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Le Blog d'Elisabeth Poulain

Quatre dessins en couleurs d’enfants d’âges et de genre différents.

8 Février 2019, 18:39pm

Publié par Elisabeth Poulain

Dessin de petite fille, la fleur rose au soleil, Cl. Elisabeth Poulain

Dessin de petite fille, la fleur rose au soleil, Cl. Elisabeth Poulain

Quatre dessins en couleurs d’enfants d’âge et de genre différents.

Ce sont des  « réalisations » diverses, tant par le choix du thème, la dimension du papier  que par l’usage de la couleur ou du crayon. Elles m’avaient offertes par ces enfants, il y a plusieurs années, lors de leur venue à la maison. Leur prénom, parfois associé à l’âge de l’auteure, est indiqué au verso, mais j’ai choisi de vous les présenter par les dimensions de leur support, en allant du plus petit au plus grand format.  

Dessin d'enfant, "La Fleur rose au soleil jaune", Cl. Elisabeth Poulain

Dessin d'enfant, "La Fleur rose au soleil jaune", Cl. Elisabeth Poulain

1. *La Grande Fleur Rose-Rouge*. C’est elle qui est « peinte » sur le plus petit format de papier lisse de ce côté. On y voit une grande fleur, dont les pétales ajoutés au mini-cœur jaune mesurent sept centimètres de bord à bord et neuf dans l’autre diagonale, celle dont le pétale supérieur touche le soleil à droite. Cette grosse boule, dont on ne voit que le quart, pousse l’élégance jusqu’à « emprunter » des petits rayons de soleil des mêmes tonalités que celles utilisées pour la fleur.

*Le grand soleil de droite* fait le lien avec le nuage tout en haut à gauche avec au milieu quelques traits de feutre vert, du même vert que celui des pétales verts en bas. On remarque alors également que la bande bleue a été prolongée a postériori vers le soleil… Pour ne pas trop en faire dans le but de meubler l’espace encore disponible, comme pour laisser un peu d’air, la petite fille a gardé toute la partie verticale à droite  « vide ». Si  je devais donner un nom à cette création de cette petite fille qui avait alors 7 ans, je l’appellerais « Equilibre », un terme qui commence par un « E » comme son prénom.  

La petite fille dite "Lumière éclatante de vitalité", Cl. Elisabeth Poulain

La petite fille dite "Lumière éclatante de vitalité", Cl. Elisabeth Poulain

.2**Lumière éclatante de vitalité**, adore visiblement les fleurs de toutes les couleurs. Sur un papier qui permet de faire glisser les crayons feutres, avec facilité, elle a tracé son dessin rapidement  avec une grande énergie joyeuse. Elle a dû commencer par tracer le triangle bien équilibré avec un feutre violet tonique qui mesure   18, 5cm de hauteur et 15cm de largeur, comblé à l’intérieur d’un orange-rouge tonique animé par des formes diverses et variées, pour donner en plus l’impression de mouvement ressenti. Il y a beaucoup de vibrations avec des lettres, des formes, des traits de pinceaux.

Le  regard est d’abord attiré par le visage, les cheveux d’or avec au bout des bras des fleurs. On reprend chacun de ces éléments en commençant par le visage qui vous donne envie de rire. Elle est toute mignonne avec sa chevelure d’or, qui encadre un visage tracé en rose, avec des lèvres roses souriantes, un trou rose pour le nez son tête, des yeux en bille de loto rose entourés de lunettes rondes et roses. Viennent ensuite les bras munis de trois doigts roses qui arrivent à tenir chacun une tige verte avec une fleur au bout, rouge à gauche avec des pétales et un rond rose sans pétale pour les deux autres. A droite, un soleil rose muni de onze pétales dynamise l’espace. Il me reste à vous parler du bas du dessin. Deux « gambettes » roses encore permettent difficilement de se tenir debout, d’autant plus que ses pieds se trouvent au-dessus des quatre belles fleurs, comme en lévitation.  

Dessin d'une jeune demoiselle, bouteille de Smoothie, verre, sucette, Cl. Elisabeth Poulain

Dessin d'une jeune demoiselle, bouteille de Smoothie, verre, sucette, Cl. Elisabeth Poulain

3. Voici le dessin le plus construit et le plus précis, qui se décline en une trilogie sans que je puisse savoir avec certitude dans quel sens la créatrice a commencé. Je pencherais néanmoins que c’est par la gauche. Allons-y !

.Vous voyez un grand verre d'eau , heureusement non rempli d’eau, car dedans, on peut y voir une silhouette de petite fille en tenue orange, tout comme ses cheveux et  une de ses mains qui a une moufle orange. A côté d’elle, se trouve une petite personne-fleur ou sapin de Noël avec un bonnet, un tour de cou et une jupette  tous verts pour équilibrer l’orange. En dessous en guise de signature, deux « termes » sibyllins : mph à gauche pour le 1er et rmph!

. C'est surtout au milieu, sur la bouteille, que l'on voit ce qui pourrait être une fleur.   Une bouteille de « Smoothie » au goût « mangue . fruit de la passion » est remplie jusqu’à ras-bord . Un dessin violet d’une fleur, vraisemblablement, figure sur le devant de la bouteille à bonne hauteur.

. Enfin à droite, pour combler le  grand espace qui reste, comme s’il restait un peu de place dans l’estomac orange de la petite demoiselle de gauche, après avoir bu l’intégralité du jus de fruit, voici une petite sucette ronde avec des strates de couleurs différentes qui doivent, chacune, avoir un goût différent. Celle qui domine est le rose !

 

Le dessin épuré d'un bonhomme au crayon rouge,  Cl. Elisabeth Poulain

Le dessin épuré d'un bonhomme au crayon rouge, Cl. Elisabeth Poulain

4. Et il me reste à vous montrer le dessin le plus épuré vraisemblablement du plus jeune des Quatre. C’est le dessin qui va vraiment à l’essentiel. Tracé au crayon rouge, on sent que le jeune enfant voulait aller vite et  faire un bonhomme qui donne l’impression de marcher avec ses petits pieds réduits à leur plus simple expression. Il avance ses  longs bras dont celui de droite (qu’on voit à gauche) semble saisir un troisième pied (d’équilibre). Les doigts de la  main droite sont étonnants de longueur. Ils ne sont qu’au nombre de quatre … comme pour équilibrer ce manque, dû à l’espace plus que restreint qui reste à gauche sur la feuille.C'est le seul dessin qui ne représente pas de fleur. 

