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Le Blog d'Elisabeth Poulain

François Gallouin, un 'homme pressé' au milieu des épices et des aromates

19 Décembre 2008, 19:39pm

Publié par Elisabeth Poulain

En fait, j’aurais du écrire au milieu des « Epices, aromates et condiments » parce que tel est le titre de l’ouvrage co-écrit avec Marie-Pierre Arvy (Belin). Spécialiste du goût, elle est Docteur es Sciences et maître de conférences à l’université François-Rabelais de Tours. François Gallouin est, quant à lui,  professeur à l’Institut Paris-Grignon en nutrition animale et enseigne également à Tours. La Touraine est d’ailleurs présente dans cet ouvrage didactique grâce au Potager du Prince du Château de la Bourdaisière, au Château de Villandry célèbre pour son jardin à la française orné  de légumes et plantes aromatiques, à Jean Bardet, le célèbre cuisinier de Tours et au Jardin botanique de cette ville.        

 

Marie Pierre Arvy et François Gallois ont conçu cet ouvrage scientifique répertoriant 63 fiches d’épices et condiments. S’il manque les aromates dans mon titre, c’est parce que j’ai appris en lisant l’introduction qu’il n’est pas possible de faire une distinction entre  les épices - des produits végétaux naturels utilisés pour assaisonner les aliments - et les aromates qui sont une préparation à base d’herbes aromatiques et d’autres ingrédients qui relèvent le goût des aliments.

 

J’ai découvert aussi pourquoi François est ‘pressé’. Non pas de prendre le train pour rejoindre son domicile après ses cours à Tours. C’est lui, qui se connait bien, qui se définit ainsi quand on l’interview sur son parcours étonnant. Et il y a de quoi. Son parcours en témoigne.

 

Avec un grand-père médecin militaire, il a choisi de devenir vétérinaire, peut être d’abord plus attiré par la nature. Nature qu’il re-découvrait chaque été avec ses frères à la campage au village en Corrèze. Il y a pratiqué par exemple le travail du bois qu’il avait découvert à l’école. De cette enfance studieuse, il a gardé  le tabouret assemblé en tenons et mortaises qu’il a fabriqué avec le professeur. Il en parle avec beaucoup d’émotion, dont on ne sait si elle s’adresse à son oeuvre ou à l’enseignant. Plus tard, il a fait l’Ecole Boulle pour garder présent, vivant en lui, ce goût du bois.

 

Devenu véto, François Gallouin est rapidement passé à autre chose. Il lui fallait plus, comprendre plutôt que soigner. Il a alors travaillé la Biologie humaine pour mieux comprendre l’homme. Il a poursuivi en Sciences et est ensuite allé chercher en Histoire et Philosophie des Sciences ce que sous-tend la Recherche. Et, malgré tout ça, il avait toujours un grand manque à son appétence. Il lui manquait de mieux savoir faire la cuisine,  lui qui enseigne à Tours  dans le domaine du goût en maîtrise « Le Goût et son environnement » dirigée par Marie-Pierre Arvy. Il s’est donc engagé dans des études professionnelles de cuisinier. Parce qu’outre tous ses doctorats dans les disciplines que je vous ai citées (4 en tout), il a aussi son CAP de cuisinier dont il est très fier. Il aime bien aussi son titre de jardinier. C’est un amour de la terre et des plantes qu’il a en commun avec Louis-Albert de Broglie, Prince Jardinier et châtelain, avec son frère Philippe-Maurice, du Château de la Bourdaisière près de Montlouis-sur-Loire.

 

Avec un tel goût d’apprendre, de comprendre, de transmettre, sans parler de faire  et de passer des examens, en plus de son enracinement dans le jardin,  comment voulez-vous que cet homme là ne soit pas pressé? D’autant plus qu‘il a des cours sur l’hygiène à assurer pour des professionnels et qu’il est maintenant également auteur de plusieurs ouvrages. Toujours avec Marie-Pierre Arvy, il a ensuite écrit « Les légumes d’hier et d’aujourd’hui ». Et un autre est en préparation. Oui, cet homme est effectivement pressé.

 

Pourquoi allez-vous certainement me demander, ce jardinier émérite est-il allé au Château de la Bourdaisière ? Parce qu’on peut y visiter la collection de 600 variétés de tomates pour lesquelles le Prince jardinier s’est pris de passion. Pour le vin bio aussi, puisqu’il existe un Montlouis du Château de la Bourdaisière vinifié par Jean-François Mériau (Vignobles des Bois Vaudons) de Saint-Julien de Chédon.

PS. Message à l'adresse de François Gallouin: Eh, n'oubliez pas de nous envoyer la recette promise du foie gras aux baies roses. Merci d'avance, mes babines s'en réjouissent fort! 

Pour suivre le chemin

. Et c’est comme ça que j’ai découvert la véritable histoire du ketchup, qui est un condiment et comme tel figure en seconde partie de l’ouvrage. Au départ, le ketchup est originaire d’Indonésie. Il fut connu en Europe au XVIIè siècle. C’était un mélange d’extrait de poisson saumuré avec des champignons et des oignons. L’industrie américaine transforma complètement la recette et en fit le tomato-ketchup à base de tomate, d’épices et de sucre.   A voir sur Wikipédia.

. Château de la Bourdaisière, 37270 Montlouis sur Loire, 02 47 45 16 31, contact@chateaulabourdaisiere, www.chateaulabourdaisière.com   

 

 

 

 

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Nantes-Saint-Nazaire, une bien bonne équipe estuarienne ligérienne

17 Décembre 2008, 11:37am

Publié par Elisabeth Poulain

Voilà c’est fini, notre relation de travail - j’entends - et/ou cela ne fait que commencer pour l’amitié entre nous:

 


Christèle, Véronique, Elisabeth,

Laurence, Marie-Emeline, Françoise,

Madeleine, Nicolas, Yemboani,

Philippe, Frédéric, Nicolas, Ludovic,

Jean-Paul et Romuald.    

 

Avec nos commentaires:      

      -     Dans la joie et la bonne humeur…comme disait une des animatrices !

