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Le Blog d'Elisabeth Poulain

La beauté de la France, d’Anjou en Provence, Etape1, Montreuil-Bellay

2 Juin 2016, 10:20am

Publié par Elisabeth Poulain

Traverser la France, en partant d’Angers, en diagonale au joli mois de mai, quand la nature explose de vitalité, est un plaisir des Dieux. J’exagère forcément en parlant ainsi et pourtant, le savoir par le souvenir de voyages, de balades, de vacances…ne suffit pas. Voir maintenant cette France rurale, avec ses paysages de grande ampleur, qui se déploient dans une réalité qui se modifie à chaque instant, ces vallons boisés que l’on traverse, dans une formidable diversité paysagère… est réellement un enchantement.

Un arbre dans un champ devient un évènement en soi, pour soi. Aucun guide ne vous dira jamais qu’à tel endroit, il y a cet arbre fabuleux à la ramure parfaite, là un vieux mur ragréé, une fenêtre rebouchée, une atmosphère très singulière… et heureusement.

Les couleurs de ces séquences toutes différentes de campagne rafraîchissent l'oeil, tant elles explosent de fraîcheur marquées encore par des nuits fraîches, dotées d'une brillance sans pareil au printemps, après beaucoup de pluies. Voyez aussi ces lignes qui structurent ou non ces prairies, en lien ou non avec la route. Etre passager d'une voiture est un vrai travail à plein temps...!  

 

France-Anjou-Provence, sortie d'Angers-Brissac, la vigne, le moulin-cavier, Cl. Elisabeth PoulainFrance-Anjou-Provence, sortie d'Angers-Brissac, la vigne, le moulin-cavier, Cl. Elisabeth Poulain

France-Anjou-Provence, sortie d'Angers-Brissac, la vigne, le moulin-cavier, Cl. Elisabeth Poulain

Le voyage commence à la sortie d’Angers par des parcelles de vigne qui  sont cultivées ici depuis des siècles, pas avec les mêmes pieds  bien sûr. Des vignobles que nous retrouverons avant d’arriver à Montreuil-Bellay. Près de la vigne, au départ, le moulin-cavier de Brissac nous salue au passage. Il incarne à lui seul le vent et les grains de blé qu’il transformait en farine. On retrouve, dés le dévut du voyage, le pain et le vin, un duo au coeur de notre philosophie de la culture de la terre.

 

France-Anjou-Provence, Sortie Angers, Brissac, l'arbre, la vigne, Cl. Elisabeth Poulain

France-Anjou-Provence, Sortie Angers, Brissac, l'arbre, la vigne, Cl. Elisabeth Poulain

Les arbres vont nous accompagner pendant tout le voyage. Ce sont eux qui rythment les séquences, groupés en forêts grandes ou petites, isolés pour signer le paysage à la façon d’un totem. Ils vont être avec nous tout au long de la route en déhors des villes, des villages, ou d'un groupement de quelques maisons. Celui que vous voyez au-dessus a été conservé dans la parcelle de vigne tant sa forme est parfaite. Il est la signature du site. Il fait face de l'autre côté de la route à un boqueteau au sommet d'une petite colline de l'autre côté de la route.

Avancer, c’est aussi traverser ce qui reste d’un hameau qui a grandi au fil des siècles pour devenir un village doté de son église souvent plus ancienne que la mairie. Ce sont des petites maisons de pierre de tuffeau – une pierre blanche calcaire – qui attestent de leur origine ligérienne.

 

.France-Anjou-Provence, Angers-Montreuil-Bellay-Village-Vieilles maisons, Cl. Elisabeth Poulain.France-Anjou-Provence, Angers-Montreuil-Bellay-Village-Vieilles maisons, Cl. Elisabeth Poulain
.France-Anjou-Provence, Angers-Montreuil-Bellay-Village-Vieilles maisons, Cl. Elisabeth Poulain.France-Anjou-Provence, Angers-Montreuil-Bellay-Village-Vieilles maisons, Cl. Elisabeth Poulain

.France-Anjou-Provence, Angers-Montreuil-Bellay-Village-Vieilles maisons, Cl. Elisabeth Poulain

Il ne s’agit pas de vous faire un récit exact du déroulé de ce voyage, qui n’a pas été seulement utile pour aller d’un point à un autre. Il a été en soi tout autant le plaisir  de se transporter dans l’espace et le temps, couplée avec celui de la découverte de nouveaux sites, que celui de retrouver parfois des paysages, des rues, des bâtiments  ou des maisons, qui,  pour une raison inconnue, sont restés gravés dans notre mémoire visuelle. Avec cette phrase : « nous sommes déjà passés par là…il y a longtemps. » Peu importe quand, l’important a été ce renvoi, comme un déclic, qui nous disait « oui, vous vous souvenez, c’est bien. »  En quoi, peu importe.

Pour l’instant, il s’agit d’oublier que nous connaissons ce paysage d’Anjou jusqu’à Montreuil-Bellay, en le regardant autrement, pour essayer de détecter ce qui fera sa différence avec le long voyage qui nous attend. Une façon de faire est de chercher les thèmes qui ressortent dans un ordre qui s’impose à la vue. Citons la belle route en particulier celle qui est bordée d’arbres, les installations agricoles, le travail de la terre labourée, les serres, les poteaux et les câbles qui grillent le ciel, l’approche de la ville…Avec cette question lancinante que je ne me poserai explicitement qu'à la fin du périple "où sont ceux qui travaillent?", comme s'il était encore possible aujoutd'hui de les distinguer des autres, qui travaillent par exemple chez eux, ou se déplacent en voiture pour des raisons professionnelles...     

France-Anjou-Provence, Angers-Montreuil-Bellay, Belle route plantée d'arbres, Cl. Elisabeth PoulainFrance-Anjou-Provence, Angers-Montreuil-Bellay, Belle route plantée d'arbres, Cl. Elisabeth Poulain
France-Anjou-Provence, Angers-Montreuil-Bellay, Belle route plantée d'arbres, Cl. Elisabeth PoulainFrance-Anjou-Provence, Angers-Montreuil-Bellay, Belle route plantée d'arbres, Cl. Elisabeth Poulain

France-Anjou-Provence, Angers-Montreuil-Bellay, Belle route plantée d'arbres, Cl. Elisabeth Poulain

C’est le plaisir du voyage pour le voyage, toujours en découverte pour l’esprit, en ouverture, comme une éponge à paysages. Un concept modernisé actuellement par l’entrée plein pot dans l’ère du numérique. Mais qui existe depuis le XIXe siècle. Rappelez-vous Stevenson et son âne…Une façon de parler bien sûr, avec un sourire dans la voix pour savoir qui est l’âne de qui, celui qui les regarde passer ou celui qui chemine à côté de son âne..., avec en plus une pensée pour l’âne? En réalité sur la route, il y a maintenant une grande différence, c’est qu’il n’est plus possible de distinguer à notre époque, un touriste voyageur venant d’ailleurs, d’un habitant ou de quelqu’un qui se déplace pour son travail, sans regarder le n° d’immatriculation de la voiture.

