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Le Blog d'Elisabeth Poulain

Zao Wou-Ki et Chu Teh-Chun > entre Ombres & Lumières > Angers

11 Décembre 2010, 15:52pm

Publié par Elisabeth Poulain

 

C’est toujours un exercice difficile que de faire un double accrochage d'oeuvres de peintres vivants à la carrière longue. Surtout quand on a affaire à une véritable star de la peinture, à dimension très humaine qui transcende les frontières et les continents, face à un compatriote par la culture, de la même génération, moins connu. Quand j’évoque la notoriété, je parle bien sûr de celle qui est perceptible par ceux qui n’y connaissent pas grand chose en matière d’art contemporain, ou disons-le de façon plus douce, qui s’y connaissent moins que d’autres.

  Zao Wou-Ki, choix d'affiche Jean-Pierre ArnaudChu Teh-Chun huile, choix d'affiche Jean-Pierre Arnaud

Ces deux peintres, nés tous les deux en 1920, ont fait leurs études dans la même Ecole des Beaux Arts, celle de Hangzhou en Chine. Ils ont connu la France à des dates différentes après des débuts dans la peinture différents. Zao Wou-Ki est parti très vite en 1948 à Paris où il intègre un groupe d’artistes qui deviendront des amis. Chu Teh-Chun part  en 1955, après déjà une double carrière dans la peinture, comme enseignant à l’Ecole qui l’avait formé et en tant que peintre poursuivant ses proches recherches.

 

Laissons là le parallèle car, en réalité et chacun le sait, les chemins solitaires qu’empruntent les artistes sont toujours et pourtant peuplés de rencontres. Rien ne dit que les deux se sont rencontrés, après leur formation à Hangzhou. Le contraire aurait été bien surprenant. Le monde de la peinture est si petit, les réseaux si actifs, la connexion quasi-instantanée…

 

Le choix du Commissaire de l’exposition, Jean-Pierre Arnaud, a été de rester au plus près des œuvres pour les laisser s’exprimer, tant elles ont à dire, dans unZao Wou-Ki, Jean-Pierre Arnaud espace intime, accueillant, comme le serait la maison de quelqu’un qui aime bien les gens. Cette proximité avec les œuvres est certainement ce qui ressort en premier. Il est vrai que les gouaches, les aquarelles, les eaux-fortes, les lithographies et sérigraphies présentées ont en point commun de porter la légèreté du papier (à quelques exceptions) et de faire ressortir, si telle est la volonté du peintre, la couleur, le trait en spontanéité. Au point de plénitude érigée en cohérence, qu’on se surprend à se demander ce qu’il y avait sur les murs de l’Institut Confucius avant l’exposition.

 

La seule certitude qu’il est possible d’avoir est Zao Wou-Ki & Chu Teh-Chun, Ombres & Lumièresqu’Ombres & Lumières, le nom de l’exposition choisi par Jean-Pierre Arnaud, va manquer sur les murs de l’Institut Confucius dés la fermeture en cette fin de journée du 11 décembre 2010. Un second accrochage va avoir lieu en janvier cette fois-ci à l’Espace culturel de l’Université, avec le plaisir de re-découvrir ces créations dans un autre lieu, plus vaste, différent, dans une autre ambiance. Avant de repartir cette fois-là chez leurs propriétaires respectifs, des amateurs d’art et des galliéristes qui ont accepté de s’en séparer quelques semaines, le temps pour nous de pouvoir les découvrir grâce à eux.

 

Chu Teh-Chun, livre et portraitIl y en a des bonnes fées qui veillent sur le berceau de cette expo ! En nombre et qualité, au point que je choisis tout à fait volontairement de ne citer que ceux qui ont directement rendu possible cette exposition : les deux artistes bien sûr, les propriétaires des œuvres, des anonymes ou Bernard Jagot, collectionneur et  ancien galliériste d’art à Saint-Nazaire qui a exposé par deux fois des œuvres de Chu Teh-Chun, la Galerie Raymond Dreyfus de Paris pour des œuvres de Zao Wou-Ki…  

Pour suivre le chemin

. A lire absolument, le remarquable livret de l’exposition réalisé par Jean-Pierre Arnaud, co-préfacé par Olivia Tambou, la présidente de l’Institut Confucius, adjointe aux Relations Internationale d’Angers. Vous y trouverez une présentation sensible et une biographie très précise des deux créateurs.

. Juste pour information, les biographies Zao Wou-Ki, livre et portraitprésentées sur Wikipedia sont vraiment à compléter, avec 3,5 pages pour Zao Wou-Ki et 1,5 pages pour Chu Teh-Chun. On reste sur sa faim, surtout quand on vient de lire le livret!  

 

. L’Institut Confucius fêtait son premier anniversaire avec cette exposition, une idée d'Aude Hazard, la responsable de l'Institut qui vient de démissionner.

 

. Les partenaires de l’exposition sont la municipalité d’Angers, la Maison de l’Europe, le Conseil régional des Pays de Loire, HANBAN à Pékin, la Municipalité de Yantai, Angers Loire Métropole, le Conseil général du Maine et Loire, la CCI de Maine et Loire, l’Université d’Angers, l’Université catholique de l’Ouest, l’Université de Ludong, l’Université de Yantai, Paristech Arts et Métiers d’Angers, l’ESSCA et les Bibliothèques d’Angers, qui ont prêté les nombreux ouvrages  consacrés à ces deux peintres et surtout à Zao Wou-Ki.

. Photos EP pour celles prises à l’Institut et celles des affiches, avec mes remerciements  à Jean-Pierre Arnaud.                

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Photo > Le pêcheur accroupi sur une planche en bois

10 Décembre 2010, 11:40am

Publié par Elisabeth Poulain

 

C’est une photo de Gaëtan Chevrier du Collectif Bellavieza qui m’a tapée dans l’œil au point d’y rester imprimée, au point aussi où j’ai joint son auteur pour lui demander son autorisation de la faire paraître ici.

Hanoï, Delta Mekong, Pêcheur sur une planche

Le pêcheur

Il est saisi de dos, assis accroupi sur un rectangle de bois de petite taille au milieu  d’une grande étendue d’eau, un jour de beau temps, un peu brumeux, sans vent. De cette personne, on n’aperçoit que le chapeau bien large. Asiatique au premier abord, avec une canne à pêche à l’horizontal devant lui, un sac posé par derrière et quelque chose de rose devant. 

L’eau

C’est une version revisitée de l’homme et la mer de Charles Baudelaire qui vient à l’esprit, sans la dimension ténébreuse ni la profondeur des abîmes. On ne voit que l’extérieur des choses, une silhouette, une surface, une gamme de bleus légers éteints. La seule vraie tâche de couleur  vient du chapeau de paille qui éclaire la photo comme la flamme d’une bougie. 

La ville lointaine

C’est la troisième composante de la scène. Au bord de l’eau, en arrière-plan  figure un lien horizontal bleu grisé un peu plus foncé avec le ciel bleu très clait. La découpe d’une tour  indique une grande ville.  

Et le mystère

Depuis que je regarde cette photo, je me pose la question de savoir comment cette « simple planche en bois » pour reprendre les mots du photographe peut-elle tenir sur l’eau en portant un homme accroupi ? C’est la plus petite empreinte dans l’eau que l’on puisse imaginer, comme si ce pêcheur était lui-même une île.  

