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Le Blog d'Elisabeth Poulain

Les Petites Maisons de la Cour > La Cour des Petites Maisons > Angers > Doutre

12 Janvier 2011, 17:58pm

Publié par Elisabeth Poulain

 

Angers, Cour des Petites Maisons

Comment des petites maisons peuvent être former une Cour, avec une majuscule, une Cour qui n’a rien d’une Cour ? En fait, elles n’en ont jamais eu la prétention. A l’époque, bien avant la Révolution, quand la Doutre, le quartier situé en rive droite de la Maine, était encore protégé par d’épaisses murailles contre l’extérieur, des habitants s’étaient rassemblés pour former un modeste hameau dans un espace resté libre situé entre les grands murs d’enceinte et les bâtiments proches.

 

Ce hameau a pris le nom de cour, sans prétention aucune, comme il y a la basse-cour dans une ferme. Son nom s’est transmis à travers les siècles : c’est la Cour des Petites Maisons. Il s’agit de la rue qui forme un angle prononcé entre le n° 37 rue Lyonnaise et le n°7 du boulevard Clémenceau. Le débouché à cet endroit est si étroit que la rue est en sens unique en venant du boulevard. Les trottoirs, car trottoir il y a, mesurent 10 cm de large. 

  

 Angers, Cour des Petites Maisons

 

Les maisons n’y sont pas si petites, selon nos normes actuelles. Ce sont des maisons de ville qui s’ouvrent directement sur la rue. Le côté impair est déjà presque complètement refait avec des petits collectifs de quelques étages. En côté pair, une seule maison est en retrait par rapport aux autres. Située en partie droite quand on vient de la rue Lyonnaise, c’est celle qui paraît la plus ancienne. Les habitants de cette petite maison à étage ont judicieusement utilisé cet espace pour planter un décor végétal dans des bacs. Ce sont les seuls mini-jardins implantés devant les maisons.  Certains balcons d’un petit collectif en face sont fleuris. Quelques-uns ont une terrasse construite sur un garage accolé au fil du temps entre deux maisons. D’en bas, on voit de grands bacs avec des arbres vigoureux.

 

Angers, Cour des Petites MaisonsCette petite rue sans rien de remarquable au premier abord a deux autres particularités.

. La première est celle d’accueillir l’Atelier de la sculpteur Mauricette Toussaint au n° 5.

. La seconde dans l’angle  presque à angle droit dont j’ai parlé au début de ce billet se situe au n° 11. C’est l’adresse de l’Abri de la Providence qui comme son nom en témoigne, accueille ceux qui n’ont pas d’abri. Il y a 37 places dans deux de ces petites maisons accolées qui n'ont pas été surélevées.  Cette fois-ci, ce sont deux petites maisons qui abritent contre les dangers de l'extérieur. Ce n'est plus l'enceinte médiévale.  

Pour suivre le chemin

. Jacques Saillot, Dictionnaire des rues d’Angers, publié par l’Atelier d’Art Philippe Petit d’Angers, 7, rue Poquet de Livonnières, 49000 Angers, 20 janvier 1976. . A consulter à la Bibliothèque municipale Saint-Nicolas, rue Saint-Nicolas, tant qu’elle est encore là, avant son déménagement à la bibliothèque des Hauts de Saint-Aubin. 

 

. Des infos + sur Mauricette Toussaint, sculpteur, qui habite au 5, Cour des Petites Maisons, 49100 Angers. Elle organise un atelier ouvert aux personnes désireuses  de se lancer dans la création    http://m-toussaint.com/en/contact/

 

. Quelques données sur l’Abri de la Providence, qui n'est plus situé Cour des Petites Maisons,

http://abridelaprovidence.pagesperso-orange.fr/Pages/pageRapports.html

 

. Voir la série des Petites Maisons sur ce blog

Les surprenantes petites maisons de pêcheurs > Lofoten > Norvège 

Les petites maisons > La valse des conteneurs > Du transport à L'habitat 

Les ultimes petites maisons des cimetières 

PM comme les petites maisons de vigne (04) 

Les très petites maisons (toilettes) sèches 

Les petites maisons > Hundertwasser > La Picaudière 

Les petites maisons > La station service seule dans la nuit  

. Photos Elisabeth Poulain 

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PNUD > Une autre façon de penser le monde > Les femmes manquantes

10 Janvier 2011, 11:33am

Publié par Elisabeth Poulain

 

Le lien à la culture et aux modes de pensée

Toute façon de penser s’inscrit dans une culture. Toute culture induit des modes de  Muriel Crochet, Lissier, Angers-Doutre

raisonnement actuellement bien décryptés ou mieux connus des chercheurs. Il n’en demeure pas moins que la transposition de l’analyse d’une situation donnée d’une culture à une autre n’est pas toujours facile. Il n’y a pas de raison qu’elle le soit d’abord. Il manque aussi pour le lecteur lambda du Monde - le quotidien - des règles de transcription d’une culture à une autre. Le plus « facile » est alors de supposer connus tous les concepts et ponts nécessaires pour passer de l’une à l’autre, voir à une troisième. Ce qui est bien sûr un pré-supposé absolument non-prouvé. Nous n’avons pas connaissance de tous les ponts nécessaires pour comprendre le monde ou ce que nous transmet l’ONU sur l’état du monde. J’entends par les ponts les concepts mentaux qui agissent à l’instar des maillons d’une chaîne pour nous permettre d’aller d’un point A vers un autre point non connu, mais en étant sûr que ce ne sera pas B.  

   

Le constat de l’échelon manquant

Pour illustrer ce propos, j’ai choisi, certainement pas par hasard, l’exemple des femmes manquantes. Un concept non-compréhensible par des esprits français. Comment une femme peut-elle être manquante ? Elle est. Quand elle n’est pas, par définition, on ne peut même pas dire qu’elle n’existe pas. Il n’y a tout simplement d’Elle. La réalité montre que les choses ne sont pas aussi simples. On ne peut pas réfléchir en terme binaire dans un monde global.  

   

Le cadre conceptuel posé par le PNUD

Pour comprendre pourquoi il a fallu inventer ce Antoni Starczewki, 1973, Lodzconcept, il faut se référer aux statistiques que calcule le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) pour établir l’indice de développement humain (IDH) basé sur trois composantes composites, la longévité (facteur A), le niveau d’éducation (facteur D) et le niveau de vie (facteur E). Cet indice varie de façon positive entre 0 (exécrable) et 1 (excellent) : plus il est élevé, meilleure est le développement.  Crée en 1990 par deux économistes non-occidentaux, l’un indien et l’autre pakistanais, l’IDH a au moins le mérite d’exister. Il est l’objet de nombreuses critiques tenant essentiellement en l’impossibilité de quantifier toutes les données du bien-être des personnes, surtout celles qui relèvent de l’ordre qualitatif. 

 

La naissance de la femme en tant qu’unité d’étude statistique au niveau mondial

Pour élargir la vision trop économique de l’IDH, le PNUD a désormais intégré dans  l’indice global un nouvel indice qui est lié aux discriminations liées au genre, ou comme on dit en langage politiquement correct, un indice d’inégalité de genre (IIG ou GDI en anglais Gender-related Developpement Index), toujours basé sur des données quantitatives mais cette fois-ci concernant uniquement les femmes.  La façon dont les femmes sont traitées entre maintenant dans le calcul du rang du pays dans le classement. Cette fois-ci l’indice s’exprime en négatif : plus il est faible et meilleure est la situation des femmes. Les Pays-Bas, n° 1 en terme qualitatif de l’IIL, porte l’indice 0,174 ; le n° 2 avec 0,209 est le Danemark, le n°3 la Suède (0,212). La Norvège, en 5è position, obtient le score de 0,234. La France (11è position) atteint le score de 0,260.  Tous ces pays sont classés dans les pays à développement humain très élevé.  

