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Le Blog d'Elisabeth Poulain

En un siècle & +, le retour de la vogue de la barbe, de la moustache

29 Juin 2018, 11:03am

Publié par Elisabeth Poulain

* Modes de Printemps 1899, La Vie Illustrée, Jeudi 23 mars 1899, Cl. Elisabeth Poulain

* Modes de Printemps 1899, La Vie Illustrée, Jeudi 23 mars 1899, Cl. Elisabeth Poulain

Un drôle de titre que je vais développer pour être plus précise. Il ne s’agit en aucun cas de vous raconter la longue histoire de la barbe et de la moustache chez l’Homme depuis la nuit des temps. Je me verrais mal en effet vous conter celle de l’Homme de Néandertal qui ne devait connaître ni le concept, ni l’outil, encore que des silex puissent être aussi coupants qu’un rasoir affûté.  L’objectif de ce billet est beaucoup plus modeste. Dans l’hebdomadaire, La Vie illustrée, dont je ne possède que l’exemplaire du 23 mars 1899, j’ai choisi de prendre de préférence des exemples dans des dessins ou photos d’hommes dans des visuels publicitaires qui ne portaient d’ailleurs pas ce dernier  adjectif.   On ne parlait pas alors non plus  d’ « annonce », comme dans L’IllUSTRATION ni naturellement de « réclame ». Dans La Vie Illustrée, il y avait en outre une autre différence concernant le nombre élevé de photos, pour l'époque bien sûr.

. Les annonces publicitaires n’avaient pas de désignation particulière. On les repère à leur thème ainsi qu’à leur localisation au verso  de la première page de couverture en page 2 donc, ainsi qu’en page 3 et 4 de la fin du magazine. Cette couverture en outre était faite d’un papier mat plus épais et de couleur rose passée avec le temps. La pagination de ce n°23 est en outre  franchement curieuse. Elle ne commence pas au recto de la page  de couverture, ni d’ailleurs à la page suivante qui n’avait pas non plus de numéro parce qu’elle formait une autre page de couverture cette fois-ci interne au magazine. Donc la pagination débute « en vrai »  à la page 292 pour se terminer en page 302, ce qui donnait 11 pages de texte avec de nombreux dessins et photos.

Modes de Printemps 1899, La Vie Illustrée n°23, Jeudi 23 mars 1899, Cl. Elisabeth Poulain

Modes de Printemps 1899, La Vie Illustrée n°23, Jeudi 23 mars 1899, Cl. Elisabeth Poulain

Le premier exemple tiré de ce  magazine « La Vie Illustrée n° 23 » montre  que les bons usages de la société intégraient  la barbe chez les hommes dans les codes visuels de la réussite sociale . Un homme bien né portait la barbe, qui devait toujours être  soignée.

. Au recto de la page 1 de la couverture de couleur rose moyen un peu terne - en langage actuel – se trouve la plus belle réclame qui a pour nom «  MODES de PRINTEMPS 1899 » (dimensions de la page 6 x 28 cm et celles du dessin 31 x 22 cm) . On y voit sept hommes avec chapeau,  six sont des « quadras » et celui de droite est visiblement plus âgé. Un seul tourne le dos ; c’est le seul dont  on ne saura jamais s’il a une moustache, une barbe…

. Celui de gauche – le n° 1- a une moustache fine au-dessus de la lèvre supérieure.

. Le n°2 porte un collier taillé en carré horizontal en bas qui passe devant le pavillon des oreilles et qui est rejoint à la hauteur des commissures des lèvres par une moustache bien fournie mais sans excès. C’est le plus chic avec son haut de forme noir, sa redingote droite, sa canne…

. Le n°3 porte une moustache plus fournie que le n°1, avec cette fois-ci des pointes qui rebiquent vers le haut. Il porte un chapeau melon.

. Le n° 4 au milieu, celui qui a un chapeau qui ressemble plus à un chapeau actuel, porte une moustache fournie tombante.

. On ne sait rien du n°5, si ce n’est qu’il fume un cigare  et qu’il semble avoir un chapeau d’une taille en-dessous.

. Le n°6 ressemble beaucoup au n°2 dans sa posture : ses cheveux s’arrêtent au milieu de l’oreille et sa barbe, qui se termine en pointe, commence à pousser après le lobe de l’oreille. 

Le n°7, pour finir, est un Monsieur qui porte fièrement un panama de paille tressée avec un gilet clair et un nœud papillon…

Le texte suivant suit le dessin, signé par  V.Leer.SC dans le coin droit en bas : « Nous avons l’honneur de présenter à nos Lecteurs les dernières créations de la Mode masculine pour le printemps 1899, d’après le High Life Tailor, ce qui leur donnera un aperçu de ses merveilleux Costume complets sur mesure à 69fr.50 et ses superbes pardessus Covert-Cout à 59fr. 50. »

Richard-Choubersky, Patins-Bicyclette pour la route 23.3.1899, La Vie Illustrée n°23, Cl.Elisabeth Poulain

Richard-Choubersky, Patins-Bicyclette pour la route 23.3.1899, La Vie Illustrée n°23, Cl.Elisabeth Poulain

En page 3 de couverture - c’est-à-dire toujours rose un peu foncé - figurent trois dessins  tous de dimensions et de formes différentes.

. Le plus grand dessin (16 x 13,5cm), qui  se trouve en haut à droite  de l’avant dernière page, reproduit un dessin de V.  Rose. L’annonce met en lumière des « PATINS-BICYCLETTES pour la Route »  de marque RICHARD-CHOUBERSKY, 18 Rue du Quatre-Septembre, PARIS. La paire est à 80 francs, la vente au comptant ou en location et le catalogue est franco sur demande.

On voit le héros en partie droite du dessin qui avance tout en faisant tourner ses petites roues, le pied gauche d’abord bien à plat, accompagné du pied droit qui stabilise, le patin en oblique en arrière. Il donne l’impression de suivre son frère jumeau devant lui, le corps plus incliné vers l’avant avec son pied droit cette fois-ci qui semble freiner en plaçant le patin-bicyclette de biais. Remarquez la position du bras et de la main qui tiennent la canne que je n’avais pas encore citée. Elle était tout autant que le chapeau et la barbe, un élément du code statutaire de l'époque.

Pastilles Geraudel,  La Vie Illustrée n°23, 1899-03-23,Cl. Elisabeth Poulain

Pastilles Geraudel, La Vie Illustrée n°23, 1899-03-23,Cl. Elisabeth Poulain

. Le second dessin se trouve à mi-page du côté gauche en bordure intérieure de la page intérieure de la couverture qui n’est ni numérotée ni titrée. Elle fait face à la page 302, la dernière de ce Journal hebdomadaire. Ses dimensions sont plus modestes (9cm de haut sur 6,3cm). Le petit rectangle est placé quasiment à mi-hauteur. Il est composé de trois parties : un dessin de trois hommes, dont on ne voit vraiment que le premier qui est un vieillard. C’est son  chapeau haut de forme de couleur noire qui attire l’attention et fait glisser le regard jusqu’à sa barbe blanche ébouriffée qui remonte jusqu’aux oreilles, une moustache importante  et des cheveux blancs qui sortent du Haut de Forme.

Ce Monsieur âgé, à la moustache et la barbe non soignées, porte un panneau sur la poitrine où figure le slogan suivant « Si vous toussez, prenez des PASTILLES  GERAUDEL ». Peut-être porte-t-il aussi une  pancarte dans le dos, pour équilibrer la charge,  comme les hommes - sandwichs new-yorkais. Le texte suivant explique les bienfaits des Pastilles Géraudel  :  « Imprégnez vos poumons des bienfaisantes émanations du goudron de Norvège pur et vous serez à l’abri de toutes maladies pendant l’hiver. Les Pastilles Géraudel se trouvent dans toutes les pharmacies. Se défier des imitations. »

Elixir Saint-Vincent de Paul,   La Vie Illustrée n°23, 23.03.1899, Cl. Elisabeth Poulain

Elixir Saint-Vincent de Paul, La Vie Illustrée n°23, 23.03.1899, Cl. Elisabeth Poulain

Il me reste à vous parler du dernier encart publicitaire qui est tout en bas de la page sur ce papier rose éteint, en partie gauche 13,3cm de longueur sur 2 cm de hauteur. Dans ce très petit espace par définition difficile à utiliser, le  dessinateur de la maison a réussi à insérer un visuel complet sur « L’Elixir de Saint-Vincent de Paul, le seul autorisé spécialement». On y voit un homme qui ne peut  être que Saint-Vincent, sans risque de se tromper, car il a une auréole au-dessus de la tête. Ce très petit dessin de sa tête donne à voir un Saint-Vincent, légèrement de profil, avec le regard porté vers le bas et une barbe très nette. Il ne semblerait pas qu’il ait une moustache, malgré la grosse loupe que je n’utilise que dans les grandes occasions !

En prime, vous aurez le plaisir, en dernière page de ce magazine, de découvrir un exemple étonnant d’un homme – bien sûr – qui porte des cheveux longs – un phénomène rarissime en cette fin du premier trimestre 1899. Dans un rectangle de 13 cm sur 8 , « Le Purgatif des Familles, HUNYADI JANOS » - qui s’écrit avec un accent  aigu  sur le A »- figure la mention LA MEILLEURE DES EAUX PURGATIVES. Entre le nom de celui qui semble être un farouche guerrier revêtu de son armure, ses cheveux longs et sa moustache qui descend jusqu’au bas de son cou, on se sent presque revenu …au Moyen-Age!        

Hunyadi Janos, La Vie Illustrée n°23, 23.03.1899, Cl. Elisabeth Poulain

Hunyadi Janos, La Vie Illustrée n°23, 23.03.1899, Cl. Elisabeth Poulain

Aujourd’hui, la barbe revient à la mode, chez certains jeunes gens, des hommes jeunes  ou moins jeunes, après des décades pendant lesquels  l’homme se devait d’être parfaitement rasé du matin jusqu’à la soirée.  Certains même utilisaient ou continuent à utiliser  leur rasoir électrique au bureau pour rentrer chez eux avec un visage parfaitement net.  D’autres, n’ayant aucune possibilité de se raser pendant des mois, retrouvèrent la terre avec des barbes d’une longueur impressionnante.  Cela fut le cas des marins du Kon-Tiki . Si mes  souvenirs sont bons, plus le temps passait, plus leur barbe poussait mais de plus en plus lentement. Certains la coupèrent au fur et à mesure, pour ne plus devoir y faire trop attention, d'autres au contraire n'y touchèrent pas, en une sorte de fierté. Vous dire s'ils en faisaient des nœuds, je n'en sais rien!

Au XIXe siècle et à nouveau maintenant, si la mode de la barbe et/ou de la moustache revient, c’est plus me semble-t-il à la fois pour témoigner conjointement de sa jeunesse et de sa virilité, tout autant que d’un effet de mode, qui existe aussi maintenant chez des Jeunes Quinquas, pour la première fois depuis plusieurs décades. C’est aussi peut être la découverte pour certains ou la re-découverte pour d'autres du plaisir de s’occuper de soi… Il y a aussi des messieurs d'un âge certain, comme celui que je viens de rencontrer, qui portent la barbe depuis si longtemps qu'ils ne pensent même pas à la couper, surtout pas!. "Par contre, quand il fait aussi chaud qu'en ce moment, il va falloir que je la taille ...un peu!. Elle me  tient un peu trop chaud.