Pour suivre le chemin

. Voir d’autres photos de cette série intitulée « Entre les bruits » que Gaëtan Chevrier a réalisée lors d’un voyage au Vietnam, à Hanoï, dans le Delta du Mékong,  sur www.bellavieza.com,

. Le collectif de photographes Bellavieza est constitué, outre Gaëtan Chevrier, par Jérôme Blin et Benoît Arridiaux.    

. Cette photo a été choisie par Pannonica comme couverture pour leur numéro de septembre à décembre 2010      www.pannonica.com/

. Relire la troisième strophe de « l’homme et la mer » de Charles Baudelaire :

Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets;
Homme, nul n'a sondé le fond de tes abîmes;
O mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets

. Voir aussi sur ce blog En Australie, une petite maison de pêcheur sur le lac

.

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Aménager les rives de La Maine > Les 3 équipes sélectionnées > Angers

7 Décembre 2010, 16:21pm

Publié par Elisabeth Poulain

Au départ

Blog-2010-06-05 001Nous, nous étions 300 habitants à vouloir faire partie du groupe « Projet » portant sur l’aménagement des rives de la Maine, la plus petite rivière de France, qui traverse Angers avec des allures de vrai fleuve ou presque. Nous avons été 90 à avoir été tiré au sort. 45 étaient  prévus au départ mais devant l’engouement des gens, la municipalité a doublé la quantité.   

 

Eux, les équipes d’architectes et de paysagistes ont été 40 à répondre à l’appel à projet lancé par Angers en octobre 2009. 8 ont été pré-sélectionnées en comité restreint pour aller plus avant et présenter un projet plus développé en juillet 2010. Fin novembre de cette année, après que toutes les 8 équipes aient présenté leur vision d’aménagement des berges de la Maine, il en reste 3 composées à chaque fois d’un architecte-urbaniste et d’un paysagiste. On connaît les noms des trois architectes-urbanistes et des trois paysagistes, tous européens, 5 Français et 1 Allemand; c'est le seul à ne pas avoir un prénom français:

 

-        l’urbaniste François Grether + les deux paysagistes nantais de Phytolab

-        l’urbaniste  Finn Geispel, avec Michel Desvignes paysagiste

-        l’urbaniste Bernard Reichen, associé à la paysagiste Jacqueline Osty 

 

L’ordre de présentation des architectes-urbanistes et quelques références

. En premier est cité François Grether, qui a crée à Blog-2010-06-05 002Lyon le nouveau quartier « Confluence » avec le paysagiste Michel Desvignes d’ailleurs. Il a directement inspiré le projet d’Angers. Ce n’est pas un hasard si le Groupe-Projet, avec l'urbaniste d'Angers, Christophe Lesort, s’est rendu à Lyon pour voir Confluence. François Grether a une grande expérience du métier et une grande connaissance du territoire. Il est aussi un spécialiste de la concertation, qui travaille en expert sur des territoires abîmés par le temps. Dans une interview donnée à Archicool, l’architecte-urbaniste met l’accent sur « l’opportunité … de créer une convergence des territoires qui furent longtemps séparés, l’eau en est l’élément central », en parlant du projet Clichy-Brétignolles, et plus loin dans le texte « d’une zone dévaluée dans l’imaginaire collectif ». On se croirait dans certains coins de la rive gauche de la Maine à Angers.    

 

. En second, Finn Geispel fait partie de ceux qui travaillent sur le projet du Grand Paris. Son laboratoire Lin avec Giulia Andi associée, implanté à Berlin et à Paris, met en musique une approche particulière et sensible des développements et des mutations culturelles, sociales et techniques. Il connaît bien l’Ouest, comme architecte en particulier de  L’Ecole d’Architecture sur l’Ile de Nantes. En tant qu’urbaniste, il travaille sur « des projets singuliers à l’échette architecturale, urbanistique et territoriale. Ses maîtres mots : « la flexibilité urbaine entre cadre précis et certains champs d’ouverture, la programmation ouverte, la construction en contexte bâti, l’utilisation minimalisé des ressources, l’approche intégrative, l’urbanisation progressive… » Il préconise par exemple d’implanter des constructions posées sur pilotis perpendiculairement à la Seine sur ses rives en zone inondable. Ces différents aspects n’ont pas du laisser insensible le comité angevin de pré-sélection. C’est le plus interculturel des trois.

  

. Quant à Bernard Reichen, il s’est vu décerné le Grand Prix de l’Architecture en 2005 Blog-2010-06-05 003par un jury international, qui a salué en lui une vision large de l’urbanisme, « l’urbanisme territorial » dans une vision sociale, innovante et inventive, placée dans l’axe du développement durable. Il a travaillé à Lyon sur la rénovation de la halle Tony Garnier…la Chocolatrie Menier à Noisiel.  Sa vision large d’un territoire en mouvement durable est un atout certain. Il n’a pas apparemment travaillé pourtant sur des re-façonnage de quartiers imbriqués dans un espace étroit.     

 

Les paysagistes

. Phytolab indique bien sa tendance portant sur une approche sensorielle du paysage de la ville par le végétal et les circulations douces. Le cabinet nantais, crée en 1993 par Loïc Mareschal et Frédéric Fourreau, travaille principalement en Région Pays de Loire où il est très présent sur des projets à amplitude territoriale directe restreinte. Une de ses réalisations est particulièrement parlante et porteuse pour Angers. Il s’agit de la réalisation du front de mer de Saint-Nazaire : « notre objectif est  d’abord de redonner place aux circulations douces et confort aux usagers : forte réduction de la voirie, suppression du stationnement en front de mer, création d’une piste cyclable et d’une promenade large et ouverte sur l’océan ». 

 

. Seul Michel Desvignes obtient quelques mots sur Blog-2010-06-05 083son parcours dans le communiqué d’Angers. Il est vrai que c’est un véritable « poids lourd » dans le domaine du paysage au niveau mondial. Il connaît tout le monde pour avoir travaillé sur, par exemple, la re-qualification de l’Ile Seguin sur la Seine en aval de Paris avec Jean Nouvel, François Grether pour Confluence à Lyon…Il a proposé une charte de l’aménagement paysager de la rive droite de la Garonne à Bordeaux. Il a aussi à Paris aménagé et engazonné la ligne de tramway qui traverse Paris. Dans une résidence à Louvain en Belgique, il dit : « le paysage est aujourd’hui souvent abordé du seul point de vue de sa protection. Le transformer est considéré a priori comme suspect… La dimension éthique sera importante. Quel paysage pour quelle société ? Comment habiter le territoire ? Quelle ville pour demain ? »

 

.   Jacqueline Osty, architecte DPLG, est  une paysagiste "Grand prix du Paysage" (2005). Elle compte de nombreuses réalisations en France. Elle a notamment travaillé sur le parc urbain d’Amiens, la place Bellecour à Lyon, le parc Gramont à Rouen, le parc de Clichy-Batignolles axé principalement sur les saisons, le sport et l’eau... A Rouen, elle a remporté en 2008 l’aménagement du quartier Seine-Ouest, rive gauche. Ses atouts : la création sur 80ha, d’un éco-quartier multi-fonctionnel avec des activités économiques, des pistes de déplacements doux, à implanter sur un temps long de 20 ans. Elle a proposé de dynamiser le quartier par un canal partant de la Seine vers le Sud. Tout cela ressemble beaucoup à la situation d’Angers. Notons qu’un des finalistes nominés à Rouen était François Grether.

