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Le Blog d'Elisabeth Poulain

La ville en pub > Havana Caliente 2008 > Havana Club, El Ron de Cuba

11 Mai 2017, 09:46am

Publié par Elisabeth Poulain

*Havana Caliente cocktail, Havana Club, El Ron de Cuba 7 ans, Entreprendre Pernod Ricard, n°53-2008*Havana Caliente cocktail, Havana Club, El Ron de Cuba 7 ans, Entreprendre Pernod Ricard, n°53-2008

*Havana Caliente cocktail, Havana Club, El Ron de Cuba 7 ans, Entreprendre Pernod Ricard, n°53-2008

Le titre. Il est presque complet, presque car il lui manque le nom de la maison-mère de ce rhum de Cuba, à savoir Pernod Ricard. Il a aussi la particularité d’utiliser deux langues, sans compter mon ajout en français sur la ville en pub. Ce cocktail, qui a pour nom Havana caliente, viejo 7 ans d’âge, la Havane chaude, associe El Ron de Cuba, avec sa bouteille haute, le rhum de Cuba en espagnol dont la marque a pour titre Havana Club en anglais. Le sous-titre au bas du visuel vous donne la composition de ce cocktail Havana Caliente : 1/3 Havana Club, 2/3 Cola, Chili Pepper.

Le visuel a pour premier objectif de vous montrer la chaleur de la nuit à Cuba et pour cela de reprendre les trois couleurs de la nuit, le noir de l’étiquette, le rouge du cœur du macaron Havana Club, ainsi que le fond du bandeau oblique qui emmène le regard vers la droite et l’or qui souligne et valorise les inscriptions figurant sur la bouteille. Pour vous en convaincre, rien de tel que de vous montrer une photo aérienne de la nuit dans le centre de la vieille ville de Cuba, avec énormément de lumières allumées, dans un pays qui ne connaît pas les volets. Au contraire pour bénéficier de la toute relative fraîcheur nocturne, on dort fenêtres ouvertes, munies de grilles quand on vit dans les étages bas, surtout quand on n’a pas l’air conditionné, qui, comme toute innovation, a profondément changé les habitudes de vie. L’air conditionné est aussi une réponse à la demande des touristes.

Havana Caliente cocktail, Havana Club, El Ron de Cuba 7 ans, Entreprendre Pernod Ricard, n°53-2008

Havana Caliente cocktail, Havana Club, El Ron de Cuba 7 ans, Entreprendre Pernod Ricard, n°53-2008

En plus de ces trois couleurs, il y a les lumières des pièces habitées qui brillent comme autant de phares dans la nuit, qui ressortent avec éclat sur la couleur rouge absolument étonnante de tous les bâtiments et du clocher de l'église que l'on voit distinctement comme une annonce de la bouteille située en bas à sa droite. Ce rouge de la ville rappelle aussi forcément le rouge du fond du macaron sur lequel s’inscrit en débordant le nom de la marque. Une ville toute entière vers le plaisir de déguster un Havana Caliente qui éclate en blanc sur ce fond de ville qui brûle de chaleur la nuit...et pas seulement à cause du climat! 

                                                                     ***

Pour suivre le chemin

. Lire aussi sur ce blog un billet dédié aux murs jaunes orangés de la Havana vieja en date du 29.10.2014 http://www.elisabethpoulain.com/article-les-murs-jaune-orange-de-la-havana-vieja-havana-club-pernord-ricard-124893409.html

. Voir le site dédié à la marque de Pernod Ricard http://havana-club.fr/fr/rhum-cuba/7-ans

. Trouver plus d’informations sur l’emblème de la marque, la "Giraldilla", qui est le nom d’une statue de bronze de la forteresse du XVIe siècle et que l’on aperçoit sur le cercle d’or qui entoure le nom de la marque. On y apprend aussi que ce sont les fûts de chêne qui ont déjà été utilisé une fois pour le vieillissement du Bourbon qui permettent au rhum de vieillir tranquillement pendant ses sept ans, avec des arômes très particuliers sur http://www.cubalatina.com/salsa/rum_havana_club.php3#.WRMrAo2wfIU

. Le musée du rhum à Cuba http://havana-club.fr/fr/patrimoine-havana/musee-du-rhum-de-la-havane . Y retrouver en particulier l’histoire du rhum, qui fait partie de la "Grande Histoire" de nos sociétés, où l'on rencontre, au détour d'un paragraphe, Christophe Colomb, la Guerre d'Indépendance, la Maison royale d'Espagne, Napoléon Ier, Ernest Hemingway...

. Photos, Elisabeth Poulain d’après la Quatre de couverture du magazine « n°53 Automne-Hiver 2008, Entreprendre, Pernod Ricard », qui avait comme titre en une « La saga des Alcools », avec forcément une page dédiée au rhum, la page 31, qui commence par ces mots « Volupté tropicale… ». L* du Ier cliché  annonce qu'il s'agit  d'une vue partielle.  

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Carton peint de palette n°1 > Les lèvres rouges sur fond blanc, bleu …

8 Mai 2017, 15:16pm

Publié par Elisabeth Poulain

*Carton peint n°1, lèvres rouges sur fond blanc, bleu, noir, Cl. Elisabeth Poulain

*Carton peint n°1, lèvres rouges sur fond blanc, bleu, noir, Cl. Elisabeth Poulain

C’est un carton aux coins arrondis qui mesure 80cm de haut sur 60cm datant d’un temps lointain, au début du millénaire, juste avant l’explosion de l’ère du numérique qui a aussi modifié la logistique des palettes de bouteilles d’eau minérale en grande surface. Alors chaque marque avait ses dimensions de palettes. Chaque étage de lots de bouteilles était séparé de celui du dessous par une plaque de carton, aux dimensions qui variaient selon …les marques.

Celle que je vous montre aujourd’hui a d’abord été encollée d’un papier très fin pour créer l’effet de plissement et plus largement l’irrégularité du fond, ce que j’appelle « l’effet vague ».

