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Le Blog d'Elisabeth Poulain

1001 façons de manger, Eliane Poullain, volailler-rôtisseur, Daumeray, Paris

27 Janvier 2009, 11:17am

Publié par Elisabeth Poulain

Notre façon de manger et le changement

Bien sûr qu’il y a du changement. Nous avons maintenant plus de temps ; l’époque n’est plus celle de l’enfance et les possibilités de trouver ce que l’on cherche sont maintenant très grandes. Dans ma famille à Daumeray dans le nord de l’Anjou, on mangeait ce qu’on produisait d’abord et on complétait par ce qu’on trouvait au marché. La cohérence était d’autant plus grande que mes parents étaient négociant en volaille. Aux heures indiquées par le placier du marché (10h-12h), ils achetaient aux fermières tout ce qui était dans le poulailler : poule, œufs, lapin…Le montant de la vente constituait ‘l’argent de poche’ de la fermière, une petite somme d’argent que la fermière utilisait pour des petits achats d’urgence ou de cadeau.

 

Périodiquement pour compléter leurs approvisionnements, mes parents faisaient la tournée tout autour de Daumeray et allaient dans les fermes à Châteauneuf, Tiercé, Durtal, Sablé… A Marigné par exemple, c’était tous les quinze jours. Les fermières arrivaient avec leur marchandise à vendre place de l’Eglise  le plus souvent ou parfois au bout de leur chemin et mes parents les rencontraient là pour faire affaire. Leur retour de tournée marquait le moment de la préparation de la volaille qui partait chaque soir de la gare de Morannes pour les Halles de Paris. Mes parents connaissaient tout le monde et savaient exactement où étaient les bons produits.

 

Bien sûr que les choses ont changé. Le marché de la volaille s’est professionnalisé. On peut encore acheter son poulet à une marchande de volaille qui se fournit chez des petits fermiers. C’est ce que nous faisons le samedi matin en allant au Marché de la Doutre à Angers.

 

Le travail

Déjà dans ma famille, les journées étaient bien remplies. J’ai donc toujours eu l’habitude de faire beaucoup de choses. Le personnel que mon père avait engagé pour la préparation des commandes pour Paris était nourri matin, midi et soir sur place. Il fallait donc aussi faire la cuisine pour tous, mes parents, nous 4, les enfants, et les 2 ou 3 personnes qui travaillaient avec nous. Croyez-moi, on apprend à faire la cuisine quand on a une tablée de 9/10 trois fois par jour.

 

Le poulet le dimanche.

Les plus belles volailles partaient bien sûr pour Paris. Nous venions après, c’est normal. En semaine, c’était plutôt du cochon et des ragoûts. On faisait nos rillettes à la maison. C’était une opération lourde ; le grand-père touillait la préparation en train de cuire doucement pendant 8 heures de suite. Gérard a gardé ce goût pour la rillette. Quand j’en fais, il en prend un peu le matin. Les légumes poussaient dans le jardin, comme les fruits d’ailleurs. C’était dans l’ordre des choses. A Noël, ma mère préparait une bûche avec des châtaignes.

 

Cette vie a duré jusqu’à la guerre. Mes parents étaient nés au début du siècle, ma mère en 1910, mon père en 1908. Gérard et moi en 1937, tous les deux. Après la guerre, tout a été bouleversé. Les gens voulaient plus, plus d’aisance. Mon père a pris le train en marche, façon de parler. Il a agrandi le commerce. Il y a eu jusqu’à 7/8 employés ; le camion a remplacé la carriole qu’on attelait pour partir le matin et revenir le soir. Nous allions toujours au marché, mais moins souvent, cette fois-ci uniquement pour faire les courses pour la famille et les employés.  

La vigne et le vin

Chez nous, mon père avait une petite vigne. Il faisait son vin, de la piquette, à dire vrai. Un voisin  avait  un pressoir et il allait de maison en maison louer son pressoir et presser le raisin de la vendange qui était mis en barrique aussitôt. En semaine, les grandes personnes buvaient du cidre ou du vin allongé d’eau quand on mettait la barrique en perce.   

La glacière

Comme il n’y avait pas de réfrigérateur à l’époque, on était livré en pain de glace 2 à 3 fois par semaine. Pour faire la glacière, on utilisait  les moyens du bord. Il suffisait de prendre une grande caisse en bois entourée de papier autour, en prévoyant un écoulement par le bas. On plaçait deux pains de glace dans le fond puis on posait par-dessus les volailles enveloppées dans des tissus et par-dessus, on disposait un matelas épais de fougères qui  faisait office de couvercle. On avait évidemment pris la peine, au retour du marché, de s’arrêter dans la forêt pour rapporter à chaque fois de la fougère fraîche. Ca tenait très bien le froid. Plus tard, on a eu de la cryo-glace, qui avait l’avantage de ne pas fondre.  

Les loisirs

On a toujours beaucoup travaillé, je vous l’ai dit. Quand on devait se déplacer, on le faisait à pied. Pas question de prendre le camion pour un oui ou non. Notre vie était physique. Pour autant, il n’y avait pas non plus que le travail. Mes parents par exemple avaient des amis à 2 kms avec qui ils jouaient aux cartes dans la soirée. On partait avec eux à 7 heures du soir et on revenait à minuit, à pied bien sûr. On buvait du cidre et la dame nous faisait un gâteau. Je m’en souviens très bien.

