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Le Blog d'Elisabeth Poulain

L'attirance du noir pour la couleur = Le sens du tableau

13 Mars 2015, 12:17pm

Publié par Elisabeth Poulain

Jeu du noir avec des couleurs chaudes, pastel, brou de noix & noir, Cliché Elisabeth Poulain

Jeu du noir avec des couleurs chaudes, pastel, brou de noix & noir, Cliché Elisabeth Poulain

Le titre d’abord pour approcher l’objet de ce billet. Il s’agit d’essayer de voir comment fonctionne la couleur noire qui enserre des bandes de couleurs chaudes et vibrantes, sur la surface d’un carton peint de grandes dimensions de 80 sur 60 cm. Avec une donnée supplémentaire qui ait qu’il n’y a pas forcément de sens. On peut aussi bien voir la composition dans le sens vertical qu’horizontal et sans qu’il y ait de haut ou de bas. Il reste à vous donner encore deux types d’information qui portent sur la matière des couleurs et l’ordre dans lequel le tableau a été réalisé.

Jeu du noir avec des couleurs chaudes, pastel, brou de noix & noir, Cliché Elisabeth Poulain

Jeu du noir avec des couleurs chaudes, pastel, brou de noix & noir, Cliché Elisabeth Poulain

Le support est un carton aux coins arrondis qu’on utilisait dans l’industrie de l’eau minérale distribuée en palette à la grande distribution encore au début des années 2000. Maintenant  les rangées de bouteilles sont séparées par des feuilles de plastique semi-rigides, plus légères et qui supportent l’eau, s’il y a un problème au cours du transport, contrairement au carton plus rigide mais qui lui adore trop l’eau !

La plaque de carton a été elle-même enduite d’un papier fin revêtu de colle, afin de donner un effet de plissé aléatoire et conférer à la surface une densité-surprise.

Jeu du noir avec des couleurs chaudes, pastel, brou de noix & noir, Cliché Elisabeth Poulain

Jeu du noir avec des couleurs chaudes, pastel, brou de noix & noir, Cliché Elisabeth Poulain

Des bandes de couleur ont été tracées au pastel gras, en jouant sur l’interpénétration des couleurs, de façon à éviter l’uniformité. Le tout ensuite a été fixé avec de la teinture de brou de noix. Celle-ci s’est glissée dans les interstices, ce qui était le but recherché pour faire vibrer ces tracés de jaune, orange, rose, rouge, violet...

Jeu du noir avec des couleurs chaudes, pastel, brou de noix & noir, Cliché Elisabeth Poulain

Jeu du noir avec des couleurs chaudes, pastel, brou de noix & noir, Cliché Elisabeth Poulain

De la peinture noire épaisse brillante a ensuite été appliquée parfois à plusieurs reprises sur les bords et entre les bandes de couleur pour renforcer le contraste. Et c’est ainsi qu’est né ce carton peint, pour lequel je n’ai jamais cherché ni réussi à trouver un nom. La seule indication écrite au style feutre à l’arrière donne les dates : hiver 2001-2002 pour les pastels et le brou de noix et hiver 2003 pour la peinture noire. Preuve s’il en est que le brou de noix n’avait pas réussi à dominer l’ensemble. Il avait fallu que ce carton soit neutralisé pendant un an avant de faire intervenir la peinture noire.

En fin de compte, on peut bouger ce carton peint dans tous les sens. Cette idée agace un peu, comme  s'il voulait garder sa part de liberté face à celui qui l'a peint et à ceux qui le regardent. Un carton de palette d'eau minérale avec simplement un peu de couleurs...Ma préférée est quand même la version horizontale que j'ai présentée en n°1. Si vous regardez bien sur le côté droit en hauteur, on voit un petit trou par lequel passe une ficelle...    

Jeu du noir avec des couleurs chaudes, pastel, brou de noix & noir, Cliché Elisabeth Poulain

Jeu du noir avec des couleurs chaudes, pastel, brou de noix & noir, Cliché Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Entrer dans le monde des couleurs sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Couleurs

. Le minimum à savoir sur les pastels gras sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Pastel

. Et le brou de noix sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Brou_de_noix

. Photos Elisabeth Poulain

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Pub, Le chien de luxe, Christo, Livret -Théâtre de l’Opéra

9 Mars 2015, 19:05pm

Publié par Elisabeth Poulain

Programme du Théatre national de l'Opéra 16 juin 1913, Cl. Elisabeth Poulain

Programme du Théatre national de l'Opéra 16 juin 1913, Cl. Elisabeth Poulain

Le titre en commençant par l’expliquer. Le chien de luxe est bien le sujet du billet. Il faut vous dire d’abord qu’il est fabuleux et très patient. Jugez-en, il attend depuis le lundi 16 juin 1913 –oui, vous avez bien lu- que quelqu’un veuille bien s’occuper de lui avec attention et persévérance. Ouf enfin ! Il était temps. Christo est le nom du « Salon d’Exposition de la Maison Christo » sis au 26 avenue des Champs-Elysées, du côté pair du trottoir, qui est le meilleur des deux, à votre droite quand vous remontez « Les Champs » vers l’Arc de Triomphe, situé tout en haut de cette avenue qui fait partie des « Plus Belles Avenues du Monde. » C’est le côté pair, celui de Christo, au n° 26, qui n’a pas abrité de célébrité, ou laissé de trace particulière dans l’histoire. Encore maintenant le 26 est simplement situé entre le 24 et le 28.

 

Christo, Chien de Luxe, réclame 1913, livret Théâtre national de l'Opéra, Cl. Elisabeth Poulain

Christo, Chien de Luxe, réclame 1913, livret Théâtre national de l'Opéra, Cl. Elisabeth Poulain

« Chiens de luxe et de toutes races ». Il existe bel et bien puisqu’on en voit un sur cette photo qui fait l’objet de cette « réclame » de  1913. On ne disait pas de la publicité alors. Un chien de luxe, on comprend qu’il s’agit d’un raccourci. C’est un chien que seules des personnes vivant dans l’univers du luxe et ne concevant pas de faire autrement peuvent apprécier et acheter. Mais cela n’est pas dit, parler d’argent  aurait été d’un vulgaire.  « De toutes races », c’est plus difficile. S’il représentait à lui seul toutes les races, ce serait au choix, soit un atroce bâtard, soit une nouvelle race de  chien. On n’en était pas là.  Il s’agit simplement d’un raccourci : on trouve chez Christo, et des chiens de luxe et toutes les races de chiens. C’est l’inversion qui est gênante à l’oreille. « Chiens de toutes Races » titille vraiment l’oreille.

Le programme interprété ce soir-là. Il s’agit de Faust de Charles Gounod, comme  l’indique le livret de 65 pages du « Théâtre National de l’Opéra » de « Faust, Opéra en 5 actes de J. Barbier et M. Carré, Musique de CH. GOUNOD » dont le portrait figure juste en dessous de son nom.      

Maintenant arrive le mystère du Théâtre National de l’Opéra. S’agit-il de l’Opéra de Paris ou de celui du Château de Versailles ? En faveur de ce dernier, le livret porte en haut à gauche la locution latine « Rec Pluribus Impar », qui était la maxime de Louis XIV. Ce qui semble une piste importante, qui n’est pas confirmée lors de ma recherche sur la net par la liste peut être incomplète des opéras joués à Versailles. Quant à l’Opéra de Paris, il ne s’est jamais appelé, me semble-t-il « Théâtre national de l’Opéra », par contre on peut imaginer que cette dénomination a permis de désigner la troupe de l'Opéra de Paris.    

