à garder pour les générations futures. C’est une zone tampon.

6.   On trouve ensuite la zone Château-Centre des Congrès, avec la photo projetée sur l’écran d’une grande roue (telle qu’on peut en voir Place de la Rochefoucault pendant la foire Saint-Martin qui dure trois semaines en novembre). Cette grande roue est placée au bas du château après le pont de Verdun en descendant la rivière. Ce lieu est intéressant pour faire le lien entre la ville basse et la ville haute, un lieu de loisir, de tourisme, un élément d’attraction urbaine. Jacqueline Osty prend la parole pour parler d’étapes successives. Cet endroit peut être une des étapes (significatives).

7.     La Baumette-Gare+ sera dynamisée par une nouvelle voie avec un carrefour pour relier la berge au quartier de la Gare. Un parking de 1 000 places sera construit en zone inondable. Jacqueline Osty souligne que le projet est basé sur une gestion des eaux fluviales exemplaire.

Les mots de Claire Schorter pour finir cette présentation : on commence par l’appropriation des images. Pour nous, c’est le début du projet.        

Le jeu des questions réponses

01. Une question sur le tunnel nord et le transit

Je n’ai pu noter la réponse de Pierre Marie Auffret. Claire Schorter : nous avons toute confiance en notre expert qui travaille dans le monde entier. Il y aura un report naturel des fluxs… le contournement sud n’est pas un préalable. S’il est réalisé, ce sera tant mieux, si non, c’est un processus long et coûteux.

02. Une remarque sur la Place La Rochefoucault d’un membre de l’association « La Renaissance de la Doutre »

(EP : Je ne reproduis pas volontairement ses propos exactes, certainement dits avec humour puisque la salle a ri. Ce qui suit sur La Rochefoucault est donc une ‘traduction’ de ma part). Il est très choqué d’apprendre qu’il serait question un jour de construire sur la place. Il avertit l’équipe 'gentiment' d’abandonner cette très mauvaise idée. Cela provoquerait une levée de boucliers (rires dans la salle)…Quant au projet lui-même, il n’y comprend rien. On mélange tout, les piétons, les voies…

CS: les voitures et Car-Maine sont en haut, les promenades en bas. Pour la Rochefoucault, c’est une place magnifique, une pépite pour l’avenir ou la patate chaude…

PMA : il revient sur la zone de rencontre à 30kms/h , voire même 10kms. C’est dire que la voiture n’est pas prioritaire dans ces zones. C’est une bonne alternative à la piétonisation totale (qui présente aussi des désavantages) dans le centre-ville. 

03. Une question sur le nombre de décibels de la circulation en simulation

CS: Il y a bien une étude à faire ; cela n’a pas été fait. La question du déplacement des flux doit intégrer cette dimension.   Angers, Berges de Maine, projet Reichen, Jacqueline Osty+Claire Schorter+Pierre Marie Auffret

 

04. Une question sur les éléments de coûts pour comparer les différents projets

Jean-Claude Antonini prend la parole: On sait qu’on peut jouer sur la vitesse pour baisser le bruit, avec des revêtements spéciaux. Cale de la Savatte (en rive droite, face au château), on entend encore le bruit qui reste insupportable. Le bruit rebondit sur l’eau. Il se diffracte partout, même derrière les immeubles.

Sur les coûts, le maire a des éléments de coût. Ici dans ce projet, il ne s’agit pas d’un bâtiment fixe, avec une limite dans le temps. Rien n’est figé. Il n’est pas encore possible de fixer les coûts, comme les subventions d’ailleurs, (d’autant plus) qu’il y aura des financements privés. C’est le cas au Centre des Congrès pour le financement de l’hôtel. Dans ce projet, il n’y a pas non plus de maîtrise du temps.

CS : un (autre) élément est à prendre en compte, comme la densification qui va entraîner une majoration de la taxe foncière qui va payer une partie du développement. Sur le bruit, c’est une des préoccupations. Déconstruire une autoroute, cela ne s’est jamais fait. Il faut lui trouver un autre usage ; enlever les bretelles, oui on peut. Par contre, on gardera le bitume dans certains coins. (C’est un revêtement intéressant).  Ca va évoluer. 

05. Une remarque sur la traversée de la Maine d’une dame qui a fait partie d’un des six ateliers d’habitants (dans lequel les participants avaient beaucoup insisté sur la possibilité de pouvoir franchir la Maine). Le projet n’en parle pas.

CS : c’est vrai, nous ne parlons pas des passerelles. Une ville a un (nouveau) pont tous les 100 ans. Le fait de supprimer les bretelles d’accès (en rive gauche) va libérer de la place, ça libérera de la place sur les ponts. Un système de bac (serait préférable) à une passerelle ; ce ne serait pas permanent.

Jacqueline Osty ajoute : nous avons fait cela (ne pas parler des passerelles ?) volontairement. (EP : Je n’ai pas pu saisir la teneur des propos ).   