 

Le bouleversement de la guerre

La guerre a changé notre façon de vivre. Il y a eu un avant et un après. Nous avons découvert le Nescafé que les Américains ont apporté  avec eux et leurs cigarettes qu’ils distribuaient aux habitants. Mon père lui a continué à fumer sa pipe ; ma mère aimait bien allumer de temps en temps une cigarette américaine et aucun de nous quatre, mes frères, ma soeur et moi, ne fume.    

 

La volaille

Elle est présente tout au long de ma vie et celle de Gérard. Dans ma famille à Daumeray d’abord, puis avec mon mari ensuite. J’ai fait sa connaissance quand il a commencé à travailler pour mes parents. On se connaît depuis mes 14 ans. On n’est sorti ensemble qu’à son retour du régiment. On s’est marié au retour de Gérard de la guerre d’Algérie. Nous avons toujours travaillé ensemble, à Daumeray, chez mes parents, à Paris ensuite.

 

A Paris, nous avons travaillé dans le XXè arrondissement pendant 11 ans chez un bon patron et sa femme, des Auvergnats du Limousin. Nous avons gardé longtemps des relations avec eux. C’était une époque où il y avait plein de boulot. Celui qui voulait travailler, il le pouvait. Pour nous, Gérard et moi, il est arrivé un moment - nous avions alors deux enfants - où nous avons décidé de nous mettre à notre compte. Nous sommes alors venus à Angers. Nous y avons créé notre commerce de volaille rue de Roe et ensuite aux Halles. 50 ans à travailler dans la volaille pour Gérard, guère moins pour moi. Et vous savez quoi ? Nous aimons toujours la volaille et nous sommes restés à Angers pour notre retraite.  D’ailleurs, nos amis le savent bien. Quand ils se demandent ce qui pourrait me faire plaisir, ils m’offrent des statuettes ou de coussins de poule, de canard…ou des livres de cuisine !

 

Pour suivre le chemin

. à suivre, 1001 plaisirs de manger, Eliane, volailler-rôtisseur, Angers

. à suivre aussi un billet sur Gérard, la chasse et le gibier

. et un autre billet ‘mystère’ plus tard sur Daumeray.

 

. Daumeray, petite ville à vocation agricole du nord du département de Maine et Loire (49), compte 1312 habitants. Elle est présente sur le net par ses cartes postales anciennes, de nombreuses  locations de vacances pour ceux qui aiment la campagne et des maisons à vendre à ceux qui recherchent des résidences secondaires. 

. Daumeray est bien connu en Anjou à cause de l’histoire de Rouget le Braconnier. La pièce de théâtre continue a y être jouée ; des pancartes routières officielles indiquent que nous sommes dans le pays de Rouget le Braconnier ; un chemin de promenade fait découvrir les pistes de Rouget et une troupe dédiée au célèbre personnage continue à faire vivre son aventure. C’est une très triste histoire de journalier sans travail poussé par la faim à voler un lapin, trahit pas sa belle alors qu’il avait réussi à échapper à la police grâce à la population. Il est envoyé au bagne en Guyane, ne réussit pas à s’en échapper et y meurt le 19.04.1858. Il y a plus 150 ans ; c’est impressionnant.

= Prochaines séances théâtrales du 17.01 jusqu’au 28.02.2009. Tél : 02 41 32 51 72  

. à voir www.anjou-maine.fr/daumeray.htm

 

. Ière photo EP, 2è photo Eliane et Gérard dans leur boutique de la rue de la Roe

 

  

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Mes 3è voeux pour 2009, un bouquet de peupliers

23 Janvier 2009, 16:03pm

Publié par Elisabeth Poulain

Je sais, je vous ai déjà souhaité la bonne année. Je n’en ai jamais autant fait d’ailleurs. La 1ère fois avec une histoire compliquée de petits cochons ronds comme des billes et un lutin malicieux grimpant à l’assaut d’un verre de vin, le tout sous l’appellation ‘Lapins’. Evidemment ça étonne ! La 2è fois pour les V.I.E., ces jeunes aventuriers qui travaillent dans de lointaines contrées au développement des exportations françaises dans le monde. Les braves petits. Avant on faisait son tour de France pour devenir artisan, maintenant c’est un tour dans le monde et j’applaudis à deux mains. 

 

Malgré tout ça, les fans de DD, pas Dédé, le copain du coin, non, celui du développement durable, sont un tantinet aigris. Ils n’ont pas trouvé de quoi associer 2009 et DD dans mon blog. D’abord, en 1,  il faut savoir attendre et calmer votre impatience. En 2, les choses avancent et avancent  tellement vite qu’on a parfois du mal à suivre.

 

La rapidité des changements

Voyez, par exemple, ce qui se passe pour les bouteilles de vin. En quelques mois, la situation a complètement changé. On a frôlé plusieurs fois en 2008 la rupture de livraison de bouteilles par les fournisseurs étrangers. Trop chères, trop lourdes, la surenchère des bouteilles a brutalement cessé. La profession est en recherche de nouvelles solutions de bouteilles plus écologiquement correctes. Ce qui était impensable hier est devenu normal. Le changement est si rapide que certains débats continuent, réellement sans savoir pourquoi. Exemple type, la gravissime question des bouchons et de la bouteille à vis.  La question est de savoir, si on veut rester sur le bord de la route ou si on avance en s’adaptant. Vous connaissez la réponse.

