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Le Blog d'Elisabeth Poulain

Prospective 2020 > Votre Bibliothèque > Claude Poissenot > Angers

4 Avril 2012, 17:01pm

Publié par Elisabeth Poulain

L’idée de départ. Réfléchir ensemble à ce que sera demain, en 2020,  la bibliothèque, un terme qui a beaucoup été utilisé au cours de la soirée, alors qu’il aurait fallu en bonne logique parler de la médiathèque. Une des raisons, mais pas seulement, de l’acuité de l’interrogation qui se pose aujourd’hui est en effet le changement de perception et du rôle de l’information au sein de la médiathèque centrale d’Angers.

Bibliothèque Angers, Claude Poissenot, 29.03.2012

La Bibliothèque, en tant qu’outil majeur du partage de l’information et de son action dans le domaine de la formation, connaît depuis quelques années une forte accélération de sa nécessaire adaptation continue au changement. Les besoins ne cessent d’augmenter, les demandes des lecteurs et des amateurs vont croissantes, alors que les budgets sont au mieux stables dans certains secteurs et en décroissance le plus souvent dans d’autres, par exemple dans le secteur du livre papier. Les Habitués le voient au remplissage des rayons,  sans risque d’interprétation erronée.

Celui qui a été invité à nous parler se nomme Claude Poissenot. Sociologue spécialisé dans le domaine, il est enseignant à l’IUT-Métiers du Livre de Nancy. Outre ses qualités professionnelles, il a en plus une grande facilité d’approche très appréciée de ses auditeurs, ici en l’espèce les bibliothécaires d’Angers, de la Centrale et des bibliothèques de quartiers. Il connaît tout spécialement les interrogations qu’un certain nombre de  membres de l’équipe municipale se pose devant l’accélération de l’histoire, les changements technologiques, les urgences du moment…qui modifient  le métier, la nature du fonds proposé, l’espace qui n’est pas extensible et la relation avec les personnes qui viennent à la bibliothèque. C’est-à-dire tous les fondamentaux en même temps, sans qu’on puisse s’en étonner d’ailleurs! Si ce n’est la vitesse de l’accélération et l’ampleur de la mutation.       

Ceux qui sont concernés. Ce sont visiblement les bibliothécaires au vu du remplissage de la salle du Ier étage de la médiathèque, après avoir emprunté la petite entrée à gauche et le bel escalier du XVIIIe siècle en pierre  blanche. Elles et ils étaient nombreux venu-e-s écouter quelqu’un, qui les comprend, leur parler de sa façon à lui de se voir demain. Leur présenter surtout une bibliothèque franchement orientée vers le lecteur. C’est une modification en profondeur du positionnement de la bibliothèque. La conséquence est franche, il s’agit non plus de ce que doit lire le lecteur mais de ce qu’il a envie de lire, lui, à condition qu’on lui facilite le chemin vers ce qui serait susceptible de lui plaire. Certes la mutation est déjà en cours depuis plusieurs années. (On ne part pas de zéro, grâce notamment au rayon «  enfants».) Avec Claude Poissenot, il s’agit d’aller plus loin dans cette direction. 

 

Ceux qui sont concernés sont évidemment les « Usagers *», un mot amplement utilisé tour à tour par le directeur de la Bibliothèque, Jean-Charles Niclas pour introduire la soirée et un peu moins par son invité qui ouvre un cycle de conférences – une à deux par an - pour « nourrir la réflexion et bâtir un projet à 10 ans ».

