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Le Blog d'Elisabeth Poulain

1915-2015 - La guerre et la vie qui continue-1-L’Illustration 1915

11 Novembre 2015, 18:44pm

Publié par Elisabeth Poulain

Camp français de Salonique, L'Illustration 6.11.1915,

Camp français de Salonique, L'Illustration 6.11.1915,

Un titre à expliquer, en vous disant d’abord de quoi il ne s’agit pas. Il n’y sera pas question de vous expliquer cette première grande guerre mondiale qui a mobilisé tant de nations et tant de soldats, qu’on n’en connait pas le décompte exact. On estime les pertes militaires à quelques 9, 7 millions et les pertes civiles à 8,8 millions sans compter  les blessés militaires. Cette guerre a créé un tel choc par sa démesure, sa durée, sa violence, ses conséquences, qu’elle est encore aujourd’hui un fait de notre société actuelle, au sens où ses conséquences sont encore celles qui  marquent nos vies.

Il ne se passe guère de mois où son souvenir ne soit pas évoqué. Guère de mois, où un nouveau livre ne sorte pour mieux nous en faire comprendre ses causes, des éclairages différents et des conséquences jusqu’alors non explicitées. Et cela pas seulement le 11 novembre, qui en France célèbre la Toussaint, c’est-à-dire la fête de tous les saints, un jour du Souvenir en particulier dédié aux Morts de la Guerre, une période de l’année où les Monuments aux Morts sont toujours fleuris en la mémoire de tous ceux qui sont morts pour la France. 

Il ne s’agit pas non plus de faire l’analyse de tous les numéros hebdomadaires de l’Illustration, la plus célèbre revue de la presse française de toute notre histoire, pour vous faire apprécier la façon dont les journalistes et les photographes civils et militaires ont « couvert » cette guerre. Encore aujourd’hui, leurs analyses sont toujours citées. Ce travail a certainement été fait, sachant que les résultats et les critères des analyse changent aussi avec le temps qui passe.

Belle Jardinière, Paris, l'Illustration, 06.11.1915, Cl. Elisabeth Poulain

Belle Jardinière, Paris, l'Illustration, 06.11.1915, Cl. Elisabeth Poulain

L’objectif de ce billet est de se focaliser sur un numéro de l’Illustration, le 6 novembre 1915, avec là aussi un double éclairage, l’un centré bien sûr sur les évènements militaires et l’autre sur les « annonces », la publicité d’alors, pour vous montrer comment séduire le lectorat appartenant à la classe aisée à qui cet hebdomadaire de prestige était accessible. J’avais prévu d’étudier un autre numéro en même temps, mais le billet aurait été trop lourd. Ce sera pour une autre fois.

L’Illustration du 6.11.1915. L’hebdomadaire commence par cinq pages d’annonces, qui ont leur propre numérotation. Le verso de la couverture ne porte pas de numéro, ce qui fait que la page qui lui fait face –notre page 3 actuelle - commence par la page 1.

Annonce page 1. C’est la seule pleine page entièrement consacrée à la Belle Jardinière pour des vêtements pour Hommes, Dames, Enfants et Fillettes et à des Uniformes militaires. On y voit un groupe devant l’Arc de Triomphe de l’Etoile, en haut des Champs-Elysées, avec en fond des arbres qui ont perdu leurs feuilles. Il y a le père du militaire gradé aux hautes bottes avec des éperons, tenant son fils revêtu d’un costume de marin par l’épaule, devant vraisemblablement le père du premier et le grand-père du second, avec à leur droite une belle dame très bien habillée, d’un tailleur à la veste longue et bottines à talons sous une jupe longue, ses épaules entourées d’un renard et une plume de pain sur son chapeau. Notez qu'il n'y a pas de fillette ni de grand-mère.

Annonce page 3. « Voici l’heure du Courrier dans les tranchées. Envoyez à nos Chers Soldats un PORTE-PLUME-RESERVOIR ONOTO pour faire leur correspondance… » C'est un dessin humoristique très bien rendu où l'on voit trois soldats, l'un occupé à viser, l'autre à fumer sa pipe  et le troisème à bien s'appliquer à écrire sa lettre. C'est un dessin signé de Mich, qui évoque la guerre dans l'univers des tranchées, avec un obus qui vient d'exploser et des fils de fer barbelés accrochés à des poteaux, qui en ont déjà vus beaucoup...  

Dessin G. Leroux, Photo Lutte contre la boue, L'Illustration 06-11-1915, Cl. Elisabeth Poulain
Dessin G. Leroux, Photo Lutte contre la boue, L'Illustration 06-11-1915, Cl. Elisabeth Poulain

Dessin G. Leroux, Photo Lutte contre la boue, L'Illustration 06-11-1915, Cl. Elisabeth Poulain

L’Illustration du samedi 6 novembre 1915 commence par une pleine page par une photo du Général Sarrailet et du Général Bailloux, avec le titre « La France dans les Balkans. » Suit un article « Au pied de l’Atlas », avec ensuite des photos prises sur différents sites. On y voit par exemple un dépôt d’engins capturé aux Allemands dans une tranchée en Champagne (p. 483). Dans deux photos pleine page, l’une montre « La lutte contre la boue : on pave les boyaux… pour le second hiver que nos soldats rendent plus confortables et plus praticables. ».

En double pleine page, celle du milieu, deux grands clichés nous emmènent à Salonique, « vue de la rade et le camp français plantées de tentes », deux admirables photos de la Section photographique de l’Armée. Commence une nouvelle vision de la guerre cette fois-ci avec le départ des troupes françaises en Serbie (page 490). La page qui lui fait face est consacrée à deux dessins d’un Prix de Rome, Georges Leroux ; l’un « dans la tranchée conquise » et l’autre en dessous « le cortège des cuistots qui portent la soupe aux tranchées ». Puis c’est au tour de Venise, dont on voit en photos les destructions causées par un avion autrichien notamment à une fresque de Tiepolo.

Comme à chaque fois, dans chaque numéro, une double page recto-verso, sans titre, montre le portrait des hommes  morts au combat, avec leur grade. Suivent ensuite des nouvelles des différents fronts en France, Serbie, Italie, Afrique équatoriale, par mer, en Russie… Une page entière sous forme de trois photos (p. 499) est dédiée à la bataille britannique de Loos, qui dura trois jours du 25 au 28 septembre 1915 et qui se solda par « une victoire britannique » alors que maintenant wikipedia parle d’un échec britannique dans la mesure où les objectifs ne furent pas atteints.

Publicité Révillon Frères, fourrures, L'Illustration 06.11.1915,  Cl. Elisabeth Poulain

Publicité Révillon Frères, fourrures, L'Illustration 06.11.1915, Cl. Elisabeth Poulain

Le magazine se termine par cinq pages d’annonces presque quasiment exclusivement. Comme il m’a fallu faire un choix, celui-ci s’est porté à nouveau sur une pleine page cette fois-ci tournée vers la femme bien née, comme on disait alors. Il s’agit d’une annonce de Revillon Frères, composée de « croquis d’animaux à Fourrure –avec un F majuscule- pris d’après nature dans les Postes Canadiens de la Société Revillon Frères. Siège social 77, 79, 81 Rue de Rivoli ». C’est un dessin de FMillot 1914. Vous y voyez deux ours blanc, un lynx, un ours noir, trois élans, deux hermines, un vison, deux skuns, cinq castors et trois renards argentés.