Carton peint n°1, lèvres rouges sur fond blanc, bleu, noir, Cl. Elisabeth Poulain

Carton peint n°1, lèvres rouges sur fond blanc, bleu, noir, Cl. Elisabeth Poulain

Trois doubles stries rouges, roses… barrent l’espace horizontalement avec un effet d’arrondi propre à chaque couple de lèvres, sachant que ces « lèvres » sont spéciales. Elles présentent un écartement non pas au milieu comme dans une bouche légèrement ouverte, mais sur les côtés. Elles offrent de ce fait un effet de mouvement faisant ressortir les vagues bleutées, noires, grisées au-dessus, au-dessous…

Le carton n’a pas vieilli ; il n’a pas été victime de l’effet-temps. Je l’ai redécouvert dans le grenier, avec grand plaisir, après l’avoir complètement oublié entretemps …

                                                                           *

Pour suivre le chemin : Carton peint de palette n°1, cliché Elisabeth Poulain

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La ville en pub > Chinon & les transports > Une affiche de James C. Richards & + > 1926

5 Mai 2017, 16:17pm

Publié par Elisabeth Poulain

*Affiche, La Touraine, Chinon, James C. Richard, 1926, Imp. SARL Moron, Chinon*Affiche, La Touraine, Chinon, James C. Richard, 1926, Imp. SARL Moron, Chinon

*Affiche, La Touraine, Chinon, James C. Richard, 1926, Imp. SARL Moron, Chinon

Comme souvent, il me faut compléter le titre pour qu’il devienne compréhensible. Voir la ville, pas toute la ville bien sûr, mais déjà une belle partie, est assez rare, alors que le lien entre la ville et la publicité est direct et évident. Plus que cela, la ville est à la source de la publicité qu’elles qu’en soient les formes et je pourrais presque dire, quelles que soient les époques. Ce que je vous propose aujourd’hui est de voir un exemple datant de 1926 et qui est l’œuvre d’un peintre né à Chinon qui porte un nom anglais, James C. Richards.

Chinon. Cette ville de Touraine est célèbre par son château à la longue histoire. Pendant des siècles, le château a occulté la présence de la ville, sans laquelle clairement le château n’aurait pas eu de raison d’être implanté, se développer ni subsister à l’atteinte du passage des siècles. La ville de Chinon s’est nichée au plus près du château, sur le versant très pentu, au bas duquel coule la Vienne, un affluent de la Loire. Elle est maintenant connue aussi grâce à sa vieille ville du Moyen-Age que découvrent les touristes ainsi qu’aux vins de Chinon à la forte notoriété. Le vignoble, qui s’est développé sur le plateau au bord duquel est implanté le château, n’apparaît pas de ce fait sur les représentations de la ville de Chinon et des vestiges de son célèbre château. Celle-ci-ci est bâti au bord de l’eau de cet affluent de la Loire, en rive gauche, pour avoir, grâce au château en haut, vue sur l’ennemi qui pouvait aussi arriver par l’eau.

La Vienne. Par l’eau arrivaient aussi les ravitaillements en tous genres nécessaires à la survie des occupants du château et de ceux qui, en dehors des murs, travaillaient pour assurer la subsistance du seigneur et de sa cour. C’est la raison pour laquelle tant de grands châteaux sont implantés au bord de l’eau, tout particulièrement en Loire.

 

Affiche, La Touraine, Chinon, James C. Richard, 1926, Imp. SARL Moron, Chinon

Affiche, La Touraine, Chinon, James C. Richard, 1926, Imp. SARL Moron, Chinon

L’originalité de l’affiche. Elle est centrée sur le pêcheur qui fait avancer sa plate, de toute sa force, à l'aide d'une grande, solide et longue cane  pour remonter le courant et ainsi piéger des poissons, dans sa nasse accrochée à son bateau à fond plat. Grâce à ce choix stratégique de focalisation du point de vue du peintre, on voit par deux fois le château, une fois dans l'air qui se détache sur le ciel  jaune, une fois en reflet inversé avec des contours flous dans l'eau. Le tiers restant  est dédié à l'eau à la couleur jaune avec des irisations bleues, grises et vertes mêlées...C'est un travail impressionnant d'audace qui est parfaitement maîtrisé...1926-2017, une composition qui n'a absolument pas vieillie.  

Affiche Chemins de fer d'Orléans et de l'Etat, La Touraine, Chinon, James C. Richards 1926

Affiche Chemins de fer d'Orléans et de l'Etat, La Touraine, Chinon, James C. Richards 1926

Elle existe en deux versions, toutes deux signées par James C. Richards et datées de la même date, 1926.

. L’une est une affiche publicitaire faite pour les « Chemins de fer d’Orléans et de l’Etat » comme il est indiqué en haut complété par la mention « Circuits automobiles au départ de Tours ». Une mention qui me semble un peu obscure : est-ce à dire qu’il était possible de se rendre de prendre ensuite un autocar par exemple pour rejoindre Chinon à partir de Tours par la route?

. L’autre est identique mais ne comporte pas les mentions publicitaires qui ont disparues. Le visuel  a une différence sensible, qui porte sur les variations de couleurs. L’affiche que j’ai sous les yeux indique simplement LA TOURAINE et en dessous CHINON. L’indication concernant les chemins de fer d’Orléans et de l’Etat a été enlevée…

PS. Cette publicité est encore une référence  - cette fois-ci involontaire- à la plate cette fois sur la Vienne et non plus sur la Sarthe, cette rivière qui passe à Ecouflant au nord d'Angers... Outre ses qualités visuelles, cette affiche a le mérite aussi de montrer comment un pêcheur faisait avancer sa plate. Il fallait du muscle!     

Pour suivre le chemin

. L’affiche que j’ai sous les yeux, la n° 2, est l’œuvre de Lucien Serres & Cie, Imprimeur, 19, rue du Terrage, Paris ; c’est une reproduction faite par l’Imprimerie SARL Moron, Chinon, tél. 02 47 93 18 20, qui a dû m’être offerte par des amis négociants en vins de Chinon, à Chinon au passage du millénaire. La pauvre affiche a légèrement souffert au fond d'un placard, comme le montrent les pliures involontaires qui ont froissé le papier.

. Voir les quelques informations vraiment peu nombreuses sur James. C. Richard, cet illustrateur français né à Chinon, http://data.bnf.fr/15075016/james_c__richard/,  qui a travaillé en particulier sur le thème de la ville de « Chinon qui disparait », pour l’association des « Amis du Vieux Chinon d’hier et d’aujourd’hui ».

. Retrouver un précédent article sur Chinon sur ce blog http://www.elisabethpoulain.com/article-paysages-de-loire-le-chateau-de-chinon-entre-vienne-vins-de-chinon-123068981.html

. Consulter le mémoire de Mathieu Deperrois, Magistère 1, 2003-2004, qui reste intéressant, du Département Aménagement de l’Ecole Polytechnique de l’Université de Tours, par son objectif de globalité et des impacts sur l'environnement, sur http://memoires.scd.univ-tours.fr/EPU_DA/LOCAL/2004_MAG1_PIND_DEPERROIS_MATHIEU.pdf

. Voir l’affiche n°2, avec la référence aux Chemins de Fer, d’un jaune dense qui vire au rose, sur http://www.affiches-francaises.com/produit/la-touraine-chinon/

. Cliché E. Poulain pour l’affiche n°1 avec un jaune moins chaleureux, qui tend vers un vert grisé, avec cette bordure verte foncée sans éclat aucun...L'* signifie qu'il s'agit d'une partie du cliché.

