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Le Blog d'Elisabeth Poulain

Les mésanges ne viennent plus se nourrir l’hiver devant la fenêtre…

10 Avril 2018, 17:26pm

Publié par Elisabeth Poulain

Trois mésanges charbonnières à longue queue, Cl. Elisabeth Poulain

Trois mésanges charbonnières à longue queue, Cl. Elisabeth Poulain

Cet hiver, les mésanges ne sont plus venues chercher leur nourriture en se rapprochant des maisons. Les petits oiseaux que je voyais étaient surtout les mésanges charbonnières qui venaient parfois en nombre. Plus rarement des mésanges bleues  et encore plus rarement un rouge-gorge. Cet hiver  j’ai remarqué seulement un couple de moineaux qui s’est   « emparé » – une façon de parler – d’un noisetier proche ainsi que d’un charme taillé en haie, qui offre de multiples points de repos.

Par contre, on entend  très bien plusieurs couples de tourterelles qui roucoulent à qui mieux mieux et fort. Ils ont colonisé le site en au moins trois endroits, dans les arbres où ils nichent en hauteur.   Ils ont carrément pris possession de l’espace aérien et en particulier du sommet du poteau électrique et du câble aérien qui relie le poteau à un autre plus loin. Il semble qu’il y a plusieurs nids dans de grands cèdres proches qui offrent l’avantage de les dissimuler aux yeux des promeneurs. Le site est stratégique, la vue se déroule à 360°.   

Trois et quatre mésanges à longue queue, Clichés Elisabeth PoulainTrois et quatre mésanges à longue queue, Clichés Elisabeth Poulain

Trois et quatre mésanges à longue queue, Clichés Elisabeth Poulain

Clairement, ces couples d’oiseaux semblent avoir un « certain » monopole de la jouissance de l’espace qu’ils ont choisi, avec chacun un grand arbre, qui offre beaucoup de possibilité d’abriter des nids. Et de se protéger contre des corbeaux par exemple. Je viens en effet d'en voir un grand voleter autour des cèdres. Il semble qu’ils soient peu nombreux. Ceux-ci visiblement ne sont pas les bienvenus. Ils sont très difficiles à saisir en photo, tant ils sont vifs et rapides. Comme les moineaux d’ailleurs...mais dans un autre style!

Revenons à « nos » mésanges. Je me suis rendue compte cette année, où il n’a guère fait froid, que ces oiseaux de petite taille ne sont pas venus chercher de la nourriture – de la matière grasse en bloc sur le rebord de la fenêtre de la cuisine. C’est très probablement  dû à la température très clémente qui  leur a permis de continuer à se nourrir normalement d’eux même. On peut l'espérer pour eux et pour nous.

Le rouge-gorge, 3 clichés du même oiseau, "admirez comme je suis beau", Cl. Elisabeth PoulainLe rouge-gorge, 3 clichés du même oiseau, "admirez comme je suis beau", Cl. Elisabeth PoulainLe rouge-gorge, 3 clichés du même oiseau, "admirez comme je suis beau", Cl. Elisabeth Poulain

Le rouge-gorge, 3 clichés du même oiseau, "admirez comme je suis beau", Cl. Elisabeth Poulain

Je viens de vérifier sur le site de Météo France :  « La température, de 8.4 °C en moyenne sur la France, a été supérieure à la normale* de 3.4 °C, plaçant janvier 2018 au 1er rang des mois de janvier les plus chauds depuis 1900 ». C’est impressionnant. Maintenant, clairement cette hypothèse me semble être la bonne, même si j’ai eu à déplorer pour la Ière fois  le gel des têtes des tiges de laurier rose…Comme quoi, il ne faut jamais confondre une moyenne  avec un pic de froid !

P.S. Il  y a belle lurette que je ne vois plus les mésanges bleues. Elles étaient déjà rares, il y a quelques années, tout comme les rouge-gorges d’ailleurs !  

Pour suivre le chemin

. Les recommandations à suivre en hiver, voir http://juleslatourterelle.over-blog.com/article-14329785.html

. La tourterelle à voir sur  https://jardinage.lemonde.fr/dossier-1341-tourterelle.html

. La mésange à longue queue sur https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9sange_%C3%A0_longue_queue  http://www.oiseau-libre.net/Oiseaux/Especes/Mesange-charbonniere.html

. Le rouge-gorge sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Rouge-gorge

. Voir le site de Météo France http://www.meteofrance.fr/climat-passe-et-futur/bilans-climatiques/bilan -2018/hiver-2017-2018#

. Clichés  Elisabeth Poulain

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Une petite histoire racontée en 7 porte-clefs + ...1 broche

2 Avril 2018, 09:39am

Publié par Elisabeth Poulain

Sept porte-clés publicitaires en ligne, Cl. Elisabeth Poulain

Sept porte-clés publicitaires en ligne, Cl. Elisabeth Poulain

C’est un drôle de billet que je vous présente aujourd’hui, en jouant avec des porte-clés - et une broche - qui m’ont été donnés, il y a déjà un certain temps, pour ne pas dire un temps certain, impossible pour moi à dater.

Sept petits objets porteurs de publicité, comme il y a sept jours dans une semaine, comme il y a la mer avec le dauphin, la terre où pousse la gentiane, l’enfant vu par Benetton , le vin de l’appellation de Montlouis  dans la Vallée de la Loire, la pierre sur laquelle coule l’eau, le végétal qui se mange, le jardin où poussent les plantes…et le tout est présenté sur une feuille de couleur rose foncée. Uniquement pour le plaisir de jouer avec la couleur. Je n’ai donc pas de couleur bleue pour représenter l’air, l’atmosphère…Mais là, je triche un peu, parce que le poisson est entièrement bleu et comme on va le voir c’est un poisson spécial, un poisson qui n’en est pas un. C’est donc par lui que je vais  commencer, en faisant une partition forcément arbitraire entre les  «Bleus», les «Rouges» et le « Jaune ».

.1. Et d’abord le dauphin de mer. Si je commence par celui-là, c’est que c’est  le plus beau porte-clés et par la forme de ce mammifère marin bondissant en mer et par ses dimensions, approximativement de 6,5cm et 3,5cm, sur le porte-clés ! En plus il est transparent dans la mesure où l’on aperçoit la lumière, comme il en va avec l’eau sur de faibles profondeurs. Mais il y a plus, ce magnifique animal marin incarne à lui tout seul la solidarité des « Sauveteurs en mer ». Le nom de l’association figure en blanc sur la couleur  bleue sur l’arrondie de la courbe du dauphin jaillissant hors de l’eau.

Je devrais parler au passé, car maintenant la représentation graphique de cette association bien connue des Gens de Mer a complètement changé. C’est une bouée qui se détache en blanc sur un carré bleu. Pour en revenir au dauphin, c’est un animal à la fois « social et sociable », comme le précise wikipedia. Ce choix pour les Sauveteurs en Mer est donc doublement bien vu.

.2. C’est maintenant au tour du porte-clés d’AVEZE, Auvergne Gentiane, LIQUEUR,  d’être présenté. Il porte des lettres majuscules de couleur rouge, uniforme des deux faces  d’un rectangle de 4 cm de hauteur sur 2,8 cm de largeur et une épaisseur de 0,4cm environ. Sa seule originalité réside dans les couleurs de l’icône représentatif de la liqueur aux couleurs inversées par rapport au blason de l’Auvergne. Celui de la marque est vert entouré d’un trait rouge sur l’extérieur, alors que celui de l’Auvergne est rouge entouré d’une ligne verte à l’extérieur. En fait le premier blason, qui a précédé celui de l’Auvergne, est vert bordé de rouge festonné. C’est l’ancienne bannière de l’Abbaye d’Aurillac, dont s’est inspiré le « logo » de la célèbre marque de liqueur de gentiane d’Avèze… Et voilà qu’avec ce porte-clés, qui a une certaine force mais rien d’exceptionnel  au regard du concept et du design, nous voilà plongés au  Xe siècle, en plein Moyen-Age, lors de la construction d’une abbaye, dans un lieu  marqué par l’influence des Celtes, présents dans cette partie de la France du Moyen-Age…

Sept porte-clés publicitaires et  une broche pour le sourire, Cl. Elisabeth Poulain

Sept porte-clés publicitaires et une broche pour le sourire, Cl. Elisabeth Poulain

.3. C’est maintenant le tour du porte-clés, BENETTON, qui présente le plus d’originalité. Il représente un petit garçon qui a une bonne tête, avec son grand chapeau, coloré et d’une forme curieuse, de bonnes joues rouges, à la chevelure noire coupée de façon irrégulière mais de façon identique en partie droite et à gauche… Ses  petits yeux sont ronds comme des billes noires, son mini-nez rouge est si petit qu’on le voit à peine, tout comme sa grande bouche blanche souriante en bas du visage qui se devine en regardant bien. Enfin ses drôles de petites jambes asymétriques ont de la peine à trouver leur place. Celle de droite porte l’indication « 012 » avec en-dessous « BENETTON » en petites lettres majuscules.  Au  verso, figure gravée en creux et peint en blanc la signature de ce très original porte-clés en lettres droites : « UNITED COLORS OF BENETTON ». Certes le plastique du dessus a jauni, la peinture blanche, qui couvrait  la tranche métallique en débordant sur le dessus, pour finir le porte-clés, a inégalement résisté à l’usure du temps, il n’en demeure pas moins que c’est le porte-clés le plus inventif.

