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Le Blog d'Elisabeth Poulain

Un petit tour au salon du livre 1/2

26 Mars 2007, 08:40am

Publié par Elisabeth Poulain

Tranches de vie n°1/2

Métro, Timbres, Lacet droit, Sérail, Tour Eiffel, Perse, Turquie, Etats-Unis, Porte de Versailles, Théâtre, Vins de Loire,

Serail Auteur = Serial …  

C’était histoire de venir dire bonjour à mon éditeur au stand du salon Porte de Versailles Hall 1. Le premier jour d’ouverture, le vendredi,  ressemble au printemps quand on se retrouve après l’hiver. On pointe son nez hors de terre; là il faisait encore un peu frisquet avec quelques gouttes de pluie. On s’en fiche. Ca sent le renouveau. Je ne vais plus au cocktail monstre du jeudi soir. On s’y marche sur les pieds et on ne voit pas les livres. Normal, ce sont les invités qui sont là pour se montrer, entre people !

Aller à la rencontre du livre, c’est toujours magique ; d’ailleurs ça a commencé  dans le métro. A peine assise, vient s’installer devant moi un monsieur concentré. De sa sacoche bien calée sur ses genoux, il sort un classeur d’écolier avec des post it à certains feuillets, il vérifie que tout était en ordre.  Comme on s’examine devant un  miroir avant d’aller à un entretien d’embauche, pour voir si la cravate est bien mise, le cheveu bien plaqué... Oui les timbres  sont là, ils ne sont pas décollés pendant la nuit ; les tampons sont bien en place. Une fois, deux fois, il touche chacune des pages marquées. Sa tension créée une fusion avec le timbre. Un peu plus loin, debout cette fois-ci, un homme de grande taille, belle tête, bel imper, belles chaussures, bug : un de ses lacets s’est défait. Il me voit le voir et il tire la boucle de façon à rectifier l’ordre. Sortie, bousculade, chacun s’en va. 

Quelques centaines de mètres  après, je vise la porte du « Sérail » réservée aux auteurs qui viennent faire des signatures sur le stand de leur éditeur. Le sérail, ça trouble. Un mot qui vient du persan pour désigner au choix  le palais du sultan d’Istanbul, le harem ou l’entourage d’une personnalité ou se noue des intrigues, comme les people du début. J’ai beau vérifié, rien ne colle pour moi mais bon, je n’ai pas voix au chapitre. Je mets mon badge « Serail Auteur ». En attendant d’entrer après vérification des noms sur le listing, nous nous retrouvons tous les trois, le Grand au lacet droit dénoué devant et le Numismate derrière. Et moi  de dire : J’aurais du me douter que vous aviez des têtes d’auteurs, Vous êtes le monsieur aux timbres. Vous vous déplacez avec vos trésors? Il venait présenter les originaux sur un stand. En quelques minutes, il nous raconte sa vie. Enfant de l’assistance avec ses deux frères, il a, jeune homme, fait la rencontre de sa vie, la Tour Eiffel et depuis lors il lui a consacré tout son temps libre avec une collection de timbres de toutes les Tour Eiffel du monde. Et entre deux Tours Eiffel, il fait une collection de timbres premier jour oblitérés avec le tampon du bureau émetteur sur toute la France. Un de ses frères est mort, il n’a pas supporté l’Assistance, l’autre est grabataire. Et lui comme il était garçon de salle à l’hôpital il va une semaine sur deux aider ceux qui s’occupe de son frèr

Je demande au Grand ce qu’il fait : il écrit des pièces de théâtre et nous reprenons le fil de l’assistance. Le monsieur aux timbres  nous remercie de ce que la Société a fait pour lui et ses deux frères. Parce que nous dit-il la société c’est vous. Le Grand prononce quelques mots de partage d’émotion en notre nom à tous les deux; après vérification de son nom, il nous salue et part. A mon tour de passer. C’est au tour du Monsieur de l’Assistance. Son nom n’est pas sur la liste. Il craignait de ne pas pouvoir entrer. Il avait raison, il repart et va devoir payer à une autre porte. Et aucun des deux ne m’a demandé ce que je faisais là. C’était pourtant court à dire: moi c’est le vin de Loire.  Je dois être parmi les rares auteurs du salon à avoir pu déguster du Saumur Champigny Cuvée Cheminements à 15h heures et du Crémant de Loire Ivoire à 17 heures. Moi, qu’on a par trois fois appelée une serial …auter mais sans prononcer le mot de  killer quand même. Et voila comment, grâce au livre, on va de la Perse à la Turquie, aux Etats-Unis, en passant par Paris-Porte de Versailles, la Tour Eiffel et l’Assistance, sans oublier le théâtre ni le vin de Loire.      