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Ecouflant = Le bleu du ciel + le bleu de l’eau + le vert du printemps

1 Mai 2017, 16:39pm

Publié par Elisabeth Poulain

Ecouflant, la confluence entre la Vieille Maine à gauche et la Sarthe à droite, Cl. Elisabeth Poulain

Ecouflant, la confluence entre la Vieille Maine à gauche et la Sarthe à droite, Cl. Elisabeth Poulain

Une seule photo seulement et c’est déjà beaucoup tant sa force est grande, avec ses trois composantes. En fait il y en a deux, la première qui sert d'ouverture et la seconde qui apporte le mystère et sur laquelle est centrée ce billet. Dans les deux cas il y a le bleu du ciel, le bleu de l’eau et le vert frais de la haute peupleraie que vous voyez dans le fond du cliché et qui est enserrée de chaque côté par une frange irrégulière de plus petits arbres verts, qui va s’amenuisant de chaque côté de la photo. Sur la gauche, le bleu que vous devinez est celui de la Vieille Maine, cette drôle de rivière qui n’a pas de source. Elle fait le lien entre les deux rivières que sont la Mayenne et la Sarthe, qui sont des affluents de la Maine, qui traverse Angers dans le sens Nord-Sud. 

Le ruban vert dans l’air et dans l’eau. Il commence par la prairie toute à gauche située au bord de l’eau sur l’Ile Saint-Aubin, puis se gonfle jusqu’à former une masse verte des hauts peupliers plantés en ligne qui se reflète dans l’eau. Et se prolonge, après la coupure de l’eau par la touffe d’arbustes qui pousse à droite de la composition sur la rive d’Ecouflant, la ville située à la confluence. Ce ruban vert irrégulier coupe le cliché en deux, partie ciel et partie eau, avec des différences sensibles entre la finesse des arbres dont on pourrait compter les troncs en Ier plan et la masse vibrante de ces mêmes arbres dans l’eau d’un autre vert, avec un effet de masse et d’ondulation.

Ecouflant, la confluence, bleus du ciel & de l'eau, verts des arbres &?..., Cl. Elisabeth Poulain

Ecouflant, la confluence, bleus du ciel & de l'eau, verts des arbres &?..., Cl. Elisabeth Poulain

Les bleus du ciel. Il est plus clair au-dessus du ruban vert végétal, comme si la chaleur se dégageait de la terre. Il est également d’une force étonnante qui va en se densifiant toujours en pureté vers le haut.

Le bleu de l’eau est beaucoup plus foncé. En outre il est légèrement ondulé horizontalement de sorte que ce frisotis lui confère un côté vivant et irrégulier. Ce bleu est différent de celui du ciel; on y perçoit des mouvements, comme des ondulations diverses. L’arrivée de l’eau de la Vieille Maine provoque des mouvements qui ne sont pas ceux de la Sarthe. Ces différences dans l'arrivée de ces eaux sont perceptibles à l’œil.

Arrive l’imprévu, la survenue incongrue d’une forme en biais qui visiblement n’appartient pas au règne végétal. Cette flèche de métal, dont on devine après quelques instants, qu'il s’agit d’un ponton,  arrive comme une ligne coupante qui détonne dans ce décor végétal si paisible, où rien ne dépasse ni ne dérange. Comme un éclair d’orage dans une belle journée de printemps… comme l’imprévu qui anime toute la scène…

Pour suivre le chemin

. Allez à Ecouflant, et avant, lisez le billet précédent http://www.elisabethpoulain.com/2017/04/ecouflant-terre-de-confluence-la-plate-bleue-comme-le-ciel-l-eau.html

 

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Sur une assiette en noir & blanc, le Roi Dadbin & Aroua la vertueuse

28 Avril 2017, 11:28am

Publié par Elisabeth Poulain

Assiette Mille et une Nuits, le Roi Dadbin, entre palais, fleurs & dragons, Cl. Elisabeth PoulainAssiette Mille et une Nuits, le Roi Dadbin, entre palais, fleurs & dragons, Cl. Elisabeth PoulainAssiette Mille et une Nuits, le Roi Dadbin, entre palais, fleurs & dragons, Cl. Elisabeth Poulain

Assiette Mille et une Nuits, le Roi Dadbin, entre palais, fleurs & dragons, Cl. Elisabeth Poulain

C’est le titre d’un conte des Mille et une Nuits tel qu’il est dessiné en noir et blanc sur une assiette à dessert, qui ne porte aucune indication. En particulier le dessin n’est pas signé. Au verso, seul un tampon a imprimé une forme indistincte de petite taille sans signification particulière, malgré toute ma bonne volonté. Vous dire d’où vient cette assiette à dessert, je n’en ai nulle idée. Une piste serait pourrait être liée à l‘Alsace et à une dame institutrice, amoureuse de la langue française à une époque où parler français était interdit, même dans le cadre familial. C’est-à-dire entre 1870 et 1918 de présence allemande en Alsace dans le Haut-Rhin . 

Seule reste vraisemblablement d’un service entier, cette assiette unique, qui devait évoquer un souvenir. Elle est vraiment curieuse à plus d’un titre. Ce devait être une assiette à dessert, qui pourtant est également creuse. Je viens de tester approximativement sa contenance, qui est environ d’un quart de litre. Elle est imprimée en noir, gris et blanc, dans des teintes qui n’ont franchement rien de bien séduisantes. Mais avant même de vous parler de ce conte des Mille et Une Nuits, il faut absolument commencer par le décor choisi qui figure sur le tour de l’assiette.

Assiette Mille et une Nuits, le Roi Dadbin, Cl. Elisabeth Poulain

Assiette Mille et une Nuits, le Roi Dadbin, Cl. Elisabeth Poulain

En effet cette assiette est ornée à son pourtour de quatre dragons qui se font face deux par deux, leur long corps écailleux en partie enroulé sur lui-même par deux fois qui touche une ornementation en forme de volute. Leurs dents pointues sont bien perceptibles dans une sorte de grand sourire, qui n’augure rien de bon. Entre les deux formes animales, se tient droite une fleur en forme de sceptre à long manche avec une poignée. Sur les côtés, on peut apercevoir deux palais d’architecture arabe, encadrés dans des volutes tracées en noir en haut et ressortant en blanc sur le fond grisé clair ou foncé dans le bas de la couronne qui entoure le fond de l’assiette.

