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Le Blog d'Elisabeth Poulain

Les 1001 plaisirs de manger, Eliane Poullain, volailler-rôtisseur, Angers

10 Février 2009, 16:42pm

Publié par Elisabeth Poulain

Vous le savez déjà, j’aime beaucoup faire la cuisine. En fait, ça va plus loin. J’aime bien manger ce que je fais. Ce que j’aime vraiment, que ce soit à la cuisine ou à table, c’est que tout aille ensemble. Il y a un lien très fort entre ce qu’on fait, ce qu’on achète, où on l’achète, comment…la façon de faire la cuisine, de se mettre à table, la façon d’en parler, le temps que ça prend et le plaisir qu’on retire à manger ensemble. Vous ajoutez à cela la diversité de ce qu’on peut préparer, le choix est infini, et la précision de la préparation. Il ne s’agit pas d’en faire de trop, mais de faire juste. C’est une question d’équilibre, pour un plat, un repas, une journée, la saison…

 

Tout est lié. Vous avez compris aussi que nous avons, Gérard et moi, un lien fort avec la volaille. Je distingue nettement la volaille de la viande, comme nous sommes nés dedans ou avec. Je place la viande-viande  au même niveau que le poisson. On en mange une fois par semaine de chaque, pour changer et par goût aussi. Pour Gérard en plus, il y a le gibier. Il est vrai qu’il est chasseur. Mais il y a moins de gibier qu’avant. Pour nous qui étions volailler-rôtisseur, le gibier est très important pour les terrines, les pâtés... Une selle de chevreuil lors des fêtes, c’est un succès garanti. Le sanglier, c’est encore une autre affaire. Il faut en trouver un jeune.

 

Quand j’ai un surplus de beau gibier, je fais une petite terrine rien que pour nous deux. C’est rapide à faire et c’est si goutteux. Gérard ne dédaigne pas d’en prendre une tranche le matin ou un peu de rillettes  que je fais aussi sur une tartine de pain. Moi je prends pain grillé ou biscottes avec un peu de beurre et de confitures. Nous avons deux cerisiers, des framboisiers, des fraisiers évidemment et un pied de vigne à raisin à manger dans le jardin. A l’automne, je reçois aussi parfois des coings de la part d’amis. J’en fais quelques pots de gelée. Nos petits enfants aiment beaucoup, les voisines aussi d’ailleurs.

 

Je ne cherche pas à faire de grandes quantités. J’aime les produits frais. Pour le déjeuner, nous commençons toujours par des crudités, des betteraves ou un œuf dur. Puis c’est souvent une volaille ou un morceau de lapin avec des légumes de saison qui viennent du marché ou du jardin. Les haricots verts par exemple, nous les mangeons frais à peine cueillis  ou surgelés pour l’hiver. Vient ensuite un fromage, du camembert, un fromage de chèvre, du comté ou du gruyère. On finit par un fruit ou une petite crème. Je ne suis pas très yaourt. Et le soir, toujours un bon potage de légumes, un œuf coque ou une tranche de jambon, des pâtes ou des endives braisées. Et une salade pour finir.

 

A part les confitures et les petites crèmes, je fais rarement de gâteaux. Je fais une exception pour les tartes de fruits et les roulés à la confiture. Une bonne tarte aux pommes termine bien un repas du dimanche par exemple et les petits enfants aiment beaucoup les roulés. 

 

Pour ce Noël, cette année, on s’est retrouvé à six avec des membres de la famille. Comme ce sont des gourmets, on les a régalés. J’avais préparé à l’avance du foie gras pour commencer, avec un Crémant de Loire demi-sec Bouvet-Ladubay suivi  d’un plateau de fruits de mer ensuite que nous avons cherché chez Gougeon, le meilleur fournisseur d’Angers, avec langoustines, brûlots, bigorneaux que j’ai fait cuire et des huîtres. J’ai prévu ensuite une lotte à l’américaine  avec une timbale de riz, servie avec un Sancerre de chez Saget. Pour être sûre d’en avoir une, j’ai emporté la glacière avec nous quand nous sommes allés en Bretagne juste avant Noël. Les Halles de Lorient sont une merveille en matière de poissons. J’ai servi ensuite un beau plateau de fromages avec la salade de mâches du jardin  ensuite. C’est rare qu’il y en ait en cette saison. Et pour finir une bûche glacée que ma sœur et ma belle-sœur ont apporté. C’est le seule chose que je n’ai pas faite.

 

 Pour suivre le chemin

. Quelques recette d'Eliane.  

 

. Le lapin en gibelotte

C’est une gibelotte que je fais souvent. Gibelotte désigne un ragoût de lapin au vin blanc.  Il faut un lapin à rôtir coupé en morceaux. Vous mettez 2 cuillerées d’huile dans une cocotte à rissoler et vous y placez les morceaux légèrement farinés de lapin. Vous les laissez dorer de chaque côté, avec un bel oignon coupé en morceaux, une bonne cuillérée à soupe de farine. Vous mélangez bien et vous ajoutez un verre de vin blanc sec et un verre d’eau. Vous n’oubliez pas le bouquet garni avec sel et poivre à votre convenance. En fin de cuisson, au bout d’une heure à feu doux, vous mettez quelques champignons frais de Paris. Et vous mangez cette gibelotte avec des légumes ou des tagliatelles. Et si vous avec la chance d’avoir ouvert une bonne bouteille de vin blanc pour la recette, nous nous sommes fidèles aux Sancerre, vous continuez avec ce vin au cours du repas. 
   
 

. Le roulé à la confiture

C’est un gâteau très facile à faire, avec 75g de farine et autant de sucre, 3 œufs et 15 g de beurre. A prévoir aussi une feuille de papier sulfurisé beurré de la largeur de votre plaque.

Vous commencez par séparer les jaunes d’oeuf des blancs en plaçant chaque constituant dans un grand bol. Vous battez les jaunes avec 50g de sucre de façon à ce que le mélange blanchisse, gonfle  et forme mousse. Vous y ajoutez la farine et le beurre que vous venez de faire fondre. Dans l’autre bol, vous versez les 25 g de sucre restant dans les blancs et vous fouettez vivement au mixer. Quand le mélange est bien ferme, vous l’ajoutez délicatement aux jaunes d’œufs.

 

Vous versez la préparation sur la plaque revêtue du papier sulfurisé sur une épaisseur de 1cm environ. C’est cuit thermostat 8 (240°) en 7 ou 8 mn. Vous retournez le biscuit sur une feuille de papier  posée sur le plan de travail. Vous humectez le papier qui adhère au gâteau avec de l’eau froide de façon à pouvoir l’enlever. Le grand moment arrive. Il faut alors verser de la confiture en fine épaisseur sur toute la surface encore chaude du biscuit et rouler le tout grâce au papier de dessous  en serrant bien, mais sans écraser, de façon à obtenir un rouleau compact et homogène. Il est temps alors de le placer au réfrigérateur pendant 1 heure de façon à ce qu’il garde sa forme. Pour la présentation, vous pouvez le saupoudrer de sucre glace.