Pour finir en beauté voici « le chien de luxe » . Il a des poils si longs qu’ils lui cachent totalement les yeux. Seuls ses oreilles pointues et sa truffe noir émergent de sa tête. Son corps semble masqué par un véritable manteau de fourrure, à moins que ce soit tout simplement son poil naturel. D’où vient-il ? De quelle race est-il? C’est un vrai mystère…

Par contre, vous pourrez répondre sans vous tromper que le chien de luxe est un chien acheté par des "Cours étrangères" dont Christo est le fournisseur officiel, à commencer par SAI Le Grand Duc Nicolas de Russie, SAI pour Son Altesse Impériale. Quand même!      

 

Christo, le chien de luxe, la maxime de Louis XIV "Nec Pluribus Impar, Cl. Elisabeth Poulain

Christo, le chien de luxe, la maxime de Louis XIV "Nec Pluribus Impar, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. En apprendre beaucoup sur les Champs Elysées, sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Avenue_des_Champs-%C3%89lys%C3%A9es  

. Les Champs-Elysées d’aujourd’hui à retrouver sur http://www.comite-champs-elysees.com/accueil.html  

. Faust, l’opéra de J. Barbier et M. Carré, à voir sur http://www.charles-gounod.com/discographie-operas.html  

. L’Opéra du Château de Versailles sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ra_royal_du_ch%C3%A2teau_de_Versailles  

. Nec Pluribus Impar, à voir sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Nec_pluribus_impar

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Un crapaud dans votre jardin ---) Gardez-le ou protégez-le!

6 Mars 2015, 18:28pm

Publié par Elisabeth Poulain

Crapaud de jardin, cliché Elisabeth Poulain

Crapaud de jardin, cliché Elisabeth Poulain

Il y a parfois des rencontres étonnantes comme celle que vous pouvez faire sans l’avoir du tout cherché. Il s’agit de votre rencontre avec un gros crapaud de couleur beige-verte veiné de beige qui se détachait sur le fond foncé cette fois-ci de la terre. Il semblait très calme dans son « nid », l’endroit où il s’était niché si tranquille que vous aviez failli ne pas le voir, ce grand filou. Du moins avez-vous eu le temps de chercher votre appareil photo pour immortaliser la scène, la seule et unique fois parmi les deux au total que vous avec pu faire au cours de cette année-là. Ca s’est passé au mois de juin pas spécialement chaud. Il ou elle était très calme. Vous avez pu le poser dans votre main revêtue d’un gant pour le déposer un peu plus loin dans le jardin ; il gênait là où il se trouvait, trop près d’un chemin. Est-ce la fin de l’histoire ?

Non, cette fois-ci en pleine ville et à bicyclette, arrêtée à un feu rouge, vous avez aperçu dans une petite plate-bande sur le trottoir, un jeune crapaud, aussi surpris d’être dans un univers aussi urbain que vous de le voir. Réellement, il n’avait aucune chance de s’en tirer, entre asphalte et voiture. Vous avez alors décidé de le déposer un peu loin dans un grand jardin accessible de façon à lui donner une chance. Il y avait un coin où poussaient librement des arbres feuillus. Une façon de dire que les jardiniers ne se sentaient obligés d’aller traquer dessous chaque feuille morte tombée à terre.

Le même crapaud de jardin, vue de devant, Cliché Elisabeth Poulain

Le même crapaud de jardin, vue de devant, Cliché Elisabeth Poulain

Et cette fois-ci, sans appareil-photo, vous avez fait la connaissance d’un jeune crapaud sportif, avec « une pêche » (= une énergie)  incroyable  destinée à vous prouver combien il appréciait peu cette aventure. Tout ça, en langage non verbal. Vous étiez à vélo, souvenez-vous. Vous l’avez donc placé dans le panier en osier avant accroché à votre guidon, en se disant « il est au fond du panier, je le transporte, sur une cinquantaine de mètres et ce sera bien. » Sauf que cet animal n’a pas cessé de grimper le long du tressage de l’osier, comme s’il s’agissait d’une échelle de corde, avec les quatre pattes mobiles et coordonnées deux par deux en  même temps. » Il a donc fallu trouver « un couvercle à crapaud » improvisé. Votre imperméable ! Et l’aventure s’est terminée quand vous avec pu saisir l’athlète précautionneusement pour le déposer sous les arbres. Il a filé aussi vite  qu’il a pu.  Et sans remerciement…   

Ah oui : pourquoi faut-il les garder ? Parce qu’ils mangent des tas d’insectes pas forcément sympathiques tels que « limaces, vers de terre, chenilles, cloportes, mille-pattes, petits coléoptères, scolopendres, mouches… ». C’est vrai puisque c’est wikipedia qui le dit…!

Pour suivre le chemin

. Retrouver notre copain sur  http://fr.wikipedia.org/wiki/Crapaud_commun

. Photos Elisabeth Poulain

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L’esprit-village en Loire > Trentemoult > Rive gauche, sud Nantes

3 Mars 2015, 17:16pm

Publié par Elisabeth Poulain

Trentemoult, caravane jaune & façade bleue, Clichés Elisabeth Poulain 2010Trentemoult, caravane jaune & façade bleue, Clichés Elisabeth Poulain 2010

Trentemoult, caravane jaune & façade bleue, Clichés Elisabeth Poulain 2010

Décryptage du titre, l’esprit-village d’abord. Il s’agit d’essayer d’approcher avec l'exemple de Trentemoult ce qu’est le village aujourd’hui, en particulier vu sous le regard d’Urbains qui recherchent quelque chose de plus. Parler d’un supplément d’âme serait peut-être exagéré, mais un lieu « habité » oui, au sens où d’autres personnes, pour d’autres raisons, avaient sélectionné avant eux cet endroit et qu’il est aujourd’hui un endroit choisi pour ses qualités propres. Le site a donc déjà une histoire, pas n’importe laquelle, une histoire dont il est possible d’endosser les habits séduisants, plaisants, même si son passé n’a pas forcément été toujours forcément « rose ». Quoi que… l’analyse d’une situation varie fortement avec l’emplacement du site. Une très vieille maison de pêcheurs, dotée d’une pièce et d’un appentis dans un vieux village touristique sera toujours perçue avec les yeux de l’amour, surtout si elle dispose d’une vue imprenable sur la mer ou sur un grand fleuve qui y mène…La même ou presque dans un site minier désolé, sans beau paysage et rien pour inspirer l’amour…c’est autre chose.

 

Trentemoult, vue sur la Loire, cliché Elisabeth Poulain 2010

Trentemoult, vue sur la Loire, cliché Elisabeth Poulain 2010

L’esprit-village s’inscrit dans ce besoin qu’ont toutes les sociétés de recréer des lieux où il fait bon vivre, comme un décor de carte postale devenue vraie, pour ceux qui apprécient de voir la beauté d’un lieu réaménagé pour le plaisir des yeux, ceux qui y vivent et ceux qui viennent s’y promener, goûter un Muscadet au verre, ou apprécier un poisson de Loire ou de mer au restaurant, au bord de la Loire, devant un grand paysage. Trentemoult est encore un « village, à l’esprit-village » qui a un ancrage réel dans l’histoire, avec sa sociologie spécifique, en proximité avec la Loire et la grande ville de Nantes. C’est dire qu’il fait partie de ces « villages touristiques », recréée pour notre société qui fait une large place aux loisirs aujourd’hui.