   

Les femmes manquantes

Il s’agit de ces femmes qui ne sont pas nées et qui auraient du l’être si la vie leur avait été laissée soit à la naissance, soit au cours de la grossesse quand les hôpitaux du pays disposent des techniques d’échographie. Le déficit de ces femmes non nées s’élève à 134 millions en 2010, un chiffre en accroissement de plus d’un tiers par rapport aux estimations précédentes. Parmi les pays nommément cités, la Chine figure au Ier rang, suivie de prés par l’Inde qui connaît un accroissement important de ce phénomène particulièrement à Delhi.

 

2008-10-Photos-blog-011.jpgL’effet des crises est très marqué sur le taux de naissance des filles, sans parler de leur taux de survie après. Pour la décade 1974-2004, les moyennes comparées des naissances dans 59 pays, pour 1,7 million de naissances, établissent un différentiel important de survie. Une baisse de 1% du PIB entraîne un taux de mortalité de 7,4 chez les filles et de 1,5 pour les garçons. En clair, quand la nourriture manque et que les soins sont rationnés, le choix de la survie se fait surtout pour les seconds et moins pour les premières. La raison, non citée par le rapport du PNUD, en est que les garçons vont assurer la prise en charge des vieux parents alors que les filles partent dans la famille du mari et vont s’occuper de leurs beaux-parents. 

   

Le couplage du phénomène avec la dé-s-autonomisation des femmes

Outre ce phénomène des femmes manquantes, la situation des femmes est particulièrement préoccupante dans les pays asiatiques de l’ex-Union Soviétique. Un certain nombre de chefs de gouvernements locaux font pression sur le pouvoir central pour que celui-ci revienne sur des dispositions légales accordées antérieurement par le régime soviétique aux filles, telles que la défense de la famille nucléaire, l’interdiction des mariages arrangés, de la polygamie, l’obligation de la scolarisation des filles, la propriété… 

   

La terminologie onusienne

Pour passer de l’anglais au français, le rapport traduit la perte de droits, en utilisant le préfixe de « dé » suivi du mot, en l’espèce l’autonomie. Cela donne donc la désautonomisation, un terme incompréhensible en français et véritablement difficile à prononcer, qui signifie la perte d’autonomie. Le rapport l’écrit sans tirets. Dans ce sens, le Programme des Nations Unies pour le Développement aurait pu parler de la dénaissance des filles par rapport au taux de naissance des garçons.  Elle a choisi de parler des femmes manquantes, une façon de parler non contestable et peut être plus politiquement admissible. Elle englobe également les moindres soins apportés aux filles et aux femmes au cours de leur vie.  

   

L’indice d’inégalités de genre

L’organisation mondiale ne parle pas de discrimination, 2008-9-juillet-divers-011.jpgce qui serait très difficile à prouver. Elle établit des faits et utilise les chiffres. C’est la force de ce rapport annuel, malgré toutes les difficultés à avoir de l’information, même de la part de pays développés. Ce sous-indice intégré à l’IDH est lui-même un composite, avec toutes les imprécisions qui viennent soit de la non-quantification des données, soit de la non-transmission au PNUD, soit…. Citons parmi les composantes, le taux de mortalité maternelle, le taux de fécondité chez les adolescentes, le nombre de siège au parlement, le nombre comparé de femmes ayant au moins atteint le secondaire par rapport aux hommes, le taux d’activité des femmes par rapport aux hommes, le taux d’utilisation d’une méthode contraceptive, le % de naissance assistée par un personnel de santé qualifié. La France, pourtant classée 11, n’a pas par exemple rempli cette dernière position statistique. 

Pour suivre le chemin

. Voir le rapport du PNUD    http://hdr.undp.org/en/media/HDR_2010_FR_Complete.pdf

plus particulièrement les pages 92-94, 111, 180, 244-245… qui concernent l’IIG

. En matière d’indice du développement humain, la France est placée au 14è rang, une place qui marque un recul certain par rapport à 2009 (8è place) après s’être tenue à la 7è place.

. Sur l’indice d’inégalité de genre (IIL), voir        http://hdr.undp.org/fr/statistiques/iig/

 

Ce billet fait suite à une étude des Yeux du Monde, signée par Charles Larue, intitulée « Pourquoi la Norvège refuse-t-elle d’intégrer l’Union européenne ». L’auteur signale parmi les raisons :

. l’euroscepticisme des populations rurales bien pourvues en subventions nationales pour l’agriculture,

. la volonté de la filière de la pêche de préserver « la libre gestion des ressources de la Mer du Nord »,

. la crainte pour les femmes de « perdre leurs droits égalitaires »,

. la volonté pour les Norvégiens de garder pour eux la manne de la ressource du pétrole

. la crainte de l’abaissement du niveau de vie si la Norvège décidait de faire pleinement partie de l’UE.

Comme on l’a vu, ce pays occupe la 5è place en matière d’IIL et la 1ère place en IDH. Ceci explique aussi peut être cela, tant que le pétrole sera là.    

http://les-yeux-du-monde.fr/2010/08/28/pourquoi-la-norvege-refuse-t-elle-dintegrer-lunion-europeenne/

. Photos EP

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Aménager les rives de Maine > Christophe Lesort > Urbaniste Angers

9 Janvier 2011, 10:39am

Publié par Elisabeth Poulain

Christophe Lesort est un passionné de la ville et de ses évolutions. Il aime y marcher, regarder les gens, voir les changements en mouvement, avant de rejoindre son bureau de plain-pied dans lequel il perçoit les pulsations d’Angers.

 Christophe Lesort, Urbaniste d'Angers, Port

L’importance des cartes

A ses murs blancs, devant son bureau, une très belle carte de l’AURA met la Maine en scène dans des tonalités parme claire, vert doux et gris lumière, avec en son centre le périmètre en orangé clair de l’opération des Berges de la Maine. Derrière son dos, est accrochée la carte de l’IGN pour rappeler à ses visiteurs la situation géographique de la capitale du Maine et Loire et celle de l’Anjou. La présence de ces cartes n’est pas un hasard. Christophe Lesort est l'urbaniste en charge de l’Opération de la Reconquête des Berges de Maine. Certes chacun sait que la carte n’est pas le territoire, mais elle offre l’énorme avantage de visualiser les situations et les nombreuses contraintes qui s’y exercent.  

 

Quelques mots de rappel

Les Angevins connaissent bien leur ville. Angers, Bord de Maine, Place de la RochefoucaultCe n’est donc pas à eux que ce billet s’adresse, mais aux lecteurs qui pour certains vont la découvrir avec ce billet. La ville est placée en une situation très resserrée  entre deux confluences, celle du nord-est au nord entre la Mayenne et la Sarthe et celle du sud, distante de quelques kilomètres, entre la Maine et la Loire. La présence de l’eau est forte, avec au nord la grande île de Saint-Aubin sous l’eau une bonne partie de l’hiver et au sud le Parc Balzac et le Lac de Maine qui servent également de réservoir, « des éponges », comme les appellent des habitants connaisseurs. Une bonne partie de la rive gauche est inscrite en zone inondable, aussi bien en amont du Château qu’en aval dans la Grande Prairie de la Baumette. 

 

La plus petite rivière de France avec ses 12kms de longueur, dont 6 dans cette zone urbaine centrale, est bordée en rive gauche d’une autoroute qui coupe l’accès au fleuve et sépare la ville en deux. Seuls quelques tronçons de la quatre voies sont enterrés à hauteur de la Place Molière et du Château.  