 

 

 

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Styles de vie, Styles de pub (2)

11 Mars 2007, 09:21am

Publié par Elisabeth Poulain

Styles de Vie, Styles de Pub

 

 

Quelle semaine ! Traumatisée je suis. Tout ça c’est de la faute de la Journée de la Femme et du Journal le Monde. Pour la Femme, j’ai commencé par me tromper de jour. Les autres années, souvent soit je n’y pensais même pas soit ça me venait après. Mais jamais au bon moment. Il doit y avoir du blocage me suis-je dit finement. Cette année en plus il y a eu comme un manque. Quoi ma grande surface préférée ne me donne pas ma rose. Hum les budgets doivent être serrés. On fait des éconocrocs sur les relations publiques ?! Mais non c’était le lendemain. Comment croire à  1/365. Une solution : la garder pour les années bi sextiles. 

 

Le Monde, entre lui et moi, cela a été une longue histoire que j’ai interrompue après quelques 20 ans de bonnes relations. Et puis l’ennui est venu, Je n’avais plus le cœur à ça. Il ne me parlait plus alors on a stoppé. Par le remplacer non pas vraiment. La Presse régionale me parlait si peu de région et encore moins de presse que j’en arrivais à ne lire quasiment plus que la page agricole et encore. Le cours du bœuf ne me passionne guère même si j’ai assuré un cours de marketing international Lait et Viande. Intéressant en particulier à cause de la symbolique. Je n’oublie pas ces discussions enflammées avec des étudiants à qui je venais d’affirmer haut et fort la liberté du consommateur (en particulier pour les végétariens). Rien de tel qu’un peu de provoc pour stimuler l’imagination ! Mais bon, en ces temps troublés, m’est revenu le désir de relire Le Monde. 

 

De là vient mon grand traumatisme : les hommes oui les hommes, plutôt le supplément Homme du Monde. Leur étrangeté me fascine.  Commençons par le commencement. La semaine dernière, j’ai parlé des femmes. Réaction immédiate: et nous, on a pas le droit d’être là, qu’on parle de nous ? Evidemment si, c’est bien pour ça que j’écris ce papier le jour de la femme.  Parler des hommes le jour de la femme me parait une bonne chose, même s’ils sont particulièrement doués pour parler deux 365 sur 365 jours. Ceux qui n’ont pas compris qu’on marche ensemble n’ont rien pigé. Ceci dit c’est plus la vision de l’homme qui se dégage de la pub pour homme qui m’interpelle. Cet homme là est un drôle d’oiseau. 

 

Mais il faut que je commence par le commencement. Pour démarrer la recette, il vous faut Le Monde d’un coté, un crayon et une feuille de papier de l’autre. Vous commencez par dessiner un bonhomme : un rond pour la t^te, un trait pour le corps, deux baguettes pour les bras et deux brindilles pour les gambettes. Vous pouvez ajouter des petits traits en bas pour le faire tenir en équilibre.  Vous saisissez Le Monde de l’autre main. C’est bon, on y va. La tête reste ronde et vide. Nul sourire sur les lèvres, pas de clin d’œil dans le regard. Mais pas trop de coté glauque non plus, du genre poisson pas frais ou œil poché qu’on voit sur certaines nanas en pub féminine. On passe. Le torse s’habille d’une veste cintrée, galbée, serrée près du corps pour coincer, comme s’il fallait une armature. Brrh, ça rappelle le corset des femmes d’il il y a quoi déjà, 2 siècles ? Couleur foncée pour le sérieux façon auss, fin du XIXè siècle. Chemise et tout et tout. Le pantalon maintenant. Surprise, il est blanc et s’arrête aux genoux. Qu’est-ce qu’on peut admirer alors ? Les genoux et les mollets ; comme les pauvres n’ont jamais du faire de sport, ce sont, osons le dire, des mollets de poulet, j’exagère un peu. Et on nous la rejoue Gainsbarre, quelques décades plus tard, sans chaussettes of course. Si non ça aurait l’air un peu Officier de l’armée des Indes. 

 

Le pied est nu (si, si,) dans une chaussure qui ressemble à un gant de pied.  Ah l’impression ! Pour le savoir il faut que vous fassiez le test, comme mes filles l’ont fait (involontairement) avec moi. Vous achetez des chaussettes-gants à orteil individualisé. Si, si, ça existe et ça vient forcement du Japon, ce haut lieu de la « branchtude » (= branchitude pour ceux qui n’y comprennent rien). Avec ça vous enfilez des moufles à pied (= avec le pouce individualisé) et vous voila partis. Oh le glauque que ça fait, tellement glauque que je n’ai jamais osé faire le test moi-même. Il faut dire aussi que je n’ai pas la patience, pour les pouces ça va mais les 8 orteils c’est de trop. Bon allez, on avance !  

Si on comprend bien,  pour les femmes on enlève le haut, pour les hommes le bas ; on garde au milieu et ça nous fait une société équilibrée. Oui c’est une façon de le dire. Mais ce qui m’interpelle le plus ce n’est pas ça. Si ces hommes paraissent aussi bizarres, objectisés en quelque sorte, comment notre œil est-il habitué à ce point à accepter les femmes de la pub qui doivent être tout aussi bizarres à un œil neuf. Et là c’est grave, mes sœurs. C’est de nous dont il s’agit. Il va falloir réviser nos leçons de parité.

