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Elisabeth Poulain
Elisabeth Poulain est docteur en droit et a longtemps exercé dans l'enseignement supérieur et la recherche sur les questions de commerce, de marketing et d'enjeux internationaux. Auteur de nombreux ouvrages, elle choisit de porter un regard analytique sur le système qui nous environne, en montrant les liens de connexion qui le sous-tendent.

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Mardi 18 juin 2013 2 18 /06 /Juin /2013 11:07

En fin d’hiver dans la vallée de l’Eure, avant la repousse des feuilles, c’est aux arbres et au long mur qui clôt le parc qu’on devine la présence du château quand on vient d’Acquigny sur la D164 en allant vers Pinterville.

Pinderville-Château-Vue de la Départementale sur la grille

Il est blotti auprès des grands arbres derrière la grille monumentale. Face au château en perpendiculaire, un chemin de terre permet de rejoindre la route départementale ainsi que la colline située par derrière. On imagine facilement que toutes les terres alentour ont relevé peu ou prou du château, à un moment de la longue histoire du site. Mais c’est l’eau qui a vraisemblablement constitué une des raisons du choix de l’emplacement du château et de ses dépendances.

Pinderville-Château-Fin d'Hiver-Vue sur la grille et le côteauLe château est situé en effet sur la rive droite de l’Eure, à une confluence, près d’une île située entre la rivière et le bord du parc, avec en face en rive gauche une colline pentue creusée par un ruisseau qui se jette dans la rivière. Trois étangs rayonnent à cet endroit dont celui du milieu est visible du château. La proximité de l’eau, le resserrement de la rivière à cet endroit et la riche terre de Normandie  expliquent aussi la puissance des arbres qui entourent le château.

L’histoire commence en 1204. Cela fait 809 ans que l’endroit a été choisi pour implanter un manoir, l’entourer d’une clôture et quelques années après en 1249, le doter d’un pont pour passer la rivière. On le sait  grâce à des archives qui attestent de l’autorisation donnée pour prélever le bois nécessaire pour édifier ces constructions, qui devaient être plus proches de l’eau pour bénéficier des avantages du pont. Une chapelle fut ajoutée en 1328, mais  sans autre précision. On sait par contre qu’en 1577, le bâtiment était déjà en ruine.

Pinterville-Château-Entrée d'Honneur-Fin d'Hiver

Il fallut attendre une deuxième naissance à partir de 1680 pour transformer  le pavillon central en château, chaque siècle apportant son ajout, grâce à des pavillons d’angle et des galeries…Au milieu du XIXe siècle, une fois l’extension maximale au sol faite, on se préoccupa d’élever le tout, avec un étage, avec le remontage du fronton pour coiffer dignement le centre de ce qui est maintenant un château aux toitures pentues, structurées et éclairées grâce à des lucarnes. Au cours du XVIIIe et du XIXe siècle, le cycle des destructions s’est poursuivi de façon irrégulière. On sait qu’en 1792, en pleine période révolutionnaire, le colombier, symbole de  l’appartenance à la noblesse, fut détruit  ainsi que le pressoir à cidre ; tous deux furent rebâtis ensuite. Une grange et des communs disparurent aussi mais cette fois-ci sans date. Plus tard, c’est toute l’aile nord qui a cessé d’être. Elle  figurait sur le cadastre de 1823 et avait disparu sur celui de 1936.

Pinterville-Château-Vue sur la grille et le côteau

Les arbres marquent le parc de leur puissance. Ils en constituent l’élément fort. La structure du jardin classique « à la française » est demeurée devant la façade de l’Est par lequel on entre, avec la colline dans le dos. L’allée droite  joint la grille d’entrée à la porte du pavillon central, ses deux grandes pelouses arrêtées par un bois dense de chaque côté et une grande esplanade gravillonnée devant le château, la cour d’honneur, où les carrosses devaient pouvoir tourner et maintenant les voitures se garer.

De l’autre côté du château, devant la façade ouest, celle qui fait face à l’étang et un peu plus loin à l’Eure, rien n’existe plus que l’immensité du ciel, une pelouse d’une seule pièce, avec des arbres qui vous disent combien ils sentent bien dans une terre si profonde, avec derrière vous la façade qui se déploie au soleil de l’après-midi. Il y a le savant désordre d’un parc à l’anglaise, où la nature a pris le pas.

 Pinterville-Château-Entrée d'Honneur-Arbres

La création d’un nouveau jardin. En prolongement de l’étroit côté nord du long quadrilatère que forme le château, celui dont le prolongement a disparu, une nouvelle parcelle vient d’être à nouveau planté par les propriétaires amoureux tout autant du château que de ses jardins. Planter des bouleaux blancs Betula utilis le long du mur nord de la propriété avec quelques pins parasol Pinus pinea pour jouer du contraste des couleurs a été une de leurs premières décisions mises en œuvre . Il y a toujours une parcelle de pommiers sur une des îles situées entre l’Eure et le domaine, avec non loin le pressoir qui se trouvait sur la parcelle nord .