 

La nécessaire collaboration entre les architectes-urbanistes et les paysagistes

Blog-2010-06-05 084Elle est toujours présentée avec l’urbaniste en premier et le paysagiste ensuite. Il y a une certaine cohérence dans la mesure où l’urbaniste  structure l’espace sur la base de l’existant, des équilibres entre le bâti et le non-bâti et … de sa collaboration avec son partenaire paysagiste. En effet, en même temps et ensuite vient la dimension paysagère du projet où le rôle du paysagiste s’exprime pleinement. Retenons que s’il y a bien une hiérarchisation dans le temps entre les compétences, on ne saurait imaginer planter par exemple avant d’avoir défini et remodelé l’espace à arborer en situation avec les autres espaces. Il n'empêche que le résultat final en terme de style, d'ambiance, de ressenti dépend de la qualité de l'osmose entre  les deux co-partenaires. L’échange et le dialogue sont au cœur d’un projet réussi.

 

L’intéressant dans les 3 binômes d’Angers

C’est la diversité des "attelages" entre des personnes qui se connaissent bien pour avoir déjà travaillé ensemble soit en tant que partenaires, soit en tant que concurrents :

. Grether + Phytolab : le « vieux de la vieille », qui a tout vu, tout fait avec deux « jeunots » qui multiplient avec grand succès un maillage fin du territoire de l’Ouest

. Finn Geipel + Michel Desvignes : le plus intellectuellement subtil des trois urbanistes, associé avec le paysagiste français le plus connu au monde

. Bernard Reichen + Jacqueline Osty : le plus mystérieux des 3, qualifié d’inventif par la profession, avec une paysagiste qui trace en France avec des réalisations toujours très calées sur le territoire. Blog 2010.06.22 053

 

Une affaire à suivre

. Avec une présentation prochaine de Christophe Lesort, Directeur de la Reconquête urbaine des Barges de Maine      

. Le communiqué de la Ville d’Angers

http://www.angers.fr/actualites/detail/index.html?tx_ttnews%5Btt_news%5D=2297&cHash=d96b667603

. Prochain rendez-vous public à Angers  le 18 janvier

François Grether 

http://www.archicool.com/cgi-bin/presse/pg-newspro.cgi?id_news=6099

http://www.auao.org/index_fra.php?rub1=108&rub3=151&rubrique=151&rub2=150

Finn Geipel

www.lin-a.com/

projets-architecte-urbanisme.fr/architecte-finn-geipel.../geipel-grand-paris-pilotis-rives-seine/

Blog 2010.06.22 024

Bernard Reichen, voir   

http://fr.wikipedia.org/wiki/Reichen_et_Robert

http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/DGALN_gp2005_cle121b2d.pdf

Phytolab

http://www.phytolab.fr/phytolab_paysagistes_environnement_nantes.html

http://www.jardins-a-suivre.org/index.php?id=36;lang=fr Blog 2010.06.22 066

Michel Desvignes

www.atelphot.info/Desvigne.pdf

fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Desvigne

Jacqueline Osty

www.paris.fr/portail/viewPDFileServlet?file_id=16215

www.agglo-rouennaise.fr/internetf/.../DPosty30-05-08.pdf

 

. L’expérience lyonnaise

http://www.40ans.grandlyon.com/?p=2547

 

. Photos EP des Berges de la Maine

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Vigneronnes, Viticultrices de France, levez-vous qu'on vous voie

6 Décembre 2010, 11:56am

Publié par Elisabeth Poulain

Le titre

2008-10-Cassandre-001-PM.jpgIl a des accents gaulliens, je sais. C’est notre époque de commémoration qui le veut. C’est aussi normal dés lors qu’on en appelle à la France. Je ne vais quand même pas me priver de cette référence uniquement  pour cette raison. Mon titre en réalité est très factuel. Il est à prendre au premier degré. Je m’adresse à celles qui travaillent en France à « faire » le vin  dans les domaines, les coopératives, les maisons de négoce… toutes celles sans lesquelles il ne saurait plus y avoir de filière vin. C’est clair, net et précis.

Dialogue réel

Il se passe en Touraine entre une vieille dame, femme et mère de vigneron, ayant tout fait au domaine et un tout jeune vigneron de la ville qui s’installe et vient demander de l’aide:

-        T’es marié, mon gars ? Ta femme va travailler avec toi ?

-        Oui mais pourquoi vous me posez cette question ?

-        Parce que tout seul, tu n’y arriveras pas !          

La question est que l’un sera le vigneron et l’autre la femme du vigneron, ce qui est quand on connaît le poids des mots, pas du tout la même chose. 

Entre réalité du terrain et présentation des jeux de rôles

Trop souvent ces professionnelles du vin sont présentées couverture.jpgd’une façon étonnante comme si elles occupaient des places d’homme, comme si elles les dépossédaient de quelque chose qui leur reviendrait de droit. L’opposition entre femme et homme est une déformation d’une réalité heureusement plus complexe. C’est en plus une vision tout à fait erronée et dangereuse.

 

J’ai sous les yeux par exemple un article consacré aux vins de femmes. Je ne vous donnerai aucune indication sur le journal, sa date de parution ou son auteur, un journaliste franchement agaçant. Pour mieux faire ressortir la présence des femmes dans le vin, il a par exemple « supprimer » de sa présentation le compagnon d’une vigneronne qui travaille pourtant en équipe avec son compagnon. Ce cas est fréquent, dans un sens ou un autre. Pour faire plus vite son unique papier annuel sur ce thème de la femme vigneronne, sans jamais citer aucun de leurs vins, il enlève l’homme ; les 364 autres jours restants, il enlève la femme. Ce jeu de mise à la trappe est vraiment idiot.

 

Le partage du gâteau

Il y a toujours en France cette idée que la vie, la terre, la vigne, le travail… seraient des grappefg.jpggâteaux à partager avec un nombre limité de convives. Et toujours en conséquence cette idée  que moins nombreux seront les heureux restants, plus grosse sera leur part et meilleure la rentabilité.  Paradoxalement, jamais on n’a autant vanté avec les mots écrits et la parole dite le petit domaine, à taille humaine, où le vigneron garde sa capacité de création en respectant la terre, son vin et les gens qui le boivent. Bien sûr, il n’y a là aucun paradoxe, sachant que les petits domaines sont financièrement et humainement les plus fragiles, les concurrents les plus virulents ne sont pas les grands domaines par la taille ou la notoriété mais ceux d’une taille intermédiaire qui ne peuvent s’agrandir qu’en absorbant leurs voisins proches les plus sensibles. 

La synergie et la création de valeur

Ce ne sont pas les femmes qui accroissent la concurrence, au contraire elles permettent et luttent directement contre cette concurrence de l’inverre-bouteille.jpgtérieur. Elles travaillent en synergie en accroissant la valeur ajoutée au vin en lui gardant sa dimension humaine et terrienne.  Elles ont en plus maintenant, grâce aux blogs, la capacité à émettre directement et à faire parler directement la vigne et le vin de l’intérieur, en ne se laissant plus kidnapper la parole. C’est vraiment une bonne chose. L’intelligence est toujours agréable à partager.    