 

Mon bouquet de peupliers

D’abord c’est extrêmement rare. C’est donc un cadeau très précieux que je vous fais là. Ensuite ce sont des peupliers très spéciaux. Ils poussent dans une prairie humide protégée par des tas de règlements en raison de sa richesse en faune, flore et habitats des oiseaux. La Baumette est une prairie humide bien connue des Angevins puisqu’elle se situe au sud-ouest d’Angers entre La Maine et la voie de chemin de fer Angers-Nantes, surélevée en raison des inondations dés que La Maine est en hautes eaux.

 

Donc suivez bien mon raisonnement, pour que voyez que c’est bien une prairie humide, il faut qu’il y ait de l’eau, mais pas de trop sinon, moi je ne peux plus y aller. Attendre l’hiver aussi, quand les feuilles sont tombées pour ne garder que les silhouettes des arbres et enfin, le plus dur, trouver un bouquet naturel de peupliers. J’ai trouvé.

 

Vœux 2009

Voici donc à titre de mes meilleurs vœux 2009, un magnifique bouquet de peupliers écologiques qui poussent dans leur habitat naturel protégé, entre Prairie et Maine, en compagnie d’une colonie de cygnes proche. J’aurais pu vous adresser aussi les vœux de la Mairie d’Angers que j’ai trouvé très belle. Je l’ai reçu comme un message de regarder les choses en face. Et ça, ça me plait bien, mieux en tout cas, que de se cacher la tête sous l’aile. Il est temps de s’arrêter voilà que je me prends pour un cygne.

 

Pour suivre le chemin

. Les deux billets précédents, Bonne année les lapins, Bonne année à vous, les VIE

. Pour mieux connaître la Baumette, cette prairie qui appartient à l’ensemble des Basses Vallées Angevines (600ha en tout, Ier site mondial pour le râle des genets), allez sur le site www.pays-de-la-loire.environnement.gouv.fr et lisez le dossier de la Journée mondiale des Zones humides du 02.02.2005.   D’ailleurs, j’y ai retrouvé ‘mes’ peupliers. En toute modestie, ma photo est plus belle. Celle de P. Steinbach (CSP) est très bien parce qu’on les voit de haut. La mienne montre le bouquet. 

. Photos EP     

 

  

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"Entre Ciel et Terre", le plus gracieux des Champagne

22 Janvier 2009, 18:05pm

Publié par Elisabeth Poulain

J’hésite entre deux titres. Jugez-en. Entre ciel et terre, je garde. C’est le nom du millésime de ce Champagne. Je n’ai pas inventé cette dénomination. C’est dommage. J’aurais bien aimé pouvoir la trouver. C’est poétique ET vrai. La poésie seule, d’accord, la vérité aussi, mais quand les  deux marchent à l’amble, j’en ressens des frissons d’aise. C’est le cas avec ce Champagne. Quand je dis que j’hésite, cela porte donc sur la seconde partie de ce titre, soit le plus gracieux des Champagne, soit la grâce faite Champagne. Le second est plus fin et charmant. C’est celui que je préfère. Comme j’ai déjà reçu des réflexions sur mes titres, trop longs, trop compliqués, impossible à se rappeler, volontairement mystérieux, contraire aux recommandations de mon copain OB (Over-Blog) qui héberge mon site et qui me limite à 70 caractères… je le garde pour moi. Vous aurez donc ‘le plus gracieux des Champagne’.

 

Ce vin de Champagne a tout pour me plaire. Un air de mystère, une aura de clarté, un nez à se pâmer, des bulles très-très fines, une robe jaune très pâle…Ecoutez la suite, un vin de femme, Françoise Bedel qui travaille maintenant avec son fils Vincent ;  un vrai vin en plus !

 

Alors là, vous séchez, qu’est-ce qu’un vrai vin et en plus un vrai vin de Champagne ? Deux questions pour vous compliquer la vie. Pourquoi les deux en même temps ? Parce qu’elles sont liées, bien sûr. C’est un Champagne que vous allez déguster comme vous le faîtes pour un vin de découverte très personnelle, un vin que vous avez attendue, sans même le savoir, et qui se révèle à vous. Vous commencez par découvrir sa facette vin sans rester bloqué sur la facette COM du Champagne. Et votre plaisir en est décuplé, d’autant plus que vous aviez un peu peur.

 

Allez, vous pouvez l’avouer, un Champagne en biodynamie avait suscité un peu de crainte en vous. Certains blancs en biodynamie ont laissé en vous un souvenir de ‘rugosité’, un terme impropre bien sûr mais je n’en trouve pas d’autre, qui explique votre petite crainte avant de le savourer. Je reviens sur cette ‘rugosité’, c’est celle dont parlent des vignerons sympas et bien intentionnés. Ces vins là sont quand même réservés à des connaisseurs à même d’apprécier ce qu’ils ont en bouche : non, non Madame Poulain, si c’est pour offrir, mieux vaut prendre un vin plus… plus facile d’accès… Et comme je sais bien écouter, quoiqu’on en dise, je fais ce qu’ils me disent, quand j’ai confiance en eux bien sûr.  

 

Eh bien, c’est gagné, dés que vous offrez la bouteille, pas moi, mais les amis à qui vous l’offrez pour accompagner une galette des rois à la pistache et aux griottes. C’était vraiment réussi. Nous étions 7, 4 femmes et 3 hommes. Toutes les femmes se sont exprimées et ces messieurs se sont laissés ravir la parole avec plaisir.