-        Bon souvenir de notre groupe, des gens et des moments passionnants qui s’y rattachent.

-        Venus de tous les horizons, animés de civisme et de bonne humeur, nous avons appris, réfléchi, produit et, de leur rencontre, est né un avis pour nos élus de la Région et de l’amitié. Peut être est-ce l’essentiel ?

-        Quelque part surveillant l’onde marine, un groupe écoute l’Estuaire respirer, l’équipage du Panel Bleu pose son baluchon sur le quai. L’accolade est courtoise, puis embarquement vers d’autres aventures. 

-        L’Estuaire de la Loire n’est pas un long fleuve tranquille, si j’en juge par nos esprits en effervescence lors des réunions de notre groupe.

-        Photo de fin de repas d’une équipe diversement hilare, à l’issue d’un travail de réflexion intense, quelque part dans l’Estuaire de la Loire.

-        Le souvenir que je garderai de ces trois séances de travail peut se résumer en quelques mots: sérieux et écoute, engagement et bonne humeur ; tout le monde a participé à sa manière. C’est une excellente expérience.

-        En confiance, des femmes qui affichent leur sourire, éclatant pour certaines, et des hommes qui retiennent le leur ou le cachent bien.

-        Comme moi, Yemboani, le seul Noir, bien inséré dans le groupe. En Afrique, l’eau est une denrée rare et précieuse, surtout en saison sèche car il n’y a que la sèche et la pluvieuse. Le sahel, le sahara et la forêt cohabitent. Je suis français, originaire du Burkina faso (Afrique de l’Ouest).

-        Penser à toutes celles et à tous ceux qui auraient bien aimé être à notre place renforce encore mon plaisir d’avoir participé à ces folles journées d’un nouveau type.

-        Rentrer à 1 h du mat, c’est chouette, surtout quand on a bien travaillé pour avoir un rendu dans les délais.

-        Il y a aussi cette découverte de l’Estuaire un dimanche d’hiver, avec une formidable visite du Port de Saint-Nazaire et un arrêt gastronomique chaleureux bien mérité à Paimboeuf. A refaire, quand on aura plus de temps, pour le montrer aux autres.

-       

 

Pour suivre le chemin

. Je vous encourage à (re-) découvrir l’Estuaire de la Loire, en partant de Nantes, direction Saint-Nazaire et retour par Mindin et Paimboeuf, à moins d’inverser et de commencer par la vision champêtre de la rive gauche. En une journée à Saint-Nazaire, vous avez le temps de visiter le port et de marcher le long des quais près de la capitainerie du port, puis vous  traversez le pont et de revenez calmement par la rive gauche en passant par Paimboeuf,  Le Pellerin et Trentemoult. Vous pouvez aussi vous amuser à prendre le bac à Couéron en rive droite pour arriver au Pellerin de l’autre côté du fleuve.         

 

. Sur vos genoux, la carte de l’Estuaire, la Loire de la Maine à la mer, établie par GIP Loire Estuaire (1/50 000) qui est déjà une formidable invitation au voyage. Je ne résiste pas à vous citer les sponsors dans l’ordre de la lecture : Ministère de l’Environnement, VNF (Voies navigables fluviales), Port Atlantique Nantes Saint-Nazaire (maintenant Grand Port), Région des Pays de Loire,  Loire Atlantique CG (Conseil général), Nantes Métropole, Carene (Communauté de la Région Nazairienne et de l’Estuaire), CCI Nantes St-Nazaire, UNMP, Agence de l’eau Loire-Bretagne, Communauté Européenne Fonds européen de développement régional (le fameux FEDER).

A demander par écrit à GIP Loire Estuaire (22, rue de la tour d’Auvergne, 44200 Nantes) qui vous l’envoie gracieusement. Ne soyez pas impatient.

 

. Photo Jean-Paul.  

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Le design paysager de Véolia Environnement en publicité (1)

14 Décembre 2008, 12:03pm

Publié par Elisabeth Poulain

  

Cela fait 2 ans maintenant, que Véolia Environnement imprime sa marque par des campagnes publicitaires de grande ampleur, afin d’être clairement identifié comme l’acteur majeur environnemental au service des industriels et des collectivités.

 

La dernière campagne européenne se caractérise par une grande créativité visuelle et des photos ‘vues’ du ciel. Chaque visuel a une identité forte que traduit un nom appartenant à l’ordre animal ou végétal - la fourmi, la coccinelle, le papillon, le poisson, la feuille… - qui est le repère visuel de l’installation industrielle.

 

La nature qui accueille ces installations industrielles -port, traitement des eaux…- 

est belle, variée, travaillée et habitée. Il ne s’agit pas de prendre une très belle photo de montagne pour dire que l’air est pur. Avec Véolia, l’herbe de la prairie est plus verte, la campagne de champs labourés plus épanouie, le bosquet plus dense, les sentiers autant de preuves du travail de la terre. On ne voit pas les hommes et les femmes qui vivent et travaillent sur place. Mais on voit les rails des voies ferrés, les routes qui permettent d’accéder au  terminal routier, les quais d’accostage des navires, les entrepôts de stockage. Les maisons avec leurs toits de tuile sont entourées de jardin. Nulle voiture ni camion ne sont visibles.

 

Les ‘prints’ sont un montage d’éléments de paysages réels retravaillés sur ordinateur. Le résultat est plus que vrai. Il est la preuve en image qu’il est possible de tout concilier, beauté et paysage à la mesure humaine . C’est l’alliance réussie entre la préservation de cette nature plus que ‘naturelle’ tout autant que travaillée, - une nature humaine- de logements harmonieusement groupés et des installations industrielles fonctionnelles qui savent se faire belles, sans avoir besoin de se cacher derrière un rideau de peupliers ou une haie de thuyas .