.4. Se présente maintenant le seul porte-clés récent qui j’ai du « glaner »  au Salon des Vins de Loire : c’est celui de la Cave des Producteurs (des vins de)  de Montlouis, qui indique son n° de téléphone (récent) au verso: 02 47 50 80 98. Le M de Montlouis occupe la moitié de l’espace du recto de ce petit cercle de métal sur fond jaune.  

.5. Arrive un porte-clés petit par la taille (3cm de diamètre) et qui vient de loin. Il représente les chutes du Niagara, Canada  (Niagara Falls, Canada) qui figurent sur une toute petite plaque émaillée, dont le diamètre doit faire 1 cm, collée sur une plaque de nacre  de 3 centimètres de diamètre, ou même un peu moins ! 

 6. Après un voyage si lointain, je choisis de vous en présenter un autre, dans l'univers de la cuisine. Il s’agit de la margarine « Végétaline, HUILOR samo, crémolive sont garantis par le cycle UNIPOL» dont on voit la plaquette  au verso.        

7. Voici le plus lourd et le plus grand des porte-clés. Le premier KB JARDIN est en métal et c’est aussi le plus grand par ses dimensions (4,7cm x 3,7cm et 0,4cm d’épaisseur) et son poids, au point d’interroger. Je ne vois pas quelqu’un utiliser ce porte-clés pour le mettre ensuite dans sa poche ou son sac à main, par contre au jardin, le jaune se verra bien, …une couleur, qui s’oppose à JARDIN écrit en majuscules de métal sur fond vert.       

8. Et pour finir sur une note un peu festive et plus légère, la broche, placée au centre, ne présente pas de produit dont elle ferait la promotion. Il n’y a au verso aucune indication. Elle est là seulement pour vous offrir un joli sourire pour terminer cette petite ronde…        

                                                                     *   

Il y a des collectionneurs de ces petits objets publicitaires, comme je l’ai vu dans des Centres Emmaüs. C’est d’ailleurs là qu’ils repartiront, une fois le billet mis en ligne…

Les sept porte-clés en ligne, Cl. Elisabeth Poulain

Les sept porte-clés en ligne, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

* Le dauphin  bleu et blanc, à admirer sur  https://fr.wikipedia.org/wiki/Dauphin_bleu_et_blanc

. Avec des photos « gratuites » à admirer sur https://pixabay.com/fr/photos/dauphin/

. Les Sauveteurs en mer, station de Pornichet en Loire-Atlantique  https://www.snsm.org/etablissement/la-snsm-fete-ses-50-ans-0?from=station-snsm-de-la-cote-damour

. Pornichet (44380) à voir sur http://www.cartesfrance.fr/carte-france-ville/44132_Pornichet.html                 

* La liqueur d’Avèze, plus d’informations sur   http://www.aveze.com/  et  https://fr.wikipedia.org/wiki/Avèze_(liqueur  

. L’Abbaye d’Aurillac  https://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_Saint-G%C3%A9raud_d%27Aurillac

. L’Auvergne, à voir dans un « bon article «  de wikipedia sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l%27Auvergne

*United Colors of Benetton sur https://fr.benetton.com/                                                         

* Caves de Producteurs de Montlouis, 02 47 50 80 98, https://www.touraineloirevalley.com/producteurs-locaux/cave-des-producteurs-montlouis-sur-loire-montlouis-sur-loire/

* Niagara  Falls sur  https://fr.wikipedia.org/wiki/Niagara_Falls_(Ontario)

* Végétaline sur https://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A9g%C3%A9taline

* KB Jardin sur  https://www.truffaut.com/marques/Pages/kb.aspx

. Pour la broche, je n’ai aucune source, aucune piste à vous donner…Désolée, mais c’est la vie !

. Clichés Elisabeth Poulain 

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La femme à barbe > De l’anomalie génétique à l’anormalité sociale au …

25 Mars 2018, 17:44pm

Publié par Elisabeth Poulain

*Illustration 5-7-1913, Annonce page 19, Le Dépilatoire Hospitalier, Cl. Elisabeth Poulain *Illustration 5-7-1913, Annonce page 19, Le Dépilatoire Hospitalier, Cl. Elisabeth Poulain

*Illustration 5-7-1913, Annonce page 19, Le Dépilatoire Hospitalier, Cl. Elisabeth Poulain

Le titre est incomplet d‘où les trois petits points  au sens où il faudrait ajouter le troisième volet de la seconde partie du titre qui est le phénomène de foire. Ce billet est une sorte de suite au précédent qui portait sur les attributs pileux du visage d’homme, dans les « Annonces », les visuels publicitaires, de l’Illustration en date du 5 juillet 1913 en page 19. L’idée qui me trottait dans la tête depuis hier  était de savoir si et comment la presse du début du XXe siècle parlait ou non de la « Femme à barbe », qui était souvent l'attraction majeure de spectacle de cirque...

Illustration 5-7-1913, Annonce page 19, Le Dépilatoire Hospitalier, Cl. Elisabeth Poulain

Illustration 5-7-1913, Annonce page 19, Le Dépilatoire Hospitalier, Cl. Elisabeth Poulain

J’ai donc relu attentivement le texte de l’ « annonce » de l’Illustration du 5 juillet 1913, qui parle des « poils disgracieux du visage ou du corps » en montrant le visage d’une jeune femme ornée d’une fine moustache visiblement sur-ajoutée sur le cliché au-dessus de la lèvre supérieure de la photo n°1 prise au départ. Présentée ici ensuite, en seconde position, comme si l’application du « Dépilatoire Hospitalier » avait permis ce fabuleux résultat. Il est à noter que pour éviter de faire peur aux femmes victimes de ce qu’on appelle le « hirsutisme », l’annonce mettait surtout l’accent sur les quelques petits poils que l’on croit deviner sur l’avant-bras droit de gente dame.   

Et c’est alors que l’on se surprend au verso de la page de couverture en page « Annonces », à lire la fin du texte qui précise : « essai gratuit sur simple demande de la notice complète, franco de port, 12fr. (visage), 20fr (corps), M. Chantreau, pharmacien de 1ère classe, 8 rue de Constantinople, Paris. » C’est déjà de la vraie et bonne publicité intégrée à une réelle stratégie marketing. On était en 1913… !         

