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Le Blog d'Elisabeth Poulain

La philosophie de vie selon Giorgio Armani

27 Janvier 2008, 19:59pm

Publié par Elisabeth Poulain

A la fin de son interview par Diane Wulweck pour Le Monde2 (19.01.2008) parue dans le Grand Portrait, la journaliste lui demande quels sont ses trois vœux. Il répond :  
-        une santé de fer
-        une mauvaise mémoire pour oublier les offenses
-        mourir en souriant
 
Le souhaitn° 1 est amusant. C’est ce que j’ai perçu en premier. Il lui faut non seulement que sa santé soit bonne mais qu’elle soit de fer. C’est à dire sans faiblesse, ni rupture de rythme, ni hiatus d’aucune sorte. Le n° 3 ne fait que confirmer le n° 1. On s’attendrait à ce qu’il demande l’immortalité, ce qui serait logique quand on voit son parcours vraiment étonnant. Mais alors on comprend pourquoi il a, entre les deux souhaits, parlé de sa mémoire à offenses. Offense vient d’offendere (du latin, blesser). On gage que sa mémoire est plus qu’excellente, mais aussi celle qui a trait à ceux qui l’ont blessé et qui continuent ; sinon il n’en parlerait pas. Car cet homme préfère aimer qu’être aimé, donner que recevoir, travailler et non se reposer, avancer, surtout pas s’immobiliser, continuer et créer. Faire en sorte que ces blessures jamais ne le dévient de sa route de créateur d’un style et d’un art de vivre. Il décide de tout, veille à tout, déteste les fashion victims et n’attend rien des autres.
 
Dans une autre interview de Marie-Laure Guilleret, donnée à L’Express cette fois-ci quelques jours avant (08.01. 2008), le couturier explique ses intentions depuis ses débuts: 
-        créer une image différente, liée à des façons de vivre et de bouger en mutation
-        pour les femmes…leur donner la possibilité de gagner l’aisance des hommes
-        être élégant de tellement de façons différentes
  
Le style Armani se traduit en quelques mots : sobriété des lignes, simplicité = sans chichis inutiles, élégance minimaliste (la seule, la vraie, l’indémodable), rigueur (des structures) avec souplesse, portabilité (par toutes et tous, pas seulement les mannequins), adaptabilité (à toutes circonstances), assortabilité (entre les pièces de l’habillement), assurance d’être bien, dans le ton partout dans le monde… Prenez n’importe quel roman américain portant sur la bourgeoisie de la Côte Est ou Ouest, dés qu’un homme est bien habillé, il est en Armani, tout comme sa femme demande du Champagne dés qu’il y a quelque chose à fêter. Richard Gerre en 1981 portait un costume A dans American Gigolo. Il y a certainement un lien entre les deux.
 
L’art de vivre Armani concerne la personne et englobe vêtements de haute couture, cosmétiques, bijoux, parfums, lunettes, mais aussi des lieux de vie tels qu’hôtels, complexes touristiques et des meubles partout dans le monde. En projet, des bateaux. Il revendique entièrement son origine italienne. On ne naît pas créateur sans racines. L’Italie a toujours gardé une approche humaine de la mode.   Mais jamais il ne cherche à s’adapter au pays dans lequel il distribue ses créations. Ce serait inutile :
-        avec l’évolution des moyens de communication, le rapport au temps et à l’espace s’est transformé.   
 
Auparavant on a appris que ce très grand créateur a 73 ans, se lève à 7h, fait 1h30 de gym tous les matins, consacre son énergie, son intelligence, son sens de l’organisation, de l’entreprise et sa connaissance du marché à la poursuite de la création et au développement de ses idées. Il porte à lui seul le groupe Armani dont il est le seul actionnaire. Sa responsabilité en est encore accrue :     
      - Sur mes épaules, il y a un empire     
- Je suis le premier employé de ma maison
 
A ce titre, il se doit de garder un lien fort avec la vraie vie en ne cherchant pas à privilégier l’image théâtrale aux dépens de la consolidation de la structure financière de l’ensemble. Se faire plaisir en créant est une chose, être en phase avec les acheteurs aussi, assurer la consolidation du groupe tout autant.
 
Il passe de l’enveloppe des hommes et des femmes aux lieux de vie, hôtels qui sont un prolongement naturel. On le découvre géniteur d’un œuf dont il est également le centre, développant d’abord des vêtements qui constituent le jaune, puis les cosmétiques puis le blanc proche avec tous les accessoires, ensuite les meubles, les hôtels, les bateaux, les complexes touristiques… Giorgio Armani possède plusieurs maisons, toutes au bord de la mer, en particulier dans le sud de la France. A ce sujet, il parle de sa mère originaire de l’Emilie-Romagne, ou le ‘r’ se prononce dit-il à ‘la française’. C’est ce qui a facilité son approche de la langue française et il ajoute à propos de la France:   
-        J’aime l’esprit des femmes et surtout l’inventivité de celles qui n’ont pas d’argent
-        J’aime aussi le Paris plus populaire 
 
Un homme compliqué, qui assume et qui continue à prendre des risques et à innover. Il a ouvert son propre club à Milan près de chez lui cette fois-ci, Privé, (en français) pour y recevoir la nuit. Conçu au départ pour y retrouver ses amis, il continue en réalité à y travailler. Certes il a des amis mais ils  n’osent pas le déranger. Alors il travaille : 
-        J’y trouve des raisons de vivre
-        J’ai la chance d’être dans le questionnement
-        Je trouve plus valorisant de prendre des risques
-        Le succès isole
 
C’est la philosophie de vie selon Giorgio Armani: créer un monde Armani.   
 
Pour suivre le chemin
www.lemonde.fr           Diane Wulweck
www.lexpress.fr/mag/ Anne-Laure Guilleret
 
Commentaire
L’Express nous fait la gentillesse de mettre l’article en ligne. Cela permet de comparer l’impression ressentie entre l’image qui se dégage du créateur à partir des deux rencontres à quelques jours d’écart, la 1ère de l’Express citant sans commentaire les réponses du créateur et celle du Monde qui fait un article à partir de l’interview. La palme revient incontestablement à Anne-Laure qui a réussi à faire un papier riche, précis et chaleureux pour l’homme. Elle fait ressortir l’intelligence et la profonde humanité de GA. Diane a plus travaillé sur l’ambiance, la volonté du créateur de cadrer l’information et l’absence de repreneur pour cet empire. D’où sa question sur ses souhaits (de sa fin de vie ; c’est d’un délicat !) qu’elle a évidemment placée à la fin de son article de 5 pages avec les photos. Je dis évidemment parce que c’est ce qu’on apprend dans les écoles de journalisme : la Ière chose à faire est de réussir son accroche (pour intéresser le lecteur) et la seconde est de terminer en beauté par quelque chose de fort.   
 
 

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Les frontières fiscales du vin (1) et le risque de sur-complexité administrative

25 Janvier 2008, 18:59pm

Publié par Elisabeth Poulain

Ah, encore un titre bizarre. Oui parce que frontières est un mot à plusieurs sens que j’emploie au pluriel en plus. Comme la frontière d’un pays ? Oui, parce que le vin constitue un univers qui a ses codes, ses usages, un territoire plus large que le pays dont il est issu, des producteurs, les vignerons et des amateurs pour chanter leurs louanges et boire le vin. Le vin est une langue qui se parle dans tous les pays du monde. Il faut entendre Catherine Breton de Bourgueil de retour du Japon raconter comment elle fait des dégustations, sans parler japonais et les amateurs de vin, sans parler l’anglais. Le courant passe. Dans cet exemple, le vin abolit les frontières politiques et celle de la langue.
 