L’analyse de Christophe Lesort

« Angers est une ville-bourg classique dans son développement historique. Elle a un fort potentiel économique et intellectuel. Son entrepreneuriat est dynamique. A l’exception de Paris qui ne peut se comparer avec nulle autre ville en France, Angers est une des seules villes de France, à avoir deux universités et des Grandes Ecoles » comme les Arts et Métiers, l’Ecole Supérieure d’Agriculture (ESA), l’Ecole supérieure d’Electronique de l'Ouest (ESEO)... « La recherche  bien représentée  se développe grâce à des projets d’envergure », comme celui du Pôle européen Végépolys... « Il y a beaucoup de richesse ici, avec le paradoxe que la ville connaît aussi la pauvreté, une pauvreté qu’on ne voit pas, mais qui est bien réelle. » Le revenu moyen est inférieur à ceux des villes voisines membres de l’Agglomération d’Angers.  « Une des chances d’Angers est pourtant aussi qu’elle possède ses quartiers sociaux dans la ville et non pas en dehors. L’intégration en est, quoi qu’on en dise, facilitée ».

 

La situation actuelle de la rivière Maine 

A son arrivée en poste alors que Jean Monnier était encore président de l’agglomération et Jean-Claude Antonini, déjà maire d’Angers, Christophe Lesort a été frappé par « cette autoroute urbaine (qui) coupe la ville en deux. On ne voit pas la réalité de la ville. Cette coupure fait que la ville ne se montre pas.  La ville en tant que telle n’existe pas à cause de cette coupure. La rivière n’identifie pas la ville, surtout le centre-ville. L’opération de Reconquête des Berges passe par une autre approche de l’eau, des rapports entre les gens et des relations à la voiture…  

La mise en service du tramway

Angers, Bord de Maine, vue sur le pont ConfluenceLa mise en service prochaine maintenant du tramway va aussi faciliter l’accès à la rivière. Je commence à sentir dans la ville une impatience pour le tramway. Les gens demandent quand ils vont pouvoir (enfin) l’utiliser. La ville va découvrir une nouvelle relation à la mobilité, qui sera très intéressante également pour cette opération des Berges de la Maine, surtout que le tracé du tramway emprunte le cœur du centre d’Angers, en passant par la Place Molière sur la rive droite avant de rejoindre la Place du Ralliement qui fait face au théâtre en plein centre. C’est un choix stratégique fondamental » pour rapprocher la ville de ses habitants et de ses utilisateurs, propre à conférer à l’agglomération  un nouvel envol. Constatons aussi que la ville, ce faisant, se dote d’un cœur perpendiculaire qui se greffe au milieu de la rive gauche. 

 

Le calendrier de la reconquête des Berges de la Maine

Les gens s’étonnent de la durée du projet qui va courir sur plus de 20 ans. Pour expliquer cette situation, la pédagogie est nécessaire, tout autant que le respect, autant que faire se peut, du calendrier des différentes phases du planning et la volonté politique. Pour l’instant, la municipalité en est bientôt à celle du choix de l’équipe qui aura la responsabilité  de mener à bien ce projet stratégique. Les responsables de la ville, sous la conduite de Jean-Claude Antonini, viennent d’auditionner les huit équipes pré-sélectionnées parmi les 40 qui avaient postulé pour en retenir 3 dont les noms sont maintenant connus.

 

Une opération en marche

L’idée pour la ville de retrouver ses liens naturels et historiques avec sa rivière est un mouvement universel. Il appartient de trouver le projet le plus en adéquation avec l’identité profonde de ce site très exceptionnel du fait de la diversité des séquences se suivant ou se faisant face  avec  par exemple :

. un village de pêcheurs en rive droite face à une zone industrielle,

. une place classée, celle la Rochefoucault, face à la ville dense derrière la voie rapide sur l’autre rive,

. un théâtre dédié aux arts contemporains, Le Quai, face à un château-fort du XIIè siècle, perché sur son éperon rocheuxn symbole de la ville.

 

En attendant, comme tous les Angevins peuvent déjà le constater, la revitalisation des berges est déjà en cours avec des opéChristophe Lesort, Urbaniste d'Angers, Portrations ponctuelles d’importance, comme le nouveau pont « Confluence » dédié aux piétons, aux cyclistes et au tramway en amont du site, face au CHU. En rive droite et en aval cette fois-ci, je viens de citer Le Quai, ce gros cube mystérieux rouge la nuit que tous les Angevins ont adopté  avec une vitesse surprenante.  Depuis l’été, le nouveau port de la Cale de la Savatte est opérationnel  face au Château.  La fête Tempo Rives qui s’est déroulé à cet endroit sur l’eau de la Maine cet été entre le Quai et le Château a été un grand succès, au grand plaisir de Monique Ramognino, l’élue en charge de la Culture. Très bientôt va commencer, comme l’a annoncé le maire, Jean-Claude Antonini, la concertation avec les habitants d’Angers sur le nouveau Centre des Congrès, dont la construction est prévue près du Quai.

 

« La ville est en marche. Elle ne s’arrête jamais. A nous de faire du sur-mesure pour le bien-être de tous » conclut Christophe Lesort à la fin de cet entretien.        

 

Pour suivre le chemin

. Ce billet fait suite à un entretien avec l’urbaniste le 23 décembre 2010 à son bureau.

. Lire la série des billets sur les visites d’études que nous avons faites à Bordeaux et à Lyon, sous la conduite de Christophe Lesort, pour comprendre in situ et avec les explications des responsables des municipalités et des agences concernées les problématiques et les retombées de ces grands projets urbains.

. Photos EP         

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N comme Nana > Les Jambes > Les Queues de Sardines > Bricquebec

6 Janvier 2011, 10:35am

Publié par Elisabeth Poulain

Ah quel titre ! Incompréhensible, improbable, oui mais ce n’est pas de mon fait, pour une Jambes-Collants-Queues de Sardinesfois. C’est l’entreprise qui s’appelle comme ça. Elle fabrique des collants et des bas sérigraphiés à la main, avec des motifs marrants. Pas avec des queues de sardine en tout cas, mais avec beaucoup de fantaisie. Ce qui vous donne des jambes différentes, avec par exemple le motif des « gouttes d’eau bleu ciel » ou celui des « artères et veines » inversés heureusement.

 

Un de mes préférés est celui représentant les différents quartiers de viande comme ce qu’on voit pour les bœufs ou les cochons avant qu’on les découpe à l’abattoir. C’est délicat. Les « nuages » offrent un cas troublant : jambe droite à droit à un nuage blanc et un éclair vert sur fond noir et jambe gauche au même nuage mais avec des gouttes de pluie, les mêmes que celles des  collants de couleur chair, alors que là le fond est noir. A mon avis, mieux vaut ne pas trop se regarder marcher quand on va vite. On pourrait frôler le risque de s’emmêler les pinceaux. Ah ça, ça fait mal.

  Jambes-Collants-Queues de Sardines

Il y a d’autres autres collants dans la collection, car tout est en série limitée et la collection se renouvelle constamment. Marion et Olivier, les concepteurs, sont des créatifs plein d’idées, qui vivent selon leurs dires, « dans un coin paumé de Bricquebeck ». Du coup leurs collants rouges ont des + + + …en blanc sur la seule jambe gauche. Leurs « sont-y pas mignon », où chacun regarde sa chacune et réciproquement. Monsieur, vu de profil, zieute très sérieusement sans sourire aucunement Madame bien en face, car elle est aussi présente son profil, l’autre cette fois-ci. Elle non plus ne rigole pas. Arriver à communiquer quand on est représenté par des jambes de Nana qui marche tout le temps pour montrer ses gambettes, c’est pas une vie ! C’est peut être pour ça qu’on les appelle les queues de sardines. Peut être…Je ne suis pas sûre. C’est compliqué la vie. Des fois on ne comprend pas bien. Ce n’est pas pour cela qu’il faut s’arrêter.

