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Le Blog d'Elisabeth Poulain

Style de Pub > La voiture et l’animal > La Land-Rover & les éléphants

1 Mars 2016, 16:39pm

Publié par Elisabeth Poulain

Publicité Land Rover, Discovery Td5 138 ch., Management-avril-2004, Cl1. Elisabeth Poulain

Publicité Land Rover, Discovery Td5 138 ch., Management-avril-2004, Cl1. Elisabeth Poulain

Le titre. Cette fois-ci, il ne s’agit plus du Bestiaire de la Pub qui montre comment les publicitaires font de l’animal le héros principal d’un visuel publicitaire. C’est souvent une bonne façon de valoriser le produit qu’ils ont à mettre en valeur. L’intéressant alors est de savoir comment ils vont procéder, pour apporter du nouveau. C’est toujours le cas dans cette nouvelle série, avec une différence d’importance, qui est qu’il s’agit de publicités pour la voiture. C’est la raison pour laquelle la voiture est citée en première position, alors que dans le Bestiaire, l’animal arrive en premier. Une différence d’éclairage  qui change la donne.

Le choix du premier visuel que je vous présente est une publicité  parue en avril 2000 sur deux pages dans la revue Management. L’époque est importante au plan du marché publicitaire qui avait connu avant même le passage du millénaire un bel envol de créativité. Il y a eu un vrai dynamisme reposant sur l’espoir d’une vie meilleure, dont a témoigné la novation de  la publicité de cette période. C’est particulièrement remarquable en comparaison avec l’atmosphère d’aujourd’hui où la publicité fait preuve semble-t-il  de tellement de retenue qu’on est en droit de sa capacité à se renouveler …Une façon diplomatique pour dire que parfois on se surprend à se plaindre de l’envahissement du copier-coller, qui a cours aujourd’hui. Passons…    

La voiture est une 4 x 4 Land-Rover qui a pour slogan THE BEST 4 X 4 FAR. C’est dit, c’est le meilleur des 4 x 4. Pour vous en convaincre, la photo portée par le visuel vous le prouve sans discussion possible sur une double page. Vous êtes dans la brousse en Afrique, quelque part dans un pays anglophone. C’est du moins ce que j’imagine.  Cette  Land Rover appartient la gamme « Discovery » de première génération (1989-1999), qui a été élu 4 x 4 de l’année 2000 comme le stipule le texte qui figure  en bas de la photo en large vision.

Publicité Land Rover, Discovery Td5 138 ch., Management-avril-2004, Ph2. Elisabeth Poulain

Publicité Land Rover, Discovery Td5 138 ch., Management-avril-2004, Ph2. Elisabeth Poulain

La publicité occupe en en effet deux pages du magazine « Management » associant la robustesse de la Land Rover qui dépasse de très près une horde d’éléphants bien aimables de marché sur le côté de la piste à droite, en ligne les uns derrière les autres. D’un côté, on s’imagine presque être dans la jeep en train de doubler les éléphants et de l’autre, on sait bien que cela n’est pas possible. L’éléphant sauvage reste sauvage, même s’il s’est habitué au fil du temps à voir des drôles de bêtes à quatre pattes qui sentent tout ce qu’on veut mais pas l’animal. Ce qu’il sait, qu’il a appris au fil du temps, c’est que parfois dedans, il y a des « longs bâtons qui crachent le feu » qui le prennent en chasse.

L’explication de la composition figure sur la photo « Il y a tant de poids lourds à dépasser. Discovery Td5 138ch. » Cette publicité est une franche réussite. Après l’avoir vue, on ne l’oublie pas. Elle reste dans la tête, cette image de la découverte d’un monde d’immensité, où le quadrupède le plus puissant du monde est un voisin que l’on peut doubler, sans souci, bien à l’abri, dans sa jeep Land-Rover…Retenez de l’époque cette ouverture sur le monde, avec tout le confort et la certitude d’arriver à bon port, dans des paysages grandioses, qu’on n’oublie pas une fois qu’on y a été, en étant seul au monde, sans gêneurs ou d’autres visiteurs, comme le roi de l’univers, comme ceux que vous venez de croiser.

Remarquez aussi deux autres éléments, à savoir l’absence de toute trace humaine dans cette savane sauvage, l’occultation étonnante par l’esprit de celui qui regarde du fait qu’il a fallu d’une façon ou d’une autre un ou plusieurs photographes d’éléphants différents les uns des autres, d’autres pour les assembler et faire une photo impossible…Avec en plus la magie de la publicité pour les voitures, qui est que la photo les saisit du dehors pour que vous vous sentiez immédiatement dedans, sans autre présence humaine...La photo est plus forte mentalement que la réalité, nous le savons et pourtant nous y adhérons. Cela ne nous gêne pas. C'est le pouvoir de la publicité.  

Publicité Land Rover, Discovery Td5 138 ch., Management-avril-2004, Cl3. Elisabeth Poulain

Publicité Land Rover, Discovery Td5 138 ch., Management-avril-2004, Cl3. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. L’agence de communication, Jean & Montmarin, qui a créé ce visuel, s’est vue décernée en 1996 le prix de la meilleure campagne Presse pour « Land-Rover-Eléphant »

. Publicité parue dans Management, avril 2000, en pages 36 et 37

. Pour la Land Rover Discovery (1989-1999), voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Land_Rover_Discovery  

. Le visuel concentré sur une seule page est même en vente sur e’bay http://www.ebay.ca/sch/sis.html?_nkw=Publicite%20ad%201997%20JEAN%20MONTMARIN%20LAND%20ROVER%20DISCOVERY&_itemId=150996121803  

. Une bonne synthèse sur l’éléphant d’Afrique aux grandes oreilles sur https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89l%C3%A9phant  

. Voir au titre de synthèse succincte de « paysages africains » au Kenya , sans certitude aucune de ma part sur le pays du visuel, http://www.lemondedukenya.com/Geographie-parcs-reserves.html  

. Photos Elisabeth Poulain, à partir du magazine, le Ier cliché représente la partie haute du visuel avec les éléphants, le 2 le visuel complet et le 3 la partie basse dédiée à la voiture... 

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Ballade à Isle sur la Sorgue en mai, entre façades, couleurs et eau…

26 Février 2016, 18:23pm

Publié par Elisabeth Poulain

Isle sur la Sorgue, arrivée, Cl. Elisabeth Poulain

Isle sur la Sorgue, arrivée, Cl. Elisabeth Poulain

Arriver dans une petite ville qui a gardé son centre ancien grâce à sa configuration d’Ile est déjà une vibration stimulante  pour l’imagination. Au plaisir de la découverte, s’ajoute celui de l’attente, sans objectif à atteindre. Il fait beau, le temps est clair, le torrent d’eau vive est un vrai plaisir en soi, près d’un parking récent et facile d’accès et … sans l’avoir cherché. Découverte, attente, sans projet ni volonté de voir un monument en particulier ni surtout de tout voir - comme si cela était possible - simplement se promener, telle a été le mot d’ordre implicite. Prendre telle rue, plutôt que sa voisine, sans carte ni autre documentation pour notre part, simplement en se laissant porter, comme le chant imaginé de l’eau claire qui file parmi les herbes aquatiques, a été un vrai plaisir…Ce sont nos yeux et nos pieds qui nous ont guidé, dans cette petite ballade.

 

Isle sur la Sorgue, Canal du Moulin vert, L'eau, le vert et la pierre du Vieux Moulin, Cl. Elisabeth Poulain Isle sur la Sorgue, Canal du Moulin vert, L'eau, le vert et la pierre du Vieux Moulin, Cl. Elisabeth Poulain

Isle sur la Sorgue, Canal du Moulin vert, L'eau, le vert et la pierre du Vieux Moulin, Cl. Elisabeth Poulain

En quoi, cette sorte d’enceinte liquide a-t-elle modulé le développement de la ville ? L’a-t-elle protégé, enfermé ou transformé… ? A-t-elle su ou pu garder une partie de son identité profonde, sans sur-jouer la volonté de non-changement, pour répondre à la pression du tourisme et la tentation d’attirer encore plus les visiteurs ? Chacun connaît de ces villes closes protégées par des remparts par exemple, qui se pétrifient en période estivale dans une attitude de « sur-tourisme », un néologisme que je viens d’inventer pour désigner un re-façonnage de centre ancien à la manière de ce qu’on suppose être maintenant le passé… pour correspondre à l’attente de ceux qui procurent aux communes touristiques une bonne partie de leurs ressources.

 

Isle sur la Sorgue-Haut mur-avec gouttières-au milieu et rigole en bas sur le muret joint- Cl. Elisabeth Poulain  Isle sur la Sorgue-Haut mur-avec gouttières-au milieu et rigole en bas sur le muret joint- Cl. Elisabeth Poulain

Isle sur la Sorgue-Haut mur-avec gouttières-au milieu et rigole en bas sur le muret joint- Cl. Elisabeth Poulain

Une façon très première de marcher en ville est de se guider par le hasard, en commençant par admirer le ruisseau d’eau vive qui pétille de percées de soleil à travers le feuillage. Il porte un nom charmant, ce canal du Moulin vert. C’est ensuite ce qui reste du mur de façade du  moulin de pierre blanche avec encore la trace de sa porte et d’une fenêtre, qui se reflète dans l’eau, qui surprend le promeneur. Arrive ensuite  un autre mur d’une hauteur étonnante en allant vers le centre par la rue du Logis Vieux. Il vient d’être entièrement refait cette fois-là. Sa hauteur ne laisse rien voir de la maison près de l’eau. Il a aussi pour particularité d’être doté d’un petit muret bas supplémentaire avec, dans sa partie supérieure, un étroit canal de recueil de l’eau. C’est tellement étonnant qu’on lève la tête ; on découvre alors plusieurs tuyaux d’évacuation de l’eau à hauteur d’homme au milieu du mur. L’eau n’est pas seulement celle qui coule devant nos yeux. Il y a peut être aussi celle qui peut déborder en cas de crue.

 

Isle sur la Sorgue-La confluence-Entrée du Centre, entre canal, rivière, pont Gambetta. Cl. Elisabeth PoulainIsle sur la Sorgue-La confluence-Entrée du Centre, entre canal, rivière, pont Gambetta. Cl. Elisabeth PoulainIsle sur la Sorgue-La confluence-Entrée du Centre, entre canal, rivière, pont Gambetta. Cl. Elisabeth Poulain

Isle sur la Sorgue-La confluence-Entrée du Centre, entre canal, rivière, pont Gambetta. Cl. Elisabeth Poulain

Arrivés avenue des Quatre Otages, c’est une autre eau qui nous a attiré, celle que l’on peut déguster dans un verre, assorti à la bouteille d’eau minérale …rouge. Du coup, l’eau a eu un meilleur goût grâce à la couleur et au plaisir d’être assis à une terrasse de café en regardant les touristes passer. C’est presque l’été, la chaleur en moins et la lumière encore adoucie. Quant au rouge-rouge, nous en verrons très peu, si ce n’est Place de la Liberté en couleur attendrie d'une touche de brun.

