En quelques mots...

Elisabeth Poulain
Elisabeth Poulain est docteur en droit et a longtemps exercé dans l'enseignement supérieur et la recherche sur les questions de commerce, de marketing et d'enjeux internationaux. Auteur de nombreux ouvrages, elle choisit de porter un regard analytique sur le système qui nous environne, en montrant les liens de connexion qui le sous-tendent.

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Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 18:50

Un recours absolument nécessaire à Boileau « de l’art poétique » (1674)  d’abord pour vous mettre en forme et parce que c’est toujours excellentissime et plein d'humour:

 

Avant donc que d'écrire, apprenez à penser (Chant I)

Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,

Et les mots pour le dire arrivent aisément. (Chant I)  

 

Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage,

Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage,

Polissez-le sans cesse, et le repolissez,

Ajoutez quelquefois, et souvent effacez. (Chant I)

AbbayeDeFontevraud-Plindenbaum-Wikipedia 2011 

Mon titre ensuite

Il paraît vraiment compliqué. Il l’est quand même un peu, malgré toutes les précautions que je prends. Pour bien faire il me faudrait au moins trois lignes pour exprimer ce que je veux faire sans dénaturer mon propos. Essayons quand même ! 

«  Le trouble mental induit par l’application de la segmentation binaire renforcée par la présentation en couple antinomique, par l’exemple de l’Abbaye de Fontevraud, selon les propos de Jacques Dalarun, historien médiévaliste renommé, dans le cadre du Musée éphémère de cette Cité idéale.»

 

La technique de la segmentation binaire

Elle consiste à présenter toute question sous un aspect dual, en identifiant des ensembles les plus  homogènes  possible pour arriver à voir plus clair. A deux sous-ensembles, on voit plus clair …. C’est une façon simple d’établir un ordre qui établit une hiérarchie,  valable pour des idées tout comme pour des personnes. S'il s'agit de personnes, une des conséquences est la  création d’une  frontière entre elles puisqu’on peut opposer chacune des parties à l'autre, alors qu'elles ne le sont pas forcément. Elles peuvent tout aussi bien être complémentaires dans d'autres domaines.  

 

La technique du couple antinomique

La segmentation binaire ne saurait pourtant suffire à peaufiner la hiérarchie d’une société ordonnée. Encore faudrait-il expliquer pourquoi, il est signifiant d’être un homme par rapport à une femme par exemple. Il faut donc utiliser une autre technique. C’est celle du couple antinomique qui va renforcer le sens de ce positionnement en deux parties comme dans un court de tennis, avec au milieu le filet en frontière, avec la présentation en commençant par le plus positif par rapport à ce qui ne l’est pas ou moins. Une déclinaison : riches/pauvres, beaux/moches, grands/petits, blancs/ autres, français/étrangers, d’ici/d’ailleurs, bien-portants/malades, homme/femme… La seule exception que je connais porte sur les jeunes face aux vieux parce que ceux-ci  prônent un jeunisme quasiment éternel. 

AbbayeDeFontevraud-Cloître-Nono vif-Wikipedia 2011

L’interview de Jacques Dalarun, historien médiévaliste, relative au concept de Cité idéale basée sur l’ordre, incarné par Robert d’Arbrissel, fondateur de l’Abbaye de Fontevraud

Le chercheur était  interviewé sur l’histoire de l’Abbaye de Fontevraud en Maine et Loire (Maine et Loire, 49) le plus grand monastère féminin de l’histoire de France, dans l’arrière-pays de Saumur, fondé par Robert d’Arbrissel en 1101. Le journaliste de la Lettre de l’Abbaye de Fontevraud,  éditée par le Centre Culturel de l’Ouest dont la Région Pays de Loire est le principal contributeur financier, l’interroge sur sa conception de la Cité idéale. Au Moyen-Âge, les théoriciens opposait la cité des hommes (sans majuscules) à la Cité de Dieu. L’abbaye dans cette conception « préfigurait la perfection à venir ». Plus qu’une cité, ce qu’elle n’était pas, l’Abbaye était conçue comme une citadelle abritant des élus de Dieu contre les tentations du monde terrestre :

 

«  La révolution de Robert d’Arbrissel en 1101, c’est de faire de Fontevraud le miroir intégral de la société : hommes et femmes, nobles et non-nobles, jeunes et vieux, bien portants et malades, clercs et laïcs, vierges et continentes. Fontevraud c’est un monde quadrillé par couples antinomiques qui ouvre à tous et à chacun une voie possible vers le salut, sans exclusion. »

 

Les avantages

Cela permet d’aller vite et d’être aussi vite compris des autres qui font de même de leurs côtés. On est un homme ou une femme. Si on n’est pas l’un, on est l’autre. Toutes les statistiques reposent sur cette segmentation duale. C’est  oui/non. Le raisonnement en couple antinomique renforce l’efficacité du système de hiérarchisation. Entre les deux, il n’y pas de réponse possible. Pas de salut pour ceux qui ne peuvent, ni ne veulent se laisser enfermer entre les deux, puisque le refus de répondre n’est pas pris en compte, tout comme le vote blanc n’existe pas en France. 