 

. Les autres billets sur nos façons de manger sur ce blog 

-        Les 1001 façons de manger, Eliane, Volailler-Rôtisseur, Daumeray, Angers (1)

-        Les mille et un plaisirs de manger, Florence, Angers

-        La compote de la Coche, une compote vigneronne, Vendée, 21.10.2008

-        Enquête alimentaire auprès de John Grisham (Etats-Unis/Louisiane), 06.10.2008

-        Le menu du dîner du 25.09.1937 à bord de la French Line, 26.09.2008

-        Enquête alimentaire auprès de Qiu Xialong (Chine), 20.08.2008

-        Enquête alimentaire auprès de Margherita Oggero (Italie), 15.08.2008

-        Que mangiez-vous, que buviez-vous, Stieg Larson (Suède) ? 26.06.2008

-        Enquête alimentaire auprès de Liza Marklund (Suède), 11.06.2008

-        QMV (que mangez-vous), QBV (que buvez-vous) Margaret Atwood  (Canada) ? 20.05.2008

-        Que mangez-vous, Jane Goodall (Grande-Bretagne/Tanzanie) ? 18.05.2008

     -      Que mangiez-vous, que buviez-vous Alan Booth (Grande-Bretagne/Japon) ?    16.05.2008   

Photo EP 

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Mains de sculpteur, Jean Denis Maysonnave, Angers, France

7 Février 2009, 20:13pm

Publié par Elisabeth Poulain

Il est de ces hommes qui courent toujours après du nouveau, en sculpture avec des femmes  en mouvement, avec rarement les deux pieds sur terre, dans ses expositions à Paris, à Nantes, à Angers, aux Sables d’Olonnes ou ses domaines de compétences. Sculpteur oui, professeur d’arts plastiques pour des jeunes d’âge scolaire  et aussi graphiste travaillant pour la presse.

 

Jean Denis se souvient avec grand plaisir par exemple des couvertures qu’il faisait pour des mensuels comme Horoscope ou Détectives. La culture du morbide le faisait beaucoup rire. Il travaillait aussi dans la mode, avec Elle par exemple dans la rubrique ‘Bricolage’. De cette collaboration avec la presse magazine, il a gardé le goût des belles photos de jeunes femmes éthérées aux longues jambes.

 

Ses sculptures sont toutes des femmes appartenant à la grande tribu des 1/3-2/3. A comprendre comme  1/3 de buste, tête comprise, et 2/3 de jambes. Les  postures qu’il sélectionne dans les magazines de mode ont des visages allongés et des corps en mouvement arrêté par la photo.  JDM choisit le mouvement, la course, la danse, l’étirement, l’embrasement, mais non les femmes elles-même. Leurs jambes le fascinent, les jupes qui volent au vent, les écharpes aussi.

 

Le sculpteur aime faire des choses avec peu de moyens. Il utilise du fer à béton  qui va constituer la structure, du calibre 8, du gros pour le corps, et du 6 pour les parties plus fines. Puis il va recouvrir ces lignes sèches d’un enduit et finir l’aspect extérieur par des collages de photos de magazine qui, au fil des couches, vont petit à petit donner chair à ces squelettes de fer recouverts d’un enduit rose.

 

Lors de l’exposition chez lui, rue de l’Abbé Frémond à Angers, Juliette, une petite fille de 6 ans, arrive avec son petit frère de 3 ans et ses parents. C’est elle qui voit en premier les sculptures. Immédiatement, elle reproduit le mouvement de ces femmes-oiseaux saisies en vol. L’instantanéité est remarquable. Et la vue de cet enfant qui imite la sculpture étonnante. C’est ça l’art !

 

Pour suivre le chemin

. Jean Denis Maysonnave, 06 33 57 57 17 

. Cette exposition  s’est tenue à Angers dans le cadre des Visites d’Ateliers d’Artistes, le samedi 29 et le dimanche 30 novembre à Angers (49, Maine et Loire). Association Ateliers Artistes, 02 41 68 56 43, ddominique03@numericable.fr         

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WBW2 > The World through the Bottle of Wine > Mise en oeil*

5 Février 2009, 18:40pm

Publié par Elisabeth Poulain

The World through the Bottle of Wine  -WBW-

. Je dédie cette recherche qui a duré plusieurs années sur l’habillage de la bouteille de vin à mon mari,  Claude.  

. Je remercie les plus de 250 vignerons, coopérateurs et négociants que j’ai rencontrés pour cette recherche au fil des premières années de ce troisième millénaire tout au long de la Loire.  

. Je remercie aussi ceux qui m’ont parlé du sens, du style et du ’je ne sais quoi qui fait la différence’ d’un  habillage, ces trois axes qui ont guidé mon étude sur le pouvoir de communication par la bouteille. C’est avec eux que j’ai pu avancer  et construire Le monde à travers la bouteille de vin. 

. Je n’oublie pas dans mes remerciements ceux qui pensent que l’habillage n’est pas important. Ils m’ont aidé à répondre à des questions que je me posais. Ils sont naturellement présents dans Le monde à travers la bouteille de vin et forment une part importante des paysages ligériens du vin. 

. Et enfin je pense tout particulièrement ceux avec lesquels j’ai ri et partagé un moment d’émotion et du plaisir de vivre. Et parmi ceux-ci, Joseph Grau Garrigua.

A titre de mise en oeil  >>  La dimension globale selon Grau Garrigua

 

Celui qui me reçoit avec tant d’ouverture, de chaleur et de simplicité

Est un artiste mondialement connu qui aime d’autant plus son pays qu’il l’a quitté jeune pour avoir le bonheur et la souffrance d’y retourner et de partir à nouveau. Il est catalan de cœur, d’esprit et d’imprégnation. Ses oeuvres parlent en catalan, qu’elles soient des tapisseries parce qu’il a le goût de la matière et du textile à toucher, à façonner, tordre et laisser parler ou ses toiles de peintures épaisses, éclatantes, en matière peinture toutes autant que peintes.  Son nom, Josep Grau-Garrigua.

 

L’artiste nous parle de son amour pour la Loire.


C’est pour elle qu’il s’est installé en Anjou. « A chaque âge, j’ai une ville, un lieu d’attache, la Catalogne pour l’enfance, New York à la trentaine, Barcelone et Paris ensuite et maintenant l’Anjou à partir de la soixantaine et pour l’enfance aussi, celle de mes jeunes enfants en particulier. La douceur angevine n’est pas un mythe. Pour moi, c’est une réalité de pierre avec une grande maison de tuffeau et un bel atelier, une réalité de terre avec un jardin où poussent les roses et les fraisiers, une réalité de paysages qui ont été célébrés il y a quelques siècles par Leonardo da Vinci ou Turner» Et puis, c’est aussi l’Anjou des rencontres, avec des amateurs d’art, comme ceux qui ont accroché aux murs de leur château une de ses tapisseries, Vedes Pompes (Pompes antiques en catalan), une œuvre majeure de 3m x 3,50, dont on ne connaît pas l’épaisseur.

