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Le Blog d'Elisabeth Poulain

L’Art de célébrer le bois ---) L’Oiseau de bois peint ---) Une merveille

3 Avril 2019, 15:29pm

Publié par Elisabeth Poulain

L'oiseau de bois peint adossé à un mur, Cl. Elisabeth Poulain

L'oiseau de bois peint adossé à un mur, Cl. Elisabeth Poulain

C’est un oiseau que j’ai toujours connu. Actuellement par exemple, il est sur mon bureau, près de l’ordinateur. La seule intervention, que je  réalise pour le préserver, est  de l’enduire d’huile de lin, une fois par an environ, pour préserver ses couleurs (dans ce texte, le « s » blanc est remplacé par du noir !) et quand je sens que sa texture devenir trop sèche également.

D’abord quelques données de base. Il mesure 34 cm de  hauteur vu de l’arrière et tout autant en largeur. Ce premier élément d’ « équilibre »  est au cœur de sa construction et de sa résistance au temps. Il est composé de plusieurs éléments, sachant que ceux-ci se répartissent en deux catégories, les Fixes et les Amovibles.  

Vue de l'oiseau de bois peint de l'arrière posé sur un tapis, Cl. Elisabeth Poulain

Vue de l'oiseau de bois peint de l'arrière posé sur un tapis, Cl. Elisabeth Poulain

*Dans la catégorie des « pièces fixes », qui sont reliées entre elles, on peut d’abord citer  les éléments suivants, en partant du bas : la petite plaque de bois (10 cm sur 5,5cm), qui supporte tout l’échafaudage, puis le corps  auquel sont fixées les « plumes de bois » à droite et à gauche, avec un seul clou. C’est là son ossature.

Ses hautes pattes sont fixées par deux clous qui traversent la plaque aux bords rebondis de 10 cm sur 5, 5 cm ; quant à la fixation haute de ces deux « baguettes » de 14,5cm de hauteur, je ne vois pas comment elles peuvent tenir, à moins de penser que les pattes sont creuses dans le bas et tiennent avec un « gros paquet de colle ».

Le corps maintenant. C’est la pièce la plus épaisse en largeur et qui porte l’équilibre à la fois latéralement avec les ailes mais également en longueur avec sa tête sur le devant qui se termine avec son bec allongé, qui est aussi orné sur le dessus d’une crête rouge collée dans une encoche. C’est surtout au milieu du « corps » et à l‘arrière, qu’il porte ses «  plumes » hautes.

Vue des ailes de l'oiseau peint posées dans l'herbe verte du jardin, Cl. Elisabeth Poulain

Vue des ailes de l'oiseau peint posées dans l'herbe verte du jardin, Cl. Elisabeth Poulain

**Dans la catégorie des « pièces amovibles » maintenant, les « plumes de bois latérales » sont une véritable preuve de la connaissance de « l’art de découper 18 lamelles à gauche,  17 lamelles à droite dans la même pièce de bois »   et « 15 à l’arrière ». Imaginez maintenant qu’une seule se casse lors de la découpe pour la mise en lamelle ou lorsqu’il s’agit de peindre chacune de ces « plumes de bois » et il faudra alors tout recommencer à zéro et tailler dans un nouveau bloc.  

C’est surtout vrai pour le milieu du corps, où elles ne sont pas fixées. Pour consolider l’ensemble, je mets un petit morceau de carton fin pour assurer une tenue du « coincement » que j’ai enlevé pour prendre les clichés. Je fais de même pour le panache de plumes à l’arrière, qui bouge beaucoup malgré le clou qui le relie au corps. Peut-être aussi est-ce un effet de l’huile de lin ?!   

Vue de l'Oiseau peint posé par terre dans le jardin, Cl. Elisabeth Poulain

Vue de l'Oiseau peint posé par terre dans le jardin, Cl. Elisabeth Poulain

.  Parlons maintenant des couleurs en commençant cette fois-ci par les ailes qui sont toutes « identiques » dans la mesure où elles sont peintes selon le même schéma  et forcément différentes puisque le peintre doit s’adapter à la situation de chaque « plume », en particulier de son accessibilité. Commençons donc par les plumes de l’arrière et tout particulièrement par celles de droite que l’on voit très bien, cette fois-ci en partant du bout des ailes.

. Chaque plume porte à son bout extérieur du blanc en forme de triangle sur lequel est posé un petit  point bleu avec juste en dessous un point rouge sur le bleu qui semble lui répondre. En dessous c’est au tour d’un gros point blanc d’être souligné d’un trait jaune transversal, puis un point blanc sur le bleu marque la fin de cette partie « palette élargie ». Après le rétrécissement de la largeur du bois, commence la partie rouge  barrée d’un trait blanc puis  d’un rouge un peu plus bas, avec un rond blanc plus petit que celui du haut. Encore un trait mais cette fois-ci vert foncé…La couleur réelle du bois est visible sur chaque « plume », soir sur les bords soit entre les séquences horizontales.

. Des petites encoches rondes figurent juste au-dessus de chacun des traits rouges sur chacune des plumes. Imaginez le temps, la tension… qu’il a fallu à cet artiste d’avant-guerre, celle de 1940-45 vraisemblablement, pour réaliser ce travail admirable et pour moi, émouvant…       

 

Vue de l'Oiseau peint posé par terre et son ombre dans le jardin, Cl. Elisabeth Poulain

Vue de l'Oiseau peint posé par terre et son ombre dans le jardin, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Je n'ai pas réellement de sources extérieures à vous indiquer, ne connaissant pas la provenance de cet oiseau...Tout ce que je sais avec certitude est qu'il n'a pas été acheté et que je l'ai toujours vu dans ma famille...

. Petites remarques concernant les couleurs dans ce texte. J’ai par exemple choisi de ne pas mettre en couleur celles que j’ai nommées dans le texte pour éviter la surcharge visuelle. Je l’ai fait une fois dans le titre et j’ai trouvé que c’était suffisant.

. Clichés Elisabeth Poulain        

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La beauté de la Loire de La Bohalle à Saint-Mathurin, hiver 2019     

21 Mars 2019, 16:54pm

Publié par Elisabeth Poulain

Aperçu sur la Loire, rive gauche, à travers les arbres et sous les nuages de beau temps, Cl. Elisabeth Poulain

Aperçu sur la Loire, rive gauche, à travers les arbres et sous les nuages de beau temps, Cl. Elisabeth Poulain

 

Voici le billet qui suit notre départ d’Angers, en passant par cette « cathédrale des arbres » qui a fait l’objet du précédent billet, avant d’arriver à la « Levée de la Belle Poule » sur la D 952. Depuis La Bohalle, qui se trouve sur notre gauche, nous voyons clairement l’ampleur du paysage. Nous longeons enfin le grand fleuve et traversons sous un soleil radieux la première ville située dans  « le lit majeur » du grand fleuve. La carte IGN que j’ai sous les yeux nous emmène jusqu’à Saint-Mathurin qui, au contraire, est positionnée à côté du « lit mineur » de la Loire.