C’est la belle demeure de couleur jaune adouci, qui nous sert de phare en somme. Elle est située à la confluence de l’eau régulée par le canal à gauche et l’eau vive à droite. Le pont Gambetta nous tend les bras pour s’engager naturellement dans l’étroite rue Gambetta qui mène à la Collégiale. C’est une rue commerçante piétonnière. Notre regard ne s’est pas attaché aux boutiques, où, à quelques exceptions près, se retrouvent toutes les grandes marques qui signent notre époque. Ce sont les rues, les ruelles et les maisons que nous avons regardons avec beaucoup d'intérêt, surtout qu'il y avait suffisamment de monde dans les rues pour que la ville soit animée et pas trop pour que la foule des grands jours rende la découverte difficile... 

 

Isle sur la Sorgue, Rue Gambetta, Rue dorée, Rue du Crédit, CL. Elisabeth Poulain  Isle sur la Sorgue, Rue Gambetta, Rue dorée, Rue du Crédit, CL. Elisabeth Poulain  Isle sur la Sorgue, Rue Gambetta, Rue dorée, Rue du Crédit, CL. Elisabeth Poulain

Isle sur la Sorgue, Rue Gambetta, Rue dorée, Rue du Crédit, CL. Elisabeth Poulain

Pour faire un autre voyage imaginaire, il suffit de lever un peu la tête pour retrouver les murs des façades d’avant au-dessus des vitrines d’aujourd’hui, en y ajoutant le charme des noms des petites rues et impasses en transversale, qui ouvrent la vue ou pas sur d’autres parties de la ville. La Rue Dorée, la rue de la Loutre, ainsi que l’Impasse de l’Hôtel de Palerme nous ont bien plu…, par leur nom. Reposer son regard  sur la chaussée vous permet aussi de découvrir des "pépites" visuelles ou un autre élément, comme ces « chiens-bottes », des créations d’art pleine d’humour posés à terre. Chacune d’entre elles a fait preuve d’une inventivité sans pareil, provoquant le regard interrogatif d’un jeune passant, mais il n’y avait pas que lui.

 

Isle sur la Sorgue-Rue de la République-Imp.Hôtel de Palerme-Les chiens-bottes-Cl. Elisabeth PoulainIsle sur la Sorgue-Rue de la République-Imp.Hôtel de Palerme-Les chiens-bottes-Cl. Elisabeth PoulainIsle sur la Sorgue-Rue de la République-Imp.Hôtel de Palerme-Les chiens-bottes-Cl. Elisabeth Poulain

Isle sur la Sorgue-Rue de la République-Imp.Hôtel de Palerme-Les chiens-bottes-Cl. Elisabeth Poulain

Les façades sont souvent figées  en une attente dénuée d’impatience d’un badigeon. Dans cette rue ancienne, les fenêtres ne sont pas toujours dotées de volets. Quand il y en a, ils sont souvent de couleurs claires qui se sont grisées au fil du temps. La peinture des volets en couleurs dites provençales traduit le plus souvent une volonté de montrer que le vieux bâtiment rénové est bien dans l’air du temps. Citons le un bleu avec une pointe de parme, des rouges bordeaux éteints. Le vert un peu jauni semble plus ancien…

 

Isle sur la Sorgue-Façades-Rue de la République-Portes-Cl. Elisabeth PoulainIsle sur la Sorgue-Façades-Rue de la République-Portes-Cl. Elisabeth PoulainIsle sur la Sorgue-Façades-Rue de la République-Portes-Cl. Elisabeth Poulain

Isle sur la Sorgue-Façades-Rue de la République-Portes-Cl. Elisabeth Poulain

Isle sur la Sorgue, rue de la République, Hôtel de Brancas-Villars, Cl. Elisabeth Pouain

Isle sur la Sorgue, rue de la République, Hôtel de Brancas-Villars, Cl. Elisabeth Pouain

Isle sur la Sorgue-Place de la Liberté, Vieilles façades  de pierres-blanches, Cl. Elisabeth Poulain

Isle sur la Sorgue-Place de la Liberté, Vieilles façades de pierres-blanches, Cl. Elisabeth Poulain

La Place de la Liberté offre un plaisir pour les yeux, avec ses grands platanes qui ombrent les tables des cafés sous leur ombrage. Il y a aussi beaucoup de couleurs, des magasins anciens dont certains ont gardé des lettres peintes sur leur façade, avec aussi des ruelles pour prouver la centralité de cette Place de la Liberté, où se dresse la Collégiale…Quant à nous, nous avons poursuivi notre promenade, cette fois-ci autrement, sans l’appareil-photo toujours ouvert…

Pour répondre à la question du début, il paraît difficile d'y répondre de façon assurée. Il faudrait faire une recherche plus affinée, en demandant aux habitants leurs sentiments. Il s'agit dans ce billet seulement de donner une première impression, en relevant la différence de ressenti entre la grande rue commerciale et les ruelles qui la rejoignent. Cellles-ci ont semble-t-il plus conservé leur nature profonde, faite de fermeture, avec des percées  - où la recherche de la lumière et l'eau jouent un grand rôle - et de calme...

 

Isle sur la Sorgue-Place de la Liberté-Platanes, terrasses café et art de vivre provençal, Cl. Elisabeth PoulainIsle sur la Sorgue-Place de la Liberté-Platanes, terrasses café et art de vivre provençal, Cl. Elisabeth PoulainIsle sur la Sorgue-Place de la Liberté-Platanes, terrasses café et art de vivre provençal, Cl. Elisabeth Poulain

Isle sur la Sorgue-Place de la Liberté-Platanes, terrasses café et art de vivre provençal, Cl. Elisabeth Poulain

Isle sur la Sorgue-Vieilles maisons, Façades colorées et rue Valmy, Cl. Elisabeth Poulain Isle sur la Sorgue-Vieilles maisons, Façades colorées et rue Valmy, Cl. Elisabeth Poulain Isle sur la Sorgue-Vieilles maisons, Façades colorées et rue Valmy, Cl. Elisabeth Poulain

Isle sur la Sorgue-Vieilles maisons, Façades colorées et rue Valmy, Cl. Elisabeth Poulain

A Isle sur Sorgues, il y a bien sûr beaucoup d’autres atmosphères de centre d’une vieille ville à découvrir, qui a déjà beaucoup vu et vécu au fil des siècles, et pas seulement la douceur de vivre provençale. Elle connait depuis quelques décades une belle vitalité grâce au tourisme bien sûr mais aussi et surtout à sa dynamique économique et culturelle. Elle est en effet le troisième centre européen de la brocante après Londres et les Puces de Saint-Ouen près de Paris… Une belle aventure qui se poursuit depuis...

 

Isle sur Sorgues, très vielles maisons, sur poteaux, Place de la Liberté, Cl. Elisabeth Poulain

Isle sur Sorgues, très vielles maisons, sur poteaux, Place de la Liberté, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin 

. En première approche, le site de la ville sur http://www.islesurlasorgue.fr/  

. Avec le plan sur le site de l’office du Tourisme http://www.oti-delasorgue.fr/files/ot-sorgue/files/brochures/pdf/plan_a4_lisle_2011.pdf  

. A compléter avec https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Isle-sur-la-Sorgue  

. Lire une bonne synthèse de l’histoire de la ville, en page 14 et 15 sur http://islesurlasorgue.fr/pdf/urbanisme/PLU-21mai2013/1-RP/1-RP_APPRO.pdf  

. Voir le magazine municipal sur les fouilles menées par la DRAC à l’Hôtel de Brancas-Villars http://www.islesurlasorgue.fr/magazine/MAG%2014%20light.pdf  

. Découvrir la Sorgue sur http://maisonregionaledeleau.com/mre/images/stories/fiches_rivieres/MRE_fiche_Sorgue.pdf  

. La brocante à Isle sur la Sorgues http://www.oti-delasorgue.fr/art-et-antiquite/la-brocante-lisle-sur-la-sorgue  et la prochaine foire – sa 100è- aura lieu le 25 mars 2016 prochain, à voir sur http://www.oti-delasorgue.fr/bouger/animations/lagenda-du-mois/330229-la-100eme-foire-internationale-art--antiquites

. Photos Elisabeth Poulain 

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Les navettes de Marseille > Des biscuits de mer à la fleur d’oranger

22 Février 2016, 18:31pm

Publié par Elisabeth Poulain

Navettes de Marseille-Four des Navettes-Marseille-Cl1. Elisabeth Poulain

Navettes de Marseille-Four des Navettes-Marseille-Cl1. Elisabeth Poulain

Ce sont des curieux biscuits, à plusieurs titres. Ils sentent si bon la fleur d’oranger, dans le sachet de papier posé à côté de l’ordinateur, qu’ils me font rêver… forcément à la fleur d’oranger que je redécouvre. Se souvenir d’une odeur est chose difficile et je n’ai guère de souvenir d’enfance de pâtisseries faites avec de la fleur d’oranger.

Pourquoi des biscuits de mer, parce qu’ils sont si durs qu’ils peuvent se conserver longtemps dans des boîtes hermétiques, à l’abri de l’humidité de l’air en mer.

Ces curieux biscuits s’appellent des navettes, un terme qui rappelle l’univers du tissage sur des métiers à tisser. En fait ce sont des petits rouleaux de pâte à pain avec quelques gouttes  d’huile, du sucre, de la fleur d’oranger qui sont sectionnés tous les 18, 18,3cm pour en faire des petits bâtonnets, dont le dessus est fendu sur 13 à  14 cm, pour que l’intérieur soit cuit à cœur. Le biscuit lui-même n’est pas retourné pendant la cuisson.

Navettes de Marseille-Four des Navettes-Pochon-Marseille-Cl2. Elisabeth PoulainNavettes de Marseille-Four des Navettes-Pochon-Marseille-Cl2. Elisabeth Poulain

Navettes de Marseille-Four des Navettes-Pochon-Marseille-Cl2. Elisabeth Poulain

Leur forme varie selon le producteur. Certains ont des allures de petits navires prêts à flotter sur l’eau, d’autres de bâtonnets fendus en deux en leur milieu… L’important est qu’ils soient cuits à point, ni trop, auquel cas ils seraient secs comme une trique ni trop peu, sous peine d’être pâteux et de moins bien se conserver.

Conçus pour la mer - et pas que - ces vaillants petits biscuits secs de secs se conservent sans souci dans leur boîte métallique pendant un an au moins. Songez en plus que vous goûtez une vraie spécialité marseillaise qui existe depuis 1781. Ils sont en plus cuits depuis lors dans le même four qu’à leur naissance, ce qui fait de cette boulangerie la plus vieille de Marseille…Pas mal quand même pour un biscuit de mer…

                                                                          *

Pour suivre le chemin

. Four des Navettes, Nicolas Imbert, à retrouver sur leur site http://www.fourdesnavettes.com/  et au magasin 136 rue Sainte, 13007 Marseille, 04 91 33 32 12,  contact@fourdesnavettes.com  

Navettes de Marseille-Four des Navettes-Pochon-Médailles-Marseille-Cl-3.4. Elisabeth PoulainNavettes de Marseille-Four des Navettes-Pochon-Médailles-Marseille-Cl-3.4. Elisabeth Poulain

Navettes de Marseille-Four des Navettes-Pochon-Médailles-Marseille-Cl-3.4. Elisabeth Poulain

. Voir des exemples de recette sur http://www.geekyandgirly.fr/2014/01/28/recette-de-marseille-les-navettes-de-saint-victor/  ou sur http://www.hervecuisine.com/recette/la-recette-des-fameuses-navettes-de-marseille-a-la-fleur-doranger/  

. La Fleur d’Oranger sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Fleur_d%27oranger  

. Photos Elisabeth Poulain, à partir de vraies navettes de Noël et de leur sachet qui sent toujours aussi bon.