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Styles de Vie, Styles de Luxe, MSM (1)

5 Mars 2007, 09:12am

Publié par Elisabeth Poulain

Styles de vie, styles de luxe, MSM 


C’est à un exercice live de benchmarking que je vous convie pour me faire pardonner de ne rien avoir écrit la semaine derniere. Depuis Noël dernier, j’ai demandé à mes filles de m’apporter des magazines dits féminins pour comprendre ce qui les intéresse. L’une par exemple est beaucoup moins préoccupée par la mode qu’il y a quelques années. Elle s’en fiche même un peu. Elle est de plus en plus sportwear chic et décalé. Elle aime les nouvelles matières très technologiques. Elle prend beaucoup de plaisir à lire les blogs tels que celui de blabla de filles sur www.hautetfort.com. C’est vraiment drôle. La seconde a décide depuis de nombreuses années de ne plus s’habiller qu’en noir avec des pointes de couleur. Depuis un an maintenant, elle s’est fait percer les oreilles à mon plus profond étonnement de spectateur des évènements de mai 68, moi qui venait juste de quitter la fac de droit à ce moment là. Sa collection d’ornement d’oreilles est fascinante : plumes, bouton, plastique, perles, tout est bon. L’imagination au bord de l’oreille.

L’idée m’est venue d’essayer de comprendre comment les idées nous viennent surtout à nous les femmes, je dois dire, tout simplement parce que j’en suis une. Je me suis toujours refusée à penser que nous pensions différemment en tant que femmes. Alors les idées ? Pour le savoir, je regarde ce que lisent mes filles et leurs amies. J’ajoute une pincée de suppléments du week end qui viennent tous de la Kapitale et je démarre. C’est impressionnant. Même l’air que nous respirons est formaté. Je prends toujours l’exemple de l’air pour montrer que le marketing est partout. A partir du moment où l’air que nous respirons fait l’objet d’argument de vente, il est naturellement markété. Plus rien n’échappe à la sphère marketing. Je le sais. Je suis prof de marketing. A ceux qui se désoleraient de ce constat, je dirais simplement que le marketing est si étroitement associé à la démocratie qu’il en épouse son caractère imparfait. Comme nous !

Les idées ? Ca vient zut et flûte ! Pour savoir d’où souffle le vent, étudiez la presse féminine. Elle donne le ton du luxe dont nous sommes tous obsédés.
- En 1 Etudiez les parfums : flaconnage fort, design visuel dépouillé, couleur de fond qui va de l’ambre chaud, au curry foncé, au sable grisé d’un coté, au rosé fané foncé, au parme, au thé rosé. Jamais de couleur uniforme mais un jeu de lumière par derrière qui éclaircit la couleur comme un halo autour du flacon, une couronne autour de la tête d’un saint ; les crèmes de beauté, quant à elles, sont proprement magiques puisqu’il suffit de les appliquer pour devenir belles.
En 2. Ajoutez l’apport des matières des vêtements et des accessoires : dimension contemporaine avec l’argent, le métal, la brillance / dimension sensuelle avec le cuir, le velours, les perles / dimension kitsch-provoc-branché avec un mélange entre tête de mort en diamant, colliers ethniques et objets détournés.
En 3. Cherchez les chaussures : matières décalées vinyle ou paillettes, couleurs, talons importables (on s’en fiche) formes tels que des sandales ouvertes en plein hiver…
En 4. Collectionnez les styles en jouant le moment, l’univers ou le jeu : matin-midi-soir / ouvrier-cadre-star / fonctionnel-pluriel-enfant.
En 5. Mangez avec les yeux : des nourritures très chères que vous visualisez grain à grain/très bon marché pour montrer comment les transformer en luxe/ venant d’un autre univers culinaire. Tout en vantant la bonne cuisine évidemment, le faites-vous plaisir et le régime du lendemain.  

Résumons, les styles de luxe se résument à trois initiales MSM.
= le M de Matières pour le Sens du toucher, de l’odeur, de la vue…
= le S de Styles grâce à la ligne, la couleur, le décalage, l’innovation pour l’œil et l’esprit…
= le M de Marque afin de donner à la cliente le privilège d’endosser, de renforcer ou de dévoiler sa personnalité parce qu’elle unique, parce qu’elle est multiple et parce qu’elle est clanique. Dans le monde du luxe, il y a des porteurs de marques d’un coté et des sans marques, des sans grades de l’autre.

Vous êtes à vous-même votre propre création, vous avez le choix de votre clan, vous créez votre espace et vous apprivoisez le temps. Le luxe, c’est magique

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Métier: Tailleur de silex

18 Février 2007, 10:00am

Publié par Elisabeth Poulain

Métier: Tailleur de Silex

Au dernier Salon des Vins de Loire, qui vient de fermer ses portes à Angers, un vigneron de Meusnes Jacky Preys avait un invité sur son stand. Un invité qui ne parlait que si on s'adressait à lui. Pas bavard au point de prendre l'initiative de prendre la parole et qui préfère s'exprimer en laissant parler la pierre de silex qu'il taille et retaille de façon à formater des languettes de pierre à facettes indispensables au fonctionnement des pistolets et des fusils à poudre. Il y avait donc des clics, des clacs secs au son long ou bref avec des vibrations sèches. Il se passait quelquechose d'étrange sur ce stand  d'Amphitéa ce mardi 6 février 2007. Le silex parlait et dégageait une odeur étrange à nulle autre pareille, l'odeur du silex heurté séchement par une autre pierre  ou un outil. Pas de coup violent mais juste, avec des outils que l'on trouvait à l'âge de pierre (ça tombe bien), comme un bois de cervidé ou un os. Des bruits, une odeur et aussi une lumière, celle de l'étincelle, celle qui qui résulte du choc du métal et qui se transmet à la poudre contenue dans le fusil ou le pistolet et l'enflamme. Le coup part.