Ma sélection n‘est évidemment pas neutre, entre les gens chics posant devant l’Arc de Triomphe et les animaux à fourrure du Grand Nord Canadien, pour commencer et terminer le journal de guerre proprement dit, il y a évidemment un fort télescopage d’univers, dans un temps très court…et qui a existé réellement, pas pour tout le monde, ni partout…

 

Pour suivre le chemin . L’année 1915 sur https://fr.wikipedia.org/wiki/1915  

. L’Illustration, à voir sur https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Illustration  

. Annonce Belle Jardinière Cliché J. de Malherbe et Cie, page 1, en voir d’autres sur http://www.priceminister.com/offer/buy/197253198/publicite-annees-1915-belle-jardiniere-vetements-hommes-dames-enfants.html  

. Avec aussi quelques informations ce grand magasin parisien https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%80_la_Belle_Jardini%C3%A8re#/media/File:Belle_Jardini%C3%A8re.jpg  

. Expédition de Salonique, un port grec macédonien, voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Exp%C3%A9dition_de_Salonique  

. Loos à retrouver sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Loos  et sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Loos-en-Gohelle  

. Lire la présentation de la Société des Frères Revillon sur https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Revillon_Fr%C3%A8res_a099453-v6.jpg  et y retrouver la photo du Poste de Traite de Révillon situé à Naujaat au Canada.

. Photos Elisabeth Poulain

Publicité porte-plume à réservoir, Onoto, dessin de Mich, Cl. Elisabeth Poulain

Publicité porte-plume à réservoir, Onoto, dessin de Mich, Cl. Elisabeth Poulain

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Henri Privat-Livemont, peintre des femmes en fleurs & couleurs vertes

10 Novembre 2015, 18:12pm

Publié par Elisabeth Poulain

Henri Privat-Livemont, la Belle Dame de Driessen Cocoa, 1900, wikipedia

Henri Privat-Livemont, la Belle Dame de Driessen Cocoa, 1900, wikipedia

Ce grand artiste européen,  né à Schaerbeek en 1861 au Nord-Est  de Bruxelles  est un étonnant créateur, façonneur et représentant  de l’Art Nouveau  qui a totalement bouleversé les codes graphiques et chromatiques de nos façons de voir la société en peinture. Avec une dimension tellement forte qu’on a pu parler du bouleversement de l’Art nouveau qui encore aujourd’hui est nouveau. L’artiste est très connu tant ses œuvres sont restées  actuelles et pourtant il  ne figure pas au Panthéon  des Grands de la peinture. Une hypothèse, mais sans certitude bien sûr, est qu’il a plutôt cherché à faire valoir ses intuitions et ses audaces artistiques en peinture, en publicité, sur les façades de belles demeures…, partout où des surfaces lui permettaient de s’exprimer, sans chercher à se faire un réseau pour valoriser sa cote. D’autres ont fait d’autres choix, à courir les clients potentiels fortunés, les expositions qui allaient les faire connaître, à mettre en place un système de soutien de notoriété posthume aussi…

La couleur verte-jaune assourdi en Ier, malgré le titre qui parle d’abord des femmes. Ce choix de couleur, un vert qui hésite entre le vert mousse passé et le jaune verdi, étonne franchement. Il annonce à lui seul une novation chromatique. A dire vrai, il attire l’attention, sans choquer comme pourrait le faire le rouge, plus qu’il ne séduit. Il évoque aussi l’importance du végétal et de l’amplitude de ses harmonies de couleur. Ses verts sont jaunis, un peu à l’instar des volutes du fer forgé dessinées par Guimard pour les entrées du métro parisien. La caractéristique à retenir est sa douceur prégnante ; il n-a ni la dureté du vert-vert même si le peintre n’hésite pas à l’utiliser, ni l’éclat du jaune. C’est un vert, qui comme son auteur, a aussi une forte attirance pour le franchement roux des cheveux longs de ses Belles, des feuilles mortes à l’automne, du renard dans la forêt…Il sait aussi jouer des variantes très légères des couleurs et des formes entre elles, comme le prouve ce portrait de femme dans le creux d'une vague. Ou sur cette charmant maman entourée de ses petites filles qui rêvent de douceur apportée par le cacao Driessen.  

Henri-Privat Livemont, La vague, 1897

Henri-Privat Livemont, La vague, 1897

Ce vert complexe est aussi la couleur choisie en 1897 par Henri Privat-Livemont pour représenter la mer à Cabourg prise sous l’aspect d’une plantureuse naïade avec la cote très visible en arrière-plan. La femme utilisée pour attirer les parisiens vers la cité balnéaire et la mer. C’est une publicité pour les Chemins de fer de l’Ouest qui mettait la ville de Cabourg à 5h de Paris. Une véritable révolution de l’art de vivre et le début en France du concept de week-end, qui a toujours gardé son nom anglais, malgré le déroulé du temps depuis la fin du XIXe siècle. Cette mer verte est sillonnée de vagues ourlées de blanc crémeux, sur laquelle la belle naïade plantureuse fait plus que nager, elle survole littéralement l’eau alors que des nageurs libidineux ont peine en arrière à surnager, leurs yeux globuleux sortant à peine de l’eau, traduisant leur fascination.

Au premier plan une tresse d’algues brunes accentue la profondeur de la composition et densifie la nature marine de la composition. En pleine mer, il était difficile au peintre de planter une fleur dans les longues tresses rousses de la Belle Dame de Cabourg, ce sont les algues qui les ont annoncées, avec un joli nœud roux de la même teinte que les cheveux. Cette fois-ci, la fleur est placée entre les seins, en un point stratégique. Cette publicité pour Cabourg eut un grand succès et contribua à faire de cette ville alors inconnue un lieu de villégiature privilégié pour les Parisiens du genre masculin.

D'autres réalisations de ce grand artiste montrent l'étendue et la finesse de son travail, comme le montre cette "Vague" qui porte un visage de femme admirable de douceur, comme portée par ses cheveux toujours longs chez ce peintre, dans le creux d'une vague.

Henri Privat-Livemont, La belle jeune famme de l'Absinthe Robette

Henri Privat-Livemont, La belle jeune famme de l'Absinthe Robette

La jolie jeune femme de l’Absinthe Robette était certainement aussi, quant à elle, destinée à attirer le regard masculin. Son corps vu de profil est très visible sous une nuisette très transparente. L’objectif était clair. C-était une publicité faite pour des hommes en les encourageant à boire. La Belle lève les bras pour mieux montrer ses seins, au prétexte de mieux voir la couleur de l’absinthe. Celle-si se détache joliment sur un mur de fond aux couleurs dégradées de jaune légèrement grisé vers le haut, puis plus tonique et terminer par du vert , tout en étant structuré par de grandes tiges végétales inventées pour donner un côté très attirant, avec des formes douces

Henri Privat-Livemont, la belle Dame des Biscuits Beukelaer, wikipedia

Henri Privat-Livemont, la belle Dame des Biscuits Beukelaer, wikipedia

La belle jeune femme aux biscuits de Beukelaer est certainement moins connue, peut-être parce qu’elle est la plus fine de ce trio et la moins suggestive. Une hypothèse est qu’elle s’adressait plutôt à des dames qui offraient le thé à leurs amies, tout en voulant faite plaisir à leurs petites filles L-égérie se présente de profil, avec ses longs cheveux roux qui lui descendent jusqu’aux reins. Son regard est concentré sur l’assiette de biscuits de Beukelaer, dans sa belle robe de mousseline légère verte pâle ornée de fleurs beiges, dorées d’une très grande douceur, avec un galon le long du décolleté brodés de fleurs. Deux petites filles la regardent avec envie. La plus âgée en avant a des cheveux roux et une couronne de marguerites blanches. Et ce trio féminin se détache sur un fond vert foncé de formes végétales très amples.