 

La vie montre qu’il y a de la place pour toutes et tous. Le monde agit et réagit en synergie, pas en terme de partage. Quand on voit la diminution inquiétante du nombre de domaines et l’accroissement de la surface de ceux qui ont racheté les premiers, on se dit que les femmes qui ont le goût du risque et de l’entreprise en plus de celui de la vigne et du vin  n’ont jamais eu plus d’opportunités pour s’installer.  

Pour suivre le chemin

. Un article à lire http://www.lepoint.fr/societe/profession-vigneronne-envers-et-contre-tout-12-09-2010-1235338_23.php

. Quelques vigneronnes qui savent aussi bien parler de leurs vins et de leur métier

Corinne Comme http://champdestreilles.over-blog.com/ext/http://www.champdestreilles.com/

Diane de Puymorin http://www.blogduperebarrera.com/article-15596858.html

Isabelle et Bruno Perraud http://cotes-de-la-moliere.com/mon-blog/

http://www.facebook.com/melanie.tarlant

Iris Rutz-Rudel sur lisson.over-blog.com/

Cécile Tremblay http://www.domaine-ceciletremblay.com/presse.php

. Photos EP, n° 1 Le verre de Cassandre, avec mes remerciements à Nicolas, n°2 Couverture de France Poulain pour mon ouvrage  "Le vin aussi est affaire de femmes" , n°3 et 4 Dessins de France Poulain.  

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Communiquer par le drapeau > La Corée > La France > Les 21

4 Décembre 2010, 17:20pm

Publié par Elisabeth Poulain

La symbolique du drapeau

En ces temps d’hyper-communication, le drapeau national devrait pourtant servir  tout autant à rassembler qu’à faire connaître son appartenance. C’est peut être pourquoi on le voit si peu en publicité courante  qu’en communication institutionnelle, comme si le drapeau, appartenant à une époque dépassée, avec un air de nostalgie légèrement ‘kitsch’. Rares sont les visuels publicitaires à en faire usage, si ce n’est les rares fois à l’intention des étrangers ou considérés comme tels comme les Européens. Quant aux grandes campagnes lancées par les pouvoirs publics, c’est souvent la visualisation des trois couleurs dans un logo qui sert d’accroche visuelle.

Amitiés Corée-France, Pub Le Monde, 2010-11-12Le visuel

C’est bien pourquoi  la pleine page du Monde a tout de suite  attiré mon attention, avec immédiatement un autre point également. Il s’agit de, l’intitulé « Merci France » et non pas « Merci La France ». J’en suis toujours à m’interroger, d’autant plus que c’est « Merci » qui figure en gros au-dessus de « France ». 

  Amitiés Corée-France, Pub Le Monde, 2010-11-12

Le texte explique la démarche qui suit la présentation des drapeaux réunis enchâssés dans une forme de lunette, qui interpelle. Il s’agit pour la République de Corée de célébrer les liens entre la République de Corée et France :

 

Logo G20

Seoul

 Summit

2010

Nov.11-12

Merci

France

 

Drapeau    Drapeau

Coréen       Français

 

Un partenariat de 60 ans, une amitié de 60 ans.

 

L’année 2010 marque le 60e anniversaire du début de la guerre de Corée.

La paix, la prospérité et les libertés dont nous jouissons aujourd’hui

sont nées  de votre esprit d’abnégation et de votre engagement.

La Corée vous sera éternellement reconnaissante et poursuivra

sur la voie de la confiance et de l’amitié qui lient nos nations.

 

Drapeaux des 21 Nations

 

Nous adressons notre profond respect et notre gratitude aux hommes et aux femmes de valeur des 21 nations alliées qui ont servi lors de la guerre de Corée

La République de Corée

 

En commémoration de l’Armistice, les Coréens rendent hommage aux anciens combattants français

Amitiés Corée-France, Pub Le Monde, 2010-11-12 

Cette dernière phrase figure tout en bas du visuel hors du cadre qui enserre le texte. 

 

Le G20 à Séoul du 11 et 12 novembre 2010 Anniversaire 60 ans guerre de Corée, France

Il n’a pas réussi à répondre au désordre économique mondial. La capitale sud-coréenne a été placée en quasi-état de siège et les incidents de frontière en provenance de la Corée du Nord ont continué.

 

Le 12 novembre, le jour même où cette publicité paraissait, la seconde journée de la négociation multilatérale, la voisine du Nord bombardait au sud l’Ile de Yeonpyeong située à 3 kilomètres de la frontière maritime séparant les deux pays toujours en guerre depuis 60 ans, faisant 2 morts et 18 blessés.  Le drapeau nord-coréen était brûlé devant les caméras des journalistes venus du monde entier couvrir l’événement du G20 à Séoul.  

Comme vous l'avez remarqué, cette publicité en pleine page célèbre, non pas la fin de la guerre, mais bien le début de la guerre qui continue avec le voisin du Nord. Rappelons pour finir que les habitants du Nord continuent à connaître une terrible famine.

 

. Voir le Monde du 12 novembre 2010

. Sur le drapeau de la République de Corée http://fr.wikipedia.org/wiki/Drapeau_de_la_Cor%C3%A9e_du_Sud

. Sur celui de la France

http://fr.wikipedia.org/wiki/Drapeau_de_la_France

 

. Sur les tirs d’artillerie sur l’Ile de Yeonpyeong en Corée (du Sud) en provenance de la Corée (du Nord) 

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/animations/2008/afp/KoreaHistoryFR2506/

http://www.lefigaro.fr/photos/2010/11/29/01013-20101129DIMWWW00591-24-heures-photo.php

. Photo du visuel EP, à retrouver dans l'album-photos "Symboles"  

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Déjeuner au Resto-Troc de Belle-Beille > Angers

1 Décembre 2010, 10:09am

Publié par Elisabeth Poulain

Angers, Resto-Troc

Ne me demandez pas pourquoi le Resto s’appelle Troc. Si l’on y troque quelque chose, c’est bien de la chaleur humaine. C’est aussi un vrai resto, avec quelques particularités, il est vrai. D’abord, il est beau. Le bâtiment de plein pied est de construction récente. A midi, le soleil entre par une grande baie vitrée. Le cadre est magnifique, entouré d’arbres qui font face à l’Etang Saint-Nicolas dont je

Angers, Resto-Troc, des habitants à déjeuner

vous ai déjà parlé. Il  a pour particularité que l’on paie avant de s’asseoir en fonction de son quotient familial. Le Resto-Troc est en effet un restaurant associatif solidaire, ouvert les cinq jours de la semaine, de 9h du matin à 16h30. Le déjeuner est servi de 12 à 14 heures. Au mur, on voit des panneaux décoratifs faits par des habitués Belle-Beillois.    

Au menu, ce jour là, après le potage de lAngers, Resto-Troc, Entrée du déjeunerégumes, il y avait une salade composée de laitue, chou et oignon rouge, parsemée de pousses de soja et de copeaux de kebab. Puis un steak pané dinde et fromage avec de la purée de pommes de terre et carottes, avec deux mandarines pour finir le repas. En cuisine officient sept personnes en contrat d’insertion, le temps de peaufiner un nouveau Angers, Resto-Troc, des habitants à déjeunerprojet professionnel ou de retrouver des habitudes de travail. Une des jeunes femmes  qui officiait en cuisine a ainsi créé son propre restaurant, une fois son contrat terminé.    