La présence encore maintenant des pommiers dans l’île, là où la terre est particulièrement favorable à cette culture, est aussi une reconnaissance de l’importance de la dimension agricole de ce grand domaine dans l’histoire. Elle est aussi une façon de lier entre eux les différents espaces qui entourent le château aux dépendances agricoles dissimulées par des grands arbres du côté gauche, plein sud, quand on entre. C’est là que se situent « l’écurie, une remise, une grange, une étable à vaches, le colombier, le pressoir à cidre, les communs… »

Pinterville-Château-Eté-Vue du Parc

La pierre du château est plurielle elle aussi. C’est cette caractéristique  qui signe le style normand du château. Le pavillon central ainsi que l’ossature et les bordures des deux ailes sont faites de pierre blanche, avec des remplissages de briques rouges. L’alliance est toute de légèreté gracieuse. Les nombreuses fenêtres et portes vitrées laissent passer la lumière de Normandie, d’autant plus fortement que le château, s’il est de grande longueur grâce à ses ajouts successifs, est étroit pour laisser passer la lumière qui vient des deux côtés. En fin de journée, le soleil se laisse voir non seulement à travers le pavillon central du château mais aussi à travers la grille, qui ferme l’allée conduisant au château. C’est elle qui constitue à nouveau la signature du château. Elle est un magnifique symbole de la renaissance du château et du parc qui l’entoure, comme un écrin. Un des plus beaux clichés du parc, de la grille et du chemin qui mène au fond à la colline a été pris le dos face au château dans la cour d’honneur, un jour d’hiver quand la neige avait recouvert le sol et fait ressortir les lignes.  

Pinterville-Château-Hiver-Grille-Entrée d'Honneur- 

Le château de Pinterville a désormais retrouvé la stabilité qui lui avait si fortement manquée, passant d’un propriétaire à un autre, avec trop de changements à chaque fois. En remontant le temps, on trouve des grands noms du royaume dans l’histoire du château, tels que Saint-Louis en 1248 qui fit don du manoir et de la terre de Pinterville à un neveu de l’évêque de Rouen. En 1260, son descendant, échanson du roi Saint-Louis, vendit la terre directement à l’archevêque de Rouen. Puis le manoir lui-même devint une des résidences de l’archevêché.

Fin XVIIe, en 1677, le grand économiste Pierre Le Pesant de Boisguilbert arriva à Pinterville par mariage. Il fit construire le bâtiment principal du château. où il vécut entre 1680 et 1693. C'est à Pinterville qu'il écrivit ses œuvres majeures, en particulier « Le Détail de France » en 1695. Boisguilbert est le précurseur de la science économique moderne. Ses pensées novatrices ont été traduites dans les cinq continents et tout spécialement en Chine. Le domaine resta dans la famille des Boisguilbert  jusqu'en 1878. Pendant cette période,  l’écrivain Bernardin de St Pierre (1737-1814),  l’auteur de « Paul et Virginie », y résida…

Pinterville-Château-Fin d'hiver-Edith de Feuardent-Vue du ParcDepuis quelques années maintenant, le château de Pinterville connaît une véritable renaissance. Son ouverture au public lors des Journées du Patrimoine de septembre 2012 en témoigne. L’intérêt des visiteurs, dont beaucoup habitent le village de Pinterville tout proche, Louviers… est manifeste. Ils peuvent enfin visiter le parc au bord de l’Eure dans un site magnifique, un endroit rare, à la fois très structuré dans sa configuration au sol, sans « chi-chi » végétal décoratif, ni buissons taillés, ni massifs à fleurs  et qui libère une formidable énergie grâce en particulier à ses arbres, autour d’un château d’une grande finesse.

A l'Est, en franchissant la grille monumentale, le visiteur est frappé par la majesté des allées de platanes  Aceri folia qui bordent depuis plus de 250 ans l'accès à la cour d'honneur du château. A l'Ouest, côté jardin, le  paysage est façonné par les immenses platanes bicentenaires Aceri folia et orientalis, témoins grandioses de l'ancien parc dessiné à l'anglaise. Quelques  magnifiques hêtres pourpres Fagus sylvatica atropurpurea se détachent dans le vert du paysage. Les tilleuls vénérables Tilia exhalent leur parfum délicat dans les soirées estivales. Un magnolia Grandi flora se blottit dans un endroit abrité. A la belle saison, les marronniers roses Aesculus hippocastanum  fleurissent les rives de l'Eure…à cet endroit déjà connu il y a plusieurs millénaires.