Pour suivre le chemin

. Retrouver La Vie illustrée dans https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Vie_illustr%C3%A9e, ce « journal hebdomadaire » qui se caractérise par l’usage de la photographie de grand angle ; citons  en particulier celle de la couverture « Les travaux  de l’Exposition de 1900… »

. Pour avoir les bases, consulter wikipedia sur  https://fr.wikipedia.org/wiki/Moustache ainsi que https://fr.wikipedia.org/wiki/Barbe avec ses huit dessins de styles de barbe https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Baerte_ohne_text.jpg

. La Vie Illustrée sur  https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Vie_illustr%C3%A9e

. La Vie illustrée, n° 23, Deuxième Année, Le numéro : 30 centimes, Journal hebdomadaire, les abonnements, Trois mois 4.50, Six mois 8 fr, un an 15fr. Le Numéro : 30 centimes. Téléphone : 103.45. Adresse télégraphique : Villustrée Paris. Adresser toutes les Communications au Directeur, M. F. JUVEN, Editeur, 10, rue, Saint-Joseph, 10, PARIS        

. Modes de Printemps 1899  en page de couverture, un dessin de V.LEER.Sc

. Voir les articles de wikipedia sur la barbe, https://fr.wikipedia.org/wiki/Barbe, avec les huit modèles

. Retrouver l’exposition l’Homme de Néandertal sur  https://fr.wikipedia.org/wiki/Homme_de_N%C3%A9andertal

.  Sur l’expédition du Kon Tiki en 1947 https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Exp%C3%A9dition_du_Kon-Tiki

. « Le purgatif des familles », Hunyadi Janos,  voir une autre « réclame » de Hunyadi Janos sur  https://www.delcampe.fr/fr/collections/publicites/1911-laxatif-hunyadi-janos-dite-eau-de-janos-purgative-laxatif-andreas-saxlehner-budapest-366407930.html

.  Quant à la moustache elle-même, consulter un étonnant petit ouvrage de la collection Marabout, « Le petit MANUEL de la MOUSTACHE » de LUCIEN EDWARDS , MARABOUT, publié la première fois  à San Francisco par Chronicle Books LLC, San Francisco, sous le titre The Moustache Grower’s Guide .Texte Lucien Edwards, Illustrations Dave Hopkins, Illustrations des  moustaches,  Tous droits réservés…Vous y apprendrez tout et tout ce qu’il y a à savoir sur « La Moustache » contemporaine. Ce petit ouvrage (à la couverture bleu ciel) 15,5 cm de hauteur sur 11,5 cm de largeur, débords de la couverture inclus) de 144 pages est une mine de renseignements sur la typologie des moustaches en rapport avec la morphologie des visages, les vêtements adaptés, le style…

Avec un grand merci à la personne qui m'a fait connaître cet ouvrage, F.B....

. Pour tailler sa barbe , voir https://www.barbedudaron.fr/entretien-barbe/comment-bien-tailler-sa-barbe/

. Clichés Elisabeth Poulain, avec une étoile pour le premier pour indiquer qu'il s'agit d'un extrait 

PS. Désolée pour le sous-lignage que je n'arrive pas à enlever! Cela arrive quand l'article devient trop lourd.

 

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Coucher de soleil rouge au-dessus de la mer en Loire-Atlantique

21 Juin 2018, 17:21pm

Publié par Elisabeth Poulain

Coucher de soleil rouge sur l'Océan Atlantique, Cl. Elisabeth Poulain d'une photo papier A.F.

Coucher de soleil rouge sur l'Océan Atlantique, Cl. Elisabeth Poulain d'une photo papier A.F.

Décryptage du titre. Il s’agit dans ce billet de vous montrer une photo tirée sur papier, à l‘ancienne ; elle a dû être prise dans les dernières  années de l’avant-dernière décade, en clair avant 1990.

Imaginez, le soir tombe, une expression qui m’amuse au sens premier comme si la nuit était un rideau qui tombait devant soi, masquant ce que l’on voit et ce que l’on sent. Au bord de la mer - il s’agit ici de l’Océan Atlantique  nord - le coucher de soleil devient certains soirs un spectacle fabuleux pendant lequel vous avez l’impression très  fugace - non pas de la fin de la journée – mais de la fin d’un monde ou dominerait la couleur rouge dans toute la partie aérienne. En comparaison, la pluie n’offrirait aucune magie particulière à ce moment pourtant très sensible de  l’arrivée de la nuit. Par contre la rapidité de la tombée du soleil comme s’il tombait dans l’eau de la mer, étonne à chaque fois.

Coucher de soleil rouge au-dessus de la mer en Loire-Atlantique

Il y a aussi un autre phénomène physique impressionnant, qui est antérieur à la séquence que je viens d’évoquer. C’est le moment où le soleil amorce déjà nettement sa descente à l’horizon dans la mer, alors qu’il y a des nuages dans le ciel.  Si la chance est avec le photographe, il sera possible  de saisir les différentes nuances d’un soleil rouge qui irise à la fois  légèrement la mer, le ciel proche du soleil et surtout qui colore d’une façon surprenante en rouge des nuages fractionnées à la manière de vagues  placées perpendiculairement au  tracé de la côte.

Dans la photo que je  vous présente, outre le soleil rouge, les nuages,  la mer, l’espace entre la ligne des nuages et celle de la mer, il me reste à vous citer deux autres composantes qui se trouvent sur le côté droit vertical et le côté horizontal droit.

- En vertical, à droite donc, les branches un peu pointues d’un cupressus encore jeune ressortent en foncé sur les formes et les couleurs que j’ai   évoquées.

- En outre, presque à l’horizontal, devant soi, une barrière avec des barreaux verticaux en béton armé des années « 50 » au premier plan, marque la séparation entre le jardin qui fait face à la mer et la dune que l’on ne voit pas.  

A un tel billet, qui ne peut avoir de conclusion, je ne peux qu’ajouter que cette photo tirée sur papier était insérée dans un porte-photo de 15,5cm sur 11,5 que l’on ouvre comme un livre qui n’aurait que 4 faces recto-verso et qui porte en titre de couverture « Meilleurs vœux ». !  

Pour suivre le chemin

. L’Océan atlantique https://fr.wikipedia.org/wiki/Oc%C3%A9an_Atlantique

Pourquoi le soleil devient-il rouge le soir? A voir surhttps://www.futura-sciences.com/sciences/questions-reponses/matiere-soleil-rouge-soleil-devient-il-rouge-orange-lorsquil-couche-79/

.  Cliché Elisabeth Poulain d'un cliché AF.

Page de couverture du cliché du coucher de soleil,  Cl. Elisabeth Poulain d'une photo papier A.F.

Page de couverture du cliché du coucher de soleil, Cl. Elisabeth Poulain d'une photo papier A.F.

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Avrillé près d'Angers, Place de la Mairie, La Boîte à Lire offerte par Schwalbach DE

18 Juin 2018, 16:01pm

Publié par Elisabeth Poulain

Avrillé, Boîte à Lire, Place de la Mairie, don de Schwalbach-ville jumelle allemande, Cl.Elisabeth PoulainAvrillé, Boîte à Lire, Place de la Mairie, don de Schwalbach-ville jumelle allemande, Cl.Elisabeth PoulainAvrillé, Boîte à Lire, Place de la Mairie, don de Schwalbach-ville jumelle allemande, Cl.Elisabeth Poulain

Avrillé, Boîte à Lire, Place de la Mairie, don de Schwalbach-ville jumelle allemande, Cl.Elisabeth Poulain

Cette Boîte à Lire est implantée sur l’esplanade de la Mairie d’Avrillé, une commune membre d’Angers-Agglomération et donc forcément aussi d’Angers Loire Métropole dans le département du Maine et Loire (France). Elle est notamment jumelée avec Schwalbach située près de Francfort sur le Main ( Allemagne). La B.A.L  est peinte en une magnifique couleur jaune pour les parties métalliques, qui à la fois attire l’attention et adoucit aussi son design. Il y a là une réelle harmonie, surtout quand on lit les lettres verticales peintes en rouge  Boîte à Lire   sur le verre lui-même. Des livres peints en couleurs variées légères, chacun  la sienne, semblent voleter comme des papillons qui butinent de fleur en fleur. On voit très bien le livre bleu par exemple, qui est aussi le plus grand.

Ne pas confondre les boîtes à Lire avec les boîtes à lettres. Certes leurs deux points communs sont qu’elles sont de couleur jaune et qu’elles portent de l’information sur notre bon vieux papier. C’est ainsi que les boîtes à livres contiennent des livres et les autres du courrier ! Mais il y a une grande différence entre ces deux catégories. Commençons par les boîtes aux lettres pour ne plus évoquer le sujet après. Quant au jaune qu’elles portent en commun, il fera la conclusion de ce billet mais pas tout à fait car il existe encore un autre type de « boîtes »  dont je ne  vous parlerai qu’en conclusion de ce billet.

Avrillé 49240, Boîte à Lire, Place de la Mairie, don de Schwalbach-ville jumelle allemande, Cl.Elisabeth Poulain

Avrillé 49240, Boîte à Lire, Place de la Mairie, don de Schwalbach-ville jumelle allemande, Cl.Elisabeth Poulain

. Dans les BA/Lettres, ce sont des lettres qui sont insérées dans la fente de la boîte pour qu’elles puissent, grâce au transport postal, être acheminées chacune vers leur destinataire. Une lettre est un message envoyé par une personne physique, une société, une association…à un ou plusieurs destinataires. Une fois qu’elle est insérée dans la fente, on ne peut plus la récupérer, même si le « facteur-collecteur » n’est pas encore passer relever le courrier déposé dedans. Elle est déjà prise en charge par le transport postal qui l’achemine jusqu’à son destinataire, à condition bien sûr que toutes les réglementations aient été respectées avant la mise dans la fente de la boîte aux dimensions normalisées. En résumé, vous vous délestez de votre lettre ou carte postale en l’insérant dans la boîte jaune des PTT . Et c’est le destinataire qui reçoit le courrier que vous lui avez adressé.    

. Dans les BA à Lire – comme on le devine - il y a bien des livres déposés par les uns qui sont empruntés ou non ensuite par d’autres personnes désireuses de lire ou relire ces livres, sans aucune formalité. Tel est ce formidable concept de liberté. « Le circuit du livre » est en pratique le suivant : des livres donnés par des personnes anonymement sont placés dans ces « boîtes à livres », ces BAL, pour ceux qui aiment les acronymes, dans des endroits accessibles au public mais sans qu’elles soient toujours placées dans l’espace public. Les dimensions  ne sont pas normalisées ; elles  n’ont en commun que leur contenu, que sont les livres. En outre elles n’ont pas ne sont pas soumise à des normes ; chacune peut avoir une forme et un volume variables. Et enfin, vous pouvez reprendre le livre que vous venez de placer sur une des étagères, mais sans garantie de pouvoir le faire quelque temps après.   

Avrillé 49240, Boîte à Lire, Place de la Mairie, don de Schwalbach-ville jumelle allemande, Cl.Elisabeth Poulain

Avrillé 49240, Boîte à Lire, Place de la Mairie, don de Schwalbach-ville jumelle allemande, Cl.Elisabeth Poulain

. Ces boîtes à lire - et non pas à livres - sont un concept très intéressant, à plusieurs points de vue. Tout comme une bibliothèque publique, elle contient des livres, mais sans aucune exhaustivité. Elle est bien accessible au public, mais sans cotisation à verser et de plus elle est ouverte. Placée sur l’espace public, elle est bien publique au sens où il n'y a ni cotisation à verser ni formalité à faire. C'est sa dénomination  qui donne le sens. Il s'agit d'une Boîte à Lire et non pas  d'une boîte à livres dans ce qui n’est ni une vraie boîte de petite taille sur l’espace public comme il en va avec des différentes « boîtes des PTT aux fonctionnalités différentiées » qui relèvent de services nationaux. C’est de cette « bibliothèque » très spéciale dont je vais vous parler. C’est une ancienne cabine téléphonique allemande provenant, vous l’avez deviné de Schwalbach am Taunus.   