A peine la démonstration commencée à mon intention - je n'avais pas pu m'empécher de poser des questions à ce jeune homme asssi sur un tabouret posé sur une fourrure et qui avait posé sur ses cuisses une grande pièce de cuir - au bruit du silex, en quelques minutes plusieurs hommes sont venus attirés par ce spectacle insolite. Il ya avait trois très grands hollandais très intéressés par ce trio insolite, l'homme, la pierre et le vin.

Actuellement ce sont essentiellement les collectionneurs d'armes anciennes qui recherchent des pierres à fusil, ce qui fait de Meusnes le centre mondial de la pierre à fusil et du tailleur de pierre le seul artisan en Françe capable de parler à l'oreille de la pierre, de comprendre pistolets et fusils d'il ya plusieurs siècles et d'appliquer les gestes des hommes de la Préhistoire. Il est aussi le conservateur du seul musée en France de la peirre à fusil à Meusnes toujours. Il faut dire qu'il est venu spécialement de sa Belgique natale pour pouvoir laisser s'exprimer sa passion pour la pierre à silex, celle aussi qui fait de si grand vin. Et nous en revenons à Jacky Preys qui avait invité sur son stand Jean Jacques Dutrieux, fabricant de Pierres à Fusil. (DutrieuxJ-J@Wanadoo.fr)       

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Les noms des vignerons de l'album photos

13 Février 2007, 19:44pm

Publié par Elisabeth Poulain

Les noms des vignerons de l'album photosl

de gauche à droite et de haut en bas: on peut reconnaitre

- Alexandre Monmousseau/Vouvray, Anne Athimon/Do Génaudières, Baudry-Dufour.Chinon, Carine Rezé/Saint Nicolas de Bourgueil, Catherine Motheron/Do de Flines

- Celine Dubois/Clos Cristal, Evelyne de Pontbriand/Savennières ,  Jean François Mériaux/Do Bois Vaudons, Joël Ménard/Do des Sablonnettes,

- Laurent Gosset/Château de La Grille, Les deux héros des Loges de la Folie/Montlouis, Luc Bizard/savennières, Lydie Naels/MIchel Redde , Marie Luce Métaireau et Jean François Guilbaud/Grand Mouton,

- Pascale de Bonnaventure /Do de Coulaines, Pierre Aguilas/Do Gaudard, Pierre Jacques Druet/Benais, Pierre Soulez/Château de Chamboureau, Thomas-Labaille/Chavignol

- et Victor Lebreton/juigné sur Loire

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Les Habits du Vin n° 3

10 Février 2007, 11:06am

Publié par Elisabeth Poulain

Les Habits du vin –Billet n°03   -  janvier 2007 

Mes voeux  pour 2007  

Il faut que je me dépêche pour vous adresser mes meilleurs vœux de belle et bonne année. Je cours après le temps même si le Salon des Vins de Loire ouvre quelques jours plus tard que d’habitude. Un début d’année si riche de promesses qu’il faudra bien qu’il y en ait quelques-unes qui pourront être réalisées. 

Pour ma part,  je vous souhaite une année de démarrage d’un nouveau cycle cette fois-ci  en progression, avec moins de difficultés, plus de commandes fermes et de régularités dans les ventes à l’export. 

Ma recherche sur l’habillage de la bouteille de vin ( de Loire, of course) se poursuit bien. J’en suis maintenant à la seconde phase, celle où j’extrais la quintessence des milliers d’information qui sont à maîtriser : j’ai nommé  le premier jet d’écriture. Je travaille  avec vos  étiquettes et/ou votre bouteille à côté de moi. Je vous laisse imaginer la logistique que cela implique. Mais il   faut absolument que j’avance pour tenir les délais. Heureusement que c’est passionnant. Vous dites des tas de choses dans vos habillages. C’est ce qui constitue le pouvoir de communication par la bouteille. 

Je vous appelle aussi par téléphone ou vous contacte par mail quand il me manque une petite info qui me semble tout à coup indispensable ou quand je découvre une de vos nouvelles étiquettes ou bouteilles. Ne vous en étonnez pas : je suis sur ma planète vin et ça bouge beaucoup. Au printemps j’aurais achevé le manuscrit et résolu tous les problèmes techniques que pose la réalisation d’un tel ouvrage. Son objectif principal est de dégager les principales tendances d’habillage qui existent en Loire actuellement, quel que soit le type de vin, AOC, VDP/VDC ou Nouveau Vin de Table.   