Trentemoult aujourd’hui est au plan administratif et juridique un quartier de la Ville de Rézé, situé rive gauche de de la Loire au sud de Nantes. L’intéressant dans cette approche est de montrer que s’il y a bien eu un village proche de la grande ville, situé de l’autre côté de la Loire, ce village a su se récréer une nouvelle identité en phase avec notre époque, qui est gourmande à la fois de grands paysages, de proximité avec des lieux à taille humaine, qui ont une histoire à la fois emblématique de la vie près de la Loire et de réponse à des besoins d’adhésion à une communauté. Et la transformation se fait en lien avec notre époque.

Trentemoult, qui était un village de pêcheurs, continue à privilégier sa relation avec le fleuve. Il a son port de bateaux de loisir et de pêche. Il possède aussi des restaurants à terrasse où l’on vient goûter des poissons de Loire et de mer. L’un deux est très célèbre, il s’agit du restaurant de la Civelle du nom de la petite anguille. On y vient aussi pour se promener le long de la rive gauche de la Loire à un endroit qui offre une vue inimitable à la fois en amont, vers l’Ile de Nantes et le centre de Nantes, en aval, vers le large bras de la Loire et en face vers le port en avancée vers l’aval.

Trentemoult, Bords de Loire, vieux bateau, maison rose, grue jaune, Clichés Elisabeth Poulain 2010Trentemoult, Bords de Loire, vieux bateau, maison rose, grue jaune, Clichés Elisabeth Poulain 2010Trentemoult, Bords de Loire, vieux bateau, maison rose, grue jaune, Clichés Elisabeth Poulain 2010

Trentemoult, Bords de Loire, vieux bateau, maison rose, grue jaune, Clichés Elisabeth Poulain 2010

Un village force 4, c’est la façon dont la ville de Rézé parle de son quartier de bord de Loire, avec bien sûr d’abord le village de pêcheurs (1) où il reste des maisons de pêcheurs, qui logiquement ont aussi adjoint au village-maisons, une extension sur le fleuve pour leurs bateaux en bois. Ce village du bois sur l’eau (2) a logiquement complété le village en dur. Puis est venu une nouvelle époque qui s’ouvrait déjà à sa façon vers les loisirs, avec les guinguettes du bord de l’eau (3), « le samedi soir après le turbin ». Puis sont venues les joies du carnaval qui offrait un moment où on pouvait se lâcher. On y retrouve un peu cette atmosphère aujourd’hui grâce à une certaine gaîté, des couleurs vives, de l’exubérance exprimée, des promeneurs qui viennent se changer l’œil (4)…

Avec en particulier le jaune de la Grande Grue emblématique de l’Ile de Nantes qu’on aperçoit de loin, qu’on retrouve sur une caravane fixée sur une remorque, une moto un peu avant, l’ancienne centrale à béton rouge transformée en œuvre d’art par Roman Signier, lors de la grande opération culturelle de mise en valeur de l’Estuaire, en 2009 ou du mur de façade bleu d’un immeuble récent….

Pour suivre le chemin menant à Trentemoult

. Trentemoult, quartier de Rézé sur http://www.reze.fr/Les-quartiers/Trentemoult-Les-Isles/Presentation-du-quartier

. Quelques mots sur la petite ville sur http://www.nantesmetropole.fr/decouverte/les-promenades/le-village-de-trentemoult-tourisme-27997.kjsp?RH=PROMENADES

. Découvrir l’excellent blog de Cédric Robertgeaud, avec de très belles photos http://retroville.fr/avant_apres/reze/trentemoult/

. Et  les photos de Jibi44 sur Nantes et Trentemoult d’un contributeur wikipedia, sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Utilisateur:Jibi44

. http://www.estuaire.info/fr/oeuvre/le-pendule-roman-signer/ . Le restaurant La Civelle sur http://www.lacivelle.com/

. Photos Elisabeth Poulain 2010

La centrale à béton, pendule-Roman Signier, Estuaire, Cliché Elisabeth Poulain 2010

La centrale à béton, pendule-Roman Signier, Estuaire, Cliché Elisabeth Poulain 2010

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Le village à la française, une vision plurielle au fil du temps

1 Mars 2015, 17:35pm

Publié par Elisabeth Poulain

Le concept du village est si fort en France, tellement chargé d’images et de symboles positifs qu’il en devient d’un usage si courant qu’il est permis de s’interroger. N’y at-il pas toujours en arrière-plan une opposition réelle entre le village vu comme une extension du « Home Sweet Home » d’origine anglaise par différence avec la ville, la grande ville où l’anonymat règne en roi. Peut-on encore vouloir vivre au village ? Cette image est-elle vraiment périmée, dépassée ? …Avec tout de suite une autre question, l’attraction renouvelée vers le village n’est-elle pas très récente ?

Dénoncer la ville, la grande ville a été pendant un certain temps quasiment devenu un sport national tant les nuisances sont perceptibles au regard en particulier de la tension qui peut y régner, du coût des logements, de la circulation automobile et de la qualité de l’air, surtout pour ceux qui n’y habitent pas. Vivre en ville et y travailler empêchent de trop la critiquer, au moins face à ceux qui n’y habitent pas. Pour le village c’est un peu un phénomène identique mais en inversé.

Vivre au village est toujours vu de l’extérieur comme le concept de la vraie vie proche de la nature, des gens et d’une vie sociale concentrée à taille humaine. C’est une des raisons pour laquelle des personnes proches de la retraite se voient volontiers acquérir une maison ou un domaine à la campagne, dans le village ou tout près. Voyons quelques traits qui identifient un village, après avoir d’abord fait un constat.

Plus beaux villages de France, Eure, Lyons la Forêt, Le Bec Hellouin, wikipedia  Plus beaux villages de France, Eure, Lyons la Forêt, Le Bec Hellouin, wikipedia

Plus beaux villages de France, Eure, Lyons la Forêt, Le Bec Hellouin, wikipedia

. Il n’existe pas de définition légale du mot « village ». C’est le premier étonnement qu’on peut ressentir. Etymologiquement, le lien est fait avec la villa romaine, c’est-à-dire la grande exploitation agricole que les Romains de l’Antiquité ont implantée en particulier en Gaule mais pas seulement. De villa à village, le lien est fait avec le monde rural et le groupement d’un certain nombre de personnes travaillant ensemble à la mise en valeur d’un site. Mais il n’existe aucune précision concernant par exemple le nombre d’habitants, sa datation dans l’histoire… Certes il existe de nombreux termes permettant de distinguer le hameau, le village, le bourg, le faubourg à l’entrée de la ville, la petite ville, la ville moyenne, la grande ville, la capitale et tous les mots récents d’agglomération, de métropole, conurbation urbaine… Mais là aussi les définitions exactes restent imprécises, tant les mots ont des origines différentes et les situations changer rapidement au fil du temps. D’une province à une autre, les situations se modifient et l’image du village aussi. Quelques caractéristiques apparaissent cependant dans la perception du village.

. Le village encore aujourd’hui est toujours caractérisé par sa taille humaine, son accessibilité, sa plénitude, une façon de montrer l’organisation d’un territoire autour d’un centre, la place du village, des rapports sociaux apaisés du fait de l’objectif commun de partager ensemble un même lieu, avec cette idée sous-jacente de la solidarité qui en découle. On est de quelque part, où sa propre histoire est partagée par d’autres que soi, avec en commun une certaine réciprocité variable.

