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En quelques mots...

Elisabeth Poulain
Elisabeth Poulain est docteur en droit et a longtemps exercé dans l'enseignement supérieur et la recherche sur les questions de commerce, de marketing et d'enjeux internationaux. Auteur de nombreux ouvrages, elle choisit de porter un regard analytique sur le système qui nous environne, en montrant les liens de connexion qui le sous-tendent.

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Développement durable

Mardi 6 novembre 2012 2 06 /11 /Nov /2012 15:55

Ce monde de la nature est celui des beaux paysages d’une nature que les publicitaires qualifient de préservée et d’authentique. Sachez que dès que ces mots sont utilisés, il s’agit de vendre quelque chose, le plus souvent une destination ou un produit touristique réservé à des « Happy Fews » à prendre dans le sens d’une sélection de privilégiés, des gens peu nombreux (fews) et heureux (happy) d’avoir les moyens, mais certainement pas au plus grand nombre.

Il s’agit de six cartes postales éditées par A.M.F -l’Association des Maires de France - et Eco-Emballages avec l’arbre vert qui porte en guise d’unique pomme miraculeuse le logo « Ici aussi, je trie ». La série illustre l’action de « Trier, c’est préserver ! » avec le texte suivant au verso « Quinze ans après le lancement de la collecte sélective en France par Eco-Emballages, les Français trient aujourd’hui 6 emballages sur 10. Cet effort collectif en faveur de l’environnement permet d’économiser des ressources naturelles (pétrole, minerais…), de l’eau et de l’énergie ». 

La présentation des six visuels. Pour chaque contenant, canette en métal recyclée, bouteille en verre recyclée, aérosol en aluminium recyclé, emballage en plastique recyclé, emballage en carton recyclé et bouteille en plastique recyclée, le seul terme commun est celui de recyclé-e qui s‘accorde au contenant. C’est sur ce point, grâce à un petit encart vert qu’est fondée toute la campagne de communication d’une agence Inscrite sous RCS Nanterre. Le recyclage  permet à chaque fois de produire du CO2 en moins, d’économiser du sable, du gaz naturel et/ou de préserver l’eau ou le pétrole selon les cas.

Mon classement est fondé tout autant sur la beauté du paysage de nature utilisé pour montrer ce qu’est la nature préservée et que sur la réussite visuelle de l’accord entre le cliché sélectionnée pour le paysage et le contenant choisi pour le mettre en valeur. Trier, c'est Préserver, Visuel n° 1 

. En 1, je choisis la canette brillante d’aluminium argenté avec un cliché de la canopée que j’imagine être en Amérique du Sud tout simplement parce que c’est la partie du monde qui me fait le plus rêver. Une autre des raisons, c’est l’extraordinaire foisonnement de vie imbriquée en strates distinctes et en même temps liées  où tout est connecté, la vie végétale, animale, climatique…Des modes de vie et de survie encore à découvrir. Quant au lien particulier avec la canette, je n’en vois pas.

Trier, c'est Préserver, Visuel n° 2 

. En 2, se place la bouteille de vin de Bordeaux en verre vert foncé avec le paysage de désert mais attention un désert bienveillant centré sur un oasis dans un creux au milieu des dunes. Même le vert des palmes des palmiers est assorti à la couleur du verre. C’est admirable comment la nature sait s’adapter ! C’est un beau cliché, mais clairement sans lien avec le vin ou le verre, parce qu’on n’importe pas du sable du Sahara.

Trier, c'est Préserver, Visuel x 3 

. En 3, c’est l’aérosol de couleur violet tonique que je sélectionne à cause du site des volcans d’Auvergne, un adorable petit volcan situé à mi-pente, recouvert d’un tapis d’herbe bien verte avec quelques sapins à l’intérieur. C’est le moment d’encourager la protection de ces rares paysages volcaniques, au moment où la France vint de déposer un dossier de candidature au titre de la protection d’un site naturel auprès de l’UNESCO. C’est rafraichissant après le désert.

Trier, c'est Préserver, Visuel n° 4 . En 4, il s’agit du flacon plastique de couleur blanche appelé ici un emballage plastique. Son bouchon bleu est assorti  à la couleur du lac de haute montagne avec toutefois encore des pins sur ses rives ainsi qu’au bleu du ciel un peu plus clair. On continue à être en montagne mais cette fois-ci plus en hauteur. Il y a encore de la neige, pour le plastique …???

  Trier, c'est Préserver, Visuel n° 5

. En 5, le carton recyclé de couleur brun clair, comme il convient, porte sur la face principale une cascade de grandes dimensions dont l’eau ressort sur une paroi d’arbres verts foncés. Encore une vue de la forêt tropicale ou bien une superposition graphique ? Je ne saurais le dire. Mais il y a plus bizarre. Voir de l’eau jaillir d’un carton qui contient par exemple de la semoule de blé dur est une curiosité de l’esprit, une tromperie de l’œil même si le carton à l’intérieur est recouvert d’aluminium. Etonnant, non ?! Bof.

Trier, c'est Préserver, Visuel n° 6 

. En 6 et en fin de classement, arrive la bouteille plastique de couleur verte qui n’a pas de bouchon, la pauvre. Déjà l’histoire commence mal. Mais la suite ne va pas bien non plus. On voit un paysage d’eau bleue comme il se doit quand on parle de préservation ; c’est un grand lac, la mer peut être, avec dans le fond une rive un peu en hauteur. C’est le plus plat des clichés retenus et sans identité ni sens réellement perceptibles. L’explication marquée sur l’encart vert en haut à droite de la carte postale n’éclaire pas le choix du cliché. Il est temps que je vous parle de ce qui est écrit en blanc sur fond vert.