 

Ces publicités marquent une  nouvelle étape dans la création publicitaire par l’émergence du design environnemental des paysages. Le choix a été fait d’une disposition verticale portant une bulle ovale dans le coin supérieure gauche. Pour la Fourmi, voici la question que vous pose Véolia sur fond vert clair: « Vous voyez une fourmi ? Nous y voyons aussi un défi pour favoriser un transport de marchandises plus respectueux de la qualité de l’air. Premier opérateur privé de fret ferroviaire en Europe, Véolia Transport achemine 1,8 milliard de tonnes-kilomètres de marchandises par train chaque année, limitant ainsi l’impact du transport sur l’environnement. En effet un train c’est 40 camions de moins sur les routes et jusqu’à 10 fois moins démissions de CO2 que le transport aérien ou routier*. L’environnement est un défi industriel. » Source : « Transport ferroviaire et environnement-Chiffres clés » Union internationale des Chemins de Fer. Juin 2008.    

    

Pour suivre le chemin

. www.veolia.com

. Photos Véolia de quelques visuels pour le Royaume-Uni, avec mes remerciements.    

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A Denée (49), devant, dessus, dessous, dedans...l'eau

11 Décembre 2008, 17:21pm

Publié par Elisabeth Poulain


Imaginez une très belle journée de mai, avec un soleil clair, une lumière encore un peu froide = ça c'est pour vos yeux. Un concert de chants de grenouilles mâles qui coassent à l’amour = ça, c'est pour vos oreilles . Vous êtes à Denée, au pied des remparts.

Devant vous, la vaste prairie se refléte dans l’eau. Il y a deux paysages. Celui du dessus avec de très grands chênes, qui ont donné leur nom au village (denée en gaulois), des peupliers en fond de rideau et  une haie non taillé en bordure du chemin.

Ce paysage se double en inversé de celui qui résulte du miroir de l’eau.
 Les deux images forment un monde complet, le dessous formant le reflet parfait du dessus. Et  cela par la magie de l'eau au printemps et des feuilles d’un vert jeune brillant aux arbres.

 

C’est la crue de printemps de Denée, perchée avec raison sur un piton rocheux. On entend les oiseaux qui dévorent les moustiques qui nous piquent allégrement, quand tout à coup notre regard  a été attiré par un héron philosophe, pas caché dedans du tout,  en train d’admirer la nature.   (Photos EP)

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Regard de photographe, Valéry Joncheray, Nantes, Loire

9 Décembre 2008, 12:25pm

Publié par Elisabeth Poulain

Valéry Joncheray est un Nantais amoureux de la Loire. A l’écouter parler, il y a quelque chose de spécial dans l’air qu’on respire quand on vit dans l’estuaire de la Loire. Une lumière, une ambiance qu’on ne retrouve nulle part ailleurs ».

 

Ce fleuve est une frontière entre le Nord et le Sud, un endroit de rencontres et de départs qui inspire les artistes. Ce qui l’étonne le plus, c’est le caractère changeant, si vivant de ce fleuve, qui l’incite tout le temps à se re-positionner, à voir les choses avec un autre regard, à se poser des questions.

 

"En tant que photographe, j’aime particulièrement regarder ceux qui travaillent avec le fleuve, les pêcheurs bien sûr, qui vivent avec et par le fleuve mais aussi les grutiers qui le dominent de 30 mètres de haut. Dans ma vie, tout s’enchaîne, comme le courant qui toujours va vers la mer. J’ai commencé par les Beaux-Arts pendant 6 ans. Ca forme l’œil, la main et ouvre l’esprit, la part de l’imaginaire que nous avons tous en nous. De là, je me suis dirigé vers le design.  C’était, c’est toujours, un domaine qui m’attire ; chercher la ligne dans et grâce à la fonctionnalité  de l’objet est un défi, tout comme la Loire cherche sans cesse de nouveaux lits pour assurer son écoulement vers la mer. Tout dans l’estuaire est lié à la Loire. La fonctionnalité Loire est immense.

 

Quand on travaille dans le design, on est sans arrêt en questionnement. Doit-on plus profiler ici plus que là, que doit-on enlever, plutôt qu’ajouter d’ailleurs… ? Une façon de mieux voir et de comparer est de prendre des photos. Placées côte à côte, l’oeil trouve tout de suite la bonne prise, le bon angle de vue. La réponse est dans l’œil de celui qui regarde avec intensité et cela grâce à la photo.

 

Cette découverte du pouvoir de la photo et du plaisir que j’ai eu à prendre les paysages de Loire m’ont fait changer de métier. Je suis devenu photographe. On peut tout rendre en photo. C’est un métier à part entière. La ville m’attire, tout comme les rencontres que je fais grâce à ce que je cherche. Photographe, c’est un métier de communication dans le bon sens du mot, de relation à l’autre, presque un prétexte pour aller vers les autres, à leur rencontre. C’est un truc que j’aime vraiment. J’aime aller dans les petites villes, voir les gens, comment ils vivent.

 

Et puis il y a le plaisir du projet. Commencer à y réfléchir, l’imaginer, trouver les moyens de le faire et ensuite arriver à placer les photos. C’est vraiment stimulant. Avec des copains par exemple, on a créé un site de voyage, Azureva.com, on faisait des reportages en ligne pour partager notre goût du voyage. Depuis, c’est devenu un grand groupe de vacances. Actuellement, je voyage pour des clients, un grand groupe d’hôtels en Polynésie. Je fais des photos panoramiques. C’est exceptionnel à faire. J’ai travaillé aussi par exemple pour l’Ademe, l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie. Nous avons la chance d’avoir de très beaux paysages et la photo apporte sa propre valeur créative aux paysages, grâce à l’œil du photographe.Valéry Joncheray

 

Dans l’estuaire, il y a une ville qui me touche tout particulièrement, c’est Saint-Nazaire. Je m’y sens un peu comme à Brest. On est toujours sur le départ. A Saint-Naz, il y a une vraie ambiance maritime, l’eau douce du fleuve, la mer qui est là, les bateaux qui arrivent ; il y a des gens qui débarquent qui viennent de Hong-Kong et la première fois qu’ils remettent le pied à terre, c’est sur un quai à Saint-Nazaire. Là, je me sens bien, dans ma peau de voyageur, avec l’envie de partir et de faire des photos comme je les aime, avec mon coeur. »  