Par contre, ne chercher à voir dans un paysage que ce qui est défini comme "beau" pourrait devenir lassant et en quelque sorte choquant. L'intéressant également peut  être de voir où et comment se manifeste l'activité économique, le travail... La belle route bordée d'arbres  devient alors l'occasion de parler de la qualité du revêtement de la chaussée, en voyant un membre de l'équipe de ceux qui ont la charge de réaliser ce gros chantier. C'est le seul homme en tenue professionnelle que nous verrons en train de surveiller le chantier et d'assurer la sécurité sur cette route très passante empruntée par beaucoup de camions. Plus loin, un champ labouré récemment témoigne du travail de la terre.

Tout comme les nombreux poteaux de toutes sortes qui soutiennent  des câbles qui nécessitent un gros travail de surveillance et d'entretien. En photo, ils m'intéressent beaucoup de par leur véritable effet "coupe-ciel". Regardez en l'air et vous verrez combien cet espace est maillé par ces fils, câbles & co. Tout comme ces imposantes citernes blanchent qui attirent le regard, comme de gros champignons posés au sol à l'horizon.  

France-Anjou-Provence, Angers-Montreuil-Bellay, Activités économiques, Cl. Elisabeth PoulainFrance-Anjou-Provence, Angers-Montreuil-Bellay, Activités économiques, Cl. Elisabeth Poulain
France-Anjou-Provence, Angers-Montreuil-Bellay, Activités économiques, Cl. Elisabeth PoulainFrance-Anjou-Provence, Angers-Montreuil-Bellay, Activités économiques, Cl. Elisabeth Poulain

France-Anjou-Provence, Angers-Montreuil-Bellay, Activités économiques, Cl. Elisabeth Poulain

L'approche de la ville de Montreuil-Bellay. Elle s'annonce  par un surcroît de trafic routier, d'activités visibles immobiles comme l'est la plasticulture, des grandes cultures, des bâtiments industriels ainsi que par le retour du vignoble visible de la route. Un beau camion jaune marque la fin de la séquence sur la route, ainsi que la vieille dame qui marche avec sa cane dans la rue, lorsque nous quittons Montreuil-Bellay, après avoir contourné cette très ancienne cité bordée d'une belle enceinte médiévale. A l'exception du monsieur du chantier, cette dame est la seule personne que nous avons vu dehors. Nous lui avons envoyé un bonjour mental, un grand bravo et un sourire qu'elle n'a pas du voir derrière la vitre. Il n'empêche...

                                                                            *

Pour suivre le chemin

. Thèmes principaux de cette séquence : la vigne, le vent, l’arbre, la route, la terre, la maison, le travail, le tracteur, les installations agricoles, la route …

. Angers sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Angers  

  Montreuil-Bellay sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Montreuil-Bellay  

. Photos "brutes de décoffrage " d'Elisabeth Poulain, sans intervention de ma part, ni pour cadrer ni pour enlever les reflets de l’intérieur de la voiture…ou modifier les éclairages qui changent d’un cliché à l'autre et qui resteront dans leur vérité d’un moment. Cela ne choque pas l’œil, lors de la prise de vue, il en ira donc de même pour les photos!

France-Anjou-Provence, Approche-Montreuil-Bellay, Activités économiques, Cl. Elisabeth PoulainFrance-Anjou-Provence, Approche-Montreuil-Bellay, Activités économiques, Cl. Elisabeth Poulain
France-Anjou-Provence, Approche-Montreuil-Bellay, Activités économiques, Cl. Elisabeth PoulainFrance-Anjou-Provence, Approche-Montreuil-Bellay, Activités économiques, Cl. Elisabeth Poulain

France-Anjou-Provence, Approche-Montreuil-Bellay, Activités économiques, Cl. Elisabeth Poulain

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La cigogne au long bec, des pattes fines, des plumes = Qui suis-je?

27 Mai 2016, 17:00pm

Publié par Elisabeth Poulain

Cigognes-panneau-routier-wikipedia

Cigognes-panneau-routier-wikipedia

Pour moi, qui suis une cigogne, curieusement c’est une bonne question, que j’ai à plusieurs titres raison  de me poser. Pratiquement inconnue dans la vie courante, on ne parle de moi que lorsqu’il est question de l’Alsace à l’est de la France. C’est là que l’on voit ces fameux nids que j’ai l’obligeance d’édifier avec beaucoup de courage et de ténacité pour mes œufs qui, après une longue couvaison de ma part, auront peut-être la chance de continuer la lignée des cigognes européennes. Donc, premier bon point, je fais de très beaux nids qui animent le paysage. Sauf que trouver des photos de vrais nids devient un parcours du combattant. Parait-il que je souille…Stop. Je ne vais pas tout vous dire  tout de suite quand même.

Ma seconde qualité est d’attraper des tas d’insectes à manger à mes rejetons toujours affamés. J’ai beau faire, je suis toujours accueilli par un « ce n’est pas trop tôt, on a faim, nous ! » Ah ces cigogneaux ingrats, jamais contents, jamais rassasiés qui en demandent toujours plus! Avec mes yeux perçants, je suis pourtant un véritable aspirateur qui vole en chassant. L’inverse est tout aussi vrai, je chasse en volant… J’aime tout particulièrement les moustiques qui adorent se développer dans les prairies humides proches du Rhin, d’un côté à l’autre de la frontière que forme le Rhin entre la France et l’Allemagne. Donc vive moi, second bon point. Les Alsaciens, les ingrats, auraient un peu trop tendance à oublier mes qualités. Certains auraient aussi un peu trop tendance  à me rejeter dans l’histoire passée.

Cigognes-Stork2-Nid-Ecomusée-Ungersheim-Traroth-wikipedia

Cigognes-Stork2-Nid-Ecomusée-Ungersheim-Traroth-wikipedia

Hé, les amis, n’oubliez pas que chaque année, je rejoins mon coin d’Afrique de l'Ouest que j’ai choisi pour hiverner. Je reviens chez vous quand il fait beau. Que voulez-vous, j’ai le sens du beau et j’ai besoin de diversifier les paysages que je vois, les insectes à mon menu, mes admirateurs…Je sais exactement où sont les nids que j’ai édifiés. Et en plus comme je suis une vraie sportive, je garde la forme. J’en fais des kilomètres, parce que contrairement à ce que pensent beaucoup d’entre vous, je ne traverse jamais la Méditerranée, là où il y a le plus d’eau à survoler. Pas folle la guêpe ! C’est soit par l’Espagne pour rejoindre le Maroc, soit par le Moyen-Orient pour passer l’hiver par exemple en Egypte et retour au printemps pour retrouver l’Europe et son agréable fraicheur d’été. A côté du soleil africain, c’est appréciable.

Et puis, encore un atout, je suis fidèle. Je reviens là où j’ai construit avec beaucoup d’intelligence et de mise en pratique de techniques inventives ces grands nids, qui je l’avoue, pèsent leur poids. C’est vrai, en dessous,il faut une vraie charpente de charpentier de métier et pas une charpente de m… que je n’oserai même pas désigner comme telle. Je suis polie, en plus. C’est vrai que si elle est déjà occupée par une intruse, ça chauffe. Je me connais, je sais que je suis une battante, une tenace…Me piquer mon nid, que j'ai construit avec tant d'intelligence et d'adresse, c’est non. Quant à la disparition de beaucoup de nids, elle vient aussi du problème des fientes que nous laissons sur les toits. Je le reconnais, c'est un problème non résolu pour les humains qui habitent en dessous.   