C’est une nouvelle façon de montrer la vitalité de la Loire par sa richesse que ce soit en terme de terroirs, de trajectoires, d’innovations et d’avancées. Parler de la Loire par et grâce à ses bouteilles en donnant envie aux lecteurs-voyageurs d’un nouveau type de goûter vos vins et de venir à votre rencontre. Il y aura donc un carnet d’adresses à la fin parce qu’une bonne communication d’un auteur ne peut se concevoir qu’avec la possibilité du destinataire, qui est le lecteur, d’agir à son tour en se rapprochant de vous. 

D’ici le salon, il faut que je finalise mon blog (http://elisabethpoulain.over-blog.com) qui me permettra de mieux garder le contact avec vous et de communiquer avec vous autrement. Ca tombe bien, c’est le thème du salon de cette année. J’y parlerai de  vin évidemment, de marketing ou de style de vie. Alors que 2007 soit une vraie  bonne et bonne année et à bientôt au salon. 

P.S. Il n’est pas encore trop tard pour m’envoyer vos dernières étiquettes sorties. 

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Le salon des Vins de Loire 2007

10 Février 2007, 09:41am

Publié par Elisabeth Poulain

Le salon des vins de Loire 2007

Il vient de fermer ses portes ce mercredi dernier 7.02.07. A la demande de nombreux exposants, il s'était décalé d'une semaine en février pour laisser au vin une semaine de plus et aux vignerons du temps supplémentaire pour préparer le salon. Comme à chaque fois, il a eu ses temps pleins et ses temps creux mais sans reproduire les autres années. Forcément. Chaque salon a sa typicité. L'année dernière avait un goût de renouveau pour son 20ème anniversaire; cette année est peut être moins flashy mais plus en profondeur. L'ambiance était studieuse et douce, avec toujours cette qualité un peu intimiste qui est reconnue par les acheteurs professionnels. Le Salon (600 exposants) garde taille humaine.

L'Etude d'"Opinion d'Opinionway" sur les motivations d'achat des acheteurs étrangers de vins de Loire, fait ressortir * la qualité des vins en 2ème position après Bordeaux, *le savoir faire des vignerons loin devant les autres régions françaises, *le bon ratio qualité prix à égalité avec L'Espagne et L'Argentine et le meilleur en France, *le fort potentiel de vente en 2 position ex aequo avec le Languedoc et juste derrière Bordeaux...

L'étude fait ressortir aussi la nécessité d'être mieux perçue et par les acheteurs professionnels et par les consommateurs en les aidant à s'y retrouver dans notre foissonnante vitalité. Donner des "fils rouges", des repères en travaillant en particulier l'habillage de la bouteille qui fasse ressortir l'identité et la différenciation de chacun.

C'est ce à quoi je me suis attelée depuis plus de 18 mois maintenant, depuis que j'ai lancée une grande étude sur l'habillage de la bouteille de vin en m'attachant à ce que veut dire celui ou celle qui pousse la bouteille vers l'acheteur/consommateur. Que veut-il ou elle dire et comment le dire? C'est la double question de l'identité et du sens qui se pose et qui est à la source de l'image qui en résulte.  

Deux livres achetés sur le Salon: lisez la partie Loire que Jacqueline Friedrich consacre à la Loire dans "The wines of France" (Ten Speed Press). Ca ressource! et pour vous détendre avec un bouquin d'un producteur d'oliviers qui s'y connait aussi en vin et qui est l'Anglais préféré des Français, Peter Mayle  avec "Un bon cru" sorti chez Points.

    

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Le vin aussi est affaire de femmes

4 Février 2007, 18:26pm

Publié par Elisabeth Poulain

Le vin aussi est affaire de femmes

Voici la plaquette incluant

- "la 4 de couv" (en terme d'édition, c'est la quatrième page de la couverture, le verso) de cette recherche que j'ai menée en Loire en 2003-2004 pour faire connaître la filière vins de Loire par les femmes qui y travaillent. Un de mes objectifs: montrer la richesse humaine, la diversité des profils et des compétences, aussi nécessaires à notre présent et à l'avenir que la richesse des terroirs.

- le profil de l'auteur (moi) et du dessinateur (France, ma fille)

- le nom et l'adresse de l'éditeur

- et les 75 Dames de la VIgne et du VIN.    

4 de Couv: Qu’ils soient connaisseurs ou néophytes, professionnels ou consommateurs, tous affirment que le vin n’est pas une boisson comme une autre. Chacun a sa réponse. Une façon nouvelle de savoir pourquoi est de présenter les femmes qui travaillent dans la filière vin en allant à leur rencontre dans une démarche d’ouverture et en mettant l’accent sur leurs ressemblances – la capacité à se remettre en question, la volonté de se former, l’aptitude à innover, le goût du contact, l’amour du vin,…- et sur leurs différences en matière de profession, de formation, d’expérience, d’âge, de statut, de nationalité…  

La concurrence venant de l’étranger est maintenant bien présente. La seule façon d’y répondre est de mobiliser ses forces, toutes les forces et celles des femmes en particulier. C’est particulièrement vrai dans un vignoble comme celui de la Vallée de la Loire qui possède beaucoup d’atouts et qui n’a pas fini de se structurer face à la concurrence venant de France ou de l’étranger. La jeunesse de ce vignoble se traduit par une plus grande capacité d’ouverture, d’énergie et d’innovation de la part des acteurs du monde du vin et en particulier des femmes de la vigne et du vin.  