Pour suivre le chemin

. L’Illustration, N° 3671, 71ème année, 5 Juillet 1913, Annonces p. 19

. Voir en tout premier lieu un dossier très complet, enrichie de nombreux clichés,  sur la « FAB », sur http://www.dinosoria.com/femme-barbe.html

. Toujours sur wikipedia,  https://fr.wikipedia.org/wiki/Femme_%C3%A0_barbe

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Des fleurs en représentation sur bois, métal, sac, tissus, perles... ---) L'aumonière…

22 Mars 2018, 12:23pm

Publié par Elisabeth Poulain

Aumonière de soirée en perles et fleur au centre,détail, Cl. Elisabeth Poulain

Aumonière de soirée en perles et fleur au centre,détail, Cl. Elisabeth Poulain

Il ne s’agit pas de faire un listing exhaustif  de toutes les représentations florales qui peuvent exister dans une habitation. Il n’est pas question non plus de vous parler de toutes les fleurs qui peuvent pousser dehors, que ce soit sur un balcon, un petit jardin, un parc public ou un mini-jardin de rue …Des livres entiers existent sur ces thèmes et la recherche agronomique montre aussi qu’il n’y a pas de fin à la liste des fleurs que l’on peut admirer dans la « vraie vie », sans parler de toutes ces fleurs coupées ou en pot qui arrivent par avion dans nos contrées…Je ne vous parlerai pas non plus du bouquet qui « signait » un intérieur bourgeois bien tenu, il y a plusieurs décades…Lorsqu’on était invité chez un couple, il était de bon ton d’apporter un bouquet de roses, par exemple à la maîtresse de maison. Des grands artistes, tel Pierre-Joseph Redouté (1759-1840), ont consacré leur vie à représenter la diversité et la richesse florale, sans oublier les fruits, les papillons… 

Aumonière de soirée en perles et fleur au centre, Cl. Elisabeth Poulain

Aumonière de soirée en perles et fleur au centre, Cl. Elisabeth Poulain

Ce billet est moins ambitieux. Il a un objectif beaucoup plus modeste qui est de montrer le nombre étonnamment élevé de supports sur lesquels figurent des fleurs, en vous les présentant par ordre alphabétique, pour éviter de faire des jaloux…Il y a deux supports dont je ne vous parlerai pourtant pas. Il s’agit des représentations de fleurs en peinture à l’huile ou à l’aquarelle, sur des tableaux, ainsi que des « millefiori murano » que j’ai déjà citées dans un billet sur les grenouilles. Du fait de la diversité des supports, les fleurs peuvent être creusées dans le bois, reproduites sur du métal, de la porcelaine… et être représentées surtout sur des tissus. Elles peuvent aussi figurer sur … sur des petits sacs de soirée, que de belles dames vêtues de tenus de soirée prenaient pour sortir le soir.   C’est le support le plus étonnant, digne de porter deux minuscules fleurs, une de chaque côté. Je vais donc commencer par cette aumônière que j'ai cité dans le titre.

Il s’agit d’un petit sac de soirée qu’une dame portait en soirée, par exemple  pour aller à l’Opéra. Il mesure 14 cm de haut sur 12cm environ à l’endroit le plus large, une fois vidée de tout contenu. Tout l’extérieur est composé de  petites perles minuscules de couleur ivoire, qui forment au centre une toute petite fleur formée, non pas par des perles d’autres couleurs  mais par des fils rouges-roses. Par ailleurs trois étoiles de fil orange forment un triangle qui structure la composition ainsi que d’autres formes répétitives. Vous dire d’où vient ce symbole d’un autre temps, je l’ignore au point de n’avoir aucune piste à suggérer.  

Aumonière de soirée en perles et fleur au centre, Cl. Elisabeth Poulain

Aumonière de soirée en perles et fleur au centre, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Pierre-Joseph Redouté, né à Saint-Hubert en Belgique le 10 juillet 1759 et mort à Paris le 19 juin 1840, est un peintre, graveur, éditeur et enseignant belge. A voir sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre-Joseph_Redout%C3%A9

. Voir des pochettes ou « minaudières » sur http://madame.lefigaro.fr/style/pochettes-minaudieres-20-sacs-pour-aller-a-un-mariage-180615-97059#diaporama-817794_1   

. On parle aussi d’aumônières, qui sont des pochettes de petites tailles pour sortir en soirée, à l’Opéra, par exemple. Voir https://fr.wiktionary.org/wiki/aum%C3%B4ni%C3%A8re

. Clichés Elisabeth Poulain

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L’Illustration 05.07.1913 > La barbe, la moustache… > Annonces

18 Mars 2018, 16:22pm

Publié par Elisabeth Poulain

L'Illustration 5-07-1905,Belle Jardinière, L'Elégant à la moustache,Annonces1, Elisabeth Poulain

L'Illustration 5-07-1905,Belle Jardinière, L'Elégant à la moustache,Annonces1, Elisabeth Poulain

Ce numéro de l’Illustration d’avant la guerre de 1914-1918, portait déjà sur des thèmes militaires dans les Balkans, avec par exemple, des cerfs-volants maritimes adoptés par la marine, après l’avoir été par l’armée de terre. C’est un autre thème, non pré-figurateur d’une guerre, que j’ai choisi, un thème pluriel qui peut sembler futile ou curieux ; la société d'alors change , sans qu’il soit possible de dire ni pourquoi, ni vers quoi. Ce billet a pour objectif  de montrer dans des annonces – les publicités d’aujourd’hui – des hommes à barbe, ou avec une moustache … sans que, dans aucune de ces « annonces » (la réclame d’alors), le dessin ne porte directement sur ce thème, à croire que tout homme bien né se devait d’avoir un ou plusieurs de ces ornement pileux sur le visage. Voici quelques exemples tirés des « Annonces » de l'Illustration  du 5 juillet 1913, avant de s’appeler maintenant des publicités.

L'Illustration 5-07-1905,Belle Jardinière, L'Elégant à la moustache,Annonces1, Elisabeth Poulain

L'Illustration 5-07-1905,Belle Jardinière, L'Elégant à la moustache,Annonces1, Elisabeth Poulain

. La fine moustache. C’est celle de la première annonce de la « Belle Jardinière, la plus grande maison de vêtements du Monde entier, 2 rue du Pont Neuf Paris ». Située en pleine page d’Annonces – 1- (41cm de hauteur sur 30cm) sous le titre de « Bains de Mer et de Voyages », elle montre un homme élégant – selon les standards de l’époque – dotée d’une très fine moustache,  saluer une « Elégante » dans le sable de la plage, elle avec des talons hauts et  des enfants qui font des châteaux de sable à gauche en bas. Lui,  impeccablement habillé, semble fier de ses cheveux gominés, avec sa raie sur le côté, et surtout de sa fine moustache, très nette, peu volumineuse et pourtant assez haute, entre le haut de la lèvre supérieure et le nez.

. La barbe blanche du vieil homme aux allures d’un savant, qui a amassé beaucoup de connaissance au fil des ans, pour vanter les atouts du « carburateur Zénith » en Annonces - 4 (18,3 cm sur 14).

.La barbe de l’homme « chic », qui a réussi dans la vie, comme le montrent sa veste courte à pan, avec gilet dessous et chemise blanche bien sûr, le  pantalon au pli impeccable, avec des chaussures vernis à boucle. C’est l’homme à la barbe de l’ « Automobile Unic… » en Annonces – 11. C’est un dessin A. Ehrman.

                                                                   *

L'Illustration 5-07-1905, Annonce-4, Carburateur Zénith, le vieux savant à la barbe blanche, Cl. Elisabeth Poulain

L'Illustration 5-07-1905, Annonce-4, Carburateur Zénith, le vieux savant à la barbe blanche, Cl. Elisabeth Poulain

Après ces « annonces », dont je viens de vous montrer les plus grandes et que l’on voit en premier, voici maintenant quelques portraits illustrant des articles, que je peux citer.

*En page 1, voici deux soldats, un grec à gauche, porte une moustache aux bords relevés  et un bulgare,  qui surveillent le port de Salonique dans une photo pleine page (1). Un troisième est assis

*En page 3, dans des formats de petites tailles, voici le président de l’Université de Harvard, M. Lawrence Lowell, avec une moustache retombante légèrement de chaque côté. Vient ensuite dans la colonne 3 –près du bord de la page M. Andrew Carnegie, «  le grand philanthrope et  l’un des plus puissants souverains de l’industrie et des finances de l’Amérique moderne » est l’hôte de Paris. Il est saisi par le photographe de plein pied devant une cheminée garnie de fleurs, avec un sourire, qui illumine son visage doté d’une barbe et d’une moustache blanche, tout comme sa chevelure.

*Voici, en page 4, Henri Rochefort, un grand journaliste de l’époque qui vient de décéder. Un portrait de lui figure en bas de l’article. Il porte une moustache, plus une barbichette et une « mouche » qui, je viens de l’apprendre, est un petit îlot de jonction sous la lèvre inférieure et le bas du visage. Le bas de son visage est ainsi composé de trois étages, chacun d’entre eux ayant son individualité ; à croire que cette composition était alors une nécessité pour équilibrer un visage d’homme !

*En page 11, c’est le professeur Vincent, médecin principal de l’Armée, dans son laboratoire du Val de Grâce, assis à son bureau. Il arbore ce que je qualifierai d’une « grosse moustache ».