Quelques habitations surélevées à gauche, La Loire est ses nuages à droite, Cl. Elisabeth PoulainQuelques habitations surélevées à gauche, La Loire est ses nuages à droite, Cl. Elisabeth Poulain
Quelques habitations surélevées à gauche, La Loire est ses nuages à droite, Cl. Elisabeth Poulain

Quelques habitations surélevées à gauche, La Loire est ses nuages à droite, Cl. Elisabeth Poulain

Les dénominations des lieux et des sites sont en elles-même un vrai plaisir qui sent bon la vie paysanne. Citons par exemple, à la Daguenière, "Le port aux vaches", un peu plus loin "le port à Soyer", puis en remontant,"le port de la Chevrette",  "le port de Vallée", juste en dessous de la "Papinerie".

L'approche de Saint-Mathurin, la vieille maison surélevée, la mairie avec un poisson en métal, Cl. Elisabeth Poulain
L'approche de Saint-Mathurin, la vieille maison surélevée, la mairie avec un poisson en métal, Cl. Elisabeth Poulain

L'approche de Saint-Mathurin, la vieille maison surélevée, la mairie avec un poisson en métal, Cl. Elisabeth Poulain

Juste quelques mots pour terminer ce billet d'une belle matinée sur la rive gauche de la Loire, avec le plaisir de prendre des clichés sans compter et de repartir dans l'autre sens pour aller voir cette fois-ci sous le soleil de l'après-midi une ville en rive gauche en aval, avec d'autres poissons, une autre ambiance...  

Pour suivre mon chemin

. Merci à "ma conductrice" tout d'abord,  

. Voir la carte IGN « Angers » 1522 O pour  commencer à voir la D952 et poursuivre par la carte 1622 O, d’abord la commune de La Bohalle , où vous voyez clairement où se trouve cette petite ville de plus de 2500 habitants.

. Saint Mathurin, à découvrir sur le site de la mairie  http://www.saintmathurin.com/ , avec un très beau cliché de Cramos, pris d’avion qui permet de voir « globalement » le site et le pont vus d’en haut, sur  http://www.saintmathurin.com/

. Le « poisson géant en métal » devant la mairie est l’œuvre de René-Georges Poisson, à voir sur le site de la mairie  http://www.saintmathurin.com/la-mairie-de-saint-mathurin-prend-de-la-hauteur/  

Et les clichés  sont d'Elisabeth Poulain! 

 

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La beauté des arbres plantés le long de la route : l’effet «cathédrale»

18 Mars 2019, 17:57pm

Publié par Elisabeth Poulain

La beauté des arbres plantés le long de la route, près de la Loire, Cl. Elisabeth Poulain

La beauté des arbres plantés le long de la route, près de la Loire, Cl. Elisabeth Poulain

Il manque un élément important dans mon titre, à savoir  le lieu où j’ai pris ces photos qui attestent de cet effet visuel, alors que je suis assise à côté de la conductrice émérite, C.A.E.… Cet « effet-cathédrale* » résulte du fait que dans une telle construction, la première chose que vous faites en entrant est de lever les yeux pour saisir en hauteur, sans obstacle à la vue, la magnificence du travail des hommes en des temps passés, il y a plusieurs siècles.

Ici sur «  la Levée de la Pelle Poule », en remontant le courant rive droite de la Loire en amont d'Angers,  vous pouvez saisir la puissance et la magnificence de ces arbres que l’homme a  plantés et qui n’ont pas « d’ennemis ». Ils sont dans leur pleine jeune maturité, ce qui prouve qu’ils ne sont pas trop âgés. Le cliché montre que  parfois, il n’y a pas de parfaite symétrie entre les deux côtés de la route. A l’endroit où j’ai pris la photo, il y a des arbres des deux côtes de la route ; plus loin, il semblerait qu’il n’y en avait plus  que du côté « terre » par groupe de cinq ou six arbres.

Le point commun  aux arbres de la ligne droite, devant nous, est que les branches maîtresses au-dessus de la chaussée ont été coupées, peut-être en prévention d’une cassure due au vent latéral provenant de  l’appel d’air que rien n’arrête entre le plus long  fleuve de France (près de 1 000 kms) à notre droite et la grande « prairie » en contrebas de la Levée sur notre gauche.

Point de cette première étape, à partir du cliché : je viens de vous parler de l’endroit, sans pouvoir être plus précise, des arbres, du vent…

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La beauté des arbres plantés le long de la route, près de la Loire, Cl. Elisabeth Poulain

La beauté des arbres plantés le long de la route, près de la Loire, Cl. Elisabeth Poulain

Je vais aborder maintenant la chaussée. Ni devant, ni en arrière, il  n’y a de « trâces de  vie », que ce soit  par la présence de voiture devant ou en arrière, ni au-dessus avec des oiseaux par exemple, ni a fortiori avec des personnes sur leur vélo ou à pied. Dans l’air, pas d’oiseaux ; peut-être sont-ils plus près, dans les champs à chercher des bons vers de terre, dans l’air ou sur l’eau comme  nous le verrons plus tard, dans l’après-midi à Monjean-sur-Loire, quelques dizaines de kilomètres plus bas en aval  sur la rive gauche.

Pour l’instant, nous sommes toujours rive gauche, sur ce long tronçon de route droite. Plus loin en amont, en utilisant la fonction grossissement du cliché, j’arrive à discerner un panneau rectangulaire, sur le côté gauche de la route visible par ceux qui empruntent « notre » route mais cette fois-ci en descendant la Loire. Il y a aussi en arrière une grande structure  de métal permettant le transport d’électricité entre les deux rives du grand fleuve.  

Enfin notre regard se porte sur le ciel bleu  clair, avec un certain nombre de cumulus bien calmes, bien sages, du fait de l’absence de vent, qui donne une lumière d’une grande finesse, avec presque au milieu le soleil qui irradie de blancheur…  

La beauté des arbres plantés le long de la route, près de la Loire, Cl. Elisabeth Poulain

La beauté des arbres plantés le long de la route, près de la Loire, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Voir les dates de début et de fin de la grande période des cathédrales en France (800-1600)  sur  https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_des_cath%C3%A9drales_en_France

. La cathédrale d’Angers, édification de l’an 800 à 1600 , sur  https://www.wiki-anjou.fr/index.php/Cath%C3%A9drale_d%27Angers

. La cathédrale de Tours, construction du XIIè au XVIè siècle, sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Saint-Gatien_de_Tours  

. La Levée de la Belle Poule sur  https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/les-ponts-de-ce-49130/la-belle-poule-etait-elle-une-foret-une-ile-un-paon-5911084   

 . Clichés Elisabeth Poulain, avec mes remerciements à ma « conductrice » !