Pinterville-Château-Hiver-Vue de l'étang près de l'Eure

Pour suivre le chemin

. Pinterville est une commune de 800 habitants à laquelle est rattaché le domaine. Elle compte  d’autres monuments historiques, comme l’église de la Trinité du XVe et XVIe (Monument historique depuis 1927), le presbytère (MH depuis 1975). Le site de la colline qui fait face au château a été habité depuis l’ère néolithique ; une allée couverte appelée aussi l’allée sépulcrale est située au Vallon du Parc proche du domaine. Elle est aussi MH (1947).   http://fr.wikipedia.org/wiki/Pinterville  

. Voir la carte du site sur http://www.ancien.eure.pref.gouv.fr/carte_rce/CARTEcoursdeauL16.pdf

. La description du château dans le Site Mérimée sur http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=IA00019268

. La fiche sur le château sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Pinterville 

Pinterville- Château-Parc-Ouest-Eure

. Photos d’Edith de Feuardent pour l'été, l’automne et le plein hiver avec de la neige, avec mes remerciements, et Elisabeth Poulain pour le tout début du printemps, juste à la sortie des premières feuilles.

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Interculturel
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Lundi 18 mars 2013 1 18 /03 /Mars /2013 16:47

Le rat est un petit animal vraiment digne d’intérêt. Il offre plusieurs particularités notables. Il a un coefficient d’intelligence remarquable en soi, encore plus au regard de son ratio inteligence/poids/taille absolument fabuleux. Il est capable de s’adapter à des situations très dures et dans des climats où l’homme a peine à vivre. Enfin il est extrêmement prolifique, ce qui prouve qu’il est capable de penser en terme de stratégie de survie de l’espèce.

Rats-Sketchs-VxD-2016-Wikipedia

La stratégie de survie, c’est là où je veux en arriver, mais pour l’homme cette fois-ci toujours  dans les  périodes de famine. Ces grands évènements marquent à intervalles irréguliers l’histoire de l’humanité. On a presque oublié le souvenir dans nos contrées au climat tempéré et aux régimes politiques à tendances globalement humanistes. Pourtant dans des périodes courtes et extrêmement violentes de notre histoire récente, lors des guerres du XIXe siècle en Europe, on a su ce qu’avoir faim veut dire. Le souvenir de la peur de manquer continue d’ailleurs à se transmettre encore et toujours. Il n’y a pas que la gloire de la France ou les ors de Versailles et ensuite de Napoléon III qui constituent le patrimoine transmis par la mémoire explicitement ou inconsciemment. Le rat  tient une part notable dans cette petite histoire qui fait partie intégrante de la Grande Histoire. 

En France, manger de la chair du rat a toujours été considéré comme la preuve d’une réelle disette, quand il n’y avait plus d’autres protéines pour se nourrir. Une situation que la France peut-être pas, mais certains quartiers de Paris certainement ont  connu pendant le siège de 1870. A cette occasion, une hiérarchie de fait s’établit entre les différentes viandes. Quand il n’y eut plus ni viande de bœuf, veau ou poulet, lapin, dinde…ni poisson dans les bassins de la ville ou de la Seine, Il fallut bien faire preuve d’imagination.

 Jean-Louis-Ernest-Meissonier-Etude-Cheval-Galop

Le commerce de viande de cheval ouvrit le bal. Il y en eut beaucoup de blessés pendant les combats avec les Allemands, manger la viande des animaux morts ou blessés au combat était une preuve de bon sens quand tous les circuits normaux d’approvisionnement commencèrent à être stoppés. Puis quand la source fut tarie, les chiens passèrent à la casserole. Le tour suivant fut celui des chats. Arrivèrent ensuite en 4e position, les rats. Nul ne sait encore maintenant, ce qui fut mangé ensuite. Les animaux des zoos furent pendant un temps protégés et quand ils furent abattus, leur chair de par ses prix fut réservée aux patriciens. Certains animaux finirent en ragoût de luxe pour les fêtes du réveillon 1870 dans des restaurants de luxe qui avaient dû utiliser pour s’en procurer des moyens que le respect de la légalité réprouve à coup sûr. Gageons que les cygnes des bassins des Tuileries finirent également et très rapidement dans des cocottes qu’on dégusta sous un autre nom.  

 Jean-Louis-Ernest-Meissonier-Siège-Paris-1870-Musée-Orsay

Et le rat ? Il fallut bien y arriver, sans que l’on sût jamais combien il en fut vraiment  consommé, tant il y a de rats vivant dans les vieilles ville et tant l’imagination permit de leur attribuer des noms d’animaux plus ragoutants. On mangeait bien du chien qu’on faisait passer pour du mouton. Pour le rat, une véritable filière s’organisa spontanément. On connaissait son prix à l’unité, 8 sous le 23 novembre, puis 10 et 15 sous plus tard. Un marché spécialisé se tenait Place de l’Hôtel de Ville, preuve s’il en est que ce rongeur avait une place à part dans une époque plus que dure, où les Parisiens avaient les idées larges par obligation et une forte imagination pour masquer la réalité.     