M. Poincaré est visible sur le pont d’un bateau. La photo semble montrer une moustache courte de couleur foncée, alors que sa barbe est blanche (p. 23). Peut-être un effet de la lumière lors de la prise de vue.  

L'Illustration 5-07-1905, Annonce-11, Automobile Unic, l'homme chic à la barbe, Cl. Elisabeth Poulain

L'Illustration 5-07-1905, Annonce-11, Automobile Unic, l'homme chic à la barbe, Cl. Elisabeth Poulain

L'Illustration 5-07-1905, Annonce 19-1, Royat Auvergne, l'homme barbu malade, Cl. Elisabeth Poulain

L'Illustration 5-07-1905, Annonce 19-1, Royat Auvergne, l'homme barbu malade, Cl. Elisabeth Poulain

. C’est alors le retour des Annonces  jusqu’à la page 24 incluse, les pages de  couverture de l’Illustration, n’ayant jamais de n°. Maintenant, on parle de « la couverture », son verso est la 2 de couv., qui est suivie ensuite, à la fin par la 3 et la 4 de couv.

La page 19 est en soi une pépite publicitaire à écrire au pluriel. En effet on y voit trois « Annonces », qui ont chacune beaucoup à dire. Cette page de 36 cm de hauteur sur 27 est divisée en quatre visuels de 13 sur 17 cm environ dont trois concernent directement notre sujet.

_ Le premier en haut à gauche est une « réclame » pour l’eau de Royat en Auvergne dans un visuel signé A. Ehrmann.  On y voit un malheureux malade,  attaqué simultanément par des « démons » qui ont pour noms « Diabète, Goutte, Artériosclérose ». Il tend la main vers le verre d’eau de Royat qu’une bouteille est en train de verser. Le malade porte, pour une fois, une belle chevelure relativement longue et bouclé, ainsi qu’une barbe complète reliée à ses cheveux - avec également une moustache  qui rejoint la barbe. On est  en 1913 ! Il y avait déjà des dessinateurs publicitaires de très grand talent.

_A droite figure une réclame pour la ceinture anatomique pour hommes du Dr. Namy, avec ce slogan en haut à droite "Si vous commencez à prendre du ventre ". L’homme est représenté quasiment habillé, seul lui manquent son pantalon et bien sûr sa  veste. Il s’agit bien sûr d’attirer l’attention sur le ventre bedonnant du-dit monsieur. Ce qui nous intéresse sont la longueur de sa barbe, qui rejoint presque sa chevelure et les pointes particulièrement longues de de sa moustache.  Le dessin  est  une création de B&P Paris.

L'Illustration 5-07-1905-Annonce 19-2-L'homme barbu-ceinture du Dr Lamy, Cl. Elisabeth Poulain

L'Illustration 5-07-1905-Annonce 19-2-L'homme barbu-ceinture du Dr Lamy, Cl. Elisabeth Poulain

Voici le visuel, qui figure toujours sur cette page  dans le rang du bas. Il s’agit cette fois-ci d’une affaire de poils, encore, mais pour une femme. On voit sur le visuel une photo d’une jeune femme évidemment dotée de « poils » entre le nez  et sa bouche. C’est donc une « moustache » qui  visiblement a été dessinée, mais grâce au « Dépilatoire Hospitalier de M. Chantreau, pharmacien de Ière classe, ancien interne des Hôpitaux de Paris, en 3 minutes, celle-ci disparait…». Une merveilleuse invention que celle-là…. (article à suivre).                                                               

Il reste une remarque à faire et de grande importance, qui est le surnom de « Poilu »  donné aux soldats de la Grande Guerre.  

Et pour vraiment mettre un terme à ce billet, je m'aperçois qu'il reste encore une barbe blanche, celle d'au vieil homme, style ermite, le Père Kermann, qui est en train d'admirer au verso de la 4 de couv. sa bouteille de liqueur du Père Kermann, "la vieille liqueur française", une réalisation (publicitaire) de F. Cazanove, Bordeaux. Le visuel mesure 6,7 cm sur 5,4 cm...    

                                                                                     *   

Pour suivre le chemin

. L’Illustration° 3671, 71me Année, Annonces – 1 – de la « Belle Jardinière »   avec le sous-titre « Bains de Mer et Voyages ». Suivent le nom des « seules succursales pour vraiment , Paris, 1 place de Clichy, Lyon, Marseille, Bordeaux, Nantes, Angers, Saintes… »    

. Belle Jardinière, Annonces – 1, Dessin Cl. G. de Malherbe &C 

. Cheveux gominés, à voir dans https://fr.wikihow.com/gominer-ses-cheveux-en-arri%C3%A8re

. La barbiche ou barbichette https://fr.wikipedia.org/wiki/Barbiche. C’est là que j’ai trouvé le nom du petit  îlot de poils sous la lèvre inférieure  qui s’appelle en réalité « la mouche »

. Retrouver Henri Rochefort,  dans les membres du Gouvernement de l’Union nationale dans https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Rochefort#/media/File:Le_Gouvernement_de_la_d%C3%A9fense_nationale.jpg. C’est sa photo,  qui figure dans l’Illustration de 1913 cité. Il venait de décéder à l’âge de 82 ans. Et pour finir, je m'aperçois que j'ai oublié de vous montrer  

. Le « Poilu » à voir sur https://commons.wikimedia.org/wiki/File:W2289-Affiche14-18_PoiluType_0_94926.JPG

 

 

L'Illustration 5-07-1905, Annonce recto page de couverture, Liqueur Père Kermann, Cl. Elisabeth Poulain

L'Illustration 5-07-1905, Annonce recto page de couverture, Liqueur Père Kermann, Cl. Elisabeth Poulain

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Angers > Le jaune > Le bitume, la pierre, le métal, l’eau, le tissus +

16 Février 2018, 11:08am

Publié par Elisabeth Poulain

Angers, Rive gauche de la Maine, travaux pour la construction du nouveau pont, Cl. Elisabeth Poulain

Angers, Rive gauche de la Maine, travaux pour la construction du nouveau pont, Cl. Elisabeth Poulain

Arriver à caser 70 caractères pile-poil est déjà un exploit pour ce titre que j’ai dû réellement refaire plusieurs fois pour rentrer  dans le cadre de cette limitation. Voici le titre développé : l’article a pour objectif de  montrer combien cette couleur jaune est présente dans un espace urbain à la fois central et restreint. Il ne s’agit pas de répertorier toutes les couleurs d’une ville  de 150 000 habitants telle qu’Angers ou même d’un de ses quartiers, mais de témoigner d’une courte séquence chromatique en 2018  dans la longue vie de cette ville dont les chercheurs ont trouvé des traces datant de la période néolithique, dans l’enceinte même du château ! C’est une preuve s’il en est d’attester de l’intérêt du site…

Quant au choix de la couleur jaune, on s’aperçoit qu’il joue un rôle sociétal et urbain étonnant. En premier lieu, on aurait plutôt tendance à penser au rouge, à cause de ses caractéristiques à la fois flashy, tonique, qui attire le regard  et qui signe par ailleurs l’interdit. Du coup on aurait presque tendance à en oublier le blanc, qui ne reste réellement blanc que le temps de…quelque temps. Il n’y a pas d’humour dans cette redondance, pour cette couleur qui n’en est pas une.    

L’espace dont il s’agit est emblématique du cœur d’Angers, puisqu’il s’agit du pont de Verdun qui permet de franchir la Maine, la plus petite rivière de France (une dizaine de kms environ), à l'endroit stratégique, le plus étroit,  reliant ses rives droite et gauche quand on descend la Maine dans le sens du courant. En rive droite, se trouve le très vieux quartier de la Doutre qui est relié par ce pont de pierre à arcs voûtés au centre de la ville incarnée par la cathédrale en rive gauche sur la colline d’Angers, au point le plus haut de la ville, et plus bas, toujours en rive gauche, dans le sens du courant, par le château installé sur un promontoire de schiste noir. Il y a là un triangle urbain - traversé par la Maine- à la fois naturel, architectural et urbanistique étonnant et cela depuis des siècles.  C’est là où se trouve en effet le plus vieux témoignage mégalithique de notre lointain passé.    