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Style de Pub > Géo > Le cochon rose ou le Gourmet gourmand

21 Février 2016, 18:44pm

Publié par Elisabeth Poulain

Affiche-partie haute-Géo-le Cochon Géant-surplombant les Etablissements Géo-Cl. Elisabeth Poulain

Affiche-partie haute-Géo-le Cochon Géant-surplombant les Etablissements Géo-Cl. Elisabeth Poulain

Le titre d’abord. Il est tellement simple que vous devez vous demandez ce que je peux ajouter de plus. En réalité, il y a quelque audace de ma part, dont il faut bien que je vous parle. Ce cochon n’a jamais  porté le prénom de Géo. C’est un raccourci. Le dirigeant s’appelait Georges Foucault. Il était le principal associé  de l’entreprise dont l’autre  associé  portait le nom de Schweitzer. La construction de l’entreprise, qui commença en 1913,  repris après la guerre de 1914-18.  

D’abord revenons à "notre"cochon. Il il est grand. D’aucuns l’appelaient même  le Cochon Géant quand on avait oublié son petit nom de Géo, pourtant facile à retenir. Géant au point de de se tenir accoudé dans une attitude très dominante sur les rebords de sa gigantesque usine. Celle-ci  forme un ou plusieurs parallélépipèdes rectangles  de grandes longueurs avec en plus des bâtiments annexes bas  en pleine ville. Il semblerait plutôt que c’est l’usine qui soit la ville, qui fait la ville. C’est même franchement le cas quand on découvre la forte dimension sociale des deux dirigeants.

Il y avait plus de 1 500 personnes à travailler sur ce site industriel. Celui-ci à son apogée comportait une crèche pour les bébés, une garderie pour les petits enfants, des lavabos et des douches pour le personnel, une infirmerie, une assistante sociale…, des espaces de loisirs, des pavillons d’habitation ainsi que des espaces verts.  Ce concept global connut son apogée vers 1936. La seconde guerre puis l’industrialisation de la conserverie et de la charcuterie mirent un terme à sa croissance. Une refonte complète eut lieu à partir des années 60. 300 personnes travaillaient alors au site. Le progrès n’est pas toujours linéaire.

Parallèlement, l’entreprise mena d’intenses campagnes de publicité pour faire connaître sa marque, malheureusement sans possibilité de connaître les dates de parution, même approximatives.

Affiche-Géo-le Cochon Géant-surplombant les Etablissements Géo-d'après-Joe-Bridge-Cl. Elisabeth Poulain

Affiche-Géo-le Cochon Géant-surplombant les Etablissements Géo-d'après-Joe-Bridge-Cl. Elisabeth Poulain

Le premier visuel est un panneau lithographié d’un « Cochon Géant » de couleur franchement rose qui domine le quadrilatère principal de l’usine. Sa taille perceptible de l’extérieur –du haut de sa tête jusqu’à ses bras accoudés – est visiblement plus élevé que les quatre hauteurs de fenêtres. Quant à sa largeur, bras écartés, il occupe toute la longueur du bâtiment. Il n’est pas spécialement souriant mais pas désagréable pour autant. Il attentif et sérieux. C’est plutôt sa masse rose importante qui actuellement nous étonne; à l’époque cela devait rassurer.

Ce panonceau mesure 59,5 cm de largeur sur 72, 5 cm de hauteur. Sa composition ressort en trois bandes superposées, tels des étages dans un immeuble moderne. La composition est travaillée de façon à faire ressortir la marque ‘GEO’ tout en haut en lettres noires et or. Ces trois lettres forment comme une couronne au-dessus et autour de la tête du héros grâce à deux mots importants Jambons à gauche et Conserves à droite. Le cochon, comme on ne dit plus, est centré en rose au milieu du visuel comme un phare sur la mer, ici c’est l’usine et –grâce à la pub – c’est la ville.

Au milieu, en dessous on voit très bien représentée l’usine telle une ville claire, de belles couleurs jaunes avec même des voitures en signe de modernité et de prospérité. Le troisième bandeau en dessous montre à voir l’abondance, avec des conserves, du saucisson, du jambon, des boîtes et des bocaux et.., ressortant au milieu un macaron or ressortant sur un fond noir entouré de rouge, avec cette inscription « LA MARQUE GEO, GARANTIE, QUALITE », en lettres majuscules de différentes hauteurs. Et puis la société changeant,  le cochon rose en train de s'admirer dans le décor de son usine a disparu. 

Affiche-Géo-Je t'aime-Le-Gourmand-gourmet-Cl. Elisabeth Poulain

Affiche-Géo-Je t'aime-Le-Gourmand-gourmet-Cl. Elisabeth Poulain

Le second visuel est si différent dans sa conception qu’il ne peut être, à mon sens, que postérieur, parce qu’il est marqué par une avancée marketing certaine. Cette fois-ci le cochon est parti, l’usine aussi. Les conserves sont présentes pour attester de l’abondance du choix. Désormais c’est la marque qui est mise en avant pour du jambon, le produit le plus qualitatif de la gamme, avec le consommateur et le lien qui l’unit à la marque. Maintenant, c’est « GEO, je t’aime » - en franc vert que je n’arrive pas à reproduire  sur un fond brun-rouge qui s’assombrit derrière le gourmet à l’embonpoint qui marquait la réussite dans la première moitié du siècle dernier.

Ce « panonceau illustré d’un Gourmand devant un étal » mesure 70 cm en longueur par 53,5 cm en hauteur. Maintenant, la scène se passe dans une demeure bourgeoise où la femme n’a pas de présence. On dirait que ce monsieur est déjà à table, et non pas devant un étal. Il a sa fourchette à la main et pas d’assiette visible. Seul reste l’essentiel, à savoir du « Jambon Géo » qui se découpe si facilement en belles tranches, Il y en a quatre rien que pour lui qui subit en plus la souffrance de la tentation de devoir choisir entre du jambon déjà tranché et les 7, 8 ou 9 boîtes qu’il pourrait ouvrir uniquement pour lui. Le résultat est franchement contemporain dans le lien fait visuellement entre le produit, le jambon... et le consommateur, avec la marque pour compléter ce trio. La seule différence avec aujourd’hui est que maintenant on mettrait une jolie jeune femme, très mince surtout, déguster des yeux ce jambon savoureux, sans prendre un gramme de plus surtout. Ce gourmet n'a plus besoin d'une cuisinière puisque tout est prêt!  

Aucune information n’est disponible sur l’auteur du dessin et sur la date. La seule certitude est que le dessin du Gourmand  a été fait par un professionnel. C’est sûr mais sans nom d’auteur, contrairement à la première affiche. En effet celle au cochon rose a été faite « d’après Joe Bridge ». Il n’est pas dit que cet artiste l’ait réalisée, au contraire. Après consultation du net, il y a bien eu un dessinateur nommé Joe Bridge…Et depuis, les choses se sont compliquées. La marque semblerait toujours exister pour du chorizo. Mais nous ne sommes plus dans l’art publicitaire…

Nous sommes entrés dans une époque où on appelle un gentil cochon un porc. Le porc relève clairement de l'indutrie de la viande. C'est un autre univers. Contrairement au porc, ce "Cochon Géant" bienveillant reste dans la mémoire visuelle de façon très positive. Il est le protecteur de sa ville-usine, contrairement au second personnage qui clairement veut tout pour lui, sans partage. C'est l'évidence de la force de cette composition publicitaire: c'est tellement bon que cet hédoniste bourgeois des temps passés veut tout lui, comme un enfant face à des bonbons. Pas de partage, quand c'est bon et comme Géo l'est....!.    

Affiche-partie basse-Géo-le Cochon Géant-surplombant les Etablissements Géo-Cl. Elisabeth Poulain

Affiche-partie basse-Géo-le Cochon Géant-surplombant les Etablissements Géo-Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Visuel – n° 377 - issu du catalogue de Salorges Enchères, Kaczorowski, Derigny & Associés, 16 avril 2011, 8 rue Chaptal, 44188 Nantes cedex 4, tél. 02 40 69 91 10 et kac@interencheres.com  

. Visuel n° 184 –du catalogue du 9 juin 2012, voir source et adresse ci-dessus

. Lire la passionnante histoire résumée de l’entreprise sur le site des Archives du Val de Marne sur http://archives.cg94.fr/ http://archives.valdemarne.fr/archives-en-ligne/functions/ead/attached/FRAD094_000357/FRAD094_000357_e0000023.pdf  

. Sur la ville du Kremlin-Bicêtre http://www.kremlinbicetre.fr/  où sont situées les Archives départementales à qui l’entreprise a donné les archives de Géo.

. Une affiche de Géo à retrouver sur http://www.ebay.fr/sch/sis.html?_nkw=RARE%20Carton%20publicitaire%20jambon%20et%20conserves%20GEO%20dapres%20Joe%20Bridge%20usine%20cochon&_itemId=231705033532  

. Le dessinateur Joe Bridge sur http://www.camembert-museum.com/pages/illustrateurs-publicitaires/joe-bridge-1886-1967.html  

. Photos Elisabeth Poulain d’après les visuels, avec mes remerciements à Salorges Enchères.

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Bruxelles-Canal de Willebroeck-Séquences urbaines-Télescopages-Photos

19 Février 2016, 11:14am

Publié par Elisabeth Poulain

Bruxelles-Canal Willebroecke-Séquenses-Télescopages-Péniches-Immeubles de couleur-Cl. Elisabeth Poulain

Bruxelles-Canal Willebroecke-Séquenses-Télescopages-Péniches-Immeubles de couleur-Cl. Elisabeth Poulain

Jouer les touristes est un petit plaisir qui ne se refuse pas surtout quand il s’agit de voir la ville autrement. Pour cela, il vous suffit de descendre quelques marches, d’emprunter une courte passerelle et de descendre dans une petite embarcation à cabine, en étant les premiers pour bien se placer dehors à l’avant, n’avoir personne devant soi et prendre des photos différentes de ce que vous pourriez faire de la rive. Différentes de ce que vous feriez aussi à pied. Rien de tel que d’être dehors sur l'eau, à l'air, sous un beau ciel d’été, quand il ne fait ni trop chaud, ni trop frais.

L’endroit est bien choisi. Pour preuve, c’est là que la ville de Bruxelles organise  « son » Bruxelles-Plage en rive droite, avec sable et palmiers, un plaisir d’été désormais bien installé  dans les habitudes des Bruxellois petits et grands et des touristes. Le point de repère est le grand garage Citroën qui fait l’angle, avec le boulevard et le pont qui  est mène à Tour et Taxis sur l’autre rive, la gauche.