C’est alors qu’on s’approche de la porte grande ouverte par un beau soleil quasi-estival et que l’on découvre avec plaisir que le fond de la Boîte à Lire  est une bibliothèque aux rayonnages de bois clair  aux dimensions très calculées de façon à pouvoir accueillir toutes sortes de livres, non seulement par leurs dimensions mais aussi par leurs contenus. Ce sont des romans, des reportages…d’auteurs célèbres ou à découvrir, à relire aussi… Voilà une superbe réussite visuelle, qui vous attire,  avant même d’entrer et de commencer à regarder les livres et choisir ce que vous avez envie de lire dès que vous le pourrez, avant de le rendre ou d’en rendre un autre…

En conclusion de ce billet, ce que je retiens de cette belle découverte sur la Place de la Mairie d’Avrillé est cette étonnante liberté de choisir et/ou de donner des livres et vice et versa, sans contrainte. C'est une nouvelle culture qui s'ouvre à nous. Ici on progresse grâce à ces livres qui nous attirent, sans savoir ceux qui vont conduire la main à s’en saisir, pendant que l’esprit se demande « quel-s livre-s vais-je pouvoir apporter, moi ? »   

PS. L’autre boîte que je mentionne au début du billet est la Boîte à Idées qui est proche de sa grande sœur dans sa disposition spatiale mais pas par ses dimensions normalisées. Elle éclate de rouge, tant elle est fière d’attirer aussi  l ’attention des passants qui viennent  tout spécialement la voir pour comprendre ses fonctions et déposer des billets: ce serait bien, si la Ville… 

Avrillé 49240, Boîte à Idées à gauche de la Boîte à Lire, Place de la Mairie, Cl.Elisabeth Poulain

Avrillé 49240, Boîte à Idées à gauche de la Boîte à Lire, Place de la Mairie, Cl.Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Avrillé-Ville Parc, voisine d’Angers, en Maine et Loire, à retrouver sur  le site de la ville, code postal 49240, à  voir sur http://www.ville-avrille.fr/ ; elle est également l’une des 30 communes membres d’Angers Loire Métropole sur http://www.angersloiremetropole.fr/accueil/index.html   

. Des informations aussi sur http://www.cartesfrance.fr/carte-france-ville/49015_Avrille.html

. La ville allemande jumelée avec Avrillé, Schwalbach am Taunus près de Franckfort , à voir sur http://www.ville-avrille.fr/boite-a-lire/ . Pour constater le dynamisme des jumelages de la commune d’Avrillé, voir http://jumelages-avrille49.fr/#gallery

. La boîte à lire sur http://www.ville-avrille.fr/boite-a-lire/

. Voir aussi les boîtes à idées d’Avrillé sur http://www.ville-avrille.fr/proposer-un-projet-grace-aux-boites-a-idees/  

.  Un acronyme est un sigle tel que « PTT », qui signifiait « Postes, Télégraphes, Téléphones », voir https://fr.wiktionary.org/wiki/PTT , une administration qui n’existe plus : les services postaux sont désormais distincts du téléphone…dixit  wikipedia !    

. Clichés Elisabeth Poulain

     

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l’Illustration 1911-02-11, 4 rues du Vieux Paris à démolir, Quartier St-Merry

7 Juin 2018, 15:03pm

Publié par Elisabeth Poulain

Carte de Paris Vaugondy-1760-détail-Quartier Saint-Merry -Mbzt -reduced work - JPG-wikipedia

Carte de Paris Vaugondy-1760-détail-Quartier Saint-Merry -Mbzt -reduced work - JPG-wikipedia

Ces photos se trouvent  en page 85 de ce numéro de l’Illustration du 11 février 1911, qui commence en page 81, après 11 pages d’Annonces, le verso de la couverture y compris. Et c’est en page 85, la meilleure des deux pages, que l’on découvre avec surprise quatre clichés au format vertical qui mesurent 15 cm de hauteur sur 10 cm de largeur. Ils occupent toute la page, avec sous chaque photo,  le nom de la rue avec le titre suivant « Un quartier du Vieux Paris qui va être livré aux démolisseurs ». Ce quartier est celui de Saint-Merry ou Merri comme on peut l'écrire aussi. La dénomination de la Collégiale Saint-Merry serait venu du nom de l’abbé Saint Médéric, mort en l’an 700, canonisé puis rebaptisé Saint-Merry par contraction. Les restes de ce Saint reposent toujours dans la crypte de l’église.

L’ordre des photos des rues est le suivant : Brise-Miche et Pierre au Lard se trouvent en haut et La Verrerie et Venise sont en bas. L’ordre alphabétique n’est qu’à peine utilisé. Cet endroit de la capitale est qualifié de « Mauvais coin de Paris ... Ces rues « lépreuses… » ont de six cents à sept cents années, selon M. Georges Cain, le conservateur du Musée Carnavalet. Il poursuit : « ces ruelles sombres, ces rues tortueuses sont en quelques sortes devenues terres d’élection pour les apaches, les filous, les échoués..». Notez l’ordre des trois dénominations : les Apaches (= les Indiens) viennent en premier, les Filous, on comprend sans souci, quant aux Echoués, le terme est étonnant, tant il est parlant. Il ne fait plus partie de notre vocabulaire de cette seconde décade du XXIe siècle.  On parlait il y a quelques décades de « voyous »…pour désigner des mauvais garçons. En un mot, ils n’étaient pas des hommes fréquentables et ce quartier extrêmement pauvre, qui « suintait la misère », était tout sauf sûr!  

Vieux Paris, Rue Brise-Miche, Illustration 11.02.1911, p.85 en haut à gauche, Cl. Elisabeth Poulain

Vieux Paris, Rue Brise-Miche, Illustration 11.02.1911, p.85 en haut à gauche, Cl. Elisabeth Poulain

. 1.1 La rue Brise-Miche, qui date du XVe siècle, doit sa dénomination à une boulangerie qui s’y était fixée. Une autre rue proche portait le nom de « Taille-Pain ». Toutes deux  étaient situées non loin de la Collégiale de Saint-Merry qui abritait des chanoines qui mangeaient des « miches de pain », ces grosses  boules de pain. Ne disait-t-on pas « gras comme un chanoine » ! Mais le pain, ne l’oublions pas, avait plus qu’une valeur nutritive, il avait aussi une valeur symbolique extrêmement forte dans la religion chrétienne. Ceci ne figure pas dans le texte, c’était dans l’air du temps, un temps long de plus de six à sept siècles, quand même.     

L’auteur de l’article parle avec infiniment de « délicatesse » des activités diurnes, où l’on peut acheter des vieilles chaussures usées tandis que le regard se porte sur « une cour des miracles de la pierre ». Les activités nocturnes sont signalées par « des lanternes troubles (qui) s’allument, nombreuses, celles des hôtels garnis où se réfugient le vice à côté de la misère et toutes les pires déchéances… » . La nuit, des chaînes étaient fixées à des anneaux aux numéros 28 et 29 pour assurer une certaine sécurité! « Ici, on logeait à la nuit, depuis 0fr.40, 0fr.50, 0fr.60, 0fr.70…avec même pour les riches, des chambres à 1fr. » En 1911, on pouvait encore les voir dans les murs.

Vieux Paris, Rue Pierre au Lard, L'Illustration 11.02.1911, p.85 en haut à gauche, Cl. Elisabeth Poulain

Vieux Paris, Rue Pierre au Lard, L'Illustration 11.02.1911, p.85 en haut à gauche, Cl. Elisabeth Poulain

.1.2. La rue Pierre-au-Lard, située sur la photo en colonne de gauche de la rue précédente, mérite moins de commentaires du journaliste A.C. Ce qu’il nous apprend est tout à fait étonnant. Si Brise-Miche, qui ouvre l’article, a bénéficié de 22 lignes, PaL ne mérite que 7 lignes. Il y a quand même un élément intéressant  sur la vie qu’on y menait : « Ce sont les mêmes masures sombres, les mêmes gîtes effroyables. On peut loger là à quatre sous la nuit. » En comparaison, dans la rue précédente à Brise-Miche, les prix de la nuitée allaient de « 0 fr.40, 0 fr.50, 0 fr.60 et 0 fr.70  et même « pour les riches, des chambres à 1 franc.» Ce qui semble signifier qu’en comparaison, cette rue attirait –façon de parler – encore plus la pauvreté. Le dicton « Dis-moi où tu habites, je te dirais qui tu es » ne semble pas pouvoir s’appliquer pas dans ce cas, celui d’une misère « effroyable. » Le cliché donne à voir un chien en premier plan qui  semble avoir la tête tournée vers les personnes du fond.

Vieux Paris, Rue de la Verrerie, L'Illustration 11.02.1911, p.85 en bas à gauche, Cl. Elisabeth Poulain

Vieux Paris, Rue de la Verrerie, L'Illustration 11.02.1911, p.85 en bas à gauche, Cl. Elisabeth Poulain

.2.1 La rue de la Verrerie. Visuellement notre regard  vient de passer aux deux clichés du bas de la page, juste en dessous de la rue Brise-Miche. Il y a forcément un lien avec la Verrerie, qui ne désigne pas ici une fabrique, par exemple, mais la Confrérie des Verriers-Vitriers depuis le XIIe siècle, les premiers produisant le verre et les seconds le posant sur les quelques rares et petites fenêtres qui permettaient à une faible lumière de pénétrer dans les logements et/ou lieux de travail. La rue avait acquis une réelle notoriété du fait que le roi passait par là « pour aller de son château du Louvre en celui de Vincennes »  et que les ambassadeurs faisaient de même. Ce que nous voyons nous, c’est évidemment ce magnifique escalier « à claire-voie », qui est donc à l’air libre et que l’on voit bien. N’oubliez pas que le cliché a été pris soit fin de l’année 1910 soit au tout début de 1911.

 

Vieux Paris, Rue de Venise, L'Illustration 11.02.1911, p.85 en bas à gauche, Cl. Elisabeth Poulain

Vieux Paris, Rue de Venise, L'Illustration 11.02.1911, p.85 en bas à gauche, Cl. Elisabeth Poulain

.2.2. La rue de Venise. Elle est pour l’auteur « l’une des plus curieuses du vieux Paris ». Elle s’appelait au XIIIe siècle rue Hérambourg, puis Bertaut-qui-dort du nom d’un homme cité dans l’article comme étant « un original qui y possédait une maison» !. Ce ne fut qu’au XVIe siècle que la rue prit le nom  « de Venise », non pas à cause d’un lien direct avec la célèbre ville italienne, mais parce qu’il existait une enseigne « A l’Ecu de Venise ». Le texte parle ensuite du temps où les charrettes de fleuristes s’y rendaient pour les « remplir de fleurs ». Par déduction mais sans certitude, on peut supposer que cette référence à la ville de Venise avait un lien avec un fleuriste-grossiste, sans indication de dates ni de siècles. Par contre juste avant, l’auteur du texte  vise nommément les « bouges et hôtels borgnes y abondent aujourd’hui, mais du moins connait-elle –la rue de Venise- un instant-joli dans sa journée, celui où les fleuristes des rues viennent y remplir leurs charrettes ».  C’est joliment dit. Remarquons aussi qu’A.C. n’avait pas jusqu’ici évoquer clairement la question de la prostitution ; par contre il lui suffit de nommer « les bouges et les hôtels borgnes ».  