Pour suivre le chemin

. Il vous suffit de voir le site de Valéry et de découvrir ses photos. Il y a plusieurs catégories :  Nantes bien sûr, le Grand Ouest et la Côte atlantique, voyages, personnages, sports, métiers et nature-développement durable. Regardez en particulier dans les panoramiques le pano-morphing de la Pointe ouest de l’Ile de Beaulieu :  www.vjoncheray.fr

. Photos de Valéry Joncheray bien sûr, à voir dans la sous-catégorie 'Loire estuarienne'. Pour tout renseignement, contacter le photographe à son agence de Treillères au 02 51 13 20 59

. Ici, le port de Mindin, la centrale de Cordemais et le pont de Saint-Nazaire, reproduction exceptionnellement autorisée sur ce blog, avec mes plus vifs remerciements. Les photos que je montre sont en définition faible. Les "vraies" sont de très belle qualité.   
. L’Ademe, c’est l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, à découvrir sur www.ademe.fr     

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Mini-Cas Spiritueux (2), Métiers stratégiques de Pernod Ricard

7 Décembre 2008, 18:48pm

Publié par Elisabeth Poulain

Le texte de l’énoncé figure dans le billet précédent. Les questions sont les suivantes :     

Q. 1 : Pourquoi le groupe a-t-il un portefeuilles-marques sans cesse en mouvement à la suite des achats et ventes qu’il effectue ? Citez des exemples.

Q. 2 : Pourquoi le rapport indique-t-il 3 éléments pour chacune des 15 marques ?

Q. 3 : Quels sont les éléments sur lesquels PR se focalise pour prendre ses décisions d’achat et de revente ?

Q. 4 : Quelles peuvent être les raisons qui ont poussé la société Ricard à racheter Lillet ?

Q. 5 :  Quelles sont les marques qui ont quelques soucis à se faire?

Q. 6 : Avec son savoir faire, pourquoi le groupe ne cherche-t-il pas à créer des marques ex-nihilo?   

Q. 7 : Quels sont donc les 4 métiers et le territoire de compétences du Groupe ?

Q. 8 : Quels spiritueux en lien avec quel marché d’origine suggéreriez-vous à PR ?

Q. 9 : Pourquoi le cas est-il si long ?

 

Voici les réponses.  

R. 1: Un porte-feuille de marques est vivant, au même titre qu’une marque. Les deux ne peuvent se comprendre qu’en synchronisation sur un marché qui oscille constamment entre la hausse, la latence ou la baisse. Les raisons de ces évolutions sont nombreuses et complexes. Elles relèvent du stade de maturité du marché, de l’action des concurrents, de l’application de nouvelles contraintes réglementaires, de nouvelles tendances, des crises…

Le groupe revend des vins de Nouvelle Zélande, des brandies et de sherries espagnols et achète d’Absolut Vodka, Lillet...qui lui paraissent avoir un potentiel de développement soit déjà existant comme pour Absolut ou potentiel (Lillet) en terme de nombre de caisses vendues, en % de croissance et/ou de rentabilité par majoration du prix de vente d’une année sur l’autre.


Une autre explication concernant les vins est qu’il est peut être difficile de gérer des marques de vins comme des marques de spiritueux, même si ce sont des vins du Nouveau Monde. La stratégie luxe de PR s’accommode peut être mal de vins de marque au goût standart, Jacob’s Creek étant l’exception qui confirme la règle. La situation est différente pour le champagne qui s’accommode très bien du marketing du luxe.

 

R. 2: Les 3 éléments  cités pour chaque marque sont le nombre de caisses vendues annuellement, l’accroissement du volume des ventes et l’accroissement du CA d’une année sur l’autre.

. Le Ier indique la taille du marché du produit = c’est le critère principal pour le Groupe qui classe la marque sur cette base. Comparez ainsi les 11,2 m/caisses d’Absolut Vodka avec les 8,9 m/c de vins Jacob’s Creek + Mumm + Perrier-Jouët.

. Le 2è porte sur l’accroissement du volume des ventes et donne la tendance du marché de l’entreprise. 2 groupes émergent particulièrement :

-        Havana Club/Jameson avec un 15% absolument remarquable,

-        3 marques à 11 ou 10%, Mumm, The Glenliver et Chivas Regal,

-        3 qui ont des soucis à se faire, Montana –2%, Ricard – 3% et Kahlua – 4%

.  Le 3è montre les effets de la premiumisation en matière de prix. Les résultats explosent avec un + 24% pour Martell, 21% pour Jameson, 18% pour Mumm et 17% pour Havana Club.

 

Le jeu commence alors à connecter ensemble les critères par 2, puis par 3, avec les informations non divulguées par le Groupe pour décider les marques qui restent en lice dans le groupe des 15, qui doivent être soutenues et qui peuvent être éventuellement re-déplacées en marque locale ou revendues…

       

R. 3 : Les éléments privilégiés par PR sont multiples et doivent entrer dans la grille de sélection de PR : une marque à fort potentiel, dans un marché de grande ampleur, en croissance qualitative, une marque connue à forte légitimité dans son pays d’origine, un pays d’origine à image forte tel que L’Ecosse pour Chivas Regal, l’Irlande pour le whiskey Jameson, Cuba pour Havana Club, La France pour Martell, Perrier-Jouët…, la capacité à monter en puissance dans la gamme, pour accéder à des prix de vente plus rentables,  sans nuire aux autres marques. La politique de la maison pourrait être: une marque au moins pour chaque spiritueux, une place pour chaque marque dans la gamme, la synergie pour toutes grâce à la premiumisation et à la communication.

 

R. 4 : Lillet est un phénomène de mode qui cycliquement refait surface. Cela fait chic de demander un Lillet. Plus sérieusement, la marque a une histoire, un lieu d’ancrage irremplaçable au niveau mondial,  Bordeaux, une légitimité produit et une image visuelle riche (à voir sur le site www.lillet.com). Tous ces éléments permettront peut être d’en faire une marque d’avenir intéressante pour attirer des femmes, qui pour l’instant ne sont pas une cible privilégiée de PR, sauf avec Perrier-Jouët.