Bruxelles-Canal Willebroecke-Séquenses-Télescopages-Citroen-Péniches-Cl. Elisabeth Poulain
Bruxelles-Canal Willebroecke-Séquenses-Télescopages-Citroen-Péniches-Cl. Elisabeth Poulain

Bruxelles-Canal Willebroecke-Séquenses-Télescopages-Citroen-Péniches-Cl. Elisabeth Poulain

. La séquence n°1. Le long bâtiment Citroën lance le top-départ, avec en arrière-plan une haute cheminée d’usine. Sa longueur et sa façade vitrée semblent parfaitement adaptées au site tout en longueur. Il annonce aussi un des aspects de cette promenade, la fonctionnalité économique. Il est suivi par un long hangar moins fini, plus utilitaire. Dans cette séquence, le cliché sur la péniche d’habitation ancrée le long de la rive laisse voir sur le quai en toute proximité un des palmiers de l’opération estivale de Bruxelles-Plage.

Rive droite, rive gauche pourraient faire penser à une rivière qui se jetterait dans la mer, plus qu’à un canal. Les deux sont vrais. Du canal, ce chemin d’eau en a les attributs. Il a été volontairement creusé pour permettre à Bruxelles-Port (rive droite) d’avoir une connexion par eau avec l’Escaut puis avec la mer. Son caractère utilitaire de lieu portuaire de stockage en particulier, de transformation et de valorisation de matériaux reste pourtant aussi bien présent, plus en aval. Toujours situé en lisière de la ville centre, là où il restait de la place encore au XIX siècle, il est encore en activité.

Bruxelles-Citroen-Quai des Péniches (rive droite)- vu du Quai des Matériaux (rive gauche)- Cl. Elisabeth Poulain

Bruxelles-Citroen-Quai des Péniches (rive droite)- vu du Quai des Matériaux (rive gauche)- Cl. Elisabeth Poulain

De son accessibilité par péniche, il avait aussi acquis particulièrement en rive gauche une grande importance grâce surtout à l’ensemble remarquable d’architecture industrielle connu sous la dénomination de « Tour et Taxis ». Il a été construit à usage d’entrepôt. Le quai rive gauche à cet endroit s’appelle le Quai des Matériaux qui fait donc face au Quai des Péniches. C’est admirable de logique fonctionnelle. De fait, mon regard sera quasiment et exclusivement tourné vers la rive droite qui offre de très belles séquences de télescopages visuelles et urbanistiques.

Bruxelles- Séquences télescopage-Immeubles-récents-mur + tags- Cl. Elisabeth Poulain
Bruxelles- Séquences télescopage-Immeubles-récents-mur + tags- Cl. Elisabeth Poulain

Bruxelles- Séquences télescopage-Immeubles-récents-mur + tags- Cl. Elisabeth Poulain

. 2. Séquence urbaine récente. Malgré la douceur de la vitesse de croisière de notre petite embarcation, arrive très vite une séquence récente profondément urbaine d’habitation qui permet d’ériger des immeubles hauts colorés à la mode languedocienne qui jouissent de belle vue sur le canal et la rive d’en face et en arrière de vue sur le reste de la ville ; on peut l’imaginer. Un mur taggué commence à apparaître, un reste d’une clôture existante au préalable, qui se poursuit, en perdant la vue sur ces constructions hautes d’habitation. Avec de plus en plus de tags, que nous perdrons de vue ensuite du fait de l’absence de support mural à cet endroit.

. 3. Séquence urbaine récente à la hauteur de l’élargissement du canal qui se transforme en bassin. La ville d’aujourd’hui pour demain est là, avec ces tours de bureaux, hautes, brillantes et denses. On dirait des murs de lumière en guise d’armure contemporaine en arrière, avec des immeubles d'habitation par devant.

Bruxelles- Séquences télescopage-Murs + tags-Usine-Immeubles-bureaux-habitation-Cl. Elisabeth Poulain
Bruxelles- Séquences télescopage-Murs + tags-Usine-Immeubles-bureaux-habitation-Cl. Elisabeth Poulain

Bruxelles- Séquences télescopage-Murs + tags-Usine-Immeubles-bureaux-habitation-Cl. Elisabeth Poulain

. 4. Sans transition, retour à la fonction utilitaire. Le regard passe d’un immeuble très coloré de facture récente, que j’appelle languedocien, à un hangar industriel, bordé par le bas d’un mur de protection en plaques de fibrociments, entre le haut et le bas, porteur de tags qui marquent une rupture cette fois-ci en longueur entre les séquences.

. 5. Séquence portuaire de récupération de matériaux, en bordure du quai haut et perte de vue sur la ville. La rapidité du changement est telle qu’on a l’impression d’avoir manqué une phase, une temporalité… Ici, d’en bas, nous voyons de gros tas de récupération de métal, tout à côté d’un gros tas de sable indispensable dans la construction, constitué à partir des prélèvements faits dans la péniche.

Bruxelles- Séquences télescopage-retour fonctions portuaires-récupération métaux et sable Cl. Elisabeth PoulainBruxelles- Séquences télescopage-retour fonctions portuaires-récupération métaux et sable Cl. Elisabeth Poulain

Bruxelles- Séquences télescopage-retour fonctions portuaires-récupération métaux et sable Cl. Elisabeth Poulain

Bruxelles- Séquences télescopage-Familistère-Godin-BRYC- Cl. Elisabeth PoulainBruxelles- Séquences télescopage-Familistère-Godin-BRYC- Cl. Elisabeth Poulain

Bruxelles- Séquences télescopage-Familistère-Godin-BRYC- Cl. Elisabeth Poulain

. 6 Séquence « Retour dans une autre temporalité » avec

. le célèbre Familistère « Godin » des poêles Godin qui a été classé, alors que l’usine proprement dite a été rasée. Il est implanté face au canal… et un peu plus loin .Ce premier bâtiment a connu des fortunes diverses. L’usine de production a été rasée et le Familistère conservé. Il semblerait qu’il ait retrouvé sa vocation d’habitat.

. le BRYC, à savoir le Bruxelles Royal Yacht Club. Ce second bâtiment a été acheté à une entreprise au début du XXe siècle pour servir de point de rassemblement aux heureux propriétaires de beaux voiliers. Il incarne un style art déco, avec des petits airs de temple grec, munis de vitres.

Bruxelles- Séquences télescopage-Usine-Traitement-des-Eaux-Cl. Elisabeth Poulain
Bruxelles- Séquences télescopage-Usine-Traitement-des-Eaux-Cl. Elisabeth PoulainBruxelles- Séquences télescopage-Usine-Traitement-des-Eaux-Cl. Elisabeth PoulainBruxelles- Séquences télescopage-Usine-Traitement-des-Eaux-Cl. Elisabeth Poulain

Bruxelles- Séquences télescopage-Usine-Traitement-des-Eaux-Cl. Elisabeth Poulain

. 7 Arrive une nouvelle séquence, l’usine de traitement des eaux. Ce sont les photos les plus fortes depuis le début. C’est également à cause d’elle et pour elle que j’ai conçu ce billet. Sa fonctionnalité est évidente. On voit l’eau traitée par l’usine en continue et calmement sourdre par un sas prévu à cet effet. L’eau doit être captée en amont plus près de la ville pour être épurée et les boues enlevées de façon à la restituer au canal vers l’aval. Le bâtiment massif est au plus près de l’eau. Ses formes volontairement lourdes, qui se complètent, se heurtent, se renforcent… sont dynamisées par l’usage de la couleur.

C’est une vraie réussite visuelle. Rien que cette découverte valait ce tour en bateau ; ajoutée à la succession si rapide des autres séquences, cela a été une très belle façon et concentrée de voir la ville autrement dans une succession de tempos très rapides de paysages en télescopage quasi permanent…Avec en prime d'expression de la puissance portuaire, un magnifique portique à conteneurs pour la section du port dédiée aux ...conteneurs.

. Séquence finale 8. Elle pourrait se passer de commentaires. Mais vous en aurez un quand même. Voici des des amoureux qui sur-jouent la scène du baiser pour le plaisir de la photographe. Ils ont fait plusieurs poses. C'était drôle et sympathique. La scène se passe en rive gauche dans un lieu joliment aménagé pour la promenade … en amoureux, presque en face du portique.

Bruxelles- Séquences télescopage-Portique à conteneurs-rive droite-Le baiser à touristes-rive gauche -Cl. Elisabeth Poulainive droiteBruxelles- Séquences télescopage-Portique à conteneurs-rive droite-Le baiser à touristes-rive gauche -Cl. Elisabeth Poulainive droite

Bruxelles- Séquences télescopage-Portique à conteneurs-rive droite-Le baiser à touristes-rive gauche -Cl. Elisabeth Poulainive droite

Pour suivre le chemin

. Port de Bruxelles, à voir sur http://www.portdebruxelles.be/fr/49/Centre-de-documentation ainsi que sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Port_de_Bruxelles  

. Mini-croisières sur le canal au départ du Quai des Péniches sur http://www.bruxelles.be/artdet.cfm?id=4843&agendaid=672  

. Canal de Willebroeck sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Canal_maritime_de_Bruxelles_%C3%A0_l%27Escaut  . Le canal Bruxelles-Escaut, à retrouver sur http://users.coditel.net/travelingirl/belgique__eau-canaux.htm  

. Des photos à voir sur http://www.bruxelles.be/artdet.cfm?id=4843&agendaid=3204  

. Le Familistère Godin, une utopie industrielle, à Laeken http://www.ieb.be/IMG/pdf/notedinteret_poeleriesgodin-2.pdf  http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Cambrai/actualite/Bohain_et_alentours/2011/02/28/article_le-lundi-au-familistere-godin-c-etait-au.shtml  http://arnaud.tampigny.free.fr/familistere/fscommand/familistere_bruxelles.pdf  

. Le Bruxelles Royal Yacht Club sur http://www.bryc.be/site/  

. Quant à l’usine de traitement des eaux, il faut attendre encore un peu pour avoir le nom du groupe.

. Photos Elisabeth Poulain, prises l’été il y a quelques années.

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Quand TAG, le teckel à poil dur, découvre la télévision…

14 Février 2016, 18:45pm

Publié par Elisabeth Poulain

Adolf-Eberle-1843-1914-Eine-erfolgreiche-Jagd-wikipedia-Düsseldorfer-1914-wikipedia-Blog-Elisabeth-Poulain

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Appelons le  TAG…  pour lui garder son anonymat auquel il tient beaucoup. Il se fiche aussi comme de l’an 40  de la lettre imposée pour débuter son nom. Il est lui et basta. Son maître d’ailleurs le sait bien. Tag a un caractère de cochon, disons plus aimablement que, sans être désobéissant, il a sa propre conception du « doit faire », « peut faire»,  sans franchir la limite de l’interdit, qu’il connait bien. C’est un chien fidèle et intelligent. Son maître l’est tout autant. Il sait en particulier se faire respecter, vu que TAG vit une grande partie du temps seul, sans que cela lui pèse au contraire. Il est obéissant, naturellement. Un bon chien.   