Mais il y a bien d’autres frontières, parfois aussi très réelles, celles du pays d’origine, la France par exemple. Tiens, je croyais que nous étions en union avec les autres pays européens. Moi aussi, mais c’est vrai qu’il y a loin parfois entre la vision intellectuelle d’une situation, l’appartenance à l’Union européenne, et la réalité terrain surtout pour des produits comme le vin. Il s’agit des frontières fiscales.
 
L’autre jour lors du SIVAL, j’ai assisté au Parc des Expos d’Angers à une très intéressante rencontre entre la CCI d’Angers et deux responsables Douane, l’une spécialisée sur les relations avec du vin désireux de développer ou de se lancer à l’export. L’accent était évidemment différent selon les deux situations. On peut supposer que les entreprises, mieux outillées à l’export sont plus concernées par ce qu’on appelle le Grand Export. Et les petites structures – les vignerons- par les ventes intra-communautaires. C’est ce qui ressortait des questions de la salle. Tout se déroulait normalement jusqu’au moment où on en est venu aux ventes aux touristes étrangers de passage au chai.
 
Et là, la situation a changé, du fait d’une réelle difficulté des TPE (très petites entreprises) à assimiler en un temps record autant de modifications réglementaires et de dématérialisation des échanges en particulier avec la douane. La situation pour les ‘petits’, qui tournent parfois à 3 au domaine, le vigneron à tous les postes, l’ouvrier dans les vignes et le chai et l’épouse de patron à l’administratif et aux ventes. Encore est-ce là, une situation relativement tenable si le domaine commence à avoir une petite notoriété et ne doit pas tout lancer et apprendre d’un seul coup. La situation actuellement est difficile au point que plusieurs participantes ont expliqué qu’elles renonçaient à vendre à des étrangers de passage au vu de la complexité de la vente de produits soumis à accises. Devenir opérateur agrée pour pouvoir bénéficier de la suspension de droits lors de la circulation n’a rien d’une évidence quand on est un petit vigneron.
 
L’Europe en est bien consciente. C’est la raison pour laquelle, elle lance une opération à laquelle la Douane française est étroitement associée. Celle-ci, ainsi que ses 26 collègues, doit faire remonter l’information concernant ce risque de sur-complexité administrative, afin que l’UE puisse y apporter remède. Ce sera temps et à mon avis, ce ne sera pas facile, vu la logique douanière et fiscale. Le risque de sur-complexité administrative est un mot que j’invente pour désigner un risque tel qu’il empêche un professionnel de réaliser des ventes portant sur quelques bouteilles ou cartons. En ce moment, il est vrai, je planche sur les risques de toutes catégories que doivent supporter et anticiper les entreprises à l’international, à l’export et à l’import. On parle toujours des uns et pas des autres. Si donc, vous avez de dire à la Douane combien et comment les obligations fiscales portant sur la circulation des produits vous pèsent, appelez la Douane, vous rendrez service à tous et vous ferez évoluer la situation plus vite. Vous pouvez le faire par mail : pae-nantes@douane.finances.gouv.fr

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Le monde selon Josep Grau Garrigua, peintre, licier, Sant Cugat, Catalogne, Anjou, France

24 Janvier 2008, 10:19am

Publié par Elisabeth Poulain


Celui qui me reçoit avec tant d’ouverture, de chaleur et de simplicité est un artiste mondialement connu qui aime d’autant plus son pays qu’il l’a quitté jeune pour avoir le bonheur et la souffrance d’y retourner et de partir à nouveau. Il est catalan de cœur, d’esprit et d’imprégnation. Ses oeuvres parlent en catalan, qu’elles soient des tapisseries parce qu’il a le goût de la matière et du textile à toucher, à façonner, tordre et laisser parler ou ses toiles de peintures épaisses, éclatantes, en matière peinture toutes autant que peintes. Son nom, Josep Grau-Garrigua.
 
L’artiste me parle de son amour pour la Loire. C’est pour elle qu’il s’est installé en Anjou. « A chaque âge, j’ai une ville, un lieu d’attache, la Catalogne pour l’enfance, New York à la trentaine, Barcelone et Paris ensuite et maintenant l’Anjou à partir de la soixantaine et pour l’enfance aussi, celle de mes jeunes enfants en particulier. La douceur angevine n’est pas un mythe. Pour moi, c’est une réalité de pierre avec une grande maison de tuffeau et un bel atelier, une réalité de terre avec un jardin où poussent les roses et les fraisiers, une réalité de paysages qui ont été célébrés il y a quelques siècles par Leonardo da Vinci ou Turner. » Et puis, c’est aussi l’Anjou des rencontres, avec des amateurs d’art, comme ceux qui ont accroché aux murs de leur château une de ses tapisseries, Vedes Pompes (Pompes antiques), une œuvre majeure de 3m x 3,50, dont on ne connaît pas l’épaisseur.
 
La Loire a aussi le vin en commun avec la Catalogne. Son père était vigneron près de Barcelone et quand il a, avec quelques collègues, commencé à vendre son vin en direct sans passer par la coopérative, c’est Josep qui a fait les étiquettes, comme il a continué à les faire quandson frère a repris le domaine à son tour. » « Produit de la nature mais aussi de l’intelligence et de la sensibilité de ceux qui le font, le vin est une création qui, au travers des cultures et des civilisations, nous est arrivé comme plaisir et stimulant de l’imagination. » Ces mots de Grau-Garrigua sont extraits du livret de La Dame Blanche que l’artiste a conçu pour les propriétaires du Château de la Fresnaye, vignerons à Saint-Aubin de Luigné pour célébrer un millésime tout à fait exceptionnel d’un Anjou rouge.
 
Pour La Dame Blanche, l’artiste s’est souvenu de son enfance quand on a plaisir à construire un univers dans un petit volume. Pour lui, pour elle, le peintre a choisi une bouteille haute et étroite. Il a crée une lithographie en guise d’étiquette, qu’il a collée lui-même à la main, après avoir placé une feuille d’or dessus. Puis il a mêlé sa vision du vin en peinture pour illustrer un texte avec dix lithos qui sont un régal pour les yeux, dans un livret (7cm x 11,5) si étroit qu’il peut reposer sur la bouteille, comme une petite couverture douce, pour protéger le vin. Il a ensuite créé la boite qui contient le trésor dont on ne sait plus s’il s’agit du vin, de la bouteille, du livret, des lithographies ou du coffret décoré et enveloppé dans une dernière lithographie, découpée pour laisser entrevoir le coffret. Comme un trésor, qui enferme un trésor, qui…
 
Josep Grau Garrigua, que sa femme et ses amis appellent Grau, comme un nouveau prénom qu’il se donne à chaque âge, a découvert l’Anjou en 1957 pour voir la tenture de l’Apocalypse, à l’époque où il fallait sonner la cloche pour appeler le gardien. Depuis lors il a noué avec la capitale de l’Anjou une relation particulière. Il bouillonne d’idées, de vitalité et de créativité. Il aime la matière lourde palpable, la couleur dense forte, indéfinissable et maintenant fine, impalpable. Ses tapisseries sont des œuvres-totems qui s’accrochent à des branches, à des lances ou aux murs froids d’un château fort, seul capable de porter leur poids et de neutraliser leur puissance. Ses constructions textiles agrégent les matériaux végétaux les plus divers dans un ordre dont la maîtrise n’apparaît que lentement, à condition de cohabiter avec l’œuvre pendant un temps variable selon les personnes. Elles dérangent tout autant qu’elles attirent. Elles irradient, comme on peut le constater au Musée Jean Lurçat qui lui consacre une salle édifiée spécialement pour ses œuvres à Angers.
 
