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Le Blog d'Elisabeth Poulain

Olivier de Sagazan - peintre de l’étrange - «La naissance de l’Homme»

13 Décembre 2018, 10:52am

Publié par Elisabeth Poulain

Olivier de Sagazan, L'envol de l'Homme, Cl. Elisabeth Poulain

Olivier de Sagazan, L'envol de l'Homme, Cl. Elisabeth Poulain

Quand vous consultez le site de wikipedia, vous n’êtes vraiment pas surpris-e de découvrir qu’il est réellement impossible de définir ce créateur à la fois peintre, sculpteur, performeur… au point de transformer désormais lui-même son visage en une création d’art. Son visage est un masque  qui est celui d’un être en grande souffrance. A sa vue, vous ne pouvez littéralement pas regarder ses mutilations, alors même que vous savez que le rouge n’est pas du sang, la blessure profonde celle d’un canif faite dans de l’argile et non taillée dans sa chair…Son objectif est peut-être de montrer la souffrance de l’homme, ce que de grands sculpteurs ont toujours fait dans l’histoire de l’art, comme Saint-Sébastien transpercé par des lances, des flèches…

 Je pencherai  plutôt pour la volonté du peintre d’aller toujours plus loin…pour faire du nouveau, en montrant sa capacité d’auto-transformation en création d’art. C’est un exemple rare d’auto-métamorphose !  Il se définit lui-même, comme un homme du réel, « a man of real life » aussi bien qu’un « artiste de scène ».

A mon sens, il manque un troisième terme pour réellement répondre pleinement à ce que cet artiste réussit à faire, car ce n’est ni de la sculpture, ni de la peinture !  C’est à la fois une alliance  entre la peinture et  la sculpture en jouant du relief qu’apporte le carton  ondulé à laquelle s’ajoute conjointement un double jeu entre son formidable sens de la gestion de l’espace et celui du chemin du regard  qui sait qu’il voit quelque chose de rare. Je devrais dire que notre  regard devient une composante de cette représentation de l’envol de l’homme lorsqu’il quitte son cocon protecteur.       

Olivier de Sagazan, L'envol de l'Homme, Cl. Elisabeth Poulain

Olivier de Sagazan, L'envol de l'Homme, Cl. Elisabeth Poulain

Après cette longue introduction, il est temps de vous présenter cette œuvre d’Olivier de Sagazan. Il avait participé  le 18 août 1991 à une exposition de jeunes créateurs artistes qui s’était tenue à Villevêque sur Loir en Maine et Loire (49). Au verso de sa création - sur carton épais -  est collée une feuille A4 coupée en deux qui est un véritable CV où l’on découvre sa fascination pour des cultures autres que celles qui nous guident dans notre Europe pourtant multiculturelle depuis des millénaires … !Le carton-support lui-même mesure 100cm sur 67. Sur le dessus sont collés des morceaux de cartons ondulés de différentes formes rectangulaires qui forment autant d’îlots différents, qui ont un sens fort, dans « cette peinture sur un carton en relief » d’Olivier de Sagazan. Je mets cette définition en rouge car le peintre a aussi utilisé cette couleur, plusieurs fois à très petites doses. 

La partie verticale centrale de ce carton est consacré à la naissance de l’homme  qui se déroule en trois séquences.     

. Tout commence par le carton du milieu, où l’on voit l’Homme, en position ovoïde, à genoux, sa tête et ses cheveux reposant sur ses avant-bras ; on ne voit pas son visage. On peut supposer qu’il est dans l’attente, reposant sur ses coudes et ses jambes posées sur une ligne courbe et chapeauté dans un triangle.  

. Vient ensuite le carton du bas qui montre l’Homme qui relève la tête, son genou droit plié à terre . Ses deux mains et le genou droit gardent  le contact avec le sol,  permettant  à son corps de se soulever . On discerne  son visage avec sa tête entre ses bras qui reposent sur ses coudes. Les couleurs éclatent en commençant par le bas blanc qui permet de faire ressortir en contraste le corps du jeune homme teinté de blanc et de rouge et de faire ressortir ses traits. La courbe au-dessus de lui n’est visible qu’en parties droite et gauche.

. Tout en  haut cette fois-ci, l’Homme sort de son cocon. Il est maintenant à l’extérieur. On l’aperçoit plus clairement en particulier à sa différence de teinte. Il se tient penché, la tête touchant presque le sol, les bras écartés, comme prêt à l’envol. Le noir, puis le noir-gris est devenu maintenant un bleu grisé foncé, qu e l’on repère aussi maintenant dans les deux autres coùposantes. Le regard n’arrête de faire des allers-retours circulaires entre les trois parties. C’est un des aspects magiques de ce « carton d’ODS ».

Olivier de Sagazan, L'envol de l'Homme, détail de son paraphe, Cl. Elisabeth Poulain

Olivier de Sagazan, L'envol de l'Homme, détail de son paraphe, Cl. Elisabeth Poulain

Il est temps maintenant de voir ce qui se passe sur les bords verticaux du carton.  Ces rectangles latéraux-verticaux forment un ensemble  de colonnes qui encadrent les trois grands rectangles qui se superposent l’un sur l’autre.  En partant de l’extérieur vers l’intérieur, de bas en haut et en allant de la droite vers la gauche, nos yeux participent de cette  construction complexe. Le regard n’a de  cesse de faire des allers-retours  en arrondi pour saisir pleinement ce qu’il voit de la représentation de la naissance de l’homme. 

.Cette fois-ci le regard se positionne en commençant par la droite en  bas  et en montant ensuite vers le haut du carton. Le premier carton strié verticalement de couleur beige-jaune (32 cm de haut sur 13cm de large environ) fait ressortir les initiales du nom du peintre ODS peintes en  beige sur fond noir. Ce rectangle-signature noir en creux  est le plus petit de tous, avec ses 12cm de long et 3 cm de haut, comme si le peintre voulait ainsi montrer qu’il s’effaçait devant sa créature.

Le second rectangle latéral - 31 cm  de haut sur 13cm -   est coupé par un  rectangle noirde 10 cm de haut environ  - un peu au-dessus de la tête de l’homme. Le regard sent qu’il y a une connexion entre ce rectangle foncé et la position de l’homme. On sent qu’il se passe quelque chose…Entre les deux parties figurent 7 points creux vraisemblablement faits avec un simple clou. Ici il y en a sept, pour 2 en bas.

Le troisième enfin  (31,5cm sur 13, 5), tout en haut est en majeure partie noire -26cm x 12, 5. . Seule une bande beige percée de 15 trous en vertical, mais qui ne va pas jusqu’en bas,  sépare les deux parties noires. On comprendra plus tard, après le tour de tout.  Ces trous de clous sont des marqueurs d’action de l’Homme qui prend son envol.                                                              

Cette colonne de droite est un indicateur de la naissance de l’Homme, avec un paradoxe volontaire lié à la couleur : la couleur noire représente l’environnement dans lequel vit l’homme alors qu’il n’est pas encore venu au monde. En fait, je devrais plutôt parler des teintes de noir, plutôt que du noir. Certains noirs sont effet bleutés : plus le regard s’élève vers le haut du tableau et plus ce bleu très foncé devient présent.  C’est dire que le regard  rentre par le carton latérale du bas, justement là où est peint la signature de l’artiste, là aussi ou des déchirures ont été faites pour inciter le regard de la personne qui regarde à rentrer dans la composition… !

Olivier de Sagazan, L'envol de l'Homme, Les 3 composantes Cl. Elisabeth PoulainOlivier de Sagazan, L'envol de l'Homme, Les 3 composantes Cl. Elisabeth PoulainOlivier de Sagazan, L'envol de l'Homme, Les 3 composantes Cl. Elisabeth Poulain

Olivier de Sagazan, L'envol de l'Homme, Les 3 composantes Cl. Elisabeth Poulain

Olivier de Sagazan, l'Envol de l'Homme, la signature du peintre...Cl. Elisabeth Poulain

Olivier de Sagazan, l'Envol de l'Homme, la signature du peintre...Cl. Elisabeth Poulain

Il me reste à vous retranscrire quelques indications éclairantes figurant au verso de l’œuvre. L’artiste a fait des études de biologie et de philosophie. Ses voyages d’études se sont déroulés  au Cameroun, au Bénin, au Niger, en Algérie, au Maroc et  en Hollande…Et c’est ainsi que se termine cette longue description d’une œuvre remarquable d’Olivier de Sagazan...             

 

 

Pour suivre le chemin

. Découvrir l’artiste sur http://olivierdesagazan.com/    http://www.barakasamsara.com/location/olivier-de-sagazan-paris

. Et sur sa page FB   https://www.facebook.com/Sagazan/  ainsi que sur  https://fr.wikipedia.org/wiki/Olivier_de_Sagazan

. Voir  différentes représentations du martyre de Saint-Sébastien dans https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9bastien_(martyr)

. Villevêque, une commune du Maine et Loire, situé au bord du Loir, un des affluents de la Loire,  au nord d’Angers   https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Villev%C3%AAque_(49).jpg

Clichés Elisabeth Poulain, avec une précision concernant les couleurs du carton, qui sont beaucoup plus "ternes" de par la volonté du peintre que celles qui figurent dans ce billet.