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3 photos-papier  d’un tableau en train de se faire par FAEP-06.1996

16 Mars 2019, 11:12am

Publié par Elisabeth Poulain

Cliché n°3 de FAEP 1996, Fleur rouge sur tête de vache, Cl. Elisabeth Poulain

Cliché n°3 de FAEP 1996, Fleur rouge sur tête de vache, Cl. Elisabeth Poulain

En ce moment, mon plaisir est de retrouver des clichés que j’ai faits, en juin 1996, sans pouvoir vous indiquer le jour. Il faut dire que ce désir de prendre des photos a commencé  tôt chez moi. Ma mère m’avait acheté mon premier appareil quand j’avais une dizaine d’années, pour avoir eu une bonne appréciation générale sur mon carnet de notes pour l’année scolaire…au grand dam* de mes frères! 

Aujourd’hui, il s’agit de vous parler encore de photos-papier  qui  ont été prises par la jeune peintre dont j’ai indiquées les initiales dans le titre. A côté des clichés figure en effet la mention  « Juin 96,  tableau peint par …. pris en macro ».

Je ne vais pas forcément vous les présenter dans l’ordre dans lequel elles figurent dans la  page de l’album, sans toujours savoir ce qu’il en était de l’horizontalité ou de la verticalité, parce que visiblement il y a eu plusieurs couches de couleur peintes  l'une sur l'autre. 

Cliché 1-FAEP 1996, La fleur jaune, Cl. Elisabeth Poulain

Cliché 1-FAEP 1996, La fleur jaune, Cl. Elisabeth Poulain

Le premier « tableau »  pourrait s’appeler  « la fleur jaune au tourbillon » pour la partie du bas qui forme une sorte de triangle. Au-dessous de la fleur, on voit en soubassement du blanc une partie mi-horizontale à effet-vague avec du bleu, un filet de vert, une veine de rouge…. En laissant le regard filer vers le haut, il y a aussi une double composition, avec des traits verticaux : vert au milieu, puis bleu, blanc à nouveau…

Cliché 2-FAEP 1996, bandes verticales de couleurs variées, Cl. Elisabeth Poulain

Cliché 2-FAEP 1996, bandes verticales de couleurs variées, Cl. Elisabeth Poulain

La seconde photo  à sa droite a d’abord dû être « teintée » par une peinture très fine, ou une teinture qui laisse le bois se percevoir avec ses lignes verticales, des nœuds.  Les couleurs fines ont ainsi teintées des bandes verticales de couleurs  jaune, verte, avec un peu de rouge…La différence avec la  précédente photo est que cette fois-ci, le regard perçoit deux  coulures de couleur blanche épaisse  par-dessus et sans que « l’artiste » ait cherché à étaler cette matière. On peut penser que le « bois » était posé à plat. 

Cliché 3-FAEP 1996, La tache rouge sur la tête de vache , Cl. Elisabeth Poulain

Cliché 3-FAEP 1996, La tache rouge sur la tête de vache , Cl. Elisabeth Poulain

Arrive enfin le troisième cliché, que j’ai beaucoup de peine à analyser en position verticale. Placé à l’horizontale, j’ai l’impression de voir les différentes teintes de  peinture se mélanger devant mes yeux, comme si le tableau était en train de se faire devant mon regard. Celui-là  a une base de couleurs foncées, bleu-gris, brun-noir, blanc-turquoise, un filet arrondi de blanc à gauche en bas, au-dessus une grosse tache blanche qui donne naissance, avec du rouge en haut d’une forme qui ressemblerait  à une tête de vache… C’est lui que j’ai choisi pour le « bandeau » comme on appelle la photo horizontale qui se trouve juste sous le titre  et qui « annonce » le thème central  Et c’est ainsi que se termine cette petite histoire vraie !

Les 3  clichés de FAEP 1996, avec un petit bloc de post-it jaune, Cl. Elisabeth Poulain

Les 3 clichés de FAEP 1996, avec un petit bloc de post-it jaune, Cl. Elisabeth Poulain

PS. Ce « billet », comme j’appelle ces articles courts que j’écris pour mon blog, est le premier d’une petite série à laquelle j’ai donné la dénomination de « Texture ». Il s’agit donc de Texture 1, qui ne figurera pas forcément dans le titre pour cause de la limitation à 70 caractères!   

Pour suivre le chemin

« Au grand dam de " à retrouver sur    http://www.linternaute.fr/expression/langue-francaise/6617/au-grand-dam-de/

. Toutes ces photos de 1996 de FAEP  ont les dimensions standard 13 cm x 9 cm.

. Clichés 2019 Elisabeth Poulain.

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Trois photos-papiers étranges d’avril 1997 – Trois univers différents

12 Mars 2019, 18:47pm

Publié par Elisabeth Poulain

Photo n°2 d'avril 1997,  Le haut des immeubles au soleil couchant, Cl. Elisabeth Poulain

Photo n°2 d'avril 1997, Le haut des immeubles au soleil couchant, Cl. Elisabeth Poulain

Comme tout un chacun, j’aime bien changer de thèmes et de façons de voir le monde, surtout quand il s’y ajoute de grandes différences thématiques et d’appartenance d’univers. C’est le cas pour ces clichés en couleur, qui évoquent chacun un thème différent, que l’on pourrait résumer par ces trois mots que sont avant-hier, en 1997 et demain avec les nouvelles tendances techniques de la fin du XXe  siècle.  Mes deux seules certitudes sont que c’est moi qui les ai prises et que ces  clichés ont été « développés » en avril 1987, comme il est marqué au verso. 

Photo n°1 avril 1997, Oculus dans une petite église, Bretagne, Cl. Elisabeth Poulain

Photo n°1 avril 1997, Oculus dans une petite église, Bretagne, Cl. Elisabeth Poulain

                                                   

La photo n°1. Elle évoque l’intérieur d’une église romane en cours de restauration restaurée avec du béton. On voit clairement au milieu de la vue, dans « l’oculus » ouvert dans la paroi une tige en fer en bas en premier plan, puis à l’intérieur un grand poteau « béton » avec  à nouveau un autre « œil »   sur le côté droit et sur le côté gauche, une forme haute arrondie qui s’accroche sur la gauche à un autre poteau d’un format plus étroit.

J’ai dû faire cette photo « à l’arrache », en marchant, pour aller vite.  On  le voit au fait que tout est penché vers la gauche et à la « découverte » d’une « bulle rose » en bas à droite, qui vraisemblablement provient d’une « gouttelette de buée » dans l’appareil.

Ph n°2 d'avril 1997, Le haut des immeubles au soleil couchant, Cl. Elisabeth Poulain

Ph n°2 d'avril 1997, Le haut des immeubles au soleil couchant, Cl. Elisabeth Poulain

Photo n°2 Le haut des immeubles au soleil couchant

La photo n°2. Elle est franchement bizarre. Nous sommes dehors, sans rien pour brouiller la vue et ce que « voit » l’appareil photo est curieux, sans rien pour pouvoir indiquer ou suggérer une « localisation ». Elle montre une série d’immeubles hauts qui datent de la fin du siècle précédent. On y voit trois parties horizontales franches qui ont chacune leur typicité. Commençons cette fois-ci  par le bas.