Angers, La Maine, Pont de Verdun, cathédrale et piéton en rive gauche, Cl. Elisabeth Poulain
Angers, La Maine, Pont de Verdun, cathédrale et piéton en rive gauche, Cl. Elisabeth Poulain

Angers, La Maine, Pont de Verdun, cathédrale et piéton en rive gauche, Cl. Elisabeth Poulain

Arrivons maintenant à la couleur jaune, qui se présente comme un jeu photographique. Il  a consisté à prendre en photo tout ce qui était jaune sur un parcours très court en plein chantier « Cœur de Maine » en rive gauche, venant du centre d’Angers, de la Place du Ralliement, pour ensuite descendu vers la Maine, en empruntant la rue de la Poissonnerie. A cet endroit, on est tout près de la rive gauche de la Maine, normalement mais pas en ce moment en raison de gros travaux se faisant aussi bien dans la rivière Maine que sur les deux rives gauche et droite. Un mur de palplanches de chaque côté de la rivière cache l’accès et donc la vue sur les travaux d’une rive à l’autre. La raison d’être de ce grand chantier, qui porte le joli nom de « Cœur de Maine », est la construction du nouveau pont dédié au tramway quelque peu en amont du pont de Verdun, à hauteur du bas de la Place de La Rochefoucauld-Liancourt, qui est un espace magnifique bordé d’arbres qui sert de parking d’arbres. Cet endroit fabuleux est bordé en rive droite de la Maine, des derniers quais qui existent à Angers, qui permettent d’avoir une belle vue sur l’autre rive.

La recherche de la couleur jaune a débuté au bas de la Place de la Poissonnerie, après avoir descendu la colline  venant de la Place du Ralliement par la rue Plantagenet, pour rejoindre en tournant à gauche vers la rue de la  Poissonnerie en passant par la place de la Poissonnerie. Il n’y avait à dire vrai rien de vraiment spectaculaire à voir, mais c’est un jeu qui me trottait dans la tête,  avec sa forte dimension aléatoire, un jeu chromatique qui oblige à chercher « un élément  statique ou en mouvement de couleur, cette fois-ci jaune ! ». Et je dois dire que les derniers clichés m’ont vraiment étonné et que je vois la ville autrement…depuis que j’ai commencé à chercher cette couleur dans la ville.         

 

Angers,tracteur rive gauche, pensées jaunes rive droite Doutre, grue sur La Maine, Cl. Elisabeth PoulainAngers,tracteur rive gauche, pensées jaunes rive droite Doutre, grue sur La Maine, Cl. Elisabeth PoulainAngers,tracteur rive gauche, pensées jaunes rive droite Doutre, grue sur La Maine, Cl. Elisabeth Poulain

Angers,tracteur rive gauche, pensées jaunes rive droite Doutre, grue sur La Maine, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Pour le site, voir la superbe photo vue du ciel que vous pouvez orienter à votre guise pour faire le lien entre le pont de Verdun, la cathédrale, le château, la place La Rochefoucauld … http://www.monumentum.fr/chateau-dangers-pa00108871.html 

. Angers, à voir sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Angers

. La Maine sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Maine_(rivi%C3%A8re) avec un superbe cliché du Pont de Verdun

. La cathédrale d’Angers, sur  https://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Saint-Maurice_d%27Angers

. Le château  d’Angers sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_d%27Angers

. Et le cairn important avec de nombreuses chambres funéraires du Château d’Angers, datant du néolithique http://www.persee.fr/doc/bspf_0249-7638_2008_num_105_4_13786   Il est situé, quand vous êtes en haut dans l’enceinte du château, ouverte sur la Maine, dans le coin gauche, qui est le plus proche à la fois du boulevard du Général de Gaulle, de la Maine et du Pont de Basse Chaîne,  de la Voie sur Berges et du Quai de Ligny au plus près de la Maine… 

. La Doutre sur https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Doutre , malheureusement sans photo du pont de Verdun

. La Place La Rochefoucauld http://www.elisabethpoulain.com/article-la-place-la-rochefoucauld-angers-variations-sur-son-nom-et-son-avenir-110417955.html, un billet qui date du 22 septembre 2012…

. Pour la couleur  jaune, voir "Couleurs, Pigments et Teintures dans les mains des peuples", aux éditions du Seuil

. Et toujours le "Dictionnaire des Symboles", chez Robert Laffont/Jupiter 

. Clichés Elisabeth Poulain

 

Angers, La Maine, Rive droite, La Rochefoucault, camion jaune, Cl. Elisabeth Poulain

Angers, La Maine, Rive droite, La Rochefoucault, camion jaune, Cl. Elisabeth Poulain

Angers, La Maine, la grue près de la Doutre rive droite, vélo rive gauche, Cl. Elisabeth Poulain
Angers, La Maine, la grue près de la Doutre rive droite, vélo rive gauche, Cl. Elisabeth Poulain

Angers, La Maine, la grue près de la Doutre rive droite, vélo rive gauche, Cl. Elisabeth Poulain

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Les Hts Fourneaux du Creusot, Georges Scott, L’Illustration 1910.07.07

29 Janvier 2018, 16:36pm

Publié par Elisabeth Poulain

"Les Hauts Fourneaux dans la nuit", Georges Scott, L'Illustration 1910-07-30, Cliché Elisabeth Poulain "Les Hauts Fourneaux dans la nuit", Georges Scott, L'Illustration 1910-07-30, Cliché Elisabeth Poulain

"Les Hauts Fourneaux dans la nuit", Georges Scott, L'Illustration 1910-07-30, Cliché Elisabeth Poulain

C’est évidemment dans L’Illustration en date du 7 juillet 1930 que vous pouvez avoir la chance de pouvoir admirer ces dessins d’une telle puissance. Georges  Scott a été un homme « pluriel » qui fut en même temps peintre, illustrateur en particulier pour l’Illustration et correspondant de guerre toujours pour..L’Illustration.. Visiblement il ne se posait aucune limite et cherchait à ne pas se laisser enfermer dans un genre, dans un style, une technique…

S’intéresser aux Hauts Fourneaux, au point de venir les dessiner la nuit dans un format double page de l’Illustration, dans des dimensions – 47,5 cm de hauteur et 31,5 cm de largeur - qui en elles-mêmes donnent encore plus de force à cette coulée de fonte auquel l’artiste eut la permission d’assister suffisamment de loin pour ne prendre aucun risque. Il l’intitula « Les Hauts Fourneaux dans la nuit » de façon à offrir le plus grand contraste entre la puissance du dessin, les chocs de structures entre les lignes verticales des Hauts Fourneaux et les horizontales qui jouent des contrastes de la matière en fusion qu’on imagine grâce à ces jeux de couleurs impressionnants :

"Les Hauts Fourneaux dans la nuit", Georges Scott, L'Illustration 1910-07-30, Cl Elisabeth Poulain

"Les Hauts Fourneaux dans la nuit", Georges Scott, L'Illustration 1910-07-30, Cl Elisabeth Poulain

- entre le gris noir avec une pointe de violet pour le ciel de la nuit coupé de fumée noire crachée par les cheminées;

 - en dessous la séquence rose foncé nimbé de fumée à la couleur indistincte, qui habille les différents hauts fourneaux de nuances singulières, propres à chacun, comme enrobés dans une nuée étrange. Dans cette atmosphère bizarre, qui rend la nuit encore plus irréelle, il ne m’est pas possible de vous donner une description exacte de la nature même de cette obscurité composite et complexe, difficile à définir par des mots ;  

- à travers ces couleurs, on distingue certains des hauts fourneaux, ceux qui sont le plus en avant, car il y a des plans différents qui s’enfoncent en profondeur. Tous ne crachent pas de la fumée noire dans cette partie haute. Par contre ils contribuent tous à créer cette ambiance très spéciale, très étrange. Avec en plus un jeu de ligne de crête en V inversé du haut de chacune de ces cheminées, sachant que chaque surface haute est occupée par des « tubulures » noires dont je serai bien incapable de vous préciser les dénominations, les formes exactes et les fonctions.

"Les Hauts Fourneaux dans la nuit", Georges Scott, L'Illustration 1910-07-30, Cl. Elisabeth Poulain

"Les Hauts Fourneaux dans la nuit", Georges Scott, L'Illustration 1910-07-30, Cl. Elisabeth Poulain

On en arrive à la seconde moitié » de la composition, qui se situe exactement en dessous de la pliure de ce n° de l’Illustration, la page elle-même faisant 60c m de haut sur 40,8 de large. C’est là que se trouve en partie gauche le « cœur de  feu », une dénomination impropre dans la mesure où on ne voit qu’une nuée de vapeur de couleur blanche, teintée d’orange, de rose, d’une forme  insaisissable, légère comme l’air, qui s’effiloche au fur et à mesure de son éloignement d’avec sa « source » qui se trouve dans le quart inférieur gauche.