 

 

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Le bestiaire de la pub d’hier, P comme Poisson

29 Novembre 2018, 16:59pm

Publié par Elisabeth Poulain

Vivagel, Poisson congelé vivant, Catalogue Interenchères, 28.10.2006, Cl.Elisabeth Poulain

Vivagel, Poisson congelé vivant, Catalogue Interenchères, 28.10.2006, Cl.Elisabeth Poulain

*Photo coupée n°1bis voir ci-dessous 2018.11.14 n°14 007bis

On ne peut pas dire que le poisson soit l’animal favori des publicitaires de tout genre, qui préfèrent clairement  la vache rouge ou sérieuse, le chien de chasse pour des cartouches de fusil …de chasse ou le chien qui vient vous secourir dans la neige avec une barre de chocolat Suchard entre les dents, la cigogne d’Alsace pour la potasse sous toutes ses formes, le lion noir pour du cirage (noir !), le perroquet pour du chocolat, ouf…J’arrête, la liste est trop longue!

Vivagel, Poisson congelé vivant, Catalogue Interenchères, 28.10.2006, Cl.Elisabeth Poulain

Vivagel, Poisson congelé vivant, Catalogue Interenchères, 28.10.2006, Cl.Elisabeth Poulain

Commençons, nous verrons bien où cette recherche va nous mener. Sous les yeux, j’ai la photo d’une plaque émaillée de forme triangulaire arrondie pour donner de la douceur dans laquelle s’inscrit un cercle lui-même coupé en deux. A voir le poisson qui nage dans l’eau, en faisant des petites vagues qui prouvent qu’il nage en mer, vous ressentez un véritable et double choc visuel. L’œil gauche de ce poisson, qui vous regarde du coin de l’œil, vous  fait penser qu’il appréhende  lui-même de recevoir un vrai choc que le publicitaire choisi par Vivagel  a traduit non seulement visuellement mais aussi avec ces mots : « Poisson congelé  vivant » écrits en rouge sur fond blanc !

Ce vrai petit monstre marin tire en même temps une grande langue, de la même forme que sa queue,  tout en vous regardant du coin de l’œil en même temps, pour voir si vous, vous le regardez, lui! Entre la marque en haut et le bas de la tôle publicitaire, il y a donc ce  poisson de belle taille, qui occupe plus du quart inférieur de la plaque. Il est dessiné également en couleur rouge et dont les contours sont surlignés de bleu-noir !

On comprend l’argument de la fraîcheur qui prouve que le temps, qui s’est écoulé entre le moment où il a été pêché et celui où il  est congelé a été extrêmement bref. Les consommateurs de l’époque allaient donc pouvoir déguster un poisson congelé qui avaient toutes les qualités du poisson frais. C’était alors une avancée technologique majeure, que d’avoir du poisson froid et frais toute l’année et dans tout le territoire… sans même parler des exportations. De nos jours, il ne serait plus possible de choisir un tel argumentaire pour un visuel de ce type. Voilà en effet un dessin qui vous donne des frissons de … froid à penser à la souffrance  de l’animal, bien que ce soit toujours le cas! Quant à savoir quel poisson est représenté sur cette plaque publicitaire, je l’ignore !

TIR-TOUT, la racine qui tient le coup, Catalogue Salorges Enchères, Cl. Elisabeth Poulain

TIR-TOUT, la racine qui tient le coup, Catalogue Salorges Enchères, Cl. Elisabeth Poulain

Voici un autre poisson, d’eau douce cette fois-ci. Il figure  au premier plan d’une plaque publicitaire, qu’un pêcheur situé à droite vient d’attraper avec le hameçon fixé au bout de la ligne de  sa canne à pêche. Le nom de la marque de cette plaque est  «TIRE-TOU, LA RACINE QUI TIENT LE COUP». C’est une plaque qui s’inspire de l’œuvre d’un artiste au  nom de Machenko qui visiblement a « disparu des écrans radars ». Une façon de dire que je n’ai trouvé aucune mention du nom de cet artiste qui a peint des deux côtés la plaque du même poisson.

 Quant à cette plaque qui date des années 30, elle laisse à penser qu’il s’agit d’une « racine » qui devait assez  solide pour pratiquer la pêche à la ligne en eau douce. Le regard se porte d’abord sur TIR-TOU écrit en rouge sur fond jaune dans le coin supérieur gauche, avec ce sous-titre « La racine qui tient le coup » écrit en blanc sur fond bleu. Dans le coin inférieur surgit de l’eau bleue,  l’énorme poisson avec des reflets verts et jaunes sous le ventre  et oranges pour  ses nageoires. Cette  fois-ci, c’est lui qui est terrifié parce ce qu’il vient d’avaler. Et à ce moment-là seulement, que vous  apercevez dans le fond un pécheur muni d’une canne à pêche, qui se tient debout dans l’eau. Il est muni de hautes bottes et tient la canne à pêche. Dans la plaque précédente, c’était le poisson qui nous faisait peur et là nous éprouvons de la compassion pour ce pauvre poisson qui a visiblement mal à chaque tour de moulinet.  Après le poisson-frisson Vivagel, voici donc ce poisson-compassion Tir-Tou que le pêcheur va tirer jusqu’à lui,  en agrandissant sa blessure à chaque tour de moulinet !  

Le Thon Amieux-Frères, Catalogue Salorges Enchères, Cl. Elisabeth Poulain

Le Thon Amieux-Frères, Catalogue Salorges Enchères, Cl. Elisabeth Poulain

Voici enfin une jeune et mignonne Bretonne, qui vit au bord de la mer, sur un rocher très pentu  que nous découvrons sur cette tôle lithographiée de petites dimensions (D. 16,7cm, H 5cm) conçue pour Amieux Nantes. Elle tient dans ses petits bras ( !) un énorme thon qui a pour nom « AMIEUX FRERES » dont la taille des lettres va décroissante, en allant vers la queue, dans l’air. La bouche du thon ne fait qu’effleurer l’eau bleue de la mer, alors que le ciel est jaune. Dans le  coin gauche du ciel figure le slogan publicitaire  « TOUJOURS A MIEUX » écrits  en lettres rouges dans une forme arrondie.  

Il me reste à vous citer la mer d’un bleu soutenu qui part du fond du paysage qui parait s’éclaircir vers le devant, du fait de la présence en gros caractères jaunes « LE THON-AMIEUX FRERES … », le même que celui du ciel. Ce dégradé a pour but de mieux mettre en lumière les petits bateaux aux voiles de couleurs variées qui semblent tourner autour du rocher et vers l’horizon.  Et comme si cela ne suffisait pas, la citation qui figure en jaune est complétée en rouge par cette phrase « EST PREPARE DANS TOUTE SA FRAICHEUR »

                                                                                           

La sardine du Yacht-Club vous salue, d'après Benjamin Rabier, Catalogue Salorges Enchères, 17.05.2014, Cl. Elisabeth Poulain

La sardine du Yacht-Club vous salue, d'après Benjamin Rabier, Catalogue Salorges Enchères, 17.05.2014, Cl. Elisabeth Poulain

Le poisson, un thème qui va se poursuivre au fil du temps… ! 

Pour suivre le chemin

. Cette plaque  publicitaire  se trouve au verso de la brochure de l‘Hôtel des Ventes des Salorges,  « Art publicitaire »  en date du 28 octobre 2006, éditée par Philippe  Kaczorowski, Nantes 

. Vivagel, créée en 1972, n’existe plus en tant que marque indépendante depuis 1993. Elle fait maintenant partie de l’entreprise  Marie, à voir sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_(marque)#Historique     

L’entreprise Marie que je viens de citer est elle-même passée dans le giron de LDC l’entreprise leader de la volaille, à voir sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_(marque)

. Découvrir un photographe allemand-danois très intéressant et qui a fait un véritable travail de sociologue sur les pêcheurs… à voir sur  https://en.wikipedia.org/wiki/en:Wilhelm_Dreesen?uselang=fr

. Plaque émaillée de marque Vivagel, produite par l’Emaillerie alsacienne de Strasbourg , sans date indiquée, à retrouver sur le catalogue, Hôtel des ventes des Salorges, Nantes 44100, vente du samedi 28 octobre 2006, au verso de la page de couverture. A voir sur www.interencheres.com/44001

. Plaque émaillée de marque Tir Tou, affiche lithographiée de Salorges Enchères dans le catalogue Art Publicitaire, en date du 17 novembre 2012

. La ligne de la canne à pêche à voir sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Ligne_(p%C3%AAche)

. Affiche lithographiée illustrée d’après Benjamin Rabier, 116 x 160 cm, Catalogue Art Publicitaire Salorges Enchères en date du 17 mai 2014, qui est une lithographie illustré d’après Benjamin Rabier, le grand dessinateur affichiste

. Benjamin Rabier sur  https://fr.wikipedia.org/wiki/Benjamin_Rabier 

. Voir sur le chapeau haut de forme, signe de réussite, https://fr.wikipedia.org/wiki/Haut-de-forme

. Le Thon Amieux Frères, Tôle lithographiée - Amieux Nantes -,  à  retrouver dans le catalogue « Art Publicitaire » de l’Hôtel des Ventes des Salorges, en date du 16 octobre

 

 

                                                                                          

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Sur l’A11, les séquences paysagères d’été d’Angers vers Nantes

9 Novembre 2018, 17:37pm

Publié par Elisabeth Poulain

Paysage au départ d'Angers sur l'A11, en partance vers Nantes, Cl. Elisabeth Poulain

Paysage au départ d'Angers sur l'A11, en partance vers Nantes, Cl. Elisabeth Poulain

Quelques mots sur la ville de départ, Angers et la campagne environnante. Cette préfecture du département du Maine et Loire, compte plus de 120 000 habitants intra muros  et près de 400 000 habitants répartis dans les 80 communes de l’aire urbaine  dont elle est le centre. Elle offre  aussi cette particularité à ses habitants et aux touristes de pouvoir accéder très vite à la campagne, sans zone  intermédiaire, quelle que soit la destination choisie.  Cette proximité avec la campagne est accentuée par l’existence d’autoroutes, en particulier l’A11  qui porte le joli nom de « l’Océane » qui permet de rejoindre l’Océan atlantique rapidement, que l’on choisisse la rive droite de la Loire, vers Saint-Nazaire, Pornichet, La Baule…ou la rive gauche vers Saint-Brévin les Pins ou l’Océan, Pornic…Car la campagne que nous avons traversée cet été  est celle qui va vers l’Ouest, vers la mer.