 

En plus, c’est une bouteille qui a une histoire. Elle vient de Croûttes sur Marne, là où se trouve le domaine de Françoise Bedel, chez laquelle Claire, ma fille aînée et ma correspondante préférée de Bruxelles, l’a achetée, en passant ensuite à Bruxelles, pour finir par arriver à Angers dans ce bon pays d’Anjou. Et tout ça, en arrivant à parfaite dégustation le jour ‘J’. Une vraie bonne bouteille.

 

Pour suivre le chemin

. aller bien sûr sur le site de Françoise Bedel et son fils Vincent Bedel www.champagne-bedel.fr

. lisez la fiche technique de ce Champagne « Entre ciel et terre »,

. connaissez

. rafraîchissez vos connaissances en biodynamie et apprenez les bonnes recettes de la décoction spéciale de Maria Thun élaborée selon le calendrier lunaire, grande théoricienne de la BD

. découvrez comment Françoise, la vigneronne d’un domaine de 8.40 ha, produit une des 10 meilleurs Champagnes au monde, la cuvée R.W.

 

. Et attendez la tenue de « Renaissance des appellations » au Grenier Saint-Jean qui se tient à Angers, le week end juste avant l’ouverture du Salon des Vins de Loire.  Comme je vais y aller, je pourrais vous reparler de Françoise Bedel et de Vincent Bedel qui seront présents.

. Photos FB-VB, avec mes remerciements

 

. Une dernière question pour finir : pourquoi, ne dites-vous pas, Françoise et Vincent Bedel ? Parce que cela voudrait dire dans notre société que les deux sont femme et mari. Comme l’a dit France, ma fille puînée, avec laquelle j’ai écrit « ‘L’esprit du camping’,  nous ne sommes pas pacsées, ma mère et moi ». Après avoir bien réfléchi, nous avons mis chacune notre prénom et notre nom et nous avons du nous battre pour garder chacune notre nom sur la couverture de l’ouvrage.   

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La terre, le bitume, la nuit...le camion, l'électricité, Elia et sa pub

20 Janvier 2009, 11:43am

Publié par Elisabeth Poulain

C’est le 2è print de la campagne publicitaire d’Elia dont vous connaissez déjà l’avion, mon préféré à cause de ses couleurs, de l’impression de vitesse et de sa réussite graphique. Le camion avec son énorme remorque portant cet engin spatial qui se révèle être une prise de courant gigantesque, offre une toute autre atmosphère. C’est bien pourquoi je vous en parle très vite après vous avoir montré le navire.


La peur de la nuit 

La grosse différence porte non seulement sur le moyen de transport ou sur le fait qu’il s’agisse cette fois-ci de l’entrée sur une autoroute. La différence vient de ce que le véritable héros de cette composition est la nuit. Nous avons oublié ou presque, nous les femmes en avons certainement plus conscience, que la première réaction de l’être humain, est d’avoir peur de la nuit. Dans l’Antiquité, on évoquait les démons, au Moyen-Age les voleurs de grand chemin toujours actifs dans les forêts noirs,  encore maintenant surtout pour les femmes la peur de se faire agresser le soir en rentrant chez elles ou toujours la peur du noir de la chambre pour les enfants dans leur lit.

 

Cette peur là est encore très présente. Une des façons sociétales de rendre la nuit moins pesante est d’éclairer. C’est ce que font les Belges pour leurs autoroutes. Ce n’est donc pas un hasard si Elia, le  transporteur belge d’électricité, en charge de la gestion du réseau à haute tension, a choisi la nuit pour nous montrer l’importance de l’électricité dans nos vies. 

 

Les couleurs et l’homme

On a quitté l’univers hautement symbolique de la mer, fait d’ouverture, de grands espaces, de liberté et de confiance pour entrer dans celui de la nuit, du bitume, de puissantes lumières jaunes trouant l’espace obscur et menaçant et de la puissance mécanique qui fascine tant. C’est la composition aussi dans laquelle les hommes sont les plus présents. Ils sont trois vus de dos, en tenue de travail, chaussures de sécurité, pantalon foncé, parka recouverte d’un gilet de sécurité intégré, avec des bandes réfléchissantes sur les bras à la hauteur des coudes et casque blanc.  On les voit de dos inspectés la remorque vue de l’arrière à l’entrée sur l’autoroute. On voit une camionnette qui précède l’ensemble devant pour veiller au bon déroulement de l’acheminement pendant la nuit de la réserve d’électricité sur l’autoroute bloquée par sécurité.

 

L’impression ressentie

Elle est duale au niveau de la photo construite sur une succession de bandes horizontales. Du côté menaçant, il y a le brun-noir de la nuit en la moitié supérieure de la composition. Du côté qui rassure, on trouve le jaune de la lumière, l’orange des gilets de travail et de celui de l’étincelle qui éclaire la signature graphique d’Elia, le blanc et rouge des bandes de sécurité réglementaire à l’arrière de la remorque et le rouge des feux arrières des deux véhicules, le grand et le petit devant.