Il y a plusieurs éléments très intéressants dans ce cliché. C’est en particulier ce groupe de personnes, la tête courbée les unes vers les autres, pour donner l’impression qu’elles papotent entre elles, plus vraisemblablement à la demande du photographe de façon à ce qu’on ne voit pas leur visage à l’exception de la jeune fille de droite. Peut-être aussi la personne du fond est-elle un homme ? Je crois voir un béret alors que les dames ont chacune un foulard sur les cheveux et une jupe longue avec un tablier. On voit aussi un « Défense d’afficher » sur le pan coupé de l’angle  et de l’autre.

Vieux Paris, Rue de Venise, L'Illustration 11.02.1911, p.85, Cl. Elisabeth Poulain

Vieux Paris, Rue de Venise, L'Illustration 11.02.1911, p.85, Cl. Elisabeth Poulain

                             

Avec de telles photos et un article d'une telle finesse d'écriture d'A.C., on ne peut faire de conclusion. On ne peut que constater le renouvellement perpétuel de la ville qui, tel un animal vivant, a besoin de détruire des constructions très anciennes de logement et de rues pour retrouver de l’espace et permettre à plus de personnes de vivre dans des conditions décentes sur la base de normes nouvelles adaptées à l’époque…qui à leur tour … La ville est un organisme vivant… dont ces quelques photos datant vraisemblablement de fin 1910, début 1911, permettent de constater la dureté de la vie… Mais avec aussi à chaque fois un ou des éléments appartenant à l’ordre de la vie qui continue . Certes l’étroitesse des rues est ce que nous remarquons en premier, sans oublier de dire, qu’on voit le ciel :

  • Brise-Miche montre un homme à gauche en train d'essayer une chaussure et un autre plus loin qui vend -peut-être- des pommes, avec un peu plus loin et en hauteur une grande clé qui indique la présence d'une échoppe de serrurier,  
  • Pierre-au-Lard: on voit un chien au Ier plan, la tête tournée vers deux ou trois personnes dans le fond de la ruelle,
  • Rue de la Verrerie, c’est le soleil que l’on perçoit en premier  avec cet escalier ouvert sur l’extérieur, de la vie, la chaleur l’été, le froid l’hiver…
  • Rue de Venise, ce petit groupe de personnes,qui parlent entre elles,attire l’attention sur la hauteur de six étages et plus sans oublier les combles, l’étroitesse de ces ruelles…      

Pour suivre le chemin

. L’Illustration, n° 3546, 69me année, 13 rue Saint-Georges Paris, pages 85 et 86. La page 85, avec les quatre photos, porte comme sous-titre "Un quartier du Vieux Paris qui va être livré aux démolisseurs"  

. L’église Saint-Merri à voir sur wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-Merri

. Quartier Saint-Merry – qui s’écrit aussi Merri -  l’église du même nom, à voir sur  https://fr.wikipedia.org/wiki/Quartier_Saint-Merri  

. Le Musée Carnavalet  est à retrouver sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9e_Carnavalet  Depuis la fin 2016, Il est fermé pour cause de travaux de rénovation et ré-ouvrira à la fin 2019! Patience!

. Miche de pain sur https://fr.wiktionary.org/wiki/miche

. Un « loubard » est un Jeune au comportement marginal, ressenti comme une menace, un danger et qui est souvent effectivement délinquant. Retrouver « la chanson du loubard » de Renaud :   "J'suis un loubard parmi tant d'autres,  Je crèche pas loin de la Défense,  J'ai l'air crado, c'est pas ma faute,  Mon HLM, c'est pas Byzance, Mon pote, mon pote...". A voir sur https://fr.wiktionary.org/wiki/loubard

. L’origine du nom de famille « Herambourg » est à retrouver sur https://www.filae.com/nom-de-famille/HERAMBOURG.html ou « Erambourg selon le site, nom de personne féminin d'origine germanique erinburg, composé de "erin" qui signifie honneur et de "burg" qui signifie "protection" ». Je dirais plutôt que "burg" désigne un château, qui de fait assurait la protection des villageois habitant « hors les murs » et qui venaient s’y réfugier en cas de menace de l’ennemi.

. Un bouge est un hôtel mal famé, à retrouver sur https://dictionnaire.reverso.net/francais-synonymes/h%C3%B4tel+borgne

. Merci au contributeur Mbzt pour la photo "wikipedia",  clichés Elisabeth Poulain pour les clichés de l’Illustration.   

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Bruxelles-David Gerstein = un chien, une voiture + la couleur rouge

30 Mai 2018, 17:51pm

Publié par Elisabeth Poulain

Bruxelles, David Gerstein, le chien blanc, la voiture rouge dans la vitrine, Cl. Elisabeth Poulain

Bruxelles, David Gerstein, le chien blanc, la voiture rouge dans la vitrine, Cl. Elisabeth Poulain

C’est un cliché que j’ai fait il y a quelques années à Bruxelles. Cette véritable œuvre d’artiste m’avait fait alors vraiment rire lors d’une promenade à Ixelles, une des villes appartenant à Bruxelles-Capitale. Je ne cherchais pas à savoir dans quelle rue, ni dans quelle ville de la capitale de la Belgique je marchais, l’appareil photo à la main et toujours sans regarder la carte du quartier…quand je l’avais ! Une très longue phrase pour vous prévenir que cette œuvre n’existe plus et qu’il est difficile de connaître l’artiste, la boutique et où, dans quelle commune des 19  composant la capitale de la Capitale de l’Europe…Au départ, je pensais que le "David Gerstein", dont on voit le nom sur l'autre cliché,  désignait le  galeriste, ce qu’il était aussi, mais ça, je ne le savais pas.  

Depuis, j’ai trouvé une autre indication heureusement. En cherchant sur le net, j’ai en effet découvert qu’il existe bel et bien un David Gerstein, qui semble être « le bon, le vrai ». Il s’agit en effet cette fois-ci de l’artiste, dont les œuvres sont maintenant en 2018 présentes dans 19 pays dont Bruxelles et la France bien sûr à Cagnes sur Mer, Honfleur, Saint-Paul de Vence et bien sûr Paris…L’artiste  a trouvé une dénomination personnelle  pour ses créations, qu’il appelle des « sculptures sur les murs ».

Bruxelles, David Gerstein, le chien blanc, la voiture rouge dans la vitrine, Cl. Elisabeth Poulain

Bruxelles, David Gerstein, le chien blanc, la voiture rouge dans la vitrine, Cl. Elisabeth Poulain

Revenons à Bruxelles en ce mois d’août de 2009. Il ne faisait pas trop chaud, juste bon, avec le plaisir de l’été, quand on est sur le trottoir à l’ombre, tout au plaisir de la découverte, dans un quartier à « l’atmosphère  plurielle ».  Une curieuse locution pour dire  qu’il suffit  de changer de rue, de trottoir, d’heure, pour changer d’atmosphère, d’ambiance…Quelques jours après, si vous repassez par là , vous retrouverez d’autres sensations, d’autres choses autrement, avec un plaisir accru de mieux saisir la vitalité de la ville. Et aux questions d’amis qui vous demandent si vous avez vu tel monument, tel bâtiment ou telle exposition …vous répondez que vous avez fait de belles balades et vu des choses intéressantes… 

Comme cette voiture rouge, d’un rouge si attirant que le regard ne peut pas ne pas voir. On s’aperçoit alors qu’il s’agit d’une « voiture » qui a tout l’aspect d’une voiture, avec des mêmes deux couples dedans. Monsieur forcément conduit à l’avant, avec Madame à ses côtés et la position est inversée pour le couple à l’arrière. Par contre à l’arrière du côté gauche derrière le conducteur, côté rue pour qu’on le voit bien,  un chien se trouve à l’arrière. Sa tête a été dessinée à la peinture blanche, sa truffe rouge collée contre la vitre. Il n’a pas les poils jaunes, comme dans la chanson de Line Renaud, pour la bonne raison que plusieurs des personnes assises dans la voiture ont déjà les cheveux jaunes. Une autre raison doit être que l’artiste ne devait pas connaître la chanteuse.  

Bruxelles, David Gerstein, le chien blanc, la voiture rouge dans la vitrine, Cl. Elisabeth Poulain

Bruxelles, David Gerstein, le chien blanc, la voiture rouge dans la vitrine, Cl. Elisabeth Poulain

A scruter avec attention cette œuvre qui éclate de vigueur dans la vitrine, on perçoit deux autres particularités étonnantes.        

. Pendant que je faisais mes deux clichés, on voit par le reflet sur la vitrine qu’un passant – un touriste, j’imagine – est  en train de prendre aussi   des   photos et qu'une jeune femme se sont arrêtés pour voir ce qui se passe. On s’aperçoit alors qu’on est à une terrasse de café…On discerne en effet clairement des petits guéridons et des chaises en métal qui doivent être posés sur une estrade en bois, pour être à la hauteur du trottoir, de sorte qu’il est  impossible de ne pas voir cette curieuse vitrine avec cette curieuse voiture.

. Mais il y a encore mieux. Et vous comprenez pourquoi l’artiste qualifie maintenant ses œuvres de « sculpture on the wall », littéralement de « la sculpture sur le mur ».      Il a désormais une renommée mondiale - au sens où il est connu et reconnu dans les cinq continents – et voit ses œuvres atteindre une côte impressionnante. Vous vous surprenez alors à mieux regarder ces deux clichés faits à Bruxelles pendant l’été 2009. Sur les murs visibles sur la photo, vous  apercevez   qu’il y a déjà grosso modo,  sur chaque mètre carré des deux murs des sculptures murales, autant qu’il est possible d’en mettre, sans se nuire les unes aux autres.

Ce que je retiens de ce cliché qui date de 2009, c’est ce jeu hyper-complexe entre la vue directe à partir de la rue, les jeux multiples de reflets venant de l’extérieur et ces œuvres de l’artiste auxquelles je n’avais porté suffisamment d’attention avant de les re-découvrir maintenant  par la photo…il y a maintenant neuf ans.

 

Bruxelles, David Gerstein, le chien blanc, la voiture rouge dans la vitrine, Cl. Elisabeth Poulain

Bruxelles, David Gerstein, le chien blanc, la voiture rouge dans la vitrine, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. L’essentiel à connaître sur  Bruxelles    https://fr.wikipedia.org/wiki/Ville_de_Bruxelles   et sur Ixelles https://fr.wikipedia.org/wiki/Ixelles -...