 

Le trouble

Il provient de l’absence de liberté pour celui qui raisonne autrement, avec plus de critères et/ou dans un autre environnement culturel. L’ordre recherché pourrait ressembler à un enfermement mental aliénant. Reprenons le classement de Jacques Dalarun. L’élément positif est cité en premier. C’est sur lui, qu’on se cale pour désigner tous les autres. Continente au Moyen-Age désigne une femme qui a déjà connu un homme, comme les veuves, les femmes chassées de chez elles ou qui s’enfuient, les prostituées… 

 

Homme – Femme

 

Nobles – Non Nobles

 

Jeunes – Vieux

 

Bien portants – Malades

 

Clercs – Laïcs

 

Vierges – Continentes 

 

Le commentaire de l’historien

« C’est un  monde quadrillé par couples antinomiques, qui ouvre à tous et à chacun une voie possible vers le salut, sans exception.» C’est pour lui une avancée notable puisqu’il n’y a pas exclusion. Présentée ainsi en raison de la faible place accordée à l’interview, cette affirmation a de quoi laissé pantois. J’ai donc cherché à en savoir un peu plus sur Jacques Dalarun, qui a beaucoup travaillé sur le sujet, en particulier sur le rôle prééminent accordé aux femmes de haute naissance à Fontevraud.  

 

La mère abbesse, chef et général de l’ordre, avait le pouvoir de diriger la communauté des femmes et celle des hommes. Elle n’avait de compte à rendre qu’au pape dans le domaine spirituel et au roi de France dans le temporel. Selon l’historien, les moines étaient vraisemblablement plus sensibles au lignage royale qu’à la volonté de respecter les principes de vie de Robert d’Arbrissel concernant le gouvernement par des femmes bien nées d'un véritable petit Etat.

 

Quant à Robert d'Arbrissel, son intention fut au départ de rassembler, sans chercher aucunement à établir une hiérarchie. Chacun pouvait venir à lui, sans classement préalable. Les autorités religieuses furent très sensibles à ce qui pour eux était un puissant facteur de désordre, une véritable menace contre l’autorité dans la société puisqu'on était conduit à critiquer des puissants devant des gens de petite condition. Robert d’Arbrissel prit en compte cette admonestation et commença à construire sa 'cité idéale', en remettant l’ordre au cœur de son projet, en séparant les hommes d’un côté, les femmes de l’autre, les nobles des non-nobles, les vierges des prostitués… Vous connaissez les clivages faits à chaque fois.  

Fontevraud sous-sol-Nono-vif-Wikipedia

L’étonnant dans cette histoire

 La présentation du monde en couple antinomique conduit à une association évidente entre l'homme, le noble, le jeune, le bien-portant, le clerc et la vierge. Un tel déterminisme serait garant de l'ordre. C'était vrai au Moyen-Age, tant il est vrai, dit l'historien, que cette époque là aimait "la nomenclature". La question se pose de savoir si aujourd'hui l'influence très forte du marketing fondé sur la segmentation, couplée avec l’explosion du raisonnement numérique avec l’informatique, ne renforcent pas encore ce type de classification.

 

Pour suivre le chemin de Fontevraud

. Y aller et avant, lire l’article de Wikipedia sur Fontevraud

. Interview de Jacques Dalarun, historien, à voir dans La Lettre de l’Abbaye de Fontevraud, avril 2010 n° 12, le Musée éphémère, Robert d’Arbrissel

. Voir  la présentation de sa recherche « Dieu changea de sexe, pour ainsi dire. La religion faite femme. XI-XVè siècle » Fayard sur    http://www.irht.cnrs.fr/publications/religion-faite-femme.htm. Le début du titre reprend intégralement la citation de Michelet « Dieu changea de sexe, pour ainsi dire… »

. Lire aussi une sélection de son ouvrage « Robert d'Arbrissel et les femmes ». In: Annales. Économies, Sociétés, Civilisations. 39e année, N. 6, 1984. pp. 1140-1160. Voir plus spécialement les pages 1145 et 1146 en ce qui concerne la menace contre l’ordre établi.  

doi : 10.3406/ahess.1984.283125

url : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ahess_0395-2649_1984_num_39_6_283125

. Photos Wikipedia, avec mes remerciements aux contributeurs 

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Interculturel
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Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 17:39

Marseille, La Cité radieuse, Le Corbusier, le Toit-Terrasse

Faites un test pour essayer de voir où vont les touristes japonais. En dehors de Paris bien sûr parce que là, il vous sera bien difficile, à moins d’être un spécialiste de l’Extrême-Orient, de distinguer un Japonais d’un autre Asiatique. Mais à Marseille, c’est plus facile. Il vous suffit de vous rendre à l’immeuble construit par le célèbre architecte selon ses plans révolutionnaires pour l’époque et qui le sont restés. On y trouve bien sûr des Français - une tribu à laquelle j’appartiens - et des visiteurs étrangers. Parmi ceux-ci, le groupe le plus important est constitué par les Japonais. C’est amusant de découvrir qu’on vient de l’autre bout du monde pour voir cet immeuble « en vrai », au-delà des mots et des photos. Pour sentir l’atmosphère de cette « Cité radieuse », qu’a voulu faire un homme préoccupé de traduire sa vision d’une certaine vie communautaire dans un cadre architectural fonctionnel. Dans la rue, par contre je ne suis pas sûre que tout le monde sache que cette barre au pied duquel on passe tous les jours est une référence dans le monde entier.