Les  étiquettes pédagogiques en haut et à droite des six cartes. Ce sont les mentions qui donnent le sens des visuels et justifient la démarche de grande ampleur d’Eco-Emballages, avec l’assistance financière de l’AMF. Voici :

. 15 cannettes en métal recyclées = 1 kilo de CO2 en moins = la canopée de la forêt tropicale,

. 40 bouteilles en verre recyclées = 12kg de sable et 1 m3 de gaz naturel économisés = le désert, les palmiers et le sable,

. 4 aérosols en aluminium recyclés =1 kilo de CO2 en moins = le volcan éteint en moyenne montagne,

. 12 emballages en plastique recyclés = 1 kilo de CO2 en moins = le lac en haute montagne,

. 1 emballage en carton recyclé = ½ litre d’eau préservé = la cascade sur ce cliché de canopée ou une paroi d’arbres,

. 5000 bouteilles en plastique recyclées = 1 baril de pétrole économisé = le grand lac de plaine, de petite montagne ou le bord de la mer.

Trier, c'est Préserver, Visuel x 6 

Si je récapitule en équivalence chiffrée

. 1 kilo de CO2 = 15 cannettes = 4 aérosols = 12 emballages plastique, soit 1= 15, 4, 12

. 12kg sable – 1m3  de gaz naturel = 40 bouteilles, soit 12, 1 = 40

.  ½ litre d’eau = 1 emballage de carton, soit ½ = 1

. 1 baril de pétrole = 5000 bouteilles plastiques, soit 1= 5000 mais  combien de litres contient ce fameux baril? . Ca devient dur, très dur. Et voilà comment, à cause de ce fichu baril, je me retrouve en Alsace à Pechelbronn, dans la raffinerie de pétrole du groupe Antar (désormais ELF), où a été inventé ce désormais fameux baril au XVIIIe siècle. Il contient exactement 158, 9873 litres de pétrole. Mon brave Wikipedia m’apprend que cette unité de contenance ne sert plus qu’à estimer les réserves. On ne l'utilise plus puisque l’extraction, le transport et le stockage se font par pipe-lines, citernes et tankers.

Au total

. En visuel,  les associations interpellent. La canette est associée à l’arbre de grande taille, la bouteille au désert avec oasis, l’aérosol au volcan éteint, l’emballage plastique au lac de haute montagne, le carton à l’eau en cascade et la bouteille plastique au lac ou à la mer. C’est terrible parce que des liens sont faits entre des sites et des contenants.

. C’est une nature où l’homme n’a pas sa place, comme si l’homme depuis le néolithique n’avait pas modelé sans cesse le paysage. Pour ces annonceurs, il n’existe que du paysage lointain, ou en haute montagne, à l’exception du volcan., c’et-à dire des endroits où on ne va pas. Choisir un paysage de bocage, un bord de rivière, une zone de garrigues, ou plus audacieux encore un parc urbain, un maillage en trame verte et bleue…  ne convenait visiblement pas. En plus ni la personne, ni l’activité humaine ni la ville ne sont montrées. Seule reste une sélection de nature publicitaire accessible aux photographes et aux touristes qui viendraient voir en vrai ce qu’ils ont vu en pub.

La volonté de ne montrer que du « beau », qui resterait beau si tout était recyclé, conduit l’esprit presque naturellement à passer à la phase suivante et à se poser la question de savoir si cette nature ne serait pas encore mieux préservée sans emballage du tout, sans activité humaine et sans ville. On peut se demander comment les maires ont pu financer une telle campagne.  

En matière de pub, il faut savoir rester simple et ne pas chercher à trop vouloir prouver, avec des clichés qu’on peut utiliser pour tout et avec des chiffres impossibles à retenir.  Ceci dit, il faut évidemment trier.  C’est désormais une obligation qui ne se discute pas. 

Pour suivre le chemin

. Retrouver le site actuel de l’organisme et son nouveau héros, M. Papillon http://www.ecoemballages.fr/

. Découvrir la canopée de la forêt tropicale et beaucoup plus dans un site remarquable sur  http://fr.mongabay.com/

. Photos Elisabeth Poulain

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Développement durable
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Mardi 27 mars 2012 2 27 /03 /Mars /2012 11:52

C’est une bonne idée que le CAUE a mis en pratique courant 2011: faire découvrir aux personnes intéressées les paysages de l’agglomération, dans  et autour de la ville, saisis en leur implantation, en leur évolution et en traduction architecturale, pour mieux comprendre les enjeux du PLU (Plan local d’Urbanisme). Que deviennent la ville, les villages dans leurs mutations constantes?  Comment l’agglomération d’Angers évolue-t-elle au point de vue architectural, urbanistique…? Pour savoir cela, il faut réunir plusieurs conditions :

   CAUE-Angers-PLU1, Carte circuit

. connaître parfaitement le territoire: c’est le cas de Bruno Letellier, géographe urbaniste et directeur du CAUE, le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et d’Environnement du département du Maine et Loire. C’est lui a conçu les quatre visites-découvertes qui ont commencé le 24 juin 2011 par un temps magnifique en fin d’après-midi et se sont poursuivies au mois de septembre (16, 23 et 30); 

. permettre à chaque participant de s’approprier, chacun à sa façon, ce qu’il voit au moment où Bruno Letellier décrit le site et commente la réalisation architecturale en situation, tout en faisant le lien entre ce qui vient d’être vu, ce qu’on voit et ce qu’on va voir. A chaque arrêt où le groupe descend et entre les arrêts, pendant le transport, ses commentaires permettent de relier ce qu’on voit à une perception, comme un arrêt sur image, et pendant que l’autocar poursuit le circuit l’urbaniste poursuit ses explications pour faire le lien cette fois-ci en mouvement;

CAUE-Angers-PLU1, Avrillé, Ardenne

. faire ressortir les différences et en même temps les tendances communes de cette mosaïque architecturale, mais pas seulement. Elles sont aussi paysagères, chromatiques, sensorielles…On se dit qu’on va avoir de la difficulté à traduire ce qu’on ressent, sachant aussi que la perception est toujours singulière et personnelle…Une autre des grandes difficultés est de faire une sélection dans tout ce que nous avons  vu, tant la diversité est étonnante et la palette sensorielle ouverte. Le commentaire qui suit est donc forcément réducteur par rapport à la réalité.