 

Bricquebec, il ne faut pas croire M + 0 (= Marion + Olivier), n’est pas si paumée que ça. Ce n’est pas parce que c’est au bout du bout du Cotentin, dans la Manche, que les deux Initiales ont raison. Le maire, qui vient de Paris,  ne s’y est pas trompé. Il s’agit de Henri-Louis Védié, un prof à HEC. Ca doit lui changer les idées. Du coup, je vais vous donner la liste des anciens maires de Bricquebec pour ne pas faire de jaloux : Ferdinand Lucas (capitaine de gendarmerie), Marcel Grillard (PDG industrie laitière), Joseph Thiébot (Notaire) et Paul-Philippe (PDG des Carrières Leroux-Philippe). C’est une bonne façon de vous montrer le paysage politique local.

 

Deux autres infos sont indispensables à votre compréhension.  

. Le blason de la ville est celui du maréchal de France Robert VIII Bertrand de Bricquebec (1285-1348). Il est d’Or au lion de sinople armé et lampassé de gueules. Le château date du Xè siècle quand même.

Cochon, P. Berger, 1915, L'Esprit du Camping. Wikipédia, qui me transmet ces informations capitales, n’a pas de section consacrée à l’économie de cette petite ville de 4 000 habitants. Gravissime erreur, d’abord parce qu’il y a certainement de l’agriculture, avec des vaches et des cochons et aujourd’hui  au moins une entreprise artistique artisanale qui produit des « Queues de Sardines ». C’est comme ça qu’on appelle maintenant les nanas de Bricquebec, Les belles gambettes des Queues de Sardines. J’en suis sûre. Presque…

 

Pour suivre le chemin

http://upfactory.com.decouvrir-les-queues-de-sardines

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bricquebec

Photos EP pour les QdS et « L’Esprit du Camping » pour ce fameux dessin de cochon, Wikipedia pour les autres.             

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Pub > Quand M et Mme Lavazza prennent un café

5 Janvier 2011, 09:27am

Publié par Elisabeth Poulain

C’est bien sûr un expresso Lavazza pour tous les deux et en même temps. Une opération terriblement compliquée, comme vous allez le constater. D’abord une piqûre de rappel : Lavazza est une marque de café très connue en Italie. Chaque année, la marque demande à un grand photographe de composer un calendrier avec six photos. En 2003, elle a fait appel à Jean-Baptiste Mondino pour illustrer le thème choisi « Exprimez-vous » en français. C’est plus marrant et plus vrai en anglais : le site dédié parle de « expresso and glamour ».

 

Lui, Don Lavazzo, est nu, au moins en haut. Il a huilé son torse et son dos, ce qui vous en conviendrez est drôlement compliqué.  En plus d’avoir de beaux muscles, il faut s’être épilé, avoir le crâne à nu et les épaules suffisamment mobiles pour se mettre de l’huile dans le dos, pour bien accrocher la lumière pour la photo. Ensuite il faut se coller sur son dos cinq tasses, une dans le cou et trois sur la tête pour avoir une crête de coq, bien en ligne.

  Lavazza, photo Jean-Baptiste Mondino, 2003

Je ne connais qu’un seul procédé : c’est le coup des ventouses. Un truc atroce quand on voit ça, enfant. Vous prenez une tasse, enflammez un coton dedans et retournez vite sur la peau. En brûlant le coton supprime l’oxygène et la tasse ou le verre reste collé à la peau un petit bout de temps. Evidemment quand vous enlevez les ventouses, la peau est rouge de rouge, tant le sang a afflué à la surface de la peau. Ca doit faire un beau dessin d’indien, vu de dos.  Je crains que la tête n’aime pas de trop, mais bon, que ne fait-on pas au nom de la pub.

  Lavazza, photo Jean-Baptiste Mondino, 2003

Elle, Donna Lavazza, est nue également. Pour le glamour, ça aide bien sûr, sauf qu’elle est dans un bain de café jusqu’aux seins. On ne voit qu’une seul tasse, accrochée à son oreille gauche. On peut supposer qu’elle en a une autre à l’autre oreille pour éviter un profond déséquilibre. Elle se trouve si bien dans son jus où elle mijote qu’elle en ferme les yeux de plaisir. Elle ne nous jette pas un sale œil comme Don L. Je pense qu’elle aurait du mal à tourner la tête vers nous. Elle porte une crête de 24 cuillères à café, alternativement présentées face creuse et face bombée alternées, avec suprême chic, une cuillère coté creux sur le front pour la finition. Du coup, je viens de vérifier : lui a aussi une cuillère devant sur son front, cette fois-ci c’est la manche qui ressort. Quelle finesse, vraiment ! Trop, c’est vraiment beaucoup de trop.

 

Alors, vous comprenez combien il leur est difficile de boire un café ensemble. Il faut qu’elle sorte du bain et que lui ou elle accepte de se défaire de deux tasses, avec chacun une cuillère. Celle du front ou une cuillère pour deux. Sans parler de faire ce fameux café, parce qu’aller remplir sa tasse dans la baignoire, euh, franchement non, avec toutes les crèmes qu’elle a sur la peau. Même pour un Lavazza…  

   

Pour suivre le chemin

. Photos publicitaires de « Lavazza, le café favori des Italiens »

. http://www.lavazza.com/corporate/fr/

   

. Retrouver tous les calendriers de la marque, sur

  http://www.capsulecafe.com/calendrier-lavazza-2009.php

   

. J’ai adoré la photo du mois de juin d’Annie Leibowitz  qui vaut  son pesant de spaghettis. J’en ris encore. Je vous la présente dans le billet qui suit

N = Nana = Annie Leibowitz = Mme Lavazza dans son bain de spaghettis  

 

. Voir le site officiel du photographe Jean-Baptiste Mondino

http://www.mondino-update.net/index.php?page=1

. Et lire quelques infos sur lui http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Baptiste_Mondino

 

. Photos EP                 

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L'interdiction réglementaire de l'attractivité du paquet de cigarettes

3 Janvier 2011, 12:17pm

Publié par Elisabeth Poulain

Fumeur, Jean-Claude, revue Homme moderne, 1938C’est quand même fou de voir une loi interdire à un paquet d’être trop séduisant pour ne pas attirer l’acheteur et le dissuader d’acheter…des cigarettes. C’est une trouvaille du gouvernement australien qui pense, comme beaucoup d’autres gouvernements - tous je ne sais pas - qu’on peut tout régler par l’interdiction légale. Pourtant « on ne gouverne pas la société par décret », comme chacun sait depuis la célèbre étude de Michel Crozier en 1979.  

La tentation de l’inefficacité programmée

Il faut bien être conscient  que la tentation d’agir ainsi est trop forte ; elle est d’autant plus forte, dirais-je, qu’on la sait inefficace. Les « réglementaristes » de tout bord, dans les sièges dorés des gouvernements, au comptoir des cafés et sur les banquettes dures des tramways se réjouiront. La dissuasion a commencé par la solution la plus « facile » traduisez par « non coûteuse » pour les pouvoirs publics. Il s’agit d’interdire la couleur, le stylisme graphique, la différenciation par le logo, puisque le logo lui-même est interdit.