Le regard se pose ensuite sur l’avant-scène qui forme un V irrégulier plus prononcé. C’est là  que se trouve la vie humaine représentée par des silhouettes noires d’ouvrier avec des larges chapeaux, des capes avec des manches. On en voit un marcher vers la gauche la tête penchée comme fatigué, la silhouette de celui  qui manie la grue au milieu en bas de la composition et le dernier à droite près d’un réverbère qui parait incongru à cette  place. C’est l’endroit le plus intéressant car on y voit une grue inclinée vers la gauche qui se détache en noir sur la nuée provoquée par la coulée  de fonte plongée dans la cuve de refroidissement.       

 

L'Illustration, logo, Cl. Elisabeth Poulain

L'Illustration, logo, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Découvrir la vie de Georges Scott (1873-1943), appelé aussi Scott de Plagnol ou Georges Bertin Scott de Plagnol,  de son vrai nom,  qui travailla beaucoup pour l’Illustration en particulier pendant cette première guerre mondiale. Il fut peintre, dessinateur, reporter…correspondant de guerre. Toute sa vie, il  fit preuve de sa volonté de ne pas se laisser enfermer dans un style, un genre, des thèmes… à voir tout particulièrement sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Scott

. Pour L’Illustration, voir https://www.lillustration.com/S_a148.html

. Quant au dessin, consulter L’Illustration, Journal Universel, hebdomadaire, n° 3518, 68è année, 30 juillet 1910, en pages 72 et 73

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Le chien, le meilleur ami de l’Homme, Nouvelle Histoire naturelle 1908

28 Janvier 2018, 12:10pm

Publié par Elisabeth Poulain

Histoire naturelle 1908, André éditeur Paris, Chien fig 29, Tête et dentition fig. 47, Cl. Elisabeth Poulain Histoire naturelle 1908, André éditeur Paris, Chien fig 29, Tête et dentition fig. 47, Cl. Elisabeth Poulain

Histoire naturelle 1908, André éditeur Paris, Chien fig 29, Tête et dentition fig. 47, Cl. Elisabeth Poulain

Il convient tout d’abord que je vous donne l’intitulé exact de cet ouvrage : « Nouvelle Histoire naturelle Elémentaire »  faite pour les « Ecoles primaires, supérieures : Garçons » dont c’est « la cinquième édition ». J’aurais bien aimé voir et avoir également l’exemplaire pour les filles pour faire la comparaison. Je pense que j’aurais plusieurs fois bondi au plafond. En 1908, en France d’une façon générale, l’égalité des genres ne devait pas être une priorité d’urgence absolue, ni même un concept envisageable. Cet ouvrage a pour auteur « E. Aubert, Docteur ès sciences, Professeur au Lycée Charlemagne et Reignier, Inspecteur primaire. PARIS, E. André Fils, Editeur, 6 rue Casimir–Delavigne, 6 ». Quant à l’année de référence, l’information a été facile à trouver, car la date est écrite en gros caractères sur la page de gauche « Programmes de 1908 ».  

D’après ce que je peux lire, il existait alors des écoles primaires supérieures, divisées par genre. Dans le même ouvrage, les sciences naturelles étaient elles-mêmes réparties sur trois années, avec le programme inclus année par année pour chaque composante de l’Histoire naturelle élémentaire que nous appellerions aujourd’hui les sciences naturelles.  

Histoire naturelle 1908, André éditeur Paris, Chien Setter (?), haut.0m,10 (!), fig 29-p.30,  Cl. Elisabeth Poulain

Histoire naturelle 1908, André éditeur Paris, Chien Setter (?), haut.0m,10 (!), fig 29-p.30, Cl. Elisabeth Poulain

. La première année, axée sur les généralités, est elle-même divisée en Zoologie (16 chapitres),  en Botanique (7 chapitres) et en Géologie (8 chapitres).

. Pour la seconde année incluse dans l’ouvrage, on retrouve cette trilogie axée cette fois-ci, portant non plus sur les généralités,  mais sur les fonctions de la nutrition (1 + 7 chapitres). Avec des particularités en zoologie, il existe des fonctions de relation (5 chapitres) et en botanique avec une première partie sur les organes nutritifs (4 chapitres) et les organes reproducteurs (4 aussi) en seconde partie. Et …il reste une partie géologie (3 chapitres).

. Je vous fais grâce du programme de la 3è année… tellement l’annonce du programme et les façons de présenter la connaissance sont compliquées, surtout quand on se souvient qu’il s’agit du niveau élémentaire pour des petits garçons ! 

                                                                                        *

Rassurez-vous. Je n’oublie pas que le chien cité dans le titre est le véritable sujet de ce billet. En zoologie, le chapitre II - page 13 - est affecté à l’organisation générale des animaux, qui commence par…l’Homme ( !) dès la page 14 ! Il m’a fallu attendre la page 29 pour trouver le meilleur ami de l’homme, c’est à dire le chien qui est le Ier héros de la classification zoologique animale au chapitre V, en page 30, représenté sur la figure 29. Ce qu’on apprend en page 30-31 porte sur le classement des animaux selon qu’ils possèdent une symétrie bilatérale, une symétrie radiaire ou l’absence de symétrie.

. Pour la symétrie bilatérale, sont cités comme exemple et dans cet ordre-là : l’Homme, le Chien, la Carpe, l’Ecrevisse !

Histoire naturelle 1908, André éditeur Paris, Chien Setter (?), fig 32 p 31,  Cl. Elisabeth Poulain

Histoire naturelle 1908, André éditeur Paris, Chien Setter (?), fig 32 p 31, Cl. Elisabeth Poulain

Le chien offre donc la particularité d’être, comme l’homme, un très bel exemple de « symétrie bilatérale ». Cela signifie, selon les auteurs, qu’il est constitué de deux parties équivalentes, ce qui me parait surprenant –on n’a pas deux estomacs ou deux foies par exemple - mais peut-être les auteurs E. Aubert-Docteur es Sciences-, Professeur au Lycée Charlemagne  et A. Reignier Inspecteur primaire,  ont-ils visé seulement l’ossature. Le chapitre V, qui porte sur les « Classifications zoologiques », met sur le même plan l’espèce humaine et l’espèce animale avec pour exemple le chien qui est un bel exemple de symétrie bilatérale. Pour mieux le prouver, la page 30 présente en « figure 29 » une photo d’un chien de chasse (type setter, peut être…), et la page 31 le squelette  d’un chien de bonne taille en figure 32. Le dessin présente en particulier la particularité d’avoir des  « bras, avant-bras et des doigts à l’avant et à l’arrière des cuisses, des jambes et des pieds » ! Un vocabulaire curieux à utiliser pour un chien : chacun sait pourtant que cet animal a des pattes pour désigner chez une personne les bras et les jambes ! Outre l’homme et le chien, l’auteur cite comme autre exemple de symétrie la Carpe, un poisson d’eau douce, et l’Ecrevisse, un crustacé d’eau douce! C’est étonnant quand même.

Comme autre exemple de symétrie radiaire cette fois-ci, il y a les animaux, qui possèdent « plusieurs plans de symétries qui passent par un axe occupant le centre de leur corps. C’est l’Etoile des mers, ou le corail qui sont mis en lumière. Imaginez, nous sommes en 1908 et posons-nous la question : combien d’enfants à cette époque étaient-ils déjà allés au bord de la mer ?  Avant de revenir à mon sujet, qui est le squelette du chien, juste un mot pour vous dire qu’il y a une 3è catégorie formée par les animaux asymétriques, c’est-à-dire dénués de symétrie, comme les … protozoaires, qui ne possèdent qu’une seule cellule. Se faire traiter de « protozoaire » dans la cour de l’école des garçons a dû être la pire des injures !

Histoire naturelle 1908, André éditeur Paris, Chien fig 29-32 p 30-31-31,  Cl. Elisabeth Poulain

Histoire naturelle 1908, André éditeur Paris, Chien fig 29-32 p 30-31-31, Cl. Elisabeth Poulain

Le squelette du chien. Ouf, on y arrive, même si c’était tellement compliqué que le metteur en page du manuscrit  chez l’éditeur a réussi à se tromper dans la disposition des  photos en relation avec le texte  et que le relecteur n’y a rien vu ! Peut-être la fonction n’existait-elle-pas encore ?  Mais il y avait bien un directeur !