Sa peinture est un combat pour dominer la peinture grasse et lourde et le traitement qu’il donne accentue la dimension vivante de cette matière. Il représente souvent des personnes et donnent leur nom à ses tableaux comme pour montrer l’inestimable valeur humaine. Ce sont des portraits d’homme qui figurent sur les muselets qui ornent le haut de la bouteille des Trésor et des Saphir de Bouvet Ladubay de Saint Florent Saint Hilaire, où il a exposé à plusieurs reprises ses œuvres au Centre d’Art contemporain. Il créé maintenant de grandes toiles de couleurs lisses et fines dont le rouge par exemple s’assombrit au fur et à mesure que le regard descend vers le bas, qui est noir. L’esprit se surprend à chercher en dessous comment le peintre termine le tableau alors que l’œil est déjà sorti du cadre. 

C’est une dimension constante de son travail, montrer la polyphonie humaine. Comme son regard qui s’éclaire quand il re-découvre sa bouteille, comme sa main qui instantanément touche l’étiquette de la bouteille de la Dame Blanche pour en sentir l’épaisseur dans un geste d’annonce du plaisir du vin, au moment où son esprit reprend possession de son œuvre réalisée il y a peu d’années. Grau a toujours voulu dépasser le carcan de la catégorie et a réalisé aussi des tapisseries avec des sacs usagés de café, pour le plaisir de la matière, en y associant le jute, la ficelle pour nouer les sacs, la couleur de la trame et l’odeur que nous devrions encore pouvoir sentir. Comme on devrait pouvoir sentir le vin à travers la bouteille…

La Loire, la douceur du soir, au mois de mai, le vin, le vigneron et l’artiste, une bien belle histoire avec des petites filles qui courent, très affairées, des tableaux partout, des livres de poésie, de peinture en espagnol, français, anglais qui débordent de la table, un chien, qui ouvre la porte à l’heure où il a le droit de rentrer et qui aime les fraises…Des roses jaunes qui sentent si bon quand on referme le portillon en partant. C’est le monde global en mouvement de Josep Grau Garrigua.

Pour suivre le chemin
- grau garrigua, Els anys a Sant Cugat (1929-1957), Ramon Grau Soldevila
- Grau-Garrigua, Gilbert Lascault, Editions du Cercle d'Art
- Joseph  Grau-Garrigua, Christian Delacampagne, Cercle d'Art  

Précisions
Ce texte est tiré de ma recherche sur l'habillage de la bouteille de vin à paraître prochainement. Il sert d'introduction, de mise en oeil, comme on parle d'une mise en bouche pour ouvrir l'appétit.    

 

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C'est pas bien de bouder,

23 Janvier 2008, 12:24pm

Publié par Elisabeth Poulain

Vraiment pas, alors que je suis en train de travailler pour vous. Pour moi aussi évidemment. Je suis en train de faire les finitions de ma recherche sur l’habillage de la bouteille de vin de Loire (HBV) que j’ai commencée, il y a quelque temps. Je suis tellement dedans, jusqu’au cou, que je ne sais plus vraiment quand j’ai vraiment plongé dedans, comme Astérix dans son chaudron ou comme Elisabeth dans le vin de Loire. Uniquement dans les vins de Loire ? Et vous ne parlez que de la bouteille ? Pas du vin qui est dedans? Si bien sûr, du vigneron aussi puisque toute la recherche est fondée sur le fait que le vin a forcément un géniteur, le vigneron, et un porteur, la bouteille. J’analyse la cohérence qui existe entre l’Homme, le Vin et la Bouteille   
 
Et pourquoi la Loire? Parce que c’est la région de France qui est la plus riche de sa diversité, d’innovation et de jeunesse, mêlée à autant d’histoire, de culture et de recherche. C’est aussi la plus grande et celle qui a un excellent ratio qualité/prix. C’est un vignoble ouvert à ceux qui s’y installent, accueillant aux amateurs de vin de toutes catégories sociales et qui se développe à l’export. Ca bouge en Loire.
 
Et ca, c’est passionnant. Ceci dit, il est vrai que je n’ai pas beaucoup de temps pour bavarder,   surtout que le Salon des Vins de Loire va s’ouvrir dans quelques jours et qu’il me reste des milliers de choses à faire. Relire le manuscrit, vérifier que tout est OK et résoudre toutes les difficultés qui se posent toujours. J’ai l’impression que je fais de la dentelle pour alléger le manuscrit et trouver le mot encore plus juste que celui qui est juste-juste. Je sais que je suis difficile à suivre quand je commence comme ça. Mais ça fait du bien de le dire. 
 
Je comprends bien aussi que mes histoires d’anguille à manger (sur le papier) et de lapin à chasser (de chez moi) vous semblent bien déconnectées de vos préoccupations viti-vinicoles. Il faut comprendre que moi, ça me permet de penser à autre chose qu’au pouvoir de communication par la bouteille (de vin, fusse-telle de Loire). Chez moi, il y a plein de bouteilles, près de mon bureau, de l’ordi, sous des meubles. Ca me fait rire de les voir. Je devrais évidemment les enlever dès que je n’an ai plus besoin mais il y a en a certaines que j’ai du mal à ranger.  Alors oui, ce n’est vraiment pas bien de bouder. Est-ce que je boude moi ?
 
Pour suivre le chemin
www.salondesvinsdeloire.com              

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Un lapin crétin, non, plutôt pas malin

22 Janvier 2008, 19:11pm

Publié par Elisabeth Poulain

Oui vraiment pas malin, fourbe. Vous ne pouvez pas ne pas y penser quand vous vous voyez bêtement courir dans votre jardin à la chasse au lapin. Comprenez que vous essayez de le capturer pour le remettre dehors, dans le parc d’à côté. Il a fallu au moins 7 opérations commando pour y arriver parce que vous êtes une sacrée tenace. J’en suis sûre et tout le monde me le dit. Normal, je suis du signe taureau alsacien, bien connu pour leur ténacité à quoi rien ne résiste. Si, un lapin. Il a failli réussir à me dévaster mon jardin, me bouffer toutes les petites plantes à portée de ses babines gloutonnes près du sol tout en me narguant. Il ne s’attaquait pas à de grands arbustes, oh non le traître ! Il fallait qu’il mange tranquillement les feuilles de succulentes qui résistent au froid, des merveilles de plantes grasses qui me font le plaisir de porter des fleurs jaunes.
 
Alors ce lapin ?
Je l’ai surpris me regardant par la fenêtre lui dehors et moi dedans, devant l’ordi évidemment. J’ai regardé et quoi ? Un lapin. C’est quand même la première fois. Généralement les chats du quartier suffisent à faire l’ordre, mais pas ce jour là. Il n’y a même pas eu de service minimum. Un seul chat aurait suffi à mon avis à le faire fuir. Non, pas un des 4, 5 ou 6 qui sillonnent négligemment les massifs. Je suis sortie, on s’est dit bonjour et je lui ai souhaité bonne promenade (sous-entendu loin de chez moi évidemment). Il faut croire que j’ai été trop subtile parce que le soir quand j’ai fermé mes volets, il était revenu. Me faisant coucou, c’est moi. J’ai eu un choc. Ca commençait à faire de trop.
 