Ceci dit, je suis belle et modeste. J’ai gardé le meilleur pour la fin de ce petit billet à ma gloire. Mon long bec rouge orangé vif est repérable de loin. Mes longues pattes d’un rouge un peu éteint sont malheureusement moins visibles, bien qu’au XVè siècle, en 1480 pour être précise, un très grand artiste, Barthélemy l’Anglais, m’a dotée de pattes aussi rouges que mon bec, ce qui fait que, grâce à lui, au fil des siècles, je suis encore plus superbe. Je vole dans le ciel bleu, avec un long poisson dans le bec pour mes cigogneaux qui prennent trop de place dans le nid. Et moi alors, je fais quoi ? Il va bientôt venir le temps où je retrouverai mon nid vide, avec à nouveau de la place pour moi… Et la réponse à la question est que je suis un oiseau positivement admirable et donc à protéger!

* Barthélemy L'Anglais-Livre-des-propriétés-des-choses-voir en haut-à gauche-classes-bnf-95-62

* Barthélemy L'Anglais-Livre-des-propriétés-des-choses-voir en haut-à gauche-classes-bnf-95-62

Pour suivre le chemin .

. Voir d’abord le bon article sur la cigogne blanche sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Cigogne_blanche  

. Bestiaire médiéval, Des animaux familiers, Editions Ouest-France, Robert Cintré, en page 100 pour voir la peinture entière avec tous les animaux qui volent et le nid avec les deux grands cigogneaux affamés et maman cygne qui se hâte pour revenir dare-dare remplir ces gosiers qui semblent toujours vides…

. Extrait de la photo figurant dans l’ouvrage précité, montrant une cigogne rapportant à manger à ses cigogneaux au nid sur http://classes.bnf.fr/dossitsm/gc95-62.htm

. Avec mes remerciements aux artistes et différents contributeurs d'hier et d'aujourd'hui...! 

. L'étoile au début de l'intitulé de la photo signifie qu'il s'agit d'un extrait.  

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Théophile Steinlen > La petite fille > Le lait & les 3 chats > 2 Pubs

26 Mai 2016, 19:05pm

Publié par Elisabeth Poulain

* Théophile Alexandre  Steinlen, Lait pur, stérilisé de la Vingeane, la petite fille aux chats, 1894-95, Cl. wikipedia * Théophile Alexandre  Steinlen, Lait pur, stérilisé de la Vingeane, la petite fille aux chats, 1894-95, Cl. wikipedia * Théophile Alexandre  Steinlen, Lait pur, stérilisé de la Vingeane, la petite fille aux chats, 1894-95, Cl. wikipedia

* Théophile Alexandre Steinlen, Lait pur, stérilisé de la Vingeane, la petite fille aux chats, 1894-95, Cl. wikipedia

Un titre où il est question d’une petite fille, qui boit du lait dans un bol devant ses trois chats qui la regardent avec envie. Et déjà, il faut compléter ce titre en ajoutant ce qu’il devrait vous dire en plus. C’est une affiche publicitaire réalisée en 1894 par Théodore Steinlen pour la marque, désignée par son slogan « Lait pur de la Vingeanne stérilisé ». L’artiste qui a créé ce visuel que je viens de citer, Théodore Steinlen, a signé de son nom seul écrit majuscules en orange en bas à gauche. Il a choisi de donner le meilleur endroit, à la signature des Quillot Frères, avec en dessous la ville, Montigny sur Vingeanne et Côte d’Or, le département encore en dessous.

L’affiche est tellement réussie que cette création d’art par Théophile Steinlen perdure dans le temps, avec la force de l’évidence, quelques 122 ans après sa date de réalisation. Il ne s’agit plus de savoir s’il s’agit d’une publicité pour un lait d’une marque qui a disparu depuis longtemps. Une question à laquelle on continue à réfléchir encore maintenant en école de journalisme. Le Monde, le grand quotidien français s’en faisait encore l’écho, dans une chronique signée d’un grand nom, il y a un peu plus d’une année environ ! De quoi s’étonner quand même.
 

Théophile Alexandre  Steinlen, Lait pur stérilisé de la Vingeane, la petite fille aux chats, 1894-95, Cl. wikipedia

Théophile Alexandre Steinlen, Lait pur stérilisé de la Vingeane, la petite fille aux chats, 1894-95, Cl. wikipedia

. La disposition dans l’espace. Vous tracez une diagonale, qui part du haut en partie gauche, du fait que nous lisons de gauche à droite, et vous tracez mentalement une diagonale qui se termine en partie droite, en bas à la fin de Quillot Frères, puis la fin de Vingeanne et l’or de Côte d’Or. De ce côté droit, vous trouvez la majeure partie de la petite fille à la robe rouge, avec dans le bas de l’angle droit la tête penchée des cheveux d’or de l’adorable petite fille, dont on voit son oreille gauche et ses lèvres rouges du plaisir de boire ce délicieux lait. Son curieux fauteuil d’angle droit en bois brun et lanière d’écorce claire dorée structure cette composition. Regardez bien, la partie gauche du fauteuil d’angle – vue par la petite fille- est en bois jaune blond, la partie droite en bois très foncé. Retenez cette bizarrerie qui n’en est pas une. C’est à cela aussi qu’on voit le métier de Théodore Alexandre Steinlen. TAS. Comme on ne dit pas. La petite fille s’inscrit dans une forme courbe en douceur, qui commence à sa tête penchée, son dos arrondi, sa large robe qui se déploie en corole d’un rouge coquelicot éclatant. Des manches longues cachent ses bras, tout comme ses pieds qui ne se voient pas. Un nœud rouge en haut de son dos accentue la courbe et ferme la robe.

. En partie gauche de la diagonale, il y a très peu d’éléments, pour animer l’affiche et pourtant sans eux, le dessin resterait plat, sans vraie vie. J’ai nommé les trois chats, tous les trois différents, tous les trois importants et chacun jouant pourtant sa partition, avec leur petite tête, leurs hautes pattes et leur long corps. Voici Moucheté-le-Sage, MLS, gueule fermée au premier plan, avec sa gorge blanche tout comme ses pattes de devant. Le haut de sa tête et celui de son corps offre un camaïeu de noir, gris, ocre fauve et quelques touches de blanc. Le-Centre-Noir, dit aussi LCN, est placé entre les deux pour accentuer sa présence entre les deux autres félins. C’est par lui que se profile une petite demi-diagonale qui se termine en noir derrière le dos de la fillette. Sa mâchoire est entr’ouverte. Et enfin Tout pour moi, TPM, dressé sur ses pattes arrière, exige ce qu’il estime être son dû, sa gueule grande ouverte. Tout en lui parle « et moi, et moi… »

. La petite fille est sage, très sage. Elle regarde le lait qu’elle doit boire pour grandir, comme le lui affirmé sa gouvernante, qui s’occupe d’elle et qui ce jour-là, lui a permis de mettre sa belle robe rouge, pour le récompenser d’avoir été sage. Sa maman a la même, en ce somptueux rouge, avec un grand décolleté devant. C’est elle qui a eu l’idée d’en faire faire une pour la fillette…Une bizarrerie audacieuse pour l’époque très puritaine. Du coup la petite fille ne peut la porter qu’à la maison et seuls ses chats peuvent l’admirer…ce qu’ils ne manquent pas de faire. Parfois même, pendant sa gouvernante somnole à côté d’elle, la petite fille le donne aux chats en commençant toujours par MLS, puis par LCN et termine enfin par TPM. Eux adorent ce lait, quant à elle… ? On l’ignore.