Il faisait un temps magnifique, d’une luminosité d’une finesse extrême, avec une chaleur idéale en ce jour très symbolique en France du 14 juillet 2018. Il y avait un peu de circulation sur l’autoroute, mais pas de trop, avec quelques voitures dont certaines portaient les vélos de toute la famille, grands et petits, qui faisaient plaisir à voir. 

Sur l'A11, le vert tendre de la prairie, la voiture jaune de vacanciers, Cl. Elisabeth PoulainSur l'A11, le vert tendre de la prairie, la voiture jaune de vacanciers, Cl. Elisabeth Poulain

Sur l'A11, le vert tendre de la prairie, la voiture jaune de vacanciers, Cl. Elisabeth Poulain

Comme le dit le titre, ce billet porte sur une succession de séquences photographiques, pour montrer à la fois une certaine unité - celle d’une belle matinée d’été - et la diversité des paysages, alors que j’étais assise à côté de la conductrice, regrettant toujours le décalage « temps » entre le moment où le regard voit un paysage ou un élément visuel intéressant à prendre en photo et l’action du doigt appuyant sur la touche de l’appareil photo. Selon les cas, je vais vous présenter une sélection des clichés dans l’ordre de leur prise de vue et/ou parfois en les regroupant par thème…

Sur l'A11, la campagne l'été, une fois l'herbe coupée, Cl. Elisabeth PoulainSur l'A11, la campagne l'été, une fois l'herbe coupée, Cl. Elisabeth Poulain

Sur l'A11, la campagne l'été, une fois l'herbe coupée, Cl. Elisabeth Poulain

. La fenaison. Elle venait d’avoir lieu : les balles rondes étaient disposées sur le côté  régulièrement à la surface des champs de belles dimensions au point qu’il n’a été que rarement possible de voir les trois autres côtés. Plus loin, vers Nantes, le foin fauché formait des « carrés » comme on dit dans le métier ; ce sont en réalité  des parallélépipèdes rectangles posés au sol que nous avons vus. C’est alors que  vous pensez qu’avec chance, il fait beau et que le soleil fait bien les choses en permettant au foin de sécher dans de bonnes conditions…Vous vous dites aussi que les agriculteurs doivent suivre avec attention les prévisions météorologiques auxquelles ils  sont abonnés !

. « L’autre herbe », celle qui pousse entre  la clôture, sur le talus et le bitume,  venait d’être coupée, montrant clairement qu’il y a un fossé pour recueillir les eaux de pluie quand celles-ci sont abondantes. Une indication d’importance en cas de panne d’un véhicule ! Dans le fond du paysage, on voit un grand pylône peint en gris pour mieux se fondre dans le paysage, comme on en verra d’autres ensuite tout au long du trajet plus ou moins visibles selon les cas. Comme Il y a le trajet de l’autoroute qui grosso modo file de ville en ville, il y a aussi - hors la ville -  la ligne des pylônes très visibles en raison de leur taille et que nous allons   suivre tout au long du parcours jusqu’à l’embouchure de la Loire.      

Sur l'A11, les arbres préservés sur le haut du talus, Cl. Elisabeth PoulainSur l'A11, les arbres préservés sur le haut du talus, Cl. Elisabeth Poulain

Sur l'A11, les arbres préservés sur le haut du talus, Cl. Elisabeth Poulain

. L’arbre poussant de l’autre côté de la clôture, c’est-à-dire à l’intérieur de l'enclos. Ceux que j’ai vus  étaient en bonne forme et ne risquaient donc pas de « tomber » du côté de l’autoroute. Parfois, comme dans le second cliché, les arbres ont pu pousser de façon assez serrés pour former une véritable haie en hauteur, bénéfique à la qualité de l’air du côté du champ.    

. Arrive ensuite la descente puis la remontée dans un endroit boisé, au-dessus de la petite rivière du « Havre », qui doit être un des plus petits affluents de la Loire, qui se trouve dans le département de la Loire Atlantique, en traversant le village d’Oudon. C’est un site très ancien. En font preuve, au milieu des vignes, «le menhir de la Pierre Blanche »   qui est classé au titre des Monuments historiques ainsi  que la découverte  de deux  pirogues de bois, taillées chacune dans un seul demi-tronc d’arbre, trouvées dans cette petite rivière longue de quelques 31 kms qui coupe le village en deux, avec un seul pont, avant sa confluence avec la Loire. La voie ferrée Paris-Nantes parallèle au grand fleuve passe aussi par Oudon.

Sur l’autoroute en allant vers Nantes, la présence de cette petite rivière du Havre que l’on ne peut pas voir du haut du viaduc, se manifeste par une descente où règnent les genets et une remontée, toutes deux couvertes d’une forêt sur ces deux côtés pentus. Avant Nantes, c’est le seul endroit qui garde un caractère « naturel » . Un petit panneau sur le côté de l’autoroute indique « Le Havre ». C’est cette petite rivière qui  explique la raison de ce  creusement, avec ces pentes abruptes.

Sur l'A11, le passage du Havre, un très petit affluent de la Loire, Oudon, Cl. Elisabeth Poulain

Sur l'A11, le passage du Havre, un très petit affluent de la Loire, Oudon, Cl. Elisabeth Poulain

Sur l'A11, l'approche de l'agglomération nantaise, Cl. Elisabeth Poulain
Sur l'A11, l'approche de l'agglomération nantaise, Cl. Elisabeth Poulain Sur l'A11, l'approche de l'agglomération nantaise, Cl. Elisabeth Poulain

Sur l'A11, l'approche de l'agglomération nantaise, Cl. Elisabeth Poulain

Vient le moment où on s'approche de la métropole nantaise. Ce sont des serres d’une surface qu’on imagine vraiment importante qui nous l’annoncent sur le côté gauche.   Peut-être est-ce là  que pousse le fameux muguet de Nantes. Sur le côté droit, sur le  bas-côté, un grand panneau vous indique les prochains accès d’abord pour La Roche-sur-Yon et ensuite pour … Bordeaux!

Du côté droit en avançant, des tunnels en plastique protègent du froid des végétaux de plus grande hauteur. Vous dire lesquels me seraient difficile ! Un peu plus loin, différents types de matériel agricole vraisemblablement d’occasion  sont exposés à la vue des conducteurs des voitures derrière le grillage tout proche de l’autoroute ; ils attirent aussi mon regard par leur couleur rouge, jaune, verte… 

Enfin un grand souffle d’air, qui survient en regardant le ciel au-dessus de l’autoroute. Un oiseau noir –peut-être est-ce un corbeau ? – venait de  s’envoler du côté droit de la forêt pour aller de l’autre côté…en hauteur. On le voit presque au-dessus d’un lampadaire. Clairement c’est le cliché le plus minimaliste que je vous montre. C’est aussi le seul animal qui vit librement dans la nature, en toute liberté et en parcourant des kilomètres…

Sur l'A11, le ciel et l'oiseau, la descente vers le Havre, le pylone électrique, Cl. Elisabeth Poulain
Sur l'A11, le ciel et l'oiseau, la descente vers le Havre, le pylone électrique, Cl. Elisabeth Poulain

Sur l'A11, le ciel et l'oiseau, la descente vers le Havre, le pylone électrique, Cl. Elisabeth Poulain

Le départ en vacances. On le sent à l’approche de l'agglomération nantaise . Un panneau électrique signale le ralentissement écrit en jaune sur fond noir. Pour la première fois depuis notre départ,  quelques voitures roulent l’une derrière l’autre. Il y a aussi à l’arrière sur certaines  voitures des vélos de plusieurs types ou plusieurs tailles (balades ou sportifs,  adultes ou, enfants…). Cette courte scène de départ en vacances en famille fait plaisir à voir. Je vous présente le cliché des vélos vus de près où l’on distingue bien le plus grand du père au plus près de la voiture, le petit de l’enfant accroché à lui et la bicyclette moyenne de la maman qui assure la stabilité de l’accrochage grâce à plusieurs sandows ! 

L’arrivée dans l’agglomération nantaise. Elle se perçoit à la proximité  de grandes entreprises et/ou d’aires de stockage de matériels, avec en particulier Porcelanosa qui a eu la bonne idée, pour mettre en valeur son site, de planter en terre  trois mâts de haute taille avec le  drapeau français à gauche, le drapeau européen au centre et l’italien à droite. Un léger vent nous a fait le plaisir de les déployer. Un peu plus loin, nous rentrons dans un espace boisé protégé de l’autoroute par un mur anti-bruit barré d’un trait rouge.  