 

Q. 5 : Les marques qui ont des soucis sont celles dont aucun des 3 critères n’a de valeur significative au plan stratégique = petit marché, % négatif des ventes et prix en baisse en %. A savoir Kalhua. Ricard n’est pas dans la même situation du fait de sa place très particulière de la société dans la légitimité PR. 

 

Q. 6 : Créer une histoire demanderait trop de temps et d’argent dans un marché nouveau, sans être assuré d’avoir la légitimité. Or le groupe est pressé et préfère acheter en faisant des raids sur les marques qui l’intéressent, avant que la concurrence réagisse. Installer une marque nouvelle de spiritueux  tout de suite au niveau mondial relève d’une stratégie qui n’a pour l’instant jamais été utilisée. L’ancrage local semble être une étape indispensable. 

 

Q. 7 :  PR est une fusée à 2 étages. Son Ier métier est d’être un stratège marketeur, avec une connaissance fine, actualisée en permanence et en évolution des marchés et en définissant les marques qui font partie du cœur de gamme à développer, avec à un positionnement prix/premiumisé au niveau mondial. Son 2è métier, ex-aequo avec le Ier, est de mettre l’accent sur la distribution qui ne peut se faire avec profit que localement et régionalement. Son 3ème métier est de savoir communiquer sur ses spiritueux et ses vins. Et son  4ème métier est d’assurer une qualité irréprochable du produit.

 

La seule réponse serait de faire un cercle en mettant les 4 compétences sur le cercle, avec PR au centre. 

 

Le territoire de compétence est un composite de grands cercles positionnés au-dessus de l’Amérique du Nord, de l’Europe, de la Russie, des Indes et de la Chine, et des plus petits cercles au-dessus des marchés moins stratégiques actuellement.  

 

Q. 8 : L’Amérique latine paraît, pour l’instant, en retrait. Il y a bien le rhum Havana Club, qui pourrait être accompagné par une autre marque de rhum plus en devenir et moins prestigieuse. Il manque aussi une marque de tequila.  En France, il pourrait y avoir une autre marque prestigieuse de cognac. Pour l'instant, le Groupe concentre ses forces sur Martell grâce à la Chine pour en faire une marque de très haut prestige.    

 

Q. 9 : Décider des grandes lignes stratégiques d’un grand groupe paraît facile quand l’analyse se fait a posteriori, surtout en cas de succès. C’est ce que font la plupart des cas qui simplifient à l’extrême. On se retrouve alors face à des questions/réponses du type binaire. En réalité, en entreprise, sur le terrain, chaque décision oblige à manipuler des centaines voir des milliers de variables, qui reposent sur une énorme socle d’incertitudes. Personne ne peut prédire de quoi demain sera fait. Décider d’augmenter les prix pour améliorer la rentabilité est une chose, réussir l’opération au final dans une stratégie gagnant-gagnant pour tous, y compris, l’amateur de spiritueux en est une autre.

 

Pour suivre le chemin

. Méthodologie : ce mini-cas est conçu sur la base d’informations ouvertes contenues dans le rapport annuel largement diffusé par le groupe. C’est un puissant outil de communication. En Ier lieu,  les réponses que j’avance ne sont en aucun cas l’œuvre du groupe. J’en suis la seule auteur. En second lieu, une même question peut appeler plusieurs réponses intéressantes. Il n’existe jamais 1 seule réponse à 1 question donnée. Tout dépend de l’éclairage et des objectifs de celui qui répond.

. Direction de la Communication, Rapport annuel 2007-2008, Pernod Ricard, 12, Place des Etats-Unis, 75116 Paris, 33 (0)1 41 00 41 00

. Photos EP, L'été en l'attente d'un Pernod, La nuit et le feu d'artifices à Chantilly 

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Mini-Cas Spiritueux (1), Stratégie de métier de Pernod-Ricard

7 Décembre 2008, 18:28pm

Publié par Elisabeth Poulain

L’énoncé

Pour connaître la réponse, il suffit de lire le dernier rapport annuel de PR 2007-2008. C’est une mine de renseignements pour les marketeurs. On sait déjà que PR possède son propre centre de formation et  finance une chaire ‘Management des Marques de Prestige’ à HEC. A lire le rapport annuel, on ne peut pas trouver plus éclairant et performant que la stratégie mise en place par PR depuis 30 ans. C’est du marketing stratégique à l’état pur, aussi pur que la fameuse vodka dont le nom commence et finit par un A, en deux mots que la société vient d’acquérir fort cher. Pour elle, le groupe a créé 2 nouvelles sociétés,  The Absolut Company et un cluster de distribution, PR Nordic, filiale de la holding.

Pernod Ricard est la toute première société française de vins et spiritueux positionnée au niveau mondial. Elle est ‘co-leader mondial’. Et cela au moment où Patrick Ricard, le PDG en exercice vient de céder sa place à son fidèle lieutenant Pierre Pringet, DG jusqu’alors.

 

Le rapport s’ouvre sur une carte en double couverture qui, dépliée, représente le monde selon PR en gris, bleu et rouge. Le titre au-dessus de la carte ‘une organisation décentralisée’ domine sur fond gris les 5 continents en bleu, les 4 sociétés du groupe en rouge : PR America, PR Europe, Société Ricard-Société Pernod, PR Asia et enfin les 7 propriétaires des  15 Marques (avec une majuscule sur marques, pas sur propriétaires) présentées sous la forme d’une bouteille par marque :

. Malibu-Kalhua International pour les 2 marques cités,

. Havana Club International pour cette seule marque,

. PR Europe pour Martell Mumm Perrier-Jouët,

. Irish Distillers pour Jameson,

. The Absolute Company pour Absolut Vodka,

. Chivas Brothers pour Chivas Regal, Ballantine’s, The Glenlivet, Beefeater,

. Pernod Ricard Pacific  pour Jacob’s Creek et Montana. 