Blog 2011.05.21 Marseille 019

Le rapport à l’espace

Que les Japonais soient sensibles à l’innovation que Charles-Edouard Jeanneret Gris, dit Le Corbusier, a su traduire en architecture, dans l’urbanisme, le mobilier, en philosophie de vie, on peut le comprendre. Ce précurseur architecte-urbaniste-philosophe - suisse de naissance - a mis en pratique ses grands principes révolutionnaires pour adapter l’espace à habiter au vivre tant individuel, familial que collectif. Un de ses grands principes est que l’homme ne doit ni gâcher l’espace dont il dispose, ni se priver de bénéficier de l’apport très positif d’un espace conçu pour lui, en tant que membre d’une unité familiale, en lien avec les autres. Bien avant tout le monde, Le Corbusier a parlé de densification de l’espace, d’espaces communs, de choix de vie mixte collectif avec des temps privatifs, d’épanouissement dans un cadre communautaire, avec des moyens financiers accessibles à un grand nombre.

Il a apporté une nouvelle vision d’un rapport entre l’homme, l’habitat et l’urbanisme, entre l’homme, l’espace et le temps, avec toujours une attention très particulière la dimension pratique des grands principes philosophiques de vie, un regard rigoureux et exigeant sur la vie quotidienne  et une volonté de comprendre le monde, sans se laisser enfermer dans une culture donnée. C’est pourquoi il a voulu réaliser des projets dans différents pays, en Allemagne, Belgique, France et en Belgique. Au Japon, il a construit le Musée national des Beaux-Arts de l’Occident  à Tokyo en 1955.

Ce qu’on connait moins, c’est la forte dimension artistique de cet homme global. Il était aussi un grand peintre, un dessinateur qui utilisait le papier collé. Ses sculptures sont autant connues que ses émaux, ses estampes et ses tapisseries.

Marseille, Cité radieuse, Le Corbusier, le Toit-Terrasse

Le bâtiment

C’est une grande barre construite sur pilotis pour permettre le passage par-dessous entre les jardins ouverts à tous qui entourent le bâtiment situé au 280 boulevard Saint-Michel. Les 337 appartements sont conçus en duplex de façon à recréer la structure d’une maison, à l’exception des studios. Ils sont disposés de part et d’autre des rues que forment les grands couloirs qui permettent d’accéder aux logements à partir du plot central où se trouvent les ascenseurs et les escaliers. Des espaces communs sont prévus pour faciliter la vie collective axée autour de la formation et de la réflexion et l’accès à des magasins – il reste encore une librairie – et maintenant des bureaux à la place.

« Cité radieuse » pour Le Corbu, Monument historique en France depuis 1995

C’est l’une des cinq unités d’habitation qui existent ;  quatre sont situées en France et une en Allemagne. Marseille est la première à avoir été construite en 1952. Suivront Rezé près de Nantes en 1955,   Firmini près de Saint-Etienne en 1963, Briey en Forêt (non loin de Thionville) en 1965 et Berlin en 1957. La « Corbusierhaus » (maison de le Corbusier) fut classée monument historique en 1993, deux ans avant la France, ce qui a accéléré le classement en France. L’architecte renia la paternité de cet immeuble en raison des modifications profondes apportées à son projet pendant la construction, à la demande de la ville. 

La philosophie de Le Corbusier face au temps

Blog 2011.05.21 Marseille 022

. A Marseille, l’immeuble est maintenant réservé à une classe sociale urbaine, qui appartiendrait plutôt à celle des Bo-Bo (Bourgeois-Bohêmes), qu’aux membres de la classe modeste-moyenne visée par le précurseur. Les coopératives immobilières ont été interdites par la loi en France en 1971, ce qui a mis fin au démarrage qui avait été vécu avec difficulté. Les voisins ne furent pas tendres non plus. Pendant longtemps, on désigna cette création sous la peu glorieuse appellation de « l’immeuble du fada » (le fou en provençal).

. A Berlin-Est, la ville d’emblée fit un autre positionnement en matière de choix des habitants : plutôt des célibataires que des familles, dans des studios plutôt que des appartements…Il n’y avait pas de magasins non plus pour mieux valoriser le m2, un concept commercial qui ne fonctionna pas non plus durablement dans les autres unités en France.

. A Nantes, le temps ne fut pas tendre avec l’immeuble. Des malfaçons lors du coulage du béton à la construction dégradèrent en profondeur l’image et la réputation de l’immeuble de Rezé. Consciente de ces problèmes, la ville fit de gros efforts couronnés de succès pour réhabiliter le site et restaurer sa réputation. 