 

La fin exigée de la marque

C’est ainsi qu’en Australie dés le 1 juillet 2012, les paquets auront une couleur uniforme. Je propose la plus révulsive des couleurs, caca d’oie. La marque sera écrite en tout petit et en caractères uniformes pour toutes les marques. Il n’y aura plus ni marques écrites en gros ni logos repérables. Exit mon copain Joe le dromadaire de Camel, ma copine La Gitane, le cow boy de Philip Morris qui me souhaitait Bonne année du haut de son cheval les pieds Cendrier du Touring Club de France.JPGdans l’eau du ruisseau où flottait de la neige dans une affiche. Le formidable avec PM, le plus célèbres des cow-boys à la veste rouge est qu’il avait été reconnu par 80% des personnes interrogées, sans mention de la marque. C’est dire que le taux de reconnaissance spontanée était de 80, un délice dont rêvent toutes les marques. 

 

Les parades

Faites confiance à l’inventivité humaine. Bientôt vont renaître, sous forme de cadeau promotionnel, des étuis à paquets de cigarettes avec les marques ou les logos placés en gros dessus. Ils existaient déjà en cuir fin pour cacher la marque et conférer un signe supplémentaire de personnalisation assorti au portefeuille. Avant la seconde guerre mondiale, c’était plutôt l’étui à cigarettes qui  avait pour objectif de montrer la richesse et la position sociale du fumeur qui parfois ne fumait pas d’ailleurs. Il pouvait ainsi offrir une cigarette ; cela faisait partie des obligations du code social d’un homme bien né.  Dorénavant, c’est la loi qui décide : vos cigarettes auront l’habillage minimal en matière de marque. A vous de l’habiller si tel est votre envie.  

 

Les contre-réactions

Je crains que ce remède réglementaire destiné à diminuer Boîte à tabac hollandaise, coll.privée-.JPGla consommation de tabac par diminution de l’impact visuel de son packaging soit un vrai leurre, d’autant plus dangereux que l’on sait que les fumeurs arriveront toujours à repérer « leurs » cigarettes. Balayées en un clic toutes les menues contraintes actuelles que sont les dimensions des lettres, la place des différents espaces, le contenu des mentions obligatoires différentes d’un pays à un autre, les photos dissuasives prévues pour bientôt, les dimensions des paquets fixées par décret, le nombre des cigarettes aussi… Et bientôt forcément le prix, sans oublier l’interdiction de la vente aux mineurs.

 

Chacun sait que plus le prix augmente, plus les ventes officielles diminuent, les taxes aussi et plus le noir augmente, avec toute l’opacité qui caractérise ce marché des 4 (Armes + Drogues + Femmes + Cigarettes) et l’impossibilité réelle d’avoir la moindre exigence en matière de politique de qualité concernant la cigarette. Quant à la traçabilité...  

Le benchmarking réglementaire

L’OMS se réjouit paraît-il de cette décision australienne Etui-cigarettes-argent-emailqui touche en outre au droit de la propriété intellectuelle et au droit des marques. L’idée du « paquet neutre », comme on dit en France, a été reprise telle quelle par un député français. Elle est actuellement à l’étude au Ministère de la Santé en France. 

 

C’est un bon exemple de benchmarking réglementaire basé sur une idée faussement « simple » qui veut qu’à un problème identique (l’augmentation des dépenses de santé dues au tabac), il y a déjà une solution réglementaire apportée par un autre pays disposant pourtant d’un autre système réglementaire avec une autre culture juridique.  Comme l’Australie, un pays pleinement anglo-saxon au niveau juridique qui se caractérise par une responsabilisation forte du citoyen par rapport au rôle plus faible dévolu à l’Etat. Le drôle est que le benchmark est une technique marketing utilisée au niveau mondial pour se démarquer de la concurrence : vous étudiez ce que font vos concurrents pour proposer une offre avec un positionnement différent de celui des concurrents et perceptible par les consommateurs.

 

Dans le cas du tabac, les Etats étudient ce que font les autres Etats afin de faire la même chose qu’eux en faisant passer la pilule sur les autres : c’est pas nous, ça se fait au niveau mondial…  

La sur-puissance attribuée à tout ce qui touche à la com 

Ce qui interpelle le plus dans cette histoire, c’est le Paquets de cigarettes Camel, variations packagingpouvoir donné à la marque, à la pub, au packaging… par des politiques qui ne peuvent être, sans ignorer, du moins on l’espère, que c’est la dépendance physique à la nicotine et autres délicieuses substances qui accroit le phénomène. Il y avait un temps où on parlait de l’ammoniaque, ce qui n’a jamais été reconnu par les entreprises du secteur. Au lieu de se focaliser sur le packaging, il serait plus intéressant et plus productif à mon sens,  d’obliger les industriels du tabac à citer leurs composants au dos du paquet et à interdire certains composants. Là, on commencerait à croire en la mise en œuvre du principe de la vertu de la transparence aussi bien de la part des Etats que des grandes entreprises mondiales du tabac.

 

Cette sur-valorisation du pouvoir mental de la marque, du packaging et de son attractivité ne peut s’expliquer que par la commodité qu’elle apporte à reporter la charge de la responsabilité des maladies dues au tabac sur les consommateurs, en laissant de côté l’attitude forcément ambiguë des pouvoirs publics dans le monde face à ce grave problème de santé et de société.  

Pour suivre le chemin

. Lire l’article et les commentaires des lecteurs suisses du "Matin" avec un calcul sur la rentabilité pour l’Etat des dépenses de tabac d’un fumeur atteint d’un cancer au bout de 40 ans !   

http://www.lematin.ch/actu/monde/australie-va-interdire-logos-paquets-cigarettes-268665

. Sur ce blog, lire

Mini-cas Cigarettes + Concurrence + Réglementation

 

. Photos EP, avec mes remerciements à "lecurieux.com" pour l'étui à cigarettes en argent et émail de 1920 

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Les surprenantes petites maisons de pêcheurs > Lofoten > Norvège

1 Janvier 2011, 18:05pm

Publié par Elisabeth Poulain

 

Lofoten-Iles-Ile l'hiver-XIU Jianghao, dit YannickC’est une surprenante découverte faite grâce à une exposition de photos organisée par la Maison de l’Europe d’Angers. Le photographe est XIU Jianzhao, un jeune ingénieur chinois fraîchement diplômé de l’Ecole Centrale de Nantes.  « Yannick », le surnom que ses camarades de promotion en Master lui ont donné, a fait un beau voyage en Europe pour fêter la fin de ses études. Il en a profité pour faire des photos qu’il a déjà présentées à Nantes puis à Angers à la Tour Saint-Aubin.

 

C’est là que j’ai découvert les Iles Lofoten, en cette fin d’année quand il faisait plus froid en Val de Loire que dans le Grand Nord de la Norvège au-delà du Cercle polaire. Cette partie d’Europe est très mal connue, comme me l’a fait remarquer, l’organisatrice de l’exposition, Françoise Arnaud, Agrégée de Lettres classiques, dans le cadre de la Commission culturelle de la Maison de l’Europe à Angers. C’est aussi la partie de son voyage en Autriche, en Allemagne, en Suisse …à Paris que Yannick a préférée. 

 Lofoten Sakrisoy Rorbus Hiver-Visitnorway

Ses photos de terres rudes, ces harmonies de couleurs grises, blanches et noires ressortent fortement des photos accrochées à des cimaises sur les murs de pierre. Une a particulièrement attiré mon attention : il s’agit d’une petite maison au milieu d’une toute petite île entourée de glaces. Comme une histoire d’île, dans une des îles de l’archipel des Lofoten, entre un cercle et un point tout en haut au nord.  