On devine une série de cinq immeubles à pans inclinés en guise de toit qui sont les seuls à recevoir le soleil du soir ; c’est du moins ce que j’imagine. Ils sont décalés à chaque fois d’un cran, sinon on ne verrait pas la « façade » arrière aussi sombre. On discerne, avec une loupe, le haut d’une fenêtre sans volet  sur chacune des façades latérales, à la hauteur du bas de la photo.                                                                   

La seconde séquence bénéficie du soleil à son coucher, de façon différenciée, en raison vraisemblablement de sa position tout à droite au-dessus du toit incliné qui ressort de façon plus haute  à droite qu’à gauche. Deux de ces avancées comportent une sorte de « tâche » bizarre ; la première à droite est plutôt bizarre. Même avec une loupe, on dirait qu’il y a un « trou dans le mur avec des bavures », mystère !  Par contre dans le troisième bâtiment, on voit clairement le haut d’une fenêtre sans volet.

La partie de la photo - la plus intéressante du fait de sa complexité - est finalement le ciel qui occupe tout le reste de l’espace. On peut le voir de plusieurs façons. C’est le halo du soleil qui va nous guider en partie. Il est situé tout à droite au-dessus de l’immeuble le plus visible à droite. Plusieurs lignes semblent s’en dégager à l’horizontale ; en allant du bas vers le haut, elles déterminent des bandes : une foncée qui touche la pointe de l’immeuble du bas, une très claire au niveau du soleil, avec deux autres au-dessus dont la dernière, s’évanouit vers la gauche  en formant une courbe légère.

Si  je guide mon regard maintenant verticalement, en partant de la droite vers la gauche je vois trois séquences plus ou moins distinctes. La première est celle du soleil, en me basant sur le premier et le plus grand des toits, la troisième inclut presque complètement le troisième toit , avec évidemment les deux derniers et entre ces deux séquences, il en reste une petite au milieu ! Je vous fais grâce des irisations que l’on voit à peine en sens contraire à celui des toits.    

Ph.3 d'avril 1997,  Studio d'enregistrement, Cl. Elisabeth Poulain

Ph.3 d'avril 1997, Studio d'enregistrement, Cl. Elisabeth Poulain

 

Et voilà maintenant, la photo énigmatique par excellence. Elle est d’une technicité qui échappe à toutes mes connaissances. C’est une autre personne qui l’a prise, j’en suis certaine. Ce pourrait être un technicien à qui j’avais demandé de prendre ce cliché de l’intérieur….. !  L’endroit pourrait bien être un studio de télévision dans la Vallée de la Loire, mais sans plus de précision.

Pour une fois, le regard va se porter vers le mur beige qui reflète des fenêtres qui sont en arrière, ouvertes sur la lumière de la rue et pas dans cette partie du studio. Que voit-on-d’autre en arrière de cette curieuse boule blanche  munie de grandes et fines tiges qui doivent être des antennes ?  Elle est attachée à un double câble rouge qui passe en arrière de ce qui ressemble à une grande épingle de nourrice. Devant, en bas du cliché, on dirait qu’il y a un pupitre, avec en arrière on voit ce qui ressemblerait à un grand pichet posé à l’envers…Je suis sûre que je vais faire hurler les connaisseurs…

Alors je vais passer à ce qu’il y a derrière la vitre. Je vois un grand canapé de cuir couleur beige ocre clair, une porte sur ce mur juste avant l’angle, un chapeau accroché très haut…Et laissant mon regard tourner, je vois cette curieuse forme blanche avec une forme orange posée sur le dessus et en arrière ce qui ressemblerait à un canard jaune sur ses deux pattes…Et d’avance, je demande l’indulgence des connaisseurs… !

 

Pour suivre le chemin

. L’église romane en cours de restauration porte le n°4 du tirage d’avril 97   

. Les immeubles à pans coupés ont le n° 15 de la même date de tirage

. Et le studio est doté du n°2…

Quant aux autres photos, j’ignore totalement où elles sont passées…

Clichés d’hier et d’aujourd’hui d’Elisabeth Poulain 

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Des tiges de roses trémières au soleil sur un fond de ciel bleu

6 Mars 2019, 15:21pm

Publié par Elisabeth Poulain

Roses trémières sur fond de ciel bleu & bordures latérales bleu moyen tonique, Cliché Elisabeth Poulain

Roses trémières sur fond de ciel bleu & bordures latérales bleu moyen tonique, Cliché Elisabeth Poulain

C’est une photo de  10 cm de largeur et 14,9 cm de hauteur,  tirée sur papier à une époque où le numérique n’existait pas. Une époque où on collait ses meilleurs clichés dans des albums photos. Celle-là est restée dans une boîte métallique dans laquelle je mettais mes photos en attente d’être collées dans un album. Comme elle était sur le dessus, sans poids sur elle, le papier a gardé une petite courbure.

Roses trémières sur fond de ciel bleu, avec bordures latérales rouges, Elisabeth Poulain

Roses trémières sur fond de ciel bleu, avec bordures latérales rouges, Elisabeth Poulain

. *On voit clairement trois grandes tiges. Celle du milieu porte, semble-t-il  une autre fleur dans le bas. L’intéressant est pluriel. On voit les fleurs épanouies en transparence,  comme l’est de celle de la deuxième tige, avec un peu plus bas une petite partie d’une autre fleur sur le côté droit. C’est soit une fleur en bouton, soit une fleur en train de perdre ses pétales,  cachée par une « coque » qui contient les graines et que l’on discerne clairement.   

Roses trémières sur fond de ciel bleu ciel, avec bordures bleu très foncé, Cliché Elisabeth Poulain

Roses trémières sur fond de ciel bleu ciel, avec bordures bleu très foncé, Cliché Elisabeth Poulain

. *Les fleurs du bas du cliché, qui appartiennent à une autre tige,  sont si bien éclairées qu’on voit les grands pétales en transparence quand ils se chevauchent, avec une couleur plus foncée quand une autre fleur a trouvé sa place en arrière de la première.

Quant à *la dernière tige, la plus en hauteur tout à droite du cliché, elle porte trois fleurs, à la même hauteur, qui doivent former un triangle vues du dessus. Sa tige comporte moins de réservoir de graines que sa voisine du milieu. C’est donc la fleur la plus puissante et qui terminera sa phase de floraison en premier. 

Roses trémières sur fond de ciel bleu ciel, les fleurs " tête en bas", Cliché Elisabeth Poulain

Roses trémières sur fond de ciel bleu ciel, les fleurs " tête en bas", Cliché Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

* Désolée, l’ordinateur n’a pas prévu de rose foncé ! Quant à la photo elle-même, elle comporte au verso les quelques mention suivantes : «  08.00   ( 7 )   R3 » et AGFA en mention pour la marque du papier.

. Voir l’article que consacre wikipedia  à la rose trémière, en précisant qu’aucun des clichés ne comporte la couleur de « mes » roses trémières, https://fr.wikipedia.org/wiki/Alcea_rosea

. Clichés Elisabeth Poulain

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Trois cartes postales nord-américaines en couleurs des années 50

3 Mars 2019, 18:54pm

Publié par Elisabeth Poulain

Trois cartes postales nord-américaines en couleurs des années 50

Ce sont trois cartes postales qui devaient être plutôt rares pour l’époque et encore plus  en France. Aucune n’a été envoyée des Etats-Unis. Il n’y a donc pas de timbre composté, ni en conséquence de datation précise possible.