 

La Holding PR gère en direct PR Europe qui elle-même gère directement Pernod Ricard Nordic. Le réseau de distribution comprend donc actuellement PR America cité en Ier parce que c’est le marché le plus important du groupe, PR Asia qui est déjà un marché phare et sera le principal marché de demain,  PR Europe qui vient d’être singulièrement boosté par l’achat d’Absolut Vodka, la Société Pernod ainsi que la Société Ricard. C’est un donc un système à double étage qui est mis en place.

. Le ‘pilotage stratégique’ du groupe et le contrôle sont assurés par la holding, qui en particulier décide des opérations de croissance externe,

. la décentralisation des actions se fait au niveau des filiales qui seules sont à même de comprendre leurs marchés de compétence, d’appliquer les décisions stratégiques et de pousser ‘leurs’ marques, tout en surveillant les marques de la concurrence.      

 

Les marques PR portent pour 15 d’entre elles sur des spiritueux (1er chiffre = volume des ventes en millions de caisses de 9 litres / 2è = volume des ventes en % / 3è = le CA en %) :

. Absolut Vodka (11, 3/ +13% / non indiqué),

. Jacob’s Creek (8 /+2% /+6%),

. Ballantine’s (6,4 /+9% /+11%),

. Ricard (5,6 /-3% /-1%),

. Chivas Regal (4,4 /+10% /+11%),

. Malibu (3,7 /+6% /+10%),

. Stolichnaya (3,4 / +9% / +12%),

. Havana Club (3,2% / +15% / +17%),

. Jameson (2,6 / +15% / +21%),

. Beefeater (2,4 / +1% / +4%),

. Kalua (2,1 / - 4% / - 5%),

. Martell (1,6 / +2% / +24%),

. Montana (1,4 /-2% / -4%),

. Mumm (0,7 / + 11% / 18%),

. The Glenlivet (0,6 / + 10% / +14%),

. Perrier-Jouët (0,2 / +3% / +14%). 

 

Ces 15 marques forment le cœur stratégique de PR. Elles représentent la ½ du CA et bénéficient de  70% des moyens publi-promotionnels adaptés à chaque marché. En 2007-2008, leur croissance a été de + 5% en volume et + 11% en valeur, grâce à la mise en place d’une politique de prix en application de la politique de premiumisation du prix de chaque grande marque.

 

La 16è et dernière marque complète la catégorie vins du groupe, avec Jacob’s Creek. Avec trois marques seulement (Jacob's Creek et les 2 Champagne), PR est déjà le n° 4 des Vins au niveau mondial. En matière de spiritueux comme pour les vins, PR achète et revend  en fonction du développement stratégique des marques qu’ il distribue. En 2007 par exemple, il a cédé la marque Framingham de vins néo-zélandais ainsi que la marque de vin italien Canei et a renforcé la position luxe du champagne grâce à Perrier-Jouet en en faisant « by & for », la cuvée la plus chère au monde. En 2007, PR a remis sur le marché 3 brandies espagnols Carlos I, II et Felipe I et des sherries espagnols La Ina et Rio Viejo pour racheter Lillet, un apéritif de Bordeaux à base de vins et d’agrumes dont la création remonte à 1872.   

 

Les marques locales sont intéressantes pour ouvrir de nouvelles perspectives. PR réalise déjà 30% de son CA dans les pays émergents. Aux Indes par exemple, la marque de whisky Royal Flag poursuit sa croissance avec plus de 6 millions de caisses. La couverture géographique de l’empire PR, présent dans 70 pays, est donc mondiale et adaptée aux possibilités de développement. En dehors des Etats Unis, marché mâture, trois pays émergent : la Chine, l’Inde et la Russie. Sur la carte du monde deux zones sont « hors champs », le  grand nord et l’Afrique à l’exception de l’Afrique du Sud.     

 
Questions    

Q. 1 : Pourquoi le groupe a-t-il un portefeuille-marques sans cesse en mouvement à la suite des achats et ventes qu’il effectue ? Citez des exemples.

Q.2 : Pourquoi le rapport annuel indique-t-il 3 éléments pour chaque marque ?

Q.3 : Quels sont les éléments sur lesquels PR se focalise pour prendre ses décisions d’achat et de revente ?

Q.4 : Quelles peuvent être les raisons qui ont poussé la société Ricard à racheter Lillet ?

Q.5 : Quelles sont les marques qui ont quelques soucis à se faire ?

Q.6 : Avec son savoir faire, pourquoi le groupe ne cherche-t-il pas à créer des marques ex-nihilo?   

Q.7 : Quels sont donc les 4 métiers et le territoire de compétences du Groupe ?

Q.8 : Quels spiritueux en lien avec quel marché d’origine suggéreriez-vous à PE ?   

Q.9 : Pourquoi le cas est-il si long ?  

Pour suivre le chemin

. Voir les réponses dans le billet qui suit.

. Direction de la Communication, Rapport annuel 2007-2008, Pernod Ricard, 12, Place des Etats-Unis, 75116 Paris, 33 (0)1 41 00 41 00

. L’œuvre présentée est une peinture de Astrid Sylwan, jeune artiste suédoise, présentée sous le titre « Double Bubble Pop Painting », choisie pour la couverture, comme le Groupe a l’habitude de le faire chaque année.  

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Mini-Cas de transport multimodal mixte Angers-Nantes

30 Novembre 2008, 17:53pm

Publié par Elisabeth Poulain

Le transport est un très bon critère d’analyse de nos sociétés. L’attitude face au transport est un critère interculturel déterminant pour classer les économies selon qu’elles ont ou non une culture « logistique » qui prend de plus en plus en compte les objectifs du développement durable. Sans dévoiler de secret, ni être taxée de médisance, les Néerlandais sont plutôt bons dans ce domaine et nous, en France, pas spécialement. A écouter les spécialistes du transport durable, les choses seraient en train de changer. Pour preuve, l’histoire tout à fait réelle qui s’est déroulée la semaine dernière. 