CAUE-Angers-PLU1, Avrillé, Basses vallées angevines

Cette première balade urbaine du 24 juin 2011 nous a bien permis, comme promis, de « changer de regard sur notre territoire ».  C’est le titre de l’opuscule récapitulatif qui nous a été remis au début pour mieux suivre les propos, visualiser le circuit et prendre des notes. Le circuit  ressemblait à un papillon qui aurait replié ses ailes vers le haut. L’axe était NW- SE, suivant la présence du schiste d’Avrillé à Trélazé, ce qui fait que nous avons été amenés à faire un grand tour en partant d’Angers, de la Place de la Rochefoucauld dans la Doutre, pour découvrir le nouveau quartier d’Ardenne à Avrillé, puis de redescendre vers la Maine, pour aller cette fois-ci vers Trélazé, puis Sainte-Gemmes, pour revenir vers Beaucouzé au sud-ouest d’Angers, en retraversant la Maine, plus bas cette fois-ci  et retrouver la Place de la Rochefoucauld après avoir au retour  longé l’étang Saint-Nicolas, qui est en fait un lac de 4 kms de long.

En tout, 36 points de vue, arrêts ou commentaires, sans compter les liens pour donner le sens, tel que le tramway que nous allons rencontrer à Avrillé et à la Roseraie. On comprend qu’on ait eu quelque mal à tenir les horaires de retour, tant les sites et les paysages étaient nombreux à voir. Nous avons tous voté la petite prolongation pour ne rien louper, tant nous étions devenus gourmands de constructions nouvelles ou déjà intégrées, avec en commun la verdure d'un végétal abondant.

CAUE-Angers-PLU1, Angers, La Roseraie, Serres

. Dans Angers, le départ de la balade se fait Place de La Rochefoucauld qui est englobée dans le grand projet des Berges de Maine actuellement en cours, avec vue sur le pont Confluence récent qui permet de lier la rive droite, à la hauteur du CHU à la rive gauche à hauteur quasiment du cinéma.

Le bus prend la direction du Nord-Ouest pour découvrir, sur le grand espace dominant la Mayenne autre fois dévolu à l’aéroport, la mise en valeur de l’implantation du tramway sur lequel se greffe  l’aménagement du nouveau double quartier « Les  Capucins », avec l’îlot des Chalets à Angers et le « Plateau Mayenne » à Avrillé…. Juste avant d’arriver, nous avions pu passer devant la rue des Artilleurs à Verneau, un ensemble de petites maisons ouvrières qui datent de 1924. 

CAUE-Angers-PLU1, Trélazé, Nouvelles implantations

Dans le lointain, un site déjà connu des touristes, il s’agit de Terra Botanica, le parc ludique de découverte du végétal. 300 000 visiteurs ont pu l’apprécier en 2011, pour sa seconde année de fonctionnement et pendant sa période d’ouverture. Dans ce lointain aussi, tout à côté de l’entrée du Parc, on peut apercevoir un nouveau bâtiment emblématique de ce quartier, le Centre de maintenance du tramway. 

. A Avrillé, Ardenne, ce nouveau quartier, permet de comprendre comment se forme un nouvel ensemble urbain à qualité paysagère certaine en haut de plateau, sur un terrain qui n’a jamais été urbanisé, face à un coteau pentu au-dessus  de la Mayenne, même si l’INRA a trouvé l’emplacement d’une ferme. Nous en faisons en partie le tour, avant de descendre dans la vallée découvrir le paysage plat typique des Basses Vallées angevines (Natura 2000)  très marquées par leur rapport à l’eau.  

. Retour à Angers, en traversant  la Maine pour passer près de la Zone Saint-Serge à vocation mixte entre pôle universitaire, pôle tertiaire  et de loisirs avec les cinémas  et des logements hauts de gamme. A sa suite en rive gauche sur l’autre côté, plus en retrait dans la ville,  la vision de loin de la partie basse du Quartier du Lutin, un village surprenant Art déco 1930, actuellement très prisé dans la ville.   Viennent ensuite, en passant rapidement, la Caserne Desjardins la bien-nommée et son jardin transformé en « parc habité » de façon à en faire le centre rayonnant de ce qui est le Quartier Desjardins.

Toute cette grande zone urbaine, englobant le Quartier du Grand Pigeon  située en haut de la rive gauche  a vécu un grand coup de jeune ces dernières années.  

. Direction le site ardoisier de Trélazé, nous ne faisons que le longer afin d’arriver dans le quartier des Plaines et du Parc du Vissoir  qui a fait l’objet d’une grande opération paysagère de qualité pour servir d’écrin au site ardoisier et à ses vestiges patrimoniaux.

CAUE-Angers-PLU1, Trélazé, Site ardoisier

. Arrivée à Sainte-Gemmes à la Joliveterie, dans une zone encore horticole en partie au sud d’Orgemont à Angers. C’est un site intéressant du fait de la proximité avec le cœur de l’agglomération que l’on discerne bien et juste à côté de la Loire. Des  lotissements ont maintenant déjà changé l’aspect du quartier qui possède ses chemins de promenade perpendiculaires au grand fleuve, avec une grande attention paysagère portée au chemin de l’eau, avec des vastes noues aménagées.  

. Retour maintenant vers la Roseraie, ce grand quartier  du sud d’Angers qui fait l’objet depuis 2004 d’une opération d’importance de rénovation urbaine couplée maintenant avec la desserte A du tramway. Petit détour est fait par le Village Anjou, un village expérimental de 1967 qui a bien vieilli, avec des pavillons bas dont les acheteurs  s’engageaient à construire en choisissant selon quelques modèles prévus.