Elles sont 75, dans la Vallée de la Loire, à vous parler de leur métier dans la filière vin, à vous dire leurs attentes et leurs espoirs et à témoigner de leur  attachement profond à un produit qui est au cœur de la culture française.  

Chacun sait, particulièrement en France, que le vin est un monde en soi, un monde avec ses particularités, sa langue, ses usages et ses acteurs qui sont reliés entre eux par un amour commun, celui du vin et de ses valeurs. Les femmes en font intégralement partie.  

Les femmes sont présentes dans le vin depuis longtemps, mais elles ne sont pas toutes visibles. Car s’il y en a heureusement qui savent très bien parler d’elles-mêmes, d’autres n’avaient jamais eu l’occasion  de s’exprimer sur leur métier.  Chacune a sa façon  parce que chaque histoire est autonome et  a  sa propre couleur.   

Ce sont les Dames  de la Vigne et du Vin de la Vallée de la Loire.

L' auteur et la dessinateur  Docteur en Droit, Elisabeth Poulain est professeur de marketing international spécialisé dans l’agro-alimentaire et le vin dans l’enseignement supérieur. Elle est très attirée par la dimension internationale des marchés et des relations entre les entreprises et les consommateurs. Elle est par ailleurs l’auteur de plusieurs ouvrages de marketing international et de techniques de commerce international.  France Poulain est architecte et docteur en urbanisme.

 

Editions CHEMINEMENTS, 1, Chemin des Pièces, Bron, 49260 Le Coudray-Macouard , Tél 02.41.67.74.54

Les 75 dames de la Vigne et du Vin

Elisa Amiot, Fondatrice, Gérante d’entreprise, Veuve Amiot, Saumur (49)  

Françoise Anée-Beaugé,  Publicitaire, La Part des Anges, Carquefou (44)  

Junko Arai, Vigneronne, Domaine des Bois Lucas, Négociante, Cosmo Jun, Mareuil sur Cher (41)  

Anne Athimon, Viticultrice, Domaine des Génaudières, Le Cellier (44)  

Roselyne Bachelot, Ministre Ecologie et Développement durable, Paris (75)  

Agnès Bardet, Responsable production, Confrérie des Vignerons, Oisly-Thésée  (41) 

Armelle de Bascher, Propriétaire-Récoltante, Château de la Berrière, Barbechat (44)  

Hilkka Boldt, Chef de marché export, Interloire (37)  

Laurence Guérin, Responsable Unité Tours, ITV, Tours (37)  

Pascale de Bonnaventure, Propriétaire-Vigneronne, Château de Coulaine, Beaumont en Véron (37)  

Caroline Bouhours, Professeur BTS, CFA, Montreuil Bellay (49)  

Cécile Braly, Technicien, INAO , Angers (49)  

Aline Caillaud, Salariée agricole, Viaud-Lebreton, Saint Jean des Mauvrets (49)  

Elodie Charron, Maître de chai, Domaine du Bois Mozé, Coutures (49)  

Lucie Chassevent, Directrice de Syndicat, SVPJF, Angers (49)  

Charlotte de Colbert, Louise de Brézé,  Propriétaires-Récoltantes, Domaine de Brézé, Brézé (49)  

Catherine Corbeau, Directrice commerciale, Directrice de la communication, Domaine J. Mellot, Sancerre (18)  

Geneviève Couet, Responsables Ventes, Responsable  de la Gestion, D. Couet, Saint Père (58)  

Marynette Couly Dutheil, Antiquaire, Au Vieux Marché,  Distributrice vins Couly Dutheil, Chinon (37)  

Michelle Cristy, Conseillère en vins, Nantes (44)  

Isabelle Denis, Viticultrice-Caviste, Domaine La Roche Renard,  Vallet, Sainte Marguerite de Pornichet (44)  

Francine Desmet, Propriétaire-Récoltante, Domaine de Versillé, Saint Jean des Mauvrets (49)  

Catherine Dhoye-Deruet, Vigneronne, Domaine de la Fontainerie, Vouvray (37) 

Claire Duchêne, Directeur marketing, Interloire, Tours (37) 

Hélène Dubois Aubin, Historienne d’Art, Montreuil Bellay (49)  

Maud Dupont, Chef de produit, CFGV, Tournan en Brie (77), Saumur (49)  

Françoise Flao-Bodet, Directeur général, Caves de Grenelle (49)  

Catherine Fossot Picard, Directeur commercial, CFGV, Tournan en Brie (77), Saumur (49)                                                   

Françoise Foucault, Vigneronne, Chacé (49)  

Anne Claire Foureau, Caviste, Nicolas, Angers (49)  

Christel Fournier, Caviste, Nicolas, Angers (49)  

Joëlle Gautier Ernoul, Historienne, CCO, Fontevraud (49)  