La première oeuvre sur Cabourg,  la plus connue,  est datée de 1897, celle de l'Absinthe Robette de 1896 et celle de la dernière ne nous est pas connue. Retenons qu'il fallait une franche audace et un réel talent artistique dans le style des dessins et le choix des couleurs pour créer de telles compositions publicitaires avant le passage au XXè siècle.  

                                                                           

Pour suivre le chemin

. Henri Privat-Lieucourt 1861-1936, peintre à découvrir en Ière approche sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Privat-Livemont  

. HPL affichiste sur http://lartnouveau.com/artistes/autres_pays/privat-livemont.htm  

. Retrouver Cabourg sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Cabourg  

. HPL Sgraffiste sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Sgraffite#/media/File:Charleroi_-_Maison_Dor%C3%A9e_2.JPG  

. Photos des contributeurs de wikipedia, avec mes remerciements. La photo de la Belle de Cabourg est visible sur wikipedia, mais sans être reproductible sur le net par d'autres que le ou les contributeurs. Vous la retrouverez facilement sur les sites indiquées.

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Le bestiaire de la pub > Le pingouin

5 Novembre 2015, 18:24pm

Publié par Elisabeth Poulain

Les deux pingouins de La Poste, pub 2007, Cl. Elisabeth Poulain

Les deux pingouins de La Poste, pub 2007, Cl. Elisabeth Poulain

Disons-le tout net le pingouin n’est pas l’animal  favori des publicitaires. L’évoquer fait penser aux pôles où par définition règne le froid. C’est se rappeler aussi les Laines du Pingouin, qui permettaient, après tricotage, de garder la chaleur du pull-over, du bonnet, des moufles et des grosses chaussettes de laine… à une époque où tricoter faisait partie de l’univers d’un grand nombre de femmes.

Quant à ce pingouin, c’est en fait un manchot empereur, le plus drôle étant que le même animal dessiné par un grand artiste anglais, Hullmandel, est un « Emperor Penguin » pour les Britanniques et un « Manchot Empereur pour les Français ». Quoi qu’il en soit, retenez que sa collerette jaune et la partie basse de son bec jaune vous indiquent sans conteste qu’il s’agit d’un manchot.

Cet animal de l’Antarctique subit comme les autres espèces les conséquences du réchauffement climatique peut être moins étendues quelles auraient pu l’être grâce à l’entente mondiale pour protéger et préserver ce continent qui voit ses glaces diminuer.

Les deux pingouins de La Poste, pub 2007, Cl. Elisabeth Poulain

Les deux pingouins de La Poste, pub 2007, Cl. Elisabeth Poulain

Le visuel de La Poste. Il montre deux manchots tendrement enlacés se tenir sur des galets et non pas sur de la glace ou de la neige. Peut-être est-ce l’été ; plus vraisemblablement, le visuel cherche à parler du changement de climat. C’est ce que suggère le cliché, dont le texte explique que « La Poste est la première entreprise au monde à s’équiper de 500 véhicules électriques de nouvelles générations… ».

Reste à savoir si l’image du pingouin en France est un bon faire-valoir publicitaire. Il me semble qu’il parle plus en Amérique du Nord qu’en pays latins. Et ce n’est pas celui qu’avait choisi la grande compagnie Coca Cola qui me fera changer d’avis. Son positionnement était le lien de ce bipède avec le froid. Le visuel choisi par La Poste avait au moins le mérite de montrer clairement la réalité du réchauffement climatique, déjà à ce moment là..  

 

Pour suivre le chemin

. « La Poste, 397842 pingouins plus heureux », Challenges, 15.11.2007

. Connaître les bases sur le Petit Pingouin de l-hémisphère nord https://fr.wikipedia.org/wiki/Pingouin  

. Voir surtout l’article sur le manchot https://fr.wikipedia.org/wiki/Manchot  

. L’Antarctique « le continent le plus froid, le plus sec et le plus venteux de toute la planète », sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Antarctique#/media/File:B%C3%A9b%C3%A9_Phoque_de_Weddell_-_Baby_Weddell_Seal.jpg  

. Retrouver le pingouin de Coca Cola sur http://www.elisabethpoulain.com/article-mini-cas-marketing-coca-cola-son-bestiaire-en-abecedaire-incomplet-114463001.html  .

. Photo Elisabeth Poulain

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Paysages industriels + > Völklinger au patrimoine mondial de l’Unesco

4 Novembre 2015, 14:52pm

Publié par Elisabeth Poulain

Vue sur la Sarre, Volklingerhütte, wikipedia, Lokilech

Vue sur la Sarre, Volklingerhütte, wikipedia, Lokilech

Il est à porter au mérite de l’UNESCO d’avoir grandement contribué à changer notre regard sur les paysages qui nous entourent, en particulier sur les usines, en étendant le concept de patrimoine à l’industrie qui a bouleversé les habitudes de vie en Europe depuis la fin du XVIIIe siècle, tout au long du XIXe siècle et globalement jusqu’à la seconde Guerre  Mondiale. La mutation de société a été si forte qu’elle a pris le nom de Révolution industrielle, pour bien indiquer la violence du changement. Cette nouvelle société a été essentiellement basée sur l’extraction du charbon dans les mines et la fusion du métal  dans des fonderies grâce la constitution d’une classe ouvrière dure à l’ouvrage au service de grands capitaines d’industrie.

Pourquoi une telle introduction ? Une des raisons est qu’il n’y a pas vraiment encore maintenant dans les esprits un vrai mouvement favorable à l’architecture industrielle, de même que travailler en usine n’est toujours pas (plus ?) placé au premier rang des rêves des parents pour leurs enfants. Il y a eu pourtant un moment où les peintres  se sont intéressés à ces nouveaux paysages, de hautes cheminées, ces grands volumes et ces fumées intrigantes qui ont été les annonciateurs de grands changements.  C’était une approche franchement innovante, pour éviter de dire à nouveau quelle était « profondément » révolutionnaire.

Dans cette fin du XIXe et au début du XXe siècle, la proximité avec Paris  du développement industriel dans la Plaine Saint-Denis, avait attiré des peintres vraiment intéressants et novateurs comme Caillebotte. Bien sûr par la suite des avancées notables du regard sociétal ont aussi permis d’attirer l’attention du public sur ce capital grâce à la  sauvegarde de certains de ces grands ensembles industriels. Il n’empêche. La diversité et la richesse des monuments renommés et des paysages en France est telle qu’on ne pense pas spontanément en premier aux grands ensembles architecturaux industriels d’hier voués à la production lourde.