CAUE-Angers-PLU1, Angers, La Roseraie, Tramway

Toujours à Angers mais cette fois-ci après avoir retraversé la Maine en rive droite, nous traversons le quartier du Lac de Maine qui continue à s’enrichir de nouvelles expériences, là un habitat groupé bio-climatique, là des logements collectifs…Le centre commercial Grand Maine va faire cette année l’objet d’une rénovation. Le site en coteau avec vue sur la Maine et sur le Château et la Cathédrale d’Angers  continue à attirer tant le point de vue est remarquable.

. Beaucouzé, dernière ville à l’ouest  de l’agglomération, avant de revenir à Angers, offre aussi de belles opérations comme cette Allée du Grand Servial  qui monte, avec presque en haut du coteau un à pic très pentu sur le côté gauche. La configuration a permis l’implantation de quelques pavillons dont la pièce à vivre en Ier étage – vu d’en bas - est en surplomb sur le vide. Ces expériences innovantes ont été les seules à provoquer quelques commentaires irrités à certains membres du groupe.

CAUE-Angers-PLU1, Angers, Belle-Beille, Etang Saint-Nicolas

. Le retour se fait par la Technopole-Campus de Belle-Beille, en traversant le quartier du même nom au-dessus du lac Saint-Nicolas. Celui-ci a fait aussi fait l’objet d’une lourde opération de rénovation urbaine. La ballade se termine par la vue sur le Parc Balzac puis  par le Front de Maine, un ensemble de grands immeubles édifiés en forme de peigne en rive droite près du pont de Basse Chaîne, face au château d’Angers.  Nous sommes alors tout prêt de la Place La Rochefoucaut, notre point de départ.  

    CAUE-Angers-PLU1, La Rochefoucault

Pour suivre le trajet. Retrouver toute la promenade du 24 juin 2011, conçue par le CAUE 49 , conjointement avec Angers Loire Métropole, avec pour objectif de mieux connaître le PLU (Plan Local d’Urbanisme)  sur  http://www.angersloiremetropole.fr/fileadmin/plugin/tx_dcddownloads/guide_balade_PM.pdf

. Photos EP prises de l'autocar, à retrouver dans l'album-photos "Paysages". Les photos ne sont  pas connectées directement au texte.

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Développement durable
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Mardi 28 février 2012 2 28 /02 /Fév /2012 19:30

Le site à Angers. C’était un endroit improbable, étrange par son implantation, son caractère à la fois vide et dérangeant, sans arbre, avec pourtant de la terre au sol, une terre plate sans relief, sans caractère. Un lieu plein de sans...situé aussi à la marge, à l’extérieur de la ville, ou plutôt entre-deux villes, Angers et Avrillé, sans lien avec rien, si ce ne n’est la présence d’une route nationale passant devant et d’un grand espace sur le côté occupé par des équipements sportifs et des casernes.

MATP, CAUE 49, Ancienne CFA,

Sur le sol plat, sur cette terre, il y avait de l’herbe, du fenouil, du pissenlit, de l’orpin à certains endroits et aussi des ronces près des lieux qui avaient été habités. Parce qu’il y avait eu de la vie à sur ce site improbable du XXe siècle. Il en reste aujourd’hui un bâtiment dont la présence et la force rendaient le site encore plus curieux. Il y avait forcément des raisons à tant d’étrangetés.

Le terrain d’aviation d’Angers-Avrillé. Sur ce plateau qui CAUE R. Le Rouzic, P. Amphoux, B. Letellierdomine la Mayenne au nord-est, il y a eu un terrain d’aviation. L’endroit avait été choisi par la Compagnie Française d’Aviation (CFA) pour implanter une école d’aviation et un aérodrome. Il lui fallait de l’espace, beaucoup d’espace, avec des maisons basses proches de façon à ne pas gêner l’approche et le décollage des avions. C’est aussi pourquoi il n’y avait pas d’arbre.  Mais il y avait des hangars qu’on voit sur des photos anciennes, qui sont maintenant affichées au mur de gauche du couloir quand on arrive de l'extérieur par le porche central.  

Les locaux de cette école privée de pilotage furent spécialement créés pour elle. Le concours fut remporté en 1936 par Ernest Bricard, un architecte angevin, qui avait proposé un bâtiment de prestige, doté d’une grande force géométrique, de style Art déco. Son message était de montrer la confiance dans l’avenir grâce à l’aviation qui devenait accessible à des jeunes passionnés qui voulaient en faire leur métier. Pour eux, il conçut un long ruban de 90 mètres de long, de deux étages de haut et de 8 mètres de large seulement, afin de faire entrer la lumière par de grandes fenêtres hautes qui rythment les façades. L’air aussi y joue son rôle, grâce à un porche ouvert sur les deux façades est et ouest. Un escalier en colimaçon permettait de voir l’arrivée et le départ des avions du haut  du second étage. 

Une école au destin tourmenté. Le Centre de formation, toujours désignée sous le nom de son fondateur, la Compagnie Française d’Aviation, ouvrit ses portes en 1938. Dans cette double fonctionnalité aéronautique et pédagogique, il ne dura que très peu de temps, l’Etat ayant choisi de rendre publique cette formation.  En 1940, ses locaux furent occupés par l’armée allemande qui construisit des baraquements pour loger ses troupes et entreposer du matériel. Les bombardements des Alliées, qui visaient les châteaux d’eau proches en 1944 atteignirent aussi l’école qui fut remise en état en 1946. Le bâtiment tomba ensuite dans l’oubli. Il n’intéressait plus personne et fut rapidement dégradé. Il devint un terrain de jeux pour les jeunes du quartier et la proie des ronces.