Ce bonhomme à la tête penchée a aussi un visage expressif. Ses yeux, dessinés à demi,  ne vous regardent pas. C’est plutôt sa main droite qui semble l’intriguer…PS. La petite feuille verte que vous voyez en bas à droite a été collée sur sa signature pour conserver l’égalité avec les autres réalisations.                    

Pour suivre le chemin

* Les teintes de l’ordinateur ne permettent pas de reproduire exactement les couleurs des dessins, d’où l’obligation pour moi de faire au mieux avec celles dont disposent mon ordinateur…

. Clichés Elisabeth Poulain à partir des quatre dessins.  

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Le vieux vélo en déco dans la rue à Rouen

7 Février 2019, 14:59pm

Publié par Elisabeth Poulain

Cliché du 16.03.2011 pris à Rouen d'un vieux vélo, centre ancien, Cl. Elisabeth Poulain

Cliché du 16.03.2011 pris à Rouen d'un vieux vélo, centre ancien, Cl. Elisabeth Poulain

Nous sommes en 2011, au mois de mars, à Rouen en rive droite de la Seine tout près du centre ancien de cette très vieille cité fondée dans l’Antiquité. De ma place, assise sur un fauteuil posé sur le trottoir, à déguster un thé, après avoir beaucoup marché, j’ai pris ce cliché.  

Un des motifs était qu’un « vieux » centre urbain, appelle un « vieux vélo » sans pneu, qui ne doit évidemment plus rouler du tout et qui est là, pour le « clin d’œil, le fun » !  Je n’ai pas été la seule à réagir ainsi. Un passant m’a demandé pourquoi je prenais cette photo et évidemment je lui ai  répondu, sans le convaincre. Ce n’était pas le but.

Le serveur m’a expliqué, que ce vieux vélo avait un réel pouvoir d’attraction, surtout dans un centre ancien piétonnier où on se surprend à beaucoup marcher. Si mes souvenirs sont bons, les cyclistes à vélo (ne marchant pas à pied) avaient le droit de rouler, en respectant la priorité due aux piétons.

Il intéressait vraiment et tout particulièrement les touristes étrangers, surtout nord-américains. La marque Coca-Cola est en bonne place ; c’est elle qui a offert le chevalet  au cafetier et auquel  est accroché le vélo. Quant à l’apéritif Byrrh et le chocolat Meunier de l’autre côté de la rue, je doute que ces marques avaient le même pouvoir d’attraction… !

Pour suivre le chemin

. Voir la chronologie des dates de la « fondation-extension» sur  https://fr.wikipedia.org/wiki/Chronologie_de_Rouen ainsi que le portail de Rouen sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Rouen

. Cliché Elisabeth Poulain https://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Rouen

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Les menus de mariage, Pontorson, 12 mai 1930 : le déjeuner

4 Février 2019, 17:58pm

Publié par Elisabeth Poulain

Cliché du Couesnon, avec le Mont-St. Michel dans le fond,       wikipedia

Cliché du Couesnon, avec le Mont-St. Michel dans le fond, wikipedia

Menu du déjeuner de mariage-En-Tête, de Mme Armand Legault, Pontorson, 12.05.1930, Cl. Elisabeth Poulain

Menu du déjeuner de mariage-En-Tête, de Mme Armand Legault, Pontorson, 12.05.1930, Cl. Elisabeth Poulain

Les menus de mariage, Pontorson, 12 mai 1930 : le déjeuner

La présentation du carton, double face. Le premier menu, écrit en relief et en caractères dorés, est forcément celui du DEJEUNER et le second , celui du DINER, qui comprennent chacun onze « plats ». Sur chacune d’entre elles, le nom de la personne  invitée est inscrit en lettres manuscrites. Il s’agit de Madame Fernand Legault ; comme le voulait les usages à l’époque, l’épouse prenait, outre le nom de son mari  mais aussi son prénom. Il y a trois autres traits communs qui figurent cette fois-ci en bas du carton, la ville de Pontorson, que vous connaissez par le titre, le lieu qui est le Grand Hôtel de Bretagne et l’imprimeur, l’Imprimerie Leduc. Il y a à déguster et à goûter, avec une telle abondance également de « mots »  que je vais commencer par le déjeuner. Le dîner sera pour  une autre fois… plus tard!  

Menu du déjeuner de mariage, de Mme Armand Legault, Pontorson, 12.05.1930, Cl. Elisabeth Poulain

Menu du déjeuner de mariage, de Mme Armand Legault, Pontorson, 12.05.1930, Cl. Elisabeth Poulain

Le déjeuner comporte sept plats en plats en deux séquences, ce qui se mange  et ce qui se boit.

Dans la première catégorie, il convient de citer :

*des « Hors d’œuvre variés », sans précision, comme s’il s’agissait d’une « mise en bouche » pour aiguise l’appétit,

* suit le « Relevé »,  à savoir  de « la Langouste de Bellevue »,

* puis vient  « l’Entrée », avec un « Suprême de poularde à la Demidoff »,

* accompagné de légumes, à savoir des « Petits Pois Chantilly »,

* Arrive alors la pièce maitresse, le « Rôti », auquel s’ajoute le « Gigot d’Agneau pré-salé », accompagné de « Salade Mimosa »,

* « La crème renversée » constitue la catégorie des « Entremets »,

* Tout comme « les corbeilles de fruits et des gâteaux variés »  forme celle des desserts.

La catégorie des boissons inclut des vins fins que sont des Graves, du Fronsac et des Bourgogne.  