Vorklinger Hütte, les Hauts Fourneaux, wikipedia, Lokilech

Vorklinger Hütte, les Hauts Fourneaux, wikipedia, Lokilech

C’est actuellement l’Allemagne qui possède le plus de sites industriels inscrits à l’Unesco. Le plus connu est sans conteste celui de Völklingen situé en Sarre près de la France. Après avoir connu une expansion impressionnante durant les 20 ans qui ont suivi sa construction de 1883, avec des adjonctions techniques importantes, il a employé jusqu’à 17 000 ouvriers et employés en même temps. C’est dire son importance, en tant que tel, mais aussi en tant que générateur d’une véritable ville, surtout si on multiplie le nombre d’actifs par 4 par exemple, à supposer qu’il n’y ait eu que deux enfants par foyer (68 000). Leur univers global de dimensions gigantesques était fait de tôle, de béton, de fumées et d’odeurs fortes de toutes sortes. Il y avait de la fierté à participer à cette aventure et à appartenir au site qui accueillait chaque jour une foule innombrable de travailleurs et à l’attachement au métier avec son côté attaché au démiurge. Travailler le feu a toujours été considéré comme un privilège qui touche au sacré. On était là au cœur de la matière, tout comme le convertisseur, ce gros œuf impressionnant de force. Quelques éléments de ce nouvel univers se détachent fortement dans ces nouveaux paysages de très grandes dimensions.

Citons en premier lieu les hautes cheminées, qui structurent des ensembles immobiliers qui ne ressemblent à nul autre. EIles ont la forme que requièrent leurs fonctions et la matière avec lesquelles ils sont conçus sortent des traditions. Le métal permet de concevoir des nouveaux matériels et des machines innovantes. La singularité des hautes cheminées. Elles étonnent autant quelles détonnent franchement dans les paysages de la fin du XIXe siècle et du XXe siècle. Elles étaient associées à l’activité humaine, tout comme les cathédrales élèvent vers le ciel leurs flèches dont les plus hautes peuvent atteindre 120 (Metz) à 140 mètres (Rouen). Elles ne ressemblaient à aucune forme connue du fait de leurs dimensions au sol et dans l’air et de leurs nombres. Ces cheminées étaient la preuve de l’intelligence humaine capable d’utiliser la puissance du feu pour arriver à faire fondre le minerai de fer, grâce à la chaleur dégagée par le charbon pour produire des poutrelles de fer et d’acier.

Ces hauteurs groupées vues de loin donnaient une impression de puissance accrue par les dimensions impressionnantes des ateliers au sol. Il ne s’agissait plus d’un atelier même grand, mais d’un autre monde qui avait ses propres constructions, ses rythmes et ses propres codes. On était fier d-y travailler et d-y appartenir, c’était aussi la garantie d’avoir un salaire. En 1965, on estime que 17 000 personnes travaillaient sur le site. Un point culminant qui marque aussi la fin de cette grande période du fer en Allemagne. Et d’une façon générale en Europe.

Adolf-Menzel-Eisenwerkwalz-wikipedia

Adolf-Menzel-Eisenwerkwalz-wikipedia

Mais il y a plus que cette puissance qui faisait preuve de l’esprit de novation qui a bouleversé tant le monde économique que la société elle-même. Ce sont les nouvelles formes des outils de production, tant à l’intérieur que visible de l’extérieur. Un nouvel univers a surgi, fait de formes courbes, qui sont nées non d’une volonté de beauté, mais d’une rigueur scientifique et technique indispensable au fonctionnement du haut-fourneau. Il ne s’agit plus de machines qui peuvent être déplacées comme un meuble, mais de nouvelles catégories de construction en tôle souvent, qui sont le plus souvent courbes et qui vont se greffer sur d’autres grosses boîtes, dans ce qui parait être un enchevêtrement fantastique.

C’est un autre monde, surtout que la matière elle-même entre maintenant en jeu. Au fil du temps, le métal a rouillé. Ses teintes ont pris maintenant des couleurs rousses de sous-bois…Et cest maintenant le tourisme qui fait vivre ce site….

 

Pour suivre le chemin

. Lire une bonne récapitulation des avancées technologiques qu’ont représentées les Fonderies de Volklinger Hütte sur https://www.voelklinger-huette.org/fr/presse-et-medias/news/172/  

. Völklingen Hutte, à retrouver sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Usine_sid%C3%A9rurgique_de_V%C3%B6lklingen  

. Voir Wikiwand avec une bonne synthèse de ce qu’a été et est devenue cette grande entreprise industrielle aujourd’hui en Sarre http://www.wikiwand.com/fr/Usine_sid%C3%A9rurgique_de_V%C3%B6lklingen#/Notes_et_r.C3.A9f.C3.A9rences  

. Retrouver l-histoire du fer sur http://www.voelklinger-huette.org/fr/sciencecenter-ferrodromr/l-histoire-du-fer/  

. Pour la production de l’acier, qui a gardé toute sa dimension mythique en lien avec le feu, voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_production_de_l%27acier  

. La Sarre et son histoire singulièrement mouvementée, à retrouver sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Sarre_%28Land%29  

. Les flèches des cathédrales sur http://www.frenchmomentsblog.com/wp-content/uploads/2014/03/Carte-Cathédrales-de-France.jpg  

. Et un grand merci aux contributeurs de Wikipédia pour leurs photos, en particulier Lokileck pour son "Blick auf der Saar", sa vue sur la Sarre,  et surtout son cliché le plus étonnant de ces gros bulbes de fer qui, de haut, forment un unovers fantasmagrique. Le billet est parti de là... Vielen Dank, wirklich = merci beaucoup, vraiment!   

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Les mains des femmes > Le goût des fleurs > La broderie 1

28 Octobre 2015, 20:31pm

Publié par Elisabeth Poulain

Napperon brodé avec des fleurs dans un panier, Cl. Elisabeth Poulain

Napperon brodé avec des fleurs dans un panier, Cl. Elisabeth Poulain

Les mains des femmes > Le goût des fleurs > La broderie en exemple Oui, un drôle de titre parce qu’une drôle de question me trotte dans la tête depuis un certain temps. Vous avez deviné qu’elle porte sur ce triple thème, qui associe dans une même réflexion à la fois les femmes, leurs mains et les fleurs pour savoir quels liens existent dans un sens descendant. Il ne s’agit pas de faire parler des fleurs pour leur demander ce qu’elles pensent …Ni de demander aux femmes ce qu’elles pensent des fleurs, ce qui pourraient être un sujet intéressant. J’imagine déjà des questions du genre « pourquoi aimez-vous les fleurs ? » qui part d’un présupposé obligé dans nos sociétés, même en ce XXIe siècle qui veut que toutes les femmes aiment les fleurs. Parce que certaines s’en fichent un peu. Ne nous égarons pas. Restons concentré.Il s’agit aujourd’hui de vous présenter trois ouvrages de dame, une petite broderie de forme carrée, un sac à main de soirée et un poudrier. Tous trois ont en commun de projeter une certaine vision des fleurs et des femmes.

. Le napperon de 33cm sur 35cm forme un presque carré. Il est taillé dans un tissu de coton fin et qui ne présente pas de tenue particulière. Il devait être amidonné pour pouvoir présenter une belle surface à poser. L’intérêt de ce tissu est qu’il a dû être facile à travailler pour les mains de la brodeuse. Comme il en allait souvent ainsi, le bord est fini avec des jours qui permettent de transformer l’ourlet en une finition de qualité, dont les coins montrent la maîtrise du savoir-faire de la brodeuse.