06. Une remarque sur les canaux qui réapparaissent à Saint-Serge, c’est bien             (EP : il y avait avant la création de cette zone industrielle dans les années 1970, des canaux naturels qui apportaient l’eau à la rivière, tout en drainant le terrain).

07. Une remarque sur la ligne de bus qui n’apparait pas attractive

PMA : une ligne de bus, ça fait moins rêver qu’une ligne de tram. Mais une ligne à haut débit de services dessiné par un artiste, c’est autre chose.

CS : c’est un moyen de transport pas cher, pratique, qui offre plus de mobilité. 

 

Angers, Berges de Maine, projet Reichen, Jacqueline Osty+Claire Schorter+Pierre Marie Auffret

       08. Une appréciation d’une dame qui aime bien ce projet, avec une question : comment traverser la 4 voies à Saint-Serge. Cela lui fait penser à Londres. Il y a déjà beaucoup de ponts à Angers.

PMA : il n’y aura plus que du passage-relais dessus (du fait de la diminution des flux annoncée par leur expert-mobilité) ; le franchissement sera très faisable.  

CS : il y aura deux stations Car-Maine sur cet espace. 

  

09. Deux remarques d’un monsieur, sur le choix de la ligne longitudinale du projet nord-sud et sur celui du traitement de la seule rive gauche dans le projet

Nord-Sud : il y a sous-estimation (dans votre projet) de la question du franchissement et les flux est-ouest ne sont pas pris en compte. Le CHU est la principale ‘entreprise’ d’Angers (par le nombre de personnes qui y travaillent et de personnes qui s’y rendent). Cela va être difficile (aussi) pour les personnes en modes doux.  La rive gauche ‘oubliée’ : il n’y a pas grand-chose sur la rive droite dans ce projet qui devait (pourtant) traiter des deux rives. Il n’y a rien de Saint-Aubin à Balzac. C’est faible.   

---) La salle applaudit.

CS : pour le transversal, notre première attention s’est portée (sur les points que nous avons évoqués ???). On travaille sur un bord de Maine approprié…Sur les traverses…il y aura plus de place en rive gauche (EP : mes notes sont très confuses sur cette réponse).

JO vient en renfort (et parle vraiment) : il  y a déjà beaucoup de choses en rive droite ; des aménagements sont en cours en rive gauche (Centre des Congrès ? EP : non précisé). De l’autre côté, il y a du boulot à faire. Il n’y a rien. Bien sûr, la rivière, c’est les deux rives. (Mais) nous nous sommes focalisés sur la rive gauche parce que c’est une barrière actuellement. Ca va déjà demander un effort énorme. Il y a déjà de l’ambition en rive gauche, beaucoup d’ambitions. En rive droite, il n’y a pas de gros problèmes.

---) La salle applaudit.

10.  Un monsieur fait remarquer que dans une ville, une rive se regarde de l’autre rive  et pose une question : qu’en est-il du risque d’inondation (en rive gauche), le quai haut est-il inondable ?

PMA : non (il n’est pas inondable). Nous nous sommes basés sur les études de la ville. (Il faut savoir qu’) aucune des solutions n’est efficace face à la violence des eaux en cas d’inondation. Le volume  ( ?? la montée des eaux) est impressionnant au Pont de Verdun (EP : marnage de 7m). A Saint-Serge, c’est une surface de 100 000m2  sur lequel rien n’a a été fait pour faciliter le flux de l’eau. Hausser le sol de 50cm sur le quai haut à Saint-Serge (est déjà une solution). En centre-ville, (il faut être clair) il n’existe aucun moyen pour éviter les crues centenaires.

Il faut jouer sur la sensibilité à la montée des eaux en voyant l’eau comme un élément naturel, normal, à attendre comme le serait un autre évènement (prévisible, de l’ordre du vivant). Si on arrive à apporter une amélioration en rive gauche, ce sera bénéfique aussi pour la rive droite, avec des retombées positives.  

11. Une remarque sur le réchauffement climatique en lien avec les inondations

12. Une question sur les parkings-relais, liés à la quatre voies, à Saint-Serge et à la Baumette : comment les voyez-vous ? Avec quelles capacités ?  

PMA : A Saint-Serge, il y a le parking de Carrefour de 1 000 places. A La Baumette, il est prévu un parking paysager en bas de 1 000 places en zone inondable. Comme on a 3 jours (entre le moment où l’annonce de la crue est faite et l’enlèvement des voitures), ça ira avec la rocade prévue entre les deux parkings, les deux lignes de trams qui se croisent en X. Il ne manque pas grand-chose pour pouvoir réaliser ça.