 

Le jeu des lignes de force

Une autre composante vient du texte qui trace une diagonale qui barre de haut en bas le print de 23,5 sur 38,5 cm de haut en oblique gauche droite :

-        en haut, à 3,5 cm du bord gauche la question d’Elia « savez-vous comment l’électricité est transportée chez nous ? » = qui provoque chez vous la réponse instinctive, ‘maintenant oui, la nuit, pendant que je dors’ ;

-        au milieu et à 4 cm du bord,  la remorque de 10 cm de haut,

-        en dessous pour occuper le quart environ du bas de l’espace à 10 cm du bord gauche, la réponse d’Elia en retrait par rapport à la remorque     

 

Cette diagonale verticale gauche-droite  est la seule qui ne soit pas tracée, au contraire des trois autres lignes de fuite du regard,

-        la principale constituée par la remorque, son tracteur et la camionnette devant,

-        renforcée par dessus par les lumières jaunes des lampadaires,

-        la troisième par la bande latérale de peinture blanche, jaune la nuit pour marquer le bord de l’autoroute   qui rejoint les deux lignes précédentes.

Les hommes du print                                                        

Ils encadrent l’engin spatial (= la prise géante d’électricité), comme une mère couvant son poussin, pour vérifier que tout va bien. Ils sont placés tous les trois sur une ligne quasiment horizontale tracée au milieu de la scène. Conjugués aux pneus des camions, leurs pieds forment l’élément d’ancrage de cette mise en scène nocturne, hyper construite et maîtrisée.


Pour suivre le chemin

Photo: René Clohse, Agence VVL BBDO, Art Dr Cedric Mayence, Copywriter Yves Cwajgenbaum   

. Vous rendre sur le site d’Elia, www.elia.be

. Voir le billet récent sur L’eau, la mer, le navire, l’électricité…Elia et sa pub déjà publié sur mon site

. attendre la 3ème et dernière analyse sur l’avion d’Elia que je vais faire dés que je vais avoir un peu de temps  

. Photos  Elia, avec mes remerciements    

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"Entre mémoire assumée et invention du futur", Nantes, Angers, Chinon

19 Janvier 2009, 17:02pm

Publié par Elisabeth Poulain

C’est un très joli titre, non seulement parce qu’il montre que nous sommes sur le chemin, on the road, du développement durable, mais aussi parce que je l’ai trouvé dans un dossier réalisé par l’ambassade de France en Chine. Moi qui ai l’imagination fertile, je me suis vue, Chinoise, découvrir la France par ces trois villes. Comme dans un jeu, vous avez trois dés en main, vous les jetez, trois villes sortent. Chance, ce sont celles qui se présentent dans l’ordre alphabétique. Par nombre d’habitants, il faut évidemment commencer par Nantes. Pour une autre raison d’ailleurs que vous allez découvrir tout de suite. Du coup, je re-lance les dés. Cette fois-ci, c’est bon : Nantes arrive en 1er, Angers ensuite et Chinon en 3è position de ce mini-tiercé, complètement du au hasard, comme vous l’avez remarqué.

 

La segmentation du développement durable (DD)

Le dossier présente 30 villes en France qui peuvent entrer dans une des 7 catégories à même d’illustrer l’avancée sur la route du développement durable. L’ordre est évidemment très révélateur d’une certaine vision  de la société française et de la conception publique du développement durable. Ce sont :

 

. en 1, la Culture = ville citée en Ier ---) Nantes,   

. en 2 l’Economie de la connaissance (dans l’Ouest, Rennes),

. en 3, l’Environnement  = ville citée en Ier ---) Angers,

. en 4, l’Urbanisme = ville citée  en 2è ---) Chinon,  sur la Vienne, un affluent de la Loire,

. en 5, les Transports (sur la façade atlantique, la Rochelle),

. en 6, le Tourisme (dans le bassin versant de la Loire, Poitiers avec le Futuroscope),

. en 7, les Pôles de compétitivité ( Chartres, un des passages obligés pour aller dans l’Ouest quand vous venez de Paris, citée au titre de la Cosmetic Valley, la vallée au sens de Cluster).

 

Ce qui donne un score de 7 villes appartenant à l’Ouest pris au sens large avec 1 ville par catégorie et 3 villes directement liées à la Loire. Ce n’est pas mal du tout.

 

Nantes

C’est la capitale de la région des Pays de Loire, la capitale du département et une ville riche d’un passé prestigieux dont la renommé a largement dépassé ses frontières géographiques naturelles.  C’est LU, l’usine Lefebvre Utile créée en 1886 qui tonne le ton. Depuis 12 ans maintenant, LU c’est le Lieu Unique, re-créé par l’architecte Jean-Marie Lépinay, que les services de l’ambassade de France ont sélectionné pour ouvrir leur dossier des 30 villes françaises du DD. 50 000 personnes ont participé aux activités du LU en 2006 et 500 000 y sont entrés pour voir une expo, prendre un pot, feuilleter un livre…grâce à l’intense activité culturelle menée par Jean Blaise, le directeur du LU et véritable héros (culturel) de la Ville. Une photo de Lu prise par notre ami le photographe Valéry Joncheray illustre l’article d'AmbaFrance.   