Au milieu, en diagonale, se déploie une corbeille remplie de fleurs qui se courbent avec grâce vers le bas. L’anse très grande montre qu’il s’agissait plus d’une vannerie de décoration que d’usage. C’est ce que montrent d’ailleurs les grandes tiges de fleurs qui chapeautent la composition, avec de-ci de-là des petites branches de fleurs. Les couleurs ont dû passer avec le temps, particulièrement le brun de l’osier et le jaune des tiges. Quant aux boutons de fleur, il en est de deux sortes, rose clair vers le haut et plus foncé vers le bas.

. La petite bourse de soirée revêtue de perles minuscules. C’est un ouvrage rare, dont il ne manque que le lien qui permettait de le tenir à la main, pour aller à l’Opéra ou dans un bal de la Haute Société. Ses deux faces sont semblables. Le cœur est représenté par une rose dont on devine quelques pétales entourée de formes rondes dont les bords s’enroulent sur eux-mêmes, avec tout autour ce motif qui est repris. Au-dessus de la fleur, une sorte d’étoile se déploie avec là aussi en forme de fleur. Un petit miroir entouré de satin rose se trouvait à l’intérieur revêtu du même rose. J’avoue que je ne sais plus où il se trouve.

. Il me reste à vous parler du poudrier qui est revêtu d'une peinture de deux roses, une rouge et une rose appliquée sur une toile fine. On voit distinctement les fleurs et les feuilles. A l'intérieur, il y a encore la houppe de plume douce et la poudre ocre qui sent encore, tant son parfum est fort. Autant de  souvenirs émouvants qui datent d'avant la Seconde Guerre Mondiale. 

Pour suivre le chemin

Photos Elisabeth Poulain, à voir ensuite.

Le napperon, la bourse, le poudrier et les fleurs, Cl. Elisabeth Poulain
Le napperon, la bourse, le poudrier et les fleurs, Cl. Elisabeth Poulain

Le napperon, la bourse, le poudrier et les fleurs, Cl. Elisabeth Poulain

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Les mains des femmes, Le goût des fleurs, La broderie2...

28 Octobre 2015, 20:22pm

Publié par Elisabeth Poulain

Les broderies de fleurs faites par des femmes pour des femmes, Cl. Elisabeth Poulain Les broderies de fleurs faites par des femmes pour des femmes, Cl. Elisabeth Poulain
Les broderies de fleurs faites par des femmes pour des femmes, Cl. Elisabeth Poulain Les broderies de fleurs faites par des femmes pour des femmes, Cl. Elisabeth Poulain
Les broderies de fleurs faites par des femmes pour des femmes, Cl. Elisabeth Poulain Les broderies de fleurs faites par des femmes pour des femmes, Cl. Elisabeth Poulain

Les broderies de fleurs faites par des femmes pour des femmes, Cl. Elisabeth Poulain

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Des recettes d’oie farcie avec des pommes. En voulez-vous ? En voilà

28 Octobre 2015, 11:58am

Publié par Elisabeth Poulain

Oie-Paul-Gauguin-1899-wikipedia-Chris93

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D’abord le titre en commençant par la locution que j’ai légèrement modifiée. C’est « en veux-tu en voilà » qui s’écrit à la deuxième personne, sans interrogation, ni virgule, contrairement au titre. Une bonne façon de démarrer un billet qui va porter sur quelques recettes d’oie farcie,  un « vieux » volatile, au sens où il est connu depuis l’Antiquité. C’est vrai qu’à Rome, c’était aussi sa  capacité à exercer un gardiennage en équipe qui était appréciée. Celles du Capitole sont restées célèbres. Je fais confiance à l’ingéniosité des Latins pour avoir su très tôt aussi que ces admirables gardiennes étaient aussi bonnes à manger. Ils avaient suivi en cela l’exemple des Egyptiens qui savaient les engraisser avec du pain  pour goûter leur chair bien grasse, ce que firent les Romains avec des figues.

Ma sélection de recettes. Elle a été guidée par la farce qui remplit le ventre de ce gros volatile à la chair un peu sèche. Je dois avouer que, malgré mes recherches, je n’ai pas réussi à trouver une recette sans farce. Je me suis consolée en m’apercevant qu’une idée venant de loin consistait pour certains en période maigre à mettre dedans, ce qu’ils auraient ajouté comme accompagnement tout autour du grand plat de présentation. La chair de l’oie a en effet la réputation d’être sèche. D’où l’idée d’associer à la chair des éponges à gras qui est un bon capteur de saveurs. Le pain a servi à cet usage, tout comme des féculents, comme les pommes de terre. L’imagination est au pouvoir. J’imagine que du maïs, ou des haricots secs pourraient aussi être utilisés. 

En matière de cuisine, l’imagination ne connaissant  pas de limite, on peut jouer avec la farce et l’accompagnement, dans un drôle de jeu dedans-dehors. Un jeu à trois en somme, la grosse volaille ou un jeune oison plus facile  à manipuler, restant la vedette de cet étrange trio. Du coup, on ne parlera plus de la farce, pour mettre le projecteur sur l’accompagnement, comme des fruits un peu acides par exemple. Les dénominations des recettes jouent le quiproquo volontairement, pour mieux séduire, avec toujours en France en arrière-plan, la volonté de rendre plus chic une recette à forte tendance paysanne, qui continue pourtant à exister.

Oies-en-groupe-de-6-wikipedia-Matt-Kingston

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Il en va ainsi de l’oie farcie aux pommes. Avec tout ce que je vous ai dit avant, à l’exception de la dernière phrase, vous pourriez penser qu’il vous suffit de trouver une oie pas trop grosse, de la fourrer aux pommes un peu acides, et hop, c’est parti. Quelque temps après – en comptant 30mn et quelques de cuisson pour 500 grammes - pour une belle bête de 3kg et plus, vous vérifiez que la cuisson est au point, la peau dorée et croustillante à point. Vous la disposez découpée sur un plat entouré de pommes cuits au jus de l’oie, et c’est bon. C’est la version simplifiée de la recette de l’oie aux pommes, celle que j’appelle aussi la recette de Ginette Mathiot qui avait l’art de dire simplement ce qui pouvait rester simple. Son équation = 1 oie + 1 kg de pommes reinettes m'enchante. C’est génial.

La version actuelle compliquée « mode ». Vous allez trouver des recettes où l’oie ne verra pas les pommes de l’intérieur. Il y aura une farce force 1 pour remplir l’oie, - ce que j’ai appelé le farce-éponge – et ensuite il y aura une farce 2 de présentation pour présenter l’oie pré-découpée, avec tout autour la farce n°1 découpée en tranches en alternance avec des quartiers de pommes. Quand on dit que l’oie est farcie aux pommes, c’est un raccourci. C’est une de ces pudeurs de langage qui traduit une volonté de rendre la recette plus sophistiquée. Dans cette recette d’oie farcie aux pommes, récente celle-là, il vous faut commencer la veille pour faire un consommé de légumes, tout en ayant sous la main ou au réfrigérateur une dizaine de composants en plus de l’oie, bien sûr.