. Le village est un lieu perçu comme identifiable de loin. C’est souvent l’église qui ressort au cœur du village, grâce à son haut clocher où l’horloge sonne les heures. On le voit de loin et quand on s’en approche, on peut suivre le déroulé du temps, de la journée dans la semaine tout comme celui des saisons. Cette proximité avec les autres en phase avec un territoire qu’on connait et un déroulé du temps prévisible qu’on décline au fil des saisons font intimement partie du concept. Le château ou la tour, une autre des formes représentatives du pouvoir, peut aussi servir de repère dans le paysage, avec l’avantage partagé avec le clocher de l’église, de pouvoir être vu de loin, surtout quand le paysage n’est pas plat. On peut alors percevoir ces grandes ou ces hautes constructions humaines comme des phares dans l’océan ou des symboles de l’architecture et de la culture identitaires d’une région, d’un pays...

Plus beaux villages de France, Montsoreau et Candes Saint-Martin, Vallée de la Loire, wikipedia
Plus beaux villages de France, Montsoreau et Candes Saint-Martin, Vallée de la Loire, wikipedia

Plus beaux villages de France, Montsoreau et Candes Saint-Martin, Vallée de la Loire, wikipedia

. Dans ces deux représentations du village groupé près de l’église et/ou du château, le symbole qui se dégage est celui de la protection par le groupe de chacun de ses membres. On parle volontiers de la communauté villageoise. Les maisons sont nichées au plus près de l’élément érigé dominant, ce qu’on peut interpréter comme la meilleure façon d’être couvert, en cas de menace ennemi venant de l’extérieur, surtout quand en plus il y avait un mur d’enceinte. « Etre dans les murs » du village a toujours été nettement préférable au « hors les murs », sans protection aucune. Encore maintenant, cet élément est partie intégrante du concept de village. C’est aujourd’hui un élément important de valorisation du patrimoine intra-muros, où le village devient un lieu très recherché non plus pour se protéger contre l’ennemi extérieur, mais contre les atteintes du temps.

. La dimension patrimoniale du village préservé, du fait même de sa singularité et de son emplacement hors des grandes agglomérations, est désormais une caractéristique protégée par un label au sein d’une association, celle des « Plus Beaux Villages de France », qui existe maintenant depuis 33 ans. C’est en effet en 1982 que l’association est née sous l’impulsion du maire de Collonges La Rouge, M. Charles Ceyrac. Il a repris le titre d’un gros ouvrage de photographies en couleurs paru en 1977 aux éditions « Sélection du Reader’s Digest » sous le titre « Les plus beaux villages de France ».

L’impact de l’album a été très fort, tant le concept de sélectionner des beaux villages représentatifs des paysages de la France parmi les plus connus et de l’art de vivre à la française a été perçu aussi bien par les lecteurs, par les associations culturelles, les institutions et l’auteur-éditeur.

. Le livre est une rencontre très réussie entre des visions des problématiques propres à chaque catégorie de participants qui se sont entendues pour faire de ce livre quelque chose de nouveau, grâce en particulier à la qualité et la mise en valeur des photos, des cartes, aux textes concis, à l’équipe d’auteurs et au soin avec lequel le projet a été menée jusqu’à insérer un glossaire à la fin et à citer toutes les institutions publiques et les organismes privés concernés. Il y a à la fois une réelle représentation du village mis en valeur par des photographies de grande qualité pour se montrer dans ses plus beaux atours, sa réalité et surtout aussi sa singularité. A feuilleter ce gros livre, on n’a qu’une envie, c’est d’aller visiter, non pas tous les villages, mais bon nombre. Et c’est effectivement ce qui s’est passé.

Plus beaux villages de France, Roussillon et Baux de Provence, Cl. Elisabeth PoulainPlus beaux villages de France, Roussillon et Baux de Provence, Cl. Elisabeth Poulain

Plus beaux villages de France, Roussillon et Baux de Provence, Cl. Elisabeth Poulain

. Cinq ans après la parution du livre, en 1982, le maire de Collonges la Rouge eut donc l’idée de fédérer dans une association les villages à forte typicité paysagère autour du concept du plus beau village de France. Trois conditions furent adoptées pour devenir un des plus beaux villages de France, à savoir, posséder un faible nombre d’habitants, défini par un nombre maximum (2 000 hab), avec au moins deux sites ou monuments historiques et après vote en conseil municipal de l’engagement de sauvegarder le paysage.

Le village ancien aujourd’hui est devenu un acteur majeur du tourisme en vue d’optimiser la valorisation d’un patrimoine ancien. Il n’est plus seulement un groupement réduit à taille humaine et à fonctionnalité essentiellement agricole. Grâce au numérique maintenant, l’influence du tourisme à cet égard joue un encore plus grand rôle dans la découverte des paysages iconiques d’une région par les touristes. L’adhésion à l’association est évidemment une contrepartie de la communication offerte, ce qui explique aussi qu’un village peut faire partie de la sélection une année, et ne plus l’être l’année qui suit. Cela laisse de la souplesse au système pour évoluer.

Quelques exemples. En Normandie, Le Bec-Hellouin et Lyons la Forêt font désormais partie de la sélection (pas en 1977), en Provence les Baux de Provence et Roussillon aussi (en 1977 non)… Pour le Val de Loire, citons pour exemples 2015 Sainte-Suzanne, Candes Saint-Martin et Montrésor plus au sud. Ces deux derniers « Plus beaux Villages de France » l’étaient déjà en 1977.

. Une des retombées de ce regroupement d’acteurs locaux pour mettre leurs villages en valeur à tous les niveaux en commençant par le propriétaire d’une vieille maison dans un endroit déserté et où il n’allait plus… est que d’autres, sous d’autres dénominations, peuvent faire autrement la promotion de leur patrimoine , en évitant bien sûr de reprendre les mêmes termes.

On ne parle alors plus de village, mais par exemple des petites cités de caractère associées à des villes et pays d’art et d’histoire en Pays de Loire ou des « 100 Plus Beaux Détours de France » mis en musique par Michelin. Comme en rappel aux 102 Plus beaux Villages de France du début !

Pour suivre le chemin

. « Les plus beaux villages de France », sélection du Reader’s Digest, Ière édition, 1977, 322 pages . Retrouver l’association « Les plus beaux villages de France » sur http://www.les-plus-beaux-villages-de-france.org/fr/carte-des-plus-beaux-villages-de-france 

. Et l’histoire de la création de l’association et les conditions d’adhésion à l’association sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Plus_Beaux_Villages_de_France  

. Photos des contributeurs de wikipedia, avec mes remerciements et Elisabeth Poulain pour Roussillon et les Baux de Provence.

Plus beaux villages de France, Sainte-Suzanne, Mayenne, wikipedia

Plus beaux villages de France, Sainte-Suzanne, Mayenne, wikipedia

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Tableau > Un vieux paysage de rivière > Collection Emmaüs

27 Février 2015, 12:22pm

Publié par Elisabeth Poulain

C’est une huile – une peinture à l’huile – que j’ai achetée il y a longtemps dans un Centre Emmaüs, un achat vite réglé parce que j’étais pressée. J’ai perçu qu’il s’agissait d’un « vieux paysage », ce qui est proprement absurde, puisque par définition le (vrai) paysage intègre intimement les effets du temps. Il ne peut pas être vieux. Il se modifie à chaque changement imposé au fil du temps, parfois très visible, la plupart du temps de façon si naturelle qu’on ne le perçoit pas vraiment.