Et voici enfin le roi Dadbin, comme il est nommé au bas de l’assiette, et les « Mille et Une Nuits » écrites au-dessus des deux personnages. Aroua n’est pas citée, même en seconde position alors qu’elle est la véritable héroïne de ce conte : sans elle, ce roi ne serait qu’un potentat comme un autre, cruel, vindicatif, jaloux et j’en passe… Je m’en voudrais de vous révéler l’intrigue tant elle est à la fois fine en matière d’analyse des caractères des différents personnages et forte par la vertu d’Aroua qui applique avec un très grand courage le principe suivant cité en gros caractères :

. « CELUI QUI DONNE INJUSTEMENT LA MORT SERA CONDAMNE A MORT ;

.   CELUI QUI MALTRAITE SERA MALTRAITE,

.  ET CELUI QUI FAIT LE BIEN EN RECEVRA LA RECOMPENSE", ce qui est le cas d’Aroua.

Ce conte est d’une si grande sobriété, pour dégager la force d’Aroua la vertueuse…que je ne voudrais pas vous dévoiler toute l’histoire elle-même, pour éviter d’abîmer ce conte des Mille et Une Nuits.

Assiette Mille et une Nuits, le Roi Dadbin, fleurs en oblique, Cl. Elisabeth Poulain

Assiette Mille et une Nuits, le Roi Dadbin, fleurs en oblique, Cl. Elisabeth Poulain

Quant à la représentation d’Aroua à genoux qui implore le Seigneur, sur l’assiette, au milieu du désert, ses longs cheveux ramassés sur son épaule droite, son regard implorant le ciel de toute la force de sa pureté, elle est d’autant plus impressionnante que le désert lui-même est un amas de roches et de pierres où visiblement il n’est nulle chance de survie, sans eau ni nourriture…En arrière d’elle, se tient le fameux roi Dadbin , qui fit d’Aroua son épouse.

Comme dans les contes, il y a un traitre.  C’est un vassal attaché au sultan, parti guerroyé de son côté, qui est chargé en son absence de surveiller la princesse, à qui il fait des avances repoussées avec indignation par cette dernière. De retour au palais, le sultan est informé par ce vassal que sa femme lui a été infidèle. Le sultan donne alors ordre de mettre Aroua à mort, en la menant sans eau ni vivre dans le désert. Sur l’assiette, sa stature écrase la silhouette agenouillée de la princesse, qui prie le Seigneur, de toute la force de sa foi. Dans le conte, passe un berger ému par tant de beauté et de pureté. Le roi Dadbin, resté en son palais, attend qu’on retrouve la princesse son épouse. Seul ce berger sauve la vie de la princesse en la menant à sa demande dans un lieu où il y a de l’eau.

La représentation du conte sur l’assiette est alors plus que mensongère. La véritable héroïne, qui a bien respecté les liens du mariage malgré les allégations du fidèle du sultan, le traître qui a été éconduit par la princesse, est bien Aroua. Son sauveur est le berger invisible dans le décor ; quant au roi, il est resté au frais en son palais !

Juste un mot pour finir, sur le pourtour, rien n’est centré, comme le montre le manche du long pinceau que j’ai posé sur l’assiette. Les dragons haut et bas ne sont pas alignées verticalement, ni les deux palais à droite et à gauche, avec un différentiel d’horizontalité encore plus important qu’en vertical. Il reste à citer « Mille et une Nuits » en haut face à « Le Roi Dabin » en bas, la ligne verticale formée par le manche du pinceau sépare bien le couple…Cela au moins est vrai.

Conclusion. Quand il s’agit de séduire des personnes en recherche d’originalité teintée de culture pour se nourrir, un roi sanguinaire et stupide vaut mieux qu’une reine fidèle à ses engagements et à ses croyances…Ceci dit, j’aurais bien aimé voir quelques autres assiettes ou éléments de cette vaisselle !

 

Assiette Mille et une Nuits, le Roi Dadbin, le pinceau en quasi vertical, Cl. Elisabeth Poulain

Assiette Mille et une Nuits, le Roi Dadbin, le pinceau en quasi vertical, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

« L’histoire du Roi Dadbin ou de la vertueuse Aroua », à lire dans « Les mille et une nuits, contes arabes traduits par A. Galland, Volume 4, en livre numérique gratuit sur https://books.google.fr/books?id=x4Oq9Au5RyMC&pg=PA113&lpg=PA113&dq=Conte+des+Mille+et+une+nuit,++Le+roi+Dadbin&source=bl&ots=jHSLhbESio&sig=xS1ZqAQg5zMTFhLsgBWxGKlxNOM&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiT-MzZ3rXTAhUB6RQKHdWoAg0Q6AEIMjAE#v=onepage&q=Conte%20des%20Mille%20et%20une%20nuit%2C%20%20Le%20roi%20Dadbin&f=false

. Voir un site très intéressant, http://www.1001arabianights.com/fr/les-mille-et-une-nuits/tome-viii/histoire-du-roi-dadbin-ou-de-la.html?artpage=2-2

. Et toujours une bonne synthèse, pour replacer ce conte dans le contexte de l’époque, https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Mille_et_Une_Nuits

. Le pinceau sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Pinceau

. Photos Elisabeth Poulain

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Ecouflant, Terre de Confluence, la plate bleue comme le ciel & l’eau

14 Avril 2017, 14:26pm

Publié par Elisabeth Poulain

* Ecouflant, plate bleue, plaquette, Angers Loire Tourisme* Ecouflant, plate bleue, plaquette, Angers Loire Tourisme

* Ecouflant, plate bleue, plaquette, Angers Loire Tourisme

Traduction du titre. Nous sommes à Ecouflant, à la confluence entre la Vieille Maine et la Sarthe, un affluent de la Loire, à quelques kilomètres au nord d’Angers, dans une terre gorgée d’eau. Et l’eau, quand il fait beau, adopte toutes les variations de la belle couleur bleue du ciel, que l’on soit en hiver ou à la belle saison.

C’est le cas sur ce très beau cliché datant de 2012, qui forme la couverture d’un dépliant à quatre volets conçu dans le cadre d’une série faite pour Angers Loire Valley pour mettre en valeur les villes entourant Angers, dans le cadre d’Angers Loire Tourisme, dont le slogan est « La Vie en Grand ». La photo est si réussie qu’elle a figuré sur le site de la ville. Maintenant, on peut y voir une photo d’hiver absolument admirable.

La plaquette se présente sous forme d’un dépliant à quatre parties. Sa couverture est d’un bleu aux nuances multiples, teinté d’eau, l’hiver. On peut y admirer une plate d’un bleu assorti à la couleur de l’eau qui elle-même qui elle-même joue sa partition plus claire près de l’eau et qui devient plus dense lorsque les arbres présentent leur architecture très structurée de branches noires. Celles-ci ressortent alors de façon forte et fine à la fois.