Plus que ces raisons qui se sont cumulées dans le temps, c’est surtout l’avènement de la société de consommation et la revendication individuelle du « tous pour soi » qui mirent fin à toutes les tentatives réelles de volonté de vivre avec les autres en s’éduquant les uns les autres, entre catégories sociales différentes. Les conférences du début n'eurent pas de suite ; la formation après le travail fut remplacée par les achats en grande surface à partir de 1960. L'absence d'entretien des parties communes fut également un gros problème. 

. Quant à Firminy, elle est certainement la ville qui a été la plus constante dans le regard toujours très positif porté sur la présence sur son sol de l’ensemble Le Corbusier. Une des raisons fut l’amitié durable qui avait lié l’architecte et  Eugène Claudius Petit, maire de Firminy, Ministre de la Reconstruction en France de 1948 à 1953. Les deux hommes s’étaient rencontrés en 1946 aux Etats-Unis. Le maire fit appel à lui pour compléter le nouveau quartier de sa ville, Firminy-Vert. L’architecte inséra  ses propres créations dans ce projet déjà réalisé encore plus global. Il réalisa d’abord un pôle culturel et sportif, puis une église et trois Unités d’Habitation.

Marseille, La Cité radieuse, Le Corbusier, le Toit-Terrasse

Pour en revenir à Marseille, la Cité radieuse est depuis longtemps un élément fort du patrimoine culturel à portée mondiale de la ville. C’est certainement l’immeuble qui a le mieux vieilli. Il n’est pas vieux, il a son propre style, une identité forte. La puissance de ses fondations sur pilotis en témoigne, tout comme l’entretien et la propreté du lieu. Un gardien au rez-de-chaussée assure la sécurité. Tout est accessible, les rues d’habitation, la librairie, l’hôtel où l’on peut séjourner à des prix raisonnables si on considère la situation, le restaurant gastronomique et surtout, surtout le fabuleux toit-terrasse avec des vues exceptionnelles sur Marseille et des ‘vrais’ petits enfants qui se fichent comme du quart de patrimoine culturel en s’ébattant bruyamment et joyeusement dans l’eau de la piscine, en haut au 7è étage. Une anecdote, la rencontre très plaisante faite dans l’ascenseur, juste avant d’arriver en haut, avec des jeunes parents accompagnés de leurs enfants en maillot de bain et tongs et qui se sont précipités comme des petits diables vers l’eau!

Pour finir, une seule citation du Corbusier: « Il faut bâtir la ville dans le soleil, il faut la bâtir dans la lumière. Il faut la bâtir avec la nature retrouvée autour des villes. Cela commande notre urbanisme. Il faut la construire avec dignité et cela commande notre architecture. Il faut la construire dans la simplicité puisque nous sommes pauvres. »  Cette citation figure sur l’écran d’accueil du site de Firminy.

Marseille, La Cité radieuse, Le Corbusier, les pilotis

Pour suivre le chemin

.  Aller dormir à l’Hôtel le Corbusier http://www.marseille.com/hotel-le-corbusier-marseille/comment-page-1#comment-778

. Ou y aller juste pour voir la vue de là-haut  surhttp://www.marseille-citeradieuse.org/cor-cite.php?zotable=tabcmsv1_cms&zotype=accue&zopage=cor-site&zogra=Le%20Concept&zogrb=&zogrc=&zopcles=&zohaut=800&zolar=800&zocols=1&zocarti=ffffff&zofonti=b51a13&zopafond=&PHPSESSID=00db9d368330e60b503a124d33ffc4e3

. Voir le site de Firminy sur http://lecorbusier.ville-firminy.fr/page.php?nIdPage_PM=49

. Les règles de base du nombre d’or sur  http://fr.wikipedia.org/wiki/Nombre_d%27or

. Les grands principes du modulator sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Modulor

. La suite de Fibonacci avec de beaux dessins de lapins sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Suite_de_Fibonacci

. Par curiosité, découvrir le musée à Tokyo sur http://www.fondationlecorbusier.fr/corbuweb/morpheus.aspx?sysId=13&IrisObjectId=4990&sysLanguage=fr-fr&itemPos=40&itemSort=fr-fr_sort_string1%20&itemCounhttp://lecorbusier.ville-firminy.fr/page.php?nIdPage_PM=49t=78&sysParentName=&sysParentId=64

. Photos EP, à voir dans l'album Marseille sur ce blog

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Interculturel
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Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 17:34

C’est un petit château féodal rond comme une bille, comme une île, qui surgirait d’une prairie bien verte. Elle est pourtant bien entourée d’eau, comme l’est toute île qui se respecte. Avec ses huit tours reliées entre elles par un mur d’enceinte maintenant un peu abîmé par le temps, le château montre sa volonté de se défendre contre l’ennemi venu de la terre ou de la mer accessible dans les temps anciens dans les deux sens par la Vie, la rivière qui se trouve à 2km au sud du château. Les premières traces d’enceinte datent en effet de l’époque préhistorique.