. Voir des œuvres de David Gerstein sur https://www.artsper.com/fr/expositions-galeries-d-art-contemporain/3502/david-gerstein-sculpture-on-the-wall-bruxelles

. Découvrir aujourd’hui le site de David Gerstein http://www.davidgerstein.com/  qui réalise ce qu’il appelle des « sculptures sur le mur ». Des infos + sur  https://www.galerieduret.com/fr/artiste/2/david-gerstein

. Un exemple de 2016 « LIps Liner » sur https://www.artsper.com/fr/oeuvres-d-art-contemporain/sculpture/sculpture-murale 

. Retrouver la galerie  d’aujourd’hui de l’artiste à Ixelles-Bruxelles sur    http://www.davidgerstein.com/galleries.php

. « Quel est donc ce chien dans la vitrine » chanson chantée par Line Renaud, 1952  sur https://comptines.tv/le_chien_dans_la_vitrine , sauf que dans la chanson, le chien est « jaune et blanc ». Là, il est tout blanc et ce sont les passagers  qui ont presque tous les cheveux jaunes…

. Clichés Elisabeth Poulain

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Portraits > Muller > Jeunes femmes aux cerises en pendentif d’oreille

22 Mai 2018, 16:44pm

Publié par Elisabeth Poulain

Portraits de "femme aux cerises", Muller, peintre, CL. Elisabeth Poulain

Portraits de "femme aux cerises", Muller, peintre, CL. Elisabeth Poulain

Voici deux tableaux peint à l’huile qui sont un vrai mystère. Je les ai sous les yeux, je les scrute, attentivement et depuis longtemps et pourtant je continue à en ignorer presque tout. Je dis « presque » car j’ai un peu avancé ces derniers temps :  l’un des deux, le plus petit,  porte une mention inhabituelle au verso, le nom de l’artiste inscrit au tampon. Ma seule certitude - mais d’importance - est que ces tableaux sont l’œuvre d’une seule et même personne, un peintre professionnel, qui a réalisé ces deux portraits de jeunes femmes qui ne dégagent vraiment pas  un fol enthousiasme. Est-ce leur nature ? Ont-elles toujours été comme cela  dans leur vie quotidienne?  Ou bien est-ce le peintre qui leur a-t-il demandé de prendre cet air triste, surtout pour l’une d’elles ? Je pencherai plutôt pour cette seconde solution.

Portrait de femme aux cerises, verso, Muller Artist Colorman...Cl. Elisabeth Poulain

Portrait de femme aux cerises, verso, Muller Artist Colorman...Cl. Elisabeth Poulain

Le peintre d’abord. Curieusement je vais commencer par lui. Je suis quasiment assurée que c’est un professionnel. Il n’a pas signé ses toiles en bas à droite, comme il en est d’usage pour un peintre qui vend ses œuvres. Il a choisi de mettre son nom au tampon au milieu de la plus petite des deux toiles mais pas sur l’autre. Chaque indication figure sur sa propre ligne.

C’est ainsi que le nom de l’artiste est « tamponné » en horizontal dans le sens de la longueur  par rapport au portrait en vertical de l’autre côté. La position au verso est ainsi plus équilibrée. On y lit clairement  en caractères noirs « MULLER, ARTIST COLORMAN, 02 HIGH HOLBORN, LONDON ». Par ailleurs une indication figure  codée « FIX 53 x 38 » est inscrite au bas du cadre, pour indiquer, peut-être où se trouve le bas du tableau. Comme le montre la photo, la fixation de la toile sur le cadre est très solide. Les deux vis latérales, qui s’emboitent l’une dans l’autre, permettent en même temps d’y attacher solidement une ficelle. Une indication écrite à la main indique même le mode de fixation : FIX 5338.

Portrait de femme aux cerises, Muller Artist Colorman, petit format, Cl. Elisabeth Poulain

Portrait de femme aux cerises, Muller Artist Colorman, petit format, Cl. Elisabeth Poulain

La peinture elle-même. Les  raisons pour lesquelles j’ai commencé par le petit format est que l’autre tableau, dont je suis assurée qu’il en est aussi l’auteur, porte de nombreux points de comparaison avec le premier, tout en étant bien sûr différents.

. La jeune femme du petit format ne vous regarde pas. Elle est représentée avec un bandeau de couleur jaune orangé dans ses cheveux de couleur très foncée qui se fondent dans le tableau uniformément quasiment aussi foncé. Ce ne peut être évidemment que volontaire de sorte que son visage ressort fortement dans  cette curieuse atmosphère. Sa peau est lisse, ses yeux marrons, son nez est très visible en raison notamment de la brillance de sa peau. Des éclats de lumière que l’on va retrouver sur son front, près des yeux, sur son menton et curieusement sur son cou. On dirait presque qu’elle a un goitre, ce qui conduit le regard sur le décolleté de sa robe orangée ornée d’une dentelle qui rend le portrait vivant. La dentelle semble parfois bien positionnée, en se détachant sur la peau, ou au-dessus du bord de la robe du même orangé C’est alors qu’on découvre qu’elle porte un châle foncé sur son épaule gauche qui accroit le trouble de la vision.

Son visage maintenant. Si je devais donner un titre à cette toile, ce serait « La Gitane triste ». Ses traits sont très accentués, avec des yeux aux pupilles noires profondément enfoncés dans l’orbite, au-dessous de la courbe accentuée des sourcils. Le nez est à la fois fin et long. On le voit d’autant mieux qu’il brille, comme si la peau était huilée. Il surplombe le sillon entre le nez et la bouche très prononcé.

Sa  bouche, qui  est très ourlée et bombée, ressort fortement avec son rouge à lèvres vif. Le regard descend alors vers le menton et son menton. C’est à ce moment que l’on découvre d’abord la grappe de cerises fixée au bandeau orange dont j’ai parlé au début. On en voit huit clairement, avec quelques-unes en arrière-plan. Elles sont attachées au bandeau orange par un gros lien vert foncé de laine. Du coup, on se surprend à regarder l’autre oreille. Seules quatre sont discernables. On voit aussi que le fond a été retravaillé en surajoutant du vert très foncé autour de la tête et des épaules.

Portrait de femme aux cerises, Muller Artist Colorman, grand format, Cl. Elisabeth Poulain

Portrait de femme aux cerises, Muller Artist Colorman, grand format, Cl. Elisabeth Poulain

 Passons maintenant à l’autre tableau d’une jeune femme qui porte aussi des cerises aux oreilles. L’impression générale est qu’elle n’est pas franchement triste. Elle vous regarde dans les yeux,  sans sourire, comme si elle était un peu fatiguée. Elle manque de tonus. On dirait qu’elle se demande ce qu’elle fait là.  Les différences sont nombreuses à commencer par les dimensions du tableau un peu plus grandes. Elle n’a pas de décolleté, seulement une ouverture en V d’un tissu à rayures noires qui laisse deviner la peau un rang sur deux. Un feston orne l’échancrure. On comprend bien qu’il y a là des suggestions, comme si cela était pour le peintre un « plus » ! Un tissu noir, des cheveux bruns, un fond si foncé qu’on se demande s’il n’est pas noir, tous ces éléments créent une ambiance curieuse, d’autant plus qu’on ne voit pas son cou.  

Les cerises  heureusement sont plus visibles. Les compter devient un jeu d’enfant : il y en a six à l’oreille gauche et quatre à l’autre. Les feuilles vertes du cerisier se repèrent facilement. Comme pour les autres cerises, elles sont rattachées à un bandeau cette fois brun-marron quasiment de la même couleur que les cheveux de la jeune femme. Elle nous regarde franchement, sans que cela lui fasse particulièrement plaisir, mais sans faire la tête pour autant. La différence avec l’autre tableau est que le bas est très abîmé ; la peinture s’est écaillée. L’autre différence est que rien n’est marqué sur la toile au verso. Quant à l’annotation FIX 5338, elle est bien présente mais cette fois-ci  en haut de la  toile. Avec une dernière remarque, c'est promis, qui porte sur l'identité parfaite des deux cadres... 

 

Portraits de "femme aux cerises", Muller Artist Colorman, CL. Elisabeth Poulain

Portraits de "femme aux cerises", Muller Artist Colorman, CL. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Trouver quelques informations sur le peintre sur https://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=en&u=https://www.npg.org.uk/research/programmes/directory-of-suppliers/m/&prev=search

. Le nom du peintre, avec son adresse,  est cité sur https://www.ngv.vic.gov.au/explore/collection/artist/5229/  .Il y a bien un visuel qui n’a rien à voir avec ces portraits de femme. On dirait un travail d’Egyptologue, marqué en dessous « EGYPT », où l’on voit soit des stèles, soit des restes de pierre taillées…A votre choix : il n’y a ni dénomination, ni date…

J’ai mis en rouge son nom , qui figure à l’arrière de la petite toile, pour qu’il soit bien différencié des autres mentions en caractères gras que j’utilise pour faciliter la lecture.    

. Voir  le philtrum sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Philtrum ou  sillon naso-labial https://fr.wiktionary.org/w/index.php?title=sillon_naso-labial&action=edit&redlink=1

                                                                           *           

. Les dimensions du petit tableau, avec cadre 48 cm de hauteur sur 43 cm de largeur, sans le cadre, la peinture visible  mesure 34 cm sur 29           

. Celles du grand tableau, avec cadre 60 cm de hauteur  et 49 de largeur ; quant à la partie visible de la peinture, elle mesure 46 cm sur 35cm…

. Clichés  Elisabeth Poulain

 

 

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Affiche, Chemin de fer d’Orléans, Le Pouliguen, Tous les sports, Golf

15 Mai 2018, 17:18pm

Publié par Elisabeth Poulain

Salorge Enchères Affiche L. Gauthier, Le Pouliguen, Tous les Sports, Golf, Tennis, Cl. Elisabeth Poulain

Salorge Enchères Affiche L. Gauthier, Le Pouliguen, Tous les Sports, Golf, Tennis, Cl. Elisabeth Poulain

C’est une affiche intéressante à plusieurs titres, à commencer par le lien direct établi par l'affiche entre le Chemin de Fer de Paris-Orléans, le bord de la mer, ce port du Pouliguen et le Golf, soit quatre éléments. Commençons par l’affiche qui déjà en elle-même est très singulière. Le nom de la petite ville d’alors, LE POULIGUEN,  est écrit en grandes lettres majuscules de couleur blanche crème un peu éteinte dont les lettres se détachent sur un fond de feuilles vertes d’arbres ou d’épinettes de pin, sans que l’on sache réellement ce qu’il en est. Les trois troncs d’arbre sombre structurent le côté gauche de l’affiche complexe par sa composition et tout ce qu’elle montre et veut exprimer.

Voyons maintenant ce qui se passe sous ces arbres. Directement, dessous, on voit le ciel d’un bleu clair légèrement teinté d’une pointe de violet parme, qui se poursuit ensuite en rencontrant des nuages clairs venant du sol et se termine par un trait irrégulier qui figure la côte sud du littoral à l’embouchure de la Loire, côté Saint-Brévin. Un bleu différent est utilisé pour la Baie de La Baule. En s’avançant vers celui, celle qui est au bas de l’affiche, on distingue  la ou les plages, un grand bâtiment, puis des maisons avec des arbres en arrière. Le regard revenant à nouveau vers la mer, on voit alors distinctement, si on a une loupe, les « tentes de plage ». Ce sont des « housses  de toile »  posées sur des structures cubiques de bois à angle droit, qui sont posées à la belle saison et enlevées à nouveau à la fin de l’été ainsi que les structures en bois… 

La partie maritime est divisée en trois, pour vous montrer la complexité de la composition. Je vous ai déjà parlé de l’estuaire de la Loire. Je vais passer rapidement à la partie centrale censée représentée le port du Pouliguen tel qu’il se présentait - peut-être - au moment où l’affiche a été faite. Comme je n’ai pu trouver aucune date, il faut en rester aux suppositions.   On distingue bien en partie gauche  une jetée au milieu de la partie terre de cette surface d’eau de mer et surtout  on voit sans peine ce gros bateau de promenade avec la fumée qui s’échappe de sa cheminée,  qui n’a rien d’un bateau de pêcheur.