Le réveil à partir de 1988-89. Cette fois-ci, ce  fut l’intérêt Blog CAUE Amphoux-20120223 059architectural du bâtiment qui commença à percer en raison du passage en proximité de l’autoroute A11 en contournement nord d’Angers. Le projet autoroutier prévoyait en effet la destruction partielle du site, des doutes ayant été émis sur la solidité des bétons. Devant le tollé suscité par cette proposition,  le CAUE, appuyé par des associations, sut montrer le caractère tout à fait singulier du bâtiment et sa force de témoignage dans le patrimoine architectural français. Après des négociations animées, le tracé fut déplacé pour épargner le bâtiment. Un compromis fut trouvé  qui consista pour la ville d’Angers à prendre en charge le prolongement de la couverture de l’autoroute d’une centaine de mètres. Un succès ne venant jamais seul, mais quand même toujours lentement, l’inscription au titre des Monuments historiques fut acquise en 2004 et la réhabilitation de l’ensemble réalisée en 2005.

L’école a maintenant pour la première fois un nom et un nom qui lui va bien à plusieurs titres. C’est la Maison de l’Architecture, des Territoires et du Paysage qui abrite le Conseil en Architecture, Urbanisme et Environnement du Maine et Loire. Le bâtiment accueille également d’autres instances publiques toujours en relation avec l’architecture. Aux commandes du CAUE 49 et de la MATP, un architecte-urbaniste, Bruno Letellier, qui est un homme passionné par son métier en phase avec l’évolution de la société et la transmission par la formation.

L’ancrage dans la fonction pédagogique. Le CAUE Blog CAUE Amphoux-20120223 041conseille et accompagne les élus dans la maîtrise d’ouvrages publics. Il accueille et conseille les particuliers dans leurs projets. L’organisme départemental exerce également un grand rôle dans la  diffusion de la connaissance et le développement de l’esprit de participation. C’est bien au nom de la transmission et du partage de la connaissance que le CAUE  a pris contact avec l’Ecole d’Architecture de Nantes afin de conclure un partenariat entre les deux établissements. L’atelier de créativité « Utopies métropolitaines » s’inscrit dans ce cadre. Il est ouvert aux étudiants en master, sous la direction de Pascal Amphoux, architecte-géographe. Le thème de l’atelier choisi porte sur la nouvelle mobilité induite par le tramway sous le titre, « Faire métropole. La Ligne, les projets et les acteurs».

La force du changement. Elle se peut se voir d’une façon exemplaire à plusieurs niveaux. Dans le passé, à l’âge classique, ce plateau abritait des fermes comme l’a montré Rosemary le Rouzic, historienne à l’INRAP.  Ce terrain n’était en aucune façon ‘vide’ quand on étudie son sous-sol. Il exerçait une fonction agricole affirmée, à l’orée de la ville. Le plateau maintenant fait l’objet de deux grandes opérations urbaines jointives, à Angers le Plateau des Capucins, à Avrilllé le Plateau Mayenne.

Des  nouveaux immeubles de bonne hauteur sont en cours de finition actuellement. On les voit directement de la façade arrière du bâtiment, qui du coup retrouve son  sens.  Dans l’axe médian perpendiculaire exact de de ce long bâtiment de 8 mètres de large, ouvert en son milieu, se trouvait la piste d’envol, que l’on pouvait aussi voir du haut du second étage, grâce à un escalier circulaire accessible du porche central.  

MATP, vue sur Les Capucins

Le 24 février 2012, Bruno Letellier est celui qui nous a accueilli au début de cette journée pour l’ouverture du colloque introductif qui a permis aux quelques 20 étudiants nantais et plus de rencontrer les 15 participants,  élus, membres du CAUE angevins et acteurs du territoire en lien avec le thème choisi ainsi que par des personnes intéressées par la démarche, le thème de la mobilité grâce au tramway  et le lieu. C’est aussi le directeur du CAUE, qui a fini la journée, avec le récit de l’histoire du site. Le billet que vous pouvez lire est d’ailleurs une retombée de sa présentation qui a permis d’apporter un éclairage nouveau sur le lieu qui nous accueillait. Il faut toujours aussi savoir regarder le ciel et voir d'où vient le vent. D'ailleurs le site maintenant accueille un héliport qui n'est pas encore ouvert.  

Après cette journée très riche en informations par les intervenants, questionnements de la part des étudiants et échanges entre tous, l’évocation de l’histoire de la Maison de l’Architecture, des Territoires et du Paysage a sonné  comme un dernier coup de théâtre pour marquer la fin d’une riche journée, co-organisée par Franck Gautré, architecte-urbaniste au CAUE et Pascal Amphoux, architecte-géographe et enseignant à l’ENSA de Nantes. 

La dynamique de la mobilité. Elle a été constante tout au long de la journée. On a beaucoup parlé du tramway, puisque c’était le thème du colloque en lien avec la métropolitisation de l’agglomération angevine (33 communes). Deux élus, Jean-Luc Rotureau, vice-président de l’Agglomération, en charge de l’Urbanisme à Angers et Jeanne Robinson-Behre, en charge de l’Urbanisme à Avrillé, ont resitué la vision  territoriale en phase avec la volonté politique.

D’autres mobilités ont bien sûr été évoquées, avec la transformation de la route nationale à cause du tramway devant la Maison de l’Architecture, l’autoroute proche, les chemins de promenade le long ou à travers les lanières végétales des deux plateaux, le vélo avec lequel les étudiants sont venus à partir de la gare d’Angers. Ils ont fait le parcours Nantes-Angers avec le  train régional, un RER. En résidence de travail pendant une semaine, ils pourront se déplacer en toute autonomie grâce au vélo, pour se rendre à leurs rendez-vous professionnels et voir le site, puisqu’ils ont pour travail, par petits groupes, d’étudier une à deux stations du tramway.

Blog CAUE Amphoux-20120223 060

L’Utopie et la Créativité. L’atelier a pour nom « Utopies métropolitaines ». Je devrais donc parler de l’utopie au pluriel. Je choisis de le préférer au singulier pour mieux faire ressortir sa dimension symbolique, l’homme par  définition étant un être utopique. L’utopie en tant qu’outil peut se définir comme un mode de raisonnement pour élargir le champ du possible.  C’est l’objet du workshop, dont nous n’avons vu que cette journée de rencontre avec les professionnels, préparée la veille par la rencontre entre les étudiants et leur enseignant pour déterminer leur travail et leurs modes d’intervention le lendemain.