Vous préparez donc un bouillon de légumes qui servira le lendemain à arroser régulièrement la volaille en train de cuire. Il s’agit ensuite de s'occuper de la farce qui constitue le vrai met goutteux à souhait. Il faut alors mélanger en une pâte fine les foies de volaille hachés, du veau et de porc hâchés (200gr pour chaque constituant), un petit pain de lait ou à défaut du pain de mie ou une biscotte et une pomme-fruit hachée. Certains ajoutent en plus un petit verre d’alcool blanc –ou du cognac…- , et toutes ou tous du sel, du poivre et de la muscade râpée.

Cette farce est ensuite placée à l’intérieur vidé de la volaille qui elle-même ainsi farcie est placée au réfrigérateur pendant la nuit. Le lendemain, le plat est mis au four le temps qu’il faut en raison de son poids auquel s’ajoute celui de la farce. Ce n’est que dans la dernière heure que vous disposez enfin les fameuses pommes épluchées et coupées en quartier qui vont terminer la cuisson avec l’oie. Certaines dégraissent aussi la sauce, pour pouvoir in fine rajouter de la crème fraiche. Soit plus d' une dizaine de constituants, en commençant la veille et en poursuivant le lendemain pour que tout soit fait dans le bon timing. C’est impressionnant.

On comprend que cela puisse être bon et que l’idée même de goûter un tel met puisse éveiller à l’avance l’imagination et les papilles de tous les convives. Mais c’est quand même celle de Ginette qui m’attire le plus pour connaître le vrai goût de l’oie aux pommes. C’est aussi la plus simple, la plus légère et la plus simple pour la cuisinière, vous savez la dame qui fait la cuisine…

L’autre recette a ceci d’intéressant qu’elle montre comment les recettes peuvent se décliner au fil du temps, chaque créateur-e apportant sa touche personnelle, pour répondre à des demandes de changement dans la continuité. Cette recette raffinée dans laquelle tous les constituants qualitatifs ont été pensé pour agir en interaction qualitative de la chair d’oie, un volatile qui n’a pas seulement un foie gras. Elle - la recette - est toute à fait positive pour re-donner à l’oie sa renommée passée, d’aucuns diraient ses lettres de noblesse, à une époque où il existait des dizaines de recettes. Sous les yeux, j’en compte 32 dans un seul ouvrage, ancien il est vrai. Il date de 1938. C’est une vraie pépite, qui a pour nom Larousse gastronomique. "Tout est bon dans l’oie, il n’ y a rien à jeter" pour paraphraser un célèbre slogan publicitaire.

Oie Blanche-wikipedia-JJHarrison-Newcastle-Australia

Oie Blanche-wikipedia-JJHarrison-Newcastle-Australia

Pour suivre le chemin

. Lire en priorité « L’Oie réhabilitée » 1865, sur le site de la Bibliothèque municipale de Lisieux http://www.bmlisieux.com/normandie/loie.htm  de Charles Bataillard, avocat, membre de la Société impériale des Antiquaires de France et de la Société philotechnique de Paris…C'est vraiment très intéressant.   

. La Bibliothèque municipale de Lisieux aussi sur https://www.facebook.com/Médiathèque-Lisieux-251037961746246/  . Voir aussi une étude très complète (héraldique, histoire…), avec de très belles illustrations sur http://heraldie.blogspot.fr/2014/05/loie-en-heraldique.html  

. Retrouver des recettes alsaciennes sur http://ja6.free.fr/fichiers/f2877.htm  

. Ginette Mathiot, "La Cuisine pour tous", Livre de poche 1955 ; l’autre recette s’inspire d’un fascicule distribué par Marie-Claire Maison intitulé « Recettes de Fêtes, des Entrées aux Desserts, 23 suggestions pour de joyeux réveillons », avec beaucoup d’idées déclinables à f-oison…Je n'ai pas pu résister!

. Photos des contributeurs de wikipedia, avec mes remerciements à tous.

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Bouchemaine > Un endroit très secret > Entre Maine, Lac et Promeneurs

26 Octobre 2015, 16:06pm

Publié par Elisabeth Poulain

Bouchemaine, Bord de Maine, le petit pont de fer, Cl. Elisabeth Poulain

Bouchemaine, Bord de Maine, le petit pont de fer, Cl. Elisabeth Poulain

C’est un endroit où  vous avez fait, au fil des ans, maintes ballades, à pied, en vélo… sans avoir jamais soupçonné tant de beauté près de vous, sans l’avoir jamais vue non plus. Des  beautés que je devrais écrire au pluriel, tant il est vrai  que l’automne avec ses riches couleurs, vous permet de redécouvrir  presque toujours des paysages de nature absolument fabuleux. Mais là, il s’est agi encore d’autre chose. Il y avait plus.       

Le temps d’abord. Il faisait un temps superbe, celui dont tout le monde rêve à l’automne, doux, encore chaud, avec une très fine lumière d’automne du milieu de l’après-midi, quand il y a encore du monde à se promener tout près d’Angers, en bordure du Lac de Maine et le long de la rivière Maine, sur un chemin.

La ville ensuite. Vous êtes à Bouchemaine, ce qu’ignore un bon nombre de promeneurs. Il faut dire qu’une  grande partie de lac de Maine se situe à Angers (49), le camping qui lui se trouve bien à Bouchemaine, tout comme le Club nautique qui pour beaucoup d’Angevins est bien celui d’Angers, alors qu’il est situé à Bouchemaine.

L’endroit à découvrir. Vous êtes à une confluence un peu bizarre, quand vous vous dirigez vers la Maine, après avoir laissé la voiture au parking paysagé, près du camping.

 

Bouchemaine, Lac de Maine, Berges de Maine, Les arbres au bord de l'eau, Cl. Elisabeth PoulainBouchemaine, Lac de Maine, Berges de Maine, Les arbres au bord de l'eau, Cl. Elisabeth Poulain
Bouchemaine, Lac de Maine, Berges de Maine, Les arbres au bord de l'eau, Cl. Elisabeth PoulainBouchemaine, Lac de Maine, Berges de Maine, Les arbres au bord de l'eau, Cl. Elisabeth Poulain

Bouchemaine, Lac de Maine, Berges de Maine, Les arbres au bord de l'eau, Cl. Elisabeth Poulain

. A votre gauche, à travers les arbres, vous apercevez le lac de Maine, dans sa partie aval submergée par les eaux. A chaque fois, je pense à certains lacs africains, où ne restent que des troncs d’arbres morts qui semblent surgir de l’eau. On les voit d’autant mieux, qu’en arrière se déploie un paysage de carte postale, où le lac bleu montre à voir quelques petits bateaux à voile.

. Tout droit, il y a la Maine, mais vous ne la voyez pas, à cause des arbres plantés sur ses berges et qui la cache.

. A votre droite, démarre un chemin qui vous permet de rejoindre la rivière vers l’aval en coupant l’angle droit à travers un bois. L’agrément ici vient des grands arbres à haute tige qui montrent qu’il y a de la terre dessous, qui leur permet de s’ancrer profondément dans le sol. C’est par là que vous rentrerez.

. En biais, sur ce côté droit commence un chemin que vous n’avez jamais pris. Il faut dire qu’il descend dans ce qui parait être une zone marécageuse et il vrai que cela doit l’être en temps normal. Vous apercevez clairement qu’un chemin en pente douce a été tracé par une grosse tondeuse.

La curiosité guide vos pieds et vous voilà partie sur un très court chemin, qui vous fait traverser un coin de prairie entièrement recouvert d’asters mauve pâle, puis passer sous le charmant petit pont fin du XIXe en métal et brique, que vous avec l’habitude d’emprunter par-dessus.