 

Des habitants de Belle-Beille  y viennent en groupe, en famille ou seul pour se reposer un instant dans une atmosphère chaleureuse où les enfants sont toujours les bienvenus. C’est aussi un relais parents-enfants. Des membres d’association en font aussi leur quasi-QG. C’est par exemple le cas pour des habitants réunis en association qui produisent légumes, fruits et fleurs dans les jardins familiaux proches.

 

Angers, Resto-Troc, des habitants qui préparent Noël

 

Dans une salle proche, des bénévoles préparent des petits cadeaux pour Noël. Les enfants les apprécient beaucoup, comme dernièrement lors de la soirée d’Halloween qui a remporté un franc succès. Il y avait 85 personnes, enfants inclus bien sûr. Chaque mois, une animation  permet de faire venir des personnes qui sans cela pourraient avoir tendance à rester confinées chez elles.    

Angers, Mme Chauveau, créatrice de doudous en tricot

« Il se passe toujours quelque chose au Resto-Troc », comme nous le déclare Dominique Brunet, sa directrice.  On trouve par exemple en ce moment des petites figurines tricotées avec une grande finesse et beaucoup d’imagination par Madame Chauveau, une habituée du Resto.    

Tous les mardis matin également par exemple, le Resto-Troc sert un petit déjeuner à 8h 45 avant de partir en randonnée pédestre qui permet de bien commencer la journée et de redécouvrir, s’il en est besoin, le quartier sympathique de Belle-Beille en chaleureuse compagnie.      

Pour suivre le chemin

Angers, Resto-Troc, Dominique Brunet, Dr.

. Lire le billet du printemps 2014 sur le Resto-Troc côté cuisine sur ce blog  http://www.elisabethpoulain.com/article-le-resto-troc-d-angers-belle-beille-cote-cuisine-123552235.html

. Resto-Troc est constitué sous forme d'une association dont Marthe Rolland est la présidente. 

. Son adresse : 18 rue Louis Boisramé, 49000 Angers, 02 41 73 88 12

. A retrouver sur www.resto-troc.over-blog.com

. Les prix varient entre 1,70 et 5,5E .Le petit déjeuner du mardi coûte 0,25 cts.

 

. Lire le dernier numéro de « Maine et Loire, Angers, Resto-Troc, Marguerite Caro à l'accueil

le  mensuel du Conseil général », n° 5 novembre 2010, p. 19, «  A Resto-Troc, on ne partage pas qu’un repas. »     

. Parmi les sponsors, citons le Conseil général, la ville d’Angers, le Centre Jacques Tati, Super U du Centre commercial de Beaussier de Belle-Beille, Michel Courant boulanger pâtissier, Apivet, Styling Coiffure et Angers-Copies.    

. Photos EP   

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L'image de la ville > Wien > Autriche

30 Novembre 2010, 10:15am

Publié par Elisabeth Poulain

 

Dire Wien ou Vienne ?

J’ai beaucoup hésité : faut-il parler de Vienne quand on est en France ou de Wien comme la ville s’appelle elle-même ? Telle est pourtant son nom en Autriche dont elle est la capitale. Comme vous le voyez, j’ai choisi de garder à la ville le nom qu’elle s’est donnée. Penserait-on à parler de Nouvelle York quand on songe à New York. Bien sûr que non. Alors pourquoi ne ferions nous pas ce petit effort d’adaptation qui n’est après tout que justice. Une autre raison est qu’en France, il existe la ville de Vienne qui n’a aucun point commun avec Wien.

 Wien, Autriche, Sisi Impératrice

Comment attirer les touristes à Wien 

C’est une question que toutes les villes se posent, surtout celles qui font partie du club très fermé des capitales au riche patrimoine issu d’un passé prestigieux et d’atouts contemporains très attirants pour les touristes d’aujourd’hui. Le site de la ville est très classique, avec quand même une pointe d’innovation  intéressante dont je vous reparlerai une autre fois, le « Kubik ». En complément, des offres promotionnelles de billet unique pour se déplacer, comme ce qu’on trouve partout.   

Séduire les hommes d’affaires français

Une campagne de communication a également été faite en France en particulier. C’est un petit encart couleur de 14 sur 11cm en page paire paru dans le Monde d’avril dernier qui m’a alerté. Le concept est simple. Un texte accrocheur placé au centre d’une reproduction couleur vous donne l’adresse mail du site de la ville, dont le nom ressort en grand dans le coin droit en bas du rectangle-texte de 6,8 x 7cm.  

Le texte en français

Il précise de façon très explicite :  « En ce moment, dans la chambre de Sisi, quelqu’un est séduit par son charme. Ce n’est pas en restant chez vous que vous serez séduit. » Suivent en dessous l’adresse du site www.wien.info à gauche et Vienne avec son slogan en dessous « C’est maintenant ou jamais » à droite.  Wien, Autriche, Sisi Impératrice

La peinture dessous

Il s’agit bien sûr, vous l’avez deviné, de Sissi, l’impératrice d’Autriche 1854 à 1898) et reine de Hongrie (1867-1898). Son visage a été coupé de façon à ne laisser percevoir que son menton. On devine son épaule droite ainsi que sa très longue chevelure dénouée dans  le dos. Le rectangle porteur du texte cache toute la partie centrale de son anatomie. En très petits caractères sur le côté gauche la référence de la source du tableau. C’est le Musée d’Art et d’Histoire de Vienne, ce qui laisse à supposer qu’il s’agit bien de l’impératrice.

 

Ma réaction

Que ne fait-on pas au nom du marketing territorial, de l’image de la ville pour développer son attractivité pour les touristes ! Ce sont surtout les hommes d’affaires qui sont visés. Leur budget de dépenses sur place est plus élevé que celui de touriste de base, si j’ose m’exprimer ainsi. Cette publicité se situe franchement en dessous de la ceinture. Elle utilise pour cela une figure emblématique d’un certain art de vivre européen du XIXè siècle et d’un raffinement si délicat qu’il constitue un des trésors de l’humanité au sens du classement de l’Unesco.

 

Que propose-t-on ? Transformez les lecteurs du Monde en voyeur dans la chambre même de cette très belle jeune femme qu’il s’agit de séduire, dans une formulation très alambiquée. Il s’agirait seulement d’être séduit par son charme exprimé au singulier. C’est vraiment incroyable, d’autant plus qu’il semblerait que cette publicité ne soit pas l’œuvre d’une agence de communication  mais des  services officiels, sinon le nom de l’agence serait indiqué.

 

Son charme ou ses charmes ?

Il n’est nul besoin d’évoquer la chambre à coucher Wien, Autriche, Sisi Impératriced’Elisabeth d’Autriche pour être sensible à son charme. Nul besoin non plus de vous proposer d’aller dans sa chambre…Cette ambiguïté est évidemment volontaire. Nul n'ignore pourtant que Vienne, de par sa situation géographique, située très près de l’ancienne Europe centrale de l’Est, est une plaque tournante dans le business très lucratif du charme en provenance de l'ex-Europe de l'Est.  La ville connaît un afflux de prostitués, femmes et hommes, majeurs et mineurs,  qui sont là pour vendre « leurs charmes » contre leur volonté. C’est un problème très sensible dans toutes les grandes villes d’Europe et pas seulement, qui entre dans la catégorie du trafic des êtres humains et de la prostitution forcée.     