* La première carte postale représente la « Sheldd Aquarium, Chicago III » avec au recto, en partie gauche, les explications le concernant : « This building is a gift of the late Mr. J. G. Shedd, former chairman of the board of Marshall Field & Company. It is the most completely equipped aquarium in the United States. The total capacity of the Tanks is  50.000 gallons.  » *(Voir la traduction en bas)

Ce bâtiment comprend une succession de bâtiments accolés composites ; on discerne   en avancé  une façade de temple grec avec quatre colonnes, un ou plusieurs  escaliers pour pénétrer à l’intérieur     et un frontispice, avec par derrière deux bâtiments  latéraux à toit plat et à trois fenêtres hautes en premier étage, sans compter des  ouvertures semblables qui s’inscrivent dans les mêmes lignes verticales en contrebas, qu’on  discerne à peine à cause de la végétation.

En arrière du bâtiment se trouve une tour à toit à plusieurs facettes (six ou peut-être huit)  revêtu de tuiles d’un rouge foncé, avec au milieu une pointe qui pourrait être un paratonnerre, d’autant plus que cette « attire-foudre » est une invention de Benjamin Franklin aux Etats-Unis en 1753.  

Quant aux arbres, il en est de deux sortes, des « Grandes Tiges », type peuplier, sur la gauche le long de ce qui doit être l’allée d’honneur qui mène à l’entrée d’honneur et des arbres « boules » , des petits qu’on distingue près de l’aquarium et  des plus grands dans les fonds à droite et à gauche. A force  de regarder en profondeur, j’allais oublier de vous parler des ombres de feuillus élancés sur l’herbe en premier plan et en oblique.   

Il me reste à vous citer l’élément le plus intéressant à mon goût qui est le ciel bleu, un peu foncé par endroit, avec des volutes ou des bandes plus claires. C’est l’espace, qui échappe à la « mise en scène » du cliché, où on respire un peu l’air, avec un lien en plus avec ces nuages grisés, comme si l’eau appelait l’eau…Ce cliché est placé en n° 1, car il est le siège et le signe visuel du pouvoir.

Trois cartes postales nord-américaines en couleurs des années 50

Le recto.

1 « Shedd Aquarium : “This building is a gift of the late Mr. J. G. Shedd, former chairman of the board of Marshall Field & Company. It is the most completely equipped aquarium in the United States. The total capacity of the Tanks is  50.000 gallons.  La traduction en français selon https://translate.google.com/ : «Ce bâtiment est un cadeau du regretté MJ G. Shedd, ancien président du conseil d’administration de Marshall Field & Company. C'est l'aquarium le plus complètement équipé des États-Unis. La capacité totale des réservoirs est de 50 000 gallons ». Un gallon vaut grosso modo 4,4 litres environ selon https://fr.wikipedia.org/wiki/Gallon  ---) à vous de calculer…!

« Shedd Aquarium, Aquarium, Chicago, Chicago, III », Colourpicture, Publication, Boston 15, Mass (pour Massachussets), à voir dans     https://fr.wikipedia.org/wiki/Massachusetts L’intéressant est que le State House, où siège la législature d’Etat, se présente comme un temple grecque, avec une coupole « or ».

Cette carte est la aussi la seule  qui comporte et une destinataire et une adresse en France à l’époque où les départements n’avaient pas de numéro, mais pas de timbre. Le  texte manuscrit en français est le suivant : « Ma chère Z…,   Comme je suis navrée de savoir que tu as un trou (profond) » à la cuisse. Ma pauvre, que fais-tu ? Les arbres, c’est bon pour les garçons ; il faut commencer à penser à ta beauté et ne pas de couvrir de cicatrices !... ».   Rires de ma part !

Dogwood in Bloom at Beautiful Silver Springs, Florida, Cl. Elisabeth Poulain

Dogwood in Bloom at Beautiful Silver Springs, Florida, Cl. Elisabeth Poulain

                                                   

Cette  carte  verticale montre la luxuriance d’un parc, celui de « Sylver Springs » qui était présenté comme l’attraction internationale de la Floride. Sa désignation  est placée en haut au milieu de la carte postale « Dodwoog in bloom at Beautiful Silver Springs, Florida ». Le choix du photographe permet d’admirer la luxuriance de l’ensemble.

La composition dense est très travaillée. C’est d’abord le titre qui conduit le regard en suivant le tronc de l’arbre un peu penché vers la gauche et dont curieusement  nous ne voyons pas vraiment le feuillage. On distingue des traces vertes jaunes allongées qui suggèrent  que cet arbre et d’autres à côté  apportent la fraîcheur souhaitée. Dans le fond au centre, il semblerait qu’il y a des conifères d’un vert foncé qui permet de mettre en valeur des fleurs blanches.

Tout à gauche, dans le dernier tiers, dans le fond de la prairie, un massif de fleurs roses cache en partie un petit ensemble immobilier blanc, puis le regard avance vers le bassin d’eau en voyant pour la première fois quatre personnes, en majorité masculines. Le premier porte une chemise jaune, une couleur qui se retrouve vers la gauche dans un massif de genets ou de forsythia (?). Et c’est à droite  le seul massif de trois fleurs rouges toniques qui  termine cette découverte à donner le tournis… 

2. « Sylver Spring , Florida’s International Atraction » existe toujours en Floride . A consulter le Net, l’orientation thématique a changé et se place maintenant en dessous du niveau de la mer. En 1950, c’est une jolie naïade qui incarne le site ; à voir sur  https://www.floridamemory.com/items/show/331875

Statue of Robert E. Lee, Monument &Allen Aves. Richmond. Va, Cl. Elisabeth Poulain

Statue of Robert E. Lee, Monument &Allen Aves. Richmond. Va, Cl. Elisabeth Poulain

 

Statue of Robert E. LEE. Monument and Allen Aves, Richmont. VA. La statue de Robert E.  Lee, monté sur son fier destrier regarde, vers la gauche. Sa veste de cavalier d’un ocre jaune est parfaitement assortie à la brillance de la robe de ce cheval d’une grande beauté, tête baissée sans que le cavalier ait eu besoin de tirer sur les rênes, signe d’une parfaite maîtrise de l'homme  dans son accord avec son cheval. Je ne vous parlerai du socle, à l’allure d’une pièce montée composée de plusieurs strates,  que pour en montrer l’importance, avec vraisemblablement de l’eau  dans le dernier cercle tout en bas.

La  douceur florale rose en proximité. On la discerne par trois fois,

  • deux petits massifs à droite et à gauche sur la pelouse verte, à l’intérieur de la grille  circulaire de faible hauteur,
  • une fois dans un gros massif de tulipes roses et blanches planté tout au bord de la pelouse extérieure devant l’ensemble,
  • à gauche,  on aperçoit au-dessus de la petite grille circulaire, un massif de plantes roses.