 

Bouchemaine, Berge de Maine, La petite passerelle, dessus, dessous, devant... Cl. Elisabeth PoulainBouchemaine, Berge de Maine, La petite passerelle, dessus, dessous, devant... Cl. Elisabeth PoulainBouchemaine, Berge de Maine, La petite passerelle, dessus, dessous, devant... Cl. Elisabeth Poulain
Bouchemaine, Berge de Maine, La petite passerelle, dessus, dessous, devant... Cl. Elisabeth PoulainBouchemaine, Berge de Maine, La petite passerelle, dessus, dessous, devant... Cl. Elisabeth PoulainBouchemaine, Berge de Maine, La petite passerelle, dessus, dessous, devant... Cl. Elisabeth Poulain

Bouchemaine, Berge de Maine, La petite passerelle, dessus, dessous, devant... Cl. Elisabeth Poulain

C’est alors le moment de rentrer, de repasser sous la gracieuse petite passerelle dans l’autre sens, de retrouver la promenade du tour du Lac de Maine et de prendre l’allée, qui longe la largeur du lac cette fois-ci au-dessus, par le chemin tous empruntent et non plus en bas, comme tout à l’heure.

Pour suivre le chemin

. Voir le site vu d’avion sur http://www.cartesfrance.fr/carte-france-ville/photos_49035_Bouchemaine.html  

. La rivière Maine, à découvrir à partir de ses 7kms de chemin de halage http://www.angersloiretourisme.com/fr/agenda/la-loire-velo-bords-de-maine

 . Le Lac de Maine sur http://www.lacdemaine.fr/fr/se-balader-p21.html  

. Une carte à retrouver, où se voit bien l’endroit mais sans que le petit pont soit indiqué, sur http://www.art-et-histoire.com/index4o.php?segreap.php?v=Angers&r=1&w=1366  

. Photos Elisabeth Poulain

Bouchemaine, La Maine, aux allures d'un lac, Pont ferroviaire, Cl. Elisabeth Poulain

Bouchemaine, La Maine, aux allures d'un lac, Pont ferroviaire, Cl. Elisabeth Poulain

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Le flacon de parfum > Le design de genre > Burberry

24 Octobre 2015, 11:08am

Publié par Elisabeth Poulain

Pub Burberry-Inter-Parfums-Elle-2001-10-15-Cl. Elisabeth Poulain

Pub Burberry-Inter-Parfums-Elle-2001-10-15-Cl. Elisabeth Poulain

Cette fois-ci, il ne s’agit d’une bouteille de vin, comme celle d’hier « L’Autan, un vin de pays de l’Ariège », mais de parfum. Il y a forcément des liens puisqu’il s’agit dans les deux cas de bouteilles, avec bien sûr des différences. Dans l’univers du parfum, on ne parle plus volontiers de flacon pour bien montrer la différence d’appartenance à un autre univers, de  même qu’un «  Très Grande Vin », TGV de luxe, sera logé dans un flacon. C’est la raison pour laquelle, je ne vous parlerai pas de packaging, avec sa connotation beaucoup trop marketing qui serait insupportable dans le monde du luxe. Dans celui du TGV, non plus mais ceci est un autre sujet.   

Parfum et Vin n’appartiennent pas en effet au même univers, même si la dimension olfactive est commune ainsi que la très forte demande de raffinement. En commun, les deux liquides, dont l’un se sent et l’autre se boit, ont une dimension sensorielle affirmée. Celle-ci se  manifeste différemment, par l’odorat, l’œil  et le palais pour le vin, par l’œil et l’odorat, mais cette fois-ci sans le goûter pour le parfum. L’attention toute particulière portée au flacon de parfum confirme bien l’appartenance à un  monde très sensoriel, qui a aussi ses fortes particularités.

Le visuel de Burberry. Il présente ceci de remarquable qu’il ne comporte que deux mots, deux par flacon, à savoir « Burberry, London » ! Tout le reste serait inutile, tant le langage visuel qu’expriment ces deux flacons est fort. Il ne peut s’agir que de parfum.  Et ceci est vrai dans le monde entier. Une telle évidence de contenu est absolument étonnante, tout comme l’est l’autre message adressé par la forme du flacon et la disposition des deux personnages, lui en arrière, protecteur, elle en avant, sans lui faire de l’ombre, mais ce qui pourrait suggérer une zone de contact.  

Pub Burberry-Inter-Parfums-Elle-2001-10-15-Cl. Elisabeth Poulain

Pub Burberry-Inter-Parfums-Elle-2001-10-15-Cl. Elisabeth Poulain

. Pour Lui, la bouteille la plus haute et très légèrement galbé sur les côtés, avec un bouchon haut en métal brillant, avec de chaque côté des épaules bien formées.

. Pour Elle, la forme la plus ronde, enveloppante avec un fond plus épais et plus lourd, des épaules rondes. Son flacon fait loupe et forme une ombre aux contours bien visibles, comme un lien non verbal entre les deux. Son bouchon à elle est très travaillé, avec un haut bombé et une base rayée qui semble plus large que l’assise rayée de l’autre bouchon. Les deux fonctionnalités des bouchons diffèrent, à lui la brillance qui élève, à elle le bombé qui enrobe une forme déjà ronde.

La couleur joue aussi un rôle très particulier pour le parfum. C’est la raison pour laquelle de nombreux flacons sont en verre transparent, mais ceci n’est nullement une obligation. Il croit me souvenir, sauf erreur de ma part, que "Vol de Nuit", le célèbre parfum de Guerlain, dont le flacon a été créé par Raymond Guerlain, a été longtemps en verre vert foncé. Le verre transparent permet d'apprécier les variations du jaune d’or aux mille et une nuances, dont la maîtrise nécessite beaucoup de subtilité. Un peu plus jaune or-orangé pour Madame, peut être un moins, avec une pointe de vert et d’ocre pour Monsieur sont tout à fait imaginables. Autant de variations de teinte qui sont mises en valeur par un très beau travail de lumière mis en scène sur fond noir.

Il est à noter combien la marque BURBERRY ressort différemment sur l’un et l’autre flacon du fait de la différence de forme globale renforcée par les différences de couleur et de brillance. En conclusion, si la marque est la même, le parfum est différent parce que l’un est un parfum de femme, fait pour Elle et l’autre, un parfum d'homme, fait pour Lui. Et curieusement, si en principe, je préfère les formes droites, dans ce cas-là, c’est celui pour Elle qui me parle le plus. Peut-être aussi est-ce la couleur beaucoup plus souple, plus chatoyante, plus vivante, mieux mise en lumière sur ce fond noir. Quant à la forme droite, elle me se semble  manquer de mystère; elle semble trop sage, avec un aspect convenu...

Pour suivre le chemin

. Visuel, portant comme source www.inter-parfums.fr paru dans Elle, 15.10.2001

. En 2000, le Groupe Inter-Parfums avait signé une extension de contrat de licence avec Burberry. . Le contrat de licence du parfum Burberry par lnter-Parfums a cessé en 2013.