Surtout quand le lendemain matin, j’ai fait un tour dehors pour voir si des fois… Et bien, oui. J’ai suivi les crottes du lapin et je l’ai trouvé calmement à me regarder près des bambous. 1 fois, 2 fois, 3 fois, j’ai réussi à l’approcher du portillon extérieur. Rien, au dernier moment au lieu de marcher droit comme un chien qu’on peut guider en avant, il partait à droite, à gauche ou le pire, en arrière. C’est là que j’ai commencé à me dire que mes neurones et les siens n’étaient pas formatés pareils.                                                                              
                                                                             
Réflexion, j’ai demandé de l’aide à mes voisins. L’un m’a suggéré 2 solutions : plonger sur lui pour le saisir d’un geste vif et rapide ou, en cas d’échec, lui tracer une piste de laitue bien fraîche et de pelures de carotte jusqu’à l’extérieur. Un autre m’a expliqué comment faire une cage avec un piège à clapet avec des carottes aussi. La bête, attirée par des arômes de grande fraîcheur, se précipite dans la boîte et clic, le clapet se ferme et c’est bon. Well, well, je me voyais bien faire ça. J’ai donc essayé cette fois-ci avec un autre voisin de le conduire jusqu’à l’extérieur, chacun d’entre nous ayant une longue canne de bambou pour le diriger, comme si c’était un bœuf par exemple. Une horreur. Un lapin ne se conduit pas comme un bovin. Je peux vous le dire. Il n’a pigé que dalle à nos injonctions, par ci, par là… Et il croquait tout ce qui se trouvait à porté de babines.
 
Le lapin était toujours là et il commençait à m’agacer sérieusement, surtout que le stress ne lui coupait absolument pas l’appétit. Cette fois, j’ai monté une coalition féminine avec une amie, chacune un grand pot à la main, nous sommes approchées pour le coincer entre les 2. Il a réussi à filer. Incroyable et il s’est réfugié dans mes chers bambous. Déjà, j’aime beaucoup les bambous, maintenant encore plus. Je suis en admiration devant leur vitalité qui emporte tout sur leur passage, dalle, muret, mais passons…Ils ont bloqué mon lapin que j’ai pu saisir par les oreilles et que j’ai mis dehors. Avec un contentement réel. Fin de l’histoire. Depuis je me demande comment un lapina pu rentrer chez moi comme ça, sans avoir été invité. En plus, je me pose des questions sur son intelligence. Parce qu’il me semble que moi + 2 voisins + 1 amie nous n’avons pas été de trop face à une petite boule de poil qui doit avoir un cerveau gros comme un petit pois mais qui est drôlement fortiche pour continuer à faire ce qu’il a décidé. Crétin non, malin oui.               
 
Pour suivre le chemin

- pour une fois, vous n’aurez aucune piste, des fois que le lapin serait assez malin. On ne sait jamais.

-. Photo Wikipedia

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Suivre l'anguille jusqu'au Japon (suite): Kabayaki + sauce Shô-you

20 Janvier 2008, 10:10am

Publié par Elisabeth Poulain

Je suis poursuivie par l’anguille. J’ouvre un livre de cuisine que j’ai acheté quand j’ai commencé à travailler ; un livre ‘moderne’ pour l’époque. Je ne sais pas si on disait ça. En tout cas, je voulais montrer ma différence (d’avec ma mère) et j’avais acheté une encyclopédie de la grande et de la petite cuisine qui se voulait à la pointe, avec des auteurs et chroniqueurs connus, Gisèle Desailly, Raymond Olivier, Mapie de Toulouse- Lautrec…Christian Guy, grand reporter à France-Dimanche et à Marie-France, est l’auteur de la 3ème partie sur le tour du monde en 80 recettes. Celle qui m’intéresse.
 
Je prends le livre en main, sans intention de chercher, et la page s’ouvre… sur la Chine. Je regarde les recettes. J’ai récemment fait un billet sur le sujet, non pas tellement pour la recette elle-même. Je suis certainement une très mauvaise élève matière de mise en application d’une recette. Ce qui m’intéresse, c’est l’image qui se dégage et l’idée qu’on se fait d’un pays à partir de la cuisine vue par des auteurs ou des journalistes. La cuisine étant une des mille et une facettes de la culture d’un pays. Rien ne me parle. Je m’apprête à refermer le bouquin et là, surprise, mon regard accroche le titre Anguilles Kabayaki, une recette du Japon sur l’autre page. Impossible de résister.
 
Accrochez-vous. Ce n’est pas triste et ça me rappelle l’histoire des cailles que je vous ai contée par le menu dernièrement. Parce que l’histoire commence de la même façon, une mise à mort bien particulière, dans de l’alcool. Yes, sir ! Go. :
 

. Vous prenez une anguille de bonne taille et donc bien grasse et (je sais, ça fait 2 et) et dit la recette bien vivante. Déjà, je commence à rire.

. Vous êtes censé maintenant lui ouvrir la bouche et la garder ouverte. Non, je ne ferai pas de commentaire.

. Ensuite vous lui versez de l’alcool de saké dans le bec, la bouche si vous voulez, toujours ouverte bien sûr. Pas de cognac à cailles, du saké, S.A.K.E.

. D’un grand geste vif et précis, vous saignez la bête. Vous faites attention à vos doigts bien évidemment. Ce ne sont pas des petites anguilles. 

. Vous l’ouvrez d’un seul coup sur toute la longueur. A mon avis, maintenant vous pouvez utiliser le reste du saké pour faire une petite pose et voir s’il est bon, loin ou à quelques distances de la bête que vous venez de vaincre à la lutte pas du tout égale. C’est la récompense du pêcheur-anguilleur-vainqueur. Je ne vous dis pas fumeur, vous avez remarqué. Il ne faut pas pousser la provoc aussi loin quand même.

. Vous désossez la bébette. C’est encore une des raisons pour laquelle il vaut mieux qu’elle soit grosse. Vous vous lavez bien les mains après ; la chair est si grasse que vos mains ne peuvent plus rien saisir.

. Vous faites chauffer de l’eau dans une casserole. Quand la vapeur commence à s’échapper, vous faites cuire votre bestiole dessus, à la vapeur. Elle va perdre un peu de graisse, en moins.

. Ce n’est pas fini, parce que vous allez la faire griller maintenant au feu de bois, pour le fumet certainement, en plus. Ne commencez pas à philosopher, surtout pas, du genre moins = plus  parce que vous voyez bien par ce cas pratique que ce n’est pas vrai.

. Vous ajoutez à la sauce shô-you (achetéavant) un peu de sucre et le reste du saké que vous avez pris la précaution de ne pas boire entièrement. Evidemment, j’aurais peut être du vous le dire avant.

. Vous versez la sauce sur l’anguille qui à ce moment seulement prend le nom de Kabayaki et donnez le signal du départ. 1. 2. 3. mangez


Vous croyez peut être en avoir fini. Que nenni. Parce que maintenant il va vous falloir préparer votre sauce pour la prochaine fois. Et là, c’est époustouflant. Il va falloir changer de maison ou aller au Japon pour voir comment ça se fait là-bas, in situ.
 
La sauce shô-you

. Vous avez sous la main des graines de soja et de l’orge à poids égal. Vous faites cuire les premières dans de l’eau bouillante d’un volume égal à leur poids et vous faites griller l’orge. C’est le plus facile.

. Vous mélangez les deux dans une grande jarre et remuez avec une cuillère en bois. Well, facile.