Il en va différemment avec un paysage peint, avec la toile sous les yeux. Le choix des couleurs, la façon de peindre, une certaine mise en valeur du paysage peuvent donner des indications…Mais ce sont surtout la vieillesse du châssis, le nombre de clous, l’état de la toile, ses dimensions qui renseignent non pas sur l’âge proprement dit mais sur son usure. Et c’est ça aussi qui m’avait intéressée. Et la raison pour laquelle j’ai gardé cette toile.

La rivière, les arbres, la petite maison, Coll. Emmaüs, Cl. Elisabeth Poulain

La rivière, les arbres, la petite maison, Coll. Emmaüs, Cl. Elisabeth Poulain

Ses dimensions en format paysage d’abord. Elles sont de 65, 3 cm de longueur sur 40,5cm de largeur. Il s’agit vraisemblablement d’un châssis fait maison ou à la demande. Le nombre de clous et leur cloutage pas forcément très régulier sur les côtés vont dans ce sens aussi, tout comme le repli de la toile elle-même sur les côtés de façon à ne pas déborder sur l’arrière.

Un paysage d’eau, de rives, d’arbres, avec une maison dans le fond en perspective. Le peintre s’est situé au-dessus de la rivière de façon à pouvoir avoir une profondeur qui lui a permis de représenter une petite maison blanche à toit rouge-rose. Tout dans la composition conduit à ce point focal. La rivière, qui fait un coude en avancée de la maison, porte sur sa rive gauche vue de notre côté, un grand arbre avec des buissons vers l’avant et une vue longue vers la jonction avec le ciel. La rive droite, moins chargée, porte quelques arbres au feuillage argenté.

La rivière, les arbres, la petite maison2, Coll. Emmaüs, Cl. Elisabeth Poulain
La rivière, les arbres, la petite maison2, Coll. Emmaüs, Cl. Elisabeth Poulain

La rivière, les arbres, la petite maison2, Coll. Emmaüs, Cl. Elisabeth Poulain

Quant à l’eau , elle est sont traitée de façon rapide, une façon aimable de dire que le travail est maladroit sans correspondance véritable entre les éléments. Et c’est là surtout que l’on voit qu’il s’agit d’un travail d’amateur, qui voulait obtenir un certain rendu de la profondeur d’un paysage, d’une amplitude et d’une harmonie entre des verts, des gris violets et l’eau aux reflets bleutés. Les  nuages sont intéressants, ils témoignent grâce à leurs volutes en effet d'une réelle proximité avec celles des arbres. on a l'impression qu'ils se parlent.   

Il reste à voir l’arrière de la toile où le regard perçoit une autre vue du paysage, en quasi-disparition de certaines couleurs et l’émergence d’autres, en particulier du jaune qui correspond à une bande verte qui pourrait être une île située à mi-chemin entre le tronc d’arbre à droite et la petite maison blanche dans le fond.

Pour suivre le chemin

. Les formats dans la peinture occidentale http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2ssis_(peinture)  

. Voir les règles de composition d’un tableau dans la peinture occidentale, avec la porte d’harmonie http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A8gles_de_composition_dans_la_peinture_occidentale  

. Photos Elisabeth Poulain

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Paysages du Vin, Paysages de Vigne, La Petite Maison de Vigne

26 Février 2015, 17:06pm

Publié par Elisabeth Poulain

Petites maisons de vigne, Vallée de la Loire, Dessins France Poulain Petites maisons de vigne, Vallée de la Loire, Dessins France Poulain Petites maisons de vigne, Vallée de la Loire, Dessins France Poulain

Petites maisons de vigne, Vallée de la Loire, Dessins France Poulain

Un titre long qui est évidemment volontaire. Il s’agit dans ce billet de montrer comment tous ceux qui travaillent dans le vin et pour promouvoir le vin tout autant que leurs vins communiquent sur et en faveur du vin, quelque qu’en soit la place qu’ils occupent dans la filière. Quelle représentation visuelle vont-ils choisir ? Si la publicité proprement dite ne connaît pas de limite, puisque tout dépend de la façon dont on va lui donner corps, l’habiller et la faire sentir, les thèmes, eux, sont plus limités.

C’est dans cette optique que se place ce billet sur la petite maison de vigne, la dénomination la plus générale que j’ai pu trouver, tant elles varient selon les différentes particularités propres à chaque vignoble. Celles de la Loire curieusement ne connaissent pas de petit nom particulier ; c’est la raison pour laquelle j’ai choisi la plus large possible.

Les Paysages du Vin avant les Paysages de Vigne. Oui, là aussi c’est volontaire, car la vigne doit accepter cet ordre, malgré toute sa beauté et sa place première, tout à fait essentielle dans le long processus qui va de parcelle jusqu’à la bouteille et au verre. Certes la beauté du paysage du vignoble a toujours été chantée par les poètes et par les esthètes, il n’empêche que c’est le vin qui est le sésame magique. Qui sait goûter le vin sait lire la vigne, presque sentir déjà le vin, comme il ou elle le ferait de la teneur d’un livre, en la faisant sien ou sienne.

Petites maisons de vigne, Paysages de vigne avec arbre, Vallée de la Loire, Dessins France Poulain Petites maisons de vigne, Paysages de vigne avec arbre, Vallée de la Loire, Dessins France Poulain Petites maisons de vigne, Paysages de vigne avec arbre, Vallée de la Loire, Dessins France Poulain

Petites maisons de vigne, Paysages de vigne avec arbre, Vallée de la Loire, Dessins France Poulain

Les petites maisons de vigne. Celles que j’ai choisies ont le mérite de montrer une certaine diversité, de la plus fonctionnelle qui est aussi la plus petite, jusqu’à d’autres qui répondent au plaisir d’avoir une véritable petite maison à soi en réduction. On peut être vigneron et avoir aussi le besoin de laisser son empreinte dans sa vigne, comme un véritable plaisir en soi, mais sans démesure. C’est dire aussi qu’il n’y a pas de petits palais. Ce pourrait être incongru.

Les fonctions des petites maisons de vigne. Elles avaient une réelle utilité, tangible lors de leur construction fin XIXe-début du XXe siècle. Il s’agissait pour le vigneron et ses ouvriers agricoles, quand il en avait, de s’abriter lors d’une grosse pluie ou par grand froid par exemple. Dotée d’une cheminée et d’une porte, la petite maison permettait d’être au chaud, de se restaurer et de mettre les outils à l’abri, sans avoir besoin à chaque fois de transporter ceux-ci. L’aisance venue, la petite maison de vigne a témoigné de façon visible de la réussite du vigneron, en particulier vis-à-vis de ses collègues et néanmoins amis. La petite maison de vigne, même petite, érigée en haut d’une colline a encore aujourd’hui gardé toute sa capacité à émouvoir dans des paysages de vigne entièrement façonnées par l’homme, pour des hommes. Car il y avait aussi cette idée, que dans la vigne, l’homme était-est encore plus chez lui, en compagnie d’autres hommes, hors la présence des femmes, qui règnent dans la maison familiale.