 

* Ecouflant, plate bleue, plaquette, Angers Loire Tourisme

* Ecouflant, plate bleue, plaquette, Angers Loire Tourisme

Au loin, on peut deviner la rivière dont on voit surtout sa rive droite, l’autre plus au fond doit être celle de l’Ile Saint-Aubin. L’éloignement fait qu’on ne voit qu’un ruban très foncé, alors que les arbres sont parfaitement visibles sur la rive inondée. Celle-ci forme un grand lac où se trouve ancrée la plate bleue d’une teinte assortie à la fois à la couleur de cette eau où se trouve attachée la plate en premier plan dans le coin droit. Entre le fleuve et la prairie, on voit parfaitement la ligne des grands arbres. Quant à la plate elle-même sa position conduit notre regard vers la rive en partie gauche de la photo.

Le véritable raffinement vient du lien qui existe entre le recto du dépliant et son verso où figure la carte des partenaires d’Angers Loire Tourisme. La Loire dessinée en …bleue est située quasiment à la hauteur de la Sarthe – un affluent de la Loire- et de sa rive droite. Quant au ciel, il est aussi « travaillé » que l’eau qui reflète les arbres de la rive. Cette fois-ci, ce sont des branches d’arbres proches du bord qui se reflètent dans l’eau, tout près de l’endroit où se trouve le photographe C. Lejeune.

En comptant bien, en partant du bas, je trouve la terre, que l’on voit à l’air puis dans l’eau, le bateau, l’eau jusqu’aux reflets des arbres et à une légère irisation, la présence forte des arbres, dont les troncs se détachent sur l’eau de l’autre rive, le long ruban foncé d’arbres indistincts, les ramures de ceux d’en face qui sont plus proches et enfin…les deux branches au-dessus de celui qui photographie le tout. Et l’étonnant est qu’à chaque fois, il y a des teintes de bleu différentes…Trois logos figurent en bas du dépliant, Natura 2000, Ecouflant et à droite Angers Loire Valley, dont le slogan « La Vie en Grand ».

* Ecouflant, plate bleue, plaquette, Angers Loire Tourisme, Angers Loire Valley

* Ecouflant, plate bleue, plaquette, Angers Loire Tourisme, Angers Loire Valley

Pour résumer, voilà une plate repeinte aux couleurs bleues d’Ecouflant, pour permettre à un bon photographe de faire un cliché qu’on n’oublie une fois qu’on l’a vu. La question est de savoir si telle plate a bien existé, ou si elle n’a été repeinte que pour la photo. La seule solution, la plus simple, sera d’aller sur place pour voir…et avant cela de consulter le site sur lequel vous allez découvrir les Sablières d’Ecouflant et cette plate magnifique:

http://www.angersloiretourisme.com/fr/decouvrir/itinerant/les-sablieres-decouflant

Pour suivre le chemin

. Cliché C. Lejeune, en couverture de la plaquette de 2012, Ecouflant, Terre de Confluence, conçue dans le cadre d’une grande opération lancée par ANGERS LOIRE VALLEY, par ANGERS LOIRE TOURISME, www.angersloiretourisme.com

. Ecouflant, Maine et Loire, au Nord d’Angers à découvrir, avec des superbes photos sur le site de la ville, en particulier sur le bourg et les bords de la Sarthe http://www.ecouflant.fr/ecouflant/galerie_photo/bourg__amp__bords_de_sarthe

. Photo d’après la plaquette, Elisabeth Poulain; l'* signifie qu'il s'agit d'une partie du cliché...

  

 

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Les couleurs des plates sur l’eau > Sarthe, Vieille Maine > Ecouflant

6 Avril 2017, 14:57pm

Publié par Elisabeth Poulain

C’était un jour d’eau alors même qu’il ne pleuvait pas, un jour à aller se promener au bord d’une rivière gorgée d’eau, au point de créer une terre-mi-eau à ses côtés, pour assumer le rôle d’une grosse éponge. Celle que nous avions choisie a pour nom la Sarthe, au nord d’Angers dans une situation géographique complexe. En effet cette rivière, à l’endroit où s’est fixée la ville d’Ecouflant, est grossie des eaux de la Vieille Maine, un affluent de la Mayenne. La Vieille Maine est elle-même un cas d’espèce rare, car si elle a bien un nom, qui la distingue de la Mayenne, elle n’a pas de source. Elle est en effet une rivière de jonction entre la Mayenne et la Sarthe. Son autre particularité est qu’elle n’accueille aucune ville ou village sur ses rives, tant l’endroit est gorgé d’eau sur la terre de ses deux bords.

L’ensemble forme un triangle bordé d’eau, qui a pour nom l’île de Saint-Aubin. Sa forme à des allures d’un cœur d’eau, où nulle personne habite. Les vaches, qui y sont transbordées à la belle saison, y pâturent avec bonheur mais bien sûr en dehors des périodes d’inondation. Quant aux villes, seule la rive gauche au Nord-Est d’Angers héberge celle d’Ecouflant, qui existe depuis le Xe siècle, comme le prouve la datation des silex qui y ont été retrouvés.

Les couleurs de l’eau. Elles dépendent d’abord et avant tout du temps qu’il fait, de la clarté de la lumière et du soleil, si celui-ci veut bien se montrer. Elles varient aussi en fonction des bateaux traditionnels des pêcheurs que sont les plates Ce jour-là, le temps était au gris léger, une chance en photographie, car une des conséquences est qu’il y a plus de variations de teintes.

Plate rouge, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

Plate rouge, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

C’est par une plate, le nom de ce bateau de pêche en Anjou, qui aime tant cette eau, que commence ce billet. Elle était presque complètement submergée ; seuls étaient visibles les rebords de sa forme, l’avant, le banc le plus en arrière et l’arête arrière du plat bord. La barque était d’autant plus remarquable, au sens premier du terme, malgré l’eau qui la remplissait qu’elle était entièrement peinte en rouge, pour la partie saillante et visible bien sûr. C’est elle qui a attiré mon regard. Au vu de quelques autres plates plus proches de la rive, il est possible de supposer qu’elle ait été remplie d’eau de pluie, cumulée ou non avec l’eau de la rivière, si elle n’était plus étanche avec un trou non colmaté, faute de soins. Eh oui, un bateau, fusse-t-il simple, nécessite toujours de l’entretien.