 

Françoise Arnaud-XIU Expo XIU Jianzhao, dit YannickEt c’est ainsi que j’ai découvert que certaines des maisons de pêcheurs, construites au bord de l’eau sur des pilotis, les Rorburs, sont maintenant restaurées  pour les vacanciers d’été et d’hiver. Celles-ci ont la particularité de retrouver le rouge de leurs murs peints en extérieur.        

 

Pour suivre le chemin

. Faire connaissance avec  XIU Jianzhao dit Yannick sur www.facebook.com/yannick.xiu 

. Trouver les infos de base sur l’archipel  fr.wikipedia.org/wiki/Îles_Lofoten/

. Sélectionner un rorbu à louer   http://www.visitnorway.com/fr/Articles/Theme/Hebergement/Sejournez-dans-une-cabane-de-pecheur/

 

. Voir la position de la Norvège qui s’oppose à l’interdiction de l’UE sur l’abattage des phoques

http://www.actualites-news-environnement.com/20295-Union-Europeenne-Norvege-phoques.html

et confirme son refus d’adhérer en jouant la carte du « ni-ni », ni dedans, ni en dehors de l’UE

http://les-yeux-du-monde.fr/2010/08/28/pourquoi-la-norvege-refuse-t-elle-dintegrer-lunion-europeenne/#comment-1202

  

. Lire la série des petites maisons sur ce blog

. Photos XJ, Visit Norway et EP

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Jouer à la dinette avec un "Sandwich Set"

31 Décembre 2010, 18:32pm

Publié par Elisabeth Poulain

 

La dînette

Vous connaissez ou plutôt vous connaissiez. Maintenant vous avez, sauf exception, oublié que vous avec appris à jouer avec des petites casseroles sur de fausses cuisinières pour faire à manger à vos vraies poupées. Certaines d’entre nous ont même eu la chance de recevoir toute une cuisine dépliable, cela bien avant l’époque Barbie. Et sans distinction de savoir dans une fratrie, qui, des frères ou de la sœur, jouait avec. A notre époque de grande connaissance de l’histoire alimentaire et de la psychologie des profondeurs instestines, savoir ce qu’on offre actuellement à des petits est tout à fait intéressant.

 

Le Cut and Play Sandwich Set”

Dînette à l'anglaise, Sandwich Set, ChineIl est la preuve de cette curiosité universelle pour l’art de se nourrir. Bien sûr, il faut une certaine adaptation culturelle, comme tout ce qui touche à ce que nous mangeons. Le concept est terriblement anglo-saxon, anglais peut être plus que saxon d’ailleurs. A commencer par le sandwich qui vous le savez est une invention absolument géniale de Lord Sandwich qui pouvait grâce à un sandwich qu’il demandait à son valet de lui préparer avant de partir faire du sport et de lui donner au moment de la halte bienvenue. Une jolie et goûteuse façon de se ressourcer avant de retrouver la vie très codifiée de la société anglaise du XIXè siècle. Ce sandwich a depuis fait le tour du monde. Bien avant le hamburger d’un certain M..D….., bien avant aussi qu’on se préoccupe de nutrition, de la dimension culturelle du repas à la française et de son classement à l’UNESCO.

 

 L’histoire

Lord Sandwich s’appelait John Montaigu. C’était un homme politique siégeant à la Chambre des Lords. Il était également joueur et ne voulait pas interrompre sa précieuse partie de cartes pour se restaurer. Un jour de l’année 1765, son valet lui apporta des fines tranches de bœuf salé, du corned beef bien connu dans la marine anglaise, entre deux tranches fines de pain. L’histoire raconte qu’il y avait déjà des tranches de concombre dedans. L’histoire n’a pas retenu le nom du valet, le véritable inventeur de ce mode de restauration nomade, qui permet de manger là où on se trouve, sans se salir les mains (quand on a une serviette) ce qui était le cas. Et le lord donna son nom au sandwich. Ce qui fait qu’il existe maintenant des sandwicheries en français dans le texte et en France, en plus des Iles Sandwich et des Iles Sandwich du Sud  grâce à James Cook qui les a baptisées ainsi.  

La composition

L’inventivité humaine a montré qu’il est possible de mettre le monde dans un sandwich. Ce dernier est bonne poire : il accepte tout ce qui peut se manger. Il n’en demeure pas moins que la tradition voulait qu’il y eût dans le sandwich anglais, entre les deux tranches de pain, de la viande froide ou du jambon, du lard parfois comme dans la photo de Wikipedia, des œufs durs, du thon, avec ou non du beurre sur le pain, des tranches de tomates et quelques feuilles de laitue, en plus bien sûr de ces quelques rondelles de concombre absolument indispensables. 

Blog 2010.12.31 010

L’art du prêt à manger en tranches à préparer avec le set

Ouf quel titre ! Il faut dire aussi qu’en anglais, c’est pas mal : « Slice-a-riffic - Cut and Play Sandwich Set - The play food that sounds real when sliced.”  Si je comprends bien, il faut absolument que la nourriture soit tranchée pour être mangée, au point que cela permet à l’importateur de dire que ce jeu est « terrific », non « slidearific ». Impressionnant, non ? En fait ce qui m’intéresse le plus, ce n’est pas ça mais le fait que ça sonne vrai, « sounds real ».

 

La nourriture est une vraie question de culture où on trouve de la viande rose tranchée en rond, des fromages en rectangle arrondi avec des trous dedans, de la margarine en pot rond, du thon en boîte… Le couteau sert à tartiner puisque les deux tranches de légumes sont prêtes. Le problème est qu'il n'y a rien tartiner.  

 

Avec tout ça, vous arrivez, si vous vous débrouillez bien à faire deux sandwichs à deux étages chacun. La photo prévoit même que c’est le fromage avec les tomates que vous mettez en dessous ; la viande avec les deux rondelles de concombre se placent au dessus. Vous couvrez de la dernière tranche de pain de mie et c’est bon. Sauf si vous vous êtes trompé dans l’ordre de disposition des tranches de pain, mais ça, réellement je ne peux l’imaginer. It does not sound real.

 

Les précautions d’usage

Comme pour toute nourriture, l’importateur de ces jouets en provenance de Chine vous assure que tout doit être lavé avant de le remettre à l’enfant, en veillant particulièrement à bien laver les deux « boîtes de conserve » qui permettent de boire. Ce jeu ne convient pas à des enfants de moins de 36 mois. Le risque d’étouffement avec des petites pièces est réel.

 

Le drôle est que je vois mal un petit jouer avec ça, tant les adultes, dont moi, sont maladroits. Il faut comprendre qu'il faut faire deux sansdwichs en intercalant dans le bon ordre les différentes tranches, en veillant à bien positionner les scratches qui tiennent le tout ensemble. Last but not least, ranger le tout ensuite dans la plaquette thermoformée n,est pas si facile. D'ici à ce que voyiez arriver le petit l'air furieux, il n'y a pas loin...  

Jeu enfant, Sandwich Set, Chine, Sandwichs faitsL’évolution

Elle est prévisible. Déjà on dîne dans de la vaisselle de poupée en plastique transparent en mangeant avec des cuillères. Plus fort, c'est la cuillère qui nous sert d'unité-mesure, avec une cuillère pour Un-Tel, Une- Telle pour nous inciter à manger, comme lorsqu'on était môme et qu'on ne voulait pas manger. On pourra aussi bientôt acheter ses feuilles de salade classées par taille, découpe et fermeté dans des blisters transparents, ses tranches de concombre toutes découpées...classées comme un livre-jouet à manger...  

Quant à moi, je me demande comment un humain programmé dés l’enfance à trouver tous ses aliments  coupés et pré-mâchés va pouvoir découvrir les autres façons de se nourrir. Je lui fais confiance : il trouvera et bonne année! 