Petites maisons de vigne, Vallée de la Loire, dessins France PoulainPetites maisons de vigne, Vallée de la Loire, dessins France PoulainPetites maisons de vigne, Vallée de la Loire, dessins France Poulain

Petites maisons de vigne, Vallée de la Loire, dessins France Poulain

En matière de paysages et de petites maisons de vigne, les derniers mots appartiennent à Roselyne Bachelot. Comme elle me le déclarait lors d’une interview pour « Le Vin aussi est affaire de femme » : « les rangées de vigne plantées sur des collines ondoyantes figurent parmi les plus beaux paysages de la Loire…Les cabanes de vigne sont de bons témoins de l’alliance qui se fait entre un site paysage et un site fonctionnel. »

Pour suivre le chemin

. Découvrir le circuit de promenade des cabanes de vignes à Vauchrétien, au sud d’Angers sur http://www.vinsvaldeloire.fr/SiteGP/FR/Article/Documentations/Les-visuels-de-la-campagne

. Lire la bonne synthèse de Claude Royer, Université de Metz, « Les cabanes de vigne en Europe » sur http://bcpl.ish-lyon.cnrs.fr/1996/Vignerons/-1996_3_4_135.pdf

. Retrouver « Le Vin aussi est affaire de femmes », Elisabeth Poulain, Cheminements éditeur. . Dessins aquarellés de France Poulain, photos Elisabeth Poulain

Paysage de Vin, Paysage de Vigne, Dessins de France Poulain
Paysage de Vin, Paysage de Vigne, Dessins de France Poulain

Paysage de Vin, Paysage de Vigne, Dessins de France Poulain

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Dessins d'enfant > L'oeuf, la cane & ses canetons & la petite fille

25 Février 2015, 12:01pm

Publié par Elisabeth Poulain

Les âges des artistes. Je n’en sais diable rien. Et à vrai dire peu importe. Tout comme le genre de la petite personne, sauf pour l’un des dessins dont je connais la créatrice. Les couleurs forment leur premier point commun avec les crayons feutres utilisés. Il y a l’orange, le vert et le bleu mais pas dans tous. L’autre est que l’usage qui en a été fait provoque à chaque fois des vibrations étonnantes.

L'oeuf-femme, dessin d'enfant, cliché Elisabeth Poulain

L'oeuf-femme, dessin d'enfant, cliché Elisabeth Poulain

. La bonne femme-œuf vert au tracé extérieur bleu est le premier dessin que je vous présente. Elle est positivement admirable, tellement elle est bizarre. Bien centrée dans une page de listing d’ordinateur qui a déjà été barbouillé au verso, elle se tient admirablement sur ses deux jambes, les pieds bien calés dans des pantoufles jaunes, tout comme sa jambe droite. L’autre est orange marron. Ses deux bras en bleu sont tendus vers le haut, avec chacun ses cinq doigts remplis de vert jaune.

Sa tête est une pure merveille, avec d’abord son cou jaune vert, pour faire le lien avec les mains. Son visage tracé en bleu était aussi au départ vert-jaune puis la couleur a été modifiée pour passer franchement au vert franc rayé. On distingue néanmoins très bien les yeux ronds comme des billes de loto, son nez à narine unique et ses yeux plus clairs bien ronds en billes de loto.

Et le corps ? C’est un œuf rouge rempli d’une série orange de 4 œufs en bas, de trois rangées d’œufs marron dont le plus gros à droite a bien du mal à trouver sa place à l’intérieur et de trois rangées d’œufs violets en haut. Et le tout fait une vraie composition avec peut-être deux artistes, dont l’un aurait fait la tête et l’autre les pieds… Avec tout de suite une question : qui a fait le corps, une autre façon de savoir jusqu’où descend la tête et jusqu’où montent les pieds ?

Maman-Cane et ses canetons, dessin d'enfant, cliché Elisabeth PoulainMaman-Cane et ses canetons, dessin d'enfant, cliché Elisabeth Poulain

Maman-Cane et ses canetons, dessin d'enfant, cliché Elisabeth Poulain

. La cane et ses trois canetons en promenade sous la protection d’une drôle de forme émergée à l’arrière. La scène est idyllique. Maman-Cane au joli plumage bleu moyen vers l’avant, est habillée d’une bande bleue foncée, avec ensuite un panachage de rose moyen et de rose plus clair qui ressort bien sur le tracé extérieur en vert. Ces coloris vont se retrouver chez les trois canetons dont la taille diminue avec le rang d’ordre.

La Bande des Quatre flotte gaiement sur les vagues de plusieurs bleus sous lignés d’une bande rouge et d’une orange. Une bande verte au-dessous montre la terre ferme avec sur le côté droit une colline de couleur orange qui plonge à l’horizon. Un volumineux soleil souriant au visage de clown domine toute la scène. C’est charmant, bien composé et plein d’inventivité, avec cette forme bleue sans œil apparent cette fois-ci encadrée de bleue qui sort la tête de l’eau en arrière. Est-ce une tourelle de sous-marin ou un serpent de mer bienveillant ? Je gage pour la seconde solution, mais il lui manque un œil !

Il convient de citer enfin le dessin du soleil du haut qui a dû être fait en premier. Il n’a pas forcément plu ; quoi qu’il en soit, la feuille n’a pas été coupée. Elle a été repliée vers l’arrière et la pliure soulignée d’un tracé orange fait à la règle. Le soleil s’inscrit dans un grand cercle composé par une première couronne de rayons de couleur orange qui se terminent par un point chapeauté d’un demi-cercle de couleur rouge-rose foncé, le même qu’on retrouve en bas entre le trait de la vague bleue foncée et l’orange qui termine la composition. Le visage du soleil proprement dit est bien évidemment situé au centre ; il ressort en traits rouge-rose foncé, sur fond orange. On dirait un visage de clown très souriant, avec un gros trait rouge-rose qui souligne encore son sourire.

La petite fille au grand sourire, dessin d'enfant, cliché Eisabeth Poulain

La petite fille au grand sourire, dessin d'enfant, cliché Eisabeth Poulain

. Pour finir voici « la petite fille qui sourit», qui tient dans un rectangle de papier de 13’5 cm sur 9. C’est le dessin signé au dos en lettres majuscules bleues au verso. Sa réalisation n’a pas de nom. Du papier, des crayons feutre de couleurs variées et… voici (1) un visage tracé en couleur brune avec deux ronds pour les yeux, un autre pour le nez et une grande courbe pour le sourire qui remonte très haut vers les yeux.

Reprenons séquence par séquence. (2) C’est la robe verte en forme de cône qui a marqué le signal de départ, ou plutôt son tracé orange qui a été rempli après que la structure globale en orange –sauf la tête- ait été formée. (3) Ensuite vient le petit V en guise de torse-triangle qui soutient l’ensemble de la composition du haut. Celle-ci se compose des bras de couleur brune envoyés horizontalement pour occuper tout l’espace, de la même façon que toute la hauteur a été utilisé. (4) Sur le triangle repose le cou, représenté par un rectangle fortement renforcé au feutre. Cet axe est l’élément structurel le plus fort à voir. Au-dessus, ont été dessinés (5) la tête en tracé jaune, de la couleur soleil en haut à droite, juste en dessous du ciel bleu représenté dans le bandeau du haut. (6) Des grands cheveux, 3 à chaque fois, s’échappent de la tête pour venir boucler vers l’intérieur de chaque côté de la tête. Avec à chaque fois, une hiérarchie descendante, le trait bleu le plus long étant situé vers l’extérieur.

Le jeu des lignes. La structure vient du V inversé de la robe, avec l’horizontale des bras, une diagonale axée droite haut, vers le bas à gauche formée par le bas des boucles. La partie droite de la composition est plus dense que la gauche, outre le soleil, y figure un cœur bleu ciel qui renvoie au ciel du haut. Quant à la partie basse, elle est très fortement marquée par ses grosses tâches noires qui montent comme des bulles qu’on retrouve dans les bras. Il reste à citer les deux « allées » vertes situées sur chacun des côtés qui partent ou arrivent à la robe verte par chacun des côtés.