 

La Loire, la Catalogne et le vin 

Son père était vigneron près de Barcelone et quand il a, avec quelques collègues, commencé à vendre son vin en direct sans passer par la coopérative, c’est Josep qui a fait les étiquettes, comme il a continué à les faire quand son frère a repris le domaine à son tour. » « Produit de la nature mais aussi de l’intelligence et de la sensibilité de ceux qui le font, le vin est une création qui, au travers des cultures et des civilisations, nous est arrivé comme plaisir et stimulant de l’imagination. »

 

Ces mots de Grau-Garrigua sont extraits du livret de La Dame Blanche que l’artiste a conçu pour les propriétaires du Château de la Fresnaye, vignerons à Saint-Aubin de Luigné pour célébrer un millésime tout à fait exceptionnel d’un Anjou rouge. Pour La Dame Blanche, l’artiste  s’est souvenu de son enfance quand on a plaisir  à construire un univers dans un petit volume. Pour lui, pour elle, le peintre a choisi une bouteille haute et étroite. Il a crée une lithographie en guise d’étiquette, qu’il a collée lui-même à la main, après avoir placé une feuille d’or dessus. Puis il a mêlé sa vision du vin en peinture pour illustrer  un texte avec dix lithos qui sont un régal pour les yeux, dans un livret (7cm x 11,5) si étroit qu’il peut reposer sur la bouteille, comme une petite couverture douce, pour protéger le vin. Il a ensuite  créé la boite qui contient le trésor dont on ne sait plus s’il s’agit du vin, de la bouteille, du livret, des lithographies ou du coffret décoré et enveloppé dans une dernière lithographie, découpée pour laisser entrevoir le coffret. Comme un trésor, qui enferme un trésor, qui…

 

L’Anjou, le Musée Jean Lurçat et Grau

Josep Grau Garrigua, que sa femme et ses amis appellent Grau, comme un nouveau prénom qu’il se donne à chaque période de sa vie, a découvert l’Anjou en 1957 pour voir la tenture de l’Apocalypse, à l’époque où il fallait sonner la cloche pour appeler le gardien. Depuis lors il a noué avec la capitale de l’Anjou une relation particulière. Il bouillonne d’idées, de vitalité et de créativité. Il aime la matière lourde palpable, la couleur dense forte, indéfinissable et maintenant fine, impalpable. Ses tapisseries sont des œuvres-totems qui s’accrochent à des branches, à des lances ou aux murs froids d’un château fort, seul capable de porter leur poids et de neutraliser leur puissance. Ses constructions textiles agrégent les matériaux végétaux les plus divers dans un ordre dont la maîtrise n’apparaît que lentement, à condition de cohabiter avec l’œuvre pendant un temps variable selon les personnes. Elles dérangent tout autant qu’elles attirent. Elles irradient, comme on peut le constater au Musée Jean Lurçat d’Angers qui consacre une salle édifiée spécialement pour ses œuvres.

 

Les combats  de Grau

Sa peinture est un combat pour dominer la peinture grasse et lourde et le traitement qu’il donne accentue la dimension vivante de cette matière. Il représente souvent des personnes et donnent leur nom à ses tableaux comme pour montrer l’inestimable valeur humaine. Ce sont des portraits d’homme qui figurent sur les muselets qui ornent le haut de la bouteille des Trésoret  des Saphir  de Bouvet Ladubay de Saint Florent Saint Hilaire, où il a exposé à plusieurs reprises ses œuvres au Centre d’Art contemporain. Il crée maintenant de grandes toiles de couleurs lisses et fines dont le rouge par exemple s’assombrit au fur et à mesure que le regard descend vers le bas, qui est noir. L’esprit se surprend à chercher en dessous comment le peintre termine le tableau alors que l’œil est déjà sorti du cadre.

 

 

 

La polyphonie humaine

C’est une dimension constante de son travail, montrer la polyphonie humaine. Comme son regard qui s’éclaire quand il re-découvre sa bouteille, comme sa main qui instantanément touche l’étiquette de la bouteille de la Dame Blanche pour en sentir l’épaisseur dans un geste d’annonce du plaisir du vin, au moment où son esprit reprend possession de son œuvre réalisée il y a peu d’années. Grau a toujours voulu dépasser le carcan de la catégorie et  a réalisé aussi des tapisseries avec des sacs usagés de café, pour le plaisir de la matière, en y associant le jute, la ficelle pour nouer les sacs, la couleur de la trame et l’odeur que nous devrions encore pouvoir sentir. Comme on devrait pouvoir sentir le vin à travers la bouteille…

 

La Loire, la douceur du soir, au mois de mai, le vin,

Le vigneron et l’artiste,

Une bien belle histoire avec des petites filles qui courent, très affairées, des tableaux partout, des livres de poésie, de peinture en espagnol, français, anglais... qui débordent de la table, un chien, qui ouvre la porte à l’heure où il a le droit de rentrer et qui aime les fraises…Des roses jaunes qui sentent si bon quand on referme le portillon en partant. C’est le monde en mouvement de Josep Grau Garrigua.

Pour suivre le chemin
. Mise en oeil:
désignation d'un procédé consistant à focaliser l'attention visuelle d'une personne sur un élément extérieur à elle pour lui en montrer l'importance; autre terme proche: mise en bouche
. La prochaine page traitera de la façon dont j'ai conçu ma recherche sur l'habillage de la bouteille de vin.
. Photos EP, étiquette de la Dame Blanche, muselet Saphir Bouvet-Ladubay

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WBW1 > The World through the Bottle of Wine > 4 de couv*

1 Février 2009, 19:03pm

Publié par Elisabeth Poulain

Le Monde à travers la Bouteille de Vin    (WBW)       =               Tout ce que vous avez toujours voulu savoir quand vous voyez une bouteille de vin, Le Monde à travers la Bouteille de Vin vous le dit, en décryptant la langue des signes émis par la bouteille et qui fait intégralement partie de la culture française du vin.

Le vin, ‘la boisson’ la plus symbolique qui soit, ne cesse d’interroger sur son créateur, le vigneron, les amateurs qui le savourent et sur la société française qui en est fière. Le Monde à travers la Bouteille de Vin raconte ce que cherchent à communiquer ceux qui ‘font’ le vin  en choisissant  l’habillage de leurs bouteilles. Les habits du vin constituent en effet un langage non verbal qui communique tout autant que les mots que le vigneron associe à son vin. Autant de signes qui vous parlent les yeux dans les yeux, qui commandent à votre main avant de goûter le vin de la bouteille. 

Pour comprendre cette vision culturelle du vin, je suis allée, depuis neuf ans maintenant, à la rencontre de plus de 250 vignerons, coopérateurs et négociants pour leur demander, vous demander ce que vous exprimez par l’habillage de vos bouteilles. Pour compléter cette matière très riche, j’ai également rencontré des peintres, comme Joseph Grau Garrigua, Marcel Hasquin, Jean Louis Rondeau et aussi des dessinateurs comme Michel Tolmer… De ces échanges, est né Le Monde à travers la Bouteille de Vin qui emmène le lecteur à la découverte des chemins de l’imaginaire dans les paysages du vin. Ce sont ceux de Loire que j’ai choisis en raison de leur très grande palette d’expression et qui en font un modèle de la société française. Mais la méthode que j’ai créée est applicable à d’autres vignobles.

Ma recherche est centrée autour de trois axes, qui s’emboîtent les uns dans les autres : l
e sens, le style et le petit + qui fait la différence. Ces trois lignes de force tissent une ronde dans lesquelles s’inscrivent les neuf  familles sous lesquels le vin de la bouteille communique. L’image globale qui se dégage montre que cette communication à la française par la bouteille est en pointe, au contraire de tout ce qu’on peut entendre ici et là. Depuis quelques années en effet, une réflexion en profondeur de la profession est en cours et Le Monde à travers la Bouteille de Vin témoignent de cette vitalité qui permet de dépasser le clivage entre l’Ancien et le Nouveau Monde. 

Docteur en Droit, spécialisée à l’international, je travaille depuis plusieurs années maintenant sur les relations que la société entretient  avec le vin dans ses représentations symbolique et quotidienne. J’ai publié de nombreux ouvrages traitant du marketing et du vin, notamment dans une précédente publication Le Vin aussi est affaire de femmes’ (Cheminements), qui est dédiée à une découverte des femmes qui constituent la filière ligérienne du vin au féminin. 