Commequier Château-Horizons Vendée

Des restes de murailles plus tardives ont été mises à jour lors des recherches menées au début du XXè siècle. Quant au bâtiment lui-même, un premier château, le château baronnial des Tours, fut édifié au Xè siècle sur le site. Sur ses fondations fut érigé ensuite le Grand Château fortifié à la fin du  XV siècle. Commequiers à cette époque troublée était  une ville fortifiée pour se protéger contre les désordres des guerres de religion. Les seigneurs du Bellay, une grande famille d’Anjou à laquelle appartint Joachim du Bellay, en étaient alors propriétaires. Le XVIIè siècle fut fatal au château après sa vente  par les Du Bellay à la famille protestante des de La Trémoille en 1627. Un an plus tard, le château fut en effet détruit sur ordre de Richelieu. Il ne joua aucun rôle défensif dans l'histoire.

Le renouveau

Commequier Château-Photo noir et blancAu début du XXè siècle, le château n’était plus que des ruines cachées sous une végétation d’autant plus exubérante qu’elle poussait  librement depuis fort longtemps. Le lierre faisait éclater les murs, l’eau avait depuis bien longtemps déserté les douves qui en avaient même perdu leur forme. Il ne restait que des courbes et des amas de pierre jusqu’au moment où commencèrent des longues recherches historiques à l’instigation du Dr Baudouin qui permirent de mettre en lumière la longue histoire du Château de Commequiers. Les ruines furent classées en 1927 à la demande du docteur. Commequiers-Chateau-Vu du ciel avant débrousaillement

Le lierre fut contenu.  Les douves furent recreusées et remises en eau en 1966 grâce  au propriétaire d’alors M. S. Beyer. Des fouilles à l’intérieur permirent de mieux comprendre l’histoire du château,  en parallèle à celle des seigneurs de Comméquiers. La commune  a racheté l’édifice en 1976 et contribue depuis lors à l’embellissement des abords du château pour faciliter la promenade. 

Et c’est ainsi que

Dans le magazine d’Horizons Vendée 20 ans, j’ai découvert le château sur une vue aérienne qui en fait ressortir sa rondeur  de petite île posée sur l’eau sur un fond de prairie bien nette. Sa forme parfaite de château de conte de fées fait complètement oublier sa fonction défensive. On ne voit vu du haut que sa perfection de forme au soleil couchant.

Après des recherches sur le net, j’ai découvert de très belles photos prises à hauteur des douves par un professionnel, Didier 85. Cette fois-ci, c’est une autre ambiance que j’ai appréciée : on y voit l'austérité et la densité de la pierre. On sent une atmosphère intense de lutte contre le temps.

Commequiers-Chateau-Didier85-Photos

L’histoire de ce petit château m’a été conté par Commequiers.net un blog sur lequel j’ai pu suivre une bonne part de la vie des seigneurs du lieu et de celui du château. Le dossier-photos est passionnant. On y voit comment des ruines peuvent reprendre vie grâce à l’effort de beaucoup de passionnés, comme Jacques Léonard.

Pour suivre le chemin

. Horizons-Vendée verte-20ans, à voir sur www.vendee-tourisme.com

. Aller à Commequiers, http://www.commequiers.com/

. Voir le site de photos http://didier-85.over-blog.fr/

. Retrouver toute l’histoire du site, dont Jacques léonard assure le contact, avec beaucoup de photos sur http://commequiers.net/Commequiers-chateau.htm

. Photos avec mes remerciements aux différents contributeurs, à voir dans l'album-paysages.

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Interculturel
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Vendredi 23 décembre 2011 5 23 /12 /Déc /2011 16:32

Pour les fêtes   Petites Maisons-Caves à vin-Entre-deux-Monts, Rivière sur Tarn

 

 

 

Rivière s/Tarn, Entre2Monts, Village des maisons-caves à vinJe vous offre un rêve de vigneron, qui se situe dans l’Aveyron, à Entre-deux-Monts, en montant à partir de Rivière sur Tarn. C’est un hameau entier de caves à vin qui sont de vrais petites maisons. Elles en ont la forme avec des murs, un toit et une porte seulement. Les plus grandes ont deux pièces mais pas de fenêtre pour autant. Construites sur la roche, elles en ont la couleur ; elles en ont l’odeur et le goût car chez elles, tout est pierre, à part  le bois de la porte, de la charpente et celui des tonneaux qu’elles contiennent.

          

    Ce sont des dures de dures, des résistantes aussi. A part le vent qui souffle en haut du col et la neige l’hiver, elles n’ont pas d’ennemis. Construites en pierre sèche, elles reconnaissent à la montagne sa primauté. Elles ne la contestent pas ; elles l’a confortent au contraire. Pour réduire la prise au vent, elles sont regroupées en lignes discontinues pour coller au terrain et réduire la portée des toits avec seulement une charpente individuelle pour le porche qui se greffe sur la charpente principale.  

 

Des sentiers, avec des escaliers pour les vignerons et des coulées pour faire passer le matériel et les Rivière s/Tarn, Village des maisons caves à vin, montéebouteilles, permettent d’aller de porche en porche. Les grands foudres (tonneaux) étaient assemblés sur place. Il en reste un sur place. Sa présence interpelle toujours autant les visiteurs avec cette question : "mais comment avaient-ils donc fait pour passer la porte ?" Vous connaissez la réponse.  