Plate bordure rouge+turquoise, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

Plate bordure rouge+turquoise, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

Plate bordure rouge+turquoise, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

Plate bordure rouge+turquoise, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

D’autres plates bicolores étaient amarrées directement à la rive, à un arbre, quand celui-ci était suffisamment proche de l’eau. Quant à vous dire de mémoire, s’il y avait plusieurs arbres, je le subodore, sans pourtant pouvoir l’affirmer. Un arbre = un bateau, cela aurait pourtant fait une jolie série, avec tout de suite une idée en tête, que chaque pêcheur ait « adopté son arbre » à lui pour sa plate personnelle.

La différenciation des plates par la couleur. Sur les cinq clichés que j’ai faits de plates en dehors de la plate immergé, trois montrent l’avant du bateau, qui se différencient par rapport à l’arrière par l’anneau qui permet de fixer la chaîne qui relie le bateau à la terre ou à l’arbre. Se situe en arrière un coffre dont on peut relever le panneau au-dessus, fixé par des gonds qui sont dans un cas peint en rouge sur le fond vert, ou dans le même vert que le couvercle. Une des plates, celle qui est bordé de blanc sur fond vert délavé, montre des signes de fatigue prononcés. Aucun entretien ne semble lui avoir été assuré depuis un temps certain. Par précaution, pour éviter qu’elle ne coule, il semblerait qu’elle est été tirée sur l’herbe.

 

Plate bordure rouge+turquoise, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

Plate bordure rouge+turquoise, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

Et l’eau dans tout cela ? On ne la voit que dans cinq cas restant. Elle est majoritairement peinte en « vert argileux », une dénomination que je viens d’inventer. Des arbres s’y reflètent, soit de façon distincte - on y voit des branches -soit par volumes de couleur vert foncé, et toujours avec cette partition argileuse. La plate rouge permet de voir une belle étendue d’eau où les arbres se reflètent dans une forme de V inversé. Des iris d’eau de couleur jaune forment un avant-plan fleuri, qui empêche l’accès à l’eau. On ne sait en effet pas où commence l’eau et où finit la rive encore accessible à pied sec. C’est le cliché le plus réussi. C'est aussi celui qui m'a incité à prendre en photos les plates voisines.

Plate vieille, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

Plate vieille, Ecouflant, Eaux Mayenne + Vieille Maine, Cl. Elisabeth Poulain

Une seule fois, on peut distinguer du bleu et du blanc. La particularité de ce cliché est justement que l’on aperçoit un vrai ciel bleu, en haut à droite, avec un petit morceau de nuage près du bateau. C'est aussi le cas de cette plate si usée, qu'elle en a perdu une grande partie de sa teinte verte. Elle finit vraisemblablement ses jours sur l'herbe verte, en compagnie des plus jeunes qui sont sur l'eau. Ainsi va la vie d'une vieille plate dont plus personne ne s'occupe. C'est du moins ce que j'imagine....

 

Pour suivre le chemin

. Ecouflant (à prononcer avec un accent aigu sur le é en majuscule), à découvrir en photos sur http://www.ecouflant.fr/ecouflant/galerie_photo/vues_aeriennes_du_bourg

. Lire aussi https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89couflant

. La Vieille Maine et l’Ile Saint-Aubin sur une carte simplifiée à voir sur https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Ile_Saint-Aubin_et_Vieille_Maine_2.jpg

. La plate, voir http://www.wiki-anjou.fr/index.php/Plate

. Clichés Elisabeth Poulain

 

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Collection Emmaüs, « L’Oréal d’Or pour Blondir », 1927

29 Mars 2017, 10:40am

Publié par Elisabeth Poulain

* Visuel L'Oréal d'Or pour Blondir, Jean-Claude 1927, Cl. Elisabeth Poulain

* Visuel L'Oréal d'Or pour Blondir, Jean-Claude 1927, Cl. Elisabeth Poulain

Le visuel. On y voit une jeune et très belle danseuse vêtue d’une voile arachnéen faisant une pointe en se tenant seulement sur le pouce de son pied droit, alors que sa jambe gauche est repliée à angle droit vers le haut. En symétrie avec la jambe gauche allongée, la jeune femme tend son bras droit, main déployée, vers le haut. C’est la ligne formée par la main droite, doigts ouverts, qui passe par le corps de la jeune femme et qui se prolonge par la jambe droite dressée, qui forme l’axe vertical de la composition.

La structuration de la composition (17,2cm x 23,1cm) se fait à la fois sur une double base verticale et horizontale.

. Le corps étiré de la belle forme l’axe vertical, en passant par le milieu de son visage et son corps de danseuse. La droite de l’espace est dédiée au haut du visage, à la majeure partie du corps, aux bras et à la jambe gauche. Dans la partie gauche, on peut voir sa main droite, le reste du corps…

. Trois bandes horizontales composent la structure complémentaire. En partant du haut, la première bande s’arrête aux épaules de la Belle, la seconde va jusqu’au haut du genou droit et le troisième va jusqu’au pouce y compris en bas ; le bord de la composition formant le plancher sur laquelle la belle danseuse s’étire avec tant de grâce et d’énergie.

Visuel L'Oréal d'Or pour Blondir, Jean-Claude 1927, Cl. Elisabeth Poulain

Visuel L'Oréal d'Or pour Blondir, Jean-Claude 1927, Cl. Elisabeth Poulain

Le titre de cette publicité est très explicatif. « L’Oréal d’Or pour Blondir » -en partie gauche pas tout en bas -, se traduit visuellement par une magnifique chevelure qui se déploie de façon étonnante, presque mais pas tout à fait à 360°. L’Oréal d’or est marqué en gros caractères majuscules vert bleuté assombri avec un filet bleuté grisé pour accentuer les parties arrondies du O et la face externe droite des lettres. Ce surlignage très léger attire l’œil mais sans faire de concurrence à la si gracieuse danseuse.

La partie de droite en bas est occupée, par deux mots écrits en lettres manuscrites or « pour Blondir » pour montrer la légèreté!

Le raffinement de la présentation. Le visuel se présente sous verre, avec un cadre doré, qui fait écho à l’encadrement doré de la composition elle-même. C’est une création de Jean-Claude datée de 1927.