. Pour la symétrie bilatérale telle qu'elle existe pour  l’homme, le chien…, l’ouvrage présente une photo d’une étoile de mer vue de dessus et une autre vue de dessous… alors que le titre et le texte de ce paragraphe sont dédiés à la symétrie bilatérale. Ceci est une répétition volontaire de ma part ! C’est le chien qu’il aurait dû mettre à sa place. 

. Pour le système radiaire -l’Etoile de mer ou le Corail-, c’est là où cela devient amusant, car c’est le squelette du chien qui est présenté. Il y a en plus une autre maladresse, cette fois-ci, sans parler d’erreur, entre la présentation du chien à gauche, avec sa tête aussi  à gauche de la page de gauche et à nouveau à gauche, avec entre les deux, un dessin d’écrevisse ! Il aurait mieux valu placer les chiens face à face et déplacer le dessin de l’écrevisse de la figure 30 (en page 31) pour mettre face à face le chien de la figure 29 (en page 30), en espérant aussi que ce squelette est bien celui du chien de chasse de gauche. Avec une erreur dans le sous-titre de la première photo du chien qui regarde sur la gauche est censé mesurer 0,10m!

Quant au crane du chien, il faut se rendre en page 38 pour découvrir une vraie tête de monstre. Et c’est ainsi que va se terminer de façon un tantinet abrupt ce billet dédié au meilleur ami de l’homme…tel qu’on l’enseignait en 1908 ! Ajoutez- y la carpe, l'écrevisse, et le protozoaire, qui forme l'ensemble des animaux unicellulaires...!!!  

Nouvelle Histoire naturelle élémentaire, E. Aubert & A. Reigner, E. André & fils, Editeur Paris

Nouvelle Histoire naturelle élémentaire, E. Aubert & A. Reigner, E. André & fils, Editeur Paris

Et voici aussi comment ressort à la lumière un manuel scolaire que nous avons trouvé dans le grenier d’une maison derrière une grosse poutre de la charpente,  que nous venions de louer en Val de Loire.  Sa précédente locataire était une institutrice, qui une fois à la retraite, venait y passer ses étés, pour retourner dans le midi l’hiver…                        

                                                                                              *                                               

Pour suivre le chemin

. Nouvelle histoire naturelle élémentaire: E. AUBERT et A. REIGNIER, Garçons, E. ANDRE, fils EDITEUR

. En France, iI a fallu aux filles attendre 1924 pour pouvoir bénéficier du même enseignement que les garçons. http://edupass.hypotheses.org/1036

. Voir l’essor de l’enseignement secondaire des filles en Alsace (1871-1918)  et le décret de 1924 dans Revue d’Alsace 138/2012, dans   http://journals.openedition.org/alsace/1622

. Ainsi que Le statut scolaire local de 1870 À nos jours de Jean-Luc Hiebel, dans http://journals.openedition.org/rsr/1797

. Le chien de type setter, à retrouver sur http://www.chien.fr/race/setter-anglais/photos/

. Clichés Elisabeth Poulain

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Le panais, un légume « oublié » en pleine forme grâce à Jacky du JCA

21 Janvier 2018, 18:42pm

Publié par Elisabeth Poulain

Panais carotte, Cl. Quadell 2005, wikipedia

Panais carotte, Cl. Quadell 2005, wikipedia

. En commençant par vous traduire ce qu’est ce sigle sibyllin : JCA = Jardin de Cocagne Angevin et Jacky est un jeune homme qui a contribué à cultiver et produire  ce légume avec les autres membres de l'équipe de l'association dont il est membre.    

Comment peut-on parler d’un légume « oublié » ? Un légume appartient au monde végétal du vivant. Il ne peut donc être « oublié » et pourtant si. Posez-vous la question : combien de fois en avez-vous vu dans « votre » grande-surface, celle où vous avez l’habitude d’aller faire vos courses, en plus du marché où certains d’entre vous peuvent aussi avoir leurs habitudes?

Je dois avouer que je ne le connaissais pas et que ma découverte est donc forcément très, très récente. J’ai tout de suite été vérifié dans mon Larousse gastronomique, de 1938 (!) ce qu’était ce légume. Retenez seulement que,  tout aussi vieux, qu’il soit, il connait le panais, lui ! Il suffit d’aller en page 774 sur les 1087 qui composent l’ouvrage, pour trouver deux petits paragraphes en bas de page  où vous pouvez lire ceci : « Plante potagère  dont la racine est employée comme condiment mais surtout pour aromatiser le pot au feu. On peut aussi le consommer comme légume. Toutes les recettes indiquées pour les carottes et les choux raves lui ont applicables ».

Planche botanique, panais carotte, wikipedia

Planche botanique, panais carotte, wikipedia

L’édition de 1963 du Grand Larousse encyclopédique en dix volumes est un peu plus prolixe, dans le n° 8 en page 124.

. C’est un terme qui vient de l’ancien français "pasnaie", en latin "pastinaca", plante herbacée, vivace ou bisannuelle, à petite fleur jaune, sélectionnée pour sa racine charnue et fusiforme. Famille des ombellifères, appréciée pour les bouillons et le pot-au-feu auquel elle communique une saveur douce et aromatique. Les racines de panais sont également utilisées dans l’alimentation du bétail.

. Retenez ceci car c’est le premier élément un peu curieux, qui ressemblerait même de loin à la carotte ! Le second vient de son orthographe car il peut aussi s’écrire « panet ». Et ce panet, qui peut donc aussi s’écrire  panais,  désigne lui  un « pan de chemise ». Le panais  est alors tout simplement le diminutif de pan, dans sa version populaire, celui des pans de chemises, comme dans la citation d’Emile Zola « Sa mère se fâchait, se demandait si elle n’avait pas bientôt fini de se promener en panais ». Mais le n° 8 de ce dictionnaire encyclopédique en 10 volumes, en page 124,  ne dit pas dans quel ouvrage de Zola. Il ne cite même pas ses sources. Quelle honte !

Panais, vue de ce légume coupé en deux, Cl. Elisabeth Poulain

Panais, vue de ce légume coupé en deux, Cl. Elisabeth Poulain

Et voici maintenant enfin, la « vraie » source de mes  connaissances, sur le panais. C’est un livre de de recettes qui a pour nom « Du potager à nos assiettes. Cuisinez les légumes de saison » conçu et édité par « Le Jardin de Cocagne Angevin » du Réseau Cocagne. C’est une association de la loi 1901, d’aide au retour à l’emploi de personnes en recherche d’un travail par le biais d’une formation à la production de légumes lors d’un parcours actif de production de légumes divers et variés. C’est une démarche également globale au sens où elle va de la prise en charge de la personne en recherche d’un travail, à l’apprentissage d’un jardinage productif, du travail de la terre en mode biologique, de la récolte, de la préparation des légumes pour la vente, de la vente ensuite à des personnes  membres de l’association qui viennent à des dates convenues à l’avance dans des lieux prêtés  par les différentes municipalités. Chaque semaine, hors des fêtes ou des jours fériés, la personne adhérente à l’association vient chercher "ses" légumes, dont le contenu dépend en quantité du nombre de personnes à nourrir,  qu’elle a choisi lors de son inscription.

Lors de l’adhésion à l’association, un livret très bien fait est remis à l’adhérent. Il comprend 31 légumes, 119 recettes et 12 sauces. Le panais à lui seul occupe une place importante avec 7 recettes, contre 6 pour le fenouil, la carotte 6 aussi, 5 pour le topinambour….. C’est le chou de diverses sortes  qui bat les records avec 9 recettes…Ne nous égarons pas, aujourd'hui est le jour du panais, bon à manger par les Humains

Et c’est ainsi que j’ai découvert le panais, grâce aussi à Jacky, membre de l'association, ce jeune homme qui m’a accueilli lorsque je suis venue chercher le panier d’une amie partie en déplacement. Il m’a très aimablement conseillé et avec beaucoup de précisions sur la façon de préparer le panais. Par exemple, il ne faut pas en mettre de trop dans une recette composée de plusieurs légumes, sous peine de sentir l’arôme de ce légume  prendre un peu trop le pas sur les autres parfums…Pour éviter cela, j'ai ajouté à tous les légumes cités dans la recette une petite pomme "Granny Smith"...!