Danielle Gibault, Négociante, Danielle de l’Ansée, Noyers sur Cher (41)  

Mathilde Giraudet-Crapier, Maître de chai, Domaine de Versillé, Saint Jean des Mauvrets (49) 

Anita Grasset, Infographiste, Gigault Imprimerie, Chalonnes (49)  

Noëlle Guibert, Technicien, Onivins, Angers (49)  

Caroline Guiet,  Chargée de communication, CIVN (44)  

Véronique Günther Chéreau, Propriétaire-Viticultrice, C du Coing, Saint Fiacre (44)  

Evelyne de Jessey Pontbriand, Propriétaire-Récoltante, Domaine du Closel, Savennières (49)  

Dominique Lacheteau, Propriétaire-Récoltante, Château de Montguéret, Nueil sur Layon (49) 

Jacqueline Landrin,  Inspecteur des Douanes, Nantes (44)  

Maryse Leborgne, Restauratrice, Relais Bellevue, La Ménitré (49)  

Anita Lebreton, Vigneronne, Domaine des Rochelles, Saint Jean des Mauvrets (49)  

Nathalie Leduc, Chantal Leduc, Viticultrices, Domaine Leduc, Martigné Briand (49)  

Sophie L’Homme, Importatrice, Les Vins du Monde, Carquefou (44)  

Carole Louiret-Diard, Conseillère, Chambre Agriculture, Angers, Doué la Fontaine (49)  

Delphine Malleron, Eliane Malleron, Propriétaires Récoltantes, Domaine René Malleron, Crézancy en Sancerre (18)  

Sylvie Marnay, Restauratrice-Caviste, Restaurant Saint Nicolas Gourmand, Saint Nicolas de Bourgueil(37)  

Christine Martin,  Contrôleur Répression des Fraudes (72) 

Maria Teresa Miñana Castelló, Apprentie Ingénieur, ESA/INRA , Angers (49) 

Bénédicte Montigny Piel, Propriétaire-Récoltante, Clos Saint Fiacre, Mareau aux Prés  (45) 

Catherine Motheron, Propriétaire-Récoltante, Domaine De Flines, Négociante, Les vins Mottron, Martigné Briand (49) 

Aurélia Nenin Autexier, Journaliste spécialisée, La Vigne, Paris (75)  

Lucette Onillon, Responsable médiathèque, ESA, Angers (49)  

Marie Madeleine Oosterlinck-Bracke, Viticultrice, Domaine de Juchepie, Faye d’Anjou (49)  

Sandra Peillon, Conseillère vins, Centre Leclerc, Saumur (49) 

Manuelle Peineau, Assistance commerciale, Blanc Foussy, Rochecorbon (37) 

Dominique Penneau Fontbonne, Professeur de Médecine, CHU, Angers (49)  

Cécile Pierre, Œnologue, Qualité, UAPL, Brissac (49)  

Fabienne Richard de Tournay, Négociante, Sarl Fabienne Richard de Tournay, Le Pallet (44)  

Jacqueline Riffault, Co-exploitante viticole, Domaine Pierre Riffault, Verdigny (18)  

Miranda Roux, Co-Responsable des ventes et de la gestion, Domaine de Bénastré, Montreuil Bellay (49)  

Stéphanie Ruchaud,  Restauratrice, Restaurant Le Port du Moulin, Champtoceaux (49)  

Bénédicte de Rycke, Propriétaire-Vigneronne, Les Vins Bénédicte de Rycke , Marçon  (72) 

Sandrine Thomas, Chef de centre,  INAO, Sancerre (18) 

Isabelle Veillon, Attachée, commerciale export, Collégiales des Domaines de Loire, Le Puy Notre Dame (49)  

Michèle Vétélé, Sommelier, Restaurant Anne de Bretagne, La Plaine sur mer (44)  

Maryse Viaud, Gestionnaire de pépinière, Pépinières Viaud, Saint Jean des Mauvrets (49)  

Beatrix Wilbrenninck, Agent à l’exportation, Montreuil Bellay  

Chantal Wilk, Viticultrice, Domaine des Ballandors, Brinay (18)  

Johandie Zietsman Poupard, Assistante vinification, Aubigné sur Layon (49)  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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A quoi sert une étude de marché

20 Janvier 2007, 18:05pm

Publié par Elisabeth Poulain

Actuellement les marchés à la mode sont la Chine, la Russie, la Pologne ou le Canada. Point commun à ces quatre marchés, la demande de vin en hausse. C’est le critère qui est mis en avant pour inciter les exportateurs français de vins à sélectionner ces marchés et commencer la prospection. Mais ces quatre marchés présentent également de grandes difficultés d’accès et ou de fonctionnement. La sélection d’un seul élément d’une étude de marché revient à fausser complètement l’intérêt de celle-ci. Une information ponctuelle n’a de sens que resituée dans un contexte plus large en y incluant toujours la concurrence.

Mais cela ne suffit pas parce que l’EDM que tout le monde a en tête est une étude documentaire (desk research) dont l’âge du recueil de l’information pose problème. Il y a toujours un différé de temps variable entre la date de recueil de l’information et  celle de sa publication. Pendant ce délai qui se compte en mois ou en année, la situation change chaque jour. Il est donc nécessaire de croiser ces informations documentaires pour les accepter comme hypothèse de départ.