Il faut dire aussi que TAG jouit d’une grande autonomie. Sa vie à la campagne est très bien organisée. Il dort dans une vieille grange où il a ses habitudes, près de la maison de son maître et da sa famille. La nuit, il y est chez lui et retrouve les humains le jour. Il les accompagne autant que faire se peut dans leurs activités à l’extérieur, mais sans jamais  entrer dans la maison d’habitation, même le jour.

En réalité, sa vie est celle d’un chien de campagne, non attaché à une chaîne comme les chiens de garde qui dorment même dans leur niche. Un jour, son univers a changé brutalement. Son maître a dû partir quelques jours. Il a confié son chien à des amis et TAG a découvert la vie en ville dans un appartement. Ce fut un choc culturel à plusieurs titres, le monde clos du logement, la ville, le trottoir..., un dehors inconnu, des escaliers et aussi et surtout le dedans.

Adolf-Eberle-Chaumière-1860-Van-Ham-Kunst.auktionen-2012-The day's-bag-Christies-wikipedia-Blog-Elisabeth Poulain  Adolf-Eberle-Chaumière-1860-Van-Ham-Kunst.auktionen-2012-The day's-bag-Christies-wikipedia-Blog-Elisabeth Poulain

Adolf-Eberle-Chaumière-1860-Van-Ham-Kunst.auktionen-2012-The day's-bag-Christies-wikipedia-Blog-Elisabeth Poulain

Le choc a été rude. Il s’est senti idiot pour un chien qul ne l’est absolument pas, mais pas du tout. C’est un bon animal obéissant, joyeux, sans souci de santé. Et voilà qu’un jour, hors de chez lui, tout son univers s’est fissuré. Il a découvert qu’on pouvait vivre autrement. Il essaie de comprendre cette situation, lui qui n’avait jamais, mais alors jamais vu ou même entendu cette drôle de boîte qui parle, avec des gens qui bougent, des gens dont il entend la voix et qu’il voit, d’autres chiens même, dont la vue ou les aboiements l’ont bouleversé. Son monde s’est écroulé…Et il restait là devant l'écran à essayer de comprendre.

Adolf-Eberle-1843-1914-Retour de chasse-1914-Düsseldorfer-wikipedia-Blog-Elisabeth-Poulain

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Cette histoire vraie m’a été racontée par un ami voisin que je remercie tout à fait chaleureusement de m'avoir fait connaître cette pépite. Je ne sais bien sûr rien de la suite. A vous de poursuivre l'histoire…comme je viens de le faire avec celle-ci.

Pour ma part, je viens de découvrir ce peintre allemand Adolf Eberle qui a dédié une grande partie de sa vie d’artiste à la peinture de scènes de la vie familiale rurale, où les chiens de chasse, et les teckels en particulier, ont tenu une grande place. J’y ai même trouvé une vieille grange et des scènes de vie à l’intérieur de la maison. Sur la peinture que j'ai choisie, on voit clairement le teckel montrer les dents non pas au renard mais aux bécasses (?). Ils étaient réputés pour la chasse au blaireau, au sanglier... Dommage que les teckels, compagnons de chasse du père, aient été des teckels à poils ras.  Et que le peintre ait vécu dans un autre temps, un autre pays...alors que la télévision n'existait pas.  C'est la vie!  Niemand ist perfekt = Nobody is perfect.

                                                                                *

Pour suivre le chemin

. Généralités sur le teckel, à voir sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Teckel  

. Le teckel chien de chasse sur http://www.chassons.com/le-teckel-chien-de-sanglier/  et sur http://www.libertalia.org/loisirs/chasse/chien/les-teckels.html  

. Le peintre allemand 1843-1914 à découvrir sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Adolf_Eberle  

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Bruxelles > Le Bleu dans la Ville > Des Goûts et des Couleurs

13 Février 2016, 16:52pm

Publié par Elisabeth Poulain

Bruxelles-St-Gilles-Chaussée-de Charleroi-Le-mouton-bleu-en-vitrine-Cl. Elisabeth Poulain

Bruxelles-St-Gilles-Chaussée-de Charleroi-Le-mouton-bleu-en-vitrine-Cl. Elisabeth Poulain

Chercher la couleur, comme certains traquent l’info, ou cherchent des bons « petits restaurants », d’autres s’enchantent de petites scènes de vie en ville, sans rien d’exceptionnel, ni de spécialement qualitatif, mais qui charment le regard, attirent l’attention, intriguent… . Il  n’y a rien à prouver, si ce n’est de savoir qu’il y a toujours quelque chose d’intéressant à voir, à sentir, à deviner…, surtout avec un appareil photo à la main. Ce bleu dans la ville n’est donc que le fruit du hasard, sans chercher non plus à vous montrer tout ce qui est bleu, pourrait l’être ou l’a été, surtout pas. 

. C’est peut-être le Mouton Bleu qui a lancé le jeu. Il posait fièrement dans la vitrine d’un antiquaire qui présentait des objets de qualité dans sa vitrine. Il y avait de l’argenterie, un chandelier juif à sept branches en cuivre, de la vaisselle blanche …et ce mouton qui a véritablement attiré mon regard. Sa présence dynamisait de façon étonnante la vitrine étroite dans cette rue très passante Chaussée de Charleroi ou Avenue Brugmann qui  traverse Saint-Gilles, au Sud-Ouest de Bruxelles. Il était posé de biais comme s’il vous faisait de l’œil mine de rien.

. Voici cette fois-ci le store rayé bleu et blanc et le mur bleu clair du Petit Canon où vous pouvez déguster des vins, comme on le voit faire à une jeune et jolie jeune femme. C’est le bleu ciel des parasols de plage qui évoquent clairement les vacances, pas seulement en France, d’une façon générale en Europe. Les Bruxellois sont très curieux de vins. Ils ont été pour une grande part formés aux vins de France. La jeune génération, qui cherche plus de diversité, est très ouverte aux vins d’Italie, d’Espagne et du Nouveau Monde. C’est donc un bar ouvert sur la découverte du vin d’une façon et professionnelle et copain où le store bleu et blanc fait le lien avec le dedans et le dehors, sur deux rues, en donnant au lieu une atmosphère de vacances sur deux rues. Il est en effet situé au coin. Nous sommes alors à Ixelles, la commune voisine de  Saint-Gilles.

Bruxelles-Ixelles-rue-Lesbroussard-Bistrot-bar à vin-store-bleu-blanc-Cl. Elisabeth-PoulainBruxelles-Ixelles-rue-Lesbroussard-Bistrot-bar à vin-store-bleu-blanc-Cl. Elisabeth-PoulainBruxelles-Ixelles-rue-Lesbroussard-Bistrot-bar à vin-store-bleu-blanc-Cl. Elisabeth-Poulain

Bruxelles-Ixelles-rue-Lesbroussard-Bistrot-bar à vin-store-bleu-blanc-Cl. Elisabeth-Poulain

A Ixelles, en tournant dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, nous descendons Place Flagey et remontant une très vieille rue pénétrante de l’agglomération qui s’appelle tout simplement la Chaussée d’Ixelles. C’est là sur un trottoir très passant que sont installés des panneaux publicitaires Decaux. C’est un fond bleu un peu bizarre qui a été choisi par Mc Donald’s pour mettre en valeur un wrap.

En revenant vers le centre de la ville, ce sont des vélos bleus qui nous font un clin d’œil au passage mais attention uniquement à celles et ceux qui le regardent avec bienveillance. Ils paraissent en bonne forme, ce qui n’est pas le cas de certains qui semblent avoir pris racine, en perdant des éléments au fil du temps, à croire que leur utilisateurs ne savent plus très bien où ils les ont mis dans la grande ville. Très rapidement, il ne leur reste que l’ossature de ce qui fut un vélo, comme l’arête au poisson, après le passage d'un  chat affamé. Quoi qu'il en soit les Bruxellois ont beaucoup d'imagination pour arriver à garer leur vélo. La régle non dite, mais appliquée et sans que cela gêne quiconque, veut que ce soit le plus près possible de l'endroit où l'on va, quitte à se mettre au pied d'un petit arbre, là où des amoureux des plantes avaient planté quelques petits végétaux...

Bruxelles-Vélos bleus dans la ville-Panneau-McDonald's-wrap-Cl. Elisabeth PoulainBruxelles-Vélos bleus dans la ville-Panneau-McDonald's-wrap-Cl. Elisabeth PoulainBruxelles-Vélos bleus dans la ville-Panneau-McDonald's-wrap-Cl. Elisabeth Poulain

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Bruxelles-Musée-Magritte-Expo2009-Magritte à la fenêtre-affiche-Toile-peinte-chantier-Cl. Elisabeth Poulain-wikipedia-Warburg Bruxelles-Musée-Magritte-Expo2009-Magritte à la fenêtre-affiche-Toile-peinte-chantier-Cl. Elisabeth Poulain-wikipedia-Warburg

Bruxelles-Musée-Magritte-Expo2009-Magritte à la fenêtre-affiche-Toile-peinte-chantier-Cl. Elisabeth Poulain-wikipedia-Warburg

.Dans le centre cette fois-ci, c’est l’homme en bleu de Magritte, qui nous appelle de derrière la fenêtre du Musée Magritte, Place Royale, en plein cœur de ville de Bruxelles centre, tout près du Palais-Royal. L’exposition a eu un très grand succès. J’ai bien aimé cette idée de mettre des affiches à la fenêtre comme si ce grand artiste nous invitait à entrer, avec son verre de vin près de sa main, peut être en signe d'hospitalité....Nous sommes effectivement entrées ensuite pour voir l'expo. Après l’affiche a bien sûr disparu. Mais j’ai toujours l’idée que Magritte continue à nous faire un clin d’œil, d’autant plus que tout le bâtiment classé avait été revêtu d'une toile "à la manière de Magritte" pendant toute la durée des travaux, …une très belle idée, certes coûteuse, mais qui enchante l'oeil.

. Des drapeaux vibrent au vent en descendant vers la gare centrale de Bruxelles, en plein centre, juste avant de retrouver la  gare du Midi, celle qui relie la capitale belge à la capitale française. L'image des mouettes de Magritte a été une façon très légère de rentrer sur Paris, surtout que le Thalys lui-même avait été repeint au bleu Magritte avec ses mouettes blanches...