 

Angers

La capitale du Maine et Loire, classée en Environnement, est présentée comme une référence au niveau mondial car elle réussit à concilier les 3 piliers fondateurs du DD, l’environnement, l’économie et le social. La démarche globale de la ville a été engagée, il y a maintenant presque 20 ans dans tous les secteurs du vivre ensemble d’une ville moyenne qui associe à sa démarche ses habitants et ceux des villes jumelles, notamment Bamako, la capitale du Mali, dans une démarche très positive d’ouverture et de dynamisme. 2 photos illustrent l’article, celui de deux cyclistes face au château d’Angers et le grand ensemble, nommé ‘le Peigne’ par les habitants, qui lui fait face de l’autre coté de la Maine  

Chinon

C’est la ville la plus secrète des 3 et la plus petite. Son centre médiéval est pourtant célèbre dans le monde entier, cela grâce aux vins de Chinon. Restauré avec finesse, sous la direction d’Yves Dauge dont il fut le maire, la ville ancienne fait le bonheur des promeneurs, tout en gardant sa fonction de ‘vrai’ centre ville vivant, travaillant et habité.  Cette réussite est maintenant ‘exporté’ à Luang Prabang au Laos, à Sushou en Chine, et à Saint-Louis du Sénégal.

 

Bien sûr 

Je devrais vous parler des autres 4 villes que je connais aussi, moins que celles que je viens de vous citer mais que j’aime aussi. Bien sûr, ce serait plus sympa. Aujourd’hui, je choisis pourtant de ne vous parler que de ces 3 villes là, Nantes pour y avoir vécu tout près pendant l’enfance de nos enfants, Angers pour y vivre maintenant, Chinon parce que c’est La VILLE du VIN, celle qui incarne le mieux le vin de Loire. 

 

Selon le grand licier et peintre catalan  Grau Garrigua, il y a une ville pour chaque âge de la vie ; avec  ces 3 là, vous êtes sûr de trouver votre bonheur. 

Pour suivre le chemin

. Le tour de France des villes (20.02.2008) sur

www.ambafrance-cn.org/spip.php?page=article_imprimer

. Nantes, une usine à culture, article de Mélina Gazsi; son choix de ne parler que de LU interpelle un peu quand même, pour une ville de plus de 280 000 personnes, capitale de région et métropole de plus du double d'habitants, et qui est la 6ème ville française. Mon sentiment est que la culture est indispensable à la vie, l'économie et le social aussi. Voir aussi www.nantes.fr   

. Angers, exemple de ville durable, article de Emmanuel Thévenon, photos de A de Boer et T. Bonnet/Ville d’Angers/DR ; un bon article qui montre l'ampleur de la palette des interventions nécessaires et des liens transversaux dans le DD pour une ville de 160 000 habitants et 273 000 au niveau de la métropole. Même si l'emploi de la bicyclette est encore anecdotique. + www.angers.fr 

. Chinon, la restauration réussie d’un centre historique, article de Nadia Khouri-Dagher, Photo de P. Blanchot/Sunset ; le souci est que je ne sais pas en quoi la restauration est exemplaire. A chercher pour cette petite ville de moins de 10 000 habitants;  voir aussi www.ville-chinon.com

= le plus drôle est que la ville la plus connue en Chine est certainement la plus petite des 3. Pourquoi, à cause de ses vins, bien sûr. Comme quoi, les dés n'ont pas toujours raison.
 

Photos E.P. Nantes près de la Loire, Angers face au Château,
Photo de Chinon, J. Guibourg sur Wikipedia/Chinon, avec mes remerciements

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L'eau, la mer, le navire, l'électricité...Elia et la pub

16 Janvier 2009, 18:21pm

Publié par Elisabeth Poulain

  

L’époque, la notre, est riche en matière de pub. On voit grand, on voit autrement et du coup on communique de nouvelles façons. Tout cela a l’air un peu abscons. Il suffit d’avoir les nouvelles pubs sous les yeux pour comprendre que le développement durable a déjà commencé à influencer les créateurs de pubs qui. Ces surfeurs d’un nouveau type sont de formidables capteurs et dynamiseurs des tendances. C’est particulièrement important en temps de crise, comme si la déstabilisation économique et sociale permettait plus d’audaces. Comme si plutôt, il était possible de persuader l’entreprise qui a un besoin de pub de communiquer de façon plus inventive et surtout de façon positive. 
 

Avec Elia, la société belge de transport de l’électricité, vous allez maintenant découvrir comment on peut fortement impacter la rétine de celui qui voit sa campagne actuelle. Le challenge là est  de faire connaître largement l’entreprise en associant de façon très positive le nom d’Elia au transport de l’électricité. La difficulté est de montrer le transport de l’impalpable. Le choix d’Elia a été de sortir une série de trois visuels de photographie couleur, en grand format de 38,5 x 24 cm et une belle qualité d’impression.

 

Les trois visuels

Chacun des trois visuels présente un moyen de transport, le navire, l’avion et le camion dans son élément naturel, l’eau de la mer, la terre avant l’envol dans l’air et le bitume de la route. Les deux premiers prints se situent le jour, le troisième la nuit. C’est le seul qui montre physiquement l’éclairage grâce aux puissants lampadaires qui éclairent l’entrée sur l’autoroute. On conçoit facilement qu’il ait fallu choisir la nuit pour une raison de praticité d’abord au regard de l’importance de la remorque tractée par le camion  et parce que les autoroutes sont éclairées la nuit en Belgique.

 

Point commun encore, l’élément dominant de la composition est le moyen de transport, alors qu’il occupe moins du cinquième de l’espace. En second lieu seulement, on se demande ce que transporte le navire par exemple. On dirait une fusée aérospatiale hyper-technologique. En fait c’est une prise électrique gigantesque avec ses deux fiches très visibles. A chaque fois, une question interpelle le lecteur « Avez-vous la moindre idée de comment l’électricité voyage ? », juste au dessus du navire.