Le café écrit en lettres majuscules arrive ensuite,  pour terminer par des liqueurs qui mettent fin à  ce repas véritablement pantagruélique…

                                                                        ****     

Cliché du Couesnon, avec le Mont-St. Michel dans le fond, wikipedia

Cliché du Couesnon, avec le Mont-St. Michel dans le fond, wikipedia

Et tout ceci s’est passé le 12 mai 1930,  à Pontorson, la commune qui se situe au plus près du Mont Saint-Michel et d’où on peut prendre le train quand les marées et le temps permettent d’accéder à l’île la plus célèbre de France et qui de mémoire doit être le second  site touristique en France après la Tour Eiffel… !

PS. Avant de vous indiquer mes sources, je tiens à renouveler mes remerciements à la dame qui m’a offert ce double menu sur carton. Elle avait décidé d’arrêter sa collection de menus et commencé à offrir quelques-uns de ses précieux documents. Il lui restait celui-là que j’avais placé et oublié  dans une boîte en fer, en attendant que je le réveille…

 

Pour suivre le chemin

. Le carton mesure 19, 5cm de hauteur et 9,5cm de largeur. 

. Sur Pontorson, voir  https://fr.wikipedia.org/wiki/Pontorson  https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Pontorson_MontStMichel.jpg

  . Pour le Grand Hôtel de Bretagne, je n’ai rien trouvé de précis. Il a bien existé un Hôtel de Bretagne, mais il est « fermé », vraisemblablement pour l’instant comme l’indique le titre… 

https://www.tripadvisor.fr/Restaurant_Review-g966754-d1782854-Reviews-Hotel_de_Bretagne-Pontorson_Manche_Basse_Normandie_Normandy.html  

. Par contre, il y a bien une imprimerie Fillault-Leduc, rue du Couesnon

. Cliché du menu Elisabeth Poulain et celui du Couesnon avec le Mont-Saint Michel dans  le fond, wikipedia...

 

 

 

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Les trois roses orangées rouges en aquarelle

20 Janvier 2019, 18:37pm

Publié par Elisabeth Poulain

Les trois roses -détail-, Cl. Elisabeth Poulain

Les trois roses -détail-, Cl. Elisabeth Poulain

Les trois roses orangées rouges en aquarelle

A voir leur disposition sur le papier très épais de couleur beige, on ne peut pas parler d’un bouquet. Ce que j’imagine est qu’il s’agit de la même rose à différents stades de son éclosion, de son épanouissement…

Les trois roses, aquarelle, Cl. Elisabeth Poulain

Les trois roses, aquarelle, Cl. Elisabeth Poulain

Commençons par l’encadrement qui a été l’affaire de professionnels qui ont apposé le timbre de l’entreprise avec son nom et son adresse au verso au milieu du carton fort qui stabilise l’aquarelle entre la plaque de verre et le cadre. Le nom de la société : « Galerie d’Art, M. et J. Bauscher, anciennement Dannwolf (wolf signifie « le loup » en allemand), 49 rue du 22 novembre, Strasbourg.  En dessous figurent les spécialités de la maison : « Encadrement, Dorures, Gravures, Cadres et Glaces en tous styles, Marquèterie Splinder ». Rien que cette mention aux tableaux de bois (d’où la référence à la technique de la marquèterie, pour la maîtrise de laquelle l’entreprise Splinder a fait partie des meilleurs de la profession en Alsace) montre l’origine alsacienne du tout. Je viens  de vérifier sur Google, l’immeuble est bel et bien ; quant à la galerie  d’art, elle a dû cesser d’exister…mais pas le tableau avec ses trois roses, qui est à portée de mes yeux.

Les trois roses, aquarelle, Cl. Elisabeth Poulain

Les trois roses, aquarelle, Cl. Elisabeth Poulain

Les roses. En réalité, on peut  imaginer qu’elle est unique, mais à trois stades de son évolution :

  • en bouton fermé, avec un seul pétale ouvert dans le fond de la composition et seulement trois petites  feuilles qui se situent tout en bas de sa tige ;
  • puis  la seconde pourrait être celle qui est située le plus à gauche de la composition, avec deux de ses pétales qui commencent à se détacher ; cette fois-ci, sa tige comporte une feuille à gauche en bas avec une grosse épine à droite plus en bas ;
  • la troisième et dernière rose est celle qui est la plus épanouie à droite, devant les deux autres. Elle porte au bas de sa tige deux épines.
Les trois roses, signature et adresse de l'encadreur, Cl. Elisabeth Poulain
Les trois roses, signature et adresse de l'encadreur, Cl. Elisabeth Poulain

Les trois roses, signature et adresse de l'encadreur, Cl. Elisabeth Poulain

La composition s’inscrit dans une sorte d’ovale qui trouve son assise grâce à deux éléments dessinés que je n’ai pas cités : ce sont d’abord la feuille qui « ancre » les trois tiges avec quasiment en prolongement, la signature légère au crayon de l’artiste…que je n’arrive pas à décrypter.

PS. Je joins à mes clichés, celui du carton sur lequel est posé le papier ; comme vous pouvez le voir, l’aquarelle elle-même reste toujours bien bombée grâce à un petit « matelas » de papier argenté…      

Les trois roses, au verso  papier matelassé, Cl. Elisabeth Poulain

Les trois roses, au verso papier matelassé, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Voir le 49, vue du 22 novembre à Strasbourg sur :   https://www.google.com/maps/place/49+Rue+du+Vingt-Deux+Novembre,+67000+Strasbourg C’est un très bel immeuble d’angle me semble-t-il en grès rose avec des modénatures fines et impressionnantes, des colonnes taillées dans la pierre pour donner du relief, un balcon qui court au second étage sur les deux côtés visibles des deux côtés  de la rue citée et de celle qui est à sa gauche…

. Les carrières de grès rose, à découvrir sur http://www.carriere-loegel-rothbach.fr/fr/galerie-photo/galerie-photo.html

. Clichés Elisabeth Poulain    

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Angers-1995 > La crue de la Maine, vue de la rive droite > Clichés

14 Janvier 2019, 11:31am

Publié par Elisabeth Poulain

Inondation de la Maine 1995, tourbillon à l'approche du pont de Verdun, Cl. Elisabeth Poulain

Inondation de la Maine 1995, tourbillon à l'approche du pont de Verdun, Cl. Elisabeth Poulain

Ce sont évidemment des photos papier reprises en numérique que je vais vous présenter, sans pouvoir exactement vous indiquer les  dates exactes auxquelles  je les ai faites. La seule précision que je peux apporter est qu’il était encore possible de « passer le pont » au sens de traverser la rivière par le pont. Mais, c’était vraiment « limite » comme vous allez le voir.