 

Ces petites maisons avaient une fonction bien particulière. Elles faisaient office de chai et de cave depuis les premières édifiées au cours du XVIIIè siècle. Elles présentaient un intérêt très particulier grâce à leur iso-thermie quasiment constante.  De cette façon, le vin fraîchement pressé pouvait vieillir sans à coup thermique du à la chaleur de l’été. Depuis la prise de conscience de leur grand intérêt patrimonial, elles sont maintenant  une des attractions majeures du tourisme local. Le vin y est cultivé depuis l’Antiquité. 

 

Voilà mon premier ‘cadeau’ pour les fêtes de Noël et de Nouvel An,  un village de caves, dans un paysage magnifique, au col Rivière s/Tarn, Entre2Monts, Village de maisons-vaves à vin, tonneauentre deux vallées, qui se traduit par une dénomibation superbe « entre deux monts » . Vous ne m’en voudrez pas, j'en suis sûre, de grouper les deux, si non ce serait un peu tard  pour Noël!  

Pour suivre le chemin

. La commune de Rivière sur Tarn, à voir sur http://www.rivieresurtarn.fr/Histoire-et-patrimoine.aspx

. L’association de Sauvegarde des Caves Entre Deux Monts  (Bernard Maury, président) a mis en ligne une présentation historique détaillée du site sur  http://patrimoni.macarel.net/node/23

. Lire la plaquette (ancienne) des « Vins d’Aveyron » de la Fédération départementale des Vins (de Qualité) d’Aveyron, 12026 Rodez cedex 05 65 73 79 01

 Rivière s/Tarn, Villages des maisons caves à vin, un des 2 monts au fond

. La visite des « caves » s’inscrit dans la route des vins d’Aveyron animée grâce aux vignerons et aux bénévoles passionnés de patrimoine. Elle permet de faire découvrir cette partie de la vallée du Tarn autrement grâce à des sites uniques et aux vins d’Aveyron. Une bonne nouvelle ne venant jamais seule, depuis le 19 mai 2011, ces vins de qualité font maintenant partie d’une AOC qui regroupe les vignobles Côtes de Millau, d’Estaing, d’Entragues et du Fel.    

 

. Aller au Domaine du Vieux Noyer,  ‘Passion Vin-Paysan-Vigneron’, ou vous pourrez retrouver les vignerons qui sont en train de se convertir au bio, Bernard et Carmen Portalier et Ludovic Bouviala, 05 65 62 64 57, au lieu dit ‘ Boyne’ près des ruines du Château de Peyrelade, Rivière sur Tarn, sur http://www.vins-aveyron-lozere.fr/6-2

 

. Photo n° 1 extraite de la plaquette des vins d’Aveyron. Son auteur est le président de l’Association Arts et Loisirs de la commune, Jean-Louis Abriol, avec mes remerciements. Photos suivantes EP, prises au cours de la visite avec le vigneron que vous voyez ici à gauche. La dernière photo est prise sur le parking devant chez Bernard Portalier.  Rivière sur Tarn, Vue sur le vallée de la vigne du Vieux Noyer

 

 

 

 

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Interculturel
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Dimanche 11 décembre 2011 7 11 /12 /Déc /2011 17:12

La sur-représentation de la Tour Eiffel

Tour Eiffel, galerie marchande, provinceJ’en vois partout. Il est vrai qu’à partir du moment où on a pris conscience de cet envahissement visuel,  le déclin du symbole semble s’annoncer. Est-ce vraiment le cas ? Les entreprises qui utilisent sa silhouette plus ou moins exacte le savent bien. Elles surfent sur ce trop de trop, comme on accroche encore un wagon à une locomotive qui en tire déjà beaucoup. Puisque ça marche, pourquoi ne pas continuer? C'et ce que montre la devanture de ce magasin dans une galerie marchande.

 

C’est ce que fait aussi par exemple France 2 dans son édition du 20 heures avec une photo sur-colorisée censée peut être montrer la beauté de Paris la nuit ou plutôt la puissance de la ville, siège de tous les pouvoirs.

 

On comprend qu’en 1960, l’image de la Tour était un symbole de l’aura de la puissance de Paris en France. Quand on  était parisien ou parisienne alors, on était un peu plus « haut perché » que d’autres quand on « descendait » en province. Le langage est terrible parce qu’il est révélateur. Utiliser actuellement l’image de la Tour est toujours une façon de bénéficier non seulement de sa renommée mondiale mais aussi de celles de grands annonceurs qui depuis des années ont ancré son image dans l’univers du luxe féminin encore le plus souvent.

Tour Eiffel, Yves Saint-Laurent, Lunettes

Yves Saint-Laurent recourt à la Tour pour des lunettes (de soleil) de nuit sur fond du Ier et second étage qui rutile en doré sur fond de nuit noir. Nina Ricci utilise plus classiquement une tour scintillante d’or brillant de lumière avec l’Opéra en or mat en arrière-plan pour pousser son parfum couleur or miel « Love in Paris » sur fond rose mauve. Ces deux exemples tirées d’Elle datent de 2005 - 2006.  En point commun, ces deux publicités se partagent une certaine vision de la nuit. Le jour, la situation est plus composite.