Théophile Alexandre Steinlen, Nestlé's Swiss Milk, Richest in Cream, La petite fille aux chats, vers 1895, Cl. Nestlé

Théophile Alexandre Steinlen, Nestlé's Swiss Milk, Richest in Cream, La petite fille aux chats, vers 1895, Cl. Nestlé

"Pubs' est écrit au pluriel. Il y a bien sûr une raison. En cherchant de l’information sur cette affiche du « Lait pur de la Vingeanne Stérilisé…Quillot frères, Montigny sur Vingeanne Tête d’Or », j’ai découvert qu’elle est datée de 1894 . Elle a été tirée à 10 000 exemplaires, ce qui était déjà beaucoup pour l’époque. Elle est l’œuvre de l’Imprimerie Charles Verneau, 114 Rue Oberkampf, Paris. La signature de l’artiste STEINLEN est imprimée en orange en bas à gauche en lettres d’imprimerie. Il en existe une autre, datée sans certitude, en 1895, par Nestlé. L’affiche est identique, avec toutefois une grande différence. C’est maintenant en lettres droites, « NESTLE’S SWISS MILK » qui occupe la partie haute de l’affiche. « RICHEST IN CREAM » en italiques occupe la partie basse à droite. Steinlen a signé cette fois-ci toujours en lettres manuscrites en bas en noir et cette fois-ci horizontalement.

                                                                              *   

Pour suivre le chemin

. Théophile Alexandre Steinlen, un artiste inclassable, qui « a réalisé l’affiche… lors d’un séjour à Montigny sur Vingeanne en 1894» sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9ophile_Alexandre_Steinlen . Nous apprenons que l’affiche « représente une enfant en robe rouge buvant goulûment un bol de lait et observée par trois chats de bonne taille et de trois styles : tigré, noir et une chatte isabelle. Cette publicité a été faite pour la société Quillot Frères à Montigny-sur-Vingeanne (Côte-d'Or). La fillette n'est autre que la propre fille de l'artiste, Colette » . Voir l’affiche sur https://commons.wikimedia.org/w/index.php?title=Th%C3%A9ophile-Alexandre_Steinlen&uselang=fr  

. Allez découvrir la vallée de la Vingeanne sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Montigny-Mornay-Villeneuve-sur-Vingeanne  

. La seconde affiche « Nestlé « Swiss Milk… Richest in Cream » n’indique pas d’imprimeur. La bordure est différente, si non l’œuvre est identique, avec bien sûr des différences chromatiques accentuées par rapport à la première affiche. On voit mieux le crayonné qui forme le fond qui enveloppe toute la partie gauche en faisant plus ressortir le pourtour des chats et le bas de la robe. Ce cliché est issu d’un ouvrage très intéressant « Cent ans de chocolat à la fabrique de Broc, Tradition Cailler et modernité Nestlé », réalisée en auto-édition par Nestlé, Suisse SA, avec une préface de Michel Bon jour, Directeur Général, Nestlé Suisse SA ; d’après l’ouvrage scientifique de Sylvie Fassel paru sous le titre précité et … « disponible auprès du CRESUF, Université de Fribourg, Miséricorde, 1700 Fribourg, Suisse. »

. Je tiens à remercier l’entreprise Nestlé qui m’avait aimablement adressé ce livre ainsi que le remarquable ouvrage « Nestlé, Cent vingt-cinq ans de 1866 à 1991, Jean Heer, Nestlé Editions. » . Photos wikipedia pour la Ière affiche et Elisabeth Poulain pour la seconde en page 30 du premier ouvrage cité sur l’usine de Broc.  L'étoile en début d'intitulé de la Ière photo indique qu'il s'agit de la partie centrale du cliché, que vous revoyez ensuite en entier.

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Amsterdam, Allo Maman, Vélo Bobo, la roue arrière a eu un choc, n°3

24 Mai 2016, 16:19pm

Publié par Elisabeth Poulain

* Amsterdam, Allo Maman, Vélo Bobo, Cl1/2. Elisabeth Poulain

* Amsterdam, Allo Maman, Vélo Bobo, Cl1/2. Elisabeth Poulain

C’est un vélo de marque UNION qui semble récent. Sa couleur est un assemblage de bleu moyen et d'une couleur acier clair. Il est, me semble-t-il, non attaché. Il devait être à terre et a dû être relevé pour laisser le passage libre aux rares piétons de ce trottoir mixte de petites pierres de pierre bleu du Hainaut à hauteur du pavage de la rue en brique. C’est le sol qui a attiré mon attention, tant la disposition des pierres est volontairement compliquée, pour renforcer l’attention sur cet angle droit de pierre bleue qui s’intègre dans le pavement de briques au rouge éteint.

Des deux côtés au sol, le bleu et le rouge, un renforcement a été fait sur plusieurs lignes de petites pierres posées verticalement sur trois rangées et non plus horizontalement. Une façon presque assurée de renforcer la visibilité de la différence de fonctionnalité du pavage des deux côtes. Peut-être aussi est-ce une façon de renforcer la solidité du soubassement.

Quatre poteaux, dont deux seulement sont identiques, attestent de l’usage qu’on attend d’eux. En allant dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, commençons par le haut à droite, par le poteau peint en bleu foncé brillant légèrement, qui se termine par une sorte de chapeau pour élargir la partie haute. Sa fonction est d’empêcher le stationnement des voitures et de protéger un autre poteau qui se trouve en diagonal bas à gauche. Celui-là est rouge. On n’en voit que la partie haute. Visiblement sa couleur indique qu’il s’agit d’une prise d’eau, à l’intention des pompiers, pour lutter contre les incendies. Ce poteau rouge éclate comme un phare.

 

Amsterdam, Allo Maman, Vélo Bobo, Cl.2/2 Elisabeth Poulain

Amsterdam, Allo Maman, Vélo Bobo, Cl.2/2 Elisabeth Poulain

Le poteau bleu nuit brillant du coin est fort mal en point. Clairement il ne va pas bien. Il penche. Il a dû être plus que bousculé par une voiture ou un camion qui a du sentir le choc. Le fait est qu’il a été arraché de son ancrage dans le sol qui est maintenant endommagé. Certaines briques ont dû être cassées. Reste le poteau haut, dont on ne voit pas le panneau qu’il porte. Il a au moins l’intérêt sur  le cliché de servir d’appui au vélo Union.    

Enfin voici le vélo qui entre en scène. Comme je l’ai annoncé. Il a souffert,   vraisemblablement sous l’effet du choc qui a affecté le poteau bas. Il en a perdu et son pneu arrière et la chambre à air, qui restent à terre, sans usage. Et le tout fait un vélo qui aimerait bien qu’on s’occupe de lui, même l’automne quand il pleut et qu’il fait encore doux. Il ne sera pas le seul abimé ainsi. A croire que l’hiver à venir dissuade son propriétaire ou sa propriétaire de venir le voir, pour savoir comment il va.