Bibliothèque Angers, Claude Poissenot, la Salle, 29.03.2012

Les raisons de sa présence, selon Claude Poissenot. Son constat est clair. Il y a d’abord des raisons internes à Toussaint où on constate une érosion à la fois des inscriptions et des visites depuis 10 ans. Le livre papier est en baisse, avec en plus en plus un effet générationnel qui va dans le même sens et donc un impact assuré de baisse d’activités. L’information bascule vers le numérique, avec aussi une diminution des demandes de DVD, des vidéos. Les bibliothécaires perdent de leur monopole quasi-gratuit à l’information. Maintenant « les gens accèdent librement à l’information en direct. Ils ont une autre façon de penser la culture, en images, film, audiovisuel… Il faut donc « repenser la bibliothèque qui au départ était basée sur le livre et l’idée de la collection ».  Le facteur déclenchant du changement est que « chacun d’entre nous a le souci de soi-même, l’assurance d’être une personne, qui se pense autonome. Chacun choisit ses repères avec ses amis, son conjoint. »     

La Bibliothèque et sa révolution culturelle. Elle doit absolument la faire. "Le monde est étrange" pense un certain  nombre de bibliothécaires. Leur mission éducative disparaît. Les gens ont le droit de choisir « même s’ils font le mauvais choix !» (Rires dans la salle.) On ne peut plus tenir de discours passéiste, dirigiste, avec une interrogation de la bibliothécaire « au nom de quoi puis-je conseiller ? » Il semble alors logique que la bibliothécaire se tourne vers les gens. L’intervenant insiste sur le caractère étonnant de cette démarche novatrice. C’est la première fois par exemple, qu’il est invité dans le cadre de la démarche très originale du directeur de rapprocher une bibliothèque des gens qui l’a fréquentent. « Ca interroge, complète-t-il sur la distribution du pouvoir dans cette société. » 

Bibliothèque Toussaint, Angers, Grande salle du bas

Après le constat, les enjeux

. L’enjeu de la formation initiale et permanente. Il y a un véritable besoin dans ce domaine : alors que le marché du livre baisse de 1%, celui du parascolaire augmente de + 7%. Début juin, c’est le temps des examens. L’intervenant fait une proposition : « pourquoi ne pas aménager une salle de révision, avec trois dicos, un ordinateur, un surveillant…? La Bibliothèque  a toujours eu une fonction d’apprentissage, c’est le fonds de son histoire ».

. L’enjeu de la « Redistribution. » C’est fondamental au regard de la fonction de service public assuré par la Bibliothèque, avec la gratuité de l’accès à des collections larges, surtout quand il y a tant de difficultés réelles dans la population. Il ne faut donc pas hésiter, selon lui, à posséder des « références commerciales », à avoir par exemple des jeux vidéo qui coûtent chers, il en faut dans les bibliothèques. Il cite expressément le succès d’Intouchables, pour expliquer qu’il est possible de créer quelque chose à la bibliothèque en l’accrochant au succès du film.  

. L’enjeu « Construction de la Culture Commune. » Chacun a sa voiture, sa niche, c’est une donnée contre laquelle il est inutile de lutte ou même d’y songer. La Bibliothèque a à faire dialoguer la culture. Faire venir les gens dans un espace commun, être ensemble, faire de cet endroit un point de ralliement, une façon pour chacun de partager une culture commune, avec des références commerciales, oui assurément. Il faut savoir sacrifier à la mode. On retrouve l’argument de l’enjeu précédent. « Les bibliothécaires ne veulent pas de livres commerciaux mais les bibliothèques, elles, en ont besoin ».

Bibliothèque Angers, Claude Poissenot, la Salle, 29.03.2012

. L’enjeu de la « Régénérescence de la  Culture.». Chaque génération a ses références culturelles. Quand on vieillit, contrairement à ce que chacun pense, on les garde. « Les jeunes adorent les jeux vidéo. Ils aiment les mangas. Ca va leur passer. Erreur, ils ont maintenant entre 31 et 45 ans. L’enquête 2008 montre qu’un quart joue aux jeux vidéo au moins une fois par semaine. (Quant aux mangas, c’est le type de BD qui se vend le plus en France). Les gens ont oublié d’être bêtes. Les pratiques juvéniles sont des pratiques générationnelles. C’est cohérent avec l’automatisation…Il y a une réécriture permanente de la culture. C’est vital de le comprendre. Ce n’est pas céder au jeunisme. La Bibliothèque doit s’inscrire dans ce mouvement sinon elle va mourir…  Qu’entend-on à la Bibliothèque ? Que les Jeunes ne sont pas faciles avec leurs jeux vidéo. Résultat : c’est entre 15 et 19 ans qu’ils se détourent des bibliothèques et ce n’est pas bon. »