Dessins d'enfant, la femme-oeuf, la cane & ses canetons, la petite fille, Cliché Elisabeth PoulainDessins d'enfant, la femme-oeuf, la cane & ses canetons, la petite fille, Cliché Elisabeth PoulainDessins d'enfant, la femme-oeuf, la cane & ses canetons, la petite fille, Cliché Elisabeth Poulain

Dessins d'enfant, la femme-oeuf, la cane & ses canetons, la petite fille, Cliché Elisabeth Poulain

Synthèse rapide de ce que peut voir l’oeil.

- Le Ier dessin montre à voir une forme humaine à cheveux bouclés, jambes et bras bien écartées en signe de bonne préhension de l’espace, avec une tête marrante, un regard assuré, un grand sourire et un corps-œufs de couleur rouge chauffant, rempli de 23 œufs absolument fabuleux, sans encadré ni décor supplémentaire. L’énergie n’a besoin ni d’un décor, ni de barrière. Le tout a été collé sur un carton orange, ce qui explique qu’il n’est pas possible de lire ce qui a été écrit au verso.

- Le dessin n°2 représente une scène très sophistiqué à quatre plans-séquences. La bande la plus éloignée est un soleil à face de clown souriant qui éclate de vitalité avec tous ses rayons enserrés dans un double cercle rouge-rose renforcée d’un trait noir vers l’intérieur. La seconde bande orange et rose représente la montagne, qui rencontre la bande de prairie verte, en bordure de l’eau - ou avancent maman-cane et ses canetons de gauche à droite - qui constitue la séquence de couleur n°4, qui elle-même se termine par le jeu d’un tracé rouge-rose et orange ensuite. Comme un monde global ou l’air renvoie à la terre et à l’eau, la terre à l’eau et à l’air et l’eau à la terre et au ciel, avec un mouvement horizontal qui va de gauche vers la droite et une grande diagonale qui coupe la scène du haut-gauche au bas-droite qui sépare le soleil, de la terre et l’eau.

- Le dessin n°3 représente une petite personne qui rayonne ; elle soutient le monde en portant le ciel bleu sur sa tête, avec ses cheveux bleus, auquel elle a accroché le soleil, ses pieds qui sont des chemins verts, ses bras repoussant les murs. Sa robe verte se transforme en volcan éclairé par le soleil qui est aussi la couleur de sa tête, de ses bras et de ses mains, avec du brun-couleur de l’arbre. Quant aux bulles noires, elles signent la force de sa vitalité, c’est la couleur la plus forte qu’elle a pu trouver, en l’absence de violet…

. Pour suivre le chemin

Photos Elisabeth Poulain

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Architecture > Entre forme & peau, Le dedans-dehors > Ile de Nantes

23 Février 2015, 16:38pm

Publié par Elisabeth Poulain

Nantes, Ile de Nantes, Manny, double peau, résille d'aluminium, Cliché Elisabeth Poulain

Nantes, Ile de Nantes, Manny, double peau, résille d'aluminium, Cliché Elisabeth Poulain

Quand on a le sentiment d’avoir la sensation - et selon les cas - vraiment déjà tout fait, tout vu en matière d’architecture, que peut-on faire de plus, pour exprimer du nouveau ? C’est pourtant ce qui est demandé à la profession des architectes, du nouveau-nouveau, encore plus nouveau que celui d’hier, pour être en phase avec l’époque, d’un nouveau qui a laissé le concept de progrès au rang des valeurs du début du XXe siècle. On cite toujours encore la technologie et le développement durable comme facteurs sûrs de l’évolution. Oui, mais concrètement, que faire de plus pour être « en phase », alors que le parallélépipède rectangle ou le cube sont de plus en plus la forme de base? Celle qui est la mieux adaptée pour optimiser l’espace qui, forcément, est et va nous être encore de plus en plus compté. Et alors même que le monde de toutes les cultures nous est accessible, comme jamais auparavant, avec des effets très nets sur les tendances en matière de « look » des immeubles.

Une des réponses alors est de focaliser l’attention sur la singularité du travail architectural portant sur les façades visibles de la rue . L’important ne porte plus sur la disposition des ouvertures d’une façade, leurs dimensions, leurs modes d’ouverture, en plus de la forme globale qui devient apparemment plus simplifiée… qu’une nouvelle façon d’envisager les relations entre le dedans et le dehors et donc ...une autre relation avec les autres, tout en assurant un recentrage sur soi. Un sacré challenge qu’on peut appeler une double-peau. La double-peau est une des réponses à cette exigence de la novation. Elle consiste à modifier la relation entre l’intérieur et l’extérieur d’un immeuble en créant une sur-enveloppe extérieure fixée à la façade d’accroche. Il n’est alors plus possible de définir une façade seulement comme une paroi sur laquelle s’accrochent toutes les structures intérieures que sont les planchers-plafonds, les escaliers… avec des ouvertures dont l’emplacement est régulé par les fonctions dictées par les usages intérieurs.

On pourrait dire que la (vraie) façade porteuse proprement dite est doublée en extérieur par une autre façade à fonction de look accrochée à la première, de sorte qu’on ne voit plus du dehors ni la façade porteuse, ni ce qui se passe à l’intérieur, puisque la perception même de mur/ouverture est modifiée. Vue de l’intérieur, la double-peau interfère évidement avec ce qu’on perçoit. Elle génère son propre paysage. Chaque ouverture dispose d’un paysage différencié, du fait du jeu de lignes variées - bois, métal ou béton- qui se croisent, s’entrecroisent de façon très élaborée par l’architecteur-concepteur, pour éviter en particulier l’effet-prison des barreaux verticaux et chasser l’uniformité qui pourrait être un autre danger. Dire qu’il n’y a plus rien à voir du dedans vers l’extérieur serait aussi erroné. Le placage extérieur laisse entrevoir des entre-deux, entre croisillons, entre lattes, entre poteaux qui se croisent, avec aussi savamment disposés des vides qui forment autant de surface de respiration pour éviter l’effet monobloc …Le jeu de l’architecte est alors à la fois de mettre en œuvre un concept graphique en relief et d’éviter la répétition trop prévisible, pour imposer un style vivant, à l’instar de ce qui se fait dans la nature.

 

Nantes-Ile de Nantes-Manny-résille d'aluminium-Patrice-Coupechoux-Clichés Elisabeth Poulain
Nantes-Ile de Nantes-Manny-résille d'aluminium-Patrice-Coupechoux-Clichés Elisabeth Poulain
Nantes-Ile de Nantes-Manny-résille d'aluminium-Patrice-Coupechoux-Clichés Elisabeth Poulain
Nantes-Ile de Nantes-Manny-résille d'aluminium-Patrice-Coupechoux-Clichés Elisabeth Poulain
Nantes-Ile de Nantes-Manny-résille d'aluminium-Patrice-Coupechoux-Clichés Elisabeth Poulain
Nantes-Ile de Nantes-Manny-résille d'aluminium-Patrice-Coupechoux-Clichés Elisabeth Poulain

Nantes-Ile de Nantes-Manny-résille d'aluminium-Patrice-Coupechoux-Clichés Elisabeth Poulain

Les raisons avancées de ces réalisations innovantes sont toujours calées sur de savantes avancées technologiques pour ventiler la paroi, diminuer la chaleur, le froid, la lumière tapante, assurer une thermie régulée, améliorer de l’intérieur l’atmosphère de travail en favorisant la concentration, apaiser les tensions éventuelles, et aussi évoquer la présence de la nature par l’univers du bois pour sa présence rassurante, des bruits d’oiseaux pour leurs vertus calmantes… ! Autant de bonnes raisons qui font que chaque bâtiment acquière de facto une singularité forte d’image de nature à s’ancrer dans la ville, le quartier et… dans le regard de chacun. C’est aussi une des fonctions des liens étroits que l’architecture a toujours noué avec l’urbanisme, la sociologie, la psychologie, l’art, la communication, le paysage urbain, …et les tendances de la mode.