D’où sa complainte « Allo Maman, Vélo Bobo ». Quand on a mal, on appelle toujours sa mère...! Comme dans la chanson d'Alain Souchon, "Allo Maman Bobo", avec cette phrase si triste et dans un français très approximatif de l'enfant, "Allo Mamman, bobo, comment tu m'as fait, j'suis pas beau". Ce qui n'est pas le cas ici. Je n'ai pas pu résister...Je me demande bien ce que je vais pouvoir inventer pour continuer ce début de saga des vélos d'Amsterdam...A la prochaine...

 

                                                                         *

Pour suivre le chemin

. La chanson d'Alain Souchon à retrouver sur http://www.paroles.net/alain-souchon/paroles-allo-maman-bobo

. Le billet n°0  http://www.elisabethpoulain.com/2016/04/amsterdam-en-novembre-le-velo-sur-la-peniche-photo-n-avant-le-n-1.html

. Le billet n°1 http://www.elisabethpoulain.com/2016/04/amsterdam-velo-vitesse-a-l-arret.html  

. Le billet n°2   http://www.elisabethpoulain.com/2016/04/amsterdam-le-velo-parent-a-petit-enfant-sous-la-pluie.html

. Photo Elisabeth Poulain, la Ière est tronquée pour entrer dans le cadre imposé        

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Mur parme d’entrepôt + porte jaune + baie blanche + stries noires

21 Mai 2016, 14:24pm

Publié par Elisabeth Poulain

*Mur parme d'entrepôt, porte jaune, baie blanche, stries noires, détail, Cl. Elisabeth Poulain

*Mur parme d'entrepôt, porte jaune, baie blanche, stries noires, détail, Cl. Elisabeth Poulain

Le titre en clair. Voici un cliché pris il y a quelques années. J’ai renoncé à vous montrer la réalité d’aujourd’hui tant ce mur d’entrepôt a perdu toute identité. Il est devenu si banal qu’il en est bête, au point qu’on ne le voit même plus. Qui pourrait dire ce qu’il y avait avant, à voir la grisaille terne d’aujourd’hui ? Imaginez. Vous allez au supermarché, dans un de ceux où vous avez l’habitude d’aller. Et ce jour-là, vous recevez un choc.

Le parking arboré est soudainement presque devenu un faire-valoir du grand entrepôt qui ferme un des côtés en largeur du grand rectangle. La longueur voisine est occupée par la grande surface elle-même. Le mur de métal, avant couleur métal grisé mat léger, composé de lattes horizontales, arbore maintenant une belle couleur uniforme parme, que je ne saurais vous définir tellement il est particulièrement réussi en si grande surface verticale, composé de lames horzontales. Qui a déjà vu un mur parme pour un bâtiment industriel?

Mur parme d'entrepôt, porte jaune, baie blanche, stries noires, Cl. Elisabeth Poulain

Mur parme d'entrepôt, porte jaune, baie blanche, stries noires, Cl. Elisabeth Poulain

Seule cette paroi serait déjà étonnante. C’est la porte jaune étroite banale qui commence à faire sérieusement vibrer l’ensemble. Elle se qualifie elle-même de « Sortie de secours-Ne pas encombrer » délicatement marqué en blanc sur une petite pancarte verte, bordée de blanc également. Ce choix du vert ne peut s’expliquer que par la décision de ne pas recourir au rouge pour cette porte qui s’ouvre de l’intérieur vers l’extérieur. On voit clairement les gonds à gauche.

A la même hauteur est disposée une baie blanche à double panneaux munie de grilles blanches. La baie de gauche vue de l’extérieur doit être une fenêtre qui s’ouvre de l’intérieur, ne serait-ce que pour prendre le courrier de la belle boîte blanche posée dans le coin en saillie à gauche en bas. La baie de droite, plus grande, doit être fixe. Ce n'est pas tout. 

Ce sont les rayures noires qui donnent un punch frappant au graphisme. Elles signent la vibration qui dynamise la composition. La disposition, l’écart entre les ratures obliques qui se terminent sous la fenêtre, est calculée d’une façon qui m’échappe. J’imagine que c’est la vision d’ensemble qui a dicté ce choix. Sinon, on aurait pu imaginer que la pointe de la première oblique à droite de la porte aurait pu arriver pile-poil sous l’angle droit de la baie en bas.

                                                                       *

Un cliché complémentaire montre combien ce jeu de couleur à trois - parme - jaune - plus le noir, est dynamique. Enlevez ce jaune en une belle surface symbolique comme l’est une porte, et il ne se passera plus grand-chose. Le déclic ne se fera plus pour tonifier l'ensemble. Les petits poteaux jaunes placés devant la porte d’accès noire, cette fois-ci en bout de bâtiment, le montrent bien, même s’il y a bien tout en haut une bande jaune en plus des petites pancartes jaunes à l’intention des clients du SAV…

Pour suivre le chemin . Photos Elisabeth Poulain

Mur parme d'entrepôt, stries noires, détails jaunes, Cl. Elisabeth Poulain

Mur parme d'entrepôt, stries noires, détails jaunes, Cl. Elisabeth Poulain

Un cliché complémentaire montre combien ce jeu de couleur à trois - parme - jaune-vert - plus le blanc, est dynamique. Enlevez le jaune en une belle surface identifiable comme l’est une porte, et il ne se passera plus grand-chose. Les petits poteaux jaunes placés devant la porte d’accès noire cette fois-ci en bout de bâtiment le montrent bien. Ils ne sont pas suffisants  pour tonifier , même s’il y a bien en plus un peu de jaune sur des pancartes à l’intention des clients du SAV…

Pour suivre le chemin . Photos Elisabeth Poulain

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Mai en Provence > Un champ de coquelicots à damner un photographe

19 Mai 2016, 14:19pm

Publié par Elisabeth Poulain

Coquelicots de Provence au mois de mai-Cl.1. F. Poulain

Coquelicots de Provence au mois de mai-Cl.1. F. Poulain

Le coquelicot, vous connaissez forcément cette fleur, telle est forte son attractivité orange-rouge ou rouge orangé léger. Chez elle, tout est légèreté et finesse. Tout est bon : en exemplaire unique, elle nous fait se pâmer, quelques pieds de plus suffisent à nous faire rêver. Imaginez maintenant que vous avez, devant vous, un champ entier de coquelicots qui s’écoule en pente douce vers vous, avec en arrière un mont ou plutôt plusieurs monts arrondis par le temps et le vent qui souffle même au printemps. Et vous avez le choc de l’année. Il vous faut absolument vous arrêter, pour prendre quelques clichés. Pas vous en fait mais votre charmante co-pilote parce que le champ est de son côté, à elle.

Nous sommes en Provence au mois de mai, le mois le plus beau  de l’année. Il fait encore frais le matin et toute la journée sous l’ombrage des arbres feuillus, doux au soleil caressant ; la soirée redevient fraîche et la nuit « frisquette ». La lumière est incomparable tant elle brille de finesse et de clarté. Toutes les teintes de la nature en sont magnifiées mais sans surdosage, si naturellement, qu’on devrait inventer des noms de couleurs pour chacune des saisons. Cet univers de couleurs est si cohérent qu’il est quasiment impossible à retrouver en photo, dans la totale cohérence des teintes entre elles et la plénitude du réel. Ici, rien n’est sur-colorisé. Tout est vrai et fragile à la fois. Et on ne peut « toucher » ce paysage de coquelicots que des yeux.   