En commençant par vous donner quelques informations sur la Maine. C’est la plus courte rivière de France qui offre en outre la particularité de ne pas avoir de source. Elle résulte en effet de la jonction entre la Mayenne, la Sarthe et son affluent, le Loir. Visiblement il avait beaucoup plu dans tout le bassin amont et aussi forcément en aval, à la confluence avec la Loire, de sorte que  l’eau en excès à Angers a été  « barrée » en aval par la hauteur de l’eau de la Loire dés Bouchemaine. Les apports d’eau en excès sont donc venus par l’amont et surtout aussi par l’aval.

Inondation Angers 1995, Vue sur l'eau de la Maine en amont du pont de Verdun, Cl. Elisabeth Poulain

Inondation Angers 1995, Vue sur l'eau de la Maine en amont du pont de Verdun, Cl. Elisabeth Poulain

En remontant la Maine à la hauteur de la place de La Rochefoucault-Liancourt qui est un grand espace boisé en hauteur sur son pourtour , qui « sert » de parking à ceux qui travaillent dans le Centre ou se rendent notamment au CHU proche en amont, j’ai pu prendre quelques clichés de la rivière. Je m’étais placée au début de l’autre pont, en amont cette fois-ci, celui de Haute Chaîne  de façon à bien voir la hauteur de la crue, en bas dans le lit de la rivière. Mais si vous regardez bien vous voyez qu’il y a aussi de l’eau à droite du muret, c’est-à-dire sur cette fameuse place. 

Inondation Angers 1995, Vue sur la Place de la Rochefoucault, Cl. Elisabeth Poulain

Inondation Angers 1995, Vue sur la Place de la Rochefoucault, Cl. Elisabeth Poulain

. Jamais je n’aurais jamais eu « le courage » ou « l’inconscience » de marcher sur le muret pour faire la photo du siècle, avec l’eau de la Maine recouvrant à la fois  les quais à ma gauche et, à ma droite, la Place de la Rochefoucault-Liancourt, que l’on ne voit que sur quelques mètres. Toutes les voitures avaient été enlevées à la demande de la ville. Et ceci pour éviter la question du « flottement » des voitures, qui aggrave la dangerosité de la crue. Le cliché montre également que la crue s’étendait aussi sur la place. On voit mal parce que c’est très sombre ; néanmoins  on perçoit  un halo vertical de lumière entre deux troncs et l’extrémité des branches.

Inondation Angers 1995, Vue sur la Maine à l'approche du pont de Verdun, Cl. Elisabeth Poulain

Inondation Angers 1995, Vue sur la Maine à l'approche du pont de Verdun, Cl. Elisabeth Poulain

                    

On voit clairement que l’eau de la Maine avait atteint un niveau inégalé. L’abondance des pluies venant d’en haut, de l’amont et de l’aval ne suffit pas à expliquer cette situation . Une autre « source » tient en la composition du sous-sol de ce « vaste espace » qui est composée à la fois de terre ferme à la hauteur du Grenier Saint-Jean et d’un « creux »  devant la Porte d’Entrée de l’Ecole des Arts et Métiers. C’est aussi par-là, par ce fossé sous terre  qui avait été comblé par des matériaux  composites, tels que des pierres, de la terre…, que l’eau de la Maine remonte quand elle est reçoit trop d’eau, des pluies, de l’amont, l’aval faisant barrage à l’écoulement. On comprend alors mieux la situation, en voyant un marcheur avancer sur l’asphalte en lisière de l’eau. J’étais alors placée plus en retrait sur la rue.

Inondation Angers 1995, Vue sur la cathédrale et la montée Ste Morille, Cl. Elisabeth Poulain

Inondation Angers 1995, Vue sur la cathédrale et la montée Ste Morille, Cl. Elisabeth Poulain

             

C’est par cette dernière vue  que se termine ce premier billet.

 

Pour suivre le chemin

. Sur la rivière « Maine »,    https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/angers-49000/est-ce-quon-dit-la-maine-ou-le-maine-4420180

 . Sur ses crues en amont d’Angers et celle de la Loire en aval, https://www.wiki-anjou.fr/index.php/Crues_en_Maine-et-Loire

. Pour la crue de 1995, voir plus spécialement   https://fr.wikipedia.org/wiki/Crue_de_la_Maine_de_1995

                                                                         **   

. Sur la Place elle-même, lire un billet en date du 22.09.2012 - sur ce blog – concernant le projet de l’urbaniste Grether   ayant pour objectif de transformer de cette grande place en un bel espace polyvalent  http://www.elisabethpoulain.com/article-la-place-la-rochefoucault-angers-variations-sur-son-nom-et-son-avenir-110417955.html

. Clichés Elisabeth Poulain datant de 1995, reprises en numérique, avec forcément des modifications de teintes… !

Et quant au sous-lignage, il m'est impossible de l'enlever! 

     

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Une incroyable publicité d’une tête de poisson pour une 406 Peugeot

4 Janvier 2019, 19:04pm

Publié par Elisabeth Poulain

Publicité Peugeot 406, page droite, Géo 12.2002, Cl. Elisabeth Poulain

Publicité Peugeot 406, page droite, Géo 12.2002, Cl. Elisabeth Poulain

Ce visuel est paru en double page du numéro 286 du mensuel Géo en date de décembre 2002. Il est l’œuvre de la  grande agence de publicité * BETC euro. Il occupe  les  pages 12 et 13 du début de la revue ; c’est dire que c’est une excellente position, quand l’œil n’est pas encore saturé d’images. Et c’est la  tête de poisson que vous voyez en premier  en page impaire. Et là, vous éprouvez vraiment un choc qui vous renvoie à la page d’en face, la 12, qui renforce à son tour le premier choc. Le titre en plus est double, qui vous oblige à lire les  textes.  Et pourtant c’est par les clichés que nous allons commencer.