Bruxelles-Gare-du-Midi-TGV-Magritte-Mouettes-Vent-Drapeaux-plein-centre-Cl. Elisabeth PoulainBruxelles-Gare-du-Midi-TGV-Magritte-Mouettes-Vent-Drapeaux-plein-centre-Cl. Elisabeth PoulainBruxelles-Gare-du-Midi-TGV-Magritte-Mouettes-Vent-Drapeaux-plein-centre-Cl. Elisabeth Poulain

Bruxelles-Gare-du-Midi-TGV-Magritte-Mouettes-Vent-Drapeaux-plein-centre-Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Bruxelles sur son site https://www.bruxelles.be/artdet.cfm/4345  et sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Bruxelles  avec un gros manque de photos

. Visiter aussi les cuisines de Mc Do à Bruxelles, c’est possible chaque jour en téléphonant avant http://www.rienacacher.be/  

. Le vélo à Bruxelles, dans un article de 2013 de la Libre Belgique, qui reste intéressant sur http://www.lalibre.be/actu/planete/a-bruxelles-le-velo-a-encore-du-chemin-a-faire-527724ba3570f68403134cd2  

. Le Musée Magritte, Place royale https://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9e_Magritte  

. Et Magritte l’artiste à retrouver dans https://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Magritte  

. Saint-Gilles sur son site http://www.stgilles.irisnet.be/fr/ et sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Gilles_(Bruxelles)

. Ixelles sur son site http://www.ixelles.irisnet.be/site/index.php  et sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Ixelles  

. Bar à vin, Le Petit Canon, Rue Lesbroussard, au coin de la première rue à gauche, en descendant vers la Place Flagey, Ixelles, venant de l’avenue Louise -Bruxelles- http://www.yelp.fr/biz/le-petit-canon-ixelles  

. Retrouver le McDo d’Ixelles, un des trois de l’agglomération, sur http://www.mcdonalds.be/fr/produits/mcwrap  

. La Chaussée d’Ixelles à suivre sur https://www.rtbf.be/info/regions/bruxelles/detail_la-chaussee-d-ixelles-interdite-aux-voitures-en-journee?id=9186650  

. Photos Elisabeth Poulain datant de différentes années - la capitale belge change très vite - la grande montrant le Musée royal revêtu d’un rideau de théâtre en pastiche de Magritte est un cliché de Torsade de Pointe sur wikipedia

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Style de Pub noir & blanc > L’Homme en marche > France Info/Géo 2013-04

12 Février 2016, 17:13pm

Publié par Elisabeth Poulain

Pub France-Info-L'Homme en marche-Géo-2013.04-page3 de couv. Cl. Elisabeth Poulain

Pub France-Info-L'Homme en marche-Géo-2013.04-page3 de couv. Cl. Elisabeth Poulain

La chance est avec moi. En ouvrant un Courrier International un peu ancien, j’avais retrouvé un visuel de France-Info en petit format rectangulaire, au bas d’une page paire, me semble-t-il. J’avais gardé le souvenir de cette publicité en noir et blanc avec seulement le nom de france info en noir sur fond jaune. Je voulais vous présenter celle en grand format que j’ai retrouvé dans un numéro de Géo d’avril 2013.

Cette fois-ci  la photo est nettement plus impactante du fait de son format pleine page, avec l’avantage aussi de pouvoir lire le texte en caractères blancs sur fond noir qui est le suivant :

« Depuis la tempête, plus aucun train ne dessert la zone et beaucoup de routes sont fermées. Dix kilomètres pour réfléchir. Il va y avoir tant de chose à observer, tant d’informations à vérifier puis à relater. Tout le monde attend de savoir. Il le sait, alors il va faire son métier. L’INFORMATION EST UNE VOCATION (en jaune sur fond noir)franceinfo.fr  France info, l’info à vif"  

Comme je l’ai déjà dit, le cliché est excellent. On voit très bien tous les détails, avec surtout le poteau électrique penché vers la route, deux fils qui trainent par terre dans le champ, lequel est bordé côté route par des poteaux en bois, section carrée, qui soutiennent  des fils de fer barbelés. Le revêtement de la route est parfait, les côtés ont même été fauchés, avant la tempête bien sûr. Des cumulo-nimbus attendent bien sagement dans le ciel que le temps change. Et l’Homme de l’info de France-Info porte tout son matériel sur la côté gauche, du coup sa tête penche aussi à gauche ; il tient sa veste de la main droite. Il fait chaud. Preuve en est qu’il a remonté son bras de chemise. Et il marche, marche…

Le fascinant est que notre regard s’attarde à décrypter chacun des éléments de la composition, comme si son dos, le poteau ou la forme des nuages allaient nous donner des informations supplémentaires pour essayer de comprendre la nature de cette catastrophe. Quelle a donc été la puissance de cette tempête, ses conséquences pour qu’il n’y ait plus de train ? C’est toujours possible. Mais les voitures, peut-être en reste-t-il certaines qui marchent ? Je n’évoque même pas les vélos moteurs. Les vélos certainement fonctionnent. Ne reste-t-il vraiment que la marche ?  

Et à chaque fois, je pense au bush  australien. Si vous n’avez plus accès aux trains, aux voitures ou camions…, vous risquez d’être vraiment mal. Il y a de nombreux reportages ou romans qui utilisent ce thème quand plus rien ne fonctionne dans le désert…C’est aussi une démonstration qui perdure de la puissance du visuel sur le raisonnement et celle de la radio pour garder le lien à condition que des journalistes puissent avoir accès  à l’information. Alors même que toute la technologie de l’information  a complètement changé…le cliché de l’Homme en marche conserve pourtant toute sa force. Depuis longtemps je cherche à faire un bon cliché d'un bord de route qui exprime autant de force, sans l'Homme en marche bien sûr, et le résultat est négatif. Rien, rien ne ressort. Il n'y a pas cette magie qui jaillit de ce cliché, qui a tendance à devenir de plus en plus petit au fil du temps qui passe....

Pour suivre le chemin

. Photo Gregory Philipps par Marc Gouby. EURO RSCG C&O

. Retrouver la photo en belle définition et la série à laquelle elle appartient dans un site très intérressant, qui retrace la déclinaison de la campagne  sur http://lareclame.fr/havasworldwideparis/realisations/linformation-est-une-vocation-2  

. Géo, La France du patrimoine mondial, n°410 avril 2013, page 3 de la couverture.

. Voir l’article précédent, axé sur l'importance du poteau en tant que symbole et élément de structure de la photo parue le 11.01.2016  sur ce blog http://www.elisabethpoulain.com/2016/01/styles-de-pub-paysage-de-poteau-electrique-france-info.html

. Photo à partir du magazine Géo, dans sa partie haute, Cl. Elisabeth Poulain

 

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Jérémie Mourat, Vigneron de Vendée et +, Salon des Vins de Loire 2016

11 Février 2016, 17:04pm

Publié par Elisabeth Poulain

Salon des Vins de Loire-2016-J-Huchet left.-J-Mourat center-2016-Vignerons-Les-Bêtes-Curieuses-Cl.Elisabeth Poulain

Salon des Vins de Loire-2016-J-Huchet left.-J-Mourat center-2016-Vignerons-Les-Bêtes-Curieuses-Cl.Elisabeth Poulain

J’ai la chance de connaitre Jérémie Mourat depuis plusieurs années maintenant. Je l’avais rencontré chez lui sur ses terres en Vendée, dans son nouveau chai, à Mareuil-sur-Lay. C’était à l’occasion de ma seconde recherche sur les Vins de Loire, parue sur ce blog sous le titre « The World through the Bottle of Wine »  pour essayer de dégager la vision de la société française perçue par les hommes et les femmes du vin. Vous savez, ce sont ceux qui participent à cette grande aventure qui consiste à « faire » du vin, à partir d’un pied de vigne mis en terre. Une aventure quasiment magique qui fait d’un vigneron à l’autre bout du monde un collègue, un presque voisin… avec lequel partager ensemble une culture commune, avec chacun ses particularités propres, enrichie de la volonté d’ouvrir de nouvelles routes dans le Monde du Vin toujours en mouvement. 

Jérémie Mourat est un vigneron qui dénie aux frontières, qu'elles que soient leur nom, le droit de le freiner, comme l’atteste en particulier son partenariat depuis quelques années maintenant avec une cave de vignerons dans la région de  Stellenbosch, LA grande ville du vin d’Afrique Sud, qui possède aussi une Université renommée dédiée au vin. Il s’agit pour lui de mieux comprendre d’autres hommes du vin, aussi attachés que lui à faire dire au Chenin ce qu’il peut dire, dans le partage de la connaissance, pour créer de la valeur.

Comment ce cépage fascinant s’exprime-t-il dans d’autres terres, sous d’autres cieux - ceux de l’hémisphère austral - et d’autres cultures liées la conduite de la vigne, à l’expression la plus juste du vin et à l’exercice d’un partenariat exercé en commun ? Pour répondre à cette question complexe, il va où peu de de Français s'engagent en tant que personne physIque, pas seulement en tant que salarié d'un groupe. Là c’est autre chose. Il s’agit d’être co-vigneron, aux côtés de professionnels sud-africains du vin. C’est une aventure globale qui se déroule en Afrique du Sud. Tout  est nouveau, nouveau terroir,  nouvel environnement, autre réglementation,  partenaire sud-africain, tout cela avec un cépage blanc parmi les plus délicats à guider – le chenin - et une seule certitude qui est de s’engager vraiment, loin de sa terre de naissance,  en devenant vigneron sud-africain, le seul au monde qui soit aussi vigneron vendéen. Comme me l’a dit Jérémie le Vendéen en me donnant des nouvelles de "son" Chenin sud-africain, avec un grand sourire et une grande économie de paroles, en ce troisième jour de salon à Angers (France) « je suis content, ça va bien !».    

 

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 Quand on s’appelle Jérémie Mourat, que peut-on imaginer faire de plus ? Pour vous laisser le temps de trouver la réponse, revenons un peu en arrière. Voici un condensé rapide de sa trajectoire depuis ses débuts aux côtés de son père vigneron qui achetait alors son raisin à des collègues. L’objectif de son fils a été de créer un domaine familial conséquent, en commençant en préalable par acheter de la terre à vignes pour pouvoir sécuriser ses approvisionnements.

La première étape a donc consisté à s’ancrer encore plus profondément en terre vendéenne, en créant un véritable monde du vin autour du chai doté de tous les atouts technologiques qualitatifs, bien observé sa terre pour lui redonner vie en culture biologique, rassemblé autour de lui une équipe soudée, créé très vite en plein centre du village une boutique de vente de ses vins, sur la place du village, juste avant le pont au-dessus de la rivière Le Lay et au pied du château. A ce stade, c’est Paris qui lui a donné ses lettres de noblesse, avec des amateurs parisiens connaisseurs toujours en recherche de nouveaux visages, de nouveaux vins, grâce également à l’accueil très positif de la presse parisienne spécialisée.

Grâce à cet adoubement parisien, suivi en même temps par ses débuts à l’export, Jérémie Mourat a petit à petit, au gré des opportunités, constitué un vrai domaine -qu'il appelle "vignoble"  tel qu’il l’entendait, en rachetant de la terre vendéenne, avant que le phénomène de l’urbanisation du littoral ne change fondamentalement la donne foncière. Il y a toujours chez lui, cette conscience du temps, en vrai stratège qu’il est profondément. Il a en plus le sens profondément vendéen des symboles, qui a consisté chez lui à racheter le Château de Mareuil sur Lay entouré de sa vigne, juste au-dessus la boutique des Vins Mourat qu’il a installée en premier sur la route menant à la mer. Juste aussi au-dessus de la rivière Lay qui se jette dans la mer qui attire tant les estivants. C’est ensuite le Moulin à vent, dit le Moulin Blanc, entouré d’une belle parcelle de vignes, qu’il a pu acquérir. Il lui a permis de rendre hommage au vent de l’Atlantique, tout en rappelant l’importance des moulins au cours de l’histoire vendéenne.