. L’enjeu de la « Sociabilisation des Solitudes ». Notre société ne valorise pas la solitude en tant que telle. Ce n’est pas une valeur sociale, c’est au mieux un choix, un passage obligé le plus souvent. La Bibliothèque est un endroit où on va, on dit bonjour à la bibliothécaire. Ca fait longtemps que ça existe ; les gens viennent, se rencontrent, se voient. Ca crée du lien. C’est une dimension importante. Il serait utile que la bibliothèque comptabilise le nombre de passages des personnes et pas seulement le nombre de livres. Ce point est fondamental.

Bibliothèque Toussaint, Angers, Extérieur, Vue sur l

. Les pistes à envisager

L’ouverture et l’usage à sa façon. « La Bibliothèque, c’est un truc merveilleux, un espace ouvert, mais pas assez par rapport à ce qui se passe chez les Anglo-Saxons. Idéalement, ce devrait accessible tous les jours…Voyez ces hommes qui viennent y lire chaque matin le journal. Pendant ce temps-là, Madame est tranquille à la maison ou ailleurs ( !). C’est un vrai enjeu, ça vaut  un médicament ». On est là, avec les autres, dans un calme et apaisant, avec des habitués. Cette pratique s’inscrit dans le quotidien de  tout le monde.  

Un lieu unique, des ambiances multiples.« On peut imaginer un petit jardin japonais propre à la méditation, avec un silence vertigineux, une chaude ambiance chez les ados. C’est différent et c’est pourtant le même endroit, les mêmes personnes avec des besoins différents, à des moments différents de la journée. Des transats,  absolument essentiel. C’est important de s’inscrire dans la vie de la cité, dans la culture locale. Il faut savoir se saisir de ce qui se passe dans la ville. » Imaginer la bibliothèque comme une salle de presse, pleine de bruit et d’agitation, avec un « alors on fait quoi ? Ouah ? Il faut savoir s’inscrire dans le temps quotidien et bouleverser ce temps quotidien ».

Bibliothèque Angers, Claude Poissenot, 29.03.2012

Des réponses à quelques questions, une amorce de dialogue*

. Sur la communication à faire par la bibliothèque : l’intervenant est à fond pour, de façon intelligente, adaptée. Pour donner un exemple, il aménage le slogan de Mc Donald’s : « ‘Venez comme vous êtes’, à la Bibliothèque. Ah, c’est malin ça. On vous  accepte comme vous êtes.  Dans l’idée du bibliothécaire, il y a (toujours, encore) l’idée qu’il faut faire  évoluer les gens. Il faudrait d’abord commencer par définir ce qu’est une bibliothèque. Les bibliothèques là-dessus ne sont pas claires. Faire de la communication, c’est difficile quand le message est flou. La question est : la Bibliothèque sait-elle faire ?  Que lisent les gens ? On ne le sait pas. On est obligé pour le savoir de recourir aux (statistiques) des livres les plus vendus. A Toussaint (le nom familier de la bibliothèque centrale qui est situé rue Toussaint), que lisent les gens ? On ne le sait pas. »  Ca, c’est important.

. Sur les livres qui vont vers le lecteur et autres idées innovantes. A imaginer des « prêts de livres chez les pharmaciens, les coiffeurs, les docteurs… ». Une bibliothécaire de la salle : c’est fait pendant les deux mois d’été.

. Des choses aussi à ne pas faire, comme celle de mettre un piano, en disant aux gens « on ne joue pas».  Une bibliothécaire prend alors la parole pour expliquer que « cela a été fait à Fratellini (une des grandes bibliothèques de quartier à Angers du nom de l’artiste ‘Annie Fratellini’). Quand les enfants ont vu ça, ils se sont jetés dessus. Du coup, on a mis en place un programme d’éducation éducative. C’est un bon moment."                                                            

. L'accès des oeuvres. « Au Japon, n’importe qui peut exposer ses œuvres dans les médiathèques». 