Sur l'A11, l'approche de Nantes, un bâtiment de grande marque, le mur anti-bruit. Cl. Elisabeth Poulain
Sur l'A11, l'approche de Nantes, un bâtiment de grande marque, le mur anti-bruit. Cl. Elisabeth Poulain

Sur l'A11, l'approche de Nantes, un bâtiment de grande marque, le mur anti-bruit. Cl. Elisabeth Poulain

C’est le moment d’arrêter ce premier billet  « autoroutier ». Un second suivra, dans quelque temps,  pour vous présenter les clichés de la seconde séquence, après avoir quitté l’autoroute pour voir comment la route s'inscrit dans le paysage. Y-a-t-il plus de diversité paysagère  entre Nantes et Saint-Nazaire, en longeant de loin  la Loire sur sa rive droite. On verra qu'entre la Loire et la route, l’ambiance est totalement différente : on a en effet une impression de « plat  pays »… !  C'est étonnant. Et du coup, on se surprend à encore plus regarder le ciel…   

 

Pour suivre le chemin

. La ville d’Angers sur http://www.angers.fr/index-static.html

. La communauté d’agglomération d’Angers Loire Métropole à voir sur  http://www.angersloiremetropole.fr/accueil/index.html

. L’aire urbaine d’Angers à voir  sur     https://fr.wikipedia.org/wiki/Aire_urbaine_d%27Angers

. L’A11 sur https://fr.mappy.com/itineraire/49000-angers/44600-saint-nazaire#/5/M2/TItinerary/IFRAngers%2049000-49100|TOSaint-Nazaire%2044600|MOvoiture|PRcar|RI0/N151.12061,6.11309,-1.3884,47.44016/Z9/

. La balle « ronde », voir ses avantages par rapport à la balle « carrée » sur  http://www.lafranceagricole.fr/article/secher-le-foin-en-balles-rondes-ou-carrees-1,0,39169515.html

. La Loire, voir l’essentiel sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Loire#La_Loire_inf%C3%A9rieure   

. La petite rivière « le Havre » qui traverse Oudon avant de rejoindre la Loire  fait un peu plus de 31kms de long.   

. La ville d’Oudon en Loire-Atlantique, à retrouver sur http://www.oudon.fr/pages/oudon-tourisme/histoire-de-la-commune/l-histoire-d-oudon.php  . Lisez l’histoire de cette petite ville  dont le seigneur du château – dont le donjon existe encore-  fit don d’une abbaye à des moines d’Angers. Elle doit maintenant approcher les 4 000 habitants.

. Les pirogues monoxyles, à découvrir sur   https://fr.wikipedia.org/wiki/Pirogue_monoxyle

. Le menhir de la Pierre Blanche  d’Oudon est une photo de Selbymail, à voir sur https://commons.wikimedia.org/wiki/File:OudonMenhir3.jpg .

Le muguet de Nantes à retrouver sur https://www.plusdefleurs.com/muguet-fleur-1er-mai.html

. Clichés  Elisabeth Poulain,  avec mes remerciements  à la conductrice qui m'a encouragé à prendre toutes ces photos...

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3 cartes postales d’Alsace avant, pendant & après la guerre de 14-18

18 Octobre 2018, 17:48pm

Publié par Elisabeth Poulain

Carte postale, Souvenir de Hagueneau, Polnischer König, Cliché Elisabeth Poulain

Carte postale, Souvenir de Hagueneau, Polnischer König, Cliché Elisabeth Poulain

Ce sont là trois  « pépites »  rares par définition, qui témoignent d’un passé pas si lointain quand l’Alsace-Lorraine parlait non seulement en allemand mais aussi en français (carte postale n°1). Re-devenue française à la (première) « Libération », elle a retrouvé sa bonne langue  française (CP n°2)  et enfin  c’est la beauté de certains paysages des Vosges   qui a pu être mise en valeur à nouveau (CP n°3).

. La carte postale n°1 « Souvenir de HaguenauPolnischer König » (Traduction de l’allemand « Le roi de  Pologne »).

Le recto montre à voir un ensemble important de bâtiments avec à gauche une grande maison en au toit très pentu parce qu’on aperçoit deux fenêtres en avancé sur le toit  avec leur propre petite toiture et ceci des deux côtés. Peut-être même y en a-t-il une autre à sa gauche mais elle est cachée par la ramure d’un arbre planté du côté de la route passant devant cet important ensemble immobilier. Deux cheminées sont fichées au faîte du toit.

. Le bâtiment du fond semble être une grange, sans fenêtre visible. Un sapin en outre masque la façade de ce bâtiment.   

. Quant à la maison à droite du cliché, elle se présente de face sur une belle longueur ; la porte ouverte et sans volet semble être l’entrée principale du bâtiment important par sa longueur. Un autre argument est que le portail de l’ensemble est ouvert juste en face de cette porte de la maison.  On aperçoit sur le toit pentu quatre cheminées me semble-t-il.

Remarquons enfin qu’on est en hiver car aucun arbre n’a de feuille, ce qui permet d’avoir la vue non seulement sur les différents bâtiments mais aussi sur le haut mur par devant. Pour le portail, on voit sans peine les deux colonnes auxquelles sont accrochées les vantaux  en métal plein pour le bas et ajouré pour le haut. 

L’arrière de la carte postale (14cm de long sur 9,2cm de haut) ne donne aucune information particulière. La seule remarque qui puisse être faite, est que la partie réservée à l’adresse est de 8 cm contre seulement 6 pour l’espace dédiée à la correspondance. L’endroit dédié au timbre est un petit carré de 2cm sur 2 en haut à droite…  

Carte postale, Photo Jeune Alsacienne, Cl. Elisabeth Poulain

Carte postale, Photo Jeune Alsacienne, Cl. Elisabeth Poulain

. La carte postale n°2 montre une jeune fille, habillée en  « Alsacienne » avec la fameuse coiffe fixée dans les cheveux  avec des épingles, sans que je puisse vous dire de quel canton elle était. On discerne des dessins de fleurs dans sa coiffe de couleur noire avec des fleurs vraisemblablement brodées sur ce grand ruban,  comme toute sa tenue, avec également un bouquet de quelques fleurs à la main. Cette carte a été coupée dans sa partie droite au recto, ce qui explique que je n’ai aucune information sur la ou le destinataire. Au verso, il est seulement indiqué « Souvenir de notre fête de libérati… mes sincères salutations, MF »  écrit en français à la plume trempée dans de l’encre noire, en lettres romanes pour le texte et en lettres gothiques pour les  trois lettres majuscules que j’ai soulignées ici dans ce billet. Les deux seules indications, qui peuvent être ajoutées  montrent la disproportion entre la partie dédiée à l’adresse beaucoup plus grande que celle destinée à la correspondance : la carte postale mesure 13,8cm  de longueur, dont 7,6cm sont affectées à l’adresse. Quant à « la libération », elle ne peut être que celle de 1918. 

A bien examiner cette carte, je m’aperçois que la très sérieuse jeune fille pose devant un décor peint sur une toile qui forme le fond. On le devine au « sol » sur lequel reposent ses pieds, à l’aspect  « papier froissé » où  se poursuit un décor d’un sentier qui part en montant à angle droit vers la gauche.

Carte postale-41 Saverne - le Haut Barr - L'Hôtel, Cl. Elisabeth Poulain

Carte postale-41 Saverne - le Haut Barr - L'Hôtel, Cl. Elisabeth Poulain

. Il me reste à vous parler de la carte postale n°3 qui  doit être la plus « récente » des trois pour plusieurs raisons. Il s’agit d’une vue de l’Hôtel du Haut Barr à Saverne. Elle est entourée d’un liseré beige-jaune, sur lequel figurent et les noms de la ville et le lieu et l’Hôtel, avec pour la première fois une signature « CAD » dans un triangle, juste avant l’intitulé total « 41 Saverne - LE HAUT-BARR – L’Hôtel ».

On peut admirer une vue prise d’en haut d’où l’on domine  l’hôtel en premier plan à droite qui semble être un mélange de manoir mi-alsacien mi-normand, avec les poutres de structures visibles et de curieuses baies cintrées vitrées en rez-de-chaussée surélevé avec à côté une avancée vitrée qui devait servir de véranda l’été. Quant aux ruines en arrière de l’hôtel, on peut imaginer que ce sont celles du « Château de Haut-Barr, L’œil de l’Alsace (Saverne) ».  

Il m’est difficile de vous en dire plus car la carte postale a dû être collée sur  un cahier par exemple, de sorte que j’ai du mal à lire, ce qui est indiqué au verso. Je devine, sans garantie de ma part, les mentions suivantes : « Hôtel, Restaurant, pension, A. Fockré, Le Haut-Barr (Saverne), Ouvert toute l’année, Téléphone 125. »

La carte mesure 14 cm de long, 9,2cm, bordure incluse. Au verso, la part réservée à l’adresse est plus grande que celle affectée au message, avec pour la première fois, en signe de « modernité » l’éditeur et son adresse à Strasbourg. J’arrive à deviner les termes d’ « … Arts mécaniques, Strasbourg …» écrits en tous petits caractères en position verticale pour séparer la partie droite dédiée à l’adresse du destinataire de la partie « correspondance »…   

A cette petite histoire de trois cartes postales, que j’ai trouvées dans une boîte, dont deux sont originaires du Bas-Rhin –Haguenau  et Saverne -  et l’autre  du Haut-Rhin avec la jeune Alsacienne, je ne peux rien ajouter  de plus que ce que je vois aujourd’hui et dont je viens de vous parler…    

                                                                           ***********                  

Pour suivre le chemin, consulter

. Haguenau, voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Haguenau#La_Première_Guerre_mondiale_à_Haguenau  

. Pour le Château du Haut-Barr, voir https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Ch%C3%A2teau_Haut-Barr.jpg

. Clichés Elisabeth Poulain

 

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L’éléphant vu par trois pubs, un petit en métal & un dessin de 1931

7 Octobre 2018, 15:49pm

Publié par Elisabeth Poulain

Thé Daarjeeling placé sous la marque de l'Eléphant, Cl. Elisabeth PoulainThé Daarjeeling placé sous la marque de l'Eléphant, Cl. Elisabeth Poulain

Thé Daarjeeling placé sous la marque de l'Eléphant, Cl. Elisabeth Poulain

Sous les yeux, j’ai quatre* éléphants sous diverses représentations. Le Ier est un dessin en couleurs sur un carton, le n°2 est en laiton incrusté dans du bois d’une boîte, le troisième repose, comme un grand qu’il n’est pas, sur ses quatre pattes et le quatrième est un dessin d’un livre scolaire. * Maintenant il y a 5, mais je ne peux pas changer le titre, qui pourrait être 4 + 1!    