Puis pour valider au moins partiellement celles-ci, il faut se rendre sur le terrain pour rencontrer les acteurs et metteurs en marché. C’est la « field research ». Une fois sur place, la recherche des informations pertinentes n’est réellement fructueuse qu’à la condition d’avoir préalablement déterminé les objectifs de la stratégie de l’entreprise. Parce qu’on ne voit que ce l’on cherche.  En effet le traitement des informations recueillies dépend des objectifs et des moyens de l’entreprise. Des marchés peu intéressant pour certains opérateurs peuvent l’être pour d’autres. Etre référencé au Québec est une des meilleures preuves  du savoir-faire d’une entreprise, même si la rentabilité finale est très faible, voire nulle.

La connaissance d’un marché ou plutôt du marché dans lequel l’entreprise cherche à creuser sa place se fait à tout moment grâce à la veille commerciale (salons, Internet, presse…) et l’EDM n’en est que l’un des outils. Que l’EDM documentaire soit gratuite (Onivins…) ou payante (UbiFrance…),  elle ne vous dit pas quoi faire ; elle vous donne des indications utiles sur les marchés et les concurrents. Gallo-France vient de l’apprendre à ses dépens. L’utilisation de tous les outils de connaissance des marchés et en particulier des EDM ne lui a pas suffi à réaliser ses prévisions de vente.

La carte n’est pas le territoire et l’EDM est toujours moins riche que la réalité. C’est un bel outil de réduction de l’incertitude, un atout lors de la prospection et un faciliteur lors de la négociation parce que la détention de l’information vous met à égalité d’abord avec les concurrents et ensuite avec les acheteurs qui eux aussi ont l’information. Et c’est toujours l’entreprise qui garde la main. C’est bien pour cela que certaines préfèrent passer directement à la prospection et faire leur EDM en même temps. S’il y a de la demande, c’est qu’il existe un marché !  

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A quoi sert l'export

20 Janvier 2007, 17:59pm

Publié par Elisabeth Poulain

"Froh wie Gott in Frankreich », Heureux comme Dieu en France, c’est ce que déclare un célèbre dicton allemand pour vanter la douceur de vivre en France. C’est  particulièrement vrai en Val de Loire qui s’appelle lui-même le Jardin de la France, quand il n’évoque pas la Loire des châteaux. Il y fait si bon vivre que l’ouverture des frontières en 1993 a provoqué la réaction inverse à celle qui était escomptée de la part des petites entreprises, le repli sur la vente directe et la baisse des efforts à l’exportation.

Un article de Capital (octobre 2005) pointe du doigt les mauvais chiffres à l’export en commençant, noblesse oblige, par la baisse de moins 20% des ventes de vins à l’étranger en 7 ans. Au delà des chiffres, la journaliste conclut par le déficit de culture de l’exportation existant dans les entreprises françaises par rapport à leurs concurrentes espagnoles et allemandes. En soulignant que celles-ci reçoivent plus de subventions que leurs homologues françaises comme si les aides  sont de nature à inciter à l’export. Or rien n’est plus faux.

En effet, presque 60 ans de politique de soutien à l’export montre qu’il faut d’abord ressentir une ardente obligation pour se lancer à l’export. Pour les petites exploitations,  la démarche d’exportation ne se fait que si c’est absolument nécessaire.   Au fur et à mesure que la pratique se  développe et que l’entreprise prend confiance, les bienfaits de la vente à l’étranger commencent à apparaître.  Citons :

- le développement du chiffre d’affaires et la possibilité, si le marché le permet, d’augmenter ses prix, ce qui est appréciable, à l’heure où les entreprises françaises ont du mal à stabiliser leur CA;

- la meilleure perception des modes de consommation de par le monde, qui permet de comprendre nos nouvelles façons de déguster le vin, particulièrement celles des jeunes et des femmes. Les études de marché montrent qu’il existe de nombreux pays où la demande augmente;

- la répartition du risque sur plusieurs marchés, au lieu de la dépendance à l’égard d’un seul –la France-, avec les contraintes qui découlent notamment de la réglementation restrictive de la publicité et de l’étiquetage;

- la capacité à s’adapter à de nouvelles cultures, tout en renforçant sa propre identité culturelle. On est encore plus français et ligérien  quand on vend en dehors de nos frontières ;

- et surtout la force de contrer la concurrence pour limiter sa puissance d’expansion. Apprendre à vivre avec la concurrence de collègues d’Europe ou d’ailleurs, c’est d’abord vouloir l’affronter de façon directe sur leur propre territoire mais aussi sur les marchés d’exportation qui sont aussi les nôtres. L’objectif est de leur barrer la route.

Face à une demande en évolution constante et hyper-rapide sur des marchés sans visibilité, la seule façon d’arriver à survivre et à se développer est de repartir à l’attaque pour conquérir ou reconquérir des parts de marché. Avec un avantage en retour intéressant : la présence à l’étranger devient une preuve supplémentaire de son savoir-faire.

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