En quelques mots...

Elisabeth Poulain
Elisabeth Poulain est docteur en droit et a longtemps exercé dans l'enseignement supérieur et la recherche sur les questions de commerce, de marketing et d'enjeux internationaux. Auteur de nombreux ouvrages, elle choisit de porter un regard analytique sur le système qui nous environne, en montrant les liens de connexion qui le sous-tendent.

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Nature & Co

Mardi 12 juillet 2011 2 12 /07 /Juil /2011 12:03

C’est une photo rare à plusieurs titres. D’abord son auteur, qui n’est pas n’importe qui.

 Kansas, -Champs de céréales, 2001

 

C’est une réalisation de la Nasa qui la met en ligne et en autorise la reproduction à une condition qui est de citer la source et de donner les références exactes. Ce que je fais tout de suite pour m’acquitter de mes obligations. Voici son titre exact directement traduit de l’américain :  

Champs de céréales

circulaires au Kansas dont

la forme caractéristique est

due à leur système de bras d’

arrosage à pivot central. 

Cette représentation de la nature est étonnante, surtout à nos yeux habitués à un parcellaire très découpé, varié, adapté à la topographie. Au Kansas, l’optimisation la gestion de l’eau est une condition de survie dans cette région du monde très dure à l’homme par tous les temps.  L’été y est très sec, l’hiver est balayé par les vents. L’irrigation est une réponse à ces conditions contraignantes de production.  

 

On comprend bien cette logique de découpage en  cercles qui jamais ne se chevauchent. Le cercle devient une forme logique, plus logique que le carré ou le rectangle qui permet par emboîtage, sauf impossibilité naturelle, de ne pas perdre de terre entre les parcelles. Cette photo de la culture de céréales au Kansas provoque un choc visuel fort. On dirait un tableau abstrait peint par un artiste féru de création d’art informatique. Cette photo a été élue photo de l’année 2007 par Wikipedia. 

Kansas-Champs de céréales-Détai-l

Pour suivre le chemin

. Retrouver la photo sur

http://fr.wikipedia.org/wiki/Agriculture_aux_%C3%89tats-Unis

. Voir un détail qui fait penser à un jeu typographique http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:TypicalCenterPivotIrrigationLandscape.png

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Lundi 21 mars 2011 1 21 /03 /Mars /2011 12:42

 

Les fleurs

 

Rose, Camélia

Ce sont celles que l’on peut voir actuellement en cette mi-mars dans les jardins de Loire, avec une alternance de temps très doux et de nuits et matins froids depuis quelques jours et en conséquence une lumière vibrante et précise. Ce n’est pas qu’il y ait tant de fleurs en ce moment, que le fait que le rose explose ou plutôt les différentes nuances de rose.  Rose, Bruyère

La couleur dominante

Sa présence est forte, face

-        au jaune exubérant des forsythias à la forte vitalité, des fleurs de narcisse, de pissenlits, de primevères,

-        au bleu moins visible, du fait de la petite taille des fleurs de pervenche, de violette, de jacinthe, de muscari;

-        le blanc, toujours plus discret, s’admire en cerisier, aubépine, spirée…et aussi de pervenche. 

Rose-rouge, Cognassier

Le grand éventail de roses

Aucun ne  ressemble à un autre. Des roses, il y en a en arbre, comme ces magnolias à large fleur qui se plaisent tant en Anjou, les prunus qui fleurissent le long des trottoirs ou dans les jardins. On en trouve encore plus en arbuste avec des haies de cognassier, des camélias isolés sur la pelouse près des puissants rhododendrons qui atteignent à l'âge adulte dans les endroits propices plusieurs mètres de hauteur. En bordure, comme faisant un contre-chant, par en dessous, le regard s’abaissant, il est possible de louer la ténacité réconfortante des vivaces, comme les saxifrages, qui croissent et se multiplient sans souci, des jacinthes et des primevères qui perdent peu à peu la force de leur couleur rose. Quant aux bruyères, elles méritent une mention spéciale tant leur durée de floraison est longue.  

 Rose, Magnolia

Pour suivre la route du rose

Rose, Saxifrage printemps 

. Regarder les jardins en marchant, c’est une des jolies façons de jouer avec les couleurs. Comptez les roses différents, vous serez surpris-e, par leur diversité et surtout par leur capacité à être vrais et simples: le rose est joyeux, il porte la confiance d'un printemps radieux.  

. Lire la présentation qu’en fait Wikipedia sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Rose_(couleur)

. Photos EP, avec mes remerciements à FL pour le magnifique magnolia. 

Par Elisabeth Poulain - Publié dans : Nature & Co
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Jeudi 28 octobre 2010 4 28 /10 /Oct /2010 17:41

C’est une plante que j’aime beaucoup. Avec votre esprit de contradiction, je suis sûre que vous allez me dire, qu’elle pique diablement. C’est vrai, c’est une dure ;  il n’y a dans cette plante rien de léger ni de gracile ni de particulièrement réconfortant. Et c’est bien pour ça que je la trouve chouette. En vieillissant, les yuccas forment de grosses touffes à plusieurs têtes, dans lesquelles il est difficile de pénétrer. D’ailleurs, je ne m’y risque qu’avec gros pantalon, veste difficile à percer, lunettes totales de protection et des gants bien sûr. Les gants, je pourrais à la rigueur m’en passer, mais je déteste … les araignées, autant que j’aime bien les yuccas et les bambous.