Il est grand temps maintenant de vous parler de la structure très complexe de cette composition, signée, me semble-t-il,  L. Gautier en bas à gauche.                              

Salorges Enchères, Affiche L. Gauthier, Le Pouliguen, Tous les Sports, Golf, Tennis, Cl. Elisabeth Poulain

Salorges Enchères, Affiche L. Gauthier, Le Pouliguen, Tous les Sports, Golf, Tennis, Cl. Elisabeth Poulain

.Il faut commencer par le haut avec le cadre général de couleur marron-roux bordé de noir aussi bien sur l’extérieur avec des angles droits noir. Sur ce  roux, en haut figure en lettres jaunes-orangées : « CHEMIN DE FER D’ORLEANS, puis en dessous du cadre et sur le vert-mouse des arbres LE POULIGUEN en lettres blanches, avec un tout petit LOIRE INF à gauche en dessous.

.Arrive ensuite un bandeau médian très chargé lui-même composé de trois parties horizontales cette fois-ci, qui montre des petites scènes du paysage du Pouliguen, dans les deux rectangles de droite et de gauche. La partie centrale déborde avec les inévitables fleurs, symbole de l’hospitalité,  qui mettent l’accent sur la Saison d’Avril à Octobre.  Pour pouvoir ensuite vous parler des paysages de si petites dimensions, qui se situent à gauche et à droite, il me faut une loupe - et une vraie -  pour vous parler des deux petits paysages aux coins arrondis de 3, 8 cm de long  sur 0,4cm de hauteur. L’affiche, quant à elle, n’est pas si petite, puisqu’elle mesure 103,5 cm de haut et 74cm de large. Les yeux dessus, on voit bien sûr nettement mieux.   A droite, il s’agit sans erreur possible des remparts de Guérande et pour la gauche, peut-être est-ce un phare à marée basse qui est représentée. C’est bizarre, pour ne pas dire que c’est inventé ; certes il y a bien des phares dans le coin, mais pas sur des îles qui ressemblerait en face de la Baie de la Baule presque au Mont Saint-Michel, le phare en moins !

Puis apparait une vue de la Côte Sauvage,  que l’artiste qui  a réalisé cette affiche, a tenu à montrer dans un petit bandeau unitaire de si faible hauteur qu’ il est difficile d’en parler tant les dimensions sont réduites. La seule chose que l’on remarque est les vagues forment des bandes blanches au contact des rochers…comme s’il était possible que les vagues produisent de l’écume quand la mer est si calme, du fait de l’absence de vent! Cela fait partie au plan mental des « images toutes faites », tout  comme il y a des « idées préconçues ». Cette troisième composante est doublement intéressante du fait qu’elle est représentée comme une partie du Pouliguen, comme si vous étiez en mer et par ailleurs son nom, qu’elle a gardé,  est indiquée. Il s’agit bien de la Côte Sauvage !

Salorges Enchères, Affiche L. Gauthier, Le Pouliguen, Tous les Sports, Golf, Tennis, Cliché Elisabeth Poulain

Salorges Enchères, Affiche L. Gauthier, Le Pouliguen, Tous les Sports, Golf, Tennis, Cliché Elisabeth Poulain

 

Pour suivre le chemin

. Voir le catalogue "Salorges  Enchères, 17.11.2012, Nantes, 8bis rue Chaptal, 44100, , en page 3, n°67

Le Pouliguen aujourd’hui sur   http://www.tourisme-lepouliguen.fr/  Aujourd'hui et cela depuis plusieurs décades, c'est  le port et son animation qui constituent l'attraction majeure du Pouliguen...

. Photo Elisabeth Poulain

 

   

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Moi, Gorge-Rouge, petit oiseau, sans peur et sans reproche…

11 Mai 2018, 16:46pm

Publié par Elisabeth Poulain

Rouge-Gorge, Etang Saint-Nicolas, Angers Cl n°1, Elisabeth Poulain

Rouge-Gorge, Etang Saint-Nicolas, Angers Cl n°1, Elisabeth Poulain

Je répète, Moi Gorge-Rouge, qui suis sans peur et sans reproche, comme le Chevalier Bayard, pourquoi m’appelle-t-on ainsi ? Pourquoi place-t-on la couleur de ma gorge, cet adjectif de rouge avant ma gorge ? On parle toujours de moi sous le vocable de rouge-gorge. Visiblement vous ne comprenez pas, ce que je veux dire par là. C’est qu’on est bien en France, où l’adjectif suit généralement le nom, sauf exceptions, car le français est une langue subtile.

L’important est bien que j’ai une gorge qui attire l’attention parce qu’elle est rouge. Vous me direz qu'on peut aussi dire « quelle belle maison, est-ce là ! » pour accentuer l’effet laudatif. Vous direz plus souvent : cette maison est belle. On va parler d’une jeune femme ou d’une femme jeune, ce qui induit déjà une différence. On ne parle pas sans raison de la subtilité de la langue française !

Rouge-Gorge, Etang Saint-Nicolas, Angers Cl n°2, Elisabeth Poulain

Rouge-Gorge, Etang Saint-Nicolas, Angers Cl n°2, Elisabeth Poulain

En latin, on place bien l’adjectif après, ce qui donne Erithacus rubecula : même celles et ceux qui n’ont jamais fait de latin comprennent ce que  veut dire rubecula, ce qui montre logiquement que la couleur « rouge franchement orangé foncé » est placée après le substantif. En anglais, l’adjectif se place avant : « it’s a beautiful yellow car, isn’t it? ».

En français, visiblement pour moi, rouge-gorge, c’est le rouge qui prime sur ma gorge. Peut-être est-ce une façon française de mettre en valeur ma singularité ? Je l’ignore, quoi qu’il en soit, je me demande pourquoi j’ai fait référence au Chevalier Bayard qui n’est pas n’importe qui. Je pense que c’est mon courage qui est mis en avant. Mais maintenant que j’ai dit ce que j’avais à dire, je vais laisser la parole à celle qui a pris de beaux clichés de moi, à moins d'un mètre de moi, sans que moi, je n’ai jamais exprimé la peur, tout simplement parce que je n’ai pas eu peur…Je sais, cela fait beaucoup de "moi"!    

Rouge-Gorge, Etang Saint-Nicolas, Angers Cl n°3, Elisabeth Poulain

Rouge-Gorge, Etang Saint-Nicolas, Angers Cl n°3, Elisabeth Poulain

 Pour suivre le chemin

. Voir le rouge-gorge sur  https://fr.wikipedia.org/wiki/Rouge-gorge_familier

. Pour la place de l’adjectif en français, voir les différences de sens de la phrase, selon que l’adjectif est placé avant ou après le substantif, sur https://francais.lingolia.com/fr/grammaire/les-adjectifs/la-place-de-ladjectif/exercices

. Quant au Chevalier Bayard, se référer à https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Terrail_de_Bayard

. Clichés Elisabeth Poulain      

 

 

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L’étang Saint-Nicolas-Angers > Les oiseaux, la beauté de ses paysages

9 Mai 2018, 15:02pm

Publié par Elisabeth Poulain

Angers-Etang St-Nicolas, la couleur de l'eau, Cl. Elisabeth Poulain

Angers-Etang St-Nicolas, la couleur de l'eau, Cl. Elisabeth Poulain

Chaque année à Angers, avec le retour du printemps, arrive à nouveau le plaisir de redécouvrir l’éveil puis l’explosion des couleurs de la nature à l’étang Saint-Nicolas, avec une lumière très particulière. C’est le cas surtout si vous faites votre promenade un dimanche matin, avec une particularité qui est de se faire « doubler » par un grand nombre de coureurs, un cordon ininterrompu d’hommes et de femmes, à raison – grosso modo de deux tiers/un tiers. Bien sûr, je ne les ai pas comptés, mais c’est à peu près cela. Cela fait plaisir de voir ces sportifs courir.  Leurs points communs, leur minceur et leurs muscles que l’on voit travailler !

En semaine, il y a moins de monde, ce qui convient à beaucoup de promeneurs, dont je fais partie, qui peuvent ainsi marcher calmement, au plus près de l’étang, sur  le chemin du bas  qui parfois est étroit surtout en rive gauche. C'est un site qui offre à chaque saison, chaque jour, chaque moment, selon que l’on est le matin ou l’après-midi,  ses particularités, ses paysages, ses vues et le plaisir de prendre des photos  sans gêner personne… Une autre « retombée » de la prise de photo, cette capture d’un bref instant,  est que vous savez que ce vous voyez un jour à un instant « t », vous ne le  retrouvez jamais. Les quelques clichés, que je vous présente, ont été pris  lors de différentes promenades et pas seulement celles du dimanche matin.

Pour en revenir particulièrement à ce dimanche-là, entre deux « trains de coureurs », j’ai eu le temps d’admirer les variantes des couleurs de l’eau et de chercher des yeux les oiseaux qui sont nombreux sur ce site, à croire que cet étang long de plus de 3,5km de longueur est un véritable « couloir à vent » porteur pour ces volatiles. C’est aussi un site où il n’y a pas de voitures et une multitude d’arbres de variétés différentes selon le type de terre. Il y a des endroits à terre acide où poussent plusieurs variétés de conifères de très belle hauteur et des sites où on ne trouve que des feuillus. Certains endroits ont été plantés, d’autres où la nature a toujours gardé ou repris ses droits. Des sites aussi où la pierre de schiste noir avec des reflets rouges, oranges…,  est visible à l’œil nu de sorte qu’elle empêche quasiment toute présence végétale de grande taille, à l’exception de petites plantes grasses ou de ronciers qui arrivent à pousser dans des anfractuosités « profondes » de quelques centimètres. Seule exception, les genêts, au point que parfois, on se croirait en Bretagne.

Angers-Etang St-Nicolas, les bihoreau gris (jeune héron) et cormoran noir, Cl. Elisabeth Poulain

Angers-Etang St-Nicolas, les bihoreau gris (jeune héron) et cormoran noir, Cl. Elisabeth Poulain

Pour éviter d’établir une hiérarchie entre les oiseaux, rien ne vaut l’ordre alphabétique. Et c’est ainsi que je vais commencer par :

. la famille des C comme  les canards, les cormorans et les cygnes,

. la famille des  G comme les goëlands, qui sont des grosses mouettes,

. suivra ensuite  la famille des E des échassiers représentée par le héron cendré, qui fait partie des échassiers, tout comme le bihoreau gris de plus petite taille ;  voilà un E = H + B

. Enfin viendra la famille des M, celle  des mouettes, qui inclura celle des goëlands, qui sont plutôt rares ; ce sera donc un M = M + G

Tous ces oiseaux vont nicher, trouver des congénères et aussi et surtout leur nourriture dans l’eau. Je ne vous parlerai pas des oiseaux de plus petite taille telles que des moineaux, des mésanges…ou de ceux qui sont toujours présents, comme les pies par exemple ou les tourterelles incroyablement actives cette année…On n’entend qu’elles, qui n’arrêtent pas de roucouler en se parlant de nid à nid, ou de sommet de "leur" arbre, d'une antenne de télévision ou... d'une cheminée ...au printemps.

Angers-Etang St-Nicolas, les cygnes sur la petite île & les cormorans à gauche, Cl. Elisabeth Poulain

Angers-Etang St-Nicolas, les cygnes sur la petite île & les cormorans à gauche, Cl. Elisabeth Poulain

Je vais commencer par vous donner quelques nouvelles du couple de  cygnes, qui se plait beaucoup dans l’étang et notamment dans une des deux « îles », celle qui se situe près du petit pont de cette partie aval de l’étang.