Une belle salle d’accueil contemporaine de bois complète maintenant l’installation pour accueillir au mieux les amateurs et les professionnels du vin. Son implantation s’ouvre sur ses vignes, comme une île entourée de beaux feuillages luisant au soleil, frissonnant au vent de Vendée. Désormais ses clients et les touristes de l’été amateurs de bons vins - dans la première région touristique de la Côte littorale atlantique, par le nombre de vacanciers - peuvent découvrir et déguster dans de bonnes conditions les vins du domaine grâce à cette réalisation architecturale de qualité qui complète les installations techniques de vinification à la pointe de la technologie.

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Quelle aventure nouvelle entreprendre alors, tout en poursuivant tout le reste ? C’est une vraie question quand on est un vigneron vendéen qui a redonné vie à ses vignes travaillées désormais en culture biologique, appartenant à la génération pour laquelle a été créé un nouveau concept géographique, celui de « Loire méridionale », dans le respect de la terre avec des cépages « au croisement des variétés de la Loire et du Sud-Ouest », qu’on s’est fait un nom à force de ténacité, avec les moyens technologiques qui lui permettent de faire des vins tels qu’il l’entend, qu’on est aussi devenu vigneron sud-africain, avec toute l’adaptabilité et la persévérance nécessaire … Où se cache le nouveau projet d’extension spatiale, avec toujours une forte triple caractéristique, faire du qualitatif innovant, avec un partenaire, et une attention comme toujours apportée au graphisme et à la couleur complétée d’une autre dimension qui existait déjà avant, l’humour? Il faut voir en particulier sa série de vins appelée "OVNI" sur son site.  

Voici une piste. L’édition 2015 du Salon des Vins de Loire avait déjà montré une nouvelle autre évolution, chez Jérémie Mourat, cette fois-ci sous la forme d’un stand commun toujours à Amphitéa, avec Jérémie Huchet. Le Ier est resté à Amphitéa, en changeant d’endroit, pour rejoindre le coin du fond pour être vu par ceux qui arrivent. Jérémie Huchet a lui quitté la Galerie de Liaison plus ouverte vers le Grand Palais, pour rejoindre son copain vendéen. Fils d’Yves Huchet, il est le vigneron du Domaine de la Chauvinière à Château-Thébaud dans le Pays nantais (Code postal 44). Cette fois-ci encore Jérémie Mourat, vigneron vendéen de Mareuil- sur-Lay, fils de Jean Mourat (Code postal 85), a franchi une autre  frontière, celle du département de la Vendée pour rejoindre ce vigneron ami dans le département de Loire-Atlantique, en terre nantaise, pour découvrir les terroirs parmi les plus qualitatifs qui soient, dans les crus communaux classés du Muscadet, les fameux CCC.

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L’aventure nantaise est désormais lancée sur ses deux pieds ou plus justement ses quatre pattes! Les deux Jérémie lui ont trouvé un nom, que personne ne pourra oublier « Les Bêtes Curieuses, Crus Communaux bien élevés ». Le site dédié, jeune, branché, style urbain-chic a adopté cette drôle de dénomination, qu’ils ont bien sûr choisi tout à fait volontairement pour sa pluralité de sens. On y voit les deux Jérémie assis chacun sur son tonneau, un verre d’un de leurs Muscadet à la main, rire aux éclats, en potaches qui vous font une bonne blague. A la base de leur association, l’idée est de volontairement brouiller les frontières, en faisant co-habiter le haut de gamme qui exige beaucoup de technicité maîtrisée pour respecter des terroirs très particuliers et très qualitatifs - ceci pour des vins de Crus Communaux Classés en 2015 et/ou qui vont l’être en 2016 -, dotés d’étiquettes très sobres blanches avec une typographie légèrement différente à chaque fois - avec des vins de copains repérables à leurs étiquettes colorées et leur dénomination tirée d’un bestiaire mâtinée d’humour greffé sur des modes de vinification adaptés. C'est une stratégie volontaire de télescopage pour ne pas se laisser enfermer, avec une étiquette à vie au cou...Un vrai brouillage des frontières cette fois-ci en clin d'oeil!.

Les Crus Communaux Classés par l’INAO sont pour l’instant au nombre de 3, Clisson, Gorges, Le Pallet ; plusieurs sont attendus en cette année 2016, qui sont Château-Thébaud et Goulaine. Ce qui fait que les deux Jérémie, ces deux Bêtes Curieuses, qui rient aux éclats, chacun sur son tonneau, présentent pour l’instant six vins, dont trois sont des CCC (Gorges, Château-Thébaud et Goulaine). Les trois autres vins portent des noms très sympathiques. « Le lapin de 6 semaines » est un Muscadet Sèvre et Maine Primeur d’une durée d’élevage de …6 semaines et quant au « Perdreau de l’Année », son élevage se poursuit pendant trois mois. Il y a aussi un poisson vert...mystérieux dont je n'ai pas noté le nom. Pour lancer en fanfare cette nouvelle aventure du vin, ce binôme nantais-vendéen continue à peaufiner son nouveau stand, avec un grand sens de clarté, de simplicité pour faciliter le mouvement.

                                                                       *

Le passionnant dans la poursuite des aventures de Jérémie Mourat, traceur de routes dans le Monde du Vin, avec une intelligence, une énergie, une détermination et un plaisir d’avancer partagé sans pareil, est de mettre en lumière trois constantes de sa personnalité qui sont toujours liées en synergie. Il est :

. un véritable stratège spatial, qui part de la Vendée pour rendre à ce territoire malmené dans l’histoire force et dignité, y construire et développer un beau domaine - pardon - un beau vignoble, qui rayonne très vite vers Paris conjointement avec l’export et la certitude qu’un jour il ira en Afrique du Sud découvrir comment le Chenin a évolué depuis qu’il a été importé là-bas par des Huguenots de Saintonge en 1685 ;

. un stratège du temps, avec un temps de préparation long et réfléchi pour ensuite décider et appliquer ses décisions rapidement, en prenant aussi en compte l’ancrage loin dans le passé pour rebondir plus loin devant, tout en poursuivant la consolidation de l’ancrage de l’existant, le développement du vignoble et de l’exploitation en lien avec la connaissance accrue des gens, des mentalités et des méthodes;

. une dimension humaine, toujours très présente chez lui, avec le goût d’aller à la rencontre de l’autre, dans ses relations avec son équipe, ses distributeurs, ses clients et ses partenaires avec le partage en guise de passeport…Et pour unifier le tout, une énorme envie d’avancer, pour comprendre, apprendre, faire bouger les choses aux Vignobles Mourat...

Avec juste une maxime pour terminer « De la différence naît le partage. » C'est vrai aussi dans le monde du vin.  

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Pour suivre le chemin

. Retrouvez Jérémie Mourat sur son site très complet http://www.mourat.com/

. Découvrez une interview, avec des photos excellentes de Jérémie Mourat des Vignobles Mourat https://www.wine-in-black.fr/product/jeremie-mourat-chenin-blanc-le-grand-ecart-2013-7921/  

. Lire sur ce blog un précédent article sur Jérémie Mourat http://www.elisabethpoulain.com/article-jeremie-mourat-negociant-vigneron-vendee-france-afrique-du-sud-103360574.html

. Voir aussi en ce qui concerne Stellenbosh http://www.sun.ac.za/english/faculty/agri/viticulture-oenology  

. La région de Stellenbosh https://fr.wikipedia.org/wiki/Stellenbosch  

. Jérémie Huchet sur le site de son domaine sur http://jeremie-huchet-vigneron.fr/presse/ , http://jeremie-huchet-vigneron.fr/les-domaines/domaine-de-la-chauviniere/   www.domaine-de-la-chauvinière.com  

. Les deux vignerons sur leur site commun d’une belle qualité graphique, claire et ordonnée, tout en étant très contemporaine http://www.lesbetescurieuses.fr/  

. Voir le site de l’agence de communication graphique Marine Thiercelin des Sables d’Olonne http://marceline-communication.fr/ . Vous pouvez aussi la retrouver sur facebook

Photos Elisabeth Poulain pour celles prises au Salon des Vins de Loire, Dewet et Andres de Wet sur wikipedia pour le vignoble sud-africain, cliché du Pays nantais, Pont Caffino, Maine,Château-Thébaut, Maisdon sur Sèvre, wikipedia-Pymouss, avec mes remerciements à tous

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Salon des Vins de Loire, 30è édition, Parc-Expo-Angers, L’arrivée

6 Février 2016, 11:14am

Publié par Elisabeth Poulain

Salon des Vins 2016-Parc-Expo-Angers-Arrivée-matin-2016-02-01. Cl. Elisabeth Poulain Salon des Vins 2016-Parc-Expo-Angers-Arrivée-matin-2016-02-01. Cl. Elisabeth Poulain Salon des Vins 2016-Parc-Expo-Angers-Arrivée-matin-2016-02-01. Cl. Elisabeth Poulain

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Chaque année à Angers, tel un rite, on se prépare pour être avant l’heure, au Parc des Expositions, toujours avant l’ouverture, pour se mettre dans l’ambiance. Aller rencontrer des vignerons, revoir ceux qu’on a plaisir à retrouver, bon pied, bon œil, sans objectif particulier, si ce n’est de humer l’air du temps perçu à travers le prisme du salon, toujours avec un petit coup au cœur, sans jamais de nostalgie. J’ai en effet commencé à arpenter les allées du Parc-Expo à sa seconde édition, avec mes étudiants, lui qui en est aujourd’hui à son 30è millésime.

Ce salon des vins s’est agrandi au fil des ans, avec à chaque édition des changements grands et petits, voulus ou involontaires, à effets immédiats ou plus lointains, perceptibles parfois, invisibles le plus souvent et qui pourtant ensemble donnent à chaque année une tonalité différente, dégageant des vibrations qui, connectées entre elles, conférent des atmosphères particulières. Un salon des vins est un monde extrêmement concentré et tonique, qui tourne sur lui-même, pour promouvoir, dans notre cas, les vins de Loire - d’autres vins aussi, d’autres boissons…- et ceux qui les font, sans lesquels il ne saurait y avoir de vin.

Chaque millésime dynamise également, en synergie le territoire sur lequel il est implanté, en liaison aussi avec tous les autres évènements du monde du vin qui se sont amarrés au fil du temps, et au risque de l’alourdir, à ce navire-amiral qu’est le Salon des Vins de Loire. Et quand on joue ainsi à un jeu de billard à un nombre impressionnant et inconnu de boules, il faudrait pas moins qu’une équipe interdisciplinaire et interculturelle d’ethnologues, d’archéologues, de sociologues et de spécialistes de gestion de systèmes… pour arriver à caractériser ce qu’est un grand salon des vins.
 

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Arriver à l’avance est aussi une façon de saluer le lever du jour dans un lieu qui a gardé ses caractéristiques de zone industrielle, située comme toujours en marge du territoire de la ville. Avec aussi et encore des parcelles de territoire appartenant au Parc-Expo qui ne sont toujours pas fini d’aménagement. Je vise en particulier le parking n°1, situé de l’autre côté de la route de Paris et qui permet d’accéder grâce à un souterrain à la grande verrière qui forme l'entrée officielle des bâtiments. C’est par là que l’on peut accéder à Amphitéa 4000 –le nom de la salle polyvalente située en arrière de la verrière- toutes deux œuvres de l’architecte Frédéric Rolland.