Il me reste à citer à droite un ensemble immobilier aux façades roses-rouges, soulignées dans la maison  à deux étages par des bandes verticales jaunes acidulées. Le rouge n’est visible que sur deux des  toits sur trois. Celui qui est en position avancée à droite semble avoir une toiture de tuile mauve.  A gauche, la présence de l’immeuble vert-jaune avec un toit de tuiles rouges. Du rose enfin dans les nuages des deux côtés de la statue …Et pour faire le lien entre le tout, des très grands arbres aux feuilles colorées, vertes, jaunes, rouilles…

Les rectos 

1 « Shedd Aquarium : “This building is a gift of the late Mr. J. G. Shedd, former chairman of the board of Marshall Field & Company. It is the most completely equipped aquarium in the United States. The total capacity of the Tanks is  50.000 gallons.  La traduction en français selon https://translate.google.com/ : «Ce bâtiment est un cadeau du regretté MJ G. Shedd, ancien président du conseil d’administration de Marshall Field & Company. C'est l'aquarium le plus complètement équipé des États-Unis. La capacité totale des réservoirs est de 50 000 gallons ». Un gallon vaut grosso modo 4,4 litres environ selon https://fr.wikipedia.org/wiki/Gallon  ---) à vous de calculer…!

« Shedd Aquarium, Aquarium, Chicago, Chicago, III », Colourpicture, Publication, Boston 15, Mass (pour Massachussets), à voir dans    https://fr.wikipedia.org/wiki/Massachusetts . L’intéressant est que le State House, où siège la législature d’Etat, est composé aussi d’une forme d’un temple grecque, avec une coupole « or ».

C’est la seule qui comporte et une destinataire et une adresse en France à l’époque où les départements n’avaient pas de numéro, mais pas de timbre. Le  texte manuscrit en français est le suivant : « Ma chère Z…,   Comme je suis navrée de savoir que tu as un trou (profond) » à la cuisse. Ma pauvre, que fais-tu ? Les arbres, c’est bon pour les garçons ; il faut commencer à penser à ta beauté et ne pas de couvrir de cicatrices ... ». Cela me fait rire! ( *** Voir à la fin pourquoi)

2. « Sylver Spring , Florida’s International Atraction » existe toujours en Floride . A consulter le Net, l’orientation thématique a changé et se place maintenant en dessous du niveau de la mer. En 1950, c’est une jolie naïade qui incarne le site ; à voir sur  https://www.floridamemory.com/items/show/331875

Au recto, une seule phrase 9 composants  : “We are going here on our vacation this summer ».  

3 . « Statue of Robert E. LEE », à voir aussi sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Lee

. Au verso, six mots : « I used to live in Richmond ».

En guise de conclusion qui n'en est pas une, un conseil :  gardez "vos vieilles cartes postales"!

*** Et la raison pour laquelle je ris est ce que cette petite fille, c'est moi. J'ai toujours cette cicatrice à la cuisse gauche et on voit toujours les cicatrices des fils de coton...

Pour suivre le chemin 

Clichés Elisabeth Poulain

 

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Un pastel à l'huile de Jean-Philippe Durand, L'Indien, Lys Haut-Layon

23 Février 2019, 15:01pm

Publié par Elisabeth Poulain

L'Indien, pastel à l'huile de Jean-Philippe Durand, Cl. Elisabeth Poulain

L'Indien, pastel à l'huile de Jean-Philippe Durand, Cl. Elisabeth Poulain

                                                    

C’est un tableau qui éclate de vitalité, alors même que cet « Indien » a les yeux fermés et que visiblement, il ne veut pas vous voir. Jean-Philippe Durand  est en lui-même, concentré pour se peindre avec des formes et les couleurs de ses pastels à l’huile, quitte à recommencer si le résultat ne lui plait pas, à lui. Il « se fiche » vraiment de ce que, vous, vous  pouvez penser. Il accepte quelques contraintes et/conseils, du « peintre professionnel » qui gère l’atelier de peinture, mais c’est tout. 

Jean-Philippe, comme tous l’appellent, sait vraiment qui il est, vraisemblablement le meilleur artiste de l’atelier de peinture de Rablay sur Layon. Il lui suffit de voir la réaction des autres, qui viennent voir ce qu’il a fait  en fin de  séance, en faisant « ouah ! ». Il y en a même certains qui lui demandent s’il  a pris des cours de peinture avant. Il ne répond même pas.   

L'Indien, pastel à l'huile de Jean-Philippe Durand, avec cadre, Cl. Elisabeth Poulain

L'Indien, pastel à l'huile de Jean-Philippe Durand, avec cadre, Cl. Elisabeth Poulain

L’Indien d’abord. Prenez une forme triangulaire, la pointe dirigée vers le bas, qui s’inscrit dans un rectangle vraisemblablement tracé auparavant pour que JPD ait un cadre. Il avait déjà commencé à faire le fond avec du bleu et du blanc recouvert ensuite par du marron. Dans ce rectangle, s’inscrit le triangle pointu souligné par plusieurs traits noirs, certains marqués avant la peinture et d’autres après par JPD . La différence est clairement visible.

En prenant l’axe  vertical  entre le front haut vert , la partie basse en rouge-rose, la ligne du nez  moitié rouge  à hauteur des yeux, puis verte ensuite , tout comme les oreilles vertes ornées d’un  trait rouge uniquement sur le haut de l’oreille droite et sur toute l’oreille gauche (à la vue) avec en plus là un gros tracé bleu qui descend à hauteur d’une large bande rose-violet qui qui part en oblique jusqu’au bas du nez vert. Le côté droit est tout à fait différent. L’œil droit semble ouvert, avec même une grosse  pupille jaune entourée de rose ; le tout est entouré de rouge et de violet vers le bas.

Puis vient une séquence bleue  qui semble remonter des deux côtés inégalement, un peu du côté gauche qui se détache sur un fond rose violet dont on va retrouver plusieurs variantes  à droite et à gauche.

Arrive enfin la bouche marquée en rouge et surlignée  avec du fusain noir plusieurs fois pour marquer la différence entre la lèvre supérieure rouge, d’avec celle du bas. La fin du visage est double au niveau des couleurs - bleu  et vert –avec en plus des « taches » blanches au bas du triangle bleu qui lui-même cache du violet et en plus un forme rouge qui rappelle ce rouge du côté droit plus en hauteur. 

L'Indien, pastel à l'huile de Jean-Philippe Durand, avec cadre, Cl. Elisabeth Poulain

L'Indien, pastel à l'huile de Jean-Philippe Durand, avec cadre, Cl. Elisabeth Poulain

Le menton maintenant qui ressemble à une grande barbiche verte, qui « déborde » du carton et du cadre  violet à gauche où se trouve le nom de J-Philippe. Un grand mouvement oculaire qui va vers le haut en passant par la droite vous laisse admirer la crinière d’Indien de cheveux jaune, vert, rouge …violette qui laisse  entrevoir les deux couleurs du début, bleue et brune.