Quant à la créativité, toute la journée du 24 février a été placée sous ce signe, dans les prises de parole des étudiants qui ont tramé toute la journée, dans la façon dont les intervenants ont été totalement intégré dans le processus pédagogique, non seulement classiquement en intervenant, mais aussi surtout en répondant parfois les uns pour les autres, revenant sur des réponses et dégageant à chaque demi-journée des conclusions de conclusion, dans un tempo très rapide et dans le temps d’une journée longue sans pause, à part celle de midi pour déjeuner. Et encore, même ce temps a été utilisé pour échanger !

MATP, vue des Capucins

Pour suivre le chemin

. Pour avoir une vue synthétique sur l’atelier avec les étudiants de l’Ecole d’Architecture de Nantes ---) http://www.caue49.com/Colloque-Faire-metropole-La-ligne.html?id_mot=10

. Pour une histoire détaillée du CFA par certains de ceux qui y furent formés ---)

http://www.jean-maridor.org/promo_z/francais/avrille.htm

. Pour une étude synthétique très documentée de Sandrine Prouteau ---)

http://www.matp-angers.eu/La-Compagnie-Francaise-d-Aviation.html

. Pour une approche de l’Utopie, http://expositions.bnf.fr/utopie/arret/d0/index.htm 

. Sur ce blog, voir l’article du 24.11.2008

        Ville durable, le Plateau Capucins-Mayenne, Angers-Avrillé (49)     

. Deux remarques méthodologiques sur ce billet

. Comme point de départ, je me suis basée sur l'intervention de Bruno Letellier. J’ai ajouté dans ce récit des données récoltées au courant de la journée en provenance d’autres intervenants. Je n’ai pas cité tous les intervenants ni relaté leurs propos. J’ai prévu de parler au moinsd'une des quatre belles balades urbaines dans le pôle métropolitain, faites avec  le CAUE49,  qui ont eu lieu courant 2011 dans le cadre du PLU. Le nom des balades « Changeons de regard sur notre territoire ». Il est vrai que si la journée a été très orientée sur le territoire et l'architecture, il a peu été question du paysage. C'est justement un des thèmes du workshop sur lequel ont travailler les étudiants.     

. Pour finir, une question de plan. Pour construire ce billetBlog CAUE Amphoux-20120223 047, j’ai utilisé classiquement la technique du récit historique, en déroulant les changements dans le temps, avec  un plan linéaire descendant (PLD), avec un début et une fin. Pour apporter un certain décalage, j’ai aussi raconté cette histoire partiellement avec un plan circulaire ouvert (PCO) centré sur 9 thèmes qui peuvent tous être corrélés ensemble à savoir : l’homme ---) la terre ---) la pierre ---) le papier ---) le temps ---) la couleur ---) le trait ---) le je-jeu ---) le feu---) l'homme...

. Les neufs éléments du plan circulaire ouvert sur le changement sont présents à des titres divers  dans le billet. Ils l’ont été aussi grâce aux témoignages des intervenants :

.1 L’Homme d’hier, d’aujourd’hui et de la ville de demain ---) Tous les 14 intervenants.

.2 La Terre, sur laquelle les deux éco-quartiers sont érigés ou située dans des quartiers voisins   ---) Tous les professionnels et en particulier l'architecte Roland Korenbaum et l'archéologue. Rosemary Le Rouzic.

.3 La Pierre, c’est celle avec les quelles sont érigés les châteaux et les bâtiments du XXe siècle ---) Tous les professionnels et en particulier Emmanuelle Quiniou (AURA).  

.4 Le Papier, c’est un mot que j’ai peu utilisé pourtant indispensable dès lors qu’on parle de transmission des connaissances par le livre en particulier---) Utilisé par l'archéologue en particulier lors des références à des cartes (Cassini). Cité aussi par Pierre-André-Vincent de l’association du Quartier des Capucins et son travail de mémoire, à propos du quartier des Hauts de Saint-Aubin (ex-quartier Verneau).  

.5 Le Temps, il en a beaucoup été question, avec le temps de l’occupation agricole, le temps de la construction, de la dégradation, de l’oubli, de la remise en lumière, de la réaffectation…---) Rosemary Le Rouzic (INRAP), Sophie Bellet (SARA), Sophie Denissof, Bruno Letellier...

.6 La Couleur. Il en a été question, de façon indirecte, avec des photos du site sous la neige.  

Blog CAUE Amphoux-20120223 081

.7 Le Trait, la ligne graphique, il-elle est constamment présent-e dans le bâtiment ---) Bruno Letellier.

.8 Le Je-Jeu, il en est toujours question dès lors qu’il y a témoignage ---) Le seul intervenant a avoir fait de l’humour, accueilli avec plaisir par les étudiants, a été Philippe Debove, le directeur du marketing de Kéolis Angers.  C'est lui aussi qui a montré des très belles photos du site sous la neige. Pour la dimension personnelle - le « Je » - on parle toujours de soi quand on intervient sur des sujets comme l’urbanisme, l’architecture…la société.  

.9 Le Feu, c’est le feu des bombes , c'est aussi celui de la création ---) Un des axes forts de la journée.

. Photos Véolia pour la Neige, Elisabeth Poulain pour les autres, à voir dans l'album-photos "Angers" pour le bâtiment et dans "Personnes2", un sous-album de Personnes, pour les personnes! Les photos du site ont été prises en fin de matinée quelques jours après. Sur la 3è vue,  on voit bien la proximité avec les châteaux d'eau de l'autre côté de la rue.  

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Développement durable
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Mardi 25 octobre 2011 2 25 /10 /Oct /2011 18:57

Un mini-jardin de rue = un jardinier attitré

OAngers, Mini-Jardins de Rue, Rue de La Meignanneui, il est bon de le rappeler aux néo-jardiniers. Quand vous implantez un mini-jardin de rue, il vous faudra penser à y aller régulièrement pour voir si tout va bien, s’il n’a pas besoin d’une main secourable pour redresser une tige, enlever une feuille morte, un papier qui n’a rien à faire là... et donner une gorgée d’eau aux plantes qui en réclament.  