Victor Hugo s’en fit le chantre dans un quatrain, qui ne va pas bien loin. O Mesdames les Hétaïres,/Dans vos greniers, je me nourris ;/ Moi qui mourrais de vos sourires,/ Je vais vivre de vos souris./ L’intéressant est qu’il se refuse à parler du rat, tellement l’animal était pour lui repoussant et l’idée déplaisante. C’était d’une certaine façon une déchéance sociale. Il fit donc appel aux souris, qui pourtant venaient après le rat dans la hiérarchie officieuse du marché, un baromètre qui ne trompe pas.  Jusqu’où va le machisme, c’est quand même étonnant ! Passons. Une autre explication à la volonté du poète de badiner avec la viande de rat vient peut-être que le blocus, aussi sévère fut-il, ne fut pas hermétique pour autant. C’est une hypothèse qui a été émise par Germain et Gaston Blond, des très bons historiens de l’histoire alimentaire de notre pays.   Rats-Joueur-Flutte-Hameln-1902 Comme toujours en France, on fit appel aux sommités pour faire passer le message que la viande de rat bien accommodée se mangeait sans souci. C’est du moins ce que les membres de l’Académie des Sciences firent savoir. Charles Montselet, un très célèbre journaliste, lettré, gastronome, avait ouvert la voie dès 1859, dans son traité de « La Cuisinière poétique ». Il parlait de la viande de rat de la meilleure façon qui fut pour plaire aux amoureux de la bonne cuisine. Il  citait une coutume bordelaise attribuée aux tonneliers bordelais. Selon lui, ceux-ci avaient l’habitude de se faire un petit brunch en cas de petite faim ;  en guise de casse-croute, ils se faisaient griller des rats avec des herbes, du sel et du poivre, tout en buvant, on l’imagine, une petite chopine. En 1870, on rappela opportunément ses témoignages. Il n’en fallut pas plus pour que le rat fut cuisiné en pâté rôti, ragoût, ou grâce à des recettes nouvelles, comme « le rat à la parisienne »  avec de la matière grasse d’âne !

Souris-Radis-rouge-Watanabe Shotei-1851-1918  

En réalité, les Parisiens connaissaient déjà les vertus de la viande abondante de rat quand tout le reste avait disparu, à commencer par le lait pour les petits et le blé pour tous. Déjà au cours du siège de Paris par Henri IV de mai à la fin août 1590, les Parisiens avaient souffert de la faim puisque la ville n’était plus approvisionnée. La hiérarchie des viandes fit qu’on commença par manger les chevaux, puis les ânes, les chats et les rats qui se retrouvent en 4è position, au même rang presque trois siècles avant l’encerclement de la capitale par les Allemands cette fois-ci.

Ce billet fait suite à l’interview d’une jeune chercheure un matin sur France Inter ou Europe 1  lors des évènements récents en France du « scandale de la viande de cheval ». A la question qui lui était posée de savoir ce qu’elle pensait de la véracité de telles pratiques (mélanger de la viande de cheval à de la viande de bœuf), sa réponse très calme fut impressionnante. En effet de mémoire, elle commença par dire que du cheval, c’est du cheval, à comprendre comme une viande saine propre à la consommation humaine, qui ne pose pas de questions au plan sanitaire. La question pour elle n’était pas là. Elle s’en posait une autre : dans ce fameux « minerai », n’y a-t-il que des éléments carnés & co  (os, tendons…) de bœuf et de cheval,  ou y a-il aussi du porc ou du rat ? Un grand silence se fit entendre à l’antenne avant que le professionnalisme du journaliste lui permit de réagir. On parla très vite d’autre chose. Sérieusement, comment aurait-on pu penser qu’on puisse parler de manger de la viande de rat en 2013, en France?!

Pour suivre le chemin

. Voir le site  http://www.dark-stories.com/manger_du_chat_chien_rat.htm

. Lire  « L’Histoire à table » d’André Castelot, Plon-Perrin, 1972 ainsi que la toujours très bonne « Histoire pittoresque de notre alimentation » de Georges et Germaine Blond parue à la Librairie Arthème Fayard, dans Les Grandes Etudes Historiques.

. Le tableau présenté est une huile de Jean-Louis Ernest Meissonnier faite en 1884 sur le Siège de Paris  pour en dénoncer l’horreur. C’est une pièce des collections du Musée d’Orsay.L'esquisse du cheval au galop est également de lui.    Souris--Roman bronze mouse Musée-romain-Lausanne-Midy IMG

.  J'ai eu quelque mal à trouver des rats sympathiques à vous montrer. La pêche se réduit à un dessin anglais ou américain de rats (Wikipedia), les deux oeuvres de Jean-Louis Ernest Meisonnier, un dessin du  célèbre conte de Grimm qui m'avait terrifié dans mon enfance -c'est le joueur de flûtte de Hamelin-,  une adorable aquarelle japonaise et un bronze de l'époque romaine figurant une souris du Musée de Lausanne me semble-t-il. Comme Victor Hugo, j'ai choisi de parler des mignonnes petites souris et moins des rats.  

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Interculturel
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Samedi 2 mars 2013 6 02 /03 /Mars /2013 11:58

La grenouille est vraiment bizarre. Ce n’est certainement pas par hasard que les Anglais, quand les Français les agacent, nous appellent les « froggies ». C’est un animal dont la chair est  mi-viande, mi-poisson. Un drôle de truc visqueux qu’on ne rêve pas de prendre à pleine main. Et pourtant, il y a une réelle fascination pour la grenouille, pas celle qui a des couleurs feuilles-mortes, mais la verte claire enrichie de jaune et parfois de rouge, comme si sa couleur changeait sa nature en raison du trouble induit par le mimétisme avec la couleur du gazon et des feuillages.