En guise de quasi-conclusion, il me reste à vous citer les lignes de structure de l’ensemble :   

  • 2 lignes obliques, l’une verticale qui part vers la gauche, l’autre horizontale qui penche vers la droite,
  • des oreilles placées à la même hauteur mais avec des formes et des couleurs différentes…

Et enfin pour finir vraiment (!) , le fait est que ce portrait de Jean-Philippe réalisé en pastel à l’huile a une présence étonnante, si forte que ne pourrez l’oublier !

PS. Parce que vous avez été patient  et que avez réussi à lire  ce billet jusqu’au bout, je joins également le recto du carton qui stabilise le papier épais sur lequel JPD a exprimé sa créativité. C’est une reproduction de  « The Kiss » l’œuvre de Klimt !  

                                                                 ****

Klimt, "The Kiss", carton au verso du pastel à l'huile de J.P. Durand, Cl. Elisabeth Poulain

Klimt, "The Kiss", carton au verso du pastel à l'huile de J.P. Durand, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Nous avons acheté cette oeuvre en 2002 pour un montant de 280 F muni au verso d' un certificat d'authenticité collé sur la reproduction de "The Kiss" de Klimt   

. Retrouver certaines œuvres  de Jean-Philippe Durand sur  http://arcenciel-artotheque.fr/v1/artiste/durand-jean-philippe/  

. Rablay sur Layon, est maintenant une commune déléguée de Bellevigne-en-Layon, à voir sur   https://www.bellevigneenlayon.fr    

. A voir aussi sur https://www.facebook.com/events/355687868601533/?event_time_id=355687891934864

. Quant à Klimt , The Kiss, https://en.wikipedia.org/wiki/The_Kiss_(Klimt)

. Clichés Elisabeth Poulain

. Billet à classer dans la catégorie "Art"

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Collection Emmaüs --) Un carré de carton peint étrange --) Les animaux & plus

21 Février 2019, 11:58am

Publié par Elisabeth Poulain

Carton peint avec des points et des animaux, Cl. Elisabeth Poulain

Carton peint avec des points et des animaux, Cl. Elisabeth Poulain

Cela fait des années qu’il attend que je parle de lui, non pas qu’il ait « la grosse tête » de celle  ou celui qui l’a peint, mais réellement en raison de sa « bizarrerie ». Il ne porte aucun indice qui puisse nous donner quelques pistes sûres, ni auteur-e, ni année, ni lieu… Il y a de fortes probabilités pour que je l’ai choisi dans un Centre Emmaüs, d’où la mention du Centre dans le titre.                                         

Carton peint avec des points et des animaux, Cl. Elisabeth Poulain

Carton peint avec des points et des animaux, Cl. Elisabeth Poulain

Les dimensions d’abord. C’est presque un carré  qui ne l’est pas vraiment. Les deux hauteurs ne sont pas identiques : celle de gauche fait 26,2 et celle de droite, 25,5cm, ce qui a pour conséquence  dimensions horizontales, 27 cm en bas avec des angles droits qui ne le sont vraiment mais cela n’est pas gênant (26,7cm en bas). En tant que telles, les dimensions n’ont pas de réelle importance ; elles peuvent suggérer que la ou le peintre a utilisé ce bout de carton pour réaliser quelque chose d’audacieux, de différent… Ce carton épais (4mm d’épaisseur) a pu faire germer l’idée d’une réalisation originale.

J’imagine une femme peintre avec ce morceau de carton à la main et beaucoup de peintures de couleurs différentes à côté d’elle et qui se demande : « qu’est-ce que je vais pouvoir faire de tout ça ? ».  Quant à moi, j’ai choisi de vous le présenter dans sa dimension la plus « grande » parce que c’est ainsi que l’on voit le mieux les cinq animaux, sachant que j’ai des doutes sur certaines formes et que le tout n’est qu’hypothèse de ma part… Que vois-je  dans le premier tiers du bas, en partant de la droite vers la gauche du carton ?

Carton peint avec des points et des animaux, le lapin rouge, Cl. Elisabeth Poulain

Carton peint avec des points et des animaux, le lapin rouge, Cl. Elisabeth Poulain

Le numéro 1 est celui que j’appelle le lapin rougeC’est un drôle de quadrupède tracé en rouge sur un fond vert-prairie avec un œil blanc et une pupille noire qui occupe une grande place dans cet espace restreint. Il n’a aucun sens de l’horizontalité et on peut vraiment se demander s’il n’est pas en train de voler au-dessus de sa prairie…

Il regarde vers le haut. Son corps dodu, sans forme précise, est rempli d’un « barbouillis » de couleurs, avec du noir, du jaune et du blanc pour alléger, éclaircir l’ensemble…Autour de lui, une « prairie fleurie » de différents petits points de couleur blanche, jaune, rouge, noire et même verte, à la frontière avec l’orange permettent de le mettre en valeur.

                                                                    *     

Au milieu, se tient une coulée orange qui fait penser à un essai raté. En allant dans le sens des aiguilles d’une montre,  je vais d’abord vous parler des quatre autres animaux clairement visibles.

Carton peint avec des points et des animaux, le lapin jaune & le beige, Cl. Elisabeth Poulain
Carton peint avec des points et des animaux, le lapin jaune & le beige, Cl. Elisabeth Poulain

Carton peint avec des points et des animaux, le lapin jaune & le beige, Cl. Elisabeth Poulain

Le numéro 2 est, le lapin à peine esquissé dans le coin gauche en bas. Ce petit quadrupède est tracé en un jaune foncé avec peut-être une pointe légère de rouge orangé, dont la teinte est peu en harmonie sur ce beige marron. Peint en jaune sur un fond beige ocre, on devine bien une sorte de lapin, avec son museau, ses deux oreilles bien dressées, ses deux pattes de devant qui font bloc. Tout le reste de ce coin est beige-ocre parsemé de gouttelettes de peinture plus fines que dans l’autre coin vert.

 Le troisième a en commun avec le n°2 d’être beige sur fond du même beige. Ses formes tracées en noir heureusement sont plus marquées, en particulier vers le haut de sa tête. On dirait qu’il a un masque latéral avec un gros œil.  Ce fond beige est peu harmonieux. Quant aux points, nombreux sont les blancs, avec un seul gros point noir à droite,  plus nombreux sont les verts vers le bord externe…

Carton peint avec des points et des animaux, le 4 pattes rouge, Cl. Elisabeth Poulain

Carton peint avec des points et des animaux, le 4 pattes rouge, Cl. Elisabeth Poulain

Voilà encore un chien dessiné en vert sur un fond rouge. Cette fois-ci, notre regard fait un grand bond  de la largeur du carton en allant vers la droite. Ce quatrième numéro occupe le plus petit espace rouge avec quelques gros points de couleur. Lui aussi tourne sa tête vers la droite. Comme son confrère en diagonale, son tracé « vide »  attire peu le regard. 