                                                                         *

L’Ile de Nantes offre plusieurs réalisations dont la plus connue est certainement Manny, comme est nommé ce bâtiment datant de 2009 réalisé par l’Agence Tetrac (2009) pour Fabrice Coupechoux. Dans la Région des Pays de Loire, cet immeuble est toujours cité  comme un modèle d’innovation architecturale à forte connotation urbaine. Sa double paroi d’aluminium constitue vraisemblablement le seul exemple régional d’un immeuble de bureau situé dans un site emblématique choisi par la Métropole de Nantes pour être une vitrine de son savoir-faire innovant. Une double façade peut aussi s’entendre d’une autre façon. La première que nous venons de voir. Pour Manny, on parle d’une « résille d’aluminium ». L’autre est que l’immeuble est situé à un angle, dont on ne voit que deux de ses façades qui se situe dans l’axe de l’angle en majesté, pour bénéficier de l’effet « proue du navire ». Avec un vide vers le haut, sans double épaisseur, comme un œil ouvert vers le cœur ancien de la ville de Nantes, par-delà le chenal principal de la Loire. De l’intérieur, une photo prise par le CAUE montre à voir une des façades à résille et l’autre avec uniquement la grande paroi vitrée. La différence de ressenti est impressionnante, tant la légèreté vue de l’extérieur est une évidence, alors qu’à l’intérieur on repère surtout les poutres qui soutiennent l’ensemble. Celles-ci entrent en fort contraste avec « l’œil ouvert » sans double-peau qui structure le haut de l’angle de l’immeuble.

Lors de notre visite, Patrice Coupechoux a tenu à nous indiquer que cet espace de légèreté entre les deux façades est aussi mis à profit pour diffuser des chants d’oiseau pour détendre ceux qui passent dans la rue, une jolie façon de rappeler que la nature est à nouveau présente dans cette partie de l’Ile de Nantes qui a déjà connu plusieurs cycles de vie. Une façon de célébrer le nouveau cycle de la renaissance de l’Ile axé maintenant sur la création, la jeunesse, l’architecture avec l’Ecole d’Architecture toute proche, et aussi la Justice dont le Palais - un grand parallélépipède rectangle noir - se situe en bordure de Loire, juste devant Manny. Plus loin devant, dans l’Ile de Nantes, vers la queue de l’Ile, en suivant le sens du courant, d’autres bâtiments au look de grands hangars sont bardés de bois en formes de lancettes, de poteaux, dans l’objectif de modifier la perception de la nature de la construction en parallélépipède rectangle. De (simple) grand hangar, la nouvelle construction devient bâtiment contemporain, surtout si en photo, on lui adjoint des ramures d’arbres qui frissonnent de vie devant la double-peau. Comme je l’ai vu pour Manny, dont la dénomination est à elle seule un élément d’anthropomorphisme admirable.

Pour suivre le chemin

. L’Ile de Nantes à redécouvrir sur, http://www.iledenantes.com/

. Manny (2009), l’immeuble de Patrice Coupechoux, PDG du groupe de design du même nom, retrouver les fonctionnalités technologiques de l’immeuble sur Architect : Agence Tetrarc - http://www.tetrarc.fr/ et en savoir plus grâce à http://www.paperblog.fr/2759929/manny-la-mammouth-givre-de-nantes/#2LMQsaEFhuo8jbLW.99

. Avec une bonne analyse et des photos superbes sur http://www.caue-observatoire.fr/detail/nantes-immeuble-manny.aspx?id=9AF8D4CD-3E30-4E2B-9772-45B960AF69D6

. Photos Elisabeth Poulain

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Le vin en représentation > Le verre à vin rouge > Collection Emmaüs

22 Février 2015, 17:23pm

Publié par Elisabeth Poulain

C’est une très curieuse encre que j’ai trouvée il y a quelques années dans un centre Emmaüs. Une représentation très originale d’un verre de vin rouge qui marche, avec en guise de chapeau une coupe de vin blanc renversée qui lui sert d’ombrelle. Je sais bien que décrite ainsi cette œuvre composée de bleu-gris, de rouge, de jaune et de noir pour le dessin des formes, tout cela parait bizarre. La voici, avec le nom du peintre et les dimensions du tableau d’abord. Le peintre qui a signé cette représentation du vin à l’allure d’un homme en marche s’appelle Klot, comme on peut le voir au bas de son carton à gauche.

Le tableau encadré d’un cadre d’aluminium poli mesure 59 cm de haut sur 33,5cm, cadre compris. C’est dire l’importance que l’artiste y a attachée. Clairement, Il n’a pas cherché à reproduire en taille réelle un vrai verre à vin rouge. Le verre. Il a une allure d’un homme en marche au moment où celui-ci reporte le poids de son corps sur sa jambe gauche, la droite étant en l’air un court moment, avant de rejoindre l’autre jambe, qui vues de profil sembleraient ne plus en faire qu’une seule, chacun sachant qu’un verre n’a qu’un seul pied. En principe, car j’en ai déjà vu (des verres) qui en ont deux (jambes) à un moment dédoublées avant de se retrouver unies pour rejoindre la coupelle qui leur permet de tenir le verre droit.

 

Homme qui marche, Verre à vin rouge, Encre signée KLOT, Coll. Emmaüs, Elisabeth Poulain

Homme qui marche, Verre à vin rouge, Encre signée KLOT, Coll. Emmaüs, Elisabeth Poulain

La partie ventrue du verre tulipe. Elle est remplie d’un vin rouge orangée claire qui éclate sur le fond bleu-gris, avec un tel dynamisme qu’il en arrive à bomber en un bel arrondi le haut de sa rencontre avec l’air. Ce qu’il n’arrive jamais à faire dans la réalité. C’est de l’art quand même. De la même façon que ce drôle de verre n’a plus qu’un seul côté en haut. Bon, d’accord. L’autre côté en a profité pour se hausser au point d’avoir l’air d’un bras qui se dresse droit, non pas pour toucher le plafond mais pour attraper la coupe de champagne sans bulle qui, lisez bien, se trouve exactement au-dessus de la tête du bonhomme, sans cou, avec une forte spécificité.

La coupe de champagne. D’accord elle n’a pas de bulles mais ce n’est pas ça, son originalité. C’est qu’elle est clairement renversée, sans qu’aucune goutte ne s’échappe. Ca, c’est fort. Une si belle ombrelle, pour évoquer le vin blanc. Le seul vrai mystère est de connaître la signification de la curieuse forme qui existe en bas, à l’allure d’une pince.

Pour suivre le chemin. Ce tableau porte à son verso l’étiquette de l’encadreur A. Laiyet, 41 rue Plantagenêt, 49000 Angers, avec le n° de téléphone 87 44 05, qui indique clairement le passage du temps.

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