Panais, détail de la chair blanche de ce légume, Cl. Elisabeth Poulain

Panais, détail de la chair blanche de ce légume, Cl. Elisabeth Poulain

.Les huit recettes de panais + 1. du livret de recettes "Du potager à nos assiettes. Cuisinez les légumes de saison".1  Il y a la purée de panais. 2. La cocotte de légumes au bouillon de safran. 3. Le gratin de poireaux et panais au jambon blanc. 4. Le panais frit au beurre. 6. Le panais à l’étouffée. 7. Le panais en sauce. 8. La soupe de panais  . Quelle que soit la recette, il n’est pas nécessaire de le peler, brosser suffit. Par contre, quand il s’agit d’un gros panais, il est recommandé de lui enlever le cœur qui pourrait être fibreux.   

. Les modes de cuisson sont  variés. On peut les blanchir d’abord dans de l’eau bouillante pour ensuite les « mettre au four pendant 40mn  à thermostat 6 ». Pour gagner du temps, vous pouvez utiliser le micro-onde, en jouant avec les dimensions des légumes à cuire. C’est que j’appelle  la stratégie des bâtonnets , en découpant d’abord le légume en grosses tranches verticalement que vous coupez ensuite horizontalement pour en faire des bâtonnets que vous coupez à leur tour transversalement pour en faire des petits cubes, qui offrent l’avantage de cuire beaucoup plus vite.

Il ne reste plus qu’à choisir une poêle dans laquelle vous mettez un peu d’huile d’olive que vous faîtes chauffer avant d’y poser délicatement vos petits cubes de panais, d’autres de carottes et de la pomme verte, si l'envie vous vient - avec des lamelles d’oignon coupées finement…avec aussi, pourquoi pas,  une pomme de terre en petits cubes, surtout n’hésitez pas…                                                                 

En conclusion l’éclairage historique et interculturel du panais est tout à fait intéressant. C’est une plante, d’après wikipedia, qui ressemble beaucoup à la carotte. Ce légume est très côté en Grande- Bretagne, dans les pays nordiques ainsi qu’en Afrique du Nord. On le mange volontiers avec du couscous ou en pot au feu. Il est conseillé de le déguster soit en purée soit  cuit au four. Et maintenant « Bon appétit », "vive le panais! " et un grand merci à Jacky!

Pour suivre le chemin

. Le Jardin de Cocagne angevin, à découvrir sur http://www.jardin-cocagne-angers.org/

. L’association « Le Jardin de Cocagne » a édité un livre de recettes intitulé « Du potager à nos assiettes, Cuisinez les légumes de saison », dans le cadre du Réseau Cocagne. La conception graphique du livret de 82 pages est le fait de l’atelier  RECTO-VERSO    qui est rattaché à l’association d’insertion « Alise Ateliers », tel. 02 41 39 12 12, mail :  recto.verso@free.fr

. Photos wikipedia Quadell pour le panais-carotte, dessin planche descriptive, autres clichés avec vue d’un panais et de l’intérieur une fois coupé Elisabeth Poulain 

 

 

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Peinture > L’arbre dans la vigne en début d’automne en Sancerrois

19 Janvier 2018, 12:02pm

Publié par Elisabeth Poulain

*L'arbre dans le vignoble du Sancerrois, Dessin & couleurs signés France Poulain, Cl. Elisabeth Poulain

*L'arbre dans le vignoble du Sancerrois, Dessin & couleurs signés France Poulain, Cl. Elisabeth Poulain

C’est une « encre », me semble-t-il, tant la lumière des couleurs jaillit de cette création qui date maintenant du début du IIIe millénaire. C’est à mes yeux une véritable pépite visuelle qui éclate de vitalité, avec pour composantes, en dehors des couleurs et des lignes, les arbres et surtout celui qui règne en majesté au premier plan avec la vigne qui se déploie par derrière lui à l’automne. Ce paysage a un tel pouvoir d’attraction que ceux, qui l’aperçoivent, s’approchent pour mieux voir, comme pour entrer  dans le cadre.  

L’automne est le moment de l’année où la flamboyance du Sancerrois est telle qu’elle nous éblouit, d’autant plus que nous savons que, peu de temps après, le froid et la pluie associés au vent vont stopper toute cette polyphonie visuelle stratifiée au point que l’on peut compter le nombre de bandes de couleurs qui semblent partir à l’abordage de la colline.  Le nôtre  commence, non pas dans le sens montant dans le fond, de gauche vers la droite, mais de façon inversée à droite du tronc de l’arbre sortant de terre, en bas du milieu du premier plan,  vers le milieu haut du fond, légèrement vers la droite.  

L'arbre dans le vignoble du Sancerrois, Dessin & couleurs signés France Poulain, Cl. Elisabeth Poulain

L'arbre dans le vignoble du Sancerrois, Dessin & couleurs signés France Poulain, Cl. Elisabeth Poulain

Au premier abord, les poteaux de bois nous indiquent le sens de ces bandes paysagères de fonctionnalités et de couleurs différenciées. Ce sont eux qui portent les fils de fer sur lesquels se développent les vignes qui portent les grappes de raisin. 

Une question se pose alors : pourquoi ne pas avoir donné leur couleur aux feuilles de ce petit arbre que l’on voit au premier plan avec son tronc en brun clair grisé et l’indication sur sa partie gauche des détails de son écorce  pour figurer l’ombre ? La seule réponse qui me vient à l’esprit est qu’il y a déjà tellement de couleurs que l’artiste a  choisi de valoriser la structure à la fois verticale d’un tronc à la circonférence déjà  importante et pas trop haute pour mettre en valeur le feuillage dont curieusement les feuilles n’ont pas été colorées pour permettre au regard de traverser le site en profondeur.

Voici maintenant les lignes qui composent une petite quinzaine de bandes plus ou moins complètes, une façon de dire qu’elles vont entièrement du côté gauche vers la droite. Il est difficile d’être beaucoup plus précise dans la partie montante du coteau, derrière l’arbre.  

Les couleurs. C’est le vert ou plutôt deux verts qui  commencent la déclinaison. En bas, une bande est composée de deux verts, avec un vert jaune acide vers le bas et plus turquoise vers la vigne, au point de se poursuivre sous les premiers plants de vigne. Puis arrive un composite multiple avec beaucoup de vert-jaune-assombri à gauche de l’arbre, avec cinq plants de vigne en Ier plan puis vers la droite des touffes vertes, qui absorbent du jaune, puis viennent trois autres qui passent du vert orangé à du franc orange rouge pour terminer par trois plants verts foncés qui forment une courbe. C’est là que commence la série de courbes très resserrées en quatre rangs : vert clair avec des poteaux, noir, jaune foncé puis orange. A partir de cet endroit commence une autre nature faite de bandes plus larges et plus longues puisqu’elles donnent l’impression de traverser le vallon, avant de partir à l’abordage de la montée du vallon.

Un groupe de deux arbres à droite et à gauche structure l’espace, où la vigne n’a pas sa place, avant de la reprendre, semble-t-il dans la partie montante dans le fond de la composition. Et les rangées de vigne reprennent dans le sens de la pente…

L'arbre dans le vignoble du Sancerrois, Dessin sépia signé France Poulain, Cl. Elisabeth Poulain

L'arbre dans le vignoble du Sancerrois, Dessin sépia signé France Poulain, Cl. Elisabeth Poulain

Pour suivre le chemin

. Cette scène de vignoble est l’œuvre de France Poulain, qu’elle a réalisée à la suite d’un voyage de découverte du vignoble ligérien que nous avons fait ensemble en 2003. Nous avons pris un nombre impressionnant de clichés , dont seuls quelques-uns ont été gardés pour les transformer en dessin afin d’illustrer chacun des 75 portraits de Dames de la Vigne et du Vin parue aux Editions Cheminements en 2004, sous le titre « Le Vin aussi est affaire de Femmes ». Cet arbre, qui est le véritable héros de ce paysage du Sancerrois, est aussi l’icône associée à Hélène Dubois-Aubin, historienne d’art spécialisée en mythologie des plantes, peintre, dessinnateur et illustrateur…

. Cliché Elisabeth Poulain, l'* du libellé du Ier dessin signifie que le cliché est tronqué. Le dernier dessin couleur sepia est issu de ma recherche parue dans le livre cité, Cheminements éditeur

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