. La plus récente (2017-18) est une boîte en carton de chocolat de marque « Côte d’Or » qui continue à avoir  un éléphant comme logo. A la naissance de la marque, le slogan était le suivant « un chocolat qui ne trompe pas ! » et comme chacun sait qu’ « un éléphant, ça trompe énormément », il ne faut pas s’étonner de ‘ la durabilité ‘ du logo. Il faut dire aussi que les différentes sociétés propriétaires de la marque ont toutes fait ce qu’il fallait pour garder l’éléphant tout en adaptant le packaging aux changements d’époque depuis 1870, en innovant toujours, tout gardant la qualité et la différence… par rapport aux marques concurrentes.   

La boîte, qui mesure 16 cm x 16 x 4,5cm, porte le logo blanc – l’éléphant + Côte d’Or sur fond rouge souligné d’un trait jaune pâle sur fond rouge - par cinq fois (une fois sur le dessus en haut à gauche et quatre fois  sur chacun des côtés). L’éléphant doré du dessus en demande   «Encore ! » du chocolat « Noir Puur » en grosses lettres d’or, si fortement qu’il s’arrose visuellement et littéralement  de copeaux d’or qui semblent « pleuvoir » sur lui ! Ces copeaux qui pèsent 158 grammes de chocolat en tout et pour tout dans cette boîte contemporaine qui s’ouvre par le dessus.        

 

Côte d'Or, Encore ! Noir, Chocolat Pur, Cl. Elisabeth Poulain

Côte d'Or, Encore ! Noir, Chocolat Pur, Cl. Elisabeth Poulain

Boite en bois cubique, Thé l'Eléphant, vue de dessus

Boite en bois cubique, Thé l'Eléphant, vue de dessus

2. La seconde est une boite à thé en bois de marque L’Eléphant », qui forme un cube presque parfait de 8,3 cm, qui date d’il y a quelques années. Seules les faces supérieure  et inférieure, ainsi que la face verticale arrière, sont restées intactes. Les faces latérales  portaient des incrustations en laiton, avec TEA devant, puis sur les deux côtés, le dessin d’une tasse à thé. Elles ont malheureusement été enlevées. La face arrière est restée intacte du fait qu’elle ne porte aucune incrustation. La face en dessous a conservé les informations légales : « Thé Darjeeling’s. Ingrédients : Thé noir Darjeeling 100%. Poids net 100G ». Sa date limite de validité a été fixée au 10-20010.

3. Le troisième est un petit éléphant en laiton que ne représente que lui-même, une façon de vous dire qu’il ne porte aucune marque, ni aucun repère d’aucune sorte. Il pèse 135g pour des dimensions réduites, alors même qu’il est creux, comme on peut le voir sur un des clichés. Ses dimensions : 12cm de long, 5cm de haut, 3,2cm au plus large de l’écartement des pattes arrière. Je ne peux l’imaginer que comme un bibelot, ou alors dans un ensemble…C’est « le petit éléphant mystérieux » que j’ai trouvé dans une braderie de rue.

Petit éléphant de laiton, le même vu sous deux éclairages différents, Cl. Elisabeth Poulain
Petit éléphant de laiton, le même vu sous deux éclairages différents, Cl. Elisabeth Poulain

Petit éléphant de laiton, le même vu sous deux éclairages différents, Cl. Elisabeth Poulain

«Voici la pépite, que je vous ai réservée pour terminer ce billet et que je viens seulement de découvrir  maintenant. C’est un dessin d’éléphant  qui figure dans un livre scolaire édité en 1904, dont voici les références. Il s’agit de l’ « Histoire naturelle appliquée, à l’usage des Elèves de la classe de Troisième B (Programme de 1902)  par E. Caustier, Agrégé de Sciences naturelles, Professeur au Lycée de Versailles, Deuxième Edition, Paris, Vuibert et Nony, Editeur, 63 Boulevard Saint-Germain, 1904… »

Ce dessin d’éléphant figure en fin de l’ouvrage, en page 306, sous le numéro « Fig. 242 » et malgré le recours à une loupe, je ne peux assurer que la signature du dessinateur, l’auteur du dessin,  soit bien « F. Courbier, Courbeau… ? », que je crois déchiffrer à grand peine dans l’angle gauche inférieur. Visiblement en ce début de XXe  siècle, la réglementation n’imposait pas à l’éditeur l’obligation de citer le nom du dessinateur après celui de l’auteur. Le sous-titre du dessin en page 306 est le suivant: « Éléphant s’apprêtant à soulever une pièce de bois dont l’autre extrémité  sera portée par un autre Éléphant ».

Je ne résiste pas au plaisir de vous citer le texte en pages 305 et 306 qui figure dans l’ouvrage « L’Éléphant domestique (fig. 242) rend de grand service aux Anglais dans l’Inde. Dans l’armée, il transporte l’artillerie. Dans les chantiers de la vallée de l’Iraouaddy, il porte des pièces de bois, les empilent en tas réguliers et sait même parfois les présenter aux lames des scies ; Il serait souhaitable que l’éléphant d’Afrique soit domestiqué comme l’éléphant indien ; car dans les régions tropicales ni le Cheval, ni le Mulet, ni le Chameau ne peuvent résister à l’anémie et à la fièvre. ».                                                                           

Dessin d'éléphant au travail, Histoire naturelle appliquée, Vuibert Ed. Paris 1904, Cl. Elisabeth Poulain

Dessin d'éléphant au travail, Histoire naturelle appliquée, Vuibert Ed. Paris 1904, Cl. Elisabeth Poulain

Aujourd’hui l’ivoire des éléphants continue à avoir une telle côte sur le marché mondial que les deux races sont menacées d’extinction. Selon WWF, sur le continent africain, l’espèce ne compte plus que  400 000 éléphants (contre 3 à 5 millions au début du 20ème siècle). Quant à l’éléphant d’Asie, la situation est au moins aussi défavorable, si ce n’est plus.  Et c’est sur cette triste constatation qu’à cette vitesse d’extermination des deux races d’éléphants, il n’en restera plus bientôt que ceux qui sont prisonniers dans les zoos… ! C’est alors peut être aussi que Babar connaîtra à nouveau le succès qui fut le sien dès sa parution en 1931. En 1939, quatre millions d’exemplaires avaient déjà été vendus… ! Mais le contexte sera différent, on pourra voir des éléphants en squelette  dans des musées dédiés aux animaux disparus, les retrouver dans des films  ou des photos des temps passés...

                                                                             *******

Pour suivre le chemin

. Lire la longue histoire du chocolat Côte d’Or sur  le site officiel et sur wikipedia https://www.cotedor.com/ https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%B4te_d%27Or_(chocolat)

. L’article du WWF for nature sur l’éléphant https://www.wwf.fr/especes-prioritaires/elephants 

. « L’éléphant d’Afrique est toujours en danger » ; il est chassé pour son ivoire.   https://www.1jour1actu.com/planete/elephant-dafrique-en-danger-93138/

. Quant  à l’éléphant d’Asie, il n’est plus présent que sur 15% de la surface d’origine :  https://wwf.be/fr/espece-menacee/elephant/elephant-dasie/

. Babar, à retrouver sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Babar  

. Clichés Elisabeth Poulain, avec une jolie découverte d'une plaque publicitaire glanée dans le catalogue de "Salorges Enchères", 8 bis rue Chaptal, BP 98804, 44188 Nantes cedex, en date du samedi 16 avril 2011: voir au verso de la couverture, la plaque "CAFES de l'ELEPHANT NOIR", la plus grande collection du midi ... avec mes remerciements.   

  

Plaque Cafés de l'Eléphant noir, catalogue Salorges Enchères 2011.04.16, Cl. Elisabeth Poulain

Plaque Cafés de l'Eléphant noir, catalogue Salorges Enchères 2011.04.16, Cl. Elisabeth Poulain

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Le pont de Saint-Nazaire, vu de Saint-Brévin, sous le soleil d'été

23 Septembre 2018, 17:44pm

Publié par Elisabeth Poulain

Saint-Brévin ds Pins, vue sur la mer et la Loire, Cliché Elisabeth Poulain

Saint-Brévin ds Pins, vue sur la mer et la Loire, Cliché Elisabeth Poulain

St Brévin les Pins, la dune, la perspective vers Saint-Nazaire, Cl. Elisabeth Poulain

St Brévin les Pins, la dune, la perspective vers Saint-Nazaire, Cl. Elisabeth Poulain

St Brévin les Pins, la mer, la perspective vers Saint-Nazaire, l'arrivée des nuages, Cl. Elisabeth Poulain

St Brévin les Pins, la mer, la perspective vers Saint-Nazaire, l'arrivée des nuages, Cl. Elisabeth Poulain

C’est à une sorte de jeu de miroir, que je vais me livrer aujourd’hui avec des clichés qui ont été pris fin août 2009. Ne vous étonnez donc pas s’il y a des différences avec ce que vous pouvez voir aujourd’hui.