Visuel L'Oréal d'Or pour Blondir, Jean-Claude 1927, avec cadre, Cl. Elisabeth Poulain

Visuel L'Oréal d'Or pour Blondir, Jean-Claude 1927, avec cadre, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Voir pour comparer un autre visuel de l’Oréal datant de 1927, toujours pour le même produit, mais cette fois-ci avec une photo et un slogan légèrement différent, http://www.ebay.fr/itm/PUBLICITE-1927-LOREAL-DOR-LE-MEILLEUR-RECOLORANT-POUR-BLONDIR-ADVERTISING-/361197573208

. Collection Emmaüs est le titre donné à une série de billets que je fais à partir de tableaux, visuels, reproductions, photos…achetés dans un Centre Emmaüs en France. Pour Angers, voir http://www.emmaus49.com/fr/emmaus-angers/bienvenue-p43.html où vous trouverez les dates après-midi ouvrables ainsi que celle des ventes thématiques et http://www.emmaus49.com/fr/emmaus-angers/lieux-de-vente/salle-de-vente-saint-jean-de-lineres-p14.html

. N’oubliez pas non plus que vous pouvez apporter vos objets à donner cette fois-ci à la Déchetterie voisine, gérée par l’agglomération d’Angers, tenue par les Compagnons d’Emmaüs http://www.stjeandelinieres.fr/decheterie-recyclerie

. Clichés Elisabeth Poulain, l'* signifie que le visuel est tronqué...pour cause d'exigences du système de présentation des clichés.

Visuel L'Oréal d'Or pour Blondir, Jean-Claude 1927, avec cadre, Cl. Elisabeth Poulain

Visuel L'Oréal d'Or pour Blondir, Jean-Claude 1927, avec cadre, Cl. Elisabeth Poulain

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Reflets du ciel, Flaques d’eau, Ornières d’allées en forêt, Photos

24 Mars 2017, 11:37am

Publié par Elisabeth Poulain

Reflets du ciel, flaques d'eau, ornières en forêt, Cl. Elisabeth Poulain

Reflets du ciel, flaques d'eau, ornières en forêt, Cl. Elisabeth Poulain

Décryptage du titre. Il venait de pleuvoir abondamment pendant plusieurs jours. Nous savions que les chemins de la forêt, où nous avions nos habitudes dominicales de promenade, allaient être détrempés. Mais ceci n’était de nature à nous empêcher de nous y rendre. Sans faire vraiment beau, il y avait quand même suffisamment de bleu au ciel, avec de jolis cumulo-nimbus, pour nous inciter à aller marcher dans « notre » forêt domaniale de feuillus, celle où nous avions nos habitudes…Par contre nous avions mésestimés l’état des allées argileuses défoncées par le passage de camions…

Les photos du sol montrent deux étapes de notre promenade, au début sous le couvert d’arbres et ensuite lors d’une éclaircie.

Reflets du ciel, flaques d'eau, ornières en forêt, Cl.1.1-1.2-1.3-Cl. Elisabeth PoulainReflets du ciel, flaques d'eau, ornières en forêt, Cl.1.1-1.2-1.3-Cl. Elisabeth Poulain
Reflets du ciel, flaques d'eau, ornières en forêt, Cl.1.1-1.2-1.3-Cl. Elisabeth Poulain

Reflets du ciel, flaques d'eau, ornières en forêt, Cl.1.1-1.2-1.3-Cl. Elisabeth Poulain

La première série s’ouvre sur la présence au sol de beaucoup d’eau. Le premier cliché 1.1 n’est pas intéressant en soi. On ne voit quasiment rien. On ne distingue même pas le ciel de l’eau. Seuls quelques brins d’herbes surnagent. Le cliché 1.2 est plus intéressant visuellement. Il montre la difficulté de marcher dans de la terre argileuse orange foncée, sans trace au sol mais avec recouverte d’une belle épaisseur d’eau formant des grandes flaques, sans possibilité de trouver des îlots de terre pour avancer au sec.

La troisième photo 1.3 annonce la seconde série : elle rend compte de la profondeur des traces au sol de camions cherchant à avancer hors des traces profondes des passages précédents. Quant à nous, promeneurs à pied, nous avions évidemment déploré de ne pas avoir pris des bottes, en plus de nos chaussures habituelles, au cas où… Nous marchions carrément dans l’eau, une situation quand même peu agréable.

Reflets du ciel, flaques d'eau, ornières en forêt, Cl.2.1-2.2-Cl. Elisabeth Poulain
Reflets du ciel, flaques d'eau, ornières en forêt, Cl.2.1-2.2-Cl. Elisabeth Poulain

Reflets du ciel, flaques d'eau, ornières en forêt, Cl.2.1-2.2-Cl. Elisabeth Poulain

. La seconde série de trois est placée sous le signe au sol de l’apparition d’un franc ciel bleu, avec quelques nuages bien blancs, dans l’eau stagnant dans les traces encore plus profondes des pneus des camions. On aperçoit les branches de quelques arbres au-dessus de nous.

Dans la première photo 2.1 de cette seconde série, on retrouve en partie gauche la couleur orangée de la photo 1.1, l’autre partie est au contraire très claire. On y voit distinctement le ciel bleu, les nuages bien blancs et les reflets de branches d’arbres, en partie droite. Les deux autres photos 2.2 et 2.3. présentent les mêmes caractéristiques.

Reflets du ciel, flaques d'eau, ornières en forêt, Cl.2.2, Cl. Elisabeth Poulain

Reflets du ciel, flaques d'eau, ornières en forêt, Cl.2.2, Cl. Elisabeth Poulain

Aucun cliché ne ressemble à un autre et pourtant il y un air de famille, dès lors qu’il y a des traces profondes. Clairement mes préférées vont à la seconde série et tout particulièrement à la 2.3 avec ses trois sillons, celui de gauche très orange foncé, le sillon du milieu, qui a les caractéristiques des deux séries et celui de droite, très clair avec un beau nuage en bas et le reflet de feuilles en haut…

Reflets du ciel, flaques d'eau, ornières en forêt, Cl.2.3, Cl. Elisabeth Poulain

Reflets du ciel, flaques d'eau, ornières en forêt, Cl.2.3, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Forêts d’Anjou : il est difficile de vous donner des indications précises, car beaucoup d’entre elles sont privées et malgré tout, ouvertes à la promenade, sans causer bien entendu de dégâts. En périodes de chasse, les ballades sont naturellement à éviter pour plusieurs raisons : le trouble causé aux animaux par les marcheurs, une gêne réelle pour les chasseurs et un vrai danger pour les promeneurs de la part des chasseurs ou … des animaux. Rencontrer presque en face à face un sanglier « dérangé » par des chasseurs qui le traquent n’a franchement rien de plaisant. C’est un souvenir qu’on n’oublie pas, parce qu’en plus les chasseurs n’étaient pas contents de nous voir.