Je mets des guillemets à ces « îles », car déjà, il n’y en a qu’une seule réellement, une vraie petite île, faite  de terre avec de la roche dessous. Il y a même un arbre de petite taille qui fait de grands efforts pour survivre. Il doit avoir atteint sa taille « adulte »  au vu de son implantation. Il accueille un couple de cygnes. « Madame Cygne » est fort occupée à couver tandis que son compagnon reste à proximité pour surveiller les abords et lui apporter à manger. Certains jours aussi, il se lasse de toujours être là et se déplace plus en aval, n’hésitant pas à aller en face, au plus près de la rive gauche.

Cette  petite île, sans dénomination, se trouve un peu en aval du vieux pont sur le côté droit qui séparait la partie de l’étang en aval qui qui appartenait à l’Abbaye Saint-Nicolas et de la partie amont de la petite rivière du Brionneau en amont, qui alimente l’étang en eau où se trouve toujours le Prieuré aux Bons Hommes

Angers-Etang St-Nicolas, un goëland et un cormoran, Cl. Elisabeth Poulain

Angers-Etang St-Nicolas, un goëland et un cormoran, Cl. Elisabeth Poulain

L’étang offre aussi l’avantage, en particulier d’abriter des poissons, dont je ne saurai vous dire s’ils sont nombreux mais qui attirent des pêcheurs. Une différence entre les deux, est que les pêcheurs – humains, masculins à 99% -   doivent rejeter à l’eau  les poissons qu’ils viennent de pêcher, alors même qu’ils doivent être munis d’une carte de pêche obligatoire ! Ils ont ainsi le plaisir de la pêche en eau douce, mais sans avoir celui de manger le produit de la pêche, le poisson ! Par contre les autres « pêcheurs »,  ceux qui ont des ailes, non seulement  n’ont pas besoin de carte de pêche,  mais en plus ils peuvent les manger. C’est ainsi qu’ils se nourrissent. Ce sont alors les oiseaux, que l’on voit, si on a de la chance,  parfois plonger en piqué  dans le lac et ressortir en ayant attrapé  un poisson. Il est rare d’être là à ce moment-là. Un promeneur m’a pourtant assuré qu’il venait juste de voir un cormoran ressortir de l’eau avec un petit poisson dans le bec.

Angers-Etang St-Nicolas, la cane et ses 9 ou 10 canetons, Cl. Elisabeth PoulainAngers-Etang St-Nicolas, la cane et ses 9 ou 10 canetons, Cl. Elisabeth Poulain

Angers-Etang St-Nicolas, la cane et ses 9 ou 10 canetons, Cl. Elisabeth Poulain

Toute cette introduction, pour vous dire qu’il y a plusieurs variétés d’oiseaux qu’on verrait mieux au bord de la mer.  Citons par exemple des mouettes blanches bien nourris qui se trouvent fort aise d’être là bien abritées, avec peu de concurrence d’abord avec les autres mouettes et d’autres variétés qu’on ne s’attendrait pas à voir. Comme par exemple,  des goélands blancs à bec et pattes jaunes, plus grands et plus dodus que les mouettes.  Leur caractéristique commune est que ces volatiles sont présents sur  le site de l’étang Saint-Nicolas. Ils n’hésitent pas l’hiver à venir dans les terres pour y trouver plus facilement à se nourrir et à se protéger des grands vents. Cette année, qui a pourtant connu peu de grands froids, a accueilli beaucoup d’oiseaux que je vais vous présenter dans l’ordre alphabétique.

1. Les canards, qui sont nombreux, mais que je n'ai pas beaucoup vu, à la vérité. J'ai vu une cane suivie de ses 9 ou 10 canetons.

2. Le cormoran est un autre « drôle d’oiseau »   qui est facilement reconnaissable de par sa couleur noire, sa longueur et sa minceur, quand il se repose, allongée, sur un flotteur au milieu de l’étang. Ils ont aussi pour caractéristique de rester sans bouger ailes déployées, le temps qu’il faut, debout sur leurs pattes,  pour les faire sécher avant de les replier et se reposer, les pattes repliées. Il y en a plusieurs qui nichent dans l’étang Saint-Nicolas. Ces oiseaux pêcheurs ressemblent alors vues de plusieurs dizaines de mètres à de longs tubes noirs, sachant sécher ! Les goélands et le cormoran ailes déployées cohabitent sans souci pendant des temps longs, sans se gêner, sur un long tube métallique qui fait office de ponton de repos et/ou de pêche pour les oiseaux. Il y a aussi de l'autre côté de l'étang, près de la petite île, le plus en amont  près de la rive droite. Là j'en ai compté trois.                       

Angers-Etang St-Nicolas, les goëlands, Cl. Elisabeth Poulain

Angers-Etang St-Nicolas, les goëlands, Cl. Elisabeth Poulain

C’est par les goélands  et les paysages  que je vais terminer ce billet « volant », non pas seulement au gré du vent  mais aussi de la pluie. Je vous ai montré l’étang d’abord du haut, avec la couleur de l’eau qui reflète le ciel bleu quand il y a du soleil mais qui peut prendre aussi une couleur jaune étonnante, que je qualifierai de « jaune argile » quand il y a eu les jours précédant la prise des photos de fortes pluies…  Quant à la couleur « verte »  de l’eau de l’étang, je vous en ai déjà parlé dans un précédent billet, avec « les arbres, tête en bas, à l’étang Saint-Nicolas… »

Angers, Etang Saint-Nicolas, la couleur de l'eau après une grosse pluie. Cl. Elisabeth Poulain

Angers, Etang Saint-Nicolas, la couleur de l'eau après une grosse pluie. Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Lire sur ce blog un billet précédent sur l’étang Saint-Nicolas en date du 3.10.2010, sous le titre suivant  http://www.elisabethpoulain.com/samedi-matin-des-arbres-tete-en-bas-a-l-etang-saint-nicolas-angers-58198107.html Les photos sont visibles dans Google Images, pour ceux qui n’ont pas le temps de lire le texte… !

. A cette adresse, vous pouvez aussi regarder uniquement les images, en cliquant « images » sur Google...

. Le Parc Saint-Nicolas à retrouver sur http://www.angers.fr/vivre-a-angers/la-nature-a-angers/les-parcs-et-jardins-publics/patrimoine/espaces-naturels/les-parcs-saint-nicolas/index.html

. Le site en entier est classé au titre des « Sites et Monuments naturels de caractères artistique et historique » http://www.conservation-nature.fr/article3.php?id=128  

. En partant de l’amont, l’étang Saint-Nicolas fait partie des communes d’Avrillé en amont et d’Angers dans sa plus grande partie, en aval. Beaucouzé doit avoir aussi vraisemblablement une petite partie du parc proche de l’étang… mais sans accès à la rive droite, au début de l’étang.

. Le Parc de Balzac ou le Parc Balzac, à voir sur http://www.angers.fr/vivre-a-angers/la-nature-a-angers/les-parcs-et-jardins-publics/patrimoine/espaces-naturels/le-parc-de-balzac-espace-naturel/index.html

. L’étang se termine lorsque la petite rivière Brionneau, affluent de  la rivière Maine, disparait sous terre, à la hauteur de  l’Abbaye Saint-Nicolas à Angers pour traverser en souterrain la Place Maurice de Farcy. L’eau de l’étang réapparaît de l’autre côté, au Parc  Balzac - qui pour une bonne part - est un marais, qu’elle traverse de part en part pour enfin rejoindre la rivière « Maine »  https://fr.wikipedia.org/wiki/Brionneau_(rivi%C3%A8re)

. Quelques informations sur cette petite rivière de rivière, de 27,5kms de long, le Brionneau, sur https://www.eau-anjou.fr/territoires/les-cours-deau/brionneau/

. Le schiste noir, fréquent en Anjou, peut se débiter en feuillet fin pour couvrir les toitures d’ardoise, en pierre plate d’épaisseurs variables pour ériger des murs de  pierre sèche ou des moellons de belle taille, comme il en va au Château d’Angers, toujours cité comme exemple.

. Voir aussi un site très clair, spécialisé  sur les différents types de schistes selon leur emplacement, leur datation et leur « degré de compression »,  http://www.terroirsdeschistes.com/la-personnalite-des-schistes/ et qui montre par des photos de JC. Bousquet qu’il existe bien ce que j’appelle, moi, du « schiste de couleur orange », plus fréquent qu’on ne le croit. 

                                                             *                          

. Le Prieuré de la Haye aux Bonshommes sur   https://fr.wikipedia.org/wiki/Prieur%C3%A9_de_la_Haie-aux-Bonshommes

. L’Abbaye Saint-Nicolas à voir sur  https://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_Saint-Nicolas_d%27Angers . Sa construction a commencé en 1010 et s’est terminée en fin de XVIIIe siècle ! Sans commentaire ! L’abbaye est toujours en activité religieuse.

Et maintenant voici les oiseaux par ordre alphabétique

. Le canard colvert sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Canard_colvert

. Le cormoran à retrouver sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Cormoran. Je ne vous garantis pas que le cormoran que j’ai pu photographier soit le bon dont je cite le nom générique : il y a en effet 3 genres (allez voir ce qu’est un genre dans le domaine animale sur (https://fr.wikipedia.org/wiki/Genre_(biologie) et 36 espèces… !

. Le cygne à voir sur  http://www.oiseaux-birds.com/fiche-cygne-tubercule.html  et toujours https://fr.wikipedia.org/wiki/Cygne_tubercul%C3%A9

. Le goéland, qui est une grosse mouette à voir sur  https://fr.wikipedia.org/wiki/Go%C3%A9land    

https://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/oiseaux-mouette-goeland-difference-7489/  et une photo de Pline sur https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Goeland_nidification.jpg

. La grue cendrée, à voir sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Grue_cendr%C3%A9e

. Le héron cendré sur https://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9ron_cendr%C3%A9       

. La version « jeune » du héron a pour nom « le bihoreau gris » dont les couleurs peuvent être plus ou moins foncées. Celui que j’ai vu était d’un gris très pâle, ce qui semble prouver aussi qu’il était très jeune, à voir sur  https://fr.wikipedia.org/wiki/Bihoreau_gris

. Et merci à la photographe vraisemblablement professionnelle - dotée d’un appareil photo de « pro  et  spécialiste des oiseaux » -, qui m’a indiqué à l’Etang Saint-Nicolas le nom de cet oiseau juvénile. Elle a attendu le temps nécessaire pour qu’il soit là, juste au moment où elle l’était encore : ça c’est du vrai et bon professionnalisme! 

.  Clichés Elisabeth Poulain 

 

 

 

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MOG ---) Trois portraits qui vous font voir des visages autrement

19 Avril 2018, 17:55pm

Publié par Elisabeth Poulain

MOG, Collection F. Poulain, Portrait n°2-extrait, Les yeux, Cl. Elisabeth Poulain

MOG, Collection F. Poulain, Portrait n°2-extrait, Les yeux, Cl. Elisabeth Poulain

Il faut que je vous prévienne. Vous allez avoir un choc car ce sont vraiment des portraits, dont on peut dire, sans exagération, qu’ils sont franchement bizarres. Le peintre visiblement a aussi choisi ce  nom curieux de « MOG » pour se désigner lui. Est-ce un acronyme, pour désigner « Maurice, Oscar, Gaston », ou bien « Michel, Olivier, Guillaume » ? Et pourquoi MOG serait-il forcément un « homme ? » Pour MOG au féminin, je pense à « Michelle, Odette, Germaine » ou, pour changer,   « Mary-Lou, Olga, Gabrielle ». D’autres choix sont évidemment possibles. A chacune, à chacun de jouer à ce jeu de devinette. Ou bien y-a-t-il un autre mystère que nous ne connaîtrons jamais, ces tableaux ayant été acquis au début du IIIe millénaire en raison justement de leur forte singularité.  