Nous venions de traverser l’estuaire par le pont de Saint-Nazaire, un jour de grand et beau soleil, avec une lumière fabuleuse et toujours ce vent d’Ouest frais et tonique venant de la mer. L’atmosphère était à la détente pour celles et ceux qui voulaient bronzer, jouer avec les petits, s’adonner aux sports pour celles et ceux qui aiment défier le vent… Quelques-uns étaient à moitié dans l’eau, plus pour se rafraîchir d'ailleurs que pour se baigner ou nager. Si mes souvenirs sont bons, le difficile était d’arriver dans l’eau pour nager, à cause de la vase.

Cette rive gauche de la Loire en son estuaire offre un contraste saisissant avec l’autre rive, portuaire, dont on aperçoit des cheminées de la raffinerie de Donges sur la droite en arrière-plan  dont je vous parlerai une autre fois. Notre  ballade s’est poursuivi sur quelques centaines de mètres, le  temps d’atteindre un blockhaus datant de la guerre de 39-45, tourné forcement vers la mer, avec son angle de tir dirigée dans cette direction, que la commune de Saint-Brévin a confié à une association pour que celle-ci en prenne soin. Et c’est ce que cette dernière a fait, le bunker est maintenant accessible à la visite, avec un grand bravo aux membres de cette association !  

Saint-Brévin les Pins, arrivée sur la plage, l'embouchure de la Loire, vue sur St-Nazaire, Cl. Elisabeth Poulain

Saint-Brévin les Pins, arrivée sur la plage, l'embouchure de la Loire, vue sur St-Nazaire, Cl. Elisabeth Poulain

En reportant le regard vers la mer à nouveau,  pour admirer les débuts d’une jeune fille, novice et tenace s’exerçant au sport difficile de recherche de l’équilibre du « kite surf », avec un vent soufflant fort et dont la puissance varie tout le temps. C’est parait-il grisant quand on réussit ! Je voulais bien la croire. Plus loin en mer, on pouvait voir des planches à voile qui requièrent aussi aux véliplanchistes des qualités d’équilibre à moduler en fonction du vent, mais beaucoup moins que le « kite surf »…

Quelques centaines de mètres plus loin, en avançant vers la pointe on peut  admirer de près une pêcherie,  d’autant plus que la marée est basse. C’est la hauteur des poteaux qui impressionnent, car il faut ajouter à cette hauteur visible la partie invisible enfoncée dans le sable, sans oublier la roche en dessous... C’est là que viennent se nourrir une volée de mouettes, de l’ordre d’une petite ou d’une grosse centaine. C’est la fête, non pas pour les grenouilles, mais pour ces oiseaux de mer qui sont capables de voler sur des kilomètres au-dessus de l’eau, pour rejoindre un bon « spot » ! … En arrière, plus loin en mer, on peut discerner des planches à voiles qui « jouent » avec le vent pour optimiser leur vitesse  en surfant.

Pour revenir vers notre point de départ, nous avons choisi  de monter quelques mètres de hauteur pour rejoindre l’allée de promenade qui  permet de marcher facilement tout en voyant mieux le paysage ; quelques mètres de haut suffisent. Et nous avons pu voir un des derniers blockhaus librement accessibles au Grand Public pour visiter l’intérieur, mais sans que nous ne l’ayons fait. Associer la guerre, avec ses « morts au champ d’honneur », quelle qu’est pu être leur nationalité de part et d’autres en ce lieu de grande ouverture et de bel été, aurait quand même été violent, malgré le temps passé depuis lors …Et pourtant c’est de là aussi, de quelques mètres au-dessus du niveau de l’eau, que certains de ces clichés ont été pris, avec un grand plaisir…

Saint-Brévin les Pins, Vues sur la plage, la pêcherie, la mer, l'eau & le ciel, Cl. Elisabeth Poulain
Saint-Brévin les Pins, Vues sur la plage, la pêcherie, la mer, l'eau & le ciel, Cl. Elisabeth Poulain

Saint-Brévin les Pins, Vues sur la plage, la pêcherie, la mer, l'eau & le ciel, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Saint-Brévin Les Pins, sur http://saint-brevin.fr/ , ainsi que sur

.Ce blockhaus « le bunker 105 C » est  à retrouver sur https://saint-nazaire.maville.com/actu/actudet_-saint-brevin.-une-association-renove-un-bunker-allemand-pour-l-ouvrir-au-public_52716-3375304_actu.Htm

. La différence entre un blockhaus,  un bunker et une casemate est qu’il n’y en a pas, sauf que le Ier est allemande d’origine, anglaise pour le second et française pour le 3ème, avec son origine latine (casa ---) « la maison semi-enterrée », à l’épreuve des bombes.

. Retrouver le Mur de l’Atlantique, du haut de la Norvège jusqu’à la frontière entre la France et l’Espagne pour protéger l’Allemagne et plus largement ses conquêtes occidentales contre le Débarquement des Alliés, ce qui eut lieu malgré tout en juin 1944  pour Saint-Brévin, Saint-Nazaire, Saint-Nazaire et alentours sur  https://fr.wikipedia.org/wiki/Mur_de_l%27Atlantique       

. Voir aussi le sentier du Pointeau, https://www.saint-brevin.com/sentier-decouverte-du-patrimoine-militaire-du-pointeau.html

. La pêcherie, sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Brevin-les-Pins

. Clichés Elisabeth Poulain

 

 

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Le ciel si bleu au-dessus du pont sur la Loire, St-Nazaire-St-Brévin

16 Septembre 2018, 16:38pm

Publié par Elisabeth Poulain

Pont de Saint-Nazaire, rive droite, avec vue sur la Loire et la rive gauche, été 2018, Cl. Elisabeth Poulain

Pont de Saint-Nazaire, rive droite, avec vue sur la Loire et la rive gauche, été 2018, Cl. Elisabeth Poulain

Ce pont est si connu, qu’il apparait difficile d’arriver à en dire du nouveau. Ce sont toujours ses caractéristiques techniques innovatrices qui sont mises en avant. Avant de vous parler de la vue, quelques mots me semblent pourtant nécessaires pour le situer dans son environnement, le défi technique qui continue à le caractériser encore maintenant pour arriver à en limiter le coût tout autant que son poids. Et d’abord un rappel de ce pont à gables, qui est tout autant une prouesse technique qu’une  œuvre d’art, tout en remplissant sa fonction de jonction entre les deux rives de la Loire à son embouchure dans ses différents environnements et usages.

Un pont permet de franchir un cours d’eau de façon à lier les deux rives d’un torrent, d’une rivière, d’un fleuve. Ici, le pont permet de joindre Saint-Nazaire en rive gauche de l’estuaire de la Loire à Saint-Brévin en rive droite. Remarquons que curieusement, seule la ville-port de Saint-Nazaire est citée, et pas Saint-Brévin à vocation plus touristique.  Ce lien entre le pont, l’eau, la terre et le ciel est la première caractéristique d’évidence. Ses usagers sont ceux des routes et des rues, qu’ils soient motorisés, à vélo ou à pied.  

Pont de Saint-Nazaire, L'amplitude de la vue sur le fleuve et la rive droite, Elisabeth Poulain

Pont de Saint-Nazaire, L'amplitude de la vue sur le fleuve et la rive droite, Elisabeth Poulain

Il  offre  une caractéristique majeure, à savoir qu’il est édifié sur le lieu de la rencontre entre l’eau du fleuve et l’eau de la mer, celle de l’Océan atlantique, selon les deux cycles des marées, en marée montante et marée descendante. Ses fondations sont ainsi soumises en dessous du niveau de l’eau  à une double pression par deux fois en 24h, à la marée descendante et à la marée montante, avec en plus le phénomène des « grandes marées », sans omettre les tempêtes, surtout dans la période que je viens de citer.

De ce fait, il représente également une réussite majeure car il n’était pas possible de lui adjoindre des fondations plus profondes. Il a fallu alors recourir au béton pour le « lester » et à la technique des haubans, pour l’équilibrer et résister aux marées. On dit alors que le pont est « haubané » avec la conséquence que ses structures sont métalliques.

Pont de Saint-Nazaire, rive droite, la structure à hautbans , été 2018, Cl. Elisabeth Poulain

Pont de Saint-Nazaire, rive droite, la structure à hautbans , été 2018, Cl. Elisabeth Poulain

Visuellement, il fait le bonheur des photographes. Il est devenu un monument d’attraction en soi, avec de magnifiques clichés qui sont le plus souvent pris de Saint-Brévin, parfois de l’estuaire lui-même. Pour ma part, ayant le plaisir d’avoir une jeune et charmante conductrice, j’ai pu prendre quelques clichés de ce célèbre pont qui fait la joie des photographes quelle que soit la rive d’où se fait la prise de vue : à droite,  du côté de Saint-Nazaire, à gauche, du côté de Saint-Brévin-les-Pins.