 

Dans ce contexte, il conviendrait vraiment d’être plus exigeant en matière de communication. Vendre l’attractivité d’une ville n’exige pas de vendre l’image d’une femme avec des suggestions de ce type!

 

Pour suivre le chemin

. Le Monde du 15.04.2010

. Avant d’aller à Vienne, vous renseigner sur  WWW.WIEN.INFO

. Aller au Kunsthistorisches Museum Wien pour retrouver Sisi comme on la désigne en Autriche dans un portrait de pied vu de dos  www.khm.at/khm/

. Pour retrouver Sissi, lire avec beaucoup précaution l’article que lui consacre Wikipedia qui demande aux contributeurs spécialistes de bien vouloir revoir le texte et les sources : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lisabeth_de_Wittelsbach

 

. Pour en apprendre plus sur la prostitution en Autriche, lire l’article très documenté sur

http://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=en&u=http://en.wikipedia.org/wiki/Prostitution_in_Austria&ei=nEfuTMjgIoSShAeiz8nGDA&sa=X&oi=translate&ct=result&resnum=1&ved=0CDcQ7gEwAA&prev=/search%3Fq%3Dprostitution%2BWien%26hl%3Dfr%26safe%3Dactive%26sa%3DG%26tbo%3D1

. Une affaire de réseau de prostitution en provenance de Hongrie démantelé à Vienne à lire sur un site chinois sur   http://french.news.cn/societe/2010-11/20/c_13614367.htm

. Voir également sur ce blog le billet sur l'image de Nice, telle qu'elle ressort de sa publicité faite maison "Empreinte"   Pub > La vogue de l'empreinte digitale   

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Pub > La vogue de l'empreinte digitale

29 Novembre 2010, 16:16pm

Publié par Elisabeth Poulain

Ce ne peut être un hasard surtout quand on parle de publicité, cette méga surfeuse sur l’air du temps, qui capte les nouveaux courants sur fond de vieilles stratifications fondées sur le rêve de la beauté éternelle, la peur de mourir ou la volonté d’être autre, un autre absolument différent de ces autres qu’on ne veut surtout pas voir. Après une telle introduction, il est presque normal de parler d’empreinte, celle que l’on trouve sur votre carte d’identité et qui va vous distinguer des milliards d’autres. C’est proprement fascinant et inquiétant. Forcément.

Empreinte-Ludovic Paul-AfBlum-Index droit 

 

En ces temps de troubles identitaires, où chacun se doit d’être le plus pleinement lui-même afin de ressembler le plus à d’autres comme soi dans une vision très segmentée et markétée de notre société, l’empreinte prend presque naturellement une large place dans la publicité. Il en va des villes comme des personnes. On comprend mieux alors pourquoi l’empreinte   est choisie comme concept de visuel publicitaire pour une ville, comme Nice ou l’offre de musique Premium Deezer pour Orange. Ces deux publicités semblent être des productions « maisons », aucun nom d’agence n’apparaissant même en gris foncé sur noir.  

 

Comme toujours aussi, la publicité sait faire preuve de beaucoup d’intelligence profonde et de création de valeur. C’est le cas avec la plaquette de présentation d’une récente exposition à Lyon sur Edmond Locard (1877-1966), un des pères de l’usage des empreintes digitales « dans l’expertise judiciaire actuelle ». Il est ainsi possible  de montrer comment un pays, la République d’Afrique du Sud, est en phase directe avec la faune protégée et la biodiversité respectée.  

Voici quatre exemples qui chacune montre une facette d’usage différencié de l’empreinte.

 

Nice e-génération

Nice, pub J’ai vérifié : il y a bien des accents sur génération. Il s’agit pourtant de montrer que Nice, Ville intelligente et durable, est en phase avec son époque. C’est normal puisqu’elle est intelligente et branchée sur le développement durable. Pour preuve, une carte à droite de l’encart paru dans le Monde du 6.11.2010 détaille les différentes facettes de cette intelligente virtuelle.  

La carte

Je vous la détaille, sinon, vous auriez beaucoup de mal à lire ces preuves en parme clair sur fond noir. En remontant de droite à gauche en partant du bas, on trouve

-        Ière ville de France en auto-partage 100% électrique

-        Une communication proche de vous (NFC)

-        Se déplacer, visiter, payer, grâce au sans contact mobile

-        Innovations médicales Cyclotron 2

-        Eco-Vallée 3ème opérateur d’intérêt national

-        Monitoring urbain, Candélabres communicants 

L’empreinte

La carte de la ville est entourée d’une tresse de câbles représentant, j’imagine, les connexions Internet qui lient le territoire urbain au Net, via l’empreinte d’un gros pouce rouge orange situé dans la moitié de gauche avec en dessous le qualificatif de la ville « ville intelligente et durable » et au-dessus « Nice » écrit en gros suivi de e-génération ». Il me reste à vous donner deux autres éléments qui composent ce visuel, la signature en coin bas droit « Nice Côte d’Azur » avec son adresse mail www.nice.fr et surtout, surtout, le fond noir utilisé pour mettre le tout en valeur.            

 France, Orange, pub Empreinte

Deezer pour Orange

C’est BIBA, le magazine branché jeunes femmes, qui publie cette publicité dans son numéro de décembre 2010, en page 87, qui comme vous le savez pour les pages impaires figurent parmi les bommes pages et à ce titre « vaut » plus cher que la page 86 consacrée à la séduction des femmes qui ont des « rondeurs » comme Monica Belluci, Queen Latifah, Christina Hendricks ou Kelly Osbourne.  

 

Il s’agit cette fois-ci  de prôner Orange grâce à la possibilité d’écouter de la musique en continu même hors connexion, avec ce titre très accrocheur 7 millions de titres au bout des doigts  avec les offres mobiles et internet d’Orange. Une grosse empreinte est représentée en orange sur fond noir brillant. Plusieurs lignes de texte précise les conditions de l’offre, détaillées sur appel à l’agence france télécom 1014… 

 

La plaquette de l’expo « Empreintes d’Edmond Locard » à Lyon

Lyon, Archives municipales, EmpreinteElle est très belle. C’est une création de Yanick Baily. Elle m’a vraiment donné envie d’aller voir l’exposition quand je suis passée à Lyon à cette époque là. A défaut, j’ai gardé la plaquette, sans savoir bien sûr, si un jour, je pourrais en faire quelque chose. Ce jour est arrivé, c’est aujourd’hui. 

 

 

Edmond Locart était médecin légiste. C’est lui qui créa le premier laboratoire de la police scientifique pour résoudre les grandes affaires criminelles. La plaquette a un autre intérêt. Elle montre comment il est possible de photographier des empreintes qui ressortent en blanc sur un support transparent comme le verre.

