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Le Blog d'Elisabeth Poulain

Paris > Le ciel est par-dessus le toit > Paris le Grand

19 Mai 2011, 08:26am

Publié par Elisabeth Poulain

On a tous cette phrase en tête, en ayant oublié que Verlaine en avait fait le premier vers d’un quatrain, dont on connaît aussi le second vers « si bleu, si calme. » Mais je m’arrêterai là, car le ciel qui se voit ici n’est pas au-dessus des toits, même s’il y est aussi. Il est au-dessus de la grande verrière quadrangulaire qui forme la place magique un peu secrète au cœur de Paris le Grand, l’Hôtel Intercontinental.

 

Paris Le Grand, Hôtel Intercontinetal, la grande verrière,

 

Le ciel est, par-dessus le toit, Si bleu, si calme!
Un arbre, par-dessus le toit,                           Berce sa palme.

La cloche dans le ciel qu'on voit                     Doucement tinte.
Un oiseau sur l'arbre qu'on voit                     Chante sa plainte.

Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là,  Simple et tranquille.
Cette paisible rumeur-là          Vient de la ville.

Qu'as-tu fait, ô toi que voilà                             pleurant sans cesse,
Dis, qu'as-tu fait, toi que voilà,                        De ta jeunesse ?

 

 

En retrouvant le quatrain, je m’aperçois que le troisième paragraphe correspond aussi à l’ambiance de la Grande Verrière, faite de douceur enveloppante. On s’y sent bien, sans que la présence des autres vous gêne, au contraire. La ville est là, douce et accueillante, la vie est là, joyeuse et paisible. L’exclamation « Mon Dieu » par deux fois peut aussi s’entendre comme une exclamation d’étonnement heureux.  

 

Mais les autres éléments du poème ne concordent pas. Il n’y a ni arbre dehors à voir de l’intérieur, ni cloche à entendre, ni oiseau à admirer, ni pleur à verser. Il est vrai que pour certains, la jeunesse s’est enfuie. Mais ce qu’on sent ici sous la verrière, c’est le plaisir d’être enfin à Paris, un rêve de jeune adulte qui se réalise.  

 

On est loin, très loin de la souffrance que Verlaine évoque dans ce poème de 1881 qui fait référence aux deux années de sa vie de prisonnier qu’il a passées à Mons en Belgique, une souffrance très forte que le poète exprime ici en mélancolie  douce. Il avait été emprisonné pour avoir tiré par deux fois sur son ami, le poète Arthur Rimbaud. 

Nous sommes à Paris. Le ciel, si bleu, si calme est par-dessus la verrière. Et la vie est douce et belle. Paris ressemble à une carte postale.  

Pour voir le ciel

. Découvrir la Grande Verrière en allant au célèbre Café de la Paix qui fait partie du Groupe et qui est jointif. Le Café de la Paix s’ouvre sur le boulevard des Capucines et l’Hôtel Paris le Grand InterContinental sur la Rue Scribe. Dés sa construction en 1862, l’hôtel qui a pour nom "Paris le Grand" a attiré les touristes américains. La clientèle est en grande majorité étrangère pour laquelle l’hôtel et le café ont une forte identité culturelle française. Il fait maintenant partie du groupe Intercontinental.

. C’est au Café de la Paix que vous pourrez prendre un très goûteux petit déjeuner à la japonaise. 

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Grand_H%C3%B4tel_InterContinental

. Photo EP

 

        

 

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