J’ai choisi de prendre en photo le ciel, celui du matin, au milieu de la matinée, éclairée par le soleil. Il faisait un temps magnifique, avec quelques petits nuages dissipés par une petite brise de mer. Tout était d’un bleu très léger, avec un jeu de lignes de nuages blancs effilées par le vent qui allaient descendants vers la droite, vers la mer d’un bleu plus foncé qui reflétait le bleu du ciel, que l’on apercevait à travers les barreaux de la rambarde peinte en bleu plus foncé.

 

Pont de Saint-Brévin à Saint-Nazaire, le retour, le bleu du ciel, le portique, Cliché Elisabeth Poulain été 2018

Pont de Saint-Brévin à Saint-Nazaire, le retour, le bleu du ciel, le portique, Cliché Elisabeth Poulain été 2018

Sur ce fond se détache avec force, en V inversé, le premier hauban de grande hauteur striée de rayures blanches et rouges dont le choix des couleurs ne peut être un hasard. Outre le célèbre trio de couleurs bleu-blanc-rouge, que tous les Français connaissent, je verrais tout aussi bien  un code chromatique  pour être mieux vu  des hélicoptères…Et ce qui me parait vraiment intéressant relève du jeu des lignes noires, en forme d’un bouquet, que forment  les haubans qui sont fixés à la rambarde et qui tiennent ces structures.

Il me faut vous parler de la barre transversale à hauteur des yeux et des lumières qui s’y affichent : rouge et verte. Comme il n’y a que 3 voies, et que l’emploi se trouve majoritairement  à Saint-Nazaire, ces feux verts et rouges  permettent d’être inversés : le matin, la piste de droite  est verte pour aller  de Saint-Nazaire à Saint-Brévin et celle de gauche, forcément rouge. Quant à la piste du milieu, elle est là comme piste de délaissement en cas de problème ; c’est au moins ce que j’imagine. Je vois mal des voitures doubler pour gagner une place en cas de « bouchon ». Par contre j’en vois mieux l’utilisation en cas de déplacement d’urgence, par exemple en ambulance ou lorsque la police a besoin d’en faire usage.   

Pont de Saint-Brévin à Saint-Nazaire, les cabanes de pêcheurs en rive droite, l'accroche des cables, Cl. Elisabeth Poulain Pont de Saint-Brévin à Saint-Nazaire, les cabanes de pêcheurs en rive droite, l'accroche des cables, Cl. Elisabeth Poulain Pont de Saint-Brévin à Saint-Nazaire, les cabanes de pêcheurs en rive droite, l'accroche des cables, Cl. Elisabeth Poulain

Pont de Saint-Brévin à Saint-Nazaire, les cabanes de pêcheurs en rive droite, l'accroche des cables, Cl. Elisabeth Poulain

Au retour de notre traversée, venant cette fois-ci de Saint-Brévin, après une bonne baignade revigorante, le ciel avait changé, le petit vent frais avait disparu, il n’y avait plus guère de nuages légers et surtout l’ambiance était autre, tout comme le paysage par exemple que l’on voyait à travers les solides barreaux. Ce ne sont pas les quelques bateaux de plaisance ancrés dans le petit port tout proche de la rive gauche, qui ont attiré mon regard, mais les cabanes de pêche dressées dans l’eau sur des poteaux suffisamment  longs  pour pouvoir s’ancrer dans le « bon sol » le plus profondément possible, pour ne pas s’enfoncer dans l’eau. Et puis dans le fond du cliché, en rive droite dans le fond, on arrive à voir des éléments portuaires de couleur rouge.    

  

Pour suivre le chemin

. Voir l’article sur le pont de Saint-Nazaire, sur https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Pont_de_Saint-Nazaire.jpg ainsi que la carte jointe.

. Les ponts à haubans, sur  https://fr.wikipedia.org/wiki/Pont_%C3%A0_haubans

. Les chiffres à connaître sur le pont le plus long de France https://inforoutes.loire-atlantique.fr/jcms/pont-de-saint-nazaire/les-mensurations-du-pont-en-infographie/les-mensurations-du-pont-de-saint-nazaire-en-infographie-fr-p1_11447?portal=dev_5121&category=p1_11945&gclid=EAIaIQobChMI-M6S2pnC3QIVmoXVCh1cDgU4EAAYASACEgJ4JPD_BwE

. Avec un très beau cliché de Ludovic Péron, du 13-08-2006 sur le pont lui-même vue de la rive droite, à partir de Penhoët https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Pont_de_Saint-Nazaire.jpg

. Voir l’étude sur les paysages de Loire-Atlantique sur   http://www.paysages.loire-atlantique.gouv.fr/indexe61d.html?_

. Clichés Elisabeth Poulain        

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Peinture ---) Jeu de courbes en couleurs et fleurs de verre…

10 Septembre 2018, 15:39pm

Publié par Elisabeth Poulain

.Jeu de courbes en couleurs et fleurs de verre, Création France Poulain, Cl. Elisabeth Poulain

.Jeu de courbes en couleurs et fleurs de verre, Création France Poulain, Cl. Elisabeth Poulain

La composition se présente sur un carton spécial peinture d’un format normalisé de 40 cm de haut sur 33 cm de large. Bien sûr il appartient à la peintre de choisir de travailler en vertical ou en horizontal. Ici son souhait a été de lancer des courbes vers le haut, en utilisant quatre couleurs seulement. Ce sont le bleu, le vert, le jaune et le rouge.

La jeune femme, qui a peint ce carton, a joué de la complexité pour donner vie à chacune des courbes.  

La courbe bleue se voit aussi bien à gauche dans un départ large vers le bas pour s’éclaircir en s’affinant avec du jaune et du blanc, qu’à droite pour se terminer quasiment à la même hauteur. C’est la seule courbe à ne pas être liée aux autres. Elle donne de la force et équilibre la composition. En effet on retrouve ce bleu  du côté droit en un ruban plus étroit et qui va rencontrer et se perdre dans autres courbes. C'est le cas en particulier avec la couleur jaune qui se divise en deux.

. En rencontrant le jaune, le bleu donne naissance à un vert composite, qui donne une dimension acidulée qui aurait manqué autrement. C'est la courbe la plus courte.    

. La seconde courbe à droite est le ruban jaune principal qui s’élargit dans sa courbe allant de la droite vers la gauche en blanchissant dans sa courbure vers la gauche. Elle s’affine ensuite en tournant vers la gauche, jusqu’au moment elle rencontre la courbe rouge foncée sur sa droite. A ce moment, elle devient orange jusqu’au moment où elle rencontre la courbe verte claire  rehaussée d’un trait vert clair composite.

. Il reste à citer la courbe rouge qui équilibre en hauteur la lourde courbe bleue d’en bas. En rencontrant la courbe jaune, elle donne un peu de sa couleur à la courbe jaune qui du coup devient orange.

Jeu de courbes, couleurs et fleurs de verre, sous la lumière, Création France Poulain, Cl. Elisabeth Poulain

Jeu de courbes, couleurs et fleurs de verre, sous la lumière, Création France Poulain, Cl. Elisabeth Poulain

  Jeu de courbes en couleurs et fleurs de verre, Création France Poulain, Cl. Elisabeth Poulain     Jeu de courbes en couleurs et fleurs de verre, Création France Poulain, Cl. Elisabeth Poulain

Jeu de courbes en couleurs et fleurs de verre, Création France Poulain, Cl. Elisabeth Poulain

Les fleurs de verre ont fait partie d’un lustre en cristal, accroché à un plafond, qui pesait si lourd qu’un jour il s’est décroché et bien évidemment s’est brisé au sol dans un grand fracas. Seules restent ces formes de fleurs en deux formats : sept grandes et  neuf petites. Elles sont juste posées sur le carton pour la photo car elles ne font pas parties de la composition d’origine.

Et voici comment reviennent à la lumière d’aujourd’hui, et sans avoir pris une ride (!), un carton peint resté au fond d’un tiroir bien enveloppé dans un papier de soie  et des fleurs de verre qui n’avaient plus d’usage…   

Pour suivre le chemin :  Création France Poulain, Cliché Elisabeth Poulain      

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Angers, La Suisse Angevine, l'Etang St-Nicolas vu du Roc Epine, A.B. 1926

3 Septembre 2018, 15:03pm

Publié par Elisabeth Poulain

Angers, La Suisse Angevine, l'Etang St-Nicolas vu du Roc Epine, A.B,1926, Cl. Elisabeth Poulain

Angers, La Suisse Angevine, l'Etang St-Nicolas vu du Roc Epine, A.B,1926, Cl. Elisabeth Poulain

C’est une carte postale qui date de 1926. En réalité elle doit être plus ancienne. Je sais seulement, qu’elle a été écrite et vraisemblablement envoyée le 8 juillet 1926 à partir d’Angers, par celui qui l’a adressée à son destinataire. C’est aussi ce qu’indique son titre au recto.  Il est  ‘presque’  complet ; il manque en effet au verso un morceau du coin droit de 3cm de haut sur 2,2cm de large là où se trouvait le timbre, qui visiblement a intéressé un collectionneur. Dans cette partie manquante, là où aurait dû se trouver le timbre, il me semble lire LES PONT..., ce qui pourrait évoquer les Ponts de Cé, une ville au sud d’Angers sur les bords de la Loire, mais bien sûr sans certitude.