. Vous laissez reposer quelques jours. OK.

. Vous répartissez cette pâte dans le moule à galette à shô-you. Pas de problème.

. Vous placez la plaque à moule dans une pièce hermétiquement close ET qui dispose d’une fenêtre sur l’extérieur ET qui se situe au rez-de-chaussée. Ah, ça se complique. Sérieusement.

. Vous laissez reposer pendant 7 jours sans rentrer dans la pièce. Comment serait - elle close sinon? Béta, va. Vous allez regarder par la fenêtre de l’extérieur. C’est pour ça qu’il vaut mieux que ce soit au niveau du jardin. Remarquez, les échelles existent. Evidemment.

. A bout de la semaine, vos galettes de sy (en abrégé) ont changé de couleur ; elles sont jaune doré. Vous les mélangé à du sel, dans la proportion de 2 à 1 : 2 kilos de sel pour 1 kilo de galettes.

. Maintenant vous laissez reposer, sans manipuler le mélange, PENDANT 3 ANS. Qu’à cela ne tienne ! J’ai évidemment un endroit chez moi parfait pour le stockage. 

. Vous placez le tout dans un sac. Ah bon ? Oui, au bout des 3 ans = 1 + 1 + 1 en marquant la date exacte du départ sur le pot pour être bien sûre.

. Vous portez le tout au pressoir prés de chez vous et le jus qui sort de votre mixture si amoureusement préparé et pressé si fermement est VOTRE shô-you que vous allez enfin pouvoir comparer à celui que vous aviez acheté pour votre dernière anguille.

Maintenant, au boulot, il vous faut trouver une anguille…vous connaissez la suite de l’histoire.

Pour poursuivre le chemin
 :

Encyclopédie de la Cuisine, Bibliothèque pratique du Club de la Femme, Editions Rombaldi 1959. 

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Mini-Cas Vin: Cohérence de stratégie Pernod Ricard, la communication de Jacob's Creek

13 Janvier 2008, 10:17am

Publié par Elisabeth Poulain

L'entreprise
Jacob’s Creek est le nom de la marque australienne de vin la plus vendue au monde. C’est la marque leader de Orlando Wyndham, filiale de Pernod Ricard depuis 1989 qui peut compter sur 2 000 ha de vignes en propre et 8 000 ha sous contrat d’approvisionnement de raisin à long terme, conclus avec 450 partenaires qui garantissent ainsi un volume de raisin avec des caractéristiques précises à Orlando Wyndham. Jacob’s Creek est le nom d’une rivière qui tire son nom de William Jacob, l’adjoint du Colonel William Light qui créa Adelaïde, la capitale de l’Etat d’Australie du Sud. Dès 1847, les premiers plants de vigne furent plantés sur les bords de la rivière. L’Australie connaît donc la vigne et le vin depuis plus de 150 ans. 

En Australie le producteur de raisin (grapegrower) ne vinifie pas forcément sa vendange. Il confie cette fonction à des wineries qui sont des usines qui pressent le raisin et le vinifient. Des organisations professionnelles travaillent à hausser le niveau de qualité, en perspectives à long terme (2025) afin que la marque « Australie » soit synonyme de qualité dans le monde. Celle-ci est régulièrement contrôlée par des grower liaison officers, des contrôleurs des wineries. Un organisme d’Etat favorise la promotion des vins à l’étranger ; l’Australian Wine Export Council fonde sa stratégie sur trois axes : « flavour (parfum), consistency (cohérence) et value for money (bon rapport qualité prix). La force des vins australiens est de savoir écouter le consommateur et de répondre à ses attentes grâce à un « friendly wine », un vin simple à comprendre et facile à boire. 

Le domaine de Jacob’s Creek est situé à Rowlandflat, dans la Barossa Valley, près d’Adelaïde. C’est un complexe industriel qui centralise une partie de la vinification en rouge ainsi que l’embouteillage et le conditionnement. Le vin produit est d’une qualité constante, qui répond aux besoins des consommateurs dans le cadre d’une politique de marque, comme cela se pratique en matière de vin aux Etats-Unis, au Chili, en Argentine... Pour Jacob’s Creek, cette approche technologique et marketing favorise l’émergence d’un nouveau concept du vin à qualité constante. 80% du vin produit est vendu à l’export et c’est Tesco, l’enseigne britannique, qui est le Ier client du groupe. 

La situation
Dans un environnement concurrentiel difficile, Jacob’s Creek enregistre une croissance de + 14% en 2003 avec 6,7 millions de caisses de vin (de 9 litres). Distribuée dans plus de 60 pays, la marque a continué à se développer avec pour objectif 120 millions de caisses à moyen terme. Jacobs’Creek a été confronté à de fortes baisses de prix de ses concurrents sur plusieurs de ses marchés clés, dont l’Australie, les Etats-Unis et le Royaume Uni. En maintenant son positionnement de prix premium, la marque a conservé son image et sa croissance. Marque en constante évolution, Jacob’s Creek n’a eu de cesse depuis ses origines en 1976 d’enrichir sa gamme de nouvelles variétés, dont la gamme « Reserve » qui a connu un grand succès en 2003. Lancée en 2000, elle s’est très rapidement développée, pour aujourd’hui représenter une part importante des volumes de la marque sur nombre des marchés clés, au premier rang desquels figurent les Etats-Unis et l’Australie. 

Les équipes marketing et œnologiques sont constamment à l’écoute des amateurs de vin pour faire évoluer la marque vers le haut de gamme. Une attention toute particulière est portée à la permanence du style et à l’amélioration de la qualité. Ainsi Jacob’s Street Sparkling lancé en 1998 est devenu le vin effervescent australien leader sur son marché domestique, en Nouvelle Zélande, au Japon ainsi qu’au Royaume-Uni. A la suite de tests positifs, il sera lancé au milieu d’année 2004 aux Etats-Unis. Les vins Jacob’s Creek Reserve sont élaborés à partir des meilleurs cépages et des meilleurs raisins. Ils offrent au consommateur un vin de très grande qualité qui conserve l’esprit et le style de la famille Jacob’s Creek . La gamme comprend aujourd’hui un Shiraz, un Cabernet sauvignon, un Riesling et un Chardonnay . 

La communication
Jacob’s Creek a obtenu le statut de Fournisseur officiel de vin de la Coupe du Monde du Rugby 2003 qui lui a donné des droits promotionnels exclusifs en Australie, au Royaume Uni, en Irlande, au Japon et en Nouvelle Zélande. Les vins Jacob’s Creek ont gagné plus de 1 500 médailles et récompenses en Australie et dans le monde entier depuis leur lancement. En 2003, la marque a récolté plus de 225 récompenses ».

En matière de publicité, la marque choisit l’efficacité : l’accroche est simple (« Say when » ou « Australia Top Drop » ou « Love one »), le style est sobre, la bouteille est présentée avec un verre en arrière plan pour la première et la troisième campagne, la bouteille seule en gros plan pour la seconde, la gamme est réduite, le texte est limité au maximum et l’habillage des bouteilles met la marque en valeur. 21% du chiffre d’affaires sont consacrés au soutien de la marque (à comparer avec le tiers du CA dans l’industrie des spiritueux ou des parfums en France). 