 

Le public visé et l’impression ressentie

Cette pub s’adresse clairement aux hommes amoureux de moyens de transport emblématiques de notre époque toujours fascinée comme au XXè siècle par la beauté de la voiture, du camion ou de l’avion. La photo joue sur la précision de la ligne du navire,  des couleurs utilisées, le bleu de la mer et du ciel, le rouge de la coque et le blanc de l’électricité. Seul le logo graphique qui figure l’électricité est en orange. L’impression ressentie est la force tranquille et l’assurance que le navire ira au bout de sa mission. Les petits hommes orange qu’on voit sur le navire en témoignent. C’est un navire habité et dirigé par l’homme pour les hommes et les femmes, professionnels ou particuliers en Belgique.     

 

En dessous, dans le coin droit du print, le texte choisi par Elia pour expliquer sa démarche qui apparaît en blanc sur fond bleu:

 

Elia, propriétaire et gestionnaire du réseau à haute tension belge, a pour mission

le transport de l’électricité. Depuis un parc éolien en mer, un barrage dans les

Alpes, ou une centrale en Belgique jusqu’au grand consommateur industriel ou

jusqu’à votre distributeur qui l’acheminera, à son tour, jusqu’à votre salle de bain

ou votre frigo. Nos équipes de spécialistes utilisent pour cela des technologies

avancées et respectueuses de l’environnement, pour votre plus grand confort.

Acteur clé du marché de l’électricité, nous travaillons également chaque jour

à son amélioration, en développant les outils qui permettent d’aller chercher

l’électricité là où elle est, au meilleur prix, partout en Europe.

Pour tout savoir sur Elia, rendez-vous sur www.elia.be

                                                                                    elia 

                                                                      Au cœur d’un monde qui avance                     

Pour suivre le chemin

. Il vous suffit de vous connecter sur le site d’Elia et de lire L’Echo, le grand quotidien belge dans lequel j’ai trouvé le navire le 15.11.2008, le camion le 22.11 suivant…

. Merci à Claire de m’acheter chaque semaine L’Echo du Week End avec Sabato, un de ses suppléments dominicaux. Je vous reparlerai bientôt d’un de ses derniers suppléments consacrés au vin ! C’est un régal à lire : Bruxelles est une grande capitale vinicole.

. Photos très gentiment envoyées par Axl d’Elia. Avec mes remerciements ainsi qu’à toute l’équipe qui a transmis ma demande jusqu’à ce qu’elle lui parvienne en un temps record !

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Message: les mésanges à longue queue passent à l'attaque

9 Janvier 2009, 18:38pm

Publié par Elisabeth Poulain

Oui, quand il fait froid, elles arrivent par 10, 15 ou plus. Elles se rapprochent des maisons et de leur œil ‘d’aigle’, au moins, sont capables de repérer la grosse motte de margarine que j’ai posée sur le rebord de la fenêtre de la cuisine. Elles sont si vives et si réactives qu’elles font fuir des oiseaux plus gros qu’elles, comme des mésanges bleues ou même les noires qui sont plus fortes encore. Seule la grosse pie noire les tient éloignées. Ce n’est que la 3è année que je les vois venir en nombre. Il y a toujours les habitués qui se refilent les bonnes adresses. Comme quelques rouge-gorges que je distingue à la rondeur de leur ventre -le jeune svelte, le ventre rond, le franc dodu-  ou des mésanges charbonnières que j’aime moins parce qu’elles chassent les fragiles mésanges bleues qui restent mes préférées au fil des années. 

 

Pour tous ces oiseaux, j’ai installé des bancs très pratiques pour picorer la margarine. Ce sont des pierres rondes sur les quelles il est facile de se poser. La margarine est placée dans une coupelle. Plusieurs années de suite, il avait fallu placer un filet par-dessus pour éviter des chiens entrant dans le jardin ne fassent tomber la coupelle et repartent  avec le beurre !   Il arrive aussi aux chats du voisinage de venir se restaurer. Je le sais. Parfois, je me sens observer de l’intérieur. Un chat est installé devant et reprend des forces à pleine langue. On voit clairement ensuite les coups de langue râpeuse sur la margarine ! De vrais filous qui sont en plus bien nourris  par leur maître.

 

Pour en revenir aux mésanges à longue queue, elles sont si nombreuses qu’elles ne peuvent pas venir toutes ensemble. Le bol peut accueillir jusqu’à 8 oiseaux en même temps. C’est un grand maximum, non seulement à cause du diamètre de la coupe mais aussi parce que les oiseaux n’aiment pas se mettrent dos à la fenêtre. La seule photo où j’ai réussi à en prendre plusieurs en compte 6, pendant ce temps, d’autres volètent autour, sont perchés sur des branches proches à bonne hauteur ou fouillent à terre dans les feuilles mortes.

 

Pour suivre le chemin

. La mésange à longue queue –aegithalos caudatus- se nourrit le plus généralement d’insectes qu’il arrive à repérer sous les feuilles. Il en existe deux variétés, l’une nettement nordique à la tête blanche et la nôtre, avec une tête avec des bandes foncées et au milieu une bande blanche. La gorge est rose foncée ainsi que la partie des ailes proche du corps. Ce sont des petites merveilles qui ne pèsent que 7 grammes environ, avec une pointe à 9 grammes pour les super-dodues. Autant de vivacité dans des corps aussi petit, c’est vraiment impressionnant et un ravissement pour l’œil.            