 

  • L’affiche sud-africaine de Chas Mavyane-Davies
  • Cette fois, il s’agit, pour l’Office régional d’Afrique du Sud, Office régional, affiche Afrique du Sud,   de promouvoir la vie sauvage  en lien avec l'identité: Our identity is linked to wildlife. Le titre de l’affiche est encore plus concis Wildlife & Identity . Le client (IUCN) a fait appel en 1999 à un grand créateur originaire du Zimbabawe, maintenant professeur de graphisme au Massachussets College of Art of Boston. Son nom : Chas Maviyane-Davies, qui a réalisé cette œuvre admirable au plan graphique et symbolique. 

Au total, 1 + 2 + 3 + 4

 

1. Dans le cas de Nice, le recours à l’empreinte est franchement gênant. Il ne s’agit pas seulement de la présence des accents sur le second terme accolé à e- parce que dans cet univers là, tout se passe en anglais. C’est beaucoup plus grave, surtout que l’empreinte est toujours associée dans notre univers mental à la recherche des criminels. Nice est connue, selon Wikipedia, pour son insécurité pour ne pas dire plus. Dans le visuel, le noir et le rouge associé font penser à la nuit et au sang versé. L’exemple de la photo de Lyon montre qu’il aurait été possible de faire autrement, sans faire appel au monde de la nuit et à des connexions pas toujours aussi claires que celles montrées sur la publicité.

 

2. Pour Deezer, l’empreinte permet de mettre les différents styles de musique en lumière. Le fond noir est un peu plus justifié dans la mesure où l’écoute de la musique renvoie à un monde intérieur. Disons qu’au global, l’essai n’est pas franchement réussi. Il y a franchement trop de texte placé en plus un peu partout. Le rapport entre l’image et le texte n’est pas harmonieux. Les dates de parution très proches ne permettent pas de dire lequel des deux annonceurs a eu l’idée le premier.

 

3. La réussite de la plaquette de Lyon  est frappante. Elle est l’œuvre d’un professionnel. Ca se sent tout de suite. La plaquette est à la fois puissante en page 1, sobre et composée en pages intérieures 2 et 3, informative en page 4. Chaque espace-page a sa propre tonalité et l’ensemble est maîtrisé.

   

4. L’affiche de Chas Mavyane-Davies est admirable. Elle est à la fois incroyablement réussie graphiquement dans sa composition, l’usage des couleurs…Le concept est intellectuellement et humainement très fort. Il s’agit de partir de l’animal, grand acteur de la Wildlife  pour conférer à l’homme son identité. Il ne s’agit pas là de faire du marketing territorial comme à Nice mais de rappeler l’unicité du Vivant pour redonner au genre humain sa pleine identité. Est-ce le noir et le blanc  ou le blanc et le noir qui ressort? Il n’y a bien sûr pas de réponse. Une réponse pourrait être que cela dépend de l’œil de cEmpreinte-Seb de Warl-AFBlum.be-Auriculaire gaucheelui qui regarde. Il faut alors se souvenir que ce travail a été demandé à l’artiste par un organisme officiel sud-africain. La réponse est subtilement unitaire : c’est la faune, la vie sauvage qui confèrent l’identité.      

 

= 4 publicités, 4 styles dans des domaines très divers, des espaces différents,

= avec au final la réussite d’un jeune graphiste

= et l’autre d’un artiste, créateur de ce qu'il appelle la "creative defiance", qui donne du sens à ses créations

= avec à chaque fois un empli de la couleur différent.

 

Pour aller plus loin 

. En connaître plus sur les empreintes 

http://www.biometrie-online.net/technologies/empreintes-digitales

http://fr.wikipedia.org/wiki/Empreinte_digitale

 

. Pour vous exercer à prendre vos empreintes  http://www.afblum.be/bioafb/dermatog/dermatog.htm

. Aller à Lyon voir les Archives municipales de Lyon

 http://www.archives-lyon.fr/static/archives/edmond_locard/

. Voir un des sites de Chas Maviyane-Davies dur www.maviyane.com/

.  

 

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Les petites maisons > La valse des conteneurs > Du transport à L'habitat

24 Novembre 2010, 12:15pm

Publié par Elisabeth Poulain

Un peu de sémantique

Conteneur infoLe terme de conteneur n’est pas du plus pratique, même si on comprend ce qu’il veut dire. Visiblement c’est un …truc qui permet de contenir. On aurait pu carrément dire que c’était une boîte rectangulaire à remplir de marchandises à transporter. Cela aurait été plus simple quand même surtout quand on sait comment ça s’appelle en américain courant: c’est une « box », une boîte. Un terme compliqué avec trois syllabes, commençant par ‘con’ en plus d’un côté et de l’autre un mot tellement banal et simple d’une seule syllabe à la jolie sonorité qu’il en devient universel. Il faut dire aussi à la décharge de conteneur qu’il a été tout simplement traduit de Container que l’usage a transformé en box. Vous avez déjà compris que j’aime bien les boxes et qu’aujourd’hui je vais vous en parler de cette boîte normalisée, qui ne sert pas encore à tout, mais à beaucoup, oui, ce point là est assuré.

 

Une question de normalisation du transport Conteneurs en partance sur un porte-conteneurde marchandises

Et oui, c’est ça l’intelligence de la logistique. Il est plus facile et beaucoup moins coûteux de transporter les marchandises par voie maritime en les calant dans une boite qu’en les transportant une par une, chacune dans son emballage. Il y a des bateaux spécialisés pour ça, les portes-conteneurs, des grues géantes dans les grands ports, les pinces à conteneur, qui se chargent de transborder les conteneurs du quai au bateau et vice et versa en quelques minutes par conteneur.

 

La baisse des exportations chinoises

La grande époque du transport maritime par conteneur est actuellement stoppée par le ralentissement du commerce mondial qui part de Chine pour irriguer le monde en marchandises produites à des coûts imbattables tellement ils sont bas. Le trafic a chuté de plus 22% en un an (début 2009 par rapport à 2008). Le parc mondial de conteneurs s’élèverait à plus de 12 millions d’unités, sans garantie aucune de certitude quant au nombre, puisque ne sont comptabilisés que ceux qui sont neufs ou à peu près en bon état.

 

Les conséquences sur les conteneurs

Quant aux boîtes qui ne sont plus bonnes à être gerbées, c’est à dire empilées les uContainer forkliftnes sur les autres, leur nombre est proprement impossible à connaître pour plusieurs raisons liées l’une à l’autre: la Chine en est le plus gros fournisseur et utilisateur. La baisse des exportations au départ de Chine du fait de la chute de la demande en provenance du reste du monde fait que  le retour vers la Chine d’un conteneur à vide à partir de l’Occident, d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique ne présente aucun intérêt pour les grandes compagnies chinoises, si ce n’est un coût sans aucune contrepartie. Sur place, la seule solution serait la récupération des matériaux, ce qui se fait déjà. Il n’est donc pas étonnant dans ces conditions que tout à coup les conteneurs sortent du bois en particulier en Europe. On les voit, on se demande ce qu’ils font là ou plutôt ce qu’on peut faire de ces montagnes de boîtes qui forment de véritables murs puisqu’on peut les entasser les uns sur les autres si la structure acier a conservé sa solidité. 