13. La remarque d’une dame sur le déclassement de l’autoroute : vous en parlez de trop.    

JO : La réponse s’appelle l’autoroute déjantée pour aller vers le bord de l’eau. On s’appuie sur des éléments des trémies déjà existants. On peut passer du haut vers le bas en jouant de la typographie. C’est l’archéologie de l’autoroute, (qui est) un support formidable pour façonner un nouvel espace, (avec) du jaune, du vert…Les habitants sont des citoyens de leur ville, un lieu d’échanges qu’on veut mettre en place (voir au début). Il y a moins besoin d’investissements en zone droite.  

14   Une question sur la prise en compte de la trame verte Saint-Aubin-La Baumette et une sur le l’approche du lieu de pêche en voiture pour les pêcheurs

JO : Le caractère minéral est très présent, avec pas mal de vert, des rampes d’accès douces pour les piétons, les vélos, les voitures. Les pêcheurs ne sont pas empêchés d’accéder au bord de l’eau. Sur mes trois dessins, on voit la continuité verte en promenade basse.

PMA : pour avoir une vraie trame verte et bleue, il faudrait déconstruire l’autoroute. Ce serait trop lourd et trop cher. Avec notre projet, on retrouve un lien vert plus complexe.

JO : Ce projet n’est pas fixe. On peut avoir plus de vert, faire un Parc de la Maine. La part de l’usage est primordial. L’espace naturel est présent aussi avec un équilibre entre l’espace naturel et l’usage. 

L'équipe se lève. la rencontre se termine. Angers, Berges de Maine, Jacqueline Osty+Claire Schmorter+Pierre Marie Auffret

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------*Dernière nouvelle : Hier en milieu de journée, le 20 janvier 2012, le maire d’Angers depuis 14 ans, M. Jean-Claude Antonini, a présenté sa démission au préfet, M. Richard Samuel, pour « laisser sa place aux jeunes ». Il reste président d’Angers Loire Métropole. C’est lui qui a impulsé et qui porte le Projet « Berges de Maine » depuis 2003, un projet auquel il est très attaché. Cette décision survient en fin de semaine trois jours après la dernière réunion entre les Angevins et la troisième équipe polyvalente d’architectes, urbanistes, paysagistes, celle de LIN. Elle éclaire d’un éclairage nouveau  sa déclaration liminaire, en lui donnant un sens plus profond.

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Pour suivre le chemin vers Angers-Rives nouvelles et voir les berges de Maine

Bernard Reichen en équipe avec Philippe Robert  au sein de l’agence, RR & A (pour associés) à voir, sur  http://archiguide.free.fr/AR/reichen.htm pour avoir une présentation minimaliste des réalisations de l’atelier. L’agence travaille avec 80 architectes. Sur le site de Reichen et Robert, on ne trouve que la plaquette d’Angers sur le sujet  http://www.reichen-robert.fr/

Claire Schorter, architecte-urbaniste, collaboratrice de RR&A, à découvrir sur http://www.youtube.com/watch?v=NNI04nUM2nU sur le thème de l’étalement urbain, avec ce résumé du CAUE de Valence en mai 2011 : « A travers 4 exemples longuement détaillés et illustrés (Nanterre, Roubaix, Strasbourg et Montpellier), Claire Schorter raconte comment une agence d’urbanisme aborde la démarche de projet à des échelles territoriales différentes avec le souci permanent de créer une ville solidaire, de la continuité territoriale par la concertation et l’appropriation des acteurs locaux. »

    Angers, Berges de Maine, Christophe Lesort, Jacqueline Osty, Claire Schmorter

Pierre-Marie Auffret, architecte, collaborateur de RRA, a notamment travaillé sur le Plan Campus du Plateau de Saclay et auparavant au Mexique, à voir sur  http://www.mairie-orsay.fr/Upload/ContenuCMS/plan%20campus/devenir.pdf

Jacqueline Osty, paysagiste, à voir sur http://www.lemoniteur.fr/119-toute-l-info/video/769719-carte-blanche-a-la-paysagiste-jacqueline-osty dans le quartier SPIE-Batignolles à découvrir sur http://www.pavillon-arsenal.com/img/conference/247/cp/PAV_247_CP.pdf

Sur ce blog, voir le billet sur le projet de l’équipe Reichen, ainsi que les billets précédents sur les ateliers habitants : Le projet très angevin de l'Equipe Grether > Angers Berges de Maine         

. Photos EP

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sdfsd 23/06/2017 09:20

dommage projet tombé à l'eau a cause du changement de municipalité passé à droite donc anti environnement pro voiture et pro Business

Elisabeth Poulain 23/06/2017 11:41

Je suis d'accord avec vous sur l'importance du travail et de l'intérêt du projet qui avaient été fait par l'équipe d'architectes & co et par son "appropriation" par le groupe de citoyens qui avaient aussi "bien bossé". Je pense que dans ce domaine de l'architecture et du développement continu de la ville toujours en mouvement, des "graines d'idées" ont été lancées, qui ont modifié les esprits et qu'un jour ...elles trouveront leur place dans une réalité où tout aura changé. Elles aussi, sachant qu'elles ont ouvert une piste...