Cette recherche sur l’habillage de la bouteille de vin se présente donc sous une forme inédite d’une ronde, enrichie de la présentation de quelques 500 étiquettes. C’est ce qui était prévue au départ dans l’édition papier. Les mutations de notre société montrent que nous avons changé d’époque. C’est bien pour en tenir compte et pour toucher de nouveaux lecteurs que j’ai décidé de publier cet ouvrage en ligne. Pas en une seule fois, ce serait de trop, même pour ceux qui ont un courage sans limite. La sortie des billets se fera de façons plus ou moins régulière tout au long des mois qui vont suivre. 

Ce premier billet est dédié à Didier Dagueneau. Il était de ces hommes qui vont jusqu’au bout de ce qu’ils font, avec toute la passion de son engagement et de sa force de vie. A sa femme et à ses enfants.  

Pour suivre le chemin                                              
* '4 de couv' désigne la 4è page de la couverture d'un livre. C'est le texte que j'avais rédigé pour l'édition papier dans le manuscrit. Evidemment sur le blog, il n'y a plus de couverture mais il est toujours nécessaire de dire au lecteur ce qu'il va lire.  
. A lire sur ce blog,

-       Le monde selon Didier Dagueneau & Co, Saint-Anderlain, Aubertin, France, 02.07.2007

-        En hommage à Didier Dagueneau de chez Didier Dagueneau, 22.09.2008

. Etiquettes des vins de Didier. Vous en trouverez d’autres dans les prochains billets. 
. Photos EP à partir des étiquettes données par Didier en vue de leur parution.
 

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Dernière journée du BRAFA 09, tour & taxis

1 Février 2009, 16:53pm

Publié par Elisabeth Poulain

=
ville, identité territoriale, transport, mixité, art, innovation, quartier nouveau, europe, mouvement, histoire, grande famille princière, pub, bruxelles

 


Un peu de décryptage d’abord. Nous sommes à Bruxelles, une ville qui bouge beaucoup et tout le temps. Avec des travaux tout le temps, au point que personne ne peste, au contraire puisque c’est la preuve que la ville s’adapte ou plutôt est en phase permanente et naturelle d’adaptation. C’est aussi une des grandes capitales mondiales de l’art. Vous voyez qu’aujourd’hui je suis politiquement correcte. Je dis ‘une’ parce que si non, je vais recevoir une volée de fléchettes, parfois empoissonnées, qui sait au curare, de la part de Bâle, de Londres, de Paris… J’oublie volontairement ce qui se passe aux Etats-Unis et en Chine puisque c’est maintenant l’endroit où ça se passe. Comprenez que c’est en Chine que le marché de l’art est le plus juteux.

 

Moi, je vous parle du BRAFA, 09 avec un B pour BRussels (= Bruxelles en wallon et pour nous), A pour Antiques ( = Antiquités), FA pour Fine Arts. 09, pour l’année et parce que c’est sa 54è édition.  Le sponsor principal est la Banque Delen pour la 3è année.

 

Tour et Taxis, non, rectification, tour & taxis, quesaco ? C’est un endroit de 45 ha, situé en pleine ville dans la partie nord, près du canal de Willbroek. A voir absolument quand vous irez par le Thalys (autre sponsor, une co-entreprise belge, française et néerlandaise)  à Bruxelles. Il n’y a pas de tour ni spécialement de taxis, sauf celui que vous allez prendre pour arriver avant la fermeture de l’expo ce soir. Ce tour et ces taxis font mon bonheur, à vous aussi quand vous saurez que ces termes sont une déformation de THURM und TASSIS, le nom d’une grande famille princière européenne, propriétaire du site et passionnée de transport de lettres et de colis. Ce sont eux qui ont fondé le transport postal de lettres et de colis en Europe. Rappelez-vous que sous l’Ancien Régime, en France, nos grandes familles de la noblesse avaient pour interdiction de travailler et de gagner de l’argent par eux-même. 

 

Impossible de résister à ma fascination pour l’esprit d’entreprise. Je continue. En 1516, Francisco Tasso, crée un service postal régulier entre Milan et Innsbrück et étend le réseau à toute l’Europe. En 1578, on compte plus de 1 200 courses de nuit partant de Bruxelles ! Comme les habitants protestèrent  contre le bruit du cerclage des roues sur les pavés qui les empêchaient de dormir, la municipalité voulut limiter les envois à 1 200 en répartissant les points de départ dans la ville. Impossible rétorqua Francisco : ‘on n’arrête pas le progrès’. Du coup, il est parti pour Frankfurt am Mein (= Franckfort) et devient Frantz von Tassis. Bravo le  champion. 

 

Beaucoup d’avatars tout au long des siècles mais on note la perdurance du transport. La ville achète le terrain pour en faire une plate-forme de distribution modale à la fin du XIXè siècle. Et beaucoup de misères ensuite, jusqu’au rachat de ce lot unique dans une capitale : 45 ha d’un seul tenant, près d’un canal, de grandes voies d’accès, en pleine ville.

 

Le projet ambitieux met l’accent sur la mixité fonctionnelle pour faire de cet endroit  un endroit branché, d’autant plus attirant que des immeubles de logement pour CSP (catégories socio-professionnelles) à bons revenus s’édifient en face sur l’autre rive du canal. Cette  réussite est aussi fondée sur l’art. Nous voilà arrivés au BRAFA.

 

Ouf, et pour commencer, je vais vous expliquer pourquoi je vous parle de cette expo. Je n’y suis pas allée. Dommage mais on ne peut tout faire à la fois. J’ai beaucoup  travaillé cette semaine sur les Assises 21 de la Région des Pays de Loire et sur la parution sur mon site du Monde à travers la bouteille de vin, ma recherche sur l’habillage de la bouteille de vin à partir de demain.

 

Pour le BRAFA, c’est la pub pour cette ‘Antiques et Fine Arts Fair’ à Bruxelles qui m’a scotché. Je suis restée en admiration devant la réussite de l’alliance, tout à fait improbable, entre un jeune marchand au chapeau bleu qui regarde la monde d’un œil aiguisé, sans illusion, mais pas désespéré qui regarde à terre, vers l’avenir et l’annonce d’un salon international d’art à Bruxelles. Ce homme jeune a une présence d’une telle force, que je sais que je ne l’oublierai pas. 

 

Tout comme je n’oublierai pas la mise en scène graphique faite par le créateur de la pub. Il a géré la difficile mission qui lui a été confié  avec beaucoup de finesse : une typo, forte et fine, BRAFA en caractères romains (droits) avec une petite originalité sur les courbes des B et du R pour donner la rondeur, une dissymétrie sur les barres inclinées du A et un soulignement différenciée des lettres du BRAFA, l’apostrophe entre le nom du salon et 09 qui empiète sur la barre inclinée pleine du A, un 0 rond comme un petit O et un 9 à la partie supérieure pleine comme le o plein à coté. Tout est écrit en blanc sur le noir de fond, sauf un énorme rouge-rose choisi en arrière plan qui s’intercale entre l’écriture en blanc et le noir du fond.

 

Le seul bémol que je pourrais avoir, porte sur l’emploi de lettres inclinés en avant dernière ligne, « one of the most inspiring fairs in the world », juste avant de citer le nom de la banque Delen, principal sponsor.  A mon avis, cela affaiblit l’ensemble.

 

Et un vrai regret, quel est le nom de cet homme ? Est-il un marchand flamand ? Qui est le peintre ? A quelle date cette oeuvre été peinte ? Ah, vite un mail au BRAFA. Je vous tiens au courant.