 

La problématique : effectuer un déplacement de 80 kms d’Angers à Nantes, un vendredi après-midi. Que faire ? Ière idée, prendre la voiture. Vous avez tout faux. Seconde idée : prendre les transports en commun. Vous êtes sur la bonne voie. Mais pas question d’effectuer le pré et le post-acheminement jusqu’à la gare de départ avec votre voiture et depuis la gare à l’arrivée dans celle d’un copain, sinon vous êtes recalé. 

Pour aller de chez vous à la gare et vice et versa, que vous faut-il faire ? 2 solutions s’offrent à vous : prendre vos pieds à titre exclusif ou complémentaire en les utilisant seulement pour aller à la station du bus qui vous conduit à la gare ou en revenir.

 

Maintenant, compliquez un peu la situation. Vous avez un petit chien, Derek,  qui a 5 mois ou presque. Pour être accepté dans le train ou le bus, il doit être transporté dans un sac que porte la personne qui le prend en charge. Il n’a le droit de récupérer sa fonction de marche que sur les quais de départ et d’arrivée, attaché à la laisse que tient son maître. Pour l’instant, son maître lui apprend à prendre le train et à circuler dans une foule dense, comme c’est le cas en période de retard et/ou d’annonce de grève, pour laquelle les usagers ont été tenus informés.

 

Questions

Q Une :     Que vous faut-il faire pour transporter  Derek dans le bus et dans le train ?

Q Deux:    A chaque changement de mode de transport, que doit faire le maître de Derek ?

Q Trois:    S’il s’agissait du transport de vaches vivantes, que se passerait-il ?

Q Quatre: Dans quelle mesure le transport relève-t-il de la compétence  européenne ?

Q Cinq :    Où se trouve le développement durable ?    

 

Précisions

Pour les lecteurs non ligériens et les autres européens, j’ajoute qu’il n’y a ni métro ni transport aérien de courtes distances entre Angers et Nantes (France). Nous ne sommes pas dans le Nouveau Monde. Nous utilisons seulement les réseaux au sol traditionnellement existants. Les transports à grande vitesse de voyageurs n’acceptent pas les vélos normaux (= non pliables) ni les marchandises autres que les bagages à main.  Le transport d’un chien accompagné par son maître entre dans la catégorie du transport des personnes avec certains points communs avec le transport de marchandises. Dernière remarque enfin, il n’y a plus de transport fluvial accessible aux voyageurs (depuis fort longtemps) ni aux marchandises (depuis quelques années) d’ailleurs entre Angers et Nantes.

 

Réponses

Q Une : Il vous faut un sac souple dans lequel Derek entre et se transporte facilement. C’est en terme de transport une unité de chargement (Unit Load Device)  à laquelle appartiennent les palettes et conteneurs.

Q Deux : Il lui faut à chaque fois procéder à 2 ruptures de charge (sortir du sac et rentrer dans le sac) pour permettre à Derek de se dérouiller les pattes et/ou de changer de mode de transport. C’est la grande différence d’avec un transport de marchandises. En conteneur, la marchandise reste bien calée dans le conteneur et ne subit pas de rupture de charge au cours du transport. Il n’y a que les deux de remplissage et de vidage du conteneur. 

Q Trois : Pour des vaches, le transport privilégié reste le transport routier qui stresse moins les animaux puisqu’il n’y a que deux ruptures de charge, une au départ pour faire monter les bêtes dans le camion et une à l’arrivée pour les faire descendre au point de destination, comme ce qui vient d’être dit en 2. 

Q Quatre : Deux bonnes raisons. La France est européenne. Il n’y a pas la France d’un côté et de l’autre les 26 membres restant. On est dedans. Une des conséquences est l’application de facto de la réglementation européenne  concernant le transport en particulier d’animaux vivants en vue de favoriser le bien-être de l’animal.

Q Cinq : La traçabilité  du développement durable est forte dés lors qu’on pratique la marche à pied et qu’on emprunte les transports en commun pour limiter les émissions polluantes. La synergie DD se renforce du fait qu’on emprunte, ensemble, des transports pas ou peu polluants pour se former au DD. Le vivre ensemble (= mixité sociale), l’information et la formation font partie intégrante du DD.  

Pour suivre le chemin  

. En matière de transport, voir Commerce international, Gestion des Opérations Import-export, Bréal éditions, le tout nouveau manuel conforme au référentiel européen de Commerce international, www.editions-breal.fr

. En matière de développement durable, consulter le site www.paysdelaloire.fr

. Photos EP de la Loire et de Derek sortant de son sac.     

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Le plus beau verre calligramme de cognac et l'esprit du cognac

28 Novembre 2008, 10:57am

Publié par Elisabeth Poulain

C’est un verre qui se boit en lisant l’affiche publicitaire. Si vous le découvrez dans un magazine, pas de souci, il vous suffit de tourner le journal pour suivre le texte. Si non, ça risque d’être un peu plus difficile pour votre cou. C’est un verre à cognac rempli de cognac en mots.

 

Les mots du cognac

Ce sont ces mots qui donnent la forme du verre, le cognac liquide et les arômes volatils.  Je commence par la part la plus fugace, en orange cuivré sur la publicité. Le contenu du verre est en blanc qui ressort bien sur le noir de l’affichette.  

 

        Le Cognac est-il trop bien élevé ?

                   Oui, le Cognac est bien élevé.

                                Et c’est tant mieux.

 

 

 

 

           Une éducation parfaite, peut être trop peut être…

Menée  des années durant   par des maîtres de chai, maîtres de leur art, maîtres de la subtile union

   des eaux de vie d’âge et des crus différents ? Le Cognac est le Cognac, c’est ainsi…   

           Et comment aurait-il élevé si bien  ses arômes au somment du goût

                             et dans tous les palais du monde, sans être lui-même

                                            … si bien élevé

 

        Ces mêmes mots forment à leur tour le tracé extérieur du verre. 