Quant à la carte elle-même, ses dimensions sont plus petites que celles des cartes actuelles, dont le format est standardisé : 13, 8 cm de longueur x 9 cm de hauteur pour celle de 1926  contre 15 cm x 10 cm actuellement. Elle ne porte pas de bordure qui permet de faire ressortir les couleurs. Peut-être est-ce parce qu’elle est ni en couleurs, ni vraiment en noir et blanc. Il est difficile de définir ses teintes, du fait vraisemblablement du vieillissement du carton léger. Le noir et blanc tire plus maintenant vers un beige grisé, avec beaucoup de teintes grises  pouvant aller jusqu’au noir.

Angers, La Suisse Angevine, l'Etang St-Nicolas vu du Roc Epine, A.B.1926, Elisabeth Poulain

Angers, La Suisse Angevine, l'Etang St-Nicolas vu du Roc Epine, A.B.1926, Elisabeth Poulain

Au recto, la carte postale, côté face, porte en haut la désignation suivante : «  … ANGERS,  La Suisse Angevine, L’Etang Saint-Nicolas vu du Roc Epine – A. B » qui sont les initiales du photographe. Il s’agit bien « du Roc Epine » et non pas de Roc Epine, comme on dit maintenant. La photo montre  une partie de l’Etang Saint-Nicolas, vue de la rive gauche, à l’endroit le plus élevé du site du parc. C’est là   où la petite rivière, le  Brionneau, a « rencontré » des roches de schistes si hautes qu’elle a du faire se frayer un lit en tournant à angle droit vers le sud pour quelques centaines de mètres plus loin, pour à nouveau remodifier son lit à nouveau à angle droit mais cette fois-ci vers la gauche.

Ce côté pentue à gauche avait pris la dénomination de « Suisse angevine » et le Roc, celui DU Roc Epine. Actuellement, Roc Epine désigne une petite zone résidentielle de quelques rues à l’ouest d’Angers, contigüe à l’Etang Saint-Nicolas. Ce n’est plus un rocher en tant tel. Cette dénomination de "roc épine", cette fois-ci sans majuscules, désignait le tuteur en pierre de schiste qui permettait de tenir en position verticale les pieds de vigne de façon à ce qu'ils ne ploient pas sous le poids des grappes de raisin.    

Actuellement il ne serait plus possible de prendre un tel cliché pour de multiples raisons. Le paysage a en effet changé, aussi bien devant à gauche tout en bas, à droite du chemin, là où il me semble voir sur la carte postale des pieds de vigne tenus par ces rocs-épine. Les arbres ont poussé surtout en face en rive gauche. Dans la séquence paysagère du fond, il me semble voir des maisons, avec des jardins potagers par devant près de l’eau. Cette zone maraîchère est maintenant devenu une zone urbaine dotée de grands ensembles  et de maisons individuelles. Quelques parcelles maraichères subsistent néanmoins.

Pour en revenir au site pris en photo, il me reste à signaler qu'elle a du être prise rive gauche d'en haut. A cet endroit, deux  "villas" construites en hauteur pour jouir de cette belle vue à la fin du XIXe siècle ou au début du XXe, sont dotées d'une tour carrée  de façon à jouir de la vue . On accède aujourd'hui à ce  site par le « Chemin des Travailleurs ». C'est une toute petite rue, qui commence rue de Roc Epine et  qui se termine en impasse pour se transformer en sentier, au moment où la pente descendante vers l’étang commence réellement. Le site est maintenant doté de propriétés privées qui ne permettent plus de jouir de la vue d'en haut. Seule reste au promeneur la possibilité  de faire le tour de l'étang par le bas de façon à pouvoir admirer de l'autre rive sur la pente d'en face. On distingue sur le cliché ci-dessous de part et d'autre d'un grand cyprès deux villas disposant d'une tour carrée qui permettent de voir à la fois loin et tout près le bord de l'étang.

Angers, l'étang Saint-Nicolas, vue  d'en face sur le cyprès et les tours carrées, Cliché Elisabeth Poulain

Angers, l'étang Saint-Nicolas, vue d'en face sur le cyprès et les tours carrées, Cliché Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Voir le département de Maine et Loire, sur  https://fr.wikipedia.org/wiki/Maine-et-Loire

. Découvrir ce qu’est la phototypie, une technique de reproduction qui  a précédé la photographie, sur wikipedia  https://fr.wikipedia.org/wiki/Phototypie

. Consulter le site bien documenté sur le Musée de la photographie http://www.auxpaysdemesancetres.com/pages/histoire-de-la-carte-postale.html

. L’étang Saint Nicolas, à retrouver sur http://www.elisabethpoulain.com/2018/05/l-etang-saint-nicolas-angers-les-oiseaux-la-beaute-de-ses-paysages.html

. Cliché Elisabeth Poulain à partir de la carte postale de 1926 et clichés actuels pour prendre des clichés d'en face

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Le bestiaire d’un garçonnet de 6 ans en 3 dessins aux crayons feutres

30 Août 2018, 16:21pm

Publié par Elisabeth Poulain

*Dessin n°1 d'un petit garçon de 6 ans, Cl. Elisabeth Poulain

*Dessin n°1 d'un petit garçon de 6 ans, Cl. Elisabeth Poulain

Imaginez que vous retrouviez vos six ans et que vous veniez de recevoir un beau cadeau, à savoir une boîte complète de crayons feutres, ce qui représentait un véritable trésor en 1976, surtout quand le papier d'un grand format se trouvait librement à disposition. Au recto, il y avait plein de chiffres, qui ne présentaient aucun intérêt pour le jeune auteur artiste. Cela lui servait de papier de brouillon. Par contre, ce petit garçon avait à sa disposition au verso ces grandes feuilles de papier d’un petit grammage mais  qui offrait un bel espace vide de bonne taille au verso - 36 cm de large sur 27cm de haut -  nécessaire pour libérer son énergie créatrice. Si les dessins ont aujourd'hui gardé leur fraicheur, le papier, qui n’était pas de première qualité, est fragile et a jauni.

Dessin n°1 d'un petit garçon de 6 ans ---) La chèvre multicolore,  Cl. Elisabeth Poulain

Dessin n°1 d'un petit garçon de 6 ans ---) La chèvre multicolore, Cl. Elisabeth Poulain

Cette longue introduction est nécessaire pour vous présenter le premier dessin  qui    représente un drôle d’animal à cornes et pattes pointues. Il est franchement souriant, avec ses yeux et sa bouche tous deux  oranges, sa tête rayée de traits violets verticaux qui contrastent joliment avec ses cornes rayées jaunes et oranges. Son corps est un gros œuf aplati formé de cinq ovales de différentes couleurs, à savoir du vert moyen à l’extérieur, puis du rose accentué, du brun, du vert à nouveau mais plus acide et enfin un bleu turquoise.  Ses pattes également turquoises sont soulignées d’un trait orange, ainsi que les deux sortes de « griffes » remplies du vert du 1er cercle du corps ! L’important est qu’il arbore un franc sourire, tout en vous regardant droit dans les yeux.

Dessin n°2 d'un petit garçon de 6 ans ) Le lapin souriant,  Cl. Elisabeth Poulain

Dessin n°2 d'un petit garçon de 6 ans ) Le lapin souriant, Cl. Elisabeth Poulain

Ce lapin aux longues oreilles droites est représenté dans le second dessin. C’est le plus sympathique des trois. Le dessin est focalisé sur son portrait quand il sourit, sans qu’il me soit possible de dire « à pleines dents » car il n’en a pas justement, des dents. Sa bouche forme un croissant noir incurvée vers le bas. C’est aussi au feutre noir que le dessin est tracé et rempli ensuite des différentes couleurs en possession du jeune artiste.

Son visage ressemble à un bol qui repose en équilibre sur un seul point du corps ; c’est dire qu’il n’a pas du tout de cou. On distingue très nettement trois bandes verticales de couleur, avec au centre celle du rouge-rose qui contient la bouche noire, avec en partie haute les deux trous de narine noirs, encadrée de chaque côté par une partie bleue. Ses yeux sont des billes jaunes  qui se détachent bien sur le fond bleu. Reste à vous citer pour le haut du dessin des hautes oreilles de couleur marron qui se terminent en pointe en haut , avec là aussi le même rose que celui du bas.

Quant au corps, c’est une forme ronde dessinée, cette fois-ci, vers le haut, là où repose la tête. Le tout est rayé de bandes jaunes sur fond blanc, avec de tout petits bras en oblique.                                           

Dessin n°3 d'un petit garçon de 6 ans ---) Le bonhomme bras ouvert, Cl. Elisabeth Poulain

Dessin n°3 d'un petit garçon de 6 ans ---) Le bonhomme bras ouvert, Cl. Elisabeth Poulain

Et voici pour finir celui dont le dessin est le plus abouti. Il est formé de 7 ronds de différentes couleurs. En commençant par le haut, pour garder la même méthodologie :

- On discerne une pomme verte, qui au départ devait être bleue ; elle porte deux cornes noircies et repose sur une forme de galette bleue que l’on pourrait assimiler à un béret.   

- En dessous, voici le visage vraiment épanoui d’un petit bonhomme souriant où chez lui tout est rond sauf ses rayures,  ses cornes sur la tête et en dessous une galette ou un béret à larges bords. Sa tête est bien ronde,  avec en outre des yeux ronds,  un corps, tracé en rose,  rayé de lignes bleues verticales et de lignes brunes qui passent par-dessous.

- Ses petits bras de couleur orange se terminent en cinq petits soleils en guise de  doigts et ses jambes tracées en lignes oranges, sont remplies de traits jaunes tout comme ses petits pieds ronds.

                                                                               *****

Pour suivre le chemin:  Clichés Elisabeth Poulain à partir des dessins

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