 

Pour suivre le chemin, les trois pistes principales

Sur le salon, www.brafa.be

Sur le transport, www.delen.be

Sur le site, http://fr.wikipedia.org/wiki/Tour_et_Taxis

Sur Bruxelles,  

http://www.brusselsinternational.be/wabxlint/fr/visiteur/bruxelles-tourisme-visite.act

Photos EP, sauf celles du BRAFA 

  

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1001 façons de manger, Eliane Poullain, volailler-rôtisseur, Daumeray, Paris

27 Janvier 2009, 11:17am

Publié par Elisabeth Poulain

Notre façon de manger et le changement

Bien sûr qu’il y a du changement. Nous avons maintenant plus de temps ; l’époque n’est plus celle de l’enfance et les possibilités de trouver ce que l’on cherche sont maintenant très grandes. Dans ma famille à Daumeray dans le nord de l’Anjou, on mangeait ce qu’on produisait d’abord et on complétait par ce qu’on trouvait au marché. La cohérence était d’autant plus grande que mes parents étaient négociant en volaille. Aux heures indiquées par le placier du marché (10h-12h), ils achetaient aux fermières tout ce qui était dans le poulailler : poule, œufs, lapin…Le montant de la vente constituait ‘l’argent de poche’ de la fermière, une petite somme d’argent que la fermière utilisait pour des petits achats d’urgence ou de cadeau.

 

Périodiquement pour compléter leurs approvisionnements, mes parents faisaient la tournée tout autour de Daumeray et allaient dans les fermes à Châteauneuf, Tiercé, Durtal, Sablé… A Marigné par exemple, c’était tous les quinze jours. Les fermières arrivaient avec leur marchandise à vendre place de l’Eglise  le plus souvent ou parfois au bout de leur chemin et mes parents les rencontraient là pour faire affaire. Leur retour de tournée marquait le moment de la préparation de la volaille qui partait chaque soir de la gare de Morannes pour les Halles de Paris. Mes parents connaissaient tout le monde et savaient exactement où étaient les bons produits.

 

Bien sûr que les choses ont changé. Le marché de la volaille s’est professionnalisé. On peut encore acheter son poulet à une marchande de volaille qui se fournit chez des petits fermiers. C’est ce que nous faisons le samedi matin en allant au Marché de la Doutre à Angers.

 

Le travail

Déjà dans ma famille, les journées étaient bien remplies. J’ai donc toujours eu l’habitude de faire beaucoup de choses. Le personnel que mon père avait engagé pour la préparation des commandes pour Paris était nourri matin, midi et soir sur place. Il fallait donc aussi faire la cuisine pour tous, mes parents, nous 4, les enfants, et les 2 ou 3 personnes qui travaillaient avec nous. Croyez-moi, on apprend à faire la cuisine quand on a une tablée de 9/10 trois fois par jour.

 

Le poulet le dimanche.

Les plus belles volailles partaient bien sûr pour Paris. Nous venions après, c’est normal. En semaine, c’était plutôt du cochon et des ragoûts. On faisait nos rillettes à la maison. C’était une opération lourde ; le grand-père touillait la préparation en train de cuire doucement pendant 8 heures de suite. Gérard a gardé ce goût pour la rillette. Quand j’en fais, il en prend un peu le matin. Les légumes poussaient dans le jardin, comme les fruits d’ailleurs. C’était dans l’ordre des choses. A Noël, ma mère préparait une bûche avec des châtaignes.

 

Cette vie a duré jusqu’à la guerre. Mes parents étaient nés au début du siècle, ma mère en 1910, mon père en 1908. Gérard et moi en 1937, tous les deux. Après la guerre, tout a été bouleversé. Les gens voulaient plus, plus d’aisance. Mon père a pris le train en marche, façon de parler. Il a agrandi le commerce. Il y a eu jusqu’à 7/8 employés ; le camion a remplacé la carriole qu’on attelait pour partir le matin et revenir le soir. Nous allions toujours au marché, mais moins souvent, cette fois-ci uniquement pour faire les courses pour la famille et les employés.  

La vigne et le vin

Chez nous, mon père avait une petite vigne. Il faisait son vin, de la piquette, à dire vrai. Un voisin  avait  un pressoir et il allait de maison en maison louer son pressoir et presser le raisin de la vendange qui était mis en barrique aussitôt. En semaine, les grandes personnes buvaient du cidre ou du vin allongé d’eau quand on mettait la barrique en perce.   

La glacière

Comme il n’y avait pas de réfrigérateur à l’époque, on était livré en pain de glace 2 à 3 fois par semaine. Pour faire la glacière, on utilisait  les moyens du bord. Il suffisait de prendre une grande caisse en bois entourée de papier autour, en prévoyant un écoulement par le bas. On plaçait deux pains de glace dans le fond puis on posait par-dessus les volailles enveloppées dans des tissus et par-dessus, on disposait un matelas épais de fougères qui  faisait office de couvercle. On avait évidemment pris la peine, au retour du marché, de s’arrêter dans la forêt pour rapporter à chaque fois de la fougère fraîche. Ca tenait très bien le froid. Plus tard, on a eu de la cryo-glace, qui avait l’avantage de ne pas fondre.  

Les loisirs

On a toujours beaucoup travaillé, je vous l’ai dit. Quand on devait se déplacer, on le faisait à pied. Pas question de prendre le camion pour un oui ou non. Notre vie était physique. Pour autant, il n’y avait pas non plus que le travail. Mes parents par exemple avaient des amis à 2 kms avec qui ils jouaient aux cartes dans la soirée. On partait avec eux à 7 heures du soir et on revenait à minuit, à pied bien sûr. On buvait du cidre et la dame nous faisait un gâteau. Je m’en souviens très bien.

 

Le bouleversement de la guerre

La guerre a changé notre façon de vivre. Il y a eu un avant et un après. Nous avons découvert le Nescafé que les Américains ont apporté  avec eux et leurs cigarettes qu’ils distribuaient aux habitants. Mon père lui a continué à fumer sa pipe ; ma mère aimait bien allumer de temps en temps une cigarette américaine et aucun de nous quatre, mes frères, ma soeur et moi, ne fume.    

 

La volaille

Elle est présente tout au long de ma vie et celle de Gérard. Dans ma famille à Daumeray d’abord, puis avec mon mari ensuite. J’ai fait sa connaissance quand il a commencé à travailler pour mes parents. On se connaît depuis mes 14 ans. On n’est sorti ensemble qu’à son retour du régiment. On s’est marié au retour de Gérard de la guerre d’Algérie. Nous avons toujours travaillé ensemble, à Daumeray, chez mes parents, à Paris ensuite.

 

A Paris, nous avons travaillé dans le XXè arrondissement pendant 11 ans chez un bon patron et sa femme, des Auvergnats du Limousin. Nous avons gardé longtemps des relations avec eux. C’était une époque où il y avait plein de boulot. Celui qui voulait travailler, il le pouvait. Pour nous, Gérard et moi, il est arrivé un moment - nous avions alors deux enfants - où nous avons décidé de nous mettre à notre compte. Nous sommes alors venus à Angers. Nous y avons créé notre commerce de volaille rue de Roe et ensuite aux Halles. 50 ans à travailler dans la volaille pour Gérard, guère moins pour moi. Et vous savez quoi ? Nous aimons toujours la volaille et nous sommes restés à Angers pour notre retraite.  D’ailleurs, nos amis le savent bien. Quand ils se demandent ce qui pourrait me faire plaisir, ils m’offrent des statuettes ou de coussins de poule, de canard…ou des livres de cuisine !