 

                  Puis figure en dessous, le titre qui donne le ton :         

         LE COGNAC, QUAND L’ESPRIT S’OUVRE 

 

   C’est le socle sur lequel le verre repose en lévitation et qui justifie

        le concept de ce cognac à voir avant de l’imaginer, le humer,

                      le mettre en bouche, le faire rouler, l’apprécier

                                    pour rêver et s’en souvenir.

 

L’ABUS D’ALCOOL EST DANGEREUX POUR LA SANTE, CONSOMMEZ AVEC MODERATION.  Cet avertissement réglementaire termine cette composition à étage.

 

 

L’Esprit du Cognac

Dans cette publicité du Bureau national interprofessionnel du Cognac, l’accent est mis sur la dimension culturelle du cognac qui est toujours une rencontre entre l’imaginaire, la connaissance et le souvenir, qui peut se traduire par l’esprit du cognac, un des  spiritueux les plus qualitatifs au monde. L’Esprit du Cognac est aussi le titre d’un très bel ouvrage de la maison Rémy Martin publié en 1991 aux éditions EPA Paris.

 

Pour suivre l’esprit

. Cette publicité est l'oeuvre de l'Agence Dufresne-Corrigan-Scarlett, à découvrir sur www.dufresne-corrigan-scarlett.com
L'Agence m'a autorisé à reproduire cette publicité, avec mes remerciements
. Le cognac à découvrir sur
www.cognac.fr, avec des photos de verres contemporains à voir sur le site.

. Rayon Boissons des Editions du Boisbaudry, rayon-boissons.com.    

. La campagne publicitaire en chiffres sur www.bnic.fr/cognac/pdf/actions

= campagne d’octobre à décembre 2005, 57 insertions avec une répétition de 4, PQN, PQR (presse quotidienne nationale/régionale), presse magazine, 8 752 353 contacts, 81% de la cible des « découvreurs de 35 à 55 ans » en CSP (catégorie socio-professionnelle) AB+     

. Rémy Martin, L’Esprit du Cognac, texte Thomas Laurenceau, photographies Daniel Aron, Carlos Freire, Marc Riboud et Robert Doisneau, EPA. En page 123, on peut voir les verres utilisées à la dégustation pour l’assemblage, dans les années 68-70.

. A voir ce blog, la plus belle bouteille calligramme

. Photo EP

 

 

       

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Regards d'artistes, Wolfgang & Gisela Hecking, Moos-Weiler, Bodensee

26 Novembre 2008, 17:22pm

Publié par Elisabeth Poulain

En réalité, l’art dans la famille Hecking qui habite dans le Sud de l'Alemagne est une seconde nature. Il y a  Wolfgang, qui a enfin le plaisir de s’adonner pleinement à la création. Après une première vie professionnelle très intense, il a changé de cap, en accord avec sa femme Gisela, artiste peintre et photographe.  Ce grand saut dans l’art s’est accompagné d’un changement de vie qui s’est concrétisé par leur première création commune, une maison exemplaire qui joue sur la symbiose entre le jardin, les oiseaux, les poissons et les occupants qui s’occupent d’eux.

 

Le rez-de-chaussée-jardin est dédié à la création, chacun a son atelier. Le premier étage, en rez de chaussée-rue, surélevée par rapport au jardin, abrite la cuisine très contemporaine. Gisela est une fine cuisinière, amoureuse de cuisine méditerranéenne. La grande salle à manger juste à coté permet de surplomber le jardin et les créations de Wolfgang.

 

A une époque par exemple, il a fait une série magnifique d’hommes-oiseaux qui se fondaient qui dans un buisson, qui dans un bassin, qui dans un arbre en grande intimité avec la nature. Tout comme les poissons du bassin qui sont priés de cohabiter avec des sculptures flottantes de Wolfgang.

 

Il a toujours voulu rompre avec  l’art traditionnel.

 

Maintenant il le peut. Pendant un temps, il a créé des compositions de mannequins-femme. Il adore par exemple détourner les objets, comme ces disques vinyles qui sont une mine d’or dans ses mains. Un goût certain de la provocation et une grande inventivité lui permettent de créer des fleurs noires, des soutiens-gorges éphémères avec des bas de soie noires ou des parapluies à poisson… 

 

Sa dernière exposition a eu lieu à l’occasion de la Nuit de l’Art (02.10.2008) qui a attiré plus 500 visiteurs dans différents sites de la ville de Radolfzell. La Kunstnacht a choisi l’eau pour thème cette année pour sensibiliser les amateurs à la préservation vitale de cet élément dans notre environnement. Un bâtiment désaffecté de la station d’épuration lui a été attribué ainsi qu’à un ami artiste. Certaines de leurs  œuvres restent dans le bâtiment qui servira aussi pour l’édition 2009.

 

 Gisela, quant à elle, est le grand maître du jardin. C’est elle qui conçoit et déplace buissons, fleurs, perspectives, en harmonie avec le lieu  et les créations de Wolfgang. Elle a travaillé chez un décorateur floral après avoir étudié les arts plastiques. Elle photographie ses fleurs préférées, les roses tout particulièrement. Elle vient de terminer sa dernière exposition de photos de fleurs en macro. Elle travaille aussi avec Wolfgang sur des œuvres peintes. Leurs deux enfants vivent et travaillent à Berlin, Elke, leur fille dans la mode et Martin, leur fils, dans le multimedia.  

 

Leur  maison est située tout près du Bodensee dans un très bel endroit magnifique, près du Château de la princesse d’Arenberg. La précision est d’importance ; c’est, sous l’impulsion de cette grande dame, qu’une association d’heureux propriétaires de beaux jardins s’est constituée pour faire visiter leur création. Les Hecking en font partie.

 

Pour suivre le chemin

. Gisela et Wolfgang Hecking, Am Vogelsang 4, D 78345 Moos-Weiler, Tel +49 (0) 7732 97 27 18

. Vous trouverez sur le net les indications GPS pour arriver chez eux; vérifiez seulement les dates de visite du jardin!

. Photos, EP pour la fleur de vinyle et Martin pour la toile aux poissons, qui flotte accrochée au mur extérieur de la maison, au dessus du bassin aux poissons rouges. Une nouvelle version de poissons volants.  

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