 

La puissance de la boîte

Un conteneur n’est qu’un gros parallélépipède Conteneurs en stock, Port du Havrerectangle de 20 ou 40 pieds. Plusieurs posés l’un à coté de l’autre, ça impressionne, surtout quand ils sont empilés les uns contre les autres à 3 hauteurs sur les ponts des gros porte-conteneurs sachant qu’il y a en cale 8 étages de conteneurs les uns sur les autres. Leur langage non verbal est impressionnant surtout quand ils jouent de la couleur. Leur message : la puissance. La combinaison entre un énorme bateau et cet empilement  parle directement à l’œil et à l’esprit. C’est une des raisons pour laquelle j’aime les grands ports, là où on voit ces énormes volumes de conteneurs avant de les voir sur les ponts des navires et de les imaginer en cale.  

 

Le conteneur en publicité

CVille-Pub, Zurich-Les Echos 1908-2008omptez toujours sur la publicité pour repérer les éléments porteurs de messages nouveaux. Le conteneur est perçu comme un signe de la vitalité et de la capacité de la Chine à créer une nouvelle configuration du monde. En fait c’est une publicité d’une multinationale d’assurances au nom suisse présente dans 170 pays, « Zurich » qui a pour slogan « Because Change happenz ». C’est elle qui a sélectionné pour ses polices d’assurance dommages et d’assurance des risques, une photo d’une rue de grande ville chinoise avec un bloc de conteneurs sur la gauche ou qui y ressemblent fort.

 

Du bloc à l’immeuble

Quand on se désigne la porte d’entrée en Europe Conteneurs residence pour étudiants sur un bateau,ZwolleGateway to Europe comme le fait Amsterdam qui est un des grands ports du monde, le conteneur on connaît, et ça bien avant la crise. Aux Pays-Bas, la pression foncière est très forte, les étudiants ne savent pas où se loger, et il y a des tas de conteneurs inutilisés en particulier dans les zones portuaires ou proches. Si vous additionnez le tout, vous concevez des bateaux flottants portant un immeuble fait de conteneurs transformés en chambre d’étudiants. Ce sont les plus belles réalisations mais bien sûr avec des conteneurs neufs pour garantir une durée de vie suffisante.

 

Sur le même principe d’assemblage, il y a aussi maintenant des immeubles de 2 oConteneur en résidence-Amsterdamu 3 étages recouverts de parements colorés qui deviennent des cités universitaires proches des facs et à des coûts imbattables. Les Anglais avaient déjà testé la formule dés 2001 avec « Container City I »  une unité de vie pour étudiants rassemblant 12 studios montés en 4 jours. Qui dit mieux ? Depuis les choses ont bien bougé dans le monde anglo-saxon toujours plus innovant en matière d’urbanisme, de logement et de vivre ensemble, particulièrement en Australie, au Canada, et plus près de nous, en Allemagne.

 

Les réactions en France

Elles avaient été clairement négatives et moqueuses. Comment pouvait-on envisager d’habiter dans un conteneur ? En oubliant bien vite que les chambres universitaires font un peu plus de 9 m2 et que ça c’est franchement riquiqui, surtout que la conception et les aménagements sont parfois vétustes. Désormais, les besoins de logement pour les étudiants devenant plus pressants, certaines municipalités ont sauté le pas.   

 

La France portuaire se lance à son tour dans l’aventure. Un hasard ? Certainement pas. Dans les ports, on est habitué à voir tous les jours passer ou rester des conteneurs. Le Havre est désormais devenu la référence dans ce domaine, avec une résidence de 100 logements répartis en plusieurs immeubles qui se font face dans un espace de 1000 d’espaces verts près du campus universitaire. La surface habitable est passé à 25 m2 avec tout le confort pour un coût unitaire de 36 000E.  

 

La résidence écologique

C’est un nouvel avatar très séduisant et presque certainement irréalisable en Conteneurs-ShippingFrance où la réglementation est beaucoup trop restrictive pour autoriser ce genre de fantaisie. La recette, vous prenez un bon vieux conteneur encore solide d’occasion et surtout pas un « tout neuf » qui serait trop cher et caserait le plaisir de la récupération et du bricolage. Vous l’implantez dans une forêt en pleine nature et vous lâchez court à votre fantaisie, en laissant surtout visible les marques extérieures peintes au tampon sur les parois. Le jeu, car c’en est un, est de montrer que « votre » conteneur a vécu et va grâce à vous, à vos talents et à votre fantaisie, va continuer à vivre, d’une vie douce, sans choc lors des transbordements. Il va vieillir en douceur à vos côtés. C’est brave, un conteneur. 

 

Pour suivre la route du conteneur 

. Retrouver la compagnie d’assurance sur  www.zurich.com

. Sur la baisse du transport mondial maritime de marchandises, voir 

http://salades-nicoises.net/spip.php?article271

. Sur les expériences à l’étranger

http://www.containercity.com/container-city-one.html

http://www.flickr.com/photos/roludsgn/sets/72157600288437836/

. A voir au Havre http://www.letudiant.fr/loisirsvie-pratique/logement/logement-une-chambre-en-ville-10351/logement-etudiant-je-te-fais-visiter-mon-conteneur-16390.html Angers-Soclova-résidence étudiante

. Angers vient de construire une résidence universitaire à ossature bois en modules préfabriqués par Bénéteau, le leader vendéen du mobile home. Ce ne sont pas des vrais conteneurs mais des cellules de vie toutes équipées. On voit bien la similarité du concept, la magie du conteneur et du transport maritime en moins, celle de l’histoire du camping en plus. A une différence d’importance près, c’est qu’il est interdit de vivre à l’année dans un mobile-home !       

. Pour acheter votre conteneur que vous pouvez faire repeindre à vos couleurs  http://www.containerinfo.net/container-marine.htm

. Photos de récupération sur le net, avec mes remerciements aux différents contributeurs.  

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Michel Tolmer au Bistrot Paul Bert

23 Novembre 2010, 09:48am

Publié par Elisabeth Poulain

                                                       Michel Tolmer, Bistrot Paul Bert, nov. déc. 2010                                                       

 

Pour la symétrie, il me manque soit une séparation entre Tol et mer soir un lien entre Paul et Bert. Ca pourrait donner deux titres différents :

 

 

 Michel Tolmer, Bistrot Paul Bert, nov. déc. 2010                        . Michel Tol Mer au Bistrot Paul Bert 

ou, à votre choix,

. Michel Tolmer au Bistrot Paulbert

  

et bientôt

. Michel Tolmer au Bistrot Polber, pour que ça rime à l’oreille avec Tolmer.

Michel Tolmer, Bistrot Paul Bert, nov. déc. 2010  

 Ce serait pas mal. Mais pas fameux pour trouver où c'est et aller voir la dernière exposition de Michel Tolmer. C’est au 18 de la rue Paul Bert, dans le 11è à Paris. Le vernissage est fixé au 26 novembre prochain de 18h à 21h.

 

Pour découvrir les nouvelles oeuvres de Michel Tolmer et  suivre la barrique

 

. Prévenez le bistrot au 01 43 72 24 01 si voulez rester dîner.

. Voir la "vraie" invitation dans l'album photo Art2 sur ce blog.  

. Lisez sur le net   http://www.glougueule.fr/

. Voyez aussi sur ce blog     V01 de Verre > Elise Brignot vue par Tolmer Michel Tolmer, Bistrot Paul Bert, nov. déc. 2010

 

 

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