 

Pour suivre le chemin

. à suivre, 1001 plaisirs de manger, Eliane, volailler-rôtisseur, Angers

. à suivre aussi un billet sur Gérard, la chasse et le gibier

. et un autre billet ‘mystère’ plus tard sur Daumeray.

 

. Daumeray, petite ville à vocation agricole du nord du département de Maine et Loire (49), compte 1312 habitants. Elle est présente sur le net par ses cartes postales anciennes, de nombreuses  locations de vacances pour ceux qui aiment la campagne et des maisons à vendre à ceux qui recherchent des résidences secondaires. 

. Daumeray est bien connu en Anjou à cause de l’histoire de Rouget le Braconnier. La pièce de théâtre continue a y être jouée ; des pancartes routières officielles indiquent que nous sommes dans le pays de Rouget le Braconnier ; un chemin de promenade fait découvrir les pistes de Rouget et une troupe dédiée au célèbre personnage continue à faire vivre son aventure. C’est une très triste histoire de journalier sans travail poussé par la faim à voler un lapin, trahit pas sa belle alors qu’il avait réussi à échapper à la police grâce à la population. Il est envoyé au bagne en Guyane, ne réussit pas à s’en échapper et y meurt le 19.04.1858. Il y a plus 150 ans ; c’est impressionnant.

= Prochaines séances théâtrales du 17.01 jusqu’au 28.02.2009. Tél : 02 41 32 51 72  

. à voir www.anjou-maine.fr/daumeray.htm

 

. Ière photo EP, 2è photo Eliane et Gérard dans leur boutique de la rue de la Roe

 

  

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Mes 3è voeux pour 2009, un bouquet de peupliers

23 Janvier 2009, 16:03pm

Publié par Elisabeth Poulain

Je sais, je vous ai déjà souhaité la bonne année. Je n’en ai jamais autant fait d’ailleurs. La 1ère fois avec une histoire compliquée de petits cochons ronds comme des billes et un lutin malicieux grimpant à l’assaut d’un verre de vin, le tout sous l’appellation ‘Lapins’. Evidemment ça étonne ! La 2è fois pour les V.I.E., ces jeunes aventuriers qui travaillent dans de lointaines contrées au développement des exportations françaises dans le monde. Les braves petits. Avant on faisait son tour de France pour devenir artisan, maintenant c’est un tour dans le monde et j’applaudis à deux mains. 

 

Malgré tout ça, les fans de DD, pas Dédé, le copain du coin, non, celui du développement durable, sont un tantinet aigris. Ils n’ont pas trouvé de quoi associer 2009 et DD dans mon blog. D’abord, en 1,  il faut savoir attendre et calmer votre impatience. En 2, les choses avancent et avancent  tellement vite qu’on a parfois du mal à suivre.

 

La rapidité des changements

Voyez, par exemple, ce qui se passe pour les bouteilles de vin. En quelques mois, la situation a complètement changé. On a frôlé plusieurs fois en 2008 la rupture de livraison de bouteilles par les fournisseurs étrangers. Trop chères, trop lourdes, la surenchère des bouteilles a brutalement cessé. La profession est en recherche de nouvelles solutions de bouteilles plus écologiquement correctes. Ce qui était impensable hier est devenu normal. Le changement est si rapide que certains débats continuent, réellement sans savoir pourquoi. Exemple type, la gravissime question des bouchons et de la bouteille à vis.  La question est de savoir, si on veut rester sur le bord de la route ou si on avance en s’adaptant. Vous connaissez la réponse.

 

Mon bouquet de peupliers

D’abord c’est extrêmement rare. C’est donc un cadeau très précieux que je vous fais là. Ensuite ce sont des peupliers très spéciaux. Ils poussent dans une prairie humide protégée par des tas de règlements en raison de sa richesse en faune, flore et habitats des oiseaux. La Baumette est une prairie humide bien connue des Angevins puisqu’elle se situe au sud-ouest d’Angers entre La Maine et la voie de chemin de fer Angers-Nantes, surélevée en raison des inondations dés que La Maine est en hautes eaux.

 

Donc suivez bien mon raisonnement, pour que voyez que c’est bien une prairie humide, il faut qu’il y ait de l’eau, mais pas de trop sinon, moi je ne peux plus y aller. Attendre l’hiver aussi, quand les feuilles sont tombées pour ne garder que les silhouettes des arbres et enfin, le plus dur, trouver un bouquet naturel de peupliers. J’ai trouvé.

 

Vœux 2009

Voici donc à titre de mes meilleurs vœux 2009, un magnifique bouquet de peupliers écologiques qui poussent dans leur habitat naturel protégé, entre Prairie et Maine, en compagnie d’une colonie de cygnes proche. J’aurais pu vous adresser aussi les vœux de la Mairie d’Angers que j’ai trouvé très belle. Je l’ai reçu comme un message de regarder les choses en face. Et ça, ça me plait bien, mieux en tout cas, que de se cacher la tête sous l’aile. Il est temps de s’arrêter voilà que je me prends pour un cygne.

 

Pour suivre le chemin

. Les deux billets précédents, Bonne année les lapins, Bonne année à vous, les VIE

. Pour mieux connaître la Baumette, cette prairie qui appartient à l’ensemble des Basses Vallées Angevines (600ha en tout, Ier site mondial pour le râle des genets), allez sur le site www.pays-de-la-loire.environnement.gouv.fr et lisez le dossier de la Journée mondiale des Zones humides du 02.02.2005.   D’ailleurs, j’y ai retrouvé ‘mes’ peupliers. En toute modestie, ma photo est plus belle. Celle de P. Steinbach (CSP) est très bien parce qu’on les voit de haut. La mienne montre le bouquet. 

. Photos EP     

 

  

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"Entre Ciel et Terre", le plus gracieux des Champagne

22 Janvier 2009, 18:05pm

Publié par Elisabeth Poulain

J’hésite entre deux titres. Jugez-en. Entre ciel et terre, je garde. C’est le nom du millésime de ce Champagne. Je n’ai pas inventé cette dénomination. C’est dommage. J’aurais bien aimé pouvoir la trouver. C’est poétique ET vrai. La poésie seule, d’accord, la vérité aussi, mais quand les  deux marchent à l’amble, j’en ressens des frissons d’aise. C’est le cas avec ce Champagne. Quand je dis que j’hésite, cela porte donc sur la seconde partie de ce titre, soit le plus gracieux des Champagne, soit la grâce faite Champagne. Le second est plus fin et charmant. C’est celui que je préfère. Comme j’ai déjà reçu des réflexions sur mes titres, trop longs, trop compliqués, impossible à se rappeler, volontairement mystérieux, contraire aux recommandations de mon copain OB (Over-Blog) qui héberge mon site et qui me limite à 70 caractères… je le garde pour moi. Vous aurez donc ‘le plus gracieux des Champagne’.

 

Ce vin de Champagne a tout pour me plaire. Un air de mystère, une aura de clarté, un nez à se pâmer, des bulles très-très fines, une robe jaune très pâle…Ecoutez la suite, un vin de femme, Françoise Bedel qui travaille maintenant avec son fils Vincent ;  un vrai vin en plus !

 

Alors là, vous séchez, qu’est-ce qu’un vrai vin et en plus un vrai vin de Champagne ? Deux questions pour vous compliquer la vie. Pourquoi les deux en même temps ? Parce qu’elles sont liées, bien sûr. C’est un Champagne que vous allez déguster comme vous le faîtes pour un vin de découverte très personnelle, un vin que vous avez attendue, sans même le savoir, et qui se révèle à vous. Vous commencez par découvrir sa facette vin sans rester bloqué sur la facette COM du Champagne. Et votre plaisir en est décuplé, d’autant plus que vous aviez un peu peur.