La lancinante question de l’arrosage

Clairement et sauf cas très exceptionnel, vous serez amené à  arroser votre mini-jardin de rue surtout dans les mois qui suivent la reprise. Certes l’arrosage est limité pour cause de développement durable, de sélection de plantes peu gourmandes et peu exigeantes. Il faudra néanmoins un arrosage au bon moment au bon endroit, tout en tenant compte des limitations d’arrosage imposées en été sec.  

La question du comment arroser

Avec un tuyau, c’est quasiment toujours exclu, à moins que votre jardin soit jointif du trottoir où se trouve le jardin. Reste donc dans la quasi-totalité des cas, le bon vieil arrosoir désormais en plastique vert qui blanchit avec le temps. Je vous conseille celui de 14 litres que vous ne remplirez pas tout à fait à plein sous peine de vous mouiller les jambes. Un seul arrosoir, non plus  n’est pas bon. Il vous en faut deux pour ne pas avoir à faire des aller-retours trop nombreux, alors que chacun sait vous vous êtes un-e fin-e stratège.

  

Supposez maintenant qu’il s’agisse d’arroser des mini-jardins plantés le long du mur d’un cimetière, dans une rue passante. La première idée qui vous vient à l’esprit est d’apporter votre propre arrosoir. Pas les deux, le vélo n’aimerait pas et déjà un, ce n’est pas facile. Je sais, j’ai essayé.  Quant à prendre la voiture, il n’en est pas question. Cela tuerait le plaisir de jardiner. Reste donc le vélo, sans arrosoir, avec un sac spécial mini-jardin de rue dans lequel il y a des gants, une pelle, un sécateur et des plastiques pour les parties des végétaux à enlever et les papiers jetés à terre. L’eau, vous la trouverez sur place au cimetière.  

La pêche à l’arrosoir

Il vous faudra chercher cette fois-ci de préférence deux arrosoirs pour équilibrer la charge. Ceux-ci ne contiennent plus que 6 litres. Comme il n’est pas question de remplir  l’arrosoir à raz bord, vous ne transporterez que 5 litres à chaque fois.  Une misère, vous comprenez pourquoi il vous en faut impérativement deux. La grande aventure commence alors.   

  

Souvent vous commencez par vous mettre en jambes en jouant à Angers ouest, MJR rose trémière + lilas muraillequatre coins, en marmonnant « où donc sont encore partis les arrosoirs ? » En principe, à chaque coin des quadrilatères plus ou moins réguliers, vous devriez trouver trois arrosoirs  accrochés à un poteau fin situé à coté d’un robinet à eau. Comme la répartition est aléatoire - car on ne repose pas forcément l’arrosoir là où on l’a trouvé - l’arrosage commence par une marche à pied active mêlée aussi souvent  d’échanges d’information entre ceux qui cherchent, ceux qui utilisent des arrosoirs et ceux qui les rapportent. Ceux-là sont accueillis comme des quasi-héros.  

La négociation portant sur les arrosoirs

Parmi les exemples de questions posées avec les réponses :  

Question. Reste-il des arrosoirs, là d’où vous venez ? Savez-vous où je pourrais en trouver ? Les réponses sont souvent négatives. Mais parfois, l’indication peut se révéler porteuse.  

 

Question. Puis-je attendre que vous ayez arrosé ou fini d’arroser, au moins un arrosoir, avec promesse s’il le faut d’en rapporter un ou les deux selon les cas?    Réponse = Bien sûr, prenez-les ; je n’ai pas fini de nettoyer…Autres réponses = Non, ce sont les miens. Je les apporte spécialement. Oh non désolée, je vais en avoir besoin.  

 

Il y a aussi des questions en sens inverse qui sont posées au jardinier. 

. Pourquoi deux arrosoirs ? Vous n’avez qu’à en prendre un et revenir le remplir après.    Réponse : non, il en faut deux pour limiter les aller-venues et proposition est faite de … (voir la réponse ci-dessous). La problématique est différente quand il y a beaucoup de monde. En ce cas, c'est un arrosoir, sans discussion aucune.  

 

Une question posée avec humour et une pointe de  suspicion: 

. Et pourquoi vous allez dehors avec ces arrosoirs ? Clairement entendu qu’il était plus que bizarre de sortir du cimetière avec des arrosoirs plein d’eau.   Réponse : Je vais dehors arroser les mini-jardins de rue que la ville a installés à la demande des habitants dans le cadre du Conseil de Quartier avec promesse de notre part de l’entretenir ! Et  les arrosoirs sont rapportés à chaque fois. Si quelqu’un est pressé, proposition est faite  à l’auteur de l’interpellation de venir avec le jardinier pendant l’arrosage dehors dans la rue et de récupérer tout de suite l’arrosoir. Mais jamais personne n’est venu. Un grand dommage, assurément.  

La question plus large portant sur ce qu’est un mini-jardin de rue

En réalité, au-delà de la question portant sur les arrosoirs, les gens veulent savoir pourquoi ce sont des habitants qui s’en occupent et pas les jardiniers de la ville. Ces réponses là prennent souvent un peu plus de temps. Le message est qu’il n’est pas possible à une collectivité quelle quel soit de s’occuper de végétaliser tous les trottoirs aux abords d’immeubles, de maisons ou de clôtures de jardin  le long des rues de toute la ville. Cela n’existe nulle part au monde. Maintenant cependant et pour ceux que cela intéresse, il est possible sous certaines conditions et avec l’accord des services des Parcs et Jardins d’Angers, d’implanter un mini-jardin de rue sur l’espace public, à la condition de prendre en charge l’entretien. La question la plus récente d'une dame posée d'un ton plus que dubitatif: "êtes-vous habilitée à planter ces chrysanthèmes?" et la réponse est un oui franc et massif!   