 

Bibliothèque Toussaint, Angers, Plaquette   

. A prévoir une salle de travail, avec une bonne insonorisation, des boxes entre  4 ou 8 personnes, une cafétéria, avec du café, où l’on peut manger, parler, grignoter, rencontrer des gens. Pour ça, il faut de la place. Ce n’est pas facile à expliquer parce que d’une part on enlève des livres et d’un autre, on veut plus de place. Des BD aussi, c’est important, avec un espace Ados, un accueil des groupes, des espaces thématiques, avec une ambiance, des couleurs et des rayonnages différents à chaque fois, tout en renonçant au cloisonnement complet. Il faut une véritable mise en scène, avec au cœur un rayonnage ‘vie pratique’, des livres pratiques, où la cuisine aura une place particulière. C’est important la cuisine, on pend une casserole, ça sent les crêpes aujourd’hui… ». 

                                                   

« Le patrimoine pose problème. A cette question du directeur, Claude Poissenot répond : « On est mûr pour un monde sans histoire. L'accent est mis sur la définition de soi-même comme autonome fait de l'histoire quelque que chose qui peut apparaître comme un poids sauf à s'approprier certains moments historiques pour des raisons de trajectoire personnelle. On est alors dans autre chose qu'une histoire scientifique voire même collective au sens d'une appartenance abstraite.... On cherche alors dans le patrimoine des trucs qui vont résonner dans la tête de nos contemporains. Avec des questions par exemple, comme ‘que mangeait-on au début du siècle à Angers ?. Il y a des coups à faire avec le patrimoine : parler des questions d’aujourd’hui pour interroger le passé. Quant à ce qui restera en 2020, à coup sûr des livres de cuisine, de la fiction. Pour répondre, il faudra savoir ce que seront les Angevins à ce moment-là. »  

                     Bibliothèque Angers, Claude Poissenot, la Salle, 29.03.2012                                            

. La bibliothèque toujours à Toussaint ? « Cela pose la question de se demander si  Toussaint sera toujours Toussaint . Cela revient à se demander où habitent les gens, à connaître les réponses aux questions de la proximité avec le tram, du parking, de l’existence même de la voiture…La voiture vue comme « l’incarnation de l’autonomie, (seul-e) dans mon monde, ma musique, mes doudous ». « Il faut étudier le positionnement géographiques des gens qui viennent à la bibliothèque. Quand on saura, on pourra voir ». A retenir, que la bibliothèque a un caractère communautaire, municipal et départementalà la fois.   

 

. Les relations différenciées du lecteur avec la centrale et sa bibliothèque de quartier. « La réponse n’est pas simple. Dans sa bibliothèque de quartier, on aime s’entendre dire bonjour par la bibliothécaire, il y a la proximité, avec une taille ni trop petite, ni trop grande. A la Centrale, il faut un espace plus grand de 500 m2  au moins, avec des ambiances différentes. On apprécie d’être invisible et d’avoir des niches avec des ambiances différentes. »

. Les relations entre bibliothèques municipale  et universitaire. « Il y a des choses à faire car on sait que les étudiants ont des stratégies horaires en fonction des jours et heures d’ouverture ». Les ambiances sont différentes, les collections aussi…

. Un espace pour le jeu, les jouets au sein de la Bibliothèque ? Sa réponse est franchement oui. Au Québec, cela se fait.

. La Bibliothèque et sa relation à la ville.Un témoignage de la salle est apportée sur l’exemple de la bibliothèque centrale d’Amsterdam, qui est un élément phare dans la ville,  le paysage urbain, le port, avec un restaurant qui permet de voir la ville devant et l’intérieur de la bibliothèque de l’intérieur, comme sur le pont d'un navire, les lecteurs devenant eux-même intgralement paysage de ville.