 

Allez, vous pouvez l’avouer, un Champagne en biodynamie avait suscité un peu de crainte en vous. Certains blancs en biodynamie ont laissé en vous un souvenir de ‘rugosité’, un terme impropre bien sûr mais je n’en trouve pas d’autre, qui explique votre petite crainte avant de le savourer. Je reviens sur cette ‘rugosité’, c’est celle dont parlent des vignerons sympas et bien intentionnés. Ces vins là sont quand même réservés à des connaisseurs à même d’apprécier ce qu’ils ont en bouche : non, non Madame Poulain, si c’est pour offrir, mieux vaut prendre un vin plus… plus facile d’accès… Et comme je sais bien écouter, quoiqu’on en dise, je fais ce qu’ils me disent, quand j’ai confiance en eux bien sûr.  

 

Eh bien, c’est gagné, dés que vous offrez la bouteille, pas moi, mais les amis à qui vous l’offrez pour accompagner une galette des rois à la pistache et aux griottes. C’était vraiment réussi. Nous étions 7, 4 femmes et 3 hommes. Toutes les femmes se sont exprimées et ces messieurs se sont laissés ravir la parole avec plaisir.

 

En plus, c’est une bouteille qui a une histoire. Elle vient de Croûttes sur Marne, là où se trouve le domaine de Françoise Bedel, chez laquelle Claire, ma fille aînée et ma correspondante préférée de Bruxelles, l’a achetée, en passant ensuite à Bruxelles, pour finir par arriver à Angers dans ce bon pays d’Anjou. Et tout ça, en arrivant à parfaite dégustation le jour ‘J’. Une vraie bonne bouteille.

 

Pour suivre le chemin

. aller bien sûr sur le site de Françoise Bedel et son fils Vincent Bedel www.champagne-bedel.fr

. lisez la fiche technique de ce Champagne « Entre ciel et terre »,

. connaissez

. rafraîchissez vos connaissances en biodynamie et apprenez les bonnes recettes de la décoction spéciale de Maria Thun élaborée selon le calendrier lunaire, grande théoricienne de la BD

. découvrez comment Françoise, la vigneronne d’un domaine de 8.40 ha, produit une des 10 meilleurs Champagnes au monde, la cuvée R.W.

 

. Et attendez la tenue de « Renaissance des appellations » au Grenier Saint-Jean qui se tient à Angers, le week end juste avant l’ouverture du Salon des Vins de Loire.  Comme je vais y aller, je pourrais vous reparler de Françoise Bedel et de Vincent Bedel qui seront présents.

. Photos FB-VB, avec mes remerciements

 

. Une dernière question pour finir : pourquoi, ne dites-vous pas, Françoise et Vincent Bedel ? Parce que cela voudrait dire dans notre société que les deux sont femme et mari. Comme l’a dit France, ma fille puînée, avec laquelle j’ai écrit « ‘L’esprit du camping’,  nous ne sommes pas pacsées, ma mère et moi ». Après avoir bien réfléchi, nous avons mis chacune notre prénom et notre nom et nous avons du nous battre pour garder chacune notre nom sur la couverture de l’ouvrage.   

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La terre, le bitume, la nuit...le camion, l'électricité, Elia et sa pub

20 Janvier 2009, 11:43am

Publié par Elisabeth Poulain

C’est le 2è print de la campagne publicitaire d’Elia dont vous connaissez déjà l’avion, mon préféré à cause de ses couleurs, de l’impression de vitesse et de sa réussite graphique. Le camion avec son énorme remorque portant cet engin spatial qui se révèle être une prise de courant gigantesque, offre une toute autre atmosphère. C’est bien pourquoi je vous en parle très vite après vous avoir montré le navire.


La peur de la nuit 

La grosse différence porte non seulement sur le moyen de transport ou sur le fait qu’il s’agisse cette fois-ci de l’entrée sur une autoroute. La différence vient de ce que le véritable héros de cette composition est la nuit. Nous avons oublié ou presque, nous les femmes en avons certainement plus conscience, que la première réaction de l’être humain, est d’avoir peur de la nuit. Dans l’Antiquité, on évoquait les démons, au Moyen-Age les voleurs de grand chemin toujours actifs dans les forêts noirs,  encore maintenant surtout pour les femmes la peur de se faire agresser le soir en rentrant chez elles ou toujours la peur du noir de la chambre pour les enfants dans leur lit.

 

Cette peur là est encore très présente. Une des façons sociétales de rendre la nuit moins pesante est d’éclairer. C’est ce que font les Belges pour leurs autoroutes. Ce n’est donc pas un hasard si Elia, le  transporteur belge d’électricité, en charge de la gestion du réseau à haute tension, a choisi la nuit pour nous montrer l’importance de l’électricité dans nos vies. 

 

Les couleurs et l’homme

On a quitté l’univers hautement symbolique de la mer, fait d’ouverture, de grands espaces, de liberté et de confiance pour entrer dans celui de la nuit, du bitume, de puissantes lumières jaunes trouant l’espace obscur et menaçant et de la puissance mécanique qui fascine tant. C’est la composition aussi dans laquelle les hommes sont les plus présents. Ils sont trois vus de dos, en tenue de travail, chaussures de sécurité, pantalon foncé, parka recouverte d’un gilet de sécurité intégré, avec des bandes réfléchissantes sur les bras à la hauteur des coudes et casque blanc.  On les voit de dos inspectés la remorque vue de l’arrière à l’entrée sur l’autoroute. On voit une camionnette qui précède l’ensemble devant pour veiller au bon déroulement de l’acheminement pendant la nuit de la réserve d’électricité sur l’autoroute bloquée par sécurité.

 

L’impression ressentie

Elle est duale au niveau de la photo construite sur une succession de bandes horizontales. Du côté menaçant, il y a le brun-noir de la nuit en la moitié supérieure de la composition. Du côté qui rassure, on trouve le jaune de la lumière, l’orange des gilets de travail et de celui de l’étincelle qui éclaire la signature graphique d’Elia, le blanc et rouge des bandes de sécurité réglementaire à l’arrière de la remorque et le rouge des feux arrières des deux véhicules, le grand et le petit devant.

 

Le jeu des lignes de force

Une autre composante vient du texte qui trace une diagonale qui barre de haut en bas le print de 23,5 sur 38,5 cm de haut en oblique gauche droite :

-        en haut, à 3,5 cm du bord gauche la question d’Elia « savez-vous comment l’électricité est transportée chez nous ? » = qui provoque chez vous la réponse instinctive, ‘maintenant oui, la nuit, pendant que je dors’ ;

-        au milieu et à 4 cm du bord,  la remorque de 10 cm de haut,

-        en dessous pour occuper le quart environ du bas de l’espace à 10 cm du bord gauche, la réponse d’Elia en retrait par rapport à la remorque     

 

Cette diagonale verticale gauche-droite  est la seule qui ne soit pas tracée, au contraire des trois autres lignes de fuite du regard,

-        la principale constituée par la remorque, son tracteur et la camionnette devant,

-        renforcée par dessus par les lumières jaunes des lampadaires,

-        la troisième par la bande latérale de peinture blanche, jaune la nuit pour marquer le bord de l’autoroute   qui rejoint les deux lignes précédentes.