Pour développer ses liens avec les amateurs de vin, faire goûter ses vins et faire progresser la connaissance du vin, la filiale de Pernod Ricard vient d’inaugurer un centre de visite à la dimension australienne : 200 000 visiteurs accueillis en un an, soit 600 par jour. Le Centre est ouvert tous les jours sauf le 25/12 et le Vendredi Saint. C’est devenu le premier lieu touristique en Australie. La dimension architecturale innovante marque la confiance de la marque dans l’avenir, avec une forte dimension environnementale grâce à une bonne insertion dans le site et une grande volonté de communiquer par l’emploi des couleurs, des matériaux utilisés, des volumes et des couleurs. Des arbustes locaux ont été replantés, les « red gums » et les « blue gums » ont permis de retour des espèces autoctones. Le Centre a gagné plusieurs prix en matière d’architecture durable, architecture d’intérieur, architecture commerciale, design et innovation. 

Le visiteur peut déguster les différents vins, participer à des séances de formation, se restaurer sur place d’une cuisine australienne contemporaine acheter à la boutique mais aussi suivre des concerts de jazz en juillet-août ou la course cycliste «  Jacob’s Creek Tour Down Under » en janvier qui réunit pendant 6 jours des équipes professionnelles en provenance d’Australie, d’Europe et des Etats-Unis. L’évènement attire 500 000 spectateurs et permet de toucher 300 millions de personnes en audience télévision. (www.jacobscreek.com, rapport annuel 2003, Le Moci) 

Questions portant sur la communication
1.     En quoi le plan de communication est-il au coeur de la stratégie de la filiale  australienne de vin.  

2.     Récapitulez les moyens mis en, œuvre par la filiale de Pernod Ricard pour occuper des parts de marché aussi prééminentes.
3.     Analysez à grands traits le style de communication et expliquez le choix de l’entreprise. 
4.    Analysez la portée de l’avertissement légal figure en page 0, avant l’ouverture du site de Jacobs Creek proprement dit: 
You must be of legal drinking age in the country from where you are accessing this site. 
     I AM OF LEGAL DRINKING AGE         I AM NOT OF LEGAL DRINKING AGE                
Orlando Windham Group is a company of Pernod Ricard, member of several social aspects organisations, that encourages responsible drinking and discourages inappropiate consumption. Please click here to read our policy.

Corrigé

1. La communication au coeur de la stratégie
La stratégie de communication oriente directement la stratégie globale. Orlando Wyndham, la filiale de PR, montre comment la communication peut en fait diriger toute la stratégie du groupe. C’est la cible qui détermine le produit et donc le message. Le consommateur vent un vin de qualité constante, clairement identifiable par son prix, ses marques et la légitimité australienne. Pour cela les quantités nécessaires seront produites selon un cahier des charges précis, régulièrement contrôlé, dans des installations de haute technologie. Le vin produit est directement axé sur l’export et plus particulièrement le marché anglais et la grande distribution. Tout est fait pour assurer à la présence en linéaire des vins Jacob’s Creek le meilleur emplacement. La montée en gamme en est une preuve. Un marché aussi connaisseur et très demandeur de soutien promotionnel de la part du fournisseur que le marché anglais le montre bien. 


La publicité est directement axée sur la marque, la bouteille et le verre avec un texte concis et direct et un style sobre. En matière de relations publiques, le vecteur est le sport masculin : le rugby et le cyclisme qui se développe dans le monde anglo-saxon grâce à Lance Amstrong, le 6me vainqueur du Tour de France (2004). Une très grande opération de relations publiques grâce à l’ouverture du Centre permet d’accueillir 600 visiteurs-jour pour développer le lien avec le grand public et diffuser la culture du vin selon Jacob’s Creek. C’est déjà devenu le premier site à voir par les touristes. A terme, on viendra en Australie pour le Centre. La vision est planétaire comme ce vin australien de marque qui est n° 1 au monde. 

2. Les moyens
Ils sont considérables. Des contrats de partenariat avec 450 producteurs, 6,7 millions de caisses, 60 pays clients, une nouvelle gamme Réserve, 1 500 médailles, 21% du CA consacrés à la communication, 200 000 visiteurs au Centre, 500 000 spectateurs au Jacob’s Creek down under…


3. Le style de communication
Pour le vin, la publicité est très sobre. L’entreprise laisse la marque, la bouteille et le verre parler d’eux-mêmes. Le texte contient souvent une petite référence humoristique : « dites quand » (vous voulez boire le vin, petite allusion grivoise aussi mais dissimulée) qui utilise une technique de vente un peu usée mais efficace qui consiste à anticiper la décision d’achat du client. Le vendeur demande au client, non pas s’il veut acheter la voiture, mais de quelle couleur il l’a préfère. Ce style de communication convient à une grande marque sérieuse et qui ne veut pas apparaître comme trop séduisante pour pouvoir intéresser et convaincre les consommateurs. Il a par ailleurs l’avantage de pouvoir être utilisé dans tous les pays quel que soit leur type réglementation. C'est aussi la raison de la recherche d'un goût international que l'entreprise veut imposer comme standart.  


4.    
L’avertissement légal 
Il permet à la marque de répondre aux exigences légales en usage dans un certain nombre de pays et en particulier aux EUAN particulièrement vigilants sur l’âge des mineurs non autorisés à acheter de l’alcool. Son efficacité peut sembler douteuse à des esprits latins, mais beaucoup moins aux EUAN où le mensonge s’assimile à un parjure. La confiance mutuelle repose d’abord sur la valeur que l’on accorde à sa propre parole. 


L’intérêt de cette mention est double : 
-        permettre à celui qui est intéressé de prendre connaissance de l’information, 
-        permettre à l’entreprise de dégager sa responsabilité ; cette notion est essentielle en droit américain où l’adulte est censé prendre ses responsabilités dès lors qu’il est informé.  

PS. Cette étude de cas, axée sur la communication, a été conçue en 2004 à partir des données de Pernod Ricard. Les chiffres sont donc à réactualiser et l'exercice replacé dans le contexte actuel. Le marché australien connaît des difficultés de commercialisation en raison d'une surproduction et d'une concurrence accrue à l'étranger.

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Norvège (2), Changements culturels et Marché du vin

12 Janvier 2008, 12:45pm

Publié par Elisabeth Poulain

L’image culturelle d’un pays est étonnante. On a toujours tendance à arrêter le temps et à simplifier les façons de vivre dans un pays, non seulement nous les étrangers mais les nationaux également. Cette impression ne m’a pas quittée lorsque je lisais l’ouvrage d’Eva Joly dont j’ai parlé dans le Ier billet consacré à la Norvège sous le titre Différences culturelles Norvège, France. A aucun moment me semble-t-il l’auteur évoque le changement de civilisation qui révolutionne la vie en Norvège, du à une richesse sans précédent venant des forages pétroliers en mer. La mer qui a toujours été la mère nourricière de la Norvège. Ouvrez un livre de cuisine norvégien ; vous y trouvez 80% de recettes de poisson et 20% de recettes de viande de porc essentiellement.
 
Cette mer est devenue une mer d’abondance qui fait de la Norvège le second pays le plus riche d’Europe, après le Luxembourg il est vrai. Et cette richesse est vécue différemment. Elle est récente et elle survient dans un pays pauvre aux conditions de vie dures et à la morale austère qui ne devait compter que sur ses propres forces pour survivre. Clairement le pays ne pouvait attendre d’autre salut qu’en implorant la grâce de Dieu et en unissant ses forces contre l’adversité, le froid, le vent glacé qui vient du pôle, la tempête et le temps si long, si long que l’aquavit est une façon d’attendre le retour de la douceur. La richesse du pétrole bouleverse les façons de vivre et fait presque des Norvégiens des Européens comme les autres. A une différence près, ils ont refusé d’entrer dans l’Union européenne après un référendum aux résultats très clairs. Pauvres les Norvégiens n’ont demandé ni reçu l’aide de personne, riches, pourquoi fallait-il partager cette manne dont ils ont été si longtemps privée? C’est pourquoi, nous Européens des 27, nous n’avons pas les statistiques de la Norvège. Par contre la Norvège s’ouvre et dans les deux sens.    
 