 

Grenouille verte, Pub, Capital, 2000

 

C’est le cliché qui a attiré Agfa pour vanter le respect de la qualité de ses matériels en matière d’imagerie numérique et du respect des couleurs. La tête du monstre avec ses gros globuleux cerclés de noir avec un dessus jaune aurait de quoi inquiéter, d’autant plus que sa peau est luisante.  Celui-là pourtant conserve son air enfantin, pas menaçant du tout, alors qu’il occupe une plein page de magazine. C’est sa dimension à la fois drôle et magique, montrer en grand à un adulte ce qu’il ne voit pas dans la réalité comme si on était encore soi-même  petit.     Grenouille, Sergio Tacchini, Pub 2001

La seconde intitulée « Natural Player » est fait pour vanter les vêtements de sport de la marque « Sergio Tacchini », un ancien joueur de tennis italien. Le visuel est franchement plus troublant, au regard de la dimension énorme de la grenouille par rapport au golfeur qui vient de frapper la balle. Le côté enfantin a complètement disparu. Outre cela, l’étonnant au premier abord est la matérialité de la peau de cette super-grenouille. On dirait un cuir prêt à être découpé tel quel sans avoir besoin de le colorer pour le transformer en une besace souple. Pourtant le plus important peut-être n’est pas la matérialité de cette peau qu’on a envie de toucher; elle réside dans la somptuosité des plis du cou qui s’ajoute à la ligne des contours de cette forme verte qui est du pur design.

La volonté du créateur publicitaire est de renforcer la confiance du golfeur juché tout là-haut, avec un avantage comparatif énorme par rapport à celui qui serait en bas. Il n’est plus nécessaire d’avoir le moindre décor environnant, du bleu seulement pour densifier le ciel et un petit nuage blanc pour s’assortir au pantalon blanc de l’admirable sportif, l’autre exemple de pur design en version homme cette fois-ci.

Grenouille, Couverture Libération, 05.04. 2004, 100 ans Entente cordiale 

La troisième grenouille a été choisie pour figurer en couverture par l’équipe de rédaction de Libération pour un numéro spécial sur les 100 ans de l’Entente anglaise, à l’occasion de la venue en France de la Reine Elisabeth II. Cette toute petite grenouille a des yeux rouges cerclés de noir et de jaune, avec un iris noir et des pattes rouges presque assorties à la teinte des yeux. Cette grenouille à elle toute seule vise les Français. Au XVIIIe siècle, Frog visait plus spécialement les Français pauvres qui en étaient réduits à manger cet animal vivant dans la vase, après avoir désigné au XVIIe les Hollandais…Ce n’est pas le coq, l’animal symbolique, qui représente la France. C’est la grenouille.  

Pour suivre le chemin

. « Agfa > : Chacun connaît Agfa sans le connaître », Capital 99, mars 2001  

. Visuel Sergion Tacchini, Naturel Player*, Armando Testa, paru dans Capital Juin 2001. *La publicité prend soin de traduire  la mention « Joueur par nature » ; il me semble que ‘joueur naturel’ serait préférable.

. Trouver quelques informations sur Armando Testa l’Agence du même nom qui porte le nom de son fondateur, un grand créatif et styliste publicitaire décédé en 1992. http://www.ykone.com/photographes/armando-testa  

. Sur l’homme et son agence voir http://www.sergiotacchini.com/en/storia.php

. Libération, lundi 5 avril 2004, n° 7122. En page 47, voir l’histoire de la relation entre Anglais et Français vue sous l’aspect de la grenouille, qui commence ainsi « Hop off, you frogs ! » qui peut se traduire par « du balai, les grenouilles » ou « dégagez, les grenouilles », une recherche faite par John Mullan professeur au University College de Londres.

. Photos Elisabeth Poulain

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Interculturel
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Jeudi 28 février 2013 4 28 /02 /Fév /2013 12:02

Ou comment Vinexpo, le premier salon de vins au monde,  a choisi de communiquer sur lui-même pour rappeler aux visiteurs professionnels ses dates d’ouverture au Salon des Expositions de Bordeaux  du 19 au 23 juin 2005. Le verre est un bon media même s’il offre l’inconvénient de n’être pas adapté à toutes les boissons. Il a le mérite d’être le plus universel des symboles. Quand s’y ajoutent  sa forme en tulipe refermée, son long pied et la finesse du verre –le coupant-, vous savez qu’il s’agit d’un verre INAO, spécialement créé pour déguster du vin, surtout quand vous y associez  le nom du salon –Vinexpo-. De par ses atouts en matière de communication, le verre peut aussi être un piège. Il peut porter toutes sortes de vin qui se différencient visuellement par leur couleur. Il  convient donc que le verre soit vide. Mais un verre vide est terrible, soit il est une attente insatisfaite, soit il est un souvenir ou déjà un regret. Pour ce visuel, il doit donner l’impression d’être rempli tout en restant vide.  Le challenge commence à être délicat.