Commençons par la photo de la page impaire avec « la tête de poisson ». Vous éprouvez un véritable choc, comme si cette partie du poisson venait d’être impeccablement coupée, juste avant que vous ouvriez le magazine à cette  page, comme s’il était « normal » qu’une tête de poisson soit aussi horizontale. Normalement au vu de  sa courbure et sans le lest du corps, sa bouche  devrait être plus proche du bitume. Mais alors on ne verrait pas l’ombre.  On trouve en haut le descriptif de la Peugeot 4006, précédé par ce slogan en partie gauche   «  La route n’a pas fini de vous surprendre. La 406 non plus ». Suivent en dessous, ses trois points forts : «  * ABS5e génération, *Assistance au freinage d’urgence, * Multiplexage intégré  et en partie droite « 406 suivi du lion, le  logo de Peugeot ». 

Publicité Peugeot 406, page gauche, Géo 12.2002, Cl. Elisabeth Poulain

Publicité Peugeot 406, page gauche, Géo 12.2002, Cl. Elisabeth Poulain

Passons maintenant en page impaire, pour avoir un second choc, causé par la puissance « monstrueuse » de ce hachoir tenu  fermement par une main d’homme. J’utilise exprès cet adjectif pour faire ressortir le côté démesurément puissant de cet instrument d’acier, qui doit avoir un poids que seule une main d’homme peut porter et utiliser, alors qu’en tradition française  et même encore en l’an 20020, ce sont les femmes qui font la cuisine ! Avec en poursuivant notre regard horizontal, et légèrement à l’oblique,  le reste du corps de ce pauvre maquereau, dont Peugeot, qui l’a choisi comme emblème, nous donne une recette, celle du « maquereau à la provençale » que voici.

La recette du maquereau à la provençale en page paire: 1. Salé, poivré et fariné, on le dore rapidement à l’huile d’olive. 2. Puis on le passe rapidement au four 15 mn sur un lit de tomates concassées, de tronçons d’aubergines, d’oignons, de basilic, d’olives, d’ail, le tout mouillé de jus de citron et recouvert de chapelure ! Et pour bien montrer le sérieux de la recette, on voit clairement deux feuilles de laurier, trois baies de genièvre, deux petits piments…devant la planche de belle hauteur.

Publicité Peugeot 406, pages gauche & droite , Géo 12.2002, Cl. Elisabeth Poulai

Publicité Peugeot 406, pages gauche & droite , Géo 12.2002, Cl. Elisabeth Poulai

Pour en revenir au paysage de cette voiture que seul un homme peut conduire, en bénéficiant du freinage d’urgence, il me reste à vous parler du paysage latéral de chaque côté de la route et du ciel. Le terme de paysage est trop fort  pour désigner ces « haies »  de maïs d’un beau vert qui poussent le long de la route devant un gazon d’herbes d’une couleur un peu foncée « être vraie ». Et je termine par le ciel d’un bleu clair « enrichi » de quelques cumulo-nimbus  qui  attirent et soulèvent le regard pour  alléger la scène.

Au final, voilà un visuel publicitaire absolument remarquable qui oblige l’œil constamment à « tricoter » entre eux les différents thèmes qui le composent, de sorte que vous ne pouvez l’oublier une fois que vous l’avez vu…

Pour suivre le chemin

. Géo n°286. Décembre 2002

. Visuel «  A table, osez le maquereau … La route n’a pas fini de vous surprendre."

. Clichés Elisabeth Poulain, avec en dernière position un cliché de "vrais" maquereaux  pris dans une grande surface...        

 

Maquereaux d'aujourd'hui posés sur de la glace, Cl. Elisabeth Poulain

Maquereaux d'aujourd'hui posés sur de la glace, Cl. Elisabeth Poulain

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L comme le léopard de Schweppes light > Le bestiaire de la pub

1 Janvier 2019, 17:00pm

Publié par Elisabeth Poulain

Léopard, Schweppes light, pub. Geo n°268, Cl. Elisabeth Poulain

Léopard, Schweppes light, pub. Geo n°268, Cl. Elisabeth Poulain

Dans ce vieux numéro de Géo de juin 2001, vous ne pouvez manquer de vous arrêter sur cette page de publicité  qui éclate, tant le regard de ce léopard vous regarde droit dans les yeux, avec sérieux, dans une position étonnante, comme flottant au-dessus de son tapis, en lévitation.

Pour accentuer cet effet « magique », c’est une superbe couleur jaune, sans aucun décor, qui a été choisie. Elle entoure notre héros du jour en se renforçant en densité de couleur dans le coin supérieur haut à gauche  du visuel, en accroissant ainsi  la magie du Schweppes light dans une diagonale haut-gauche ---) bas-droite. Celle-ci conduit le regard directement sur la boîte Schweppes dans le coin inférieur du visuel vers la boîte-boisson  Indian Tonic light.

La structuration se poursuit par une verticale remarquable qui commence par une sorte de poinçon rouge il est inscrit la devise suivante en très petits caractères blancs « SCHWEPPES since 1783 » qui empiète sur une banderole jaune plus claire sur laquelle figure en noir  le nom de la marque.  En 3è position et en oblique « Light » signifiant « léger », semble écrit à la main. On comprend aussi alors l’absence de tout décor, si ce n’est l’indispensable tapis, sur lequel se projette l’ombre du héros. Cette dimension « légère » explique aussi le positionnement du « héros ».   