.Deux forêts domaniales sont présentes à l’Est de Baugé, celle de Chandelais, « avec une forte dominance de feuillus conduits en futaie et présentant des milieux assez diversifiés : étangs, landes boisées, prairies calcicoles et pelouses, mares et cavités à chiroptères », celle de Monnaie, qui est définie comme étant « un massif boisé d'essences variées comportant une partie domaniale conduite en futaie, des zones de landes, des zones humides, des prairies et clairières ». Source https://fr.wikipedia.org/wiki/Baugeois

. Promenades en Anjou, voir https://www.anjou-tourisme.com/fr/voir-faire/promenades-et-randonnees-prr-en-anjou ainsi que http://maine-et-loire.ffrandonnee.fr/

. Clichés Elisabeth Poulain

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Leborobo, le bo-ro-bo, j’chui le + bo, non cé moi…> Le plus beau des 3

22 Mars 2017, 16:36pm

Publié par Elisabeth Poulain

Le plus grand des Borobos, Trophées de Robotique, Angers, 2010, Cl. Elisabeth Poulain

Le plus grand des Borobos, Trophées de Robotique, Angers, 2010, Cl. Elisabeth Poulain

 

Traduction du titre en (bon) français : le beau robot, le beau robot, je suis le plus beau ; non c’est moi le plus beau des trois. A prononcer très vite, et vous verrez que l’exercice est difficile. Pourquoi trois, tout simplement parce que j’ai trois visuels sous les yeux. Et trois est un nombre intéressant, car il induit toujours de la différence, au contraire du système binaire beaucoup simplificateur et donc forcément réducteur. A toute question, il y a toujours trois réponses : oui, non et autre ! Voilà une introduction qui, je l’espère, ne va pas vous dissuader de lire la suite. A tout seigneur, tout honneur, je vais commencer par vous présenter le plus grand des trois.

Le plus grand des Borobos, Trophées de Robotique, Angers, 2010, Cl. Elisabeth Poulain

Le plus grand des Borobos, Trophées de Robotique, Angers, 2010, Cl. Elisabeth Poulain

. Voici d’abord Moi le plus grand des Borobos choisi pour incarner la robotique au Trophées de robotique « La planète dans tous ses états » 2010. Je suis, c’est vrai, un peu bizarre. Je fais peur, ça c’est volontaire. J’ai un corps lourd, en métal à bandes de couleurs, tout d’une pièce, avec des yeux en forme de compteurs, pas de bouche ni de nez, simplement un cadran avec une aiguille qui marque le zéro puisque je ne suis pas en mouvement. Mes bras articulés sont dotés l’un d’une paire de ciseaux et l’autre d’une cisaille à ma main droite et d’une pince qui me permet de saisir l’extrémité d’une branche fine.

J’aime la nature, il est vrai, pour preuve sept papillons derrière mes genoux recouverts d’une espèce de chapeau pointu de métal de couleurs. Ces papillons si légers volètent autour de moi et une tige de lierre sort de mon genou gauche, celui avec le cône vert et blanc. Mais quand même, mon concepteur a voulu que je fasse peur ; regardez ma carrure, mes antennes qui jettent des éclairs, mes yeux bigleux et j’en passe… Enfin, c’est la vie…

Super Robot, La Chaise longue, Sélection de Noël 2009, 21cm, Cl. Elisabeth Poulain

Super Robot, La Chaise longue, Sélection de Noël 2009, 21cm, Cl. Elisabeth Poulain

. Maintenant c’est moi, Super Robot qui entre en scène. En principe, tel qu’il est indiqué dans le petit carnet de 15cm de hauteur sur 10cm de largeur au début en page impaire, à la bonne place, dans le « Noël des Ados ». Je suis tout droit sorti d’un film de SF des années 50, ce robot donnera une note rétro à votre chambre. Une fois son mécanisme remonté, il reprend vie. Taille 21cm… .

Je ne voudrais pas me vanter, je suis une vraie réussite visuelle. En plus de cela, je marche. C’est magnifique. Je suis solide, avec ma carrure d’athlète, mon sourire qui va jusqu’aux oreilles, mes yeux fixes qui vous regardent droit dans les yeux, ma boîte à outils sur le ventre…Super Robot, quand on me voit, on m’achète et … pour un prix d’amis, 19,90 E. Un prix de Noël 2009…

 

Petit robot bleu à remontoir mécanique, Cl. Elisabeth Poulain

Petit robot bleu à remontoir mécanique, Cl. Elisabeth Poulain

. Moi, je suis le plus petit robot et j’en suis fier, même si les enfants à qui j’ai été offert en cadeau ont bêtement, mais alors vraiment bêtement, perdu la clé qui me fait marcher, Zut, je rectifie, qui me faisait marcher. Ah que c’est douloureux de savoir qu’à moins d’un miracle, je ne pourrai plus fonctionner, en lançant une jambe après l’autre…Bien sûr, jamais les deux en même temps, si non badaboum…

Je suis, je suis le plus petit, d’accord, celui que l’on peut prendre en main, je mesure 11cm de haut avec mes cheveux dressés sur la tête et 6cm à la hauteur de mes bras repliables. Mes oreilles, ma bouche et mes grosses chaussures qui assurent ma stabilité sont d’un rouge flamboyant. J’ai aussi sur ma poitrine encore du rouge, sur mon ventre ainsi que sous mon ventre.. J’allais oublier que je porte un tourne-vis au manche rouge sur mon côté droit mais pas sur le gauche.

Vu de dos, je suis très intéressant aussi, mais malédiction, je ne peux pas vous dire combien je suis beau quand je marche… ! J’aime bien les enfants, mais quand même ! Si seulement, ils avaient pensé à coller la petite clé autour de mon ventre, cela aurait été bien…Quelle tristesse… Quant à vous dire d’où je viens, je n’en sais rien, rien de rien…Voilà comment se termine une si belle histoire…dans le mystère !

Petit robot bleu à remontoir mécanique, Cl. Elisabeth Poulain
Petit robot bleu à remontoir mécanique, Cl. Elisabeth Poulain

Petit robot bleu à remontoir mécanique, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Le Grand Borobo est une affiche conçue pour les Trophées de Robotique, « La Planète dans tous ses états, Angers, Parc des Expositions, Angers …Samedi 20 mars 2010

. Le Super Robot, figure dans le petit catalogue « La Chaise Longue, Sélection Noël 2009, le plein d’idées cadeaux, www.lachaiselongue.com». Vous pouvez retrouver le site aujourd’hui, mais évidemment avec d’autres produits en particulier pour les enfants, mais pas que, et évidemment sans le magnifique Super Robot, qui a laissé sa place  à d’autres jouets ou bibelots pour enfants…

. Le petit robot qui marche ne peut rien vous dire de plus  et moi non plus…sauf qu’il était dans un carton que je n’avais jamais vidé jusqu'alors…et que je n'ai plus la clé...

. Clichés Elisabeth Poulain

 

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