De jeunes diplômés français partent travailler en Norvège attirés par des salaires impressionnants qui s’expliquent par un coût de la vie très élevé. Vous connaissez le meilleur indicateur, le prix de vente d’un Mc Do de base partout dans le monde : 5,25 E. La peur de ces jeunes en partant : affronter le froid et des modes de vie différents. Le commentaire général après quelques mois : on s’y fait à condition de vraiment bosser. La tchatche n’est pas d’usage, sous peine de s’entendre dire « Ah, ces Français !» Pas bon du tout. Le revenu par habitant atteint 40 000 E.
 
Dans l’autre sens, l’UE vers la Norvège, les modes de vie s’uniformisent, que ce soit au niveau de l’habillement que des façons de manger et de boire. Le vin est de plus en plus apprécié au point que les Missions Economiques françaises conseillent aux vignerons de s’y intéresser. On connaît peu nos produits là-bas, leurs achats en France ne dépassent pas 4%. Les vins ont meilleur cote mais c’est à double sens. La notoriété et la qualité ne sont pas mis en cause, mais comme toujours nous avons la réputation de n’avoir que des vins chers. Ce qui est faux. En plus si cela était le cas, dans un pays cher, vous pourriez penser que la relation serait équilibrée. Un repas moyen (plat + dessert sans boisson) coûte quand même 40 E. Inutile de vous dire qu’à midi, on mange des sandwichs. Notre réputation nous dessert fortement et ce sont nos voisins qui l'emportent, l’Allemagne est en tête pour les vins blancs et l’Italie pour les rouges. Pour la France, ce sont les vins de Chablis, Champagne et du Rhône qui ont la cote. Le Val de Loire est peu présent avec 2 800hl de blanc, 180 hl de mousseux et 6hl pour le rouge. 
 
La bonne nouvelle, c’est que les Norvégiens sont plus sensibles aux douceurs de la table et à la dégustation de vin. Ils acceptent de payer plus cher un vin de qualité mais leur Ier réflexe est quand même de serrer les prix. La hausse de consommation fait rêver en France : elle atteint + 93% en quelques 10 ans, à tempérer tout de suite par le chiffre annuel de consommation qui est de 2,5 litres. "Peut mieux faire" pour les deux parties, vignerons français et amateurs norvégiens!
 
En attendant que le marché se déploie, des voisins suédois se lancent dans une aventure un peu folle et jolie tout autant, créer un vignoble pour faire du vin suédois. Ils sont 3 ou 4 vignerons à conduire des vignobles commerciaux. Les difficultés sont grandes, à commencer par la géographie, le climat, l’Etat qui a un peu de mal à donner les autorisations et comme partout la difficulté à vendre. L’aventure n’est possible que dans le sud et à Gotland. Pour la commercialisation, la seule façon est de ne surtout pas chercher à entrer dans le système du monopole d’Etat (Systembolaget) et d’ouvrir restaurant et chambres d’hôtes sur place. Cette formule rencontre un franc succès touristique. Une aventure à suivre.
 
Pour suivre le chemin :
www.vinmonopolet.no, très intéressant parce que le monopole en charge de la distribution du vin en Norvège vous indique les vins qu’il recherche pour le second semestre 2008 : pour la France, quasiment que des vins du Sud (Cahors, Bergerac, Pécharmant, Pécherenc, Corse, Gascogne, Irouleguy, Fronton…et un seul Anjou 100% chenin avec moins de 6gr de sucre/l, bio de préférence.
www.sweden.se

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Un réveillon avec 999 amis au Parc des expos d'Angers

6 Janvier 2008, 12:53pm

Publié par Elisabeth Poulain

Oui, c’était bien un réveillon même s’il n’a que peu ressemblé à ceux que j’ai vécus les années précédentes. Il en a eu toutes les caractéristiques et toutes les finalités. Un vrai réveillon. Nous, nous sommes partis vers 1 heure mais les autres sont restés jusqu’à 3 heures et 5 heures pour certains. Le Parc des Expositions d’Angers parce que c’est un des lieux d’Angers capables d’accueillir 1 000 personnes sans difficulté, avec les parkings et toute la logistique qu’il faut. Les amis, ce sont les 999 personnes qui étaient là-bas avec moi pour passer ensemble la nuit du 31 décembre au Ier janvier de l’année 2008. reveillon-angers-1.jpg
 
Tout le monde était sur son 31. Je sais que c’est facile mais c’est à ne pas rater quand même. A commencer par le grand hall d’accueil d’Amphitea décoré avec des ramages entourés de gros nœuds d’or jaune, miel et cuivre, les couleurs de ce réveillon 2007-2008. Effet garanti autour des grandes colonnes qui soutiennent le plafond et sur les tables. Beaucoup de monde à l’entrée, après vérification des tickets imprimés sur du papier bleu foncé à inclusion de petites fleurs. Puis c’est la découverte de la salle. Elle est impressionnante surtout quand on la connaît déjà dans sa polyvalence de grande salle de concert ou de hall de prestige pour les grands évènements, comme le Salon des Vins de Loire et le SIVAL.    
 
Essayez d’imaginer 100 tables avec 10 personnes chacune, toutes recouvertes de nappes blanches avec belle vaisselle et deux verres à pied et chacune sa décoration de feuillage de saison, conifère, lierre, eucalyptus et ces fameux nœuds cuivre, miel et or jaune que vous avez repérés dés l’entrée. Du monde partout, chacun s’asseyant où il le désirait. Beaucoup étaient venus en groupe, en couple ou en famille. Certains seuls certainement mais c’était impossible à savoir puisqu’on était forcément à une table avec d’autres. Des gens debout avec l’œil prêt à répondre à toute question et à proposer leur aide ; c’étaient les bénévoles, membres des associations organisatrices de la soirée. Face à l’entrée, une scène pour l’orchestre qui allait animer la seconde et la troisième partie de la soirée.
 
La première partie de la soirée a été consacrée à la découverte de ses voisins. A notre table, six femmes et trois hommes, bénéficiaires, sympathisants et membres des associations caritatives. On se présentait ou pas au choix des participants. La seule chose dont on pouvait être sûr, c’est que personne n’était là par hasard, tout comme la clown venu faire rire les enfants, l’animatrice de la soirée qui cherchait des correspondants dans les tablées ou le maire d’Angers, Jean Claude Antonini venu nous rejoindre au tout début de la soirée avec sa femme.
 
Il y avait beaucoup de mouvement entre les tables. Des membres des associations allaient de table en table tisser les liens entre ces îlots que nous formions nous assis. Ils venaient dire bonjour à ceux qu’ils connaissent et surtout à ceux dont ils faisaient la connaissance ; comment ça va, ah ça fait plaisir de vous voir ! Prononçant quelques mots d’humour, blaguant et ce faisant, nous faisant découvrir ceux des autres tables proches pour nous insérer dans un réseau actif. Un tricotage issu du mouvement de ceux qui étaient debout qui s’ajoutait à celui qui était tressé par les îlotiers assis.            
 