La Tour le jour, un grand bazar visuel

Elle est partout, d’autant plus logiquement que sa reproduction est maintenant clairement libre de droit. On va donc la retrouver sur de très nombreux supports si variés qu’on si perd. On peut l’acheter en papier en forme de panneau haut et étroit à coller sur les murs des appartements, en grand bibelot en fer gris ou rouge à poser par terre ou sur un meuble, reproduit sur des coussins ou directement sur le fauteuil, en arrière plan de publicité pour des  parfums chers ou des vêtements bon marché, pour vendre des chaises « bistrot » posées sur un balcon d’où on voit la Tour, directement  associée à Paris ou à la France, assortie en couple  avec Big Ben, en forme de porte-clé en cuir offert lors de réunion internationale de travail à Paris, sur une publicité de la marque de bière 1664, en boîte de métal contenant des biscuits à acheter chez Conrad Shop ou chez Total dans des grandes aires d’autoroutes touristiques … Elle fait le plaisir des enfants  en briques Lego à assembler et des adultes en puzzles à son effigie. 

 

Tour Eiffel, Nina Ricci, Parfum Love in ParisLe passage du millénaire nous a fait re-découvrir la Tour, comme égérie d’une ville où la vie  semble si facile. Depuis lors, son succès n’a pas faibli. En 2006, Christine Bottero-Lhardit, une journaliste de ELLE (21.11.2005), avait répertorié 20 objets utilisant l’image de la Tour Eiffel,  membres de cette grande famille hétérogène qui met sur le même plan le bon et ce qui l’est moins. Elle avait soigneusement évité de citer les grandes marques de parfum qui font régulièrement de la pub dans son journal et les autres magazines féminins. C’est pourtant à la publicité française d’abord que la Tour doit son succès, bien avant les touristes. 

 

A quelques semaines de 2012, le score est au moins aussi varié et la moisson presque aussi riche. Les marques ont changé. Le bon goût est parfois absent comme pour cette bouteille de Fine Cognac Deribaucourt en forme de Tour Eiffel visiblement faite pour l’étranger.

 

La Tour, la nuit, comme une île

Elle prend encore plus de force. On oublie ce qui l’entoure. Elle Tour Eiffel, Beaux Arts Magazine, Loustalest un phare qui attire et qui neutralise tout ce qui est à côté et en dessous. Elle seule est capable de défier les éléments, comme  Beaux Arts (avril 2011) qui montre en couverture une version du dessinateur Loustal d’une Tour Eiffel éclairant le monde à partir de son rocher entourée d’eau comme une île. 

 

Sur une autre photo ancienne, on la voit dirigeant son rayon bleu sur la ville  assombrie striée de petits rayons bleus. C’est sa dimension magique que ce  La Tour Eiffel et la foudre.PHoto d'un amateur-20110905PHOWcliché d’un amateur reproduit en 2011 par la sélection photos du Figaro.  

 

La Tour verte

Elle continue à  attirer les photographes amateurs, les professionnels, les cinéastes qui vont jouer avec ses lignes terriblement graphiques.. Elle ne fait que devancer le projet actuel de la végétaliser du haut en bas. Sa structure pourrait, selon les concepteurs, porter sans problème  le poids supplémentaire du sur-habillage contenant poches de terre, plantes et réseaux d’eau !    Tour Eiffel végétalisée-Batiweb-2011.12.02

 

Une autre version verte est celle choisie par The Good Life d’une carte d’Europe verte très développement durable pleine page de Khuan +Ktron. On y voit un circuit européen des grands noms de l’automobile avec par exemple Aston Martin, Jaguar et Triumph comme capitales au Royaume-Uni, Porsche, Audi, BMW et Mercedes Benz pour l’Allemagne…Pour la France et la Belgique, en l’absence de ces grands noms qui font rêver les hommes, c’est la Tour Eiffel qui est choisie pour meubler, l’Atomium pour la Belgique… 

La Tour et l’eau 

La plus jolie publicité récente pour un salon est une composition photographique  choisie pour le dernier Salon Piscine et Spa de décembre 2010 à Paris, Porte de Versailles. Son titre « venez, rêvez, plongez »  avec la Tour dans la brume au lointain. De Paris, il ne reste rien, si ce n’est qu’une ligne de Tour Eiffel, Affiche salon piscine, spa, 2011colline dans une brume bleutée légère.  Seule se détache la fameuse silhouette dans le fond au dessus de la tête de la jeune femme allongée au bord de l’eau de la piscine au bord de la Seine. En comparaison, la photo prise sur un pont avec la Tour entourée d’arbres dans sa partie supérieure gauche pour la Paris Design Week (12-18 septembre 2011) paraît bien convenue.  