Ruban rouge Vinexpo 2005, visuel le ri 

C’est alors qu’arrive le ruban rouge de préférence. C’est en effet celui qui se voit le mieux, à l’instar de celui qui porte la croix de la Légion d’Honneur, un homme dans  des 2/3 des cas (67% en 1997, un % heureusement en baisse du fait de l’obligation légale actuelle d’arriver à la parité). Celui aussi que Georges Hermann Mumm (d’origine allemande à deux générations) choisit pour barrer l’étiquette de son vin de Champagne « Cordon rouge », une dénomination qu’il prit la précaution de faire enregistrer dès 1876.

Depuis lors son plus célèbre Champagne est un « Mumm Cordon Rouge » avec dans des étiquettes anciennes la mention écrite en rouge sur rouge. Au fil du temps, ce ruban rouge qui barre l’étiquette du coin gauche supérieur au coin droit inférieur, en occupant le plus de place sur l’étiquette, est devenu un signe d’excellence indéniable. Il a gardé du XIXe siècle un caractère tranché avec un petit côté militaire, qui a été assoupli pour le packaging du carton d’emballage. Les abords extérieurs à droite et à gauche ont été légèrement arrondis pour adoucir la force du ruban, presque pour le féminiser. Il nul besoin de recourir à cet effet pour la bouteille du fait de sa rotondité naturelle, au contraire de la boîte carrée.

Ruban rouge 003 

Pour Vinexpo, le ruban choisi n’a ni début ni fin. Il offre aussi la particularité de s’élargir au fur et à mesure qu’il s’envole dans l’éther, après avoir pris dans ses enroulements ce verre INAO adopté par tous les professionnels. Le ruban prend naissance dans une mappemonde au pied du verre pour ensuite faire le  tour du pied et un autre autour  du calice, la partie charnue du verre, dans laquelle le vin se déploie, avant de s’échapper dans l’air et s’évanouir au contact de « Succès » de « La Dynamique du Succès ».

La force du ruban qui fait alliance avec le verre qui s’échappe a pour inconvénient d’occulter la partie basse du visuel, justement là où le ruban n’est pas encore apparu. Du coup, on s’oblige à regarder ce qu’il y a en dessous de la tige. Il devrait y avoir la cuvette (la coupelle  sur laquelle est fixée la tige qui porte elle-même le calice). A sa place, c’est VINEXPO écrit en bleu qui en fait office, avec en guise aussi de médaille un planisphère orné de billes vertes-jaunes et bleues entre la fin de la tige et la naissance du ruban. Pour lier les deux au salon, l’agence publicitaire a dessiné une grande jambe arrondie qui constitue une partie du X.      

Ruban rouge 004 

Retenons que l’effet ruban a déjà plusieurs caractéristiques. Par sa couleur, il attire l’attention. Par son apposition à la façon d’un tampon, il atteste de l’excellence. Sa forme et son emplacement portent sens. Il barre l’étiquette en deux, comme il barre la poitrine de l'homme au plus près de son cœur. Ce ruban est un signe de fierté pour l’homme qui le porte. Regardez le Prince de Condé, la poitrine barrée par sa Grand-Croix de la Légion d’Honneur,  poser fièrement devant son portraitiste Pierre-Louis Delaval. Il donne une impression de plénitude. 

 

Ruban rouge 005

Pour suivre le chemin. Lire un billet très récent sur ce blog Champagne G. H. Mumm > Les gestes pour le savourer > L'Homme Mumm     

. Visuel en provenance de la revue « Vins Gilbert et Gaillard Magazine en page 3 de couverture, janvier-février-mars 2005.

.Retrouver un résumé succinct de l’histoire de la Légion d’Honneur sur     http://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_national_de_la_L%C3%A9gion_d'honneur

 Prince de Condé, Delaval, 1826-1830, Musée de Chantilly,

. Admirer le Prince de Condé sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_national_de_la_L%C3%A9gion_d'honneur

. Apprendre tout sur le verre à vin ou presque http://www.verres-a-vin.fr/2010/02/differentes-parties-du-verre-vin.html et voir les nouvelles tendances sur  http://vignobles.dubourg.over-blog.com/article-les-verres-a-vin-originaux-100322486.html

. Photos Elisabeth Poulain, sauf pour le Prince de Condé, Wikipedia 

. Tags : ruban, rouge, champagne, mumm, étiquette, légion d’honneur, grand-croix, prince de condé, vins gilbert et gaillard, verre à vin, INAO, Pierre-Louis Delaval, cuvette, calice, Vinexpo, symbole, fierté, homme, photos Elisabeth Poulain…

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Interculturel
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Mardi 12 février 2013 2 12 /02 /Fév /2013 18:58

La frontière entre les deux styles de vie et de pub, entre ce que nous vivons dans « la vraie vie »  et ce que nous voyons dans l’univers de la publicité est de plus en plus tenue, de plus en plus floue au point qu’on ne sait plus qui influence l’autre, avec des échanges constants. J’ai choisi pour exemple l’étrave du navire en mettant sur le même plan  une photo utilisée pour des programmes culturels, un montage utilisé pour la plaquette d’un musée, une réalisation architecturale et des « vraies » photos. L’objectif est de montrer à chaque fois la force de ce symbole de puissance, de courage, d’endurance et/ou de finesse du navire qui, vague après vague, fend les flots, avance malgré les vents contraires ou au contraire sait se rendre léger pour naviguer dans des ports ou sur des fleuves aux multiples contraintes.   