Pour suivre le chemin

http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Montagu_(4e_comte_de_Sandwich)

Photos EP

 

 

    

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Stratégie internationale > La bouteille > SJB > Pars pro toto

30 Décembre 2010, 15:35pm

Publié par Elisabeth Poulain

Vous connaissez SJB en réalité, même si vous êtes sûr du contraire.

. Le sigle ne vous dit rien ?

. Bien entendu, c’est volontaire. Pourquoi ? Ah, vous allez comprendre très vite.

SBJ-Initiales Jacques Bollinger 

Si je prononce les noms des marques suivantes, Champagne Bollinger, Bourgogne Chanson, Grande Champagne Cognac Delamain, je suis sûre que vous connaissez certaines d’entre elles. Langlois-Château peut-être moins. C’est la seule marque de vins et de Crémants de Loire de la gamme. Il y a aussi le Champagne Ayala depuis 2005. Tous ces vins et le cognac Delamain sont des marques de la Société que Jacques Bollinger, maisons et domaines familiaux a créée à son nom afin d’optimiser leur distribution par deux filiales spécialisées dans la vente de Champagne, de Vins et de Spiritueux de marques à forte notoriété dans le monde, BLD France située à Paris et Mentzendorff à Londres.        

 

Quant à pars pro toto, ne cherchez pas, ce n’est ni de l’espagnol ni de l’italien mais du latin. Les Romains ont tout inventé ou presque, ces diables, mais pas la bouteille. Eux utilisaient les amphores, comme les Grecs et les Egyptiens avant eux. Nous, les Gaulois, nous avons attaché notre nom à l’invention du tonneau de bois qui a représenté une belle avancée pour l’acheminement du vin, quand même. Les champions du boisé, on dit merci qui ??  Et ce sont nos voisins de la Perfide Albion, comme nous les avons appelés pendant des siècles, qui ont inventé la bouteille de verre produite en série industrielle au charbon à partir de la fin du XVIIIè siècle.

 

Les problématiques

Quelle intro ! Arriver à vous parler de 7 nations en 7 lignes, c’est quand même, un bel hSBJ-Blason Bollingerommage à la bouteille de vin, au Champagne, au cognac et aux vins. Il faut bien ça pour associer la locution de « pars pro toto » à mon sujet du jour. D’abord la signification. Elle veut dire « la partie pour le tout ». Il vous suffit d’évoquer une petite partie de la bouteille pour que vous voyez immédiatement la bouteille entière qui n’est pourtant pas là et tout ce qui s’attache à la bouteille, à commencer par son contenu. C’est à « pars pro toto » qu’il faut penser quand vous êtes un publicitaire et que votre client vous demande de concevoir une série de plaquettes qui aient un air de famille, alors que les produits sont différents, les sociétés visées appartiennent à des vignobles et des terroirs différents, chacune devant garder son identité profonde et qu’une des sociétés en englobe sept à elle seule,  en comptant les deux  distributeurs  en France et à l’étranger.

 

Comment faire pour tirer un lien entre tous ces éléments ? C’est tout l’art du publicitaire, dont le nom n’est pas indiqué sur le coffret ni sur chacun des plaquettes qu’il contient : concevoir des supports de communication qui reflètent la volonté de l’équipe dirigeante réunie autour d’Arnaud d’Hautefeuille, président de SBJ, de mettre en lumière les vins et spiritueux de l’ensemble du groupe constitué d’entreprises à forte notoriété qualitative et identité ancrée dans l’histoire et les terroirs.

 

L’art de créer un air de famille

Cet art repose sur le tissage entre plusieurs composantes soigneusement choisies, à savoir le format carré de la plaquette pliable en 3 (20,9cm par côté) consacrée à une maison ou domaine, une façon identique de présenter la maison, le produit, une présentation bilingue, une carte de la partie de la France visée et en page de couverture une photo d’une partie de la bouteille et toujours en dessous la signature « SBJ ». Le papier (Canson ivoire), son grammage (180gr), la maquette, la typographie sont identiques, ainsi que le choix du texte en français et en anglais. Par ailleurs de nombreuses différences apparaissent d’une plaquette à une autre afin que soient conservés à chacune sa typicité, son ancrage historique, son ancrage territorial, sa façon de se présenter…

 

La communication par la photo

L e s quatre plaquettes de maisons ou de domaines sont toutes représentées en page 1 de SBJ-Ecusson Delamain Cognaccouverture par une photo d’un élément de la bouteille éclairée par le nom de la marque. En page 5, qui fait face à la page 2, quand on ouvre la plaquette, une photo grand format présente tout ou partie de la belle demeure siège de la marque. C’est l’ancrage par la pierre de la maison. En soulevant cette page, on peut découvrir en pages 2 et 3 le texte principal qui identifie la maison ou le domaine, avec une sous-impression une photo estompée qui représente le blason. C’est l’ancrage par la noblesse d’identification. Toujours en pages intérieures une fois la plaquette dépliée, il se trouve plusieurs photos de l’univers de la vigne, du vin ou des spiritueux et ceci pour les quatre plaquettes. Des personnes travaillant la terre et la vigne se retrouvent dans Champagne Bollinger et Bourgogne Chanson.

 

La communication par la bouteille

Les bouteilles sont présentes en page de couverture dans trois plaquettes visées et en pages intérieures pour toutes, sauf Langlois-Château. Elles représentent le principal thème avec le feuillage de la vigne, le labour dans la vigne l’hiver pour le Bourgogne Chanson et le tonneau dans le chais pour le cognac Delamain.

 

Les éléments choisis pour les bouteilles sont évidemment très significatifs :

SBJ-Blason Chanson. Champagne Bollinger est visualisé par la collerette en forme d’écusson noir sur lequel ressort l’année de création de la maison fondée en 1828, au centre d’un univers très fortement contrasté entre l’or de la capuche métallique, le noir et le rouge rouge de la collerette papier et le vert du verre de la bouteille. Des gouttelettes de buée confèrent une dimension très vivante à l’ensemble ;

. Pour la « Grande Champagne Delamain », l’écusson en relief  extérieur attire l’œil sur 1824, l’année de fondation de cette maison familiale de cognac, avec une mise en lumière par l’arrière de la couleur du verre qui évoque la couleur ambre or du cognac vieilli en barrique que l’on peut voir d’ailleurs en photo à l’intérieur de la plaquette ;

. Quant à « Bourgogne Chanson Père et Fils », en l’absence de collerette ou d’écusson gravé, l’objectif s’est focalisé en biais sur l’étiquette pour montrer le blason de la maison avec un lion tenant un écusson CP&F 1750 (avec un P majuscule pour le Père et un F majuscule mais beaucoup plus petit pour le Fils). En arrière se devine un verre contenant du vin rouge. L’effet de légèreté intemporel est intéressant grâce à un effet loupe atténué.  

 

La communication par le verre

 Seul Langlois-Chateau  (sans accent circonflexe sur le a, malgré ce qu’en dit le correcteur  d’orthog raphe, car il ne s’agit pas d’un château mais du nom de Jeanne Chateau qui épousa Edouard Langlois)  ne présente pas de bouteille ni en cette page de couverture, ni en pages intérieures. Ce sont des verres ornés d’étiquettes, l’un en arrière plan pour un rouge du domaine Langlois-Chateau et l’autre en avant pour un Crémant de Loire qui incarnent les vignobles et les crémants de Loire.