Coquelicots de Provence au mois de mai-Cl.2. F. Poulain

Coquelicots de Provence au mois de mai-Cl.2. F. Poulain

C’est ce qui est arrivé ce matin-là, avec un champ entier rouge orangé, éclatant de douceur et de force à la fois, qui enchante véritablement vos yeux. S’arrêter ne pose aucun problème. Vous un êtes sur une petite route de montagne qui relie deux villages en fond de vallée d’un côté l’autre, que seuls fréquentent, seuls, des cyclistes, tous des hommes minces endurants. Pas question ici de faire de la compétition. Le plaisir de monter à la force du jarret ne se partage pas, tant il est fort. Etre soi avec soi, dans des paysages de moyenne montagne encore frais au printemps, sans chape de chaleur, est un vrai bonheur, qu’on attend dès le lundi.

Quelques coquelicots s’annoncent en bordure de la route, puis des surfaces plus importantes apparaissent près de la route et enfin se présente à vous cette immense prairie, sans clôture, ni traces de pas ou de vandalisme forcément idiot. Le coquelicot présente en effet de particularité qu’on ne peut ni le saisir, ni en faire des bouquets, tant cette fleur et sa tige sont fragiles. C’est là sa force, qui est mise à mal par tous les produits chimiques, qui font qu’on ne voit plus guère de prairies de coquelicots, dans les plaines travaillées en culture intensive.

Et c’est ainsi que, revenue chez soi, on se surprend à se demander comment Claude Monet peignait « ses » coquelicots de plein champ en Normandie…Une question que je laisserai sans réponse, forcément... pour ne pas déclarer la guerre des coquelicots entre la Provence et la Normandie. La guerre des Deux Roses a bien suffi... A chaque province, ses coquelicots et plus largement ses atouts.

Coquelicots de Provence au mois de mai-Cl.3. F. Poulain

Coquelicots de Provence au mois de mai-Cl.3. F. Poulain

Pour suivre le chemin.

. Un des villages doit être, sans certitude, celui de Fouques...

. Aller en Provence au début du mois de mai. C’est un enchantement de chaque instant. https://fr.wikipedia.org/wiki/Provence  

. Le coquelicot sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Coquelicot  

. Photos F. Poulain, avec les remerciements d'Elisabeth Poulain 

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Papa, Maman, le Docteur Rasurel… Moi et …Capiello

18 Mai 2016, 16:53pm

Publié par Elisabeth Poulain

* Papa, Maman, le Docteur Rasurel… Moi et …Capiello, détail, Tôle peinte, Cl. Elisabeth Poulain

* Papa, Maman, le Docteur Rasurel… Moi et …Capiello, détail, Tôle peinte, Cl. Elisabeth Poulain

Je sais bien que je fais partie de  la Famille Rasurel. Je suis le petit garçon qui se tient auprès de ma Maman, alors que je suis le fidèle reflet de mon Papa. Je trouve que Capiello aurait du me mettre entre mon Papa et ma Maman, vu que je suis un petit homme. J’ai en petit la tenue des hommes avec un caleçon long adapté à notre morphologie d’homme pour le bas et des manches courtes en haut.

Les femmes, c’est autre chose. Comme imaginer qu’elles pourraient avoir la même tenue ? Ce serait fou. D’abord elles doivent cacher leur avant-bras, ensuite ne jamais, mais alors jamais montrer leurs fesses, un mot qu’on n’a même pas le droit de prononcer. Par contre tout est fait pour les faire ressortir. Quoi ? Mais les fesses bien sûr, ce mot à ne jamais dire. Ce ne serait pas poli, ce serait  « malpoli », comme ma mère me l’a expliqué déjà plusieurs fois.

En plus des f….s qu’elles doivent cacher, les femmes, même ma Maman, doivent absolument se serrer la taille, pour avoir une taille de guêpe. Vous savez ces horribles bêtes qui piquent : je peux vous dite qu’une piqure de guêpe,  ça fait drôlement mal. Je ne comprends vraiment pas comment elles ont une taille de guêpe, alors que ce sont des personnes. Ne nous égarons comme le dit mon père. J’en reviens aux dames. Je vous ai parlé de leurs avant-bras, de l’absence de caleçon long, remplacé par une jupe longue et ample, des guêpes dont elles doivent avoir la taille, pour faire ressortir leurs f….s et leurs hanches. C’est vrai, j’ai failli oublier les hanches.

Papa, Maman, le Docteur Rasurel… Moi et …Capiello, Tôle peinte, Cl. Elisabeth Poulain

Papa, Maman, le Docteur Rasurel… Moi et …Capiello, Tôle peinte, Cl. Elisabeth Poulain

Il reste deux différences, drôlement importantes, pour bien montrer que ce sont des femmes. Elles ont de la poitrine, qui va par deux, un à droite, un à gauche. Un « quoi ? », ah ne me le demandez pas, il est interdit aux enfants de parler de ces gros trucs qui ballottent. Ce serait mal-élevé. Par contre, pour les faire ressortir, les femmes, même ma maman, font des trucs bizarres. D’abord, elles veulent un décolleté à la base du cou, où souvent elles portent un collier, pour bien attirer l’attention sur cette partie de leur corps qu’elles ne doivent pas montrer. Et ensuite et surtout, elles se serrent la ceinture pour faire ressortir cette poitrine, placée juste au-dessus. Du coup en dessous de leur taille, elles mettent une jupe ample qui fait plein de plis partout. Pourquoi ? Pour faire de la rondeur. C’est drôlement compliqué, les femmes, les dames, je dois dire.

Elles ne doivent pas montrer leur corps et en même temps, elles dénudent la base de leur cou et ont des jupes amples et longues pour ne pas montrer leurs jambes. Heureusement que je suis comme Papa. Monsieur Capiello, l’artiste qui a dessiné et peint Papa, Maman et moi, nous a tous représenté avec des sous-vêtements jaunes, moi comme Papa, et avec les cheveux rouges comme ma Maman. A trois, nous formons la famille du Docteur Rasurel, je devrais dire la célèbre Famille Rasurel. J’en suis très fier. Quant à la date, ne me demandez pas quand cela a été fait. On m’a dit après, quand je suis devenu grand, que l’auteur est Capiello, un célèbre affichiste, né italien en 1875 et décédé en 1942 après avoir été naturalisé français. Cette publicité est une tôle lithographiée qui mesure 51 cm sur 59,5cm. Elle a été éditée plusieurs fois, en des tailles légèrement différentes. Et c’est tout ce que je peux vous dire.

Moi, je me trouve bien dessus ; je n’ai qu’un regret qui est que Capiello a fait des affiches et des tôles publicitaires encore plus célèbres, que celle de ma famille Rasurel. Personne n’est parfait…

                                                                             *

Pour suivre le chemin

. Capiello, à voir sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Leonetto_Cappiello  

. Tôle n° 374 à retrouver dans le catalogue d’Art publicitaire, Kaczorowski Sarl, 8 bois rue Chaptal, 44188 Nantes cedex 4, 02 40 69 91 10, kac@interencheres.com , www.interencheres.com  avec de nombreuses photographies, avec mes remerciements.