2013-02-13 Proue 011

Mon histoire commence par un fleuve, la Seine, à Rouen qui n’est pas seulement la ville de Jeanne d’Arc ou la capitale de la Seine maritime. Elle est aussi un des grands ports de France. Le chenal est suffisamment profond pour pouvoir accueillir les grands bateaux de haute mer, qui sont alors poussés et tirés par des remorqueurs. Certaines installations portuaires, comme des hangars, ont été reconvertis en lieu culturels permettant d’accueillir des manifestations très variées. C’est le cas par exemple du Hangar 23 qui a choisi une photo d’un gros navire noir et rouge comme symbole transculturel.  Une façon fine de montrer la force du lieu et sa capacité d’attraction capables de rassembler des évènements très divers tels que Susana Baca (musique afro-péruvienne), Michel Jonasz (théâtre et chanson), Je me sens bien + Tempsgo (danse urbaine), Egyptian project feat.orange Blossom (Electro-World)…

Le bateau repart à vide à vitesse très réduite, sur sa rive gauche une double rangée de peupliers avec au-dessus d’eux des superbes cumulo-nimbus. Tout est calme, l’eau du fleuve à peine ridée de blanc le long de l’étrave, le navire avance tiré par un remorqueur à l’avant. Il y en a aussi un autre à l’arrière mais on ne le voit pas. Tout est réussi, la composition, des grues dans le lointain sur les deux rives, les couleurs, le ciel,  l’eau et surtout la formidable puissance calme de ce navire dans un paysage fluvial d’une grande douceur…

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Voici maintenant Cherbourg, dans la Manche au bord de la mer, dans ce qui était un des grands ports transatlantiques au début du XXe siècle. C’est d’ici en 1912 qu’a presque débuté la grande aventure du Titanic dont chacun connait la terrible destinée. La Cité de la Mer a choisi de montrer par une restitution d’aujourd’hui le célèbre navire partant vers les Etats-Unis, avec en arrière-fond ce qu’on suppose être Cherbourg. Le paquebot est saisi d’en bas de façon à amplifier la proue pour donner plus de force à la composition.

Dans la réalité, au vu des nombreuses photos existantes du navire, une des particularités du Titanic était justement sa ligne très allongée avec une proue quasiment dans l’alignement du corps du navire. Construit en trois ans à Belfast (1909-1912), ce transcontinental avait quitté Southampton, via Cherbourg pour rejoindre New York. Il n’avait pu entrer dans le port de Cherbourg, son gabarit étant surdimensionné par rapport à la profondeur du chenal. Deux navettes avaient alors transportés les 274 passagers continentaux dans le Titanic qui n’a jamais pu joindre New-York, sa destination après un arrêt prévu à Cobh (dénommé Queenstown à l’époque). Il a en effet heurté des icebergs cinq jours après au large des côtes nord-américaines et a coulé.

La plaquette montre une composition montrant le navire de face, l’étrave vers l’avant, comme quittant le port de Cherbourg à une distance très proche, trop proche de ce qu’il lui aurait été possible de faire dans la réalité. Connaissant la suite de l’histoire, on a une impression de très grande élégance couplée avec une certaine fragilité due à son étroitesse.   2013-02-13 Proue 015 

D’un bond, allons maintenant à Amsterdam au Nemo Science Center, édifié en 1997 près de la Gare centrale, face à l’entrée du tunnel de l’IJ. On est bien dans une ancienne zone portuaire, irriguée par l’eau de la Mer du Nord, dont une partie est maintenant utilisée pour étendre l’urbanisation, au nord de la ville dense. Renzo Piano, le fameux architecte italien,  s’est toujours défendu d’avoir voulu construire un navire vert à terre, ce qui n’aurait pas été étonnant dans ce grand port. Il s’est plutôt inspiré a-t-il dit, de la forme de la bouche d’entrée du tunnel qui fait face. Quoi qu’il en soit l’édifice, qui est dédié au partage de la connaissance scientifique, a été également nommé comme le tunnel du nom de Nemo.