Chacun avait devant soi le menu, réalisé sur papier à dessin de couleurs par des enfants des écoles, avec un petit mot manuscrit pour nous souhaiter d’être ensemble pour une bonne année. Le menu préparé par le traiteur et servi par nos fameux serveurs:
-        Le traditionnel assortiment de 4 toasts : roquefort, pistou, sabayon de tomate et foie gras sur pain d’épices.
-        Les délices de Bacchus associant sur un fond de salade croustillante du saumon mi-cuit fumé, quelques crustacés, une tranche de flétan avec une rondelle de citron, une tranche de galantine au foie gras, du jambon cru avec de gros grains de raisin ; en un mot, une composition gourmande avec une présentation fraîche, originale et colorée.
-        La pintade farcie aux marrons avec haricots verts et pommes fondantes.
-        La salade avec ses trois fromages.
-        Le coulant chocolat à la crème douce, avec son étoile piquée dedans (voir photo).
-        Les boissons, eau plate et eau pétillante, avec 2/3 bulles pour ceux qui le désiraient après le passage à 2008.
 
La fête a vraiment commencé quand la brigade des serveurs est arrivée dans la salle et s’est déployée de rang en rang dans un ordre parfait pour commencer le service de table en table. Chacun dans sa ligne, portant un plat pour sa table, marchait à pas rapide, comme dans une chorégraphie plusieurs fois répétée pour trouver la vitesse, la justesse et le bon rythme. La salle s’est levée spontanément pour les applaudir. Un très joli spectacle réglé comme dans un ballet, avec une réaction immédiate de la salle. Notre serveur était un monsieur charmant qui s’est occupé de nous avec beaucoup de gentillesse. C’est lui qui a constitué notre premier lien.
 
Et puis il y avait les enfants qui étaient regroupés dans un coin de la grande salle avec leur menu spécial, servi pour eux avec beaucoup de rapidité, afin qu’ils puissent très vite aller jouer : coulant chocolat aussi, sinon ils auraient été jaloux, des aiguillettes de poulet aux pommes sautées et une galantine. Très vite, ils ont rejoint la grande salle de jeux mise à leur disposition, en formant une gigantesque chenille de plus d’une centaine d’enfants pour traverser la grande salle. « La grotte aux trésors » les attendait avec ballon, pêche à la ligne, maquillage, jeux d’échecs et de dames, peinture… et toutes sortes de jeux animés par des bénévoles retraités ou actifs qui souvent avaient commencé à stocker des jouets tout au long de l’année. La collection de peluche était impressionnante. Les deux stands de pêche à la ligne tenus par les deux membres d’un couple ont eu beaucoup de succès. On faisait aussi la queue au stand de maquillage avec trois maquilleurs qui proposaient des modèles de peinture sur visage. L’enfant montrait la photo couleur qui l’attirait et l’artiste s’appliquait du mieux qu’il pouvait, avec beaucoup de concentration, à reproduire ce que voulait l’enfant. Le spectacle le plus fascinant a été de voir deux jeunes garçons de moins de 10 ans jouant aux échecs avec chacun un assistant de part et d’autre, tous les six très concentrés, pendant que d’autres jouaient au ballon à coté d’eux. reveillon-angers-4.jpg
 
Très vite pendant le repas, des liens se sont tissés, certains allant voir les enfants, d’autres mangeant, quels que uns se dévouant au jeu des chaises musicales ou reprenant en chœur une ritournelle canadienne, pendant que d’autres discutaient et que les musiciens se préparait derrière le grand rideau noir qui cachait la scène. Clac, Bing, Bong, le son s’est déchaîné dans nos oreilles pendant que nos estomacs se remplissaient et que nos yeux avaient tant à voir. La salle s’est électrisée et à ce moment là, une autre segmentation s’est faite entre ceux qui allaient danser et ceux qui continuaient à discuter assis. Les plats se succédaient, nous avons perdu notre serveur. Il a été remplacé par d’autres. Des enfants ont commencé à revenir voir ceux de la grande salle. Nous avons reconnu certains avec qui nous avions parlé dans la grotte aux trésors et eux nous ont fait signe. Un petit garçon de 5/6 ans est venu à notre table, embrasser l’une d’entre nous : pourquoi tu viens m’embrasser ? lui-a -t- elle demandé : parce que j’ai envie. Et il lui a donné un gros bisou doux et elle aussi.
 
Et l’heure est arrivée, pendant que les danses s’enchaînaient en mêlant les genres grâce à un orchestre tonique qui imprimait un tempo rapide, avec des réactions variées des danseurs. Certains se la jouaient classique, façon danse en couple. D’autres jouaient l’équipe en constituant des murs parallèles de danseurs, bras dessus bras dessous. Certains rêvaient seuls, les yeux perdus dans la musique ; une jeune mère tournait avec son bébé dormant la tête nichée dans son cou. Cotillons, chapeaux pointus, confettis, sifflets…ont surgi sur les tables et là s’est passé le quatrième moment fort de cette soirée riche en rebondissements. Nous nous sommes tous levés pour nous souhaiter la bonne année, virevoltant autour de la table comme une danse perso pour être sûr de n’oublier personne, en distribuant largement nos souhaits de bonne année à ceux des allées aussi. A 3 heures, la fête s’est terminée, les invités sont partis et les bons lutins de la nuit (= les organisateurs) se sont activés pour tout ranger en quelques heures. 
 
Un bien beau réveillon qui s’est tenu à Angers pour la 5ème année consécutive sur une initiative du Secours catholique au départ avec Emmaüs à la coordination cette année.  
 
Pour poursuivre le chemin
Les 12 associations organisatrices :
-        Association Valentin Haüy, 49100 Angers
-        ATD Quart Monde, 1, rue Jean Bodin, 49100 Angers
-        Atlas, 21, rue Paul Valéry, 49100 Angers
-        Emmaüs, Le Sauloup, 49070 Saint-Jean de Linières, www.emmaus49.com
-        Jardin de Cocagne, La Bouvarderie, 49124 Saint Bartheélemy d’Anjou
-        Les Petits Frères des Pauvres, 35, rue Baudrière, 49100 Angers
-        Mission Locale Angevine, 46 rue Lionnaise, 49002 Angers
-        Notre Dame de l’Accueil, 115, rue du Pré-Pigeon, 49100 Angers
-        Restos du Cœur, 11, rue du Mail, 49100 Angers, www.restosducoeur.org
-        Secours Adventiste, 5 avenue Turpin Crissé, 49100 Angers
-        Secours Catholique, 15 impasse, Rue Brissac, 49100 Angers,
www.secours-catholique.asso.fr
-        Saint Vincent de Paul, 81, rue de l’Isoret, 49000 Angers
 
 

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Regards sur la vigne...en guise de voeux de bonne année

5 Janvier 2008, 18:43pm

Publié par Elisabeth Poulain

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Vous avez devant vous le projet de couverture prévue par France, ma fille cadette, pour mon précédent ouvrage sur le vin, le Vin aussi est affaire de femmes (Cheminements). La sculpture est de Miranda Roux, une des vigneronnes que vous rencontrez dans l'ouvrage, qui est aussu artiste.  Cette Vendangeuse est une terre cuite de 14 cm de haut plongée dans du vin rouge tannique après cuisson pour donner une légère couleur rosée, comme on le faisait à Rome, il y a quelques millénaires.   
Cette vendangeuse vous souhaite une belle année, de beaux fruits, de belles vendanges et de bonnes ventes avec de bons clients.      

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