                                                                       *               

Léopard, Schweppes light, pub. Geo n°268, Cl. Elisabeth Poulain

Léopard, Schweppes light, pub. Geo n°268, Cl. Elisabeth Poulain

Laissons  maintenant  notre regard rencontrer celui du « léopard indien » - j’ai failli écrire « forcément » - puisque cet animal vit essentiellement en République Indienne et plus largement en Asie. En 2001, on pouvait encore utiliser la photo de ce quadrupède à la fourrure mouchetée de taches noires plus ou moins grandes, rondes,  sur fond beige, jaune… On voit par exemple que son poitrail est peu tacheté, par contre ses avant-pattes de devant portent des gros îlots noirs  surtout vers l’extérieur. Il est doté aussi d’une sorte de collier noir formé par des îlots de couleur noire autour de son cou. La partie visible de son faciès est surprenante avec une répartition tripartite  avec  des petits îlots noirs sur le front, les bas-joues, qui ressortent avec force sur trois différences majeures qui jouent en contraste. On distingue de très petites tâches près du nez et juste au-dessus des sourcils, alors que son nez au sens large et l’oreille que l’on voit (la droite) ont une couleur beige brune dorée, plus accentuée sur le nez. Il reste à vous signaler le bout de sa queue quasiment noire.

La structuration de l’ensemble. Elle est basée sur la légèreté par paliers descendants qui sont au  nombre de six +1. A savoir,  (1) la petitesse de l’espace offert à la marque elle-même par son nom en haut et sa boîte-boisson en bas, (2) le regard très sérieux de ce fauve avec son turban blanc ornée d’une pierre bleue pour réveiller son  regard un peu éteint, (3) le haut de son corps, avec la boucle de sa longue queue, (4)  son drôle de « jupon » blanc sur lequel il pose ses pattes de devant, (5) le tapis avec l’ombre de ce fauve trop sérieux pour donner envie de boire une boisson à son effigie  et enfin en (6) la petitesse de la boîte par rapport à l’espace, sans oublier, surtout pas, ce jaune que je mets au singulier tant il attirant…

Léopard, Schweppes light, pub. Geo n°268, Cl. Elisabeth Poulain

Léopard, Schweppes light, pub. Geo n°268, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Visuel publicitaire paru  - dans un temps où on comptait encore en « francs » - dans GEO, n° 268 Juin 2001 en page 133, face en page paire (p. 132) à un reportage sur Naples sans un brin de jaune. Dans la page qui suit, on  retrouve le jaune sur le dos d’un supporter de l’équipe de foot de Naples, la « squadra  azura »…et dans le cliché juste au-dessus une jeune fille en pantalon jaune éteint…   

                                                                   *

. Voir l’article de  wikipedia sur le léopard indien sur   https://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9opard_indien

. Sur la symbolique des couleurs, se reporter à  https://fr.wikipedia.org/wiki/Symbolisme_des_couleurs avec un beau cliché d’un « yellow cab »  sur https://commons.wikimedia.org/wiki/File:NYC_Taxi_Crown_Vic_1386.jpg

. Retrouver Schweppes Indian Tonic light, avec un autre facing, sur  https://fr.openfoodfacts.org/produit/3124480001207/schweppes-indian-tonic

. Lire la passionnante histoire du soda Indian Tonic, lancé en 1870 par la société du même nom, où vous apprenez que la boisson a été vendue en boîte, 100 ans plus tard, en 1970, sur   http://www.prodimarques.com/sagas_marques/schweppes/schweppes.php

                                                          **

. Sur ce félin, lire la remarquable étude datant du 8.6.2018 d’Emmanuel sur  http://www.les-felins.com/grands-felins/panthere-leopard/leopard-indien/ avec en plus quelques clichés superbes.

. Le léopard indien, sur  https://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9opard_indien qu’on appelle aussi une panthère. Clairement l’espèce est récessive…

. Clichés Elisabeth Poulain   à partir de ce numéro ancien de Géo

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L’inventivité du choix des couleurs d’un carton de palette peint

30 Décembre 2018, 17:19pm

Publié par Elisabeth Poulain

Palette peinte, présenté ici à l'horizontale, Cl. Elisabeth Poulain

Palette peinte, présenté ici à l'horizontale, Cl. Elisabeth Poulain

C’est un titre franchement singulier pour une peinture  réalisée il y a des années quand on pouvait encore « récupérer » auprès de la grande distribution des cartons de  palette. Celui-ci mesure 99 cm sur 57 cm et un peu moins de 2 mm d’épaisseur. L’un de ses côtés  est blanc et lisse et l’autre qui est  strié à garder sa couleur  beige-carton. C’est bien entendu la première face que j’ai choisie pour faire cette « mise en couleurs » d’instinct, sans réflexion préalable, sans avoir la moindre idée de ce que j’allais pouvoir bien faire.

Par terre, sur un grand plastique, j’avais assemblé tout ce dont j’allais avoir besoin,  en portant mon attention sur les couleurs. J’avais sélectionné  plusieurs teintes de peintures glycérophtaliques, allant du noir au blanc, en passant par le rouge et le violet…, ces trois dernières couleurs étant les seules que j’avais préalablement achetées.

Palette peinte, présenté ici à la verticale, Cl. Elisabeth Poulain

Palette peinte, présenté ici à la verticale, Cl. Elisabeth Poulain

Au départ, j’ai commencé par faire le fond avec la couleur violette. Une fois-celle-ci sèche, j’ai poursuivi par structurer le fond  avec ces raies verticales entières ou par tronçons d’une couleur foncée que j’imagine être du violet enrichi d’une pointe de rouge et peut être de noir.