Pour suivre le chemin

. Ce billet répond à deux questions : Comment arrosez-vous ? Pourquoi parlez-vous autant avec les gens quand vous vous occupez des mini-jardins de rue ? 

. Pour des renseignements, contactez le Service des Parcs et Jardins d'Angers au 02 41 22 53 00 et sur le site www.angers.fr

. Voir les autres billets portant sur ce thème sur ce blog Planter les premiers mini-jardins de rue avec les habitants > Angers    DD10 > Le concept du mini-jardin de rue > Ville durable > Angers > France

 

. Photos EP        

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Développement durable
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Samedi 16 juillet 2011 6 16 /07 /Juil /2011 18:11

Le créateur

Philippe Tastet est un créateur qui s’exprime en dessin. De lui, on ne sait rien si ce n’est qu’il habite au bord de la mer, ce qui, vous en conviendrez, est peu pour parler de quelqu’un. Heureusement que ses dessins le font pour lui. J’ai vu-lu attentivement son site. J’ai trouvé ses rubriques sur les ados, l’armée et la police, les médecins, l’économie et le social, la religion, l’écologie, les sciences, le social et le sport…J’ai cherché en vain ce que ce dessinateur, hyper doué pour capter le vif au milieu d’une tonne de mots, dit de la culture.  

La culture

Philippe Tastet, Culture, Angers, Livret de l'Agenda 21

Attention pas, n’importe laquelle, une certaine culture toute imprégnée de réglementation ou bien est-ce le contraire, la réglementation qui encadre et structure toute les cultures au pluriel. Une culture  multi-facettes tellement importante que c’est sans conteste le thème qui a rassemblé le plus de personnes (près de 400)  pendant 3 ans à Angers, ce qui est un vrai succès, qui a fait chaud au cœur de Monique Ramognino, l’élue en charge de la culture.

 

Il fallait au moins ça pour arriver à ce que chacun puisse exprimer ce qu’il considérait comme important dans cette charte d’engagement au cœur de l'univers culturel. 

La culture vue par le créateur

J’aurais bien aimé qu’il s’appelle Chilippe pour garder l’idée. Mais ça ne marche pas. Qu’a-t-il donc retenu des séances de travail auxquelles ce dessinateur a participé, son crayon à la main ? Comme il faut faire court,  ce sont trois de ses dessins qui donnent le ton: la Clé, le Post-it et les longues jambes de la Nana. Un autre CPN à la place de Connaître et Protéger la Nature.  

 Philippe Tastet, Culture, Angers, Séance Clés d'ouverture

. La Clé ---) En fait il s’agit pour les participants de réussir à trouver LA bonne clé de lecture pour arriver à placer la culture au cœur du développement durable dans l’Agenda 21 des cultures d’Angers. Il ne lui pas fallu moins de six clés pour ouvrir la serrure de la culture.

 

Normal, il y a six enjeux stratégiques pour décrire ce qu’est l’Agenda 21 de la Culture : 1 la diversité culturelle vue comme une richesse, 2 les liens entre la culture et les autres projets politiques, 3 les échanges et les métissages au cœur du vivre ensemble, 4 la coopération et la co-construction comme modes d’action, 5 les liens entre culture et économie, 6 les liens entre culture et environnement.    

 

Philippe Tastet, Culture, Angers, Séance Post-it 

. Le Post-it ---) C’est un outil essentiel pour arriver à exprimer la simplicité de la clé de lecture. Là Philippe simplifie un peu. Réussir à exprimer une seule idée par post-it est déjà dur, arriver à positionner le post-it sur un tableau en un seul endroit encore plus et le montrer en dessin encore plus.    

 

Depuis cette fameuse séance aux petits papiers collants de couleur, l’image du tableau complètement recouvert, sans qu’il soit possible d’en mettre un de plus, me colle à la rétine à chaque fois qu'on me propose cette méthode de travail, qui ne peut fonctionner que pour des idées simples et en petit groupe.  

 

 

. La Nana aux longues jambes ---) Elle a un Philippe Tastet, Culture, Angers, Séance finale Evaluationpunch incroyable. Ses talons doivent trouer la moquette de la salle. Elle s’avance dans la vie avec une vitalité magnifique. Quand elles discutent entre elles, il faut s'accrocher. Il leur en a fallu de l’énergie et de la ténacité parce que les six enjeux se déclinent en 24  principes et 36 engagements.

 

C’est vrai que les femmes ont joué un rôle particulièrement prééminent au cours des débats. Elles étaient les meneuses de jeu.

 

Retenez l’équation qui va faire date : AC21 = 6 = 24 + 36 = Angers  

Et maintenant

Monique Ramognino, Elue à la Cuture d'AngersLa route de la culture est largement ouverte, comme nous l’a annoncé avec beaucoup de force et d’émotion Monique Ramognino au cours d’une cérémonie très chaleureuse à l’Hôtel des Pénitentes, il y a quelques jours.   

Pour suivre le chemin

     

. Lire une interview de Monique Ramognino, l’élue d’Angers en charge de la culture sur  http://www.angers.fr/projets-et-politiques/developpement-durable/cap-vers-un-agenda-21-de-la-culture-pour-le-territoire-d-angers/ Monique Ramognino, Elue à la Cuture d'Angershttp://reseauculture21.fr/blog/2009/09/05/amplifier-laction/  

 

 

. Retrouver une synthèse sur   http://www.angers.fr/projets-et-politiques/developpement-durable/cap-vers-un-agenda-21-de-la-culture-pour-le-territoire-d-angers/

 

. Voir d’autres dessins de Philippe Tastet sur  www.philippetastet.com/

     

. Dessins de Philippe Tastet avec mes remerciements,

. Photos EP.Retrouver les photos dans l'album "Genre et Variations"  pour les dessins de Philippe et dans l'album "Personnalités2" qui se trouve à l'intérieur de l'album "Personnalités"

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Développement durable
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