. Photo Elisabeth Poulain

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Le Vin > Reflets de la société > Les murs du château > Regards croisés

22 Octobre 2015, 17:19pm

Publié par Elisabeth Poulain

L'Autan, VDP de l'Ariège, 2005, Domaine de Lastronques, 09210 Lézat sur Lèze, Cl1/3 Elisabeth Poulain

L'Autan, VDP de l'Ariège, 2005, Domaine de Lastronques, 09210 Lézat sur Lèze, Cl1/3 Elisabeth Poulain

Le titre, comme toujours à développer. Il s’agit dans ce billet d’éclairer quelques liens qui peuvent exister entre la représentation du vin et celle de la société, sachant que la conception de la société influe directement sur la vision du vin. C’est dire que j’aurais pu tout aussi bien vous parler de l’influence de la perception de la société sur le vin, que nous avons tant individuellement que collectivement, mais en décalant forcément l’analyse. C’est un bon exemple de plan circulaire que vous pouvez énoncer dans un sens ou un autre, en sachant qu’à chaque fois vous ouvrez de nouveaux chemins. Vous savez où vous démarrez, vous ne savez pas où vous arriverez.

Le postulat sous forme de constat. La bouteille de vin, une fois vidée de son vin, continue en effet à émettre des ondes. Il ne s’agit pas là d’une affirmation sans fondement, jetée en l’air comme ça, pour garder le souvenir d’un moment, d’une émotion ou pour faire chic pour certains flacons de prestige. C’est une des raisons pour laquelle tant de gens gardent des bouteilles vides chez eux, sur la cheminée par exemple pour être exposée à la vue de tous, comme l’horloge ou la statuette de jadis. D’autres les placent au fond d’un placard ou dans leur cave. L’important est de savoir qu’elle est là, « en vrai » et pas seulement en photo. Elle, la bouteille.

C’est le cas avec « l’Autan, un vin de pays de l’Ariège », mis en bouteille au domaine par Christian et Andrea Zeller, au Domaine de Lastronques à Lézat sur Lèze, en Ariège. Un beau pays montagneux à souhait qui permet de très beaux points de vue en particulier sur des hauts châteaux du Moyen-Age … et des clochers pointus, avec dans le fonds la chaîne des Pyrénées. Ce vent d’Autan est un de ceux qui est le plus connu de France, c’est lui aussi qui donne son nom à ce millésime 2005 d’un vin de pays.
 

L'Autan, VDP de l'Ariège, 2005, Domaine de Lastronques, 09210 Lézat sur Lèze, Cl2/3 Elisabeth Poulain

L'Autan, VDP de l'Ariège, 2005, Domaine de Lastronques, 09210 Lézat sur Lèze, Cl2/3 Elisabeth Poulain

Le paysage des montagnes pyrénéennes est peint de façon à faire ressortir les coteaux pentus couverts de vignes des collines ariègeoises, avec dominant le vaste paysage un dessin du Château de Foix reconnaissable à sa haute tour carrée chapeautée d’un toit pointu, avec à sa gauche deux autres tours, une carrée et une ronde vers l’extérieur. De hauts murs protègent ce bastion montagneux. On en voit au moins cinq. A la droite des Trois Tours, on discerne tout en haut de la montagne, une forme blanche qui doit être un château ou ce qui en reste. Juste en dessous, voici une belle demeure du XIXè à tourelles blanches et toits d’ardoises, avec des encadrements de fenêtres rouges.

En poursuivant le tour d’œil par le bas, dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, vers le bas à droite se situent de vieilles maisons à colombages, peut-être parmi celles qui sont précieusement restaurées au Couvert du Fossat. Un peu au-dessus vers la gauche, voici bien reconnaissable la silhouette du clocher de l’Eglise Saint-Jean de Baptiste de Lézat, avec en revenant vers le bord de l’étiquette, au-dessus des vieilles maisons une demeure à tourelle au toit de tuiles rouges.

Dans cette étiquette haute de 12cm sur 9 cm de large pour s’adapter à la verticalité de la bouteille bordelaise (30,5cm), l’artiste, qui a conçu ce paysage spécialement pour ce vin, a réussi à placer 4 châteaux d’époques bien différentes, une église et une vieille maison, sans oublier les quelques 11 personnes en tenue bleue, blanche ou rouges, qui vaillamment travaillent dans les rangées enherbées de vignes. Le sens des travées se fait dans le sens de l’eau, du haut de la pente vers le bas, pour éviter surtout que la pluie stagne aux pieds des vignes, avec une exception en bas à gauche. Sans oublier de citer quelques arbres aux points de rencontre entre des plans différenciés…

L'Autan, VDP de l'Ariège, 2005, Domaine de Lastronques, 09210 Lézat sur Lèze, Cl3/3 Elisabeth Poulain

L'Autan, VDP de l'Ariège, 2005, Domaine de Lastronques, 09210 Lézat sur Lèze, Cl3/3 Elisabeth Poulain

Et voici, comment à partir d’une étiquette de vin, dont le château se détache sur un ciel jaune soleil couchant, on se retrouve à parler du vent, de la terre, de la pierre, de la vigne, de ceux qui la travaillent…dans un pays qui a connu par le passé une histoire mouvementée. En sachant aussi, mais sans certitude, que l’étiquette que je croyais au départ être celle d’un artiste de BD, a dû être conçue par une vieille dame, Mady de la Giraudière qui a signé « Giraudière » en lettres d’imprimerie sous le dessin du clocher de l’église en bas à droite de l’étiquette.

Et voilà, comment partie d’un millésime 2005 d’un vin de pays de l’Ariège, on retrouve la fascination des Français pour les châteaux surtout quand ils sont forts. Mais pas seulement, il y a aussi ceux des murs jaunes qui ornent les sommets et courent dans les montagnes, des murs blancs avec des modénatures rouges, des murs de briques bien rouges de partout, des murs de maisons paysannes à ossature bois rouges en bas et bleutés en haut, des murs grisés…

L’intéressant de cette composition réside également dans les positions des éléments dominants, à savoir le château fort en haut pour mieux voir l’ennemi arriver, le castel du XIX-XXe à gauche pour jouir de la vue et des vignes alentour, l’église en bas pour se rapprocher et vice et versa des fidèles, la vieille maison proche, comme témoin de l’art de vivre il y a plusieurs siècles dans les villes anciennes fermées et la vieille demeure à tourelle devenue maison de maître…Une belle histoire pour une bouteille que j’avais achetée en 2006, vraisemblablement, en me promettant, un jour, d’en faire quelque chose. Le moment est venu, c'est maintenant.

Pour suivre le chemin

. Aller au Domaine http://www.domaine-de-lastronques.fr/acces/  qui a maintenant d’autres étiquettes.

. Retrouver l’article dans l’article « Régions » des « 50 qui font bouger l’Ariège » de l’Express, avec Mady de La Giraudière, peintre, sur http://www.lexpress.fr/region/les-50-qui-font-bouger-l-ari-egrave-ge_477689.html Une remarque concernant cette dame peintre, je n’ai aucune certitude autre que la signature qui figure sur l’étiquette.

. Lézat sur Lèze sur http://www.lezat.fr/spip.php?page=galerie&id_rubrique=9, https://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9zat-sur-L%C3%A8ze  

. Retrouver le château de Foix sur un très bon site de photos http://www.photosariege.com/article-12307737.html  , avec quelques fondamentaux d’histoire sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Comt%C3%A9_de_Foix  . La Lèze, https://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A8ze_(rivi%C3%A8re)  

. Photos Elisabeth Poulain

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