. Le titre s'inspire du célèbre sketch de Robert Lamoureux "Papa, maman, la bonne et moi"....

. Cliché Elisabeth Poulain, l'étoile * indique qu'il s'agit d'un détail de la tôle.   

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La petite boîte orange de confiserie du Chocolat Poulain > Le poulain+

10 Mai 2016, 15:11pm

Publié par Elisabeth Poulain

* Boitier de Confiserie du Chocolat Poulain-Cl. Elisabeth Poulain

* Boitier de Confiserie du Chocolat Poulain-Cl. Elisabeth Poulain

Ses dimensions d’abord, pour vous prouver sa taille. Elle mesure 7, 3 cm de largeur, 6,8 cm de hauteur et 1,8 cm d’épaisseur. Elle est vraiment petite, ce qui prouve son usage, qui permettait  de l’avoir toujours avec soi, dans une poche ou dans son sac à main. C’est cette dernière hypothèse qui me semble être la bonne. Les mentions ensuite, qui nous éclairent sur son contenu. Il s’agit d’y placer de la confiserie et non pas du chocolat. J’imagine des petits bonbons, des pastilles qu’une dame bien née pouvait placer dans son sac à main, qu’elle devait tenir délicatement du bout des doitgs.

Boitier de Confiserie du Chocolat Poulain-Face avant et face arrière- Cl. Elisabeth PoulainBoitier de Confiserie du Chocolat Poulain-Face avant et face arrière- Cl. Elisabeth Poulain

Boitier de Confiserie du Chocolat Poulain-Face avant et face arrière- Cl. Elisabeth Poulain

. Sur le couvercle, on voit clairement « Confiserie du Chocolat Poulain » et en bas à droite « Usines de Strasbourg ». . Sur l’arrière, figure la mention qui identifie la marque « Goutez » en haut « Et Comparez » en bas. Le célèbre petit poulain de couleur orange qui identifie la marque sur fond bleu figure entre les deux parties du slogan, un terme inconnu alors, en ce début du XXe siècle. Remarquez qu’il galope sur terrain plat en allant vers la droite, alors que nous lisons de gauche vers la droite. C’était déjà un « truc de publicitaire » pour obliger le regard à se croiser et donc à rester en quelque sorte « collé » au point de rencontre de façon à ce que votre mémoire fasse son travail de … mémorisation.

Le dessin du petit poulain figure à l’intérieur d’un médaillon ovale bleu entouré d’un liseré de petites formes rectangulaires bleues sur un ruban à fond jaune pâle, que l’on retrouve à la fois autour du médaillon, autour de chaque face ainsi que de tous les côtés haut et bas. Et pour raffiner encore la présentation de ce boitier orange en métal, il y a trois guirlandes, deux simples de chaque côté à droite et à gauche…

Boitier de Confiserie du Chocolat Poulain-Face avant et face arrière- Cl. Elisabeth Poulain

Boitier de Confiserie du Chocolat Poulain-Face avant et face arrière- Cl. Elisabeth Poulain

Et pour animer l’ensemble, un liseré en forme de ruban de petits rectangles bleus court sur un fond jaune pâle très fin, autour de chaque face, sans oublier les quatre cotés et en bas, avec en plus une autre guirlande de petites fleurs qui forment des vagues. C’est toujours ravissant à l’extérieur ; l’intérieur a subi les attaques du temps. Le métal oxydé est maintenant devenu noir mais pas uniformément.

                                                                        *

Pour suivre le chemin

. Retrouver les autres billets concernant la marque Poulain sur ce blog.

. Une synthèse qui va à l’essentiel sur http://www.magcentre.fr/94778-la-belle-histoire-du-chocolat-poulain-ce-lundi-a-23h30/  

. Une reconstitution historique intéressante avec de beaux documents publicitaires qui sortent de l’habitude, et une mise en perspectives à voir sur http://www.prodimarques.com/sagas_marques/poulain/poulain.php  

. Sur le site http://www.tombes-sepultures.com/crbst_1971.html de Blois-Villes , vous retrouvez les informations résumées concernant Victor-Auguste Poulain, confiseur de métier, qui est devenu ensuite chocolatier. Il est enterré au cimetière de Blois-Ville à Blois en Loire et Cher.

. Des infos actuelles et très partielles sur l’usine de Strasbourg sur http://www.lsa-conso.fr/ou-va-mondelez,230154  et absolument rien sur ces fameuses confiseries de la « Confiserie du Chocolat Poulain », qui est quand même une étrange dénomination, qui n' a pas semblé gêner qui conque à l'époque. 

. Clichés Elisabeth Poulain

Boitier de Confiserie du Chocolat Poulain-Guirlandes latérales-Cl. Elisabeth Poulain

Boitier de Confiserie du Chocolat Poulain-Guirlandes latérales-Cl. Elisabeth Poulain

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Amsterdam, un si beau vélo bleu noir, tout neuf, si digne…

2 Mai 2016, 16:58pm

Publié par Elisabeth Poulain

*Amsterdam-le vélo-bleu-nuit-bien-attaché-à-la-grille-&-qui-s'ennuie-Cl.Elisabeth-Poulain

*Amsterdam-le vélo-bleu-nuit-bien-attaché-à-la-grille-&-qui-s'ennuie-Cl.Elisabeth-Poulain

Il fait vraiment rêver, non pas par ses couleurs ou son design très innovant ou par l’inscription qui figure sur le mur sur lequel il s’appuie … Non, non, rien de tout cela ne le tente. Il tient seulement à affirmer sa très grande dignité et son  sens profond du maintien « comme il faut ».

S’il pouvait parler, il vous dirait que l’important dans la vie  est de savoir garder tête haute et grand calme intérieur en toutes circonstances. Il faut savoir qui on est et s’y tenir, même si ce temps de petit hiver, doux et humide, à l’abri du vent n’est pas l’idéal pour un vélo. Mais ce n’est pas dramatique non plus. Sur ce point et beaucoup d’autres…il est en complet accord avec sa maîtresse  à qui il doit ressembler beaucoup. Il ne va pas jusqu’à dire qu’elle est comme lui sur ce point, mais il le pense quand personne ne l’écoute réfléchir. Il faut dire aussi que c’est elle qui l’a choisi. Elle a fait le bon choix. Jugez-en.

Amsterdam-le vélo-bleu-nuit-bien-attaché-à-la-grille-&-qui-s'ennuie-Cl.Elisabeth-Poulain

Amsterdam-le vélo-bleu-nuit-bien-attaché-à-la-grille-&-qui-s'ennuie-Cl.Elisabeth-Poulain

Chez lui, tout est beau, il n’y a rien à jeter, ou plutôt à changer. Je ne vois pas quel accessoire supplémentaire, il serait possible de lui ajouter. Il a un petit panier à l’avant pour mettre des petits objets, une sonnette bien brillante, une selle haute rehaussée, des plaques anti-remontées d’eau sur le pneu arrière à hauteur des jambes, un tendeur double bleu moyen fixé à l’arrière, un catadioptre de forme rectangulaire placé en hauteur, bien visible entre les deux tiges du porte-bagage juste en dessous de la selle, et non pas comme en France sur le garde-boue. Devant par contre, il ne me semble pas voir de phare avant.