La Tour de photographes en noir et blanc

Les grands photographes se sont bien sûr intéressés à la Tour, s’inspirant peut-être de la fascination exercée par la célèbre photo de Charlie Chaplin et les aiguilles de l’horloge dans les Temps modernes (1936). Une photo est particulièrement célèbre. C’est celle intitulée « le peintre de la Tour Eiffel » prise par Marc Riboud qui a utilisé de façon formidablement réussie le triangle composée par les poutrelles (1953).  Jean Larivière, un photographe de mode qui a trTour Eiffel, Salon FIAC 1994availlé pour Elle,  à son tour, a su jouer avec les poutrelles pour son album « la Tour Eiffel à Etretat » (août 1997). Il a choisi le croisement des poutrelles pour mettre en ligne géométrique une jeune mannequin habillée de blanc pour faire contrepoint au noir des poutrelles. En 1994 –8-16 octobre-, l’exposition organisée par la FIAC à l’Espace Tour Eiffel Paris-Quai Branly utilise pleinement les contrastes noir et blanc, pleins et ajourés de la Tour (Beaux-Arts Magazine n° 126 septembre 1994). 

Des versions d’illustrateurs

C’est le cas d’une couverture de Michel Boucher pour un livre de promenade sur « Paris inattendu ». L’ombre du promeneur est une Tour Eiffel simplifiée qui avance avec lui sur le trottoir. Tour Eiffel, Michel Boucher dessin couvertureD’une façon amusante, Michel Dansel, l’auteur, ne la cite pas. Elle est trop connue pour l’inspirer (Hachette). Pour compenser, deux autres dessins utilisant la Tour sont insérés dans le guide: on y voit une vache qui a deux tours en guise de     corne et surtout une statue de la liberté avec un soche mâtiné de tour.   

 

D’autres comme Pomme Y alignent les monuments de Paris en noir et blanc pour mieux jouer le contraste dans une auto-pub pour se faire connaître. C’est un studio de retouche de photo implanté à Paris, Londres, Tokyo et New York. Leur Tour est volontairement kitch pour mieux se faire repérer. 

La Tour souvenir

J’ai deux  clichés qui me restent sur la rétine.

 

. Le premier très réussi est un portrait d’une inconnue prise par un amateur dans les années 50 sur le pont de Bir Hakeim, qui même du Palais de Chaillot rive droite à la rive gauche  où se trouve la Tour Eiffel. C’est une photo carrée en noir et blanc oubliée par une dame âgée sur le comptoir d’un magasin en province comme on dit quand on vit à Paris. Tour Eiffel, Photo d'amateur, années 50

 

. Le second est une tentative de 2011 pour essayer de faire de la Tour un mémorial des évènements sanglants de New York du 11 septembre 2001, avec ce slogan « The French will never forget ».On  y voit la Tour entourée de deux échaffaudages (à voir dans l'album-photo "Symboles" sur ce blog). Ce n'était  clairement pas  une bonne idée. On ne joue pas avec les épreuves comme celle qui eut lieu à New York ni avec les symboles.  

 

La plus belle pour aller danser

Quoi qu’il en soit de ces parades amoureuses, des trésors d’ingéniosité et d’oeil neuf, qui - je m’en aperçois  maintenant - présentent toujours la Tour vue de la Seine ou de la rive droite de Paris dans un décor classique  - voici pour finir ce billet un formidable cliché dans une perspective époustouflante mis en ligne  Wikipedia par un photographe allemand –Taxiarchos228 de son pseudo -  qui montre la Tour vue des Invalides. C’est une photo aérienne rare. Elle est incroyablement forte.   

Pour suivre le chemin

. Voir le grand billet de Wikipedia sur Paris, avec cette superbe vue de la Tour, le Palais de Chaillot en collerette arrière sur fond panoramique des buildings de la Défense, en date d’octobre 2010, avec mes remerciements au photographe Taxiarchos228

http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Paris_-_Eiffelturm_und_Marsfeld.jpg

 

Tour Eiffel - Eiffelturm und Marsfeld2 Taxiarchos228 Wikipe

. Voir le site de Loustal  http://www.loustal.com/index.php 

. Dessin de Michel Boucher d’un marcheur à Paris dont l’ombre est en forme de tour, en couverture de « Paris inattendu » de Michel Dansel, Hachette, à retrouver sur son site http://www.michelboucherillustrateur.com/

. Dessin par Khuan + Ktron de la Tour comme symbole de la France  dans une Europe verte dont les capitales sont des marques de voiture. Seules Paris avec sa Tour  et Bruxelles avec l’Atomium ont le droit d’être indiquées pour cause d’absence de marque de voiture de luxe, sur le nouveau magazine pour homme, The Good Life n° 1. Dessin à voir sur le compte Flickr de Khuan Caveman Co sur http://www.flickr.com/photos/khuan/ 

. Voir les deux billets précédents parus sur ce blog sur le thème de la Tour Eiffel

Marketing territorial > La Tour Eiffel 2 > Partout dans la pub     

Marketing territorial > La Tour Eiffel > Emblème de Paris > La France  

. Photos EP, avec mes remerciements aux auteurs

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Interculturel
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