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Bonne année, à vous, les VIE!

7 Janvier 2009, 18:58pm

Publié par Elisabeth Poulain

Vous avez certainement besoin d’explication. J’aurais pu dire ‘Bonne année la Vie’. Cela aurait été difficilement compréhensible, même pour moi, qui aime bien de temps en temps jouer avec les mots. Le vrai titre de la publicité que je tire des Echos est ‘Bonne Année pour le V.I.E’. Ce n’est pas plus compréhensible et ça tire l’oreille. Le Vie, c’est bizarre. Les points qui séparent V du I et du E nous éclairent. Mais oui, il s’agit des volontaires internationaux en entreprise.

 

Mais quand même, la formulation étonne. UbiFrance ne souhaite pas Bonne année aux Jeunes qui partent ‘volontairement’ -heureusement qu’ils n’y sont pas contraints- à l’étranger. Non, c’est Bonne année pour le VIE, avec cette explication : « 6 320 Volontaires internationaux  contribuent au développement des parts de marché dans 130 pays ». C’est dire qu’il se souhaite à lui-même, une bonne année pour une procédure d’aide à l’export qui selon l’organisme est « la solution RH pour l’international » des entreprises bénéficiaires dont 65% sont des PME.

 

Et ça, ça me choque à plusieurs titres :

. Pas de voeux pour les jeunes sur le terrain, d’où mon titre d’encouragement aux VIE.

 

. Une interrogation ensuite : s’il suffit de 6 320 personnes pour développer les parts de marché de la France dans 130 pays, pourquoi être obligé encore en 2009 d’aider les entreprises à être présent à l’international avec des mesures gouvernementales. C’est trop ou c’est trop peu ; à pousser le raisonnement, il suffirait d’en avoir 3 ou 4 fois plus et ce serait bon pour notre balance du commerce extérieur. 

 

. Surtout parler d’une mesure d’aide à l’export comme une « solution RH pour l’international », ça, c’est terrible. Le VIE est une mesure d’aide financière à l’entreprise exportatrice, qui prolonge le statut hybride du jeune, qui est toujours considéré comme un ‘stagiaire’ au regard du droit du travail pendant 2 ans et ça jusqu’à  28 ans ! On est ‘jeune’ longtemps quand on est un VIE !

 

. Il y a aussi toujours aussi cette occultation de l’importation. Utiliser le terme d’international pour ne désigner que l’export, laisse accroire que la France n’est pas concernée par l’importation dont les chiffres excèdent ceux de l’export.  

 

. N’oublie-t-on pas enfin l’entreprise et ses atouts concurrentiels dans ses stratégies de présence à l’international? Les véritables partenaires de l’entreprise à l’international sont ses clients et fournisseurs.

 

Pour suivre le chemin

. A vous de vous faire votre idée : www.ubifrance.fr

. Sachez qu’il existe aussi des VIA, une formule moins connue et pour laquelle UbiFrance ne fait pas de pub. Il s’agit des volontaires dans les administrations françaises à l’étranger, dans les Missions économiques par exemple.  

. Les Echos 15.12.2008         

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Véolia, la beauté, la nature, le poisson... et le design (3)

2 Janvier 2009, 16:03pm

Publié par Elisabeth Poulain


« Vous voyez des poissons ? Nous y voyons aussi un défi pour préserver l’eau de notre planète. Véolia Eau traite et distribue plus de 17 milliards de litres d’eau potable chaque jours, recycle les eaux usées pour l’industrie et trouve des solutions alternatives pour que nous n’épuisions pas nos ressources naturelles. L’environnement est un défi industriel. Véolia Environnement ».

 

Pour suivre le chemin

 

. www.veolia.com, publication des prints avec l'autorisation de l'entreprise, avec mes remerciements
. à remarquer que ce poisson philosophe avec un homme qui a la tête à l’envers et qui est aussi qualifié de ‘poisson’. C’est la raison pour laquelle, pour la seule fois, Véolia  emploie le pluriel pour vous demander ce que vous voyez. 

. voir aussi le billet n° 1 sur le design paysager de Véolia en date du 14.12.2008, et le billet n° 2 sur Véolia, la beauté… et le paysage.   

 

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Véolia, la beauté, la nature, la feuille ... et le design (2)

2 Janvier 2009, 15:39pm

Publié par Elisabeth Poulain



"Vous voyez une feuille? Nous nous y voyons aussi un défi pour transformer les déchets en ressources nouvelles. parce que notre société produit de plus en plus de déchets, Véolia Propreté développe des technologies qui permettent de réduire la pollution et de respecter l'environnement. Chaque année Véolia Propreté recycle 58 millions de tonnes de déchets en ressourcess et en énergie. Ainsi, Véolia Propreté économise les ressources naturelles de notre planète, lutte contre le réchauffement climatique et réduit les émissions de 2,55 millions de tonnes de CO2".  Voici le texte qui annonce cette "Feuille" de Véolia. 

Pour suivre le chemin
. www.veolia.com, publication des prints avec l'autorisation de l'entreprise, avec mes remerciements
. voir le billet n° 1 sur le design paysager de Véolia, avec le Papillon et la Coccinelle, pour admirer cette campagne très réussie de communication européenne.   

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