Quatre sticks ronds de couleur jaune sont posés en quatre endroits différents du vélo. On peut imaginer qu’il s’agit de la marque. Un très gros antivol l’attache de biais bien solidement à un barreau blanc d’une grille blanche fraîchement repeinte, elle-même solidement  fixée au mur de briques. Dans l’autre sens, proche du sol mais ne le touchant pas, se trouve la béquille qui normalement devrait toucher terre.

La seule remarque, que ce vélo si propre, si neuf, si digne pourrait faire, s’il osait, serait de dire qu’il aimerait bien plus rouler, pour de vrai, que de rester attaché immobile, fusse à une belle grille fraichement repeinte dans un univers de briques, briques au mur, briques au sol, avec trop peu de passants pour l’admirer et seulement quelques vélos attachés ici et là, trop loin pour pouvoir échanger entre voisins…

Un autre univers urbain, avec plus de passants, un peu plus de bruit, plus de vie, même s'il y a des travaux, le tram, des voitures, des gens, tel serait son souhait…bientôt exaucé. Patience ! L'intéressant vient de ces jeux de lignes, de contrastes et de couleurs qui  surgissent en contrastes plurielles entre les retangles des briques au mur, au sol, ces lignes blanches fortes  et celles obliques, les courbes du cadre du vélo et celles qui rayonnent dans les deux roues... Un joli jeu complexe d'univers en quelques mètres, sans qu'il se passe quelque chose. Littéralement, il ne se passe rien...  

 

Amsterdam, la ville en travaux, vu du tram, sans vélo, avec un grand moulin, Cl. Elisabeth Poulain

Amsterdam, la ville en travaux, vu du tram, sans vélo, avec un grand moulin, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Les pièces constitutives d’un vélo sur http://www.oqlf.gouv.qc.ca/ressources/bibliotheque/dictionnaires/20130208_minilexique.pdf  

. Plus d’informations sur le vélo à Amsterdam sur http://www.lemonde.fr/mobilite/article/2012/11/22/amsterdam-depassee-par-le-succes-du-velo_1792570_1653095.html  

. Clichés Elisabeth Poulain

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Pulvérisé Poulain > Chocolat en poudre solubilisé > La boîte métal 500g

30 Avril 2016, 19:55pm

Publié par Elisabeth Poulain

*Pulvérisé Poulain, Chocolat en poudre solubilisé, Poids net 500g, Cl. Elisabeth Poulain

*Pulvérisé Poulain, Chocolat en poudre solubilisé, Poids net 500g, Cl. Elisabeth Poulain

Un clivage s’est fait souvent dès le début de l’essor de l’industrie du chocolat. Certains dirigeants de l’industrie chocolatière furent aussitôt attirés par la publicité et surent faire un très bon usage de ce pouvoir d’expression visuelle dont le développement a durablement marqué la fin du XIXe et le XXe siècle. Citons dans cette catégorie d’entrepreneurs innovants, créateurs de véritables paysages de chocolat, Menier, Kolher…par exemple.

D’autres choisirent des emballages plus discrets pour finaliser leur vision du chocolat, avec le plus souvent seulement le nom du fondateur à titre de marque en distinction quasi exclusive par rapport à la concurrence. Pour autant, toute l’attention du fondateur de ce chocolat se porta aussi sur sa signature graphique, avec ce POULAIN écrit en majuscules en lettres cursives et un P singulier, ainsi que sur la recherche fine de signes qualitatifs pour prouver visuellement la promesse de très haute qualité, sans concurrence possible. C’est en effet ce qui est écrit « Le Meilleur des Chocolats » en lettres d’imprimerie au centre de la face avant.
 

Pulvérisé Poulain, Chocolat en poudre solubilisé, Poids net 500g, face avant, face arrière,Cl. Elisabeth PoulainPulvérisé Poulain, Chocolat en poudre solubilisé, Poids net 500g, face avant, face arrière,Cl. Elisabeth Poulain

Pulvérisé Poulain, Chocolat en poudre solubilisé, Poids net 500g, face avant, face arrière,Cl. Elisabeth Poulain

C’est ce que montre cette très ancienne boîte de 500 gr, haute à quatre faces, dont deux différentes qui se répètent deux fois. La face principale commence par « PULVERISE » en lettres droites d’imprimerie tout en haut du panneau orange. POULAIN arrive ensuite en lettres obliques partant vers le haut à droite. L’indication de la marque se présente comme une signature en lettres manuscrites dont le P est accentué par sa taille et ses trois rondeurs. Toutes les autres lettres de plus petites tailles sont liées, avec en plus un trait qui part de la fin du n pour souligner la signature. La mention « CHOCOLAT EN POUDRE SOLUBILISE occupe la partie laissée vacante par le positionnement oblique de la signature.

Le bas de cette fenêtre orange sur fond bleu avec toutes les lettres bleues est rempli par trois mentions. « Le meilleur des chocolats instantanés » sur trois niveaux, avec le meilleur en arrondi comme une ombrelle protectrice. Vient ensuite le slogan qui fut constamment repris « GOUTEZ & COMPAREZ !! » . Et en bas se trouve la mention « Poids net 500 grammes ».

Pulvérisé Poulain, Chocolat en poudre solubilisé, Poids net 500g, les deux faces, Cl. Elisabeth Poulain

Pulvérisé Poulain, Chocolat en poudre solubilisé, Poids net 500g, les deux faces, Cl. Elisabeth Poulain

L’autre face qui se répète aussi deux fois, comme la précédente, reprend toute la partie haute de la face principale sans changement, avec « Goûtez et Comparez !! » qui se retrouve en bas. Entre les deux, les différences portent sur deux petits encadrés, l’un en français et l’autre en anglais. C’est une surprise. Il m’a fallu sortir une grosse loupe pour arriver à deviner ce dont il s’agissait. Voilà le texte en français : « 1 cuillère à bouche pour une tasse à thé, 2 cuillères à bouche pour un déjeuner. Verser dans le lait bouillant et laisser cuire dix minutes à petit bouillon en remuant constamment. » Le texte, qui est identique en anglais, prend moins de place. Et enfin tout en bas, se trouve le slogan GOUTEZ & COMPAREZ. Des petits traits séparent les mentions.

Clairement le dessin du petit cheval dans cette boîte carrée de 500 grammes que j’ai sous les yeux ne figure pas sur cette boîte en fer, vraiment en très mauvais état. Une conclusion s’impose, entre le carton vert style Art Nouveau et cette boîte métal, c’est cette dernière qui est la plus ancienne : elle ne porte pas le dessin du petit poulain dans sa signature graphique. Mais difficile de vous donner une date. Aucune n'y figure sur la boîte ni dans les rares documents que j'ai pu trouver avec peine.

Pour suivre le chemin:

. Voir le billet précédent, http://www.elisabethpoulain.com/2016/04/une-belle-boite-de-chocolat-poulain-lacta-poulain-debut-du-xx-siecle.html

. Attendre le suivant sur le chocolat Poulain 

. Clichés Elisabeth Poulain 

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