Nous pensons, nous Français, au célèbre Capitaine Nemo, le héros des aventures racontées par Jules Verne dans « 20 000 lieues sous les mers ». Certains évoquent aussi  une lourde tête de monstre marin sans dents et sans yeux, d’autant plus facilement que le bâtiment est en bonne partie entourée d’eau. Un bloc bas en brique termine le Centre au sol, avec juste en dessous de la partie haute revêtu de métal vert, un demi-anneau cintré en verre. Ce sont les seules « fenêtres » qui existent. Une découpe verticale partielle du haut de l’ensemble renforce l’idée d’une tête, avec en guise d’oreille une curieuse construction inclinée à 90° vers l’arrière et accrochée à la paroi basse de la tête. Quoiqu’il en soit de ces interprétations, l’impression ressentie est celle de la puissance lourde du navire de haute mer, capable de faire front aux tempêtes hivernales de la Mer du Nord et aux inondations là où il est placé.

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C’est au port des Porte-Conteneurs du Havre, que se termine notre périple. Le porte-conteneurs est au repos, soit en partance, soit à l’arrivée, mais dans tous les cas, son gros ventre  est vide de conteneurs tout comme ses pontées. Deux explications à cette certitude, s’il était chargé en cale, sa ligne de flottaison serait plus basse, avec le chargement en pontée, on ne verrait plus du tout la partie rouge qui ressort très nettement avec l’avancée arrondie de l’avant, la bulle d’étrave. C’est un pare-choc plein arrondi  qui permet d’amortir cet endroit très sensible.  

Le bateau appartient à la Compagnie danoise Maersk qui possède les plus gros porte-conteneurs au monde. L’avant du navire occupe les deux-tiers hauts du cliché. Sa coque est peinte en bleu clair plein, avec l’étoile blanche à l’avant encadrée de ses trois traits blanc qui forment le logo de la compagnie. La grosse bande rouge soutenu  du bas de la coque renvoie à la structure haute du pont. Des câbles blancs ont remplacé  les anciennes chaînes d’antan. Une eau verte bouillonne au contact du navire. Le quai gris brille sous la pluie et les grues qui vont manipuler les conteneurs sont en attente. Il y a ici nul désordre, ni impatience. C’est une représentation de la certitude.Cette fois-ci, on est presque sûr de voir une tête de requin, qui impressionne. vraiment.

Et la transversalité ? Elle est partout, dans la représentation du monde que nous avons, la capacité du genre humain à aller au bout du monde, le courage des immigrés, la capacité  à courber le dos sous la tempête pour repartir après, notre volonté de consommer en exportant et en important, dans la technicité qu’impliquent ces échanges par mer, la somme de connaissances qu’il faut acquérir pour tenir sa route hier comme aujourd’hui, le courage encore et… ces accidents de la mer dont je ne vous ai pas parlés, quand on voit ces étraves couchées dans l’eau ou fracassées sur des rochers…Ca, c’est dans la vie réelle et pas dans la publicité qui vous promet au contraire toujours une mer tranquille, juste pour soi, pour passer une belle croisière.     

Pour suivre le chemin

  . LIre sur ce blog un article précédent sur l'étrave du "Normandie" Les symboles en pub > La proue du Normandie > La fierté et la confiance

. Découvrir Hangar23 sur www.hangar23.fr avant d’aller à Rouen

. Parcourir  le site  de la Cité de la mer à Cherbourg   www.citedelemer.com

. Faire connaissance avec le Titanic    http://fr.wikipedia.org/wiki/Titanic  . Retrouver un dossier très complet sur la si courte vie de ce « Géant des Mers » parti d’Angleterre le 10 avril 1912 et qui a coulé au large des Etats-Unis quatre jours après,   http://fr.wikipedia.org/wiki/Naufrage_du_Titanic

. Lire aussi la triste histoire de la ville de Queenstown, qu’on appelle maintenant Cobh, le dernier arrêt du Titanic en Irlande, avant le naufrage. Cette ville a connu en outre le naufrage de Lusitania en 1915. Elle a été le principal port d’émigration au monde. Elle a acheminé aux Etats-Unis plus de 2,5 millions d’Irlandais sur les 6 millions au total qui ont été chassés du pays par l’extrême pauvreté entre 1848-1950.  

. 300 000 visiteurs/an se rendent au Nemo Science Center à Amsterdam http://fr.wikipedia.org/wiki/NEMO_(Amsterdam). Visitez le vous aussi avec  http://www.e-nemo.nl/

. Si l’architecture vous intéresse, je vous conseille le site de la Galinski Galery http://www.e-nemo.nl/ sur lequel vous trouverez d’intéressantes photos de ce bâtiment de Renzo Piano.

. L’article du Monde «  Des millions de conteneurs maritimes hautement toxiques » par Sophie Landrin en date du 02.01.0213  à lire et à voir surtout pour la seconde des photos http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/02/du-poison-dans-les-conteneurs-maritimes_1812005_3244.html

. Voir et lire la conduite d’un porte-conteneur dans le port de Rotterdam avec d’excellentes photos sur La Croix sur  http://www.la-croix.com/Actualite/Economie/Economie/Comment-conduire-la-marchandise-d-un-porte-conteneurs-a-bon-port-_NG_-2011-06-20-646363

. Photos Elisabeth Poulain à partir des documents publicitaires et du Monde du  03-01-2013 àretrouver dans l'album  "Mobilités" + quelques autres dans l'album "Symboles"

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Interculturel
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