Les hommes du print                                                        

Ils encadrent l’engin spatial (= la prise géante d’électricité), comme une mère couvant son poussin, pour vérifier que tout va bien. Ils sont placés tous les trois sur une ligne quasiment horizontale tracée au milieu de la scène. Conjugués aux pneus des camions, leurs pieds forment l’élément d’ancrage de cette mise en scène nocturne, hyper construite et maîtrisée.


Pour suivre le chemin

Photo: René Clohse, Agence VVL BBDO, Art Dr Cedric Mayence, Copywriter Yves Cwajgenbaum   

. Vous rendre sur le site d’Elia, www.elia.be

. Voir le billet récent sur L’eau, la mer, le navire, l’électricité…Elia et sa pub déjà publié sur mon site

. attendre la 3ème et dernière analyse sur l’avion d’Elia que je vais faire dés que je vais avoir un peu de temps  

. Photos  Elia, avec mes remerciements    

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"Entre mémoire assumée et invention du futur", Nantes, Angers, Chinon

19 Janvier 2009, 17:02pm

Publié par Elisabeth Poulain

C’est un très joli titre, non seulement parce qu’il montre que nous sommes sur le chemin, on the road, du développement durable, mais aussi parce que je l’ai trouvé dans un dossier réalisé par l’ambassade de France en Chine. Moi qui ai l’imagination fertile, je me suis vue, Chinoise, découvrir la France par ces trois villes. Comme dans un jeu, vous avez trois dés en main, vous les jetez, trois villes sortent. Chance, ce sont celles qui se présentent dans l’ordre alphabétique. Par nombre d’habitants, il faut évidemment commencer par Nantes. Pour une autre raison d’ailleurs que vous allez découvrir tout de suite. Du coup, je re-lance les dés. Cette fois-ci, c’est bon : Nantes arrive en 1er, Angers ensuite et Chinon en 3è position de ce mini-tiercé, complètement du au hasard, comme vous l’avez remarqué.

 

La segmentation du développement durable (DD)

Le dossier présente 30 villes en France qui peuvent entrer dans une des 7 catégories à même d’illustrer l’avancée sur la route du développement durable. L’ordre est évidemment très révélateur d’une certaine vision  de la société française et de la conception publique du développement durable. Ce sont :

 

. en 1, la Culture = ville citée en Ier ---) Nantes,   

. en 2 l’Economie de la connaissance (dans l’Ouest, Rennes),

. en 3, l’Environnement  = ville citée en Ier ---) Angers,

. en 4, l’Urbanisme = ville citée  en 2è ---) Chinon,  sur la Vienne, un affluent de la Loire,

. en 5, les Transports (sur la façade atlantique, la Rochelle),

. en 6, le Tourisme (dans le bassin versant de la Loire, Poitiers avec le Futuroscope),

. en 7, les Pôles de compétitivité ( Chartres, un des passages obligés pour aller dans l’Ouest quand vous venez de Paris, citée au titre de la Cosmetic Valley, la vallée au sens de Cluster).

 

Ce qui donne un score de 7 villes appartenant à l’Ouest pris au sens large avec 1 ville par catégorie et 3 villes directement liées à la Loire. Ce n’est pas mal du tout.

 

Nantes

C’est la capitale de la région des Pays de Loire, la capitale du département et une ville riche d’un passé prestigieux dont la renommé a largement dépassé ses frontières géographiques naturelles.  C’est LU, l’usine Lefebvre Utile créée en 1886 qui tonne le ton. Depuis 12 ans maintenant, LU c’est le Lieu Unique, re-créé par l’architecte Jean-Marie Lépinay, que les services de l’ambassade de France ont sélectionné pour ouvrir leur dossier des 30 villes françaises du DD. 50 000 personnes ont participé aux activités du LU en 2006 et 500 000 y sont entrés pour voir une expo, prendre un pot, feuilleter un livre…grâce à l’intense activité culturelle menée par Jean Blaise, le directeur du LU et véritable héros (culturel) de la Ville. Une photo de Lu prise par notre ami le photographe Valéry Joncheray illustre l’article d'AmbaFrance.   

 

Angers

La capitale du Maine et Loire, classée en Environnement, est présentée comme une référence au niveau mondial car elle réussit à concilier les 3 piliers fondateurs du DD, l’environnement, l’économie et le social. La démarche globale de la ville a été engagée, il y a maintenant presque 20 ans dans tous les secteurs du vivre ensemble d’une ville moyenne qui associe à sa démarche ses habitants et ceux des villes jumelles, notamment Bamako, la capitale du Mali, dans une démarche très positive d’ouverture et de dynamisme. 2 photos illustrent l’article, celui de deux cyclistes face au château d’Angers et le grand ensemble, nommé ‘le Peigne’ par les habitants, qui lui fait face de l’autre coté de la Maine  

Chinon

C’est la ville la plus secrète des 3 et la plus petite. Son centre médiéval est pourtant célèbre dans le monde entier, cela grâce aux vins de Chinon. Restauré avec finesse, sous la direction d’Yves Dauge dont il fut le maire, la ville ancienne fait le bonheur des promeneurs, tout en gardant sa fonction de ‘vrai’ centre ville vivant, travaillant et habité.  Cette réussite est maintenant ‘exporté’ à Luang Prabang au Laos, à Sushou en Chine, et à Saint-Louis du Sénégal.

 

Bien sûr 

Je devrais vous parler des autres 4 villes que je connais aussi, moins que celles que je viens de vous citer mais que j’aime aussi. Bien sûr, ce serait plus sympa. Aujourd’hui, je choisis pourtant de ne vous parler que de ces 3 villes là, Nantes pour y avoir vécu tout près pendant l’enfance de nos enfants, Angers pour y vivre maintenant, Chinon parce que c’est La VILLE du VIN, celle qui incarne le mieux le vin de Loire. 

 

Selon le grand licier et peintre catalan  Grau Garrigua, il y a une ville pour chaque âge de la vie ; avec  ces 3 là, vous êtes sûr de trouver votre bonheur. 

Pour suivre le chemin

. Le tour de France des villes (20.02.2008) sur

www.ambafrance-cn.org/spip.php?page=article_imprimer

. Nantes, une usine à culture, article de Mélina Gazsi; son choix de ne parler que de LU interpelle un peu quand même, pour une ville de plus de 280 000 personnes, capitale de région et métropole de plus du double d'habitants, et qui est la 6ème ville française. Mon sentiment est que la culture est indispensable à la vie, l'économie et le social aussi. Voir aussi www.nantes.fr   

. Angers, exemple de ville durable, article de Emmanuel Thévenon, photos de A de Boer et T. Bonnet/Ville d’Angers/DR ; un bon article qui montre l'ampleur de la palette des interventions nécessaires et des liens transversaux dans le DD pour une ville de 160 000 habitants et 273 000 au niveau de la métropole. Même si l'emploi de la bicyclette est encore anecdotique. + www.angers.fr 

. Chinon, la restauration réussie d’un centre historique, article de Nadia Khouri-Dagher, Photo de P. Blanchot/Sunset ; le souci est que je ne sais pas en quoi la restauration est exemplaire. A chercher pour cette petite ville de moins de 10 000 habitants;  voir aussi www.ville-chinon.com

= le plus drôle est que la ville la plus connue en Chine est certainement la plus petite des 3. Pourquoi, à cause de ses vins, bien sûr. Comme quoi, les dés n'ont pas toujours raison.
 

Photos E.P. Nantes près de la Loire, Angers face au Château,
Photo de Chinon, J. Guibourg sur Wikipedia/Chinon, avec mes remerciements

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