Il me reste à vous parler du seul poisson peint en vert léger. Il n’a aucun espace personnel autour de lui. En contrepartie, il est le plus gros de tous, avec un œil tout rond, en relief… On le sent à la main. Sa forme extérieure est aussi un peu bizarre. Il y a sa tête que je viens de mentionner, son corps franchement curieux,  une sorte d’aileron vers le bas  et la fin du corps qui va s’élargissant. Et comme s’il fallait encore accentuer son originalité, il porte sur son corps un espèce de rectangle sans point de couleur…

Carton peint avec des points et des animaux, le gros poisson vert clair, Cl. Elisabeth Poulain

Carton peint avec des points et des animaux, le gros poisson vert clair, Cl. Elisabeth Poulain

Pour terminer, je vais essayer de vous décrire l’entre-deux avec cette question : que se passe-t-il entre ces formes animalières  dans leur bulle de couleur? En partant du bas, mon regard emprunte un « corridor » différencié, parfois bien encombré, parfois ordonné  et disons-le clairement parfois réellement fouillis-fouillis. 

. Le chemin commence par de l’orange, d’abord sans pastille de couleurs ; très vite le regard rencontre une drôle de forme dessinée  par une quadruple série de petits points ; puis  au-dessus, le fond devient jaune et se divise en deux parties, une qui va à droite, l’autre à gauche…

. Et c’est là qu’apparaissent les deux séquences de désordre, une au milieu, à gauche du plus gros point peint en blanc avec des points verts et l’autre un peu plus haut vers la gauche. On a l’impression que l’artiste a chargé de pinceau de peinture, l’a laissé couler, en remettant ensuite des petits points jaunes.

. Pour finir, il me reste à vous parler de la partie verte tout en forme d’une forme  verte couverte de points de couleurs différenciées avec à nouveau de tout petits points jaunes…

Pour aller plus loin:  Clichés Elisabeth Poulain

               

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La fascination pour la Terre des Grands Paysages de l’Oise > Bulles

10 Février 2019, 18:49pm

Publié par Elisabeth Poulain

Grand Paysage de l'Oise, près de "Bulles", Cl. Elisabeth Poulain, datant de 2007

Grand Paysage de l'Oise, près de "Bulles", Cl. Elisabeth Poulain, datant de 2007

Ce sont des paysages fascinants pour un ensemble de raisons, au point de demander à « ma » conductrice, que je remercie,  de bien vouloir s’arrêter à chaque fois que j’en voyais une série.

Le cliché vous montre un espace sans limite, pour l’œil, composé de plusieurs séquences qu’on imagine se poursuivant au-delà de la ligne d’horizon, qu’on aperçoit à travers le rideau d’arbres hauts et fins, qui en partie droite, forment une masse compacte qui gêne la visibilité. C’est le seul endroit où il n'est plus possible de voir ce qu'il y a derrière...

                                                                        *

Commençons donc par le premier GPO - pour « Grand Paysage de l’Oise ». Visiblement nous nous sommes  arrêtées au bord de la petite route. Devant nous , s’étend de la terre, sans limite autre que celles imposées par la Nature et travaillées  par l’Homme avec ses machines.

Les séquences. Regardez bien au bas du cliché, vous distinguez une herbe rase  qui a été coupée peu de temps avant sur une faible largeur près de la route; on distingue des traces qui partent en biais du côté inférieur gauche vers la droite. Très vite on perd ses traces, pour  laisser son regard suivre visuellement les lignes creuses perpendiculaires du tracteur qui nous emmènent vers le fond.

En revenant vers le bord de la route, vous vous apercevez que cette fameuse grande parcelle est longée sur son côté droit par deux autres parcelles différentes d’avec la « Grande » dont je viens de vous parler. On aperçoit me semble-t-il quelques plusieurs  fossés séparés  par des rehaussées de terre et ensuite  par une « pelouse » dont je doute fortement qu’elle soit là uniquement pour la beauté de l’ensemble. Elle assure forcément une fonction dans le cycle de production agricole.  

Grand Paysage de l'Oise, Cl. d'Elisabeth Poulain, 2007

Grand Paysage de l'Oise, Cl. d'Elisabeth Poulain, 2007

Et c’est à partir de ce moment-là que vous commencez à  tracer les lignes graphiques d’une puissance épurée absolument fabuleuse.

Cette grande parcelle descend du côté gauche  en douceur mais de façon continue. A partir de ce moment, vous avez trois séquences paysagères de nature. A droite du cliché, on distingue une séquence d’herbe venant d’être taillée aussi finement que s’il s’agissait d’une pelouse. Il est vrai qu’on en voit peu car il y a déjà une certaine distance.  L’intérêt d’avoir déplacé son regard est que tout ce que nous voyons nous  montre  que cet espace, allant de droite pour nous vers la gauche est en déclivité continue et plus accentuée dans la parcelle de gauche qui encadre « notre » parcelle du milieu. A gauche, cette terre, qui  vient d’être labourée, a une belle couleur brune, qui fait plaisir à voir. Elle a un caractère « réconfortant ». Ces trois composantes du socle que nous voyons, forment une « scène horizontale ».

Arrivent maintenant les « décors » verticaux du fond, qui offrent un cadre visuel en hauteur « pluriel ».Ah que les mots sont lourds à écrire,  alors que nos yeux perçoivent immédiatement d’un côté toute cette puissance de la terre,  tout comme la délicatesse fragile de ces petites pousses vertes dont les sillons ne sont pas toujours tout à fait droits.  

Grand Paysage de l'Eure, près de "Bulles", Cl. Elisabeth Poulain pris en 2007

Grand Paysage de l'Eure, près de "Bulles", Cl. Elisabeth Poulain pris en 2007

Viennent  alors ces rideaux d’arbres bien serrés que l’on voit dans le creux où coule vraisemblablement un petit ruisseau. Je verrais bien des peupliers pour « éponger le trop plein » en cas de fortes pluies. La partie la plus intéressante se situe en face de nous ; les arbres bien alignés et qui ont perdu leurs feuilles laissent voir dans le fond une ligne d’horizon plus élevé que là où nous sommes et qui va descendant vers la gauche. Sur le côté droit, des arbres, vraisemblablement d’une autre essence,  forment un bloc compact qui empêche la lumière de passer et donc de voir ce qu’il y a derrière. Et puis sur la droite, le cliché se termine ; il ne reste qu’une masse sombre…            

Pour suivre le chemin

.Ces clichés que j’ai faits datent du 17 novembre 2007, à 10 heures 09 du matin. Ils dorment dans mes  fichiers depuis lors. Ils étaient temps de les réveiller !

. La petite ville Bulles  sur la D94 a dû, soit changer de nom, soit  être regroupée avec d’autres communes. Au vu de ces grands paysages, une hypothèse pourrait être qu’elle soit située dans le Parc naturel du Vexin français qui a  comme symbole trois épis de blé.   https://fr.wikipedia.org/wiki/Parc_naturel_r%C3%A9gional_du_Vexin_fran%C3%A7ais .

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