Puis est venu le blanc, en minces filets virevoltants,  qui a joué sa partition selon que la peinture du dessous était sèche ou non. Une grosse bande verticale coupe le carton en deux parties en imposant sa puissance en termes de luminosité. Elle trace l’axe central du carton et pour briser sa  dominance, j’ai fait virevolter des coulures de blanc et ensuite par-dessus j’ai fait de même avec cette même couleur rouge. Quelques gouttes blanches ou rouges  terminent la peinture et ce billet par la même occasion …

Et le tout  fait un carton qui n’a absolument pas vieilli et que je serais bien incapable de refaire…

                                                                       *        

Pour suivre le chemin

Peinture sur  carton et cliché, Elisabeth Poulain      

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P3 comme « Le Petit Poisson & le Pêcheur » de Jean de la Fontaine

23 Décembre 2018, 18:23pm

Publié par Elisabeth Poulain

Portrait de Jean de la Fontaine & Fables, Hachette 1949, Cl. Elisabeth Poulain

Portrait de Jean de la Fontaine & Fables, Hachette 1949, Cl. Elisabeth Poulain

C’est bien entendu du grand poète et fabuliste Jean de La Fontaine dont je veux parler. Quelques mots pour vous situer ce personnage qui est un des poètes le plus connus des Français, en particulier par  ses « Fables de la Fontaine ».  Il est né le 8 juillet 1621 à Château-Thierry dans le département de l’Aisne et est décédé le 13 avril 1695 à Neuilly sur Seine. Entre temps, en  1684, il fut reçu à l’Académie française crée en 1634, cinquante avant.  

Après cette très  courte introduction qui situe son époque, voici quelques informations qui me viennent du petit livre  que j’ai sous les yeux. Il a pour titre LA FONTAINE, FABLES en dessous, puis NOUVELLE EDITION, PAR RADOUANT et en bas LIBRAIRIE HACHETTE. La présentation de cet ouvrage est très classique, avec sa teinte « vert clair qui a jauni avec le temps », comme le montre le cliché que vous avez sous les yeux. Le verso indique que cet ouvrage, paru en 1929, entre dans la cadre de la collection des Anthologies des poètes et des romanciers…

Couverture des Fables de la Fontaine, Librairie Hachette, Ed. 1949, Cl. Elisabeth Poulain

Couverture des Fables de la Fontaine, Librairie Hachette, Ed. 1949, Cl. Elisabeth Poulain

Le Petit Poisson et le Pêcheur. Le texte se trouve en pages 166 et 167. Le voici :

« Petit poisson deviendra grand,

Pourvu que Dieu lui prête vie ;

Mais le lâcher en attendant,

Je le tiens pour moi que c’est une folie :

Car de le rattraper il n’est pas trop certain. 

*

Un carpeau qui n’était encore que fretin,

Fut pris par un pêcheur au bord d’une rivière.

« Tout fait nombre, dit l’homme en voyant son butin ;

Voilà commencement de chère et de festin :

Mettons-le en notre gibecière. »

Le pauvre carpillon lui dit en sa manière :

«  Que ferez-vous de moi. Je ne saurais fournir

Au plus qu’une demie-bouchée,

Laissez-moi carpe devenir :

Je serai par vous repêché ;

Quelque gros partisan m’achètera bien cher :

Au lieu qu’il vous en faut chercher

Peut-être encore cent de ma taille

Pour faire un plat : quel plat ? croyez-moi, rien qui vaille.

- Rien qui vaille ! Eh bien soit ! repartit° le pêcheur,

. Vous irez dans la poêle ; et vous avez beau dire,

Dés ce soir, on vous fera frire. »

*

Un Tiens vaut, ce dit-on, mieux vaut deux Tu l’auras :

L’un est sûr et l’autre pas.  

Le petit poisson & le pêcheur, p.166-167, Lib. Hachette, 1949, Cl. Elisabeth Poulain,

Le petit poisson & le pêcheur, p.166-167, Lib. Hachette, 1949, Cl. Elisabeth Poulain,

° Aujourd’hui, nous dirions plutôt « répondit », avec accent aigu sur le « e », plus quelques remarques typographiques. Les citations par ailleurs ne figurent pas en italiques.  

Pour suivre le chemin

. Le carpeau est une petite carpe selon la définition du dictionnaire de wikipedia  https://fr.wiktionary.org/wiki/carpeau, qui précise que ces poissons d’eau douce sont abondants dans le Rhône, la Saône, sans oublier la Loire et certains de ses affluents...Ceux que j’ai vus  étaient plutôt de couleur foncée.   

. La Fontaine, Fables,  précédées d’une notice biographique et littéraire et accompagnés de notes grammaticales et d’un lexique, par René Radouant, professeur au Lycée Henri IV et à l’Ecole Normale Supérieure de Fontenay sur Roses, Docteur es lettres, Librairie Hachette, 79 Boulevard Saint-Germain, Paris

. Les Fables de La Fontaine sur  https://fr.wikipedia.org/wiki/Fables_de_La_Fontaine

. Jean de la Fontaine à retrouver sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_de_La_Fontaine

. Son poème est à voir sur https://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/Poemes/jean_de_la_fontaine/le_petit_poisson_et_le_pecheur

. La réception de J. de La Fontaine à l’Académie française en 1684 sur http://www.academie-francaise.fr/les-immortels/jean-de-la-fontaine

. Des informations sur Château-Thierry, https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau-Thierry

. Pour celles  et ceux qui s’intéressent à la relation - aujourd’hui -  entre le grand fabuliste, l’enseignement  et les enfants, voir  http://cache.media.eduscol.education.fr/file/Actu_2018/92/3/Les_Fables_de_La_Fontaine_a_l_ecole_2018_957923.pdf

. L’Académie française sur  http://www.academie-francaise.fr/  

. Clichés Elisabeth Poulain à partir de ce petit livre datant de 1949, dont la première édition eut lieu en 1929 , édité par Hachette, avec ses dimensions : 15,5cm de hauteur, 10cm de largeur et 2,8 cm d’épaisseur… et son poids de 300 grammes environ. Le portrait de Jean de la Fontaine figure en page II   et le titre … en vis-à-vis…   

 

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Un formidable cliché de 7 enfants chinois…L’Illustration 11.11.1911

15 Décembre 2018, 10:44am

Publié par Elisabeth Poulain

Les 7 enfants chinois, L'Illustration 11.11.1991, Cl.EPoulain

Les 7 enfants chinois, L'Illustration 11.11.1991, Cl.EPoulain

C’est en page 380 de ce célèbre hebdomadaire que le lecteur peut admirer ce cliché étonnant à Amoy* qu’on ne peut oublier une fois qu’on l’a vu. Son titre attire déjà l’attention : « CEUX QUE LA REVOLUTION NE TROUBLE PAS » ! Il ne montre pourtant que sept enfants en train de manger leur bolée de riz  avec leurs baguettes. Il devait faire froid, au vu du nombre de couches de vêtements qu’ils semblent porter. Ils sont assis sur les marches d’une maison, leur bolée à la main, certains ayant déjà des aliments en bouche.