MOG, Collection F. Poulain, Portrait n°1, Cl. Elisabeth Poulain

MOG, Collection F. Poulain, Portrait n°1, Cl. Elisabeth Poulain

Je commence par le plus petit (32cm de longueur x 17,2cm de largeur)  qui est aussi le plus « facile à décrypter ». C’est le plus épuré -  une façon de parler - qui signifie qu’il y a peu de figures géométriques surajoutées au dessin de fond. MOG visiblement a horreur du vide. Une des conséquences est que le motif peint- le ressort de la peinture - est plus compréhensible. Ce n’est pas pour autant qu’on peut  parler de « remplissage » du fait que les motifs sont composés de lignes qui forment des enclos enrichis de couleurs à formes géométriques inachevées, toujours avec des traits multiples, des points à l’intérieur. Une certitude, MOG n’est pas un peintre simple, pour autant aimer la complexité des lignes, la superposition; une autre raison est qu’il adore la couleur, surtout quand celles qu’il a  choisies se mélangent à d’autres.   

En partant du haut, vous êtes sûr de bien rencontrer le regard d’un drôle de « zigoto », dont la « tronche »  a de quoi vous inquiéter. Il est vrai que tout est bizarre dans ses portraits, mais sans rien d’inquiétant. « Bizarre, vous avez dit bizarre, comme c’est bizarre !».  Commençons par le haut du plus lisible de ses compositions, le plus petit carton cloué sur des baguettes de bois, de section carrée d’1,2 cm.   

- Ce sont les yeux qui vous attirent et là aussitôt le trouble commence, si vous regardez les deux en même temps. L’œil  de gauche – celui qui est à gauche à votre vue - ressemble à une bille rouge, l’autre est bleue. Aucun n’est semblable à l’autre. Le fond de l’œil de gauche est vert cerclé de noir, lui-même doublé d’un trait rose qui se détache sur le fond orange. L’autre œil, que je qualifierai « de droite » - à  gauche pour le zigoto – est bleu sur fond rose-violet avec un trait rouge qui double à l’intérieur le demi-cercle noir qui constitue l’œil.

. Le nez maintenant. Vous descendez d’un étage et c’est là que le trouble commence vraiment. A bien regarder la composition, l’idée vous vient de suivre le trait noir en partant de la gauche vers la droite dans la partie haute. Et là, vous vous rendez compte qu’il y a une continuité étonnante dans le trait, pas à 100% bien sûr, quitte parfois à devoir reprendre le même chemin en arrière pour prendre un autre tracé noir à certains embranchements. Visiblement « MOG a horreur du vide ». Je répète « MOG a horreur… » et tout autant de la symétrie.       

MOG, Collection F. Poulain, Portrait n°2, Cl. Elisabeth Poulain

MOG, Collection F. Poulain, Portrait n°2, Cl. Elisabeth Poulain

Voici pour renforcer cette première approche, MOG numéro 2. Comme j’ai ce tableau sous les yeux, je peux vous dire qu’il a été acheté en octobre 2005, vraisemblablement par la propriétaire du trio. Ce n°2 est d’abord plus grand par ses dimensions. MOG devait se sentir à l’étroit et ne pouvait donner toute sa puissance de créativité. Ses dimensions 32cm sur 24cm - pas de MOG - du tableau !.

Comme la première fois, ce sont les yeux qui vont vous vous faire rentrer dans le carton. La pupille rouge est aussi à gauche et la verte est donc forcément à droite. Cette fois-ci, les deux yeux encore ne sont pas traités de la même façon.

. La pupille rouge à gauche est entourée d'un cercle noir et puis d'un second cercle blanc; elle touche par ailleurs un demi-cercle rose en position inversée par rapport au N°1 lui-même doublé d'un demi-cercle rouge. L'espace entre les  deux est rempli de rayons rouges: 4 à gauche et 3 à droite qui joignent le petit cercle et le demi-grand cercle rouge.  

.La pupille verte à droite est cerclée par un trait rouge-verdi, puis par du noir, du rose  et un trait jaune pâle qui se voit à peine. Il ne masque pas  les 7 rayons noirs qui relient la pupille ronde et un cercle noir inachevé. En dessous le fond du carton est rouge, sur lequel  se détache bien  un grand cercle qui entoure cet œil de droite et qui est lui-même entouré d’une forme arrondie dont le tracé est rose.

Et c’est là où le trouble commence vraiment, à l’exception de la signature de MOG bien visible, écrit cette fois-ci verticalement sur le côté gauche. Quant au reste,  la seule certitude que je puisse avoir est que MOG adore le mystère. Comme en attestent, les traits de cette partie médiane qui se terminent à double angle droit sur la gauche  avec toujours des traits partout, mais d’un seul côté. Une seule fois, en partie gauche en bas, des traits verts enrichis d’un trait noir en leur milieu se « parlent » mais jamais en se touchant. Entre eux, sur un fond orange, des traits jaunes pales  arrivent à trouver leur place. Pour les couleurs, citons ex aequo, le rouge, le jaune, le vert et le noir, le rose n’arrivant que loin derrière.

MOG, Collection F.Poulain, Portrait n°3, Cl. Elisabeth Poulain

MOG, Collection F.Poulain, Portrait n°3, Cl. Elisabeth Poulain

Voyons enfin pour terminer, le N°3. Cette fois-ci, il s’agit d’une toile et non plus d’un carton. Outre la complexité des lignes et des formes, il y a là encore une explosion de couleurs. C’est  une sorte de « portrait » plus grand par ses dimensions (40cm sur 40), avec un autre style de complexité, sans en être vraiment sûre. Disons, sans se tromper, que MOG a conservé des éléments des autres créations et choisi de mettre une nouvelle forme en valeur. Le brouillage en devient plus complexe.

MOG ne va pas cacher son nom au milieu à gauche en vertical (N°2) ou tout en bas à droite (N°1). Il a inscrit son nom toujours en majuscules en lettres plus claires argentées sur un fond bleu marine. Il figure dans une forme rectangulaire « à la mog », c’est-à-dire qu’aucun des côtés n’est parallèle à celui d’en face ; un seul des côté est parallèle au bord. Les trois autres s’amusent : celui du haut fait un décroché au milieu d’un bon centimètre vers le bord; le côté qui se trouve au milieu ne connait pas la ligne droite et penche en oblique vers le bord extérieur droit. Quant au quatrième côté, il  « s’envole en arrondi  descendant » vers le bord du tableau et là, il rencontre un bleu plus clair que ceux qui se trouvent déjà présents. Je vise plus particulièrement la pupille bleue d’un petit œil rond sur fond vert dans une forme étirée et arrondie pour la partie basse, couvert d’une forme identique sur le dessus mais rouge cette fois-ci. On va retrouver ce rouge dans quatre billes cerclées de noir en dessous, un autre bleu pour faire ressortir le vert du fond d’œil. Ce vert acide clair va être très présent dans la partie haute du tableau.

L’autre  œil, celui de gauche, est à la fois plus franc et pas forcément simple, ou "simple à la façon de Mog". Une grosse pupille rouge ressort dans un fond d’œil orange, enrichi de deux formes en croissant d’un orange plus foncé. Le haut d’un bordé de quatre triangles rouges bordés de noir sur fond …vert avec une ligne arrondie bleu marine avec en plus de l’orange foncée. Le vert du bas de l’œil est doté également de cette teinte verte rafraîchissante, avec en plus un trait arrondi d’un vert moyen plus doux.

Arrive maintenant une forme nouvelle qui se décline par deux fois. On dirait un pied doté d’une forme arrondie sur le dessus et itou pour le talon. C’est d’ailleurs le même rouge qui est utilisé toujours d’une façon diluée d’ailleurs. Cette forme de  drôle de pied va être reprise pour toute la partie basse du tableau. Avec une succession de couleurs étonnante : rouge entouré de vert clair, avec un vert plus foncé, allant jusqu’au noir, qui ressortent sur un fond jeune d’or orange, le tout étant enserré d’une ligne bleu noire.

En dessous arrive une grosse galoche, aux allures d’un grand sabot qui occupe toute la partie basse du tableau, avec ces quatre points verts, en dessous ces rectangles de couleur orange sur un fond composite qui mêle du bleu éteint, du vert foncé et tout autour du rose fuchsia, du bleu teinté de violet. Et comme il restait  de la place à droite, MOG a placé une sorte de rectangle bleue entourée de lignes rouge-rose et orange. A gauche, on retrouve un thème cher à l’artiste, quand il a un creux, les triangles bleus entourés de rose et de noir dans une bande orange, qui garde des espaces blancs. C’est la première fois dans cette série de trois, que nous apercevons du blanc…

Et je ne peux pas vous en dire plus, que les trois œuvres que j’ai sous les yeux… A part la date de l'achat du N°2, je ne sais rien du peintre ni de ses motivations, rien...Je tiens, pour finir, à remercier la personne qui m'a prêté ces peintures, qui lui appartiennent,  le temps de faire ce billet! 

 

 

MOG, Collection F.Poulain, Portraits n°1, 2 & 3, Cl. Elisabeth PoulainMOG, Collection F.Poulain, Portraits n°1, 2 & 3, Cl. Elisabeth PoulainMOG, Collection F.Poulain, Portraits n°1, 2 & 3, Cl. Elisabeth Poulain

MOG, Collection F.Poulain, Portraits n°1, 2 & 3, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Voir pour les « Accros des Acronymes » https://www.druide.com/fr/enquetes/pour-les-cingl%C3%A9s-des-sigles-et-les-accros-des-acronymes

. Pour la lettre « O » (garçon)  https://www.devenirgrand.com/prenoms-garcon-la-lettre-o/       

. Pour la lettre « M » (fille) http://www.magicmaman.com/prenom/recherche/sexe=2-commencantpar=15#?sexe=2&commencantpar=7&frai

. Pour le « Zigoto », se référer à  http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/zigoto/83123

. Pour « la tronche », reportez-vous à  https://fr.wiktionary.org/wiki/tronche qui vous précise que « ce mot féminin n'a pas de masculin correspondant et il peut désigner des hommes ». J’en suis restée « baba » et j’ai éclaté de rire à la lecture que ce terme de « tronche… PEUT s’appliquer aux hommes ». Ce qui a pour conséquence, selon wikipedia, qu’on en parle surtout pour les femmes. Je n’y aurais jamais pensé ! C’est du « pur machisme ». Il est vrai aussi que le terme de tronche est facile à écrire entre guillemets et pas évident à utiliser verbalement. Le ou la destinataire de ce message doit faire une sacrée tête, en réaction. Ce n’est pas vraiment un compliment !

. Quant à « bizarre… », retrouvez  la vraie citation de Louis Jouvet (1887-1951)« Moi, j'ai dit bizarre, comme c'est bizarre ! » sur http://www.alalettre.com/actualite-jouvet-bizarre.php

. Clichés Elisabeth Poulain d’après les œuvres que j’ai sous les yeux.     

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