 

La raison en est qu’il n’existe pas de bouteille unique permettant d’identifier à la fois du vin tranquille rouge et du Crémant de Loire. Une autre raison est qu’en matière de vins tranquilles, il n’existe pas de bouteille unique commune aux quatre vignobles dans lesquels Langlois-Chateau possède des parcelles de vigne. La démarche de cette maison s’identifie à celle d’un négociant qui compose une gamme avec des vins emblématiques de la Loire en utilisant la marque ombrelle de la maison fondée en 1885 à Saumur pour ses Crémants de Loire.

 SBJ-Verres à étiquette Langlois-Chateau

La difficulté pour le photographe  a été de visualiser des éléments emblématiques de la marque en l’absence de bouteille. D’une façon générale, la bouteille est tournée vers le vigneron et l’homme de l’art, alors que le verre n’a pas ce pouvoir. Il est orienté vers l’amateur de vin ou de spiritueux. Une façon originale, bien que non vraiment aboutie, a été de poser des étiquettes sur le verre, comme s’il s’agissait d’une bouteille. Mais un verre gravé aux armes de la maison serait concevable, pas une étiquette sur un verre, comme si on buvait un vin publicitaire.       

 

La communication par la carte des vignobles

Elle forme la 6 et dernière page de la plaquette. Chacun des grands noms est localisé sur une carte particulière avec l’indication des

. vignobles Bollinger, avec pour Champagne Bollinger le nom des différents sites et l’indication des cépages,

. terroirs uniquement en Grande Champagne du Cognac Delamain,           

. vignobles Langlois-Château en Val de Loire en Muscadet, Saumur, Chinon  et Sancerre,

. vignobles Chanson en Bourgogne à Beaune, Savigny les Beaune, Aloxe-Corton et Pernand-Vergelesses.

 

La communication par les initiales, la carte d’Europe et les étiquettes

Comme on vient de le voir avec Langlois-Chateau, le choix de communiquer par un élément fortement symbolique de la marque a entraîné une certaine difficulté de s’exprimer en l’absence de bouteille. Le verre a constitué une réponse. Cette question de l’identification symbolique se retrouve de façon accrue quand il s’agit de concevoir la plaquette du Groupe, la Société Jacques Bollinger, ainsi que celle visant les deux filiales de distribution.

 

Pour la maison-mère qui fédère ces domaines et vignobles viti-vinicoles, la solution s’est imposée quasiment naturellement grâce au maintien de la relation à une personne d’identification, Jacques Bollinger. Ce sont donc ses initiales « JB », suivi de la mention « maisons et domaines familiaux »  qui vont être présentées en photo gravée dans la pierre et en bas de toutes les plaquettes du coffret.

 

La carte montre la présence des unités du groupe SJB en France et au Royaume-Uni, avec Bollinger (et Ayala) en Champagne, Chanson en Bourgogne, Delamain en Cognac, Langlois-Chateau  en Val de Loire, Mentzendorff à Londres et BLD à Paris.   

 

Quant SBJ-Etiquettes BLD-Mentzendorffà BLD et à Metzendorff, ces deux sociétés de distribution vont être présentes en photo sous forme d’une vingtaine d’étiquettes des marques constituant le portefeuille commun. Aucune photo intérieure en figure dans cette plaquette, réduite à deux pages, commune aux deux  distributeurs. Aucune carte ne présente les principaux pays d’exportation des vins et spiritueux SBJ.      

        

Pour conclure… pars pro toto etle coffret

La bouteille est une formidable communicante quand la photo réussit à lui donner vie grâce à la buée ou la lumière vieil or qui évoque le cognac. Le verre avec étiquette, bulles et buée, peine vraiment à se faire valoir. L’étiquette prise de biais et floue grâce son effet loupe, offre une douceur intrigante. Les initiales dans la pierre sont intéressantes grâce au halo rouge qui les entoure, qui renvoie à la couleur rouge du coffret qui contient les plaquettes. Le rendu des étiquettes qui se chevauchent pour les deux filiales est un procédé un peu usé.         

 

Quant à l’emploi de la partie pour le tout, c’est un principe qui se place au cœur d’une relation de communication créée comme ici par un groupe, SBJ, qui communique très peu sur lui, à l’intention des personnes cibles. Elle est ici partout présente, pour la bouteille, le verre, la carte, le texte…Le coffret sert à unir toutes ces parties qui, sans lui, seraient isolées.           

  

Pour suivre le chemin

. Le coffret incluant les six plaquettes m’a été remis lors de ma rencontre avec Laurent Onillon en août 2005 pour connaître la politique de communication par la bouteille de l’entreprise qui venait de procéder à un nouvel habillage qualitatif des bouteilles de Crémant de Loire et des vins de Loire, mis en place dés 2006.  Cette recherche est publiée sur ce blog sous le titre "The World through the Bottle of Wine".  

 

* Le Groupe SJB a également acquis la maison de Champagne Ayala en 2005. Sa plaquette ne figure donc pas dans le coffret :

http://www.champagne-ayala.fr/fr/histoire/index.php

. La photo des verres de Langlois-Chateau a été modifiée. Ils ne portent plus d’étiquette.

 

. Sur le Champagne Bollinger, voir http://www.champagne-bollinger.com/fr/#/vestibule/

. Le Groupe communique peu sur lui-même, voir cependant deux articles du Point, le plus récent intitulé « Du Coca au Champagne » et le plus ancien « Holding Bollinger », qui montrent un art certain de faire venir les talents dans le Groupe et un grand sens de la stratégie à tous les niveaux : 

. en 2008  http://www.lepoint.fr/archives/article.php/248975

. en 2202  http://www.lepoint.fr/archives/article.php/46101

. Photos EP, avec mes remerciements.   

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Le "Emmaüs Plain Blue"

28 Décembre 2010, 15:39pm

Publié par Elisabeth Poulain

 Emmaüs Plain Blue, le Plongeur

C’est un bleu forcément curieux, si non je ne lui aurais pas donné de nom. Il est la rencontre entre un bleu très intense avec une pointe de violet sur un papier simple de faible grammage qui a jauni avec le temps. Retrouver son nom de code me semble mission impossible. Ce qui semble s’en rapprocher le plus est le Blue 072 mixé avec le PMS 2738 en nuancier de couleurs Pantone.  

 

Mais il y a plus. Le papier, je viens de le souligner, est étrange tant il n’est visiblement pas fait pour ça.  C’est clairement du papier blanc d’emballage.  Mon autre sujet d’étonnement, c’est la cherté du cadre qui a été visiblement fait sur mesure dans du chêne clair pour les quatre éléments de la série.

 Emmaüs Plain Blue, l'Homme sans tête

Il reste ces énigmatiques coulures de gouache absolument densément uniforme au point que ce bleu a aussi pour particularité à mes yeux d’être « plein ». En fait en anglais, c’est encore mieux, cela pourrait être  alors du bleu « plain » comme il y a du bleu « Klein ».

 

Les dimensions extravagantes - 1,05 x 0,70m du cadre de chêne clair - offrent une surface de vide  impressionnante par rapport aux impressions bleues :

. le plongeur mesure avec 53 cm de long, non déplié

. l’homme sans tête, dit « La carotte », 56 cm

. l’amphore au long col 61cm.   

 Emmaüs Plain Blue, l'Amphore au long col

Il reste une quatrième gouache, pour l’instant sans titre. Et toutes ces gouaches ont été dénichées dans un des Centre Emmaüs de France, qui comme les autres, ont connu une forte affluence pour les fêtes. Vous comprenez alors le titre.          

 

Pour suivre le chemin

. Une première approche, http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_couleurs#B

. L’approfondissement sur http://www.awanaby.com/images/pantone_PDF.pdf

. Emmaüs France à redécouvrir sur www.emmaus-france.org/ 

. Photos EP de toutes ces oeuvres que je vous présente couchées, pour le fun.   

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