.1. Sur les sept, un seul ne semble tenir ni bol, ni a fortiori ses baguettes. C’est le plus jeune assis au second rang à droite. J’imagine qu’on l’a  fait manger avant. C’est par lui que va commencer notre tour  de vue dans le sens des aiguilles d’une montre. Il porte un bonnet tricoté sur la tête, avec un rang de couleur plus claire et un médaillon sur le haut de son front. Il semble plus intéressé par le photographe que par le repas.   

.2.Devant lui, au premier rang à ses côtés, se tient assis un petit garçon qui offre une particularité remarquable. Il regarde le photographe les yeux dans les yeux et …nous aussi par la même occasion. Son bonnet tricoté est fait de bandes de couleurs différentes. Il tient ses baguettes à la main qu’il plonge dans la bolée devant lui, avec ses joues gonflées par la bonne nourriture, celle qui remplit le ventre des petits. Devant lui, à côté de son bol, se trouve un autre bol placé près du bord de ce banc haut, qui sert de table,  adapté à la hauteur des enfants assis. Je gage que c’est celui du petit - le n° 1- qui est derrière lui tout à droite.

.3. Au milieu du banc de devant, un jeune garçon, ses baguettes dans « le bec »,  tient fermement son bol d’une seule main, les baguettes coincées dans le coin droit de sa bouche, tout en regardant vers sa droite. Il  semble être le plus grand des garçons qui sont tous assis.

.4. Notre regard se porte maintenant sur le troisième enfant, plus jeune, à gauche sur le cliché. Il porte le même bonnet que son voisin de table, son bol incliné tout près de sa bouche. Quelqu’un doit leur parler, sur leur droite, qu’ils écoutent avec attention.

.5. Cette fois-ci, c’est au tour d’un petit garçon assis au bout du banc sur une petite chaise. On le voit de profil ; il est en train de manger en regardant ses grands frères pour savoir s’il fait bien, comme s’il guettait leur approbation. Il porte son bonnet fleuri, me semble-t-il, une superbe veste ornée de fleurs, une sorte de couverture au-dessus de son pantalon et enfin encore des fleurs sur ses chaussons. 

.6 &7. Voyons maintenant les deux enfants qui se trouvent debout en arrière des petits garçons assis devant. Le plus petit à droite sur le cliché porte ce qui pourrait ressembler à un foulard foncé qui laisse apercevoir des cheveux fins comme coupés « au bol ». Le jeune enfant, qui tient son bol tout près de sa bouche, donne l’impression de pousser la nourriture dans sa bouche. Le plus grand regarde franchement le photographe dans les yeux, tout comme d’ailleurs le petit garçon au premier rang à droite, tout en tenant son bol devant sa bouche, mais cette fois-ci sans bonnet ni foulard sur sa tête…alors qu’il ne doit pas faire chaud.

. En 8ème position et sans que j’en ai parlé avant, mais je suis sûre que vous l’avez remarqué, voici un guetteur inattendu qui fait intégralement partie de la scène. C’est  le coq que le journaliste de l’Illustration décrit comme « un coq familier –qui – guette patiemment le geste généreux qui lui permettra de participer au festin.» 

Les 7 petits enfants chinois, L'Illustration 11.11.1991, Cl.EPoulain

Les 7 petits enfants chinois, L'Illustration 11.11.1991, Cl.EPoulain

Le  commentaire est tout à fait intéressant. «Ils sont là sept petits Chinois fort occupés à vider leur bol de riz, gloutonnement mais correctement à la mode de leur pays, en maniant les traditionnelles baguettes – cependantsuit la phrase sur le coq. La scène, tout récemment saisie à Amoy, par un photographe local, M. Mee Cheung, est vivante et plaisante. Cette vision sereine de l’intimité chinoise ce tableautin assez ‘Vieille Chine’ des tout petits à table est curieux  à reproduire … Il est à remarquer que, parmi les petits Célestes de notre document, il n’y a que des garçonnets. Les fillettes sont ailleurs, on ne sait où et peu importe, car les femmes comptent peu en Chine, où les hommes et même les futurs hommes ne les admettent pas à leur table. »           

Et c’est là, où je suis en désaccord avec ce commentaire à un double titre, bien entendu  sans certitude aucune. A bien regarder le cliché (29,2 cm sur 22,2) posé  à côté de moi, je pense que les petits garçons sont tous assis près du banc. C’est bien ce que dit le commentaire de l’Illustration. Regardez bien leurs pieds : certains ont des chaussons, des chaussures, des sandales de celui du milieu dont on voit les doigts de pieds. Ils seraient donc au nombre de quatre.

Les enfants en arrière, debout, sont des petites filles, auxquelles il faut joindre le petit « bout de chou » (tout à droite), dont on voit me semble-t-il  le pied gauche qui a une drôle d’allure. Il me semble bandé. Une information que je viens de lire sur wikipedia précise aussi qu’elles n’avaient pas le droit de manger à la table. C’est bien le cas : il y a quatre  garçons et trois filles.

                                                *******          

Pour suivre le chemin 

. L’Illustration du 11.11.1911, photo de Me Cheung Amoy

. Amoy est l’ancienne dénomination de la ville d’Hia-Men, qui est un port de Chine situé dans une île située en face de Taïwan, qui fut l’un des premiers ports ouverts en 1842 aux marchandises en provenance d’Europe…d’après le Grand Larousse encyclopédique, Ed. 1962

. Les pieds bandés des petites filles, à retrouver sur wikipedia, où il est précisé aussi que les femmes et donc les petites filles ne sont pas admises à la table         

          

 

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