L’ouverture a été marquée ce matin-là par un fin crachin intermittent qu’on aurait dit venant de Bretagne, avec un bon vent d’Ouest pour faire bonne mesure. Et l’entrée dans le salon lui-même s’est faite sans attente particulière, avec un contrôle des sacs pour cause de Vigipirate. Arriver parmi les premiers est un plaisir de connaisseur qui se déguste comme tel, tout comme le fait de reconnaître chaque année parmi les quatre jeunes femmes du vestiaire, Mélanie, la « chef » qui connait tout du métier, et que j’ai plaisir à retrouver depuis les débuts du salon.

A peine entrée dans Amphitéa, on commence à remarquer ce qui a changé par rapport à l’année précédente, avec très vite des successions de flashs visuels plus anciens qui vont se superposer les uns devant les autres au gré de la mémoire et sans qu’on le cherche. Il n’y a plus de "Bienvenue" collée en gros caractères par terre. Dommage ! Mon premier regard est toujours attiré par le côté gauche, qui s’ouvre sur les stands. Mais cette fois-ci, la première personne avec laquelle je vais parler est en partie droite dans l’espace de Libre Dégustation. C’est Marc Massot, un sommelier, très actif dans le concours des Ligers qui a eu lieu le week-end précédent l’ouverture du salon. Un concours qui a beaucoup d’importance en Loire. Tous les participants attendent avec impatience la parution du journal le lendemain, avec tous les résultats. Avoir une médaille aux Ligers est important, est un faciliteur de vente.

A droite, de longues tablées revêtues de papier blanc présentent les bouteilles à la dégustation, avec une localisation particulière pour les vins primés au concours des Ligers. C’est là qu’œuvre Marc Massot qui s’occupe du service des palettes des bouteilles des vins pétillants au concours des Ligers qui a eu lieu la veille. Le concours des Ligers est une opération lourde qui globalise plus de 7 000 échantillons. « Je viens en particulier pour assurer le service de la centaine des Ligers d’Or. Cela fait 20 ans que je mène ces différentes missions. Je participais à la formation des élèves sommeliers à l’Union de la Sommellerie France-Région Val de Loire ».

 

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Et très vite commence pour moi le repérage des exposants, les vignerons à ancrage lourd dans la constitution de ce qui fait la renommée des vins de Loire. Beaucoup de négociants ne sont plus là. Parmi les vignerons présents, certains occupent, si non la même place du moins le même coin et cela depuis des années. D’autres ont changé de style de stand, de lieu d’ancrage du stand, de voisins, mais pas tous. Et c’est ça aussi l’intéressant. Certains n’ont pas bougé. Il existe heureusement des points de repère et un bon nombre de visages connus.

C’est par La Collégiale des Domaines de Loire, avec Isabelle Charrier, la responsable export Europe (à gauche sur le photo) que commencent mes rencontres intra-salon. Elle est un des piliers forts de ce groupement de plus d’une cinquantaine de producteurs de vins ligériens, crée en 1988 au Puy Notre-Dame à une vingtaine de kilomètres au sud de Saumur. « Je travaille essentiellement avec des clients allemands et belges qui sont très présents et de bons connaisseurs des vins de Loire. Ils constituent le noyau fidèle de nos acheteurs étrangers. Globalement ici en Loire, la dimension export semble diminuer légèrement. Je voyais plus d’importateurs nouveaux il y a quelques années et cette impression semble générale. Prowein prend de plus en plus d’importance. Elise Dumoulin, mon assistante qui s’occupe du Grand Export, en particulier du marché nord-américain, constate toujours le poids des différences culturelles à l’égard du vin dans ces pays qui n’en avaient pas la culture. » Le partage de la culture française du vin continue aussi à se diffuser, lentement.

Une des raisons actuelle de cette lenteur semble provenir de l’abondance et du dynamisme de l’offre étrangère qui va de pair avec une curiosité accrue pour d’autres vins dans une optique de plus d’ouverture vers d’autres cultures du vin. A part La Collégiale des Domaines de Loire et Luc Bizard d’Epiré – Savennières - que j’ai vu d’ailleurs juste après, ceux que j’ai rencontrés sur le salon ne m’ont pas spontanément cité l'export.

On ne parle plus de l’export, comme si ce n’était plus une démarche différente de la vente en France. Les professionnels vont maintenant plutôt parler de leurs clients étrangers, les clients, sans adjectifs particuliers, désignant ceux qui sont en France. Le CFCE (Centre Français du Commerce Extérieur) est parti du salon depuis longtemps et les conférences sur les marchés étrangers ont cessé. Elles avaient lancé avec succès le cycle des formations pendant la durée du Salon. L’accès à l’information sur les marchés hors de France se fait maintenant autrement par contacts directs, présences sur des salons étrangers pour tester la demande et/ou trouver un importateur et par le numérique qui complète des déplacements dédiés.

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Luc Bizard et son maître de chai du Château d’Epiré, implanté en noble terre de Savennières, sont toujours présents au même endroit, dans la grande allée K à Amphitéa dans le fond. « J’exporte depuis toujours, ça tourne autour de 40%, un chiffre en augmentation », me dit-il en me parlant de son année. Il est vrai que Savennières n’est assurément pas une appellation comme une autre. Tout le monde en est bien d’accord, sans contestation.

D’autres au contraire ont muté et repris leur liberté hors d’un groupement d’exposants partageant un stand commun, où chacun avait son individualité. Il en va ainsi de Florent Baumard de Rochefort sur Loire qui avait déjà quitté le Grand Palais l'année dernière et que l’on retrouve à Amphitéa dans l’allée I, cette fois-ci dans un stand individuel.

Au coin de la Salle Amphitéa, juste avant de pénétrer dans le hall de liaison avec le Grand Palais, on retrouve comme chaque année le stand d’angle du Château de Moncontour avec Gilles Feray aux commandes pour les vins de Vouvray et de Touraine. Ce lundi matin à l’ouverture, le boss tient sa réunion hebdomadaire avec son équipe étoffée de commerciaux. Quatre autres domaines-châteaux font en effet partie des propriétés de la famille. Citons outre celui de Montcontour, le Château du Coudray Montpensier en AOC Chinon, le Château de Montfort en AOC Vouvray. Deux autres domaines complètent les vignes, celles du Domaine de Vaugondry et celles du Domaine du Petit Côteau.

SDVL-2016-Pascal Preys-vigneron-Jean-Jacques-Dutrieux-tailleur-pierre à silex-Meusnes, Cl. Elisabeth Poulain. SDVL-2016-Pascal Preys-vigneron-Jean-Jacques-Dutrieux-tailleur-pierre à silex-Meusnes, Cl. Elisabeth Poulain.
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En diagonale, en face se trouve Jacky Preys, « un vigneron de père en fils depuis cinq générations, spécialiste de vins de Touraine » comme il se définit lui-même. Il est à ce point vigneron ligérien du Salon des Vins de Loire qu’il ne pourrait même pas envisager de quitter « son » coin de salon, celui qui sent l’odeur du si bon silex de Meusnes, en plus des arômes de ses vins dont l'un porte le nom de "Silex, l'odeur de la pierre à fusil". Il est bien le seul vigneron au monde à emmener avec lui, à chaque millésime du Salon des Vins de Loire, celui qui est devenu vraiment un ami, non pas vigneron, mais tailleur de silex, habitant Meusnes également. Là où se situe un des deux plus beaux gisements au monde de silex blond, le plus fin pour la pierre à fusil… Ce village de 1000 habitants environ est devenu ainsi la capitale mondiale de la pierre à fusil.

Meusnes est en effet le seul village français à posséder en plus, parmi ses habitants, les deux tailleurs de silex, Jean-Jacques Dutrieux et le compagnon qu’il a formé à cet art. Autant Jacky Preys est un Tourangeau proche de la terre de Touraine, que sa famille travaille depuis 5 générations, ancré dans la terre, fier de ses vins et fidèle au Salon des Vins de Loire, autant Jean-Jacques Dutrieux est un passionné de la pierre à fusil. Il a la pleine maîtrise de l’art de tailler des pierres à fusil, celles par exemple qu’utilisaient les Insurgés lors de Guerre d’Indépendance aux Etats-Unis, que des bateaux français approvisionnaient directement. Il adore positivement tout autant former son auditoire. Et c’est à chaque fois avec un grand plaisir que je vais l’écouter et que j’en apprends un peu plus sur la fascinante histoire de la pierre à fusil, même si cette fois-ci c’est un superbe pistolet du XVIIIe siècle que j’ai tenu en main. Une vraie merveille…même pour quelqu'un qui ne connaît rien à ces précieuses pièces de musée.

En face en diagonale, se situe un stand carré, avec sa colonne érigée à quatre faces qui permettent en particulier de faire sur un côté la promotion du Domaine de la Barbinière gérée par la Famille Orion en AOC Fiefs Vendéens. Philippe le père est maintenant assisté par ses deux fils, Vincent et Alban. Actuellement en conversion en agriculture biologique, ils sont aussi des habitués du Salon, particulièrement dans cette partie d’Amphitéa. Avec Philippe Orion, nous avons parlé de la nécessaire solidité de l’ancrage dans le domaine et le temps, jointe à la ténacité et la soupplesse  indispensables à  l’adaptation, surtout en des temps où le changement fuse de partout, sans qu’on puisse prévoir où il va impacter les choses et les gens, ni de quelles façons.

 

Pour suivre le chemin

. Le Parc des Expositions d’Angers sur http://www.angers-expo-congres.com/media/plan_parc_expo_2015_bd__064482300_1622_18122014.pdf  

. L’architecte Frédéric Rolland, en ses bureaux de Paris, Angers et Pékin, qui a conçu la salle Amphitéa en 1991, son agrandissement et sa refonte en 1998, au parc-expo d’Angers http://www.frederic-rolland.com/index2.htm  

.La  Collégiale des Domaines de Loire, Isabelle Charrier sur www.collegialedomainedeloire.com  

. Luc Bizard, Château d’Epiré, Chais, www.chateau-epire.com  avec son nouveau beau site et de très belles photos, dont une en particulier avec un lièvre surpris dans les vignes…

. Florent Baumard, Domaine des Baumard, Rochefort sur Loire sur http://www.baumard.fr/

. Gilles Feray, Château de Montcontour https://www.facebook.com/chateau.moncontour avec une photo étonnante de la logistique induite par le Concours des Ligers au regard du nombre de bouteilles.

.Pascal et Jacky Preys, 41130 Meusnes dont certains millésimes sont sélectionnés en particulier par le Guide Hachette, http://www.hachette-vins.com/recherche/Pascal%2520et%2520Jacky%2520Preys%2520/all/  

. Jean-Jacques Dutrieux, tailleur de silex et conservateur du Musée de la Pierre à fusil, à Meusnes, à voir sur http://www.elisabethpoulain.com/article-jean-jacques-dutrieux-tailleur-de-silex-conservateur-de-musee-54388628.html  

. Domaine de la Barbinière, Famille Orion, AOC Fiefs vendéens, Chantonnay http://domainedelabarbiniere.jimdo.com/  

. Photos Elisabeth Poulain

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