Bibliothèque Toussaint, Angers, Extérieur, Proue du navire

. Les liens de la Bibliothèque avec les autres services, comme l’assistante sociale, Pôle Emploi ?… C’est une bonne idée, ça banalise la venue. On vient à la bibliothèque, pas voir l’assistante sociale. Un dialogue s’engage avec une personne de l’assistance qui cite le modèle anglo-saxon pour les personnes en difficulté. Le sociologue approuve et ajoute qu’on doit pourvoir y taper son CV.

Le rôle de la Bibliothèque. C’est sur ce point que va se greffer un temps fort qui marque d’ailleurs la fin de la soirée. Les questions de la salle ont conduit à ce moment de tension entre une vision traditionnelle élargie (et orientée quand même vers  le lecteur) et la vision très large du sociologue, qui ouvre au maximum la bibliothèque vers les gens, en faisait venir la ville et le monde dedans. 

Ce point de vue dérange, en particulier l’adjointe du Directeur de la Bibliothèque qui pose cette question: « que devient la maison de quartier dans cette hypothèse ? La Bibliothèque a son côté ‘noble’ ». La réponse de l’intervenant fuse : « oui et alors ? Il peut y avoir du tissage. C’est possible.». Le Directeur ajoute que « Toussaint assure 1 300 000 prêts. Les gens viennent pour les collections. On a déjà 17% de documents en moins. La question est « peut-on aller en dessous ? Les gens ont vraiment besoin de collections.» Pour son adjointe, « les collections de mémoire sont importantes ».

En réponse, l’intervenant précise que « c’est le côté muséal  de la Bibliothèque comme cela se passe en Lorraine, qui a conçu les ‘Trésors de Lorraine’ avec des documents d’avant l’industrie du livre. Le succès est considérable, tout comme d’ailleurs la grande exposition sur le Roi René qui a eu lieu ici à Angers. L’attrait pour les nouveautés ne doit pas être occulté, ainsi que l’offre pour le numérique. La demande est forte. Il faut faire les choses de façon progressive - 2012 n’est pas 2020 - et aussi en même temps conquérir des espaces ».  

Bibliothèque Toussaint, Angers, Vidéos & co

Pour suivre le chemin vers la Médiathèque municipale Toussaint,

19, rue Toussaint, 49000 Angers 02 41 24 25 50, 

 www http://bm.angers.fr/nos-bibliotheques/toufay/index.html  .

 

. Quelques infos sur l’activité de la bibliothèque, avec des informations - qui datent de 2007 - sur http://www.adbgv.asso.fr/index.php?page=detail&choix=49007 

 

. Claude Poissenot sur son blog :  http://www.livreshebdo.fr/weblog/claude-poissenot/23.aspx?date=01/02/2012 et sur son site collaboratif http://penserlanouvellebib.free.fr/

. «  Usager » est, pour ma part, un terme que j’ai cherché volontairement à ne pas utiliser, tant il me semble réducteur et vise une attitude passive.  A chaque fois que le mot était prononcé, je pensais aux usagers du gaz. Pourquoi le gaz, je l’ignore ! Si j’habitais en région parisienne et que je travaillais à Paris, j’aurais pu désigner un autre service public. Dans le cas d’une bibliothèque, le lecteur, l’amateur, l’habitué, le découvreur, le touriste… est l’un des deux premiers co-acteurs de la bibliothèque, celui sans qui il n’y aurait littéralement pas ou plus de bibliothèque, celui qui fonde la légitimité de l’institution. 

. *Précisions EP : . n° 1 ( …) Sont placées entre parenthèses quelques mots d’explication ou de commentaire de ma part, pour les distinguer de ce qu’a dit le sociologue. n° 2 Ce texte n’est pas un compte-rendu au sens propre. Les questions par exemple n’y figurent pas. Par contre, je restitue des éléments de réponse de Claude Poissenot qui enrichissent la teneur de ses propos. 

. Photos EP prises à Toussaint lors de l'intervention et le surlendemain, avec une belle lumière, à voir dans l'album-photos "Angers", dans le sous-fichier "Angers2"  .  

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