Blog CP 2010.10.24 429

  Blog 2010.10.28 025

-        Pourquoi me direz-vous êtes vous obligée d’aller au contact de ces grosses plantes piquantes, si vous n’aimez pas les araignées qui s’y cachent ?

-        Parce qu’il faut bien que quelqu’un enlève les vieilles feuilles mortes qui restent toujours accrochées au tronc unique. Pour cela, il faut faire de la reptation, se positionner à genoux, avec des lunettes sur les yeux pour surtout ne pas se percer l’oeil et arracher la feuille d’un coup sec, de façon à ne pas trop tirer sur le pied central qui est déjà à la peine avec toutes ses têtes à porter.

 

Il existe près de 50 variétés de yuccas dans des régions chaudes et le plus souvent sèches, en Amérique latine. On a tous dans l’œil des yuccas du désert poussant au Mexique.  Certaines variétés sont très petites ; d’autres au contraire sont capables de d’atteindre la hauteur d’arbres, surtout celles poussant en zone tropicale humide.

 

Yucca filamentosa-WikipediaLes feuilles dures, en forme d’épée, se terminent par des pointes piquantes capables de traverser l’épaisseur de plusieurs vêtements. Elles sont accrochées directement à un tronc flexible composé de fibres extrêmement  dures. Le tronc a une  capacité à se reconstituer après une blessure grave impressionnante. Imaginez un peu. Une voiture rate son virage et casse le tronc d’un yucca à environ 50 cm de haut à partir du sol. La tête de la plante retombe sur le sol. Elle ne reste accrochée au tronc que par l’écorce extérieure. Je la remets en place, l’entoure d’une grosse couche d’argile malaxée avec très peu d’eau et contient le pansement avec une grosse bande. Puis je soutiens la plante avec un double trépied de bambou, un pour le tronc près du sol et un autre plus haut au-dessus de la cassure. Et la plante a cicatrisé sa plaie quasi totale, puisqu’elle ne tenait plus que par son enveloppe extérieure.

 

C’est ce plant de yucca filamentosa, originaire du Mexique, Blog 2010.10.28 022que vous voyiez en photo. Il a plus de 60 ans et vient du littoral atlantique où il poussait dans du sable. Transplanté en terre ligérienne, il a repris sans souci le cours de sa vie. Il a et continue à donner vie à de nombreux rejetons. Il suffit en effet de couper le long du tronc une des têtes pour la replanter directement en terre. Elle repart après trois à quatre mois.  Une dernière précision, cette plante du désert supporte parfaitement le froid, jusqu’à moins 15° sans souci. En dessous, je ne sais pas. Je ne suis pas allée au Mexique et en Vallée de Loire, en dessous de – 15, c’est rare.              

 

Pour suivre le chemin du Yucca

. Voir la carte de la présence du yucca sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Yucca

. Apprendre que cette plante fait partie de la famille des agaves sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Agave

. Comprendre pourquoi le yucca tire sa force d’un cousin, le sisal sur  http://fr.wikipedia.org/wiki/Sisal

 

. Admirer deux spécimens à Angers, l’un de plusieurs mètres de haut que l’on peut admirer dans la grande serre de Terra Botanica, le grand parc du végétal créé et soutenu par le Conseil général du Maine et Loire. L’autre pousse en pleine terre au CHU d’Angers, en entrant sur le côté droit. Le plant à têtes multiples, qui aurait besoin d’un bon nettoyage (feuilles séchées),  est une variété superbe par ses grappes de toutes petites fleurs.    

   

. Cet automne 2010 a été réellement une année à yucca. Je ne les jamais vu fleurir autant, sachant qu’une tête ne possède qu’une seule hampe florale. Si vous voyez plusieurs hampes, c’est qu’il y a plusieurs têtes.

. Photos EP, n° 1 YUcca du CHU, n° 2 l'intérieur, n° 3 Filamentosa, n° 4 vu de dessous

 

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Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /Nov /2009 18:08

Ils en disent des choses, ces troncs d’arbres coupés il y a peu ou il y a longtemps. Certains pleurent, d’autres crient, d’autres attendent, certains ont déjà accepté le retour à l’état de nature, dans le mouvement incessant de la naissance, de la vie et du départ immobile.

 

1. Ce tronc-là crie son indignation. Il vient d’être coupé. Il en est rouge orange comme un potiron, son visage plissé sous l’effort. 

                                                              



2. Surgit de son cœur de  bois, un  bonhomme au chapeau

 

3. Toute son énergie mobilisée, il se métamorphose en grand aigle noir aux ailes déployées.

 













4. L’aigle conquiert tout le cœur.

 




5. Sa violence hache le bois.

 

6.  Il devient poisson au grand œil.  






7. Et vire à l’état de crabe inquiétant.

 


8. Mais l’oeil reste au coeur du bois.

                                                                   

9. Bouche ouverte, il crie sa présence.

 




10. En ouvrant grand son cœur.

 

11. Et en continuant à regarder le  monde de l'intérieur. 

 


12. Et pour finir, il pactise avec le lierre.


            

Pour suivre le chemin

. Suivez le travail des bûcherons le week-end quand ils ne sont pas au travail. En semaine, les chantiers de coupe en forêt sont interdits aux promeneurs.

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Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /Oct /2009 17:56

Un dimanche matin de début octobre

C’est un dimanche où on se lève tard sans avoir de programme bien précis en tête. Il fait beau d’une lumière douce, avec une chaleur juste assez forte pour qu’on soit content d’être à l’air, pour faire les vendanges par exemple.

C’est à ce moment que dehors, un arrosoir en main, pour aller vérifier si vos petites plantations dans les mini-jardins de rue vont bien, qu’une de vos voisines vous hèle de l’autre côté de sa clôture : « Elisabeth, si vous voulez toujours aller voir Terra Botanica avant l’ouverture, c’est aujourd’hui. C’est marqué dans le Courrier de l’Ouest ». Une visite exceptionnelle du chantier de Terra Botanica est bien programmée ce dimanche de 8h du matin à 18h. Il est midi moins le quart. Le temps de prendre quelques affaires et vous voilà partie à vélo, votre appareil photo avec vous.

                                                                                                                  

La porte pour piétons

Quelques instants plus tard, une autoroute franchie, deux personnes interrogées pour trouver l’entrée, un fossé enjambé et mon valeureux vélo accroché bien seul à la porte « Piétons » de Terra Botanica, je me lance à l’assaut de la colline sur un bitume qui voit ses premiers usagers. En haut, l’accueil pour cette ballade au cœur du chantier de ce parc de loisir dédié au végétal qui a pour nom « Terra Botanica » pour céder à la mode du latin et de la consonance en ‘a’ qui possède le pouvoir d’attirer principalement les femmes.


En rouge clair en haut à gauche sur la carte, vous voyez le végétal généreux, en rouge foncé à droite en haut le végétal mystérieux, en vert clair en bas à droite le végétal apprivoisé et en bleu enfin le végétal convoité.    


Le ruban plastique rouge et blanc ou vert et blanc 

Bonne pioche, dés le départ, je repère des poteaux, petits ceux de la vigne qui sera plantée demain, des poteaux accrocheurs d’oriflammes en bois à l’effigie du Roi René, des poteaux de soutien et surtout une magnifique grue jaune qui va se révéler l’épicentre autour duquel je vais tourner pendant plus d’une heure, en suivant les rubans plastique rouge.

 

La grue jaune, la véritable star
 

  


C’est elle qui couve le chantier, comme une déesse tutélaire bienveillante. Il faut dira aussi qu’on a bien besoin d’elle pour édifier les nombreux bâtiments qui vont accueillir les visiteurs en recherche d’une nature généreuse, mystérieuse, convoitée et apprivoisée. C’est elle aussi qui apporte les matériaux nécessaires aux engins de toutes sortes et de toutes les couleurs qui façonnent cette terre botanique  dédiée au végétal.

 

Les engins et les lignes

C’est ce qui ressort de cette exploration. Déjà les grosses pièces végétales sont en place. Ce sont elles qui seront à l’honneur quand le parc sera ouvert en 2010. Ce ne sont pas elles pourtant que j’ai cherchées à voir mais au contraire l’ossature qui sous-tend l’ensemble et qui ne sera plus visible après. On voudrait voir plus souvent en ville des bâtiments de ce type.

 

Une visite planétaire

Je suis rentrée par la porte n° 10. Arrivée à la fin du circuit, je suis repartie par le départ pour terminer mon tour. En chemin, au point d’information n° 12, j’ai écouté Martyna Yulia, une étudiante russe qui est actuellement en Ière année de Master à l’ESTHUA (Tourisme) d’Angers nous expliquer ce que nous étions en train d’admirer. C’est pour elle que j’ai fait ma seule exception lors de ma visite. Sa voix était si chantante, son phrasé si juste, ses mots si choisis que je me suis arrêtée pour l’écouter nous raconter l’aventure du végétal.  

Une ambassadrice de charme
Bravo à vous Martyna Yulia, qui parlez un français remarquable, en montrant beaucoup de plaisir d’avoir été choisie comme ambassadrice de cette première ouverture à un public ravi. Bonne poursuite pour votre carrière. Et pour nous tous, le prochain rendez-vous est désormais fixé au 10 avril 2010, jour de l’ouverture du parc.

 Pour suivre le chemin

. Terra Botanica, un espace de 110 000m2 dédié au végétal, avec 40 attractions et animations, 1 000 arbres de collection et 275 000 végétaux des 6 continents  

. Une initiative du Conseil général du Maine et Loire, à voir sur

www.cg49.fr

www.terrabotanica.fr

terrabotanica@terrabotanica.fr

. Photos EP, autres photos à voir sur